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Compte rendu du colloque de l’Institut Saint Pie X

 
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Hugo
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Inscrit le: 27 Juil 2012
Messages: 136
Localisation: Andresy

MessagePosté le: Ven 23 Nov 2012, 20:56    Sujet du message: Compte rendu du colloque de l’Institut Saint Pie X Répondre en citant


Compte rendu du colloque de l’Institut Saint Pie X
10 et 11 novembre 2012
 
Les points de ruptures du concile Vatican II

 
 

Note du rédacteur : Je ne peux résumer tout ce qui a été dit, mais seulement relater certaines des questions abordées dans ce très intéressant colloque. Je me suis surtout attaché à l’argumentaire des conférenciers.

 

Conférence de M. l’Abbé Bourrat, Directeur de l’Enseignement du district de France : Une conception latitudinariste et œcuménique de l’Eglise.

La conception latitudinariste de l’Eglise ; est une conception « large », et même très large, puisque l’Eglise en arrive à coïncider avec le genre humain

L’amorce est dans le § 8 de la constitution Lumen Gentium comportant le tristement le fameux subsistit in, disant que l’Eglise du Christ subsiste dans l’Eglise catholique au lieu de dire l’Eglise du Christ EST l’Eglise catholique. Il y donc une distinction entre Eglise du Christ et Eglise catholique. Il y a distinction entre communauté mystique et communauté sociale. Les dons de Dieu, éléments de salut, sont dans l’Eglise de Christ. Ils subsistent, en plénitude, dans l’Eglise catholique, mais il y a de nombreux dons hors de l’Eglise catholique. La différence entre les églises est donc affaire de quantité. Le subsistit in fonde aussi l’appel à l’unité dans l’œcuménisme tel qu’il est maintenant pratiqué.

On retrouve la même conception dans Unitatis Redintegratio §3. Nostra Aetate parle de «rayons de vérité» dans les autres religions.

De soi, la non-appartenance à l’Eglise n’est donc plus, selon ces textes, un obstacle à la Grâce. Or, à tout le moins, sur le plan collectif des structures, la  nécessité de l’appartenance à l’Eglise a toujours été affirmée. C’est ce que réfutent les textes de Vatican II. D’où, actuellement, la liberté religieuse, car la condition du salut se mesure désormais à l’aune de la mystique de l’Eglise du Christ, dépassant les limites de l’Eglise visible. Certes, l’homme se doit d’honorer Dieu mais il peut le faire dans la religion à laquelle il appartient.

Réfutation : La doctrine catholique n’a jamais distingué, avant Vatican II, entre Eglise catholique et Eglise du Christ, car cela revient à établir des quantités là où il doit y avoir un tout moral. L’unité de l’Eglise résulte de trois éléments : Professer la Foi, appartenir à l’Eglise, et être en communion avec sa hiérarchie. Avoir la foi, c’est croire au Christ, donc on ne peut pas prendre certaines vérités et en laisser d’autres ; sinon, on croit en soi-même ou en une communauté spécifique, mais pas au Christ. Pour avoir la foi, il faut donc appartenir à l’Eglise fondée par le Christ, qui EST l’Eglise catholique . On ne peut pas établir des quantités.

La présentation moderniste de l’Eglise du Christ revient, schématiquement, à situer l’Eglise catholique au centre de plusieurs cercles concentriques : chaque religion se situe sur un cercle plus ou moins proche de ce centre, selon la quantité des vérités qu’elle détient.

La réfutation de ces nouveautés se trouve déjà chez les papes du XIX è et XX è siècles, notamment chez Pie IX (Syllabus), chez Pie XI (Mortalium Animos), et Pie XII (Mystici Corporis)

 

 

M. l’Abbé Gleize, Professeur d’ecclésiologie au séminaire d’Ecône,

Une conception collégiale de l’Eglise vue comme Communion.

Lumen Gentium, en son § 22 fait du collège épiscopal uni à son chef, le sujet d’un pouvoir suprême et plénier. De même § 336 du nouveau code de droit canonique (1983). Cette affirmation soulève plusieurs questions.

-          Il y a-t-il deux sujets distincts, i.e. le Pape d’une part, les évêques unis au pape d’autre part ? Un seul sujet : le pape, avec deux modalités d’exercice : soit le pape seul, soit le pape et les évêques d’autre part ?
Ou enfin un seul sujet : le collège des évêques et quand le pape est seul, il représente le collège des évêques ?


La Nota Praevia de Paul VI a sans doute évité que le pape dépende du collège des évêques, mais n’a pas dissipé tous les doutes. La Tradition affirme qu’il n’existe qu’un seul sujet du pouvoir suprême et plénier. Mais le comportement actuel de l’Eglise laisse penser autrement.

La réponse à ces questions donne un critère permettant de juger de l’autorité dans l’Eglise et trouve aussi son importance dans les discussions avec les autres religions chrétiennes.

Depuis le concile, il y a sur ce point une régression et un obscurcissement. Jean Paul II, parlant du droit canon de 1983 a énoncé la pensée selon laquelle il fallait mettre en relief la conception de l’Eglise comme communion et non comme un principe monarchique. Donc, communion suppose collégialité. C’est gommer les structures de la société qu’est l’Eglise au profit d’une « église communion », principe mystique embrassant jusqu’aux schismatiques, puisque selon un texte de 1992 de la CDF il est dit que l’Eglise une et sainte se réalise à chaque célébration valide de l’Eucharistie. (Donc à toutes les célébrations schismatiques orthodoxes).

 

 

 

 

 

M. l’Abbé Toulza, Directeur des éditions Clovis

La redéfinition de l’Eglise comme sacrement.

 

La Constitution sur la liturgie, Sacrum Concilium, § 5, parle de « l’admirable sacrement de l’Église tout entière », pour signifier le sacrifice eucharistique. Mais au § 26, elle annonce que l’Eglise est le « sacrement de l’unité ». Dans le préambule du décret Ad Gentes on lit : « Envoyée par Dieu aux nations pour être « le sacrement universel du salut », reprenant Lumen Gentium prologue § 1 : « L’Église étant, dans le Christ, en quelque sorte le sacrement, c’est-à-dire à la fois le signe et le moyen de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain …, » etc.

Si l’on reprend la définition traditionnelle du sacrement, « un signe qui est l’instrument, la cause de ce qu’il signifie », on sera peut être tenté d’admettre, dans un premier temps, cette définition de l’Eglise. Pourtant, on voit que les sacrements sont des signes. Ils sont la cause de ce qu’ils signifient. Mais ils ne sont pas ce qu’ils signifient. L’eau du baptême signifie qu’elle efface le péché originel et que la grâce du Christ est versée dans notre âme. Mais l’eau n’est pas la grâce. Autrement dit, le signe renvoie à quelque chose qu’il n’est pas et il produit ce qu’il n’est pas. Mais il n’en va pas de même pour l’Eglise, car elle contient la grâce salvifique. Donc l’Eglise n’est pas autre chose que le signe de ce qu’elle est. Ce qui est bien différent des sacrements qui sont les signes de ce qu’ils ne sont pas.

 

 

M. l’Abbé Thierry Gaudray, Prieur du Prieuré Saint Jean Eudes.

Une fausse conception des droits de l’homme : la liberté religieuse.

A la remarque que les papes d’avant le Concile Vatican II ont condamné la liberté religieuse,[1] les théologiens romains ont répondu lors des discussions doctrinales qu’on trouvait des déclarations de papes affirmant le droit naturel fondamental de rendre un culte à Dieu. La liberté religieuse se fonde sur la dignité humaine ; dignité inaliénable car elle découle de l’être humain. Elle est d’ordre ontologique.

Les papes ont reconnu cet ordre ontologique, disent les tenants de Vatican II. C’est pourquoi ils ont défendu les droits fondamentaux de la personne humaine, tel Pie XII dans son message de Noël de 1942.[2]

Le conférencier répond que les Papes, dans un contexte athée et totalitaire ont pu défendre la liberté religieuse au nom d’un droit naturel, mais il reste clair que leur pensée n’a jamais laissé supposer qu’il y avait possibilité de plusieurs cultes et plusieurs dieux. On n’explique jamais mieux un texte qu’en se référant à d’autres textes du même auteur. Mgr Lefebvre répond dans les Dubia que prétendre que les papes ont défendu la liberté religieuse est « une erreur, une absurdité, une imposture, une hérésie, une impiété » puisqu’elle condamne l’Eglise à nous mentir en prétendant qu’il y a continuité.

L’Abbé Gaudray explique alors ce qu’il faut entendre par Liberté en suivant Léon XIII. La liberté est dans la volonté. Elle est ordonnée au bien. Même lorsque l’homme fait le mal, c’est parce que ce mal lui paraît un bien. Mais le mal est une défaillance de la vraie liberté.

La dignité humaine se définit ou bien par rapport au bien dans l’agir, c’est la dignité morale ;  ou bien par rapport à l’être (l’homme créé à l’image de Dieu, doté d’intelligence et de volonté), c’est alors la dignité ontologique.

La dignité morale peut disparaître, en faisant le mal. Nous en sommes responsables. Mais la dignité ontologique ne disparaît pas, car personne ne peut changer d’être.

Revenant à Pie XII, le conférencier cite ce Pape expliquant dans son intervention du 6 décembre 1953 que ce qui ne correspond pas à la loi morale n’a aucun droit. Mais il peut et il doit parfois avoir une tolérance pour un mal, en vue de préserver un plus grand bien.

Vatican II n’enseigne pas la tolérance mais le droit à la liberté religieuse en déniant à l’Etat le droit d’empêcher un faux culte au nom de la dignité humaine. L’Etat ne peut agir que sur des motifs extrinsèques (préservation de l’ordre public). Or les papes n’ont jamais enseigné le droit civil à l’erreur.

 

 

DOMINIQUE VIAIN, Professeur agrégé de lettres classiques 

La phraséologie conciliaire, cheval de Troie des novateurs.

 

Conférence brillante autant qu’agréable à écouter, mas difficile à résumer. Quel était le propos ? Faire toucher du doigt l’avachissement de la pensée, la pauvreté et l’imprécision du vocabulaire, la misère du latin conciliaires, traduisant une misère intellectuelle certaine. L’orateur ne se place pas sur le plan théologique, mais simplement sur celui d’un laïc cultivé et navré devant la déconfiture de la pensée conciliaire submergée par le temporel, emprisonnée sous la chape de plomb du jargon moderniste. Le vocabulaire est typé. Une étude statistique de fréquence des mots employés sur un corpus de 500 pages montre la récurrence de vocables  tels que : conscience, nouveauté ou nouveau, unité, progrès, alors que le mot hérésie n’apparaît pas, ni orgueil, ni perversité ou pervers, erreur à peine. Ces mots nouveaux, accolés ensemble, multiplient la puissance de leur impact. Ex  « Un progrès de l’action dans une conscience œcuménique toujours plus forte». Le texte agit comme un cheval de Troie. Le document Gaudium et Spes est-il encore un document d’Eglise ? Ou bien est-ce une dissertation socio-économico-politique ?

Le conférencier repousse la tentation d’en rester sur le plan du vocabulaire propre au modernisme. Il constate le succès relatif et la rapidité avec laquelle clercs et fidèles se sont mis à parler comme Vatican II. Il y voit la preuve que le vocabulaire et la pensée étaient adaptés au public. Il refuse la tentation de se battre sur ce terrain, car le vocabulaire trahit un mal plus profond. C’est le mal général d’une baisse tragique de l’enseignement, de la culture et de l’intelligence. Le moyen d’y remédier ? Faire tous les efforts d’éducation, en famille comme dans les écoles, pour retrouver la richesse et la beauté de notre culture chrétienne. L’orateur a été entendu et fort applaudit.

 

 

M. l’Abbé F. M. Chautard, Recteur de l’institut Universitaire saint Pie X.

La vision  herméneutique du Concile.

L’Abbé commence par s’interroger sur l’intention du concile, sur sa vision herméneutique, sur sa position vis-à-vis de la Révélation. Le concile a-t-il voulu harmoniser la Révélation avec le monde moderne ?

La réponse à une telle question ne pouvait être crédible qu’avec suffisamment de preuves. Mais le conférencier est aussi précis que bien documenté. Il n’avance rien sans se référer aux meilleurs témoins. Ainsi, cette citation du Père M.D. Chenu expliquant « La sensibilité à la mutation du monde et à l’économie du salut comme histoire, expurgeait sereinement les propos métaphysiques qui s’étaient élaborés à partir d’une philosophie de l’être opposée aux philosophies du devenir… Le concile nous invite à élaborer une philosophie du devenir et une théologie de l’histoire… (Chenu in Principe de causalité, par R. Laverdière, Vrin 1969, avant-propos, p. 8-9). Non seulement les experts au concile, mais aussi les papes sont cités.

Dans son discours du 22 décembre 2005, Benoit XVI apporte sa vue sur le Concile :

« Le concile devait définir de façon nouvelle le rapport entre l’Eglise et l’époque moderne ». « Il fallait définir de façon nouvelle la relation entre la foi et les sciences modernes ».
« Il fallait définir de façon nouvelle le rapport entre l’Eglise et l’Etat moderne ».
« Il fallait évaluer et définir de façon nouvelle le rapport entre l’Eglise et la foi d’Israël »
« La tolérance religieuse-une question qui exigeait une nouvelle définition du rapport entre foi et religions du monde ».


Sans compter le fameux rapport entre « foi et raison appelées à une purification et régénération mutuelles » (Droit, démocratie et religion, débat avec Jürgen Habermas, juillet 2004).

Le conférencier montre ensuite comment l’harmonisation de la Révélation avec le monde moderne conduit à assimiler les principes de la pensée moderne. C’est pourquoi l’intention du concile est une réinterprétation poïétique (i. e. constructiviste et non théorique) évolutive, historiciste de la Révélation. Cette interprétation nouvelle n’est pas seulement autre, mais vient en contradiction avec le Magistère antérieur. Là est la clé permettant de juger l’enseignement du Concile. Enfin, cette intention herméneutique met gravement en question l’autorité des textes du concile, exception faite des passages clairs et traditionnels.

C’est l’enseignement de Mgr Lefebvre, dans J’accuse le concile :

« Pourquoi ce titre « J’accuse le Concile » ? Parce que nous sommes fondés à affirmer, par des arguments tant de critique interne que de critique externe, que l’esprit qui a dominé au concile et en a inspiré tant de textes ambigus et équivoques et même franchement erronés, n’est pas l’Esprit Saint, mais l’esprit du monde moderne, esprit libéral teilhardien, moderniste, opposé au Règne de Notre Seigneur Jésus Christ. » (Cf. Mgr Lefebvre, J’accuse le concile, p.9-11).

 

 

Seconde conférence de M. l’Abbé Gleize,

La critique du concile et ses présupposés

 

Le propos de l’Abbé Gleize a été, entre autres, de montrer que les critiques adressées au Concile se devaient d’être précises, fondées et argumentées. Un manque de pertinence desservirait la critique et les autorités conciliaires auraient tôt fait de le faire remarquer.

Voici cinquante ans que s’est déroulé le Concile Vatican II, qu’il publie des réformes et qu’il sert de guide au Magistère de l’Eglise. Un demi-siècle, c’est long. Est-il possible de penser que le concile n’oblige pas en conscience ? Le magistère existe, c’est un fait, et pourtant il enseigne des erreurs. Tout cela revient à une question de crédibilité : crédibilité du concile comme des réformes qui en sont issues, et crédibilité de la critique qu’on lui adresse.

Quelle est la caractéristique de Vatican II ? A quel niveau se situe la difficulté ? Vatican II est un magistère légitime, mais oblige-t-il en conscience ? Il s’est voulu un concile pastoral, mais il a été promulgué et il est aujourd’hui considéré par les autorités romaines comme exempt d’erreurs.

C’est le seul cas d’un concile promulguant des documents en rupture avec le magistère de toujours. Mais il est vrai que le charisme d’infaillibilité n’a pas été engagé.

Le concile s’est voulu pastoral. C’est la seule fois dans l’histoire de l’Eglise qu’on réunit un concile sans définir des vérités de foi.  Mais ce phénomène sans précédent a été voulu par le pape Jean XXIII.

Enfin le concile a été le théâtre d’une subversion. Mgr Lefebvre parlait de conjuration. Les schémas préparés par les commissions préparatoires ont été remplacés par d’autres. Mais avec l’accord du pape.

Pour ces raisons, le concile reste une expression magistérielle. Nous ne critiquons pas le principe du magistère, mais les points nouveaux.

1.) Pour Benoît XVI, il faut appliquer l’herméneutique de la continuité, à savoir :
Vatican II ne contient pas d’erreur. Il faut interpréter le Concile selon le magistère vivant actuel. Il faut comprendre le magistère ancien à travers le magistère actuel. C’est le magistère vivant qui donne son sens à la vie de l’Eglise.


 

2.) En revanche, Mgr Lefebvre prend comme argument la critique externe : il s’appuie sur le magistère antérieur. C’est lui qui donne sens à la vérité révélée. Or le magistère antérieur fait apparaître une contradiction avec les textes de Vatican II.

« Des vérités claires sont devenues obscures
« Des textes sont insuffisants
« Des déclarations du magistère ébranlent les certitudes du magistère antérieur. »


Mgr Lefebvre écrivait au cardinal Ottaviani en 1966 : « En ne dénonçant pas l’erreur, la vérité est relativisée. »

Des éléments révélés indiquent la vraie nature du magistère.

·         Il est d’institution divine.

·         C’est une fonction vicaire, exercée à la place du Christ

·         Il est théandrique (à la fois humain et divin)

·         Il exprime des vérités de tous les temps ; il est adapté à tous les lieux et à toutes les époques.

Mgr Lefebvre parle du magistère de toujours, c’est-à-dire qui ne change pas. Il est intemporel et constant  (Pie IX Qui Pluribus)

 

Il est évident qu’il faut juger le magistère actuel à la lumière du magistère de toujours qui est divin.  Pourquoi ? Parce que :
Le magistère d’aujourd’hui, «  magistère vivant », n’est pas d’essence divine mais seulement humaine. Certes, il manifeste une continuité, mais c’est la continuité du sujet ( le pape) et non la continuité de son contenu, de son objet (la doctrine). Actuellement il est admis que le message puisse changer. Le sujet prime sur l’objet.


C’est ce qu’exprime le discours du Pape en 2005, avec deux présupposés maintes fois réaffirmés :

-                 La foi résulte d’une expérience collective en Eglise
-        Le Magistère est le porte-parole de cette collectivité qu’est l’Eglise.


Deux assertions tombant sous le coup de l’Encyclique Pascendi.

Et c’est au magistère de toujours qu’il revient de trancher

 

 

S. Exc. Mgr. B. Fellay , Supérieur Général de la FSSPX :
Monseigneur Lefebvre et le nouveau magistère conciliaire : l’attitude constante de la Fraternité.


Le propos est fait de citations du fondateur de la Fraternité, de 1966, jusqu’à 1988 ( ???? entrecoupées de longues digressions historiques ou d’explications de vocabulaire.

Première citation tirée de « J’accuse le Concile ». Mgr interviewé vers la fin du concile critique Gaudium et Spes : « Doctrine nouvelle, mélangée de nominalisme, de teilhardisme », etc. Alors que pour Benoît XVI, Gaudium et Spes est la clé de lecture du Concile, Mgr Lefebvre dit que cette doctrine n’est ni pastorale, ni inspirée de l’Esprit saint. « Cette voix, nous ne pouvons l’écouter. La voix n’est pas celle du berger, mais peut-être celle du loup ».

En 1966, Mgr Lefebvre écrit au cardinal Ottaviani. Selon lui, le concile est la plus grave tragédie qu’ait jamais connue l’Eglise. C’est le mariage de l’Eglise avec les idées libérales. Le concile a approuvé des doctrines condamnées. Le concile a ébranlé la certitude de la Tradition de l’Eglise (cf. J’accuse le Concile).

Conséquences déjà visibles : disparition des vocations ; Eglise, familles, toutes les sociétés sont ébranlées ; déchéance morale, dans les publications, même catholiques ; plus de baptême, plus de sacrement de pénitence ; on ne croit plus chez les prêtres à la présence réelle ; l’autorité dans l’Eglise est attaquée, on croit que l’Eglise n’est plus nécessaire  etc.

Jusqu’à la fin, Mgr Lefebvre conservera inchangée la même attitude. Contrairement à ce que certains ont dit, Mgr Lefebvre n’a pas vraiment durci sa position. Il a toujours été très critique vis-à-vis du Concile. Mgr Fellay loue la sagacité de Mgr Lefebvre. Il la trouve « extraordinaire », hors du commun.

Mgr Fellay insiste : Mgr Lefebvre est un homme d’Eglise doué d’une préscience « extraordinaire ». Mais si Mgr Lefebvre voyait clair, il ne voulait à aucun prix se couper de Rome. Il gardait le contact. Le conférencier parle du « songe de Dakar » (tout en disant que Mgr Lefebvre n’en parlait presque jamais). Dans la cathédrale de Dakar, Mgr Lefebvre a eu l’intuition de la crise de l’Eglise et des remèdes pour en sortir. Parce que Mgr Lefebvre a foi en l’Eglise, il espère un miracle, il ne se contredit pas. Il allie fermeté et espérance. Dès que possible, il va à Rome. C’est une manière d’agir surnaturelle, dit Mgr Fellay. 

Restent quelques minutes : juste pour finir et déplorer que le temps passe si vite, Mgr Fellay évoque (sans faire de citation) deux sermons donnés par Mgr Lefebvre : ceux du jubilé de 1987 et du 13/12/88, à St Nicolas, dans lesquels Mgr Lefebvre, tout en critiquant l’Eglise conciliaire, continue de considérer les autorités du Vatican comme des interlocuteurs valables.

Remarques personnelles

La conférence avait pour objet de démontrer que ce que fait  Mgr Fellay avec Rome s’inscrit dans la politique qu’a toujours menée Mgr Lefebvre. Donc, lorsque Mgr Fellay négocie avec Rome, il ne fait qu’imiter l’esprit surnaturel de Mgr Lefebvre. Tout cela est donc un plaidoyer pro domo.

Dommage que Mgr Fellay n’ait « pas eu le temps » de citer cette instruction que l’ancien archevêque de Dakar donnait aux séminaristes d’Ecône le 11 février 1991, quelques mois avant sa mort : « La situation dans l’Eglise est plus grave que s’il s’agissait de la perte de la foi. C’est la mise en place d’une autre religion, avec d’autres principes qui ne sont pas catholiques » (phrase rapportée par Mgr Tissier de Mallerais dans son livre : Marcel Lefebvre, une vie, p. 639).

Ajoutons deux remarques : Mgr Fellay invente le côté mystique des rencontres avec Rome. Mgr Lefebvre, pour sa part, découvrait un chemin parsemé d’embûches. Il était dans une situation sans précédent. Il était donc normal qu’il ne néglige rien, aucune opportunité. Par ailleurs, il portait la responsabilité des sacres. Il ne voulait sans doute pas que son attitude puisse justifier des accusations d’entêtement et de schisme. Il attendait la conversion de Rome. Mais dans ses rencontres avec les autorités du Vatican, il dénonçait les erreurs, parlait pour la défense de la foi et pour le Christ Roi et n’entrait plus depuis le 5 mai 1988, dans les coups tordus que proposait Rome.

Mgr Fellay bénéficie de l’expérience de Mgr Lefebvre. Le chemin n’est plus à découvrir. Il sait que Rome revient toujours à la charge pour faire reconnaître le Concile Vatican II, l’acceptation du magistère actuel et la légitimité de la messe de Paul VI. Jouer les étonnés n’est pas crédible. S’il n’y a qu’une seule chose à retenir de l’expérience de Mgr Lefebvre, c’est qu’on doit attendre et prier pour la conversion de Rome.





[1] Pie VI. Lettre Quod aliquantulum, du 10 mars 1791 ;  Pie VII. Lettre apostolique Post tam diuturnitas, à l’évêque de Troyes, en France, condamnant la " liberté des cultes et de conscience" accordée par la constitution de 1814 (Louis XVIII) ; Grégoire XVI, encyclique Mirari vos, du 15 août 1832, condamnant le libéralisme soutenu par Félicité de Lamennais ; Pie IX, encyclique Quanta Cura, du 8 décembre 1864 ; Pie IX. Syllabus ; Léon XIII, encyclique Immortale Dei, du 1er novembre 1885, sur la constitution chrétienne des Etats.



[2] « Qui veut que l’étoile de la paix se lève et se repose sur la société doit concourir pour sa part à rendre à la personne humaine la dignité qui lui a été conféré par Dieu dès l’origine … ;
promouvoir le respect et l’exercice pratique des droits fondamentaux de la personne humaine, à savoir…le droit au culte de Dieu privé et public, y compris l’action charitable religieuse… ; le droit au libre choix d’un état de vie et donc aussi de l’état sacerdotal et religieux 
» Pie XII, Message de noël 1942





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MessagePosté le: Ven 23 Nov 2012, 20:56    Sujet du message: Publicité

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Gentiloup
Admin

Hors ligne

Inscrit le: 21 Juin 2012
Messages: 2 884

MessagePosté le: Ven 23 Nov 2012, 22:07    Sujet du message: Compte rendu du colloque de l’Institut Saint Pie X Répondre en citant

 
Citation:
Remarques personnelles

La conférence avait pour objet de démontrer que ce que fait  Mgr Fellay avec Rome s’inscrit dans la politique qu’a toujours menée Mgr Lefebvre. Donc, lorsque Mgr Fellay négocie avec Rome, il ne fait qu’imiter l’esprit surnaturel de Mgr Lefebvre. Tout cela est donc un plaidoyer pro domo.

Dommage que Mgr Fellay n’ait « pas eu le temps » de citer cette instruction que l’ancien archevêque de Dakar donnait aux séminaristes d’Ecône le 11 février 1991, quelques mois avant sa mort : « La situation dans l’Eglise est plus grave que s’il s’agissait de la perte de la foi. C’est la mise en place d’une autre religion, avec d’autres principes qui ne sont pas catholiques » (phrase rapportée par Mgr Tissier de Mallerais dans son livre : Marcel Lefebvre, une vie, p. 639).

Ajoutons deux remarques : Mgr Fellay invente le côté mystique des rencontres avec Rome. Mgr Lefebvre, pour sa part, découvrait un chemin parsemé d’embûches. Il était dans une situation sans précédent. Il était donc normal qu’il ne néglige rien, aucune opportunité. Par ailleurs, il portait la responsabilité des sacres. Il ne voulait sans doute pas que son attitude puisse justifier des accusations d’entêtement et de schisme. Il attendait la conversion de Rome. Mais dans ses rencontres avec les autorités du Vatican, il dénonçait les erreurs, parlait pour la défense de la foi et pour le Christ Roi et n’entrait plus depuis le 5 mai 1988, dans les coups tordus que proposait Rome.

Mgr Fellay bénéficie de l’expérience de Mgr Lefebvre. Le chemin n’est plus à découvrir. Il sait que Rome revient toujours à la charge pour faire reconnaître le Concile Vatican II, l’acceptation du magistère actuel et la légitimité de la messe de Paul VI. Jouer les étonnés n’est pas crédible. S’il n’y a qu’une seule chose à retenir de l’expérience de Mgr Lefebvre, c’est qu’on doit attendre et prier pour la conversion de Rome.  (Hugo - Remarques sur la conférence de Mgr Fellay)

Merci pour cette conclusion qui ressort en effet à la lecture de la conférence de Mgr Fellay, conférence qui est parue sur La Porte Latine.
La démonstration "que ce que fait  Mgr Fellay avec Rome s’inscrit dans la politique qu’a toujours menée Mgr Lefebvre" est faite dans un sens libéral, c'est à -dire qu'au lieu de faire coller l'objet de sa démonstration à la vérité, Mgr Fellay fait coller l'objet de sa démonstration à ce qu'il veut prouver.
Cette conférence est donc une démonstration de sa déformation libérale, et elle arrive au but opposé à celui poursuivi.


Merci, cher Hugo, pour ce compte-rendu attendu sur ce colloque auquel vous avez participé.
Nous découvrons grâce à vous les interventions des autres conférenciers qui n'ont pas été répercutées. Toutes sont très intéressantes, sauf celle de Mgr Fellay. Il aurait été intéressant d'avoir le script de la conférence de M. Dominique VIAIN, qui est une façon d'aborder le Concile à partir de son vocabulaire.


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Pie
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Hors ligne

Inscrit le: 23 Oct 2012
Messages: 50

MessagePosté le: Ven 23 Nov 2012, 22:19    Sujet du message: Quelle lourde responsabilité pour Mgr Fellay Répondre en citant

Merci pour ce compte-rendu.
Je souscris totalement à vos remarques personnelles : Mgr Lefebvre était dans une situation sans précédent et il a avancé au jour le jour pourrait-on dire sur un chemin parsemé d'embûches comme vous dîtes :

"Mgr Lefebvre, pour sa part, découvrait un chemin parsemé d’embûches. Il était dans une situation sans précédent. Il était donc normal qu’il ne néglige rien, aucune opportunité. Par ailleurs, il portait la responsabilité des sacres. Il ne voulait sans doute pas que son attitude puisse justifier des accusations d’entêtement et de schisme. Il attendait la conversion de Rome. Mais dans ses rencontres avec les autorités du Vatican, il dénonçait les erreurs, parlait pour la défense de la foi et pour le Christ Roi et n’entrait plus depuis le 5 mai 1988, dans les coups tordus que proposait Rome. "

Alors que Mgr Fellay pour qui "le chemin n’est plus à découvrir" aurait pu continuer à s'appuyer sur cette expérience douloureuse du fondateur et "attendre et prier pour la conversion de Rome."

Quel dommage pour la sauvegarde de ce canot de sauvetage qu'est la Fraternité qu'il veuille aller plus vite et devancer la Providence : il va faire chavirer le petit exquis que Mgr Lefebvre avait mis à l'eau pour le salut des âmes et alors combien d'âmes vont se noyer dans l'eau glacée, combien vont réussir à monter sur un autre petit canot de sauvetage, sauvegarde de la Tradition  ?

Quelle lourde, lourde  responsabilité pour Mgr Fellay ! Prions, prions pour lui et pour son salut éternel ! C'est un devoir que nous avons car il est un des 4 évêques sacrés par Mgr Fellay et le Supérieur de la Fraternité.


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Prague
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Hors ligne

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MessagePosté le: Ven 23 Nov 2012, 22:45    Sujet du message: Compte rendu du colloque de l’Institut Saint Pie X Répondre en citant

Tant que le petit esquif n'a pas chaviré, prions surtout beaucoup pour qu'il ne chavire pas. Pour toutes ces âmes n'aillent pas se noyer dans l'eau glacée, mais qu'au contraire cette crise permette à la FSSPX de se réformer et de repartir sur des bases saines.

En effet les millions de chapelets adressés à la Sainte-Vierge n'ont pas eu l'effet escompté puisque grâce à lettre des trois autres évêques du 7 avril 2012 adressée à Mgr Fellay, le Pape a préféré reporter cette intégration de la FSSPX à plus tard, lorsque le cas des trois autres évêques sera réglé.

Nous pouvons remarquer que le cas de deux d'entre eux est déjà réglé aux yeux de Rome, puisque Mgr de Galarreta a admis l'idée d'un accord avec la Rome moderniste sans le partage de la même foi et puisque Mgr Williamson a été exclu.

Néanmoins tant que Mgr Tissier de Mallerais  et de nombreux prêtres continuent de ramer dans le même sens que Mgr Lefebvre pour la Tradition, nous ne pouvons pas savoir si le frêle esquif va couler, si Mgr Fellay va pouvoir continuer, nous ne savons rien encore de l'avenir. Nous pouvons prier!

Alors prions pour que le frêle esquif mis à la voile par Mgr Lefebvre ne chavire pas. Tant que la foi et les mœurs restent saufs, nous devons continuer de ramer.

Parce que c'est le glaive que Notre-Seigneur nous à promis, ce n'est pas la paix au sens où le monde l'entend.


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Marcelle
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MessagePosté le: Mar 4 Déc 2012, 21:21    Sujet du message: Compte rendu du colloque de l’Institut Saint Pie X Répondre en citant


J’ai pu assister moi aussi aux deux jours du colloque de Paris sur VATICAN II « RUPTURE ».

 

Merci beaucoup à Hugo de son compte-rendu qui me semble bien fidèle.

 

Les conférences des prêtres et de M. Viain étaient vraiment excellentes, bien préparées et documentées, tout de même très denses et requérant de l’attention. J’ai hâte que les textes en soient publiés par l’Institut st Pie X, pour les relire.

 

Deux autres aspects intéressants dans ce colloque :

 

1)      Les conférenciers ne se sont pas limités au Concile, mais ont montré la continuité entre celui-ci et les papes suivants, y compris Benoît XVI.

2)      Les conférenciers ont eu accès au compte-rendu des discussions doctrinales entre les théologiens romains et ceux de la FSSPX et y ont fait allusion dans leurs propos pour réfuter certaines objections qui avaient été faites.

 

Après avoir entendu ces conférences on ne pouvait que se demander :

 « Comment certains peuvent-ils encore envisager de se rallier à cette Rome moderniste ? ».

Mgr Fellay a assisté à toutes les conférences.

 

Mgr Fellay tient maintenant un discours qui approuve les critiques que Mgr Lefebvre faisait au Concile ; c’est une amélioration par rapport aux propos de cet été à la TV américaine ou par rapport au protocole filandreux envoyé à Rome au printemps, dont un passage aété dévoilé par l’abbé Pfluger.

 

En revanche il a fait l’impasse sur certaines citations de Mgr Lefebvre, dont celle-ci qui remonte à 1988, après les sacres et qui est pourtant capitale.

 

Elle sonne comme un testament spirituel par ce passage : « … c’est un dialogue de sourds. Je ne peux pas beaucoup parler d’avenir, car le mien est derrière moi. Mais si je vis encore un peu … » :

 

Voici ce passage capital :

 

« … Mais si je vis encore un peu, et en supposant que d'ici un certain temps Rome fasse un appel, qu'on veuille nous revoir, reprendre langue, à ce moment-là, c'est moi qui poserai les conditions. Je n'accepterai plus d'être dans la situation où nous nous sommes trouvés lors des colloques. C'est fini. Je poserai la question au plan doctrinal : "Est-ce que vous êtes d'accord avec les grandes encycliques de tous les papes qui vous ont précédés ? Est-ce que vous êtes d'accord avec Quanta Cura de Pie IX, Immortale Dei, Libertas Praestantissimum de Léon XIII, Pascendi de Pie X, Quas Primas de Pie XI, Humani generis de Pie XII ? Est-ce que vous êtes en pleine communion avec ces papes et avec leurs affirmations ? Est-ce que vous acceptez encore le serment antimoderniste ? Est-ce que vous êtes pour le règne social de Notre Seigneur Jésus-Christ ? Si vous n'acceptez pas la doctrine de vos prédécesseurs, il est inutile de parler. Tant que vous n'aurez pas accepté de réformer le Concile, en considérant la doctrine de ces papes qui vous ont précédé, il n'y a pas de dialogue possible. C'est inutile. Les positions seraient ainsi plus claires » (Mgr Lefebvre et le Vatican, p. 223, Interview de Fideliter n°66 Nov-Dec 1988).

 

On retrouve la même idée chez Mgr Lefebvre dans une conférence donnée en 1978 (lue, sauf erreur de ma part sur antimodernisme.info dans l’article « Deux visions opposées de la crise : Mgr Lefebvre et Mgr Fellay »).

 

Faisant l‘impasse sur ces propos cités plus haut de Mgr Lefebvre, le Supérieur de la FSSPX ne semble toujours pas disposé à revenir à la ligne définie par le chapitre de 2006 : « pas d’accord pratique sans accord doctrinal ».

 

Mgr Fellay a mentionné deux sermons de Mgr Lefebvre où celui-ci aurait tenu des propos qui lui permettraient de voir d’un côté une critique de l’église conciliaire et de l’autre une vision « surnaturelle » de l’Eglise. Qu’en est-il ?

 

Il s’agit de :

 

-          Sermon du Jubilé de 1987 : ce doit être celui du Bourget ; mais c’était en 1989 me semble-t-il ;  Je crois l’avoir et vais le rechercher. Mais il serait intéressant que d’autres personnes écoutent et nous disent ce qu’elles en pensent.

-          Sermon du 13 décembre 1988 à St Nicolas : quelqu’un le connaît-il ?


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Alix
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MessagePosté le: Mar 4 Déc 2012, 21:42    Sujet du message: Compte rendu du colloque de l’Institut Saint Pie X Répondre en citant

Oui, Le Bourget c'était en 89!

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Tigre B
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MessagePosté le: Mar 4 Déc 2012, 22:48    Sujet du message: Compte rendu du colloque de l’Institut Saint Pie X Répondre en citant

Le Bourget 1989 ?
J'en garde le souvenir d'un merveilleux cassoulet... Okay

Bon, je sors. Arrow

PS : c'est de nouveau ouvert aux "invités", ou le chef a oublié de fermer la porte à clef ?


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Tigre B
Invité

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MessagePosté le: Mar 4 Déc 2012, 23:50    Sujet du message: Compte rendu du colloque de l’Institut Saint Pie X Répondre en citant

C'est curieux, on trouve le sermon du Bourget 1989    sur le site de la fraternité en anglais : 
http://www.fsspx.org/en/category/library-multimedia/sermons/
Mais sur le site en français, il n'y est pas ! D'ailleurs sur le site en français, je ne trouve aucun sermon sauf deux en 1976...
http://www.fsspx.org/fr/category/bibliotheque-mediatheque/annee-1989/

Encore un complot ?  Mr. Green


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Gentiloup
Admin

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Inscrit le: 21 Juin 2012
Messages: 2 884

MessagePosté le: Mer 5 Déc 2012, 13:16    Sujet du message: Compte rendu du colloque de l’Institut Saint Pie X Répondre en citant

Tigre B a écrit:
C'est curieux, on trouve le sermon du Bourget 1989    sur le site de la fraternité en anglais : 
http://www.fsspx.org/en/category/library-multimedia/sermons/
Mais sur le site en français, il n'y est pas ! D'ailleurs sur le site en français, je ne trouve aucun sermon sauf deux en 1976...
http://www.fsspx.org/fr/category/bibliotheque-mediatheque/annee-1989/

Encore un complot ?  Mr. Green

Je n'ai pas vérifié mais si vous l'avez bien fait c'est en effet fort étrange, d'autant plus que Mgr Lefebvre s'est surtout exprimé dans sa langue natale...
Il faudrait commander les interventions de Mgr Lefebvre aux Dominicains, je crois qu'ils les diffusent. Et toujours se méfier des manipulations, il paraît qu'il y en a ... Je n'ai pas vérifié non plus! J'ai la version papier intégrale par contre.

C'est parce que vous avez surtout mangé au lieu d'écouter en 1989, que vous êtes à la recherche du sermon?


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:17    Sujet du message: Compte rendu du colloque de l’Institut Saint Pie X

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