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Mgr Lefebvre: Conférence aux prêtres de la FSSPX - 13 dec. 1984 - St-Nicolas-du-Chardonnet

 
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Gentiloup
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MessagePosté le: Sam 24 Nov 2012, 13:40    Sujet du message: Mgr Lefebvre: Conférence aux prêtres de la FSSPX - 13 dec. 1984 - St-Nicolas-du-Chardonnet Répondre en citant

Conférence donnée par Monseigneur Lefebvre
lors de la réunion des prêtres de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X
à Saint Nicolas du Chardonnet à Paris
le 13 décembre 1984
Chers amis,   

   
Je suis très heureux de pouvoir vous rencontrer à l’occasion d’une réunion du district de France et je dois vous l’avouer j’en suis également très consolé et encouragé. C’est pour moi une grande satisfaction de constater qu’après quatorze ans depuis la fondation de la Fraternité, son organisation, son but - particulièrement sacerdotal -de formation des prêtres et des prêtres formés dans l’esprit de Notre Seigneur, dans l’esprit du Saint Sacrifice de la messe - trouve sa réalisation dans le ministère, dans la pratique de la vie sacerdotale que vous menez maintenant chacun à votre place, dans votre fonction, dans la mission qui vous est assignée, et que grâce à cet esprit que vous avez reçu et que vous conservez et tenez à conserver, vous bénéficiez d’une organisation, d’un encadrement, d’un soutien par ces réunions, grâce au district, qui manifeste ainsi votre souci d’entretenir et de parfaire votre souci de sainteté. C’est d’une importance capitale.   
Voyez, je pense que si ont surgi des difficultés que l’on sait, dans le sacerdoce, et dans le milieu des prêtres séculiers en particulier, après le Concile, et qui ont été une douloureuse constatation de quelque chose qui manquait à la formation de ces prêtres ; c’est sans doute qu’ils avaient perdu à la fois la véritable notion du sacerdoce dont ils étaient revêtus, et qu’ils n’avaient pas pris les moyens de garder ce désir de maintenir leur foi et leur ferveur. Sans doute y avait-il des réunions dans les diocèses, y avait-il les contacts entre prêtres, mais c’étaient des contacts très formels, malheureusement très administratifs et non pas vraiment pastoraux, et non pas dans un esprit de prière, dans un esprit de piété.   
Alors je pense que dans des réunions comme celles-ci vous vous retrouvez avec le désir de mettre en commun vos souci•s de pasteurs, afin de trouver une meilleure manière d’accomplir votre apostolat et en même temps de prier ensemble pour que les grâces du Bon Dieu vous aident à accomplir cet apostolat et à vous maintenir dans la ferveur, dans la piété, dans la sainteté ; je crois que c’est une chose vraiment très belle et très consolante, et qui doit certainement plaire à Dieu. Vous devez bien le constater vous-mêmes qu’à cette ferveur à ce désir de sainteté et de perfection, il y a des obstacles que peut-être vous ne soupçonniez pas à la sortie du séminaire.   
Il peut y en avoir évidemment de nombreux, d’abord une certaine lassitude, il y en a qui approchent de 10 ans de sacerdoce, il y en a qui les ont dépassés, mais 10 ans... Alors il peut y avoir une sorte de lassitude, une espèce d’accoutumance, une certaine habitude, dirais-je, qui fait que “assueta vilescunt” : ce que l’on fait d’une manière habituelle, cela finit par ne plus avoir de relief, ne plus avoir de valeur en quelque sorte, cela devient une espèce d’automatisme, donc il peut y avoir ici un obstacle.   
Il peut y avoir également une disparition de la ferveur sensible, des consolations sensibles, dans l’union à Dieu, dans le ministère, dans l’accomplissement des actes sacrés que nous avons à accomplir chaque jour.   
Il peut y avoir également un certain insuccès dans l’apostolat. On espérait que l’apostolat qu’on aurait à accomplir aurait produit des fruits beaucoup plus importants, beaucoup plus nombreux, beaucoup plus profonds, et après quelques années on s’aperçoit que c’est bien limité ; ce n’est pas aussi profond qu’on l’aurait désiré ; les âmes ne se sanctifient pas aussi vite et aussi parfaitement qu’on l’espérait. Alors peut-être une certaine désillusion pourrait-elle provoquer une sorte d’apathie, une certaine tiédeur dans l’accomplissement de l’apostolat, dans l’exercice du sacerdoce.   
Difficultés également dans la vie quotidienne, dans l’organisation de votre vie quotidienne. Vous aviez espéré à votre sortie du séminaire pouvoir avoir votre temps de prière absolument respecté ; non seulement respecté mais peut-être même pouvoir y ajouter encore quelque demi-heure ici ou là, enfin un peu plus de contemplation, un peu plus de moyens d’union à Dieu ; et voilà que non seulement vous ne pouvez rien ajouter, mais qu’il faut souvent diminuer. On est pris à droite, à gauche par des demandes des fidèles, par des nécessités d’organisation, d’apostolat ; alors le fait de voir cette vie de prière et cette vie de communauté bien souvent difficile à réaliser peut également devenir un obstacle à votre sanctification et la cause d’une certaine inquiétude, on se dit “mais si je continue comme çà, où vais-je arriver ? quel sera le résultat dans 4 ans, 5 ans, 6 ans si je continue à vivre avec si peu de possibilité de me recueillir et de mener vraiment une vie de prière et d’union à Dieu”. Alors des suggestions viennent, qui peuvent venir aussi bien de l’Esprit Saint que du démon :“Oh ! je ferais peut-être mieux de m’en aller dans une congrégation contemplative, je ferais peut-être mieux de demander un autre poste, de changer, d’aller ailleurs, à un poste moins important, moins mêlé au monde, de trouver quelque chose, enfin au moins comme d’être un peu dans la campagne, pas dans la ville”. Eh oui, il y a des tentations comme celles-là. Personnellement je pense qu’elles viennent plus du diable que de l’Esprit-Saint.   
Et puis d’autres épreuves, par exemple les mutations. Au contraire on se trouvait très bien dans un endroit, on estimait que là “je pouvais bien réaliser ma vie sacerdotale, mon petit programme de vie que je m’étais fait et proposé pendant mon séminaire ; je trouvais que c’était bien, j’avais une vie régulière, une vie de communauté qui était assez agréable, je m’entendais bien avec mon confrère, enfin mon apostolat n’était pas trop absorbant et me permettait par conséquent d’avoir une vie sacerdotale telle que je l’avais rêvée quand j’étais au séminaire. Alors maintenant on me met dans un poste qui ne me plaît pas du tout, je ne suis pas habitué à ce genre d’apostolat et certainement j’aurai des difficultés à réaliser mon idéal sacerdotal tel que je l’avais prévu, etc... alors on se sent un peu le cœur bouleversé, l’esprit aussi, et c’est une épreuve.   
Et puis il est une autre grande épreuve dont nous souffrons tous, c’est l’épreuve de l’Église, parce qu’enfin il faut bien le reconnaître, la situation extérieure et d’une certaine manière la situation juridique (du moins juridique dans le sens du droit purement littéral), eh bien elle n’est pas normale, c’est vrai. Ainsi nous ne sommes pas en relation normale avec les évêques, avec les prêtres qui sont autour de nous et qui font aussi un apostolat - quel apostolat ? - mais enfin ce sont des prêtres qui sont dans les paroisses encore ; les relations avec eux ne sont évidemment pas des relations que nous aurions dû avoir normalement dans le Sainte Église. Donc pas de relations normales avec l’Évêque, pas de relations normales avec les prêtres qui nous environnent, pas de relation normales avec les religieux avec les religieuses, avec une bonne partie des fidèles, avec Rome même. C’est une épreuve épouvantable, affreuse, parce que c’est anormal. Mais l’anomalie ne vient pas de nous ; c’est d’eux qu’elle vient, de tous ceux qui n’ont pas suivi la tradition de l’Église, qui en définitive se sont mis eux-mêmes hors de la légalité, hors de la Foi, même, oui, hors de la Foi. Mais quoi qu’il en soit, nous en sommes persuadés, ce sont eux qui ont tort, qui ont changé de route, qui ont rompu avec la tradition de l’Église, qui se sont lancés dans des nouveautés, nous en sommes convaincus ; c’est pourquoi nous ne les rejoignons pas, nous ne pouvons pas travailler avec eux ; nous ne pouvons pas collaborer avec des gens qui s’éloignent de l’Esprit de l’Église, de la tradition de l’Église. Mais cela nous met dans une situation très critique de rupture avec cet ensemble de gens d’église qui s’éloignent de la tradition de l’Église. Cela fait donc une situation invraisemblable, incroyable assurément qui est quelquefois pour nous cause de douleur, d’un désir de revoir l’Église retrouver sa voie, enfin la tradition - du moins pas l’Église mais les gens d’Église - d’un désir que l’Église ne soit plus déchirée comme elle l’est actuellement, enfin que sa Passion en quelque sorte finisse.   
Voilà autant d’obstacles à notre sanctification, à notre union à Dieu, à notre sérénité, à notre paix dans l’apostolat, dans le travail que nous avons à faire. Alors quel doit être le remède profond, le remède essentiel ? Voyez, je pense que si l’on jette un coup d’œil sur l’histoire de l’Église - l’histoire de l’Église est une grande maîtresse, maîtresse de vérité - eh bien quel était l’esprit dans lequel travaillaient tous ceux qui ont sanctifié l’Église, le monde, qui ont été apôtres ? L’idée fondamentale, l’idée essentielle du chrétien, de celui qui a la Foi, mais aussi tout simplement de l’homme sage, de l’homme sensé, de l’homme qui a la sagesse de la philosophie et de la théologie, cette idée directrice c’est la dépendance de Dieu, vivre dans la dépendance de Dieu. Je crois que c’est cela qui nous sépare de tous ceux qui, précisément, ne veulent pas vivre dans la dépendance de Dieu, vivre dans la totale, complète, entière, parfaite dépendance de Dieu. Il nous faut revenir toujours à ce principe fondamental, essentiel, dans la lumière de la foi.   
La lumière de la foi nous apprend tout d’abord ceci je ne suis rien, ni quelque chose, je ne suis rien sans Dieu, je ne puis rien sans Dieu, je tiens tout de Dieu, je tiens tout donc de Notre Seigneur Jésus-Christ qui est Dieu. C’est là la conviction fondamentale, la disposition fondamentale reconnaissance de notre néant devant Dieu et de notre dépendance continuelle vis-à-vis de Dieu dans notre existence et dans notre activité.   
La foi m’apprend ensuite que je suis un pécheur, que je suis un malade, un grand malade. Même après la grâce du baptême, je suis toujours un grand malade, je suis un aveugle, je suis tenté de ne pas rendre à Dieu ce qui lui est dû et de ne pas rendre au prochain ce qui lui est dû, je suis faible et enfin j’ai l’amour des choses de la terre, je suis tenté par l’amour des choses d’ici-bas voilà les quatre grandes maladies dont nous parle Saint Thomas et qui forment ce “fomes peccati’, cette tendance au péché que nous avons en nous, même après la grâce du baptême. Nous ne devons jamais oublié cela, nous devons le prêcher aux gens, leur dire “Vous êtes des malades”. Et donc on a besoin d’un médecin, on a besoin d’être tout le temps racheté par le sang de Notre Seigneur Jésus-Christ. L’heure de la rédemption n’est pas terminée pour nous personnellement, elle se poursuit.   
La foi nous apprend enfin que nous ne pouvons rien faire qui soit méritoire sans la grâce de Notre Seigneur Jésus-Christ ; sans le sang de Notre Seigneur Jésus-Christ tout ce que nous faisons ne vaut rien. C’est ce que dit Saint Paul quand il parle de la charité qui n’est autre que la grâce de Notre Seigneur Jésus-Christ, de son sang   
“Même si je donnais mon corps à brûler, même si je donnais tout ce que je suis, même si je me donnais entièrement pour un but quelconque qui puisse paraître être une charité, tout cela ne me sert de rien,” rien ni aucun mérite ; cela ne nous mérite pas le Ciel, parce qu’il n’y a pas l’amour de Dieu, parce qu’il n’y a pas la charité de Notre Seigneur Jésus-Christ en nous.   
Alors voilà l’état réel dans lequel nous sommes, voilà l’état que nous apprend toute la sagesse de la philosophie et de la théologie D’une part, la sagesse de la philosophie nous apprend que nous ne sommes rien, que nous dépendons totalement de Dieu. Lisons, relisons notre théodicée et les conclusions sont là, inéluctables, d’une logique implacable l’homme n’est rien, n’est rien. Il est dans les mains de Dieu constamment. Alors ne croyons pas que nous puissions faire quelque chose par nous-même, nous ne pouvons rien faire. D’autre part, la théologie nous apprend que nous sommes des pécheurs, que Jésus est venu pour nous racheter, qu’Il a versé son sang sur la croix, et que sans lui nous ne pouvons rien pour le Ciel, rien, rien, rien.   
Alors nous sommes réellement dans la dépendance, dépendance dans notre existence, dépendance dans notre salut. Et c’est cette dépendance qui caractérisait la civilisation chrétienne. La civilisation chrétienne de dix siècles a été caractérisée par cette dépendance de Dieu, dépendance du clergé, dépendance des rois, des familles, des individus tout était soumis à Dieu. Du moins c’était le principe ; le principe était là ; et si évidemment le péché était bien sûr partout, du moins dans le principe tout dépendait de Dieu, tout dépendait de Notre Seigneur Jésus-Christ. Notre Seigneur Jésus-Christ était vraiment le Roi, le Roi accepté officiellement, publiquement, par tout le monde, par toute la société publiquement ; alors il y avait cette dépendance, cet esprit de dépendance, de simplicité, de discrétion, d’humilité dans les foyers, dans les familles des vocations en nombre considérable, parce que les gens sentaient le besoin d’aller au médecin des âmes, d’aller à Notre Seigneur Jésus-Christ, d’être dépendant de Notre Seigneur Jésus-Christ, il y avait cet appel constant dans les âmes.

Alors cette dépendance met en nous le désir, justement, d’instaurer le Règne de Notre Seigneur Jésus-Christ partout.  
Citation:

“Instaurare omnia in Christo”

, c’est bien la devise de notre saint Pie X.
 
Citation:

“Recapitulare omnia in Christo”

c’est encore un autre terme, terme de la Sainte Écriture, de Saint Paul “recapitulare”, terme magnifique !“anakephalaiôsasthai” en grec, tout est ramené à la tête, qui est Notre Seigneur Jésus-Christ, rien en dehors de Lui De cela, il nous faut être convaincus, pleinement convaincus. Je pense qu’il faut que nous méditions souvent cela, que ce soit vraiment l’objet, je dirais presque principal, de nos méditations, parce que c est la principale réalité.. 
C’est la grande réalité, c’est la réalité qui se découvrira au ciel pour nous. Je pense que c’est ce qui va nous frapper le plus ou moment de notre mort 
Citation:

“je ne savais pas que j’étais si dépendant de Dieu, que tout dépendait de Notre Seigneur Jésus-Christ pour mon salut, je ne me rendais pas compte comme cela, maintenant je découvre, je découvre la réalité, je découvre, que Dieu, c’est tout, que Notre Seigneur Jésus-Christ, c’est tout pour mon salut, c’est tout pour ma rédemption”

. Et nous regretterons à ce moment-là, de n’avoir pas passé notre vie dans cette totale dépendance de Dieu, dans cette totale dépendance de Notre Seigneur Jésus-Christ pour notre salut et pour le salut des âmes. 
Alors il faut y penser non seulement pour nous, mais aussi pour les autres, dans notre action, dans notre apostolat. Notre apostolat ne doit pas avoir d’autre but que de mettre les gens dans cette dépendance, que le leur dire “mais écoutez, songez à Dieu, vous ne pouvez rien faire sans Dieu, alors pensez à Dieu, priez-le, unissez-vous à Lui ; vous ne pouvez rien faire sans Notre Seigneur Jésus-Christ, alors pensez à Lui ; vous ne pourrez pas sauver vos âmes sans Lui ; vous ne pourrez pas, c’est impossible, vous ne pourrez pas avoir le moindre mérite pour le Ciel sans le sang de Notre Seigneur Jésus-Christ, sans sa charité, sans sa grâce.  
Citation:

“Nihil mihi prodest”,

c’est la conclusion de saint Paul cela ne me sert de rien que je donne mon corps à brûler pour un amour quelconque, si ce n’est pas par charité, si je n’ai pas la charité, la vraie charité,
 
Citation:

“nihil mihi prodest”

, cela ne me sert de rien. Et Notre Seigneur Jésus-Christ l’a répété “Vous ne pouvez rien faire sans moi, “nihil” : 
 
Citation:

“sine me nihil potestis facere”,

rien. C’est clair, c’est net. Il faut que nous en soyons tellement convaincus que nous-même dans notre apostolat, nous soyons dans cette complète dépendance de Dieu. Et cela c’est très important, parce que voyez-vous, vous êtes pleins de zèle, tous, vous n’avez qu’un désir, c’est de convertir tous les gens qui sont autour de vous, de les ramener à Notre Seigneur, bien sûr, mais il peut y avoir une grande partie de zèle purement humain, de zèle purement naturel, prenez garde.


Pourquoi ? Pour ma part, j’ai bientôt 60 ans de sacerdoce, je vois que j’ai été aussi, bien sûr, peut-être dans mon zèle, je le reconnais, quelquefois plus humain que surnaturel ; et alors à force de réflexions et de prières, il me semble que maintenant et dans la réalisation de la Fraternité, j’ai toujours suivi la Providence, je ne veux pas la précéder. Et je pense que c’est un grand danger de vouloir précéder la Providence, de dire “Eh bien, moi, je fais faire cela, je vais réaliser cela, il faut que je fasse cela, il faut absolument que je fasse çà”. Alors on se lance à corps perdu, avec tout le zèle qu’on peut avoir, pour réaliser, on ne se dit pas assez  
Citation:

“Est-ce que le Bon Dieu le veut ? Est-ce que c’est cela que le Bon Dieu veut ? Est-ce qu’Il le veut à ce moment-là ? Est-ce qu’Il le veut de cette manière là ? Est-ce qu’Il le veut avec cette rapidité-là ? dans ce temps ? Est-ce qu’Il ne veut pas qu’on réfléchisse un peu plus ou bien qu’on attende un peu, afin que ce soit davantage Sa volonté plus que la mienne, afin qu’Il me manifeste davantage Sa volonté plus que la mienne ; parce que si je fais ma volonté, je risque de ne pas faire la volonté de Dieu ou de ne pas faire la volonté de Dieu comme le Bon Dieu le veut”.

Et alors après, il ne faut pas s’étonner que la volonté de Dieu ne se réalise pas aussi bien que nous le souhaitions. 
Au contraire si vraiment au moment où nous accomplissons tel ou tel objectif de notre apostolat, dans toute la mesure où il est possible que nous nous en rendions compte, nous pouvons dire 
Citation:

“je crois très sincèrement que c’est le moment, que le moment est venu ; le Bon Dieu veut que je fasse cela, tout m’indique objectivement que c’est la volonté du Bon Dieu mes supérieurs ne sont pas opposés, au contraire, ils m’encouragent, l’Église m’encourage, ma Foi m’encourage ; objectivement je crois que c’est la volonté du Bon Dieu que je fasse cela”

, alors il y a toute garantie que mon entreprise soit de Dieu. Sinon cela devient du subjectivisme on finit par se persuader soi-même que le désir que l’on a, c’est vraiment le désir du Bon Dieu. Ah tout de même attention Il faut que ce soit objectivement vrai. Il faut qu’il y ait des preuves objectives de cette volonté de Dieu et non pas seulement des preuves subjectives, c’est-à-dire
 
Citation:

“ moi je pense faire la volonté du Bon Dieu”,

de sorte qu’il arrivera à ceux-là de s’opposer au supérieur, de dire
 
Citation:

“mon supérieur ne comprend pas, j’ai beau lui dire, il ne comprend pas”.

Il ne comprend pas ? Bien sûr ! ce n’est pas la volonté du Bon Dieu que vous voulez faire, c’est votre volonté ! Or la volonté du Bon Dieu passe par les supérieurs, s’il est clair qu’évidemment ils ne s’opposent pas ouvertement à des choses de Foi, comme malheureusement nous en sommes témoins dans l’Église actuellement. Donc il y a là un danger, voyez-vous, et je crois que ce subjectivisme, c’est précisément le protestantisme ; prenons garde 
Les protestants ont l’habitude d’agir comme cela. Pour eux leur volonté, ce qui se passe à l’intérieur d’eux-mêmes, la fabrication, je dirais, de leur projet, le mouvement de leur volonté, c’est Dieu qui leur parle ; donc leur volonté, c’est ce que veut le Bon Dieu. Voyez comme c’est dangereux cela. Et j’ai remarqué cela quelquefois chez des personnes converties du protestantisme : elles conservent la conception subjectiviste que la volonté du Bon Dieu, c’est leur propre volonté, et que par conséquent quand elles veulent quelque chose, c’est le Bon Dieu qui le veut ; donc quand quelqu’un s’oppose à cette volonté, il s’oppose à la volonté du Bon Dieu. 
Citation:

“Si mon supérieur s’oppose à cette volonté, il s’oppose à la volonté du Bon Dieu et à la Providence.”

C’est très grave ; il est très facile de substituer sa volonté à la volonté du Bon Dieu ! Alors faites très attention, cela peut être un défaut, un défaut qui vous est naturel évidemment, qui est de vouloir faire ‘ma volonté” en définitive. On croit vouloir faire la volonté du Bon Dieu, en fait on fait sa volonté à soi. Il faut vraiment avoir des preuves objectives, des signes que c’est vraiment la volonté du Bon Dieu. Or tout de même un de ces signes c’est au moins que le supérieur le veut ! à moins que le supérieur ne s’égare lui-même de manière très évidente de la vérité et de l’objectivité. Donc, le premier signe c’est si le supérieur le veut. 
Ensuite il faut examiner si les circonstances extérieures à nous le montrent. Voici la circonstance qui m’a montré que je devais faire quelque chose quand, à Fribourg, j’ai commencé la Fraternité j’ai dit à ces messieurs qui voulaient absolument me pousser à faire quelque chose pour les séminaristes et qui me demandaient ‘de m’occuper d’eux, eh bien je leur ai dit  
Citation:

“ je vais voir Monseigneur Charrière, je veux voir les évêques que je connais ; si Monseigneur dit :“engagez—vous alors je verrai là vraiment un signe de la volonté du Bon Dieu”.

Et ceci, malgré que je n’en n’eusse pas le désir parce que je trouvais que j’étais déjà âgé et que je ne pouvais pas entreprendre une œuvre de ce genre à mon âge ; à 65 ans, on n’entreprend plus une œuvre comme celle de la Fraternité. J’ai dit
 
Citation:

“ eh bien si vraiment Monseigneur Charrière m’encourage c’est que je dois quand même me lancer, à la grâce de Dieu”

. Et pourtant je ne savais pas ce qui allait arriver par la suite. J’étais bien incapable de penser qu’aujourd’hui je vous réunirais quatorze ans après avec un nombre de prêtres tel que celui-ci et que la Fraternité serait ce qu’elle est maintenant. On m’aurait dit cela alors, j’aurais souri doucement. C’est pourquoi je dis c’est le Bon Dieu qui a tout réalisé, ce n’est pas moi ; moi je ne le voulais même pas à ce moment-là, mais Monseigneur Charnière m’a dit
 
Citation:

“Il faut, il faut, faites, faites. Prenez quelque chose, louez une maison en ville. Occupez-vous de vos séminaristes, ne les abandonnez pas, il le faut absolument. Vous savez maintenant la situation de l’Église, la situation des séminaires, il faut absolument garder les bonnes traditions”

. Il était tout-à-fait d’accord, et il m’a encouragé vivement. C’était le signe objectif que je devais agir, je crois que c’était très important. Je crois que si j’avais dit à ce moment-là
 
Citation:

“ je veux faire un séminaire, je veux un séminaire, et je le réaliserai, parce que je pense que c’est utile, que le moment est venu dans l’Église”,

mais si je n’avais pas consulté, pas demandé à des évêques que je connaissais, dont je connaissais les bonnes dispositions, les dispositions fondamentales d’un homme d’Église ; eh bien, je ne pense pas que la Fraternité se serait réalisée comme elle s’est réalisée, parce qu elle aurait été une œuvre personnelle, une œuvre qui n’aurait peut-être pas été bénie de Dieu. Elle aurait peut-être été bonne, mais non pas bénie comme elle a été bénie de Dieu. 
Alors je pense que dans votre apostolat, c’est la même chose. Je vous donne ce conseil voir la volonté de Dieu objective et non pas subjective, et ne pas précéder la volonté de la Providence, mais la suivre. Voir vraiment quand les choses sont prêtes on nous demande d’ouvrir ici ; quelqu’un vous dit
 
Citation:

“Ah ! venez, mon Père, vous savez ici nous sommes nombreux, nous voudrions que vous veniez.”

Or vous êtes déjà surchargé, raisonnablement vous ne devriez pas le faine parce que c’est trop, cela va être trop. Mais voici des circonstances qui surgissent, vous montrant des vocations possibles, et puis votre supérieur vient, disant
 
Citation:

“ce serait peut-être bien”.

 
Tout doucement les circonstances objectives en dehors de votre volonté, presque contre votre volonté, vous poussent vraiment à faire quelque chose dans ce domaine. Alors, à la fin vous prenez la décision. Et bien, ce sera béni du Bon Dieu parce que ce n’est pas votre volonté personnelle. C’est vraiment le Bon Dieu objectivement qui vous aura montré que c’est Sa volonté de faire cela, et, même si la santé doit en pâtir, eh bien, le Bon Dieu vous donnera la santé. Ayez confiance, si c’est vraiment le Bon Dieu qui vous le demande, il vous donnera les moyens. 
Mais si c’est notre volonté, c’est beaucoup plus dangereux ; car alors on va forcer les choses ; or on n’a pas les moyens de les réaliser, ni les moyens de santé, ni les moyens d’organisation de cet apostolat. Or cet apostolat va finir probablement par ne pas aboutir et ce sera pire que mieux parce que ces gens qui avaient confiance vont perdre confiance cela ne marche pas - Ah ! on a voulu faire sa volonté ! - Ce n’est pas toujours comme cela, mais il y a un danger. Je pense qu’il faut vraiment faire très attention à cela. Il faut vraiment être sûr que c’est la volonté du Bon Dieu, même au simple point de vue matériel. Sans les conditions matérielles il est absolument impensable de vouloir réaliser quelque chose, quand on n’en a pas les moyens ! On dira  
Citation:

“Mais le Bon Dieu le veut, le Bon Dieu le veut”. - Qui ? Qui vous dit :“le Bon Dieu le veut” ? -“parce que je sens cela, parce que je sens que le Bon Dieu le veut”. - “Qui sent ? qui sent que le Bon Dieu le veut ? Vous, c’est vous qui sentez cela, donc c’est votre volonté que vous voulez faire en définitive !“ - “Je suis sûr de cela, je suis sûr.’ - “Qui vous dit que vous êtes sûr, montrez-moi les preuves Vous n’en avez pas !...“ Bon ! vous vous lancez, mais est-ce que vous avez l’argent pour faire cela ? - “Oh non, non, mais le Bon Dieu me le donnera, le Bon Dieu me le donnera, j’en suis sûr. Saint Joseph me le donnera.”

 - Pas si sûr que cela ! Et puis tout à coup cela ne marche pas, ça ne vient pas ... parce que vous avez voulu faire votre volonté. Tandis que si vraiment toutes les circonstances objectives, si tout vous convainc qu’il faut le faire, alors, là, oui le Bon Dieu donnera ce qu’il faudra : l’argent viendra si c’est vraiment une chose nécessaire ; si le Bon Dieu le veut absolument, il donnera les moyens. Donc il faut être prudent ; c’est une question de prudence dans l’apostolat, mais surtout de dépendance du Bon Dieu. 
Cette dépendance du Bon Dieu est absolument indispensable. Si on ne dépend plus du Bon Dieu, si on ne fait pas cela dans sa dépendance totale, alors ce n’est plus le Bon Dieu qui aait à travers nous, ce ne sera plus la devise de Saint Paul 
Citation:

“mihi vivere Christus est”

, c’est le Christ qui agit en nous. Et donc, il faut que ce soit lui qui agisse, il ne faut pas que ce soit nous. Il faut que nous soyons dans sa dépendance, que nous soyons un instrument, que nous le suivions, que nous ayons d’abord la conviction objective que c’est Lui qui nous dit : “Faites cela. Vous devez le faire Alors notre désir justement sera de nous mettre nous-même dans la dépendance de Dieu, d’y placer les familles, d’y mettre les âmes. Les âmes que nous aurons à diriger, leur apprendre cette dépendance de Dieu, cette dépendance de Notre Seigneur Jésus-Christ, par les sacrements, par la grâce du Bon Dieu, par la prière, par l’accomplissement de la volonté du Bon Dieu, la dépendance totale du Bon Dieu, c’est cela la sainteté. Ce n’est pas le sentiment, ce n’est pas parce que nous sentons beaucoup de ferveur que nous sommes pour autant vraiment charitables. Le test de la charité, c’est l’accomplissement de la volonté du Bon Dieu, donc la totale dépendance du Bon Dieu, c’est cela la charité. Notre Seigneur lui-même le dit :
 
Citation:

“Vous êtes mes disciples si vous accomplissez mes commandements. Si vous accomplissez mes commandements nous viendrons en vous et nous ferons en vous notre demeure”.

Donc c’est bien clair, c’est la dépendance de Notre Seigneur Jésus-Christ.



Après cet aperçu sur notre apostolat, sur notre vie intérieure, sur notre comportement vis-à-vis de Dieu, vis-à-vis de Notre Seigneur, vis-à-vis de notre apostolat, tournons-nous vers ceux qui professent l’indépendance vis-à-vis de Dieu.

Et nous verrons justement que notre situation actuelle dans l’histoire de l’Église, dans l’époque actuelle de l’Église est la vraie situation dans laquelle nous devons être et nous devons rester ;

parce que nos adversaires sont précisément ceux qui proclament l’indépendance et la révolution contre Dieu et qui mènent la guerre contre toute dépendance de Dieu, contre toutes les lois du Bon Dieu, contre toutes les lois surnaturelles et naturelles. Ils veulent tout détruire : par le fait même que cela a été fait par Dieu, c’est à détruire ! Les lois naturelles du mariage, toutes les lois naturelles même de la simple nature matérielle, même les manières de cultiver la terre ; même les manières de se comporter partout, tout ce qui rappelle Dieu, tout ce qui rappelle une dépendance de Dieu doit être brisé, doit être changé. Il faut faire la révolution dans tous les domaines ; la libération - liberté, liberté, liberté - se libérer de Dieu, se libérer de la dépendance de Dieu dans tous les domaines, c’est ça la révolution ; or c’est cela l’esprit de Satan. C’est l’enfer ça. L’enfer est l’indépendance vis-à-vis de Dieu :
 
Citation:

“non serviam” ; “nolumus hunc regnare super nos” :

nous ne voulons pas qu’il règne sur nous ! c’est le cri de l’enfer.


Alors nous voyons tout cela se réaliser sous nos yeux : la lutte pour l’école laïque, c’est la lutte contre Dieu, contre la dépendance de Dieu. Toutes ces lois mauvaise~ qui sont faites : l’avortement, la contraception, le divorce sont la destruction des lois de Dieu, la destruction donc de la dépendance de Dieu. Or nous assistons depuis le protestantisme et particulièrement depuis la Révolution française à cette guerre, ouverte maintenant, contre la dépendance de Dieu, et spécialement contre la dépendance de Notre Seigneur Jésus-Christ, puisqu’il n’y a pas d’autre Dieu que 
Notre Seigneur Jésus-Christ en qui habite le Père et l’Esprit Saint, qui est en union avec le Père et l’Esprit Saint.

Qui n’a pas Jésus-Christ, dit Saint Jean, n’a pas le Père. On n’a pas le Père si on n’a pas Notre Seigneur Jésus-Christ. Cette guerre instaurée par les Juifs et qui continue par la Franc-maçonnerie, est dirigée par Satan, par tous les moyens.


Alors nous arrivons à la trahison, à la trahison des catholiques, par le libéralisme. Les libéraux sont ceux qui se compromettent avec ces gens-là, avec ceux qui proclament la liberté et l’indépendance de Dieu, dans les droits de l’homme. En effet, la liberté religieuse n’est autre qu’un des articles de la Constitution des Droits de l’homme, de la proclamation des droits de l’homme, et même l’œcuménisme n’est qu’une conséquence de la liberté religieuse, de “l’égalité”, de l’égalité qui ruine toute la nature telle que le Bon Dieu l’a faite. Nous sommes nés inégaux. Sans doute sommes-nous égaux par notre nature mais le Bon Dieu a voulu que nous soyons inégaux dans nos dons, dans les dons qu’Il nous a donnés pour l’organisation de la société, entre nous, pour qu’il y ait un ordre chrétien, une hiérarchie chrétienne. Cette inégalité est foncièrement dans la nature voulue par Dieu ; de même la propriété privée, qui donne forcément des inégalités, est voulue par Dieu ; toutes ces choses-là sont voulues par Dieu. Or le libéralisme fait un pacte avec les idées sataniques du monde en révolte contre Dieu, et contre toutes les lois que le Bon Dieu a faites, naturelles et surnaturelles. Le libéralisme veut s’unir à ces gens-là et admet donc ces principes. Alors nous qui voulons sauver justement et reconstituer cette dépendance de Dieu et de Notre Seigneur Jésus-Christ en nous, autour de nous, par l’intercession de la Très Sainte -Vierge Marie, avec le règne de la Très Sainte Vierge Marie, eh bien, nous nous révoltons contre ceux qui ne veulent pas la dépendance de Dieu, la dépendance de Notre Seigneur Jésus-Christ, et contre ceux qui ruinent la dépendance de Notre Seigneur Jésus-Christ. 
Or c’est ce que font les hommes d’Église actuellement Nous le voyons sous nos yeux, c’est clair, partout. Depuis le Concile le libéralisme a investi les postes les plus importants de l’Eqlise depuis le Pape jusqu’aux cardinaux de Rome, jusqu’à la Curie.

Le libéralisme s’est implanté dans l’Église, donc la compromission des hommes d’Église avec les hommes de Satan, pas un pacte ouvert plus de lutte, plus de lutte contre Satan, plus de guerre contre ceux qui proclament l’indépendance vis-à-vis de Dieu, ça c’est fini ; et ce pacte il a été signé à l’occasion du Concile ouvertement, publiquement avec les Francs-maçons, avec les protestants, avec les communistes. Nous assistons à ce mariage, à ce mariage adultère, abominable entre les hommes d’Église et la révolution et les idées qui vont contre Dieu et Notre Seigneur Jésus-Christ, contre son règne. C’est abominable.



Et cela s’est prouvé encore tout récemment par l’interview du Cardinal Ratzinger, interview qui a été publiée en 14 pages. Un livre va paraître bientôt au mois de janvier sur cette interview qui a duré plusieurs jours. La personne qui a pris l’interview va donc éditer un livre. Je pense que la phrase qui est ici rapportée par la personne (c’est un colloque avec le Cardinal Ratzinger) va y être sûrement rapportée. Elle est d’une importance capitale. S’il y a de très bonnes choses dans l’interview,

il y a des choses radicalement mauvaises dans les paroles du Cardinal Ratzinger qui nous montrent la gravité de la situation actuelle quand on pense que le Cardinal est tout de même celui qui est à la tête de la Congrégation dite “ pour la doctrine de la Foi
 
Citation:

“ (ce n’est plus malheureusement le Saint Office). Voici la phrase qui se trouve à la page 72 de cette revue italienne : 
“Alors un peu inquiet, je dis au Cardinal - dit la personne qui l’interroge -est-ce que la situation dans l’Église serait vraiment changée ? 
-               “Oui” (la réponse est grave) - oui, “le problème des années 60, c’était d’acquérir les valeurs les mieux exprimées de deux siècles de culture libérale. (Voilà quel était le problème des années 60.) Et en effet, il y a des valeurs qui, bien qu’elles soient nées en dehors de l’Église (effrayantes des bêtises pareilles qui sont nées en dehors de l’Église !) peuvent trouver leur place, (désormais) pourvu qu’elles soient “depurati et correcti” (qu’est-ce que cela veut dire ? en tout cas les valeurs elles-mêmes peuvent trouver leur place) nella sua visione del mondo, dans la vision que l’Église a du monde” (effrayant cela, effrayant ) “E questo si è fatto” - “et ca c’est fait. C’est fait, c’est fini pour lui, c’est une affaire acquise, terminée, l’Église au cours des années 60, donc pendant le concile pratiquement, a acquis des valeurs qui sont venues d’en dehors de l’Église, de la culture libérale - “due secoli” -de deux siècles de culture libérale



C’est clair ce sont les droits de l’homme, c’est la liberté religieuse, c’est l’œcuménisme. C’est satanique.



Alors le Cardinal dit
 
Citation:

“questo si è fatto”, cela s’est fait, c’est une chose accomplie. “Mais”, ajoute-t-il, maintenant le climat est un peu divers, il a beaucoup empire è molto peggiorato rispetto a quello che giustificava un ottimismo forse ingenuo” mais maintenant le climat est moins bon, “peggiorato”, empiré par rapport au temps où l’on pouvait avoir un (véritable) optimisme assez ingénu.” Alors maintenant “Bisogna quindi cercare nuovi equilibri” “maintenant il faut chercher un nouvel équilibre”. 
Il ne dit pas qu’il faut enlever ces principes, ces valeurs qui viennent



de la culture libérale, mais il faut essayer de retrouver un nouvel équilibre.

Ce nouvel équilibre, c’est l’Opus Dei. L’équilibre de l’Opus Dei est un équilibre extérieur de traditionalisme, un extérieur de piété, un extérieur de discipline religieuse, avec les idées libérales.

On garde les idées libérales. Pas question d’enlever les idées libérales. Pas question de lutter contre les droits de l’homme, contre l’œcuménisme et contre la liberté religieuse qui est un droit essentiel de l’homme bien sûr, quitte à lui apporter un tempérament extérieur. 
Alors je pense qu’il faut juger de tous les actes de Rome actuellement dans cette optique-là, dans l’optique du Cardinal Ratzinger car il est le porte-parole: garder les idées libérales ; pas question de changer les principes fondamentaux nouveaux que nous avons acquis à l’occasion des années 60 et qui sont maintenant, un fait acquis pour l’Église. Les idées libérales, certaines idées libérales peuvent faire partie de la vision que l’Église a du monde, mais il faut tout de même chercher un certain équilibre. Alors pour cet équilibre il faut frapper un peu la théologie de la libération, il faut frapper un peu les évêques français à l’occasion du catéchisme, il faut donner, à ceux qui ont vraiment la nostalgie de l’ancienne messe, une petite satisfaction, à l’occasion, occasionnellement, et voilà C’est la même chose pour la théologie de la libération, on n’abandonne pas le principe, car ils disent bien dans leur document il y a une théologie de la libération qui est possible, il y a une théologie de la libération pour les pauvres, qui n’est ni plus ni moins que la solution marxiste de la libération, mais il ne faut pas arriver à la solution marxiste de la libération. Ils sont en pleine contradiction forcément. Ils ne peuvent pas ne pas être une contradiction continuelle.

En définitive, ils donnent une impression de vouloir retourner à la tradition, mais ils n’en ont pas la volonté, ils ne le veulent pas et ils acceptent finalement les conclusions de tous ces faux théologiens et de tous ces évêques qui sont des révolutionnaires, qui mènent la révolution en définitive.


On se trouve actuellement dans cette situation-là. C’est très clair dans cette interview du Cardinal Ratzinger. Je crois que c’est cette vue qui doit nous guider dans notre -situation actuelle. Ne pas nous faire illusion en croyant que par ces petits coups de frein qui sont donnés à droite et à gauche dans les excès de la situation actuelle, nous assistons à un retour complet à la tradition. Ce n’est pas vrai, ce n’est pas vrai. Ils restent toujours des esprits libéraux. Ce sont toujours les libéraux qui commandent à Rome et ils demeurent libéraux. Mais, comme dit le Cardinal, on est allé un peu trop loin, il faut retrouver un peu d’équilibre. Cela a une importance capitale parce que plus on médite la dépendance de Dieu, plus on médite la dépendance de Notre Seigneur Jésus-Christ, plus on a le désir de se mettre sous le doux règne du Christ et de la Très Sainte Vierge Marie, on n’a qu’un désir, c’est de voir régner le Christ et la Très Sainte Vierge Marie, alors plus on pense à cela, plus on a horreur, une horreur viscérale, je dirais, une horreur instinctive du libéralisme parce que c’est contre le grâce que nous avons reçue et particulièrement contre la grâce du sacerdoce. Donc, nous avons horreur de cette indépendance de Dieu.


Or précisément, je conclus avec cela: Quel est l’acte de l’Église qui nous met vraiment dans la dépendance de Dieu, dans la dépendance de Notre Seigneur Jésus-Christ ? C’est le Saint Sacrifice de la Messe. Là est le cœur de l’Église, là est l’expression la plus belle, la plus profonde, la plus réelle de notre dépendance de Dieu. Lorsque nous nous agenouillons devant la croix, lorsque nous nous agenouillons devant l’Eucharistie, nous professons notre dépendance de Dieu.
 
Citation:

“Je ne puis rien sans Vous, je ne puis pas me sauver sans Vous. Daignez me sauver. Soyez le médecin de mon âme - et sanabitur anima mea dites une parole et mon âme sera guérie”.

Voilà ce que nous lui disons avant de Le recevoir, alors il faut que nous ayons cette conviction de notre besoin d’un remède. Cette conviction, nous la disons dans l’oraison avant de recevoir la communion
 
Citation:

“ad medelam percipiendam”

 
 
Citation:

“Donnez-moi votre remède - donnez-moi votre remède”.

C’est la propitiation -Voilà l’acte propitiatoire de Notre Seigneur renouvelé tous les jours. 
Et c’est cela que ne veulent plus les protestants et c’est cela que ne veulent plus les libéraux. Ils ont fait un pacte pour enlever cette propitiation. Ils font maintenant une eucharistie, une cérémonie presque purement humaine de partage, de communion, de solidarité humaine, de solidarité chrétienne si l’on veut et encore en souvenir de Notre Seigneur, et même ils ne refusent pas la présence réelle, il y a encore une présence sans doute ; on n’a pas voulu tout détruire. Mais c’est cela, en définitive, ce n’est plus le sacrifice propitiatoire, le sang de Notre Seigneur qui coule ; la preuve c’est qu’ils ont enlevé la croix de tous les autels et s’ils l’ont gardée, ils l’ont mise de côté. Ils ne veulent plus que ce soit vraiment un sacrifice propitiatoire. Alors cela doit être notre leitmotiv, il faut que nous revenions toujours à cela, il faut remettre toujours les gens sous la croix, sous le sacrifice de Notre Seigneur. C’est un sacrifice. Il y a une action sacrificielle qui s’opère et c’est à la victime que nous participons. Ce n’est pas le “pain partagé”, ce n’est pas un “partage de la parole”. 
Mais eux, ils ne veulent pas recevoir ce sang de Notre Seigneur pour être sauvés  
Citation:

“On peut être sauvé par n’importe quoi. On se sauve par soi-même, par la confiance qu’on a en Dieu ; parce que j’ai confiance en Dieu donc je me sauve”.

Donc toutes les religions sauvent. Soi-disant l’Esprit-Saint agit dans toutes les religions et alors on ne veut plus de l’Église. D’où le Pentecôtisme, d’où le charismatisme parce que là on reçoit directement l’Esprit sans avoir besoin de la hiérarchie, sans avoir besoin des cadres que le Bon Dieu nous a imposés, qui nous mettent en dépendance justement. On ne veut plus de cette dépendance. Le charismatisme c’est encore une autre forme d’indépendance, de protestantisme. On n’a pas besoin pratiquement du Saint Sacrifice de la Messe, des sacrements ; on les prend, c’est entendu, parce que c’est la coutume de le prendre, mais on n’en a pas besoin. On ne se confesse plus. Et tout cela fait partie du même esprit on ne veut plus dépendre de Dieu. 
Et le libéralisme a fait le pacte avec les indépendants et il passe aussi à l’indépendance et à cette révolte contre Dieu. Cet esprit d’indépendance est vraiment diabolique. Alors nous devons, nous, au contraire avoir le désir de manifester en tout la dépendance de Notre Seigneur Jésus-Christ. Je crois que c’est le meilleur apostolat que nous puissions faire l’apostolat de la Sainte Messe et l’apostolat de tout ce qui manifeste notre dépendance de Notre Seigneur Jésus-Christ, que ce soit même par des processions du Saint Sacrement, que ce soit par des adorations du Saint Sacrement. Que sais-je ? Que ce soit par tout ce que l’Église a elle-même suggéré à de saintes âmes et qui manifeste au contraire notre dépendance de Notre Seigneur Jésus-Christ.


Pourquoi la lutte pour l’école ? L’enjeu est tel qu’il faut maintenir cette lutte acharnée. Voyez encore le libéralisme qui libère les États de Notre Seigneur Jésus-Christ, ce libéralisme du Vatican C’est le Vatican qui a demandé l’indépendance des États vis-à-vis de Notre Seigneur Jésus-Christ. Les hommes du Vatican n’ont pas l’esprit catholique. Le dernier concordat qui a été signé, celui de l’Italie, en est une preuve éclatante. Le Pape et le Cardinal Casaroli se sont félicités de la séparation de l’Église et de l’État, de la laïcisation de l’État italien. Donc maintenant l’enseignement chrétien catholique n’est plus obligatoire dans les écoles. Il l’était jusque là, obligatoire ; catéchisme obligatoire dans toutes les écoles de l’Italie. C’est fini. Indépendance, également, de la Ville Sainte vis-à-vis de Notre Seigneur. La ville de Rome n’est plus ville sacrée. C’est manifeste. Ils sont tombés sous la coupe de toute cette Maçonnerie, de toutes ces idées libérales - “deux siècles”, comme le disait le Cardinal Ratzinger - ; et ils apportent maintenant de l’eau au moulin de la révolte contre Notre Seigneur Jésus-Christ.


Mon voyage au cours de ces derniers mois en Amérique du Sud, nous montre cela l’épiscopat, d’une manière générale se lance aussi dans la “libération”, sans savoir même où ils vont. Ils vont évidemment vers la révolution et l’empire communiste partout.

Le Cardinal Ratzinger lui-même reconnaît que les évêques, après le Concile, ont été choisis pour leurs idées libérales, pour le “progrès” ;


tandis que maintenant, ils vont s’efforcer tout de même de trouver des évêques qui soient un peu plus modérés. Un aveu clair, il n’est pas étonnant que nous ayons des évêques comme cela maintenant.


Voilà, je pense avoir dit ce que je voulais vous dire et vous donner tout de même une certaine ligne de conduite dans les événements actuels qui vont peut-être même se précipiter. Il y aura peut-être d’autres manifestations de certains coups de frein du Vatican ; et à mon avis, il est très, très dangereux pour nous de nous “rallier” maintenant. Pas de ralliement, pas de ralliement aux libéraux ; pas de ralliement aux ecclésiastiques qui commandent dans l’Église maintenant et qui sont des libéraux, il ne peut pas y avoir de ralliement. Dès lors que nous nous rallions, ce ralliement sera l’acceptation des principes libéraux. Nous ne le pouvons pas, même si on nous donne certaines satisfactions de la Messe de Saint Pie V, certaines satisfactions de certaines reconnaissances, de certaines incardinations qu’on pourrait même vous proposer éventuellement. 
Un évêque pourrait vous dire  
Citation:
“Je vous incardine dans mon diocèse, je vous donne la messe de Saint Pie V, vous la direz mais évidemment dans votre paroisse on dira aussi la messe nouvelle. Il faudra que vous acceptiez quand même de donner la communion dans la main que voulez-vous maintenant c’est l’habitude. Il faudra que vous disiez la messe face au peuple parce que les gens sont habitués à cela. Vous comprenez, on ne peut faire autrement. Et puis enfin, il faut surtout que vous acceptiez le Concile, n’est-ce pas, avec toutes les conséquences que cela représente, avec ses idées...”


- Ce n’est pas possible, on ne peut pas transiger là ! Qu’ils nous rendent tout. Qu’ils quittent leur libéralisme, qu’ils reviennent à la vraie vérité de l’Église, à la foi de l’Église, aux principes fondamentaux de l’Église, de cette dépendance totale des sociétés, des familles et des individus de Notre Seigneur Jésus-Christ. À ce moment-là, qu’ils nous donnent la Messe de toujours. Très bien alors, alors nous sommes tout-à-fait d’accord. Là il y aura une entente parfaite et nous pourrons être reconnus et nous n’aurons plus de scrupules. 
Mais tant qu’on a affaire à des gens qui ont fait ce pacte avec le Diable, avec les idées libérales, nous ne pouvons avoir aucune confiance. Ils nous entraîneront petit à petit, ils essaieront de nous entraîner dans leurs pièges, tant qu’ils n’ont pas lâché ces idées fausses. Alors à mon avis il n’est pas question de faire quoi que ce soit. Ceux qui auraient tendance à vouloir accepter cela finiront par être recyclés.

Nous l’avons constaté avec tous les séminaristes et tous ceux qui nous ont quittés et qui sont partis à Rome et auxquels on a fait de belles promesses
 
Citation:

“nous vous garderons la Messe de Saint Pie V”.

Petit à petit on les a alignés, on les a recyclés. C’était à prendre ou à laisser. Ils acceptaient toutes les nouveautés. Nous nous trouvons maintenant dans une nouvelle période, dans une nouvelle phase et l’on voudrait essayer aussi de nous appâter par certains aspects traditionnels, alors qu’au fond on nous marginalise, comme ils disent, par le Décret ! Nous ne sommes pas concernés puisque nous sommes de ceux qui n’acceptent pas sans restriction le Concile, qui n’acceptent pas la nouvelle messe. Donc ce n’est pas pour nous Mais cela ne fait rien, ils cherchent, et ils ont déjà réussi, à attirer certains des nôtres, comme l’Abbé Normandin du Canada qui a accepté le principe de la nouvelle messe ! Moyennant quoi, on lui a donné la messe de Saint Pie V, on lui a donné une paroisse, voilà ! Il y a encore le Père Bleau, l’abbé Le Pivain et plusieurs autres, qui sont attirés par les évêques. Les évêques sont très contents de pouvoir avoir quelques-uns des prêtres qui étaient autrefois traditionalistes et qui acceptent de faire ce petit contrat d’ailleurs très modéré apparemment mais enfin qui les met dans le milieu, dans le bain avec ceux qui ont les idées libérales et qui disent la nouvelle messe.


Alors il faut bien avertir nos fidèles, de façon qu’ils ne se laissent pas tromper, qu’ils ne se laissent pas eux aussi prendre par un extérieur de réforme traditionnelle mais qui les conduirait fatalement à l’adoption du libéralisme et des idées libérales.


Enfin confions-nous à la Très Sainte Vierge Marie. S’il y a une Créature qui a été dans la dépendance de Notre Seigneur et de Dieu, c’est bien la Très Sainte Vierge Marie. Elle avait ça presque par nature puisqu’Elle n’avait pas le péché originel, donc demandons-Lui de nous accorder cette compréhension et cette volonté afin que nous ne nous bissions pas attirer par les sirènes du monde.


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MessagePosté le: Sam 24 Nov 2012, 13:40    Sujet du message: Publicité

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