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Commentaire Eleison Numéro CCLXXX (280) 24 novembre 2012

 
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Louis
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MessagePosté le: Dim 25 Nov 2012, 22:40    Sujet du message: Commentaire Eleison Numéro CCLXXX (280) 24 novembre 2012 Répondre en citant




Français
 
Numéro CCLXXX (280)
 24 novembre 2012


DICTATURE IMMINENTE
Un portrait remarquable de notre monde contemporain est apparu il y a deux mois sur le site internet 321gold. Le titre est impressionnant : « Décadence, Décomposition, Dénégation, Illusion et Désespoir », mais le contenu est bien réaliste. A partir d’une scène de rue que l’on peut rencontrer sans doute dans tout l’Est des Etats-Unis, l’auteur en conclut que dans une quinzaine d’années une dictature de type orwellien s’abattra sur le pays comme effet non désiré de causes désirées. Mais les Etats-Unis ne sont-ils pas l’exemple que suit le monde entier ? Le monde entier ne se fait-il pas acheteur du mode de vie américain ? « Que l’acheteur se méfie ! », comme le dit le principe classique du droit romain.
Cet automne à Wildwood, New Jersey, l’auteur remarqua des rues pleines d’une foule d’hommes et de femmes n’ayant pas atteint la cinquantaine, d’une corpulence extraordinaire, circulant sur des fauteuils roulants électriques, payés par le gouvernement, pour passer d’un Macdo à l’autre et s’empiffrer de friandises bourrées de sucre et aptes à provoquer une nouvelle surcharge à leurs fauteuils roulants électriques dernier modèle. De quel nom gracieux l’auteur affuble-t-il cette troupe ? « Ces originaux courageux qui luttent contre leur corpulence à bord de leurs véhicules à mobilité supérieure ». C’est dans ce style que parle aujourd’hui le langage « politiquement correct », selon lequel tous les hommes (sauf les neo-Nazis) sont beaux, jeunes, gentils et égaux . On veut faire disparaître les laideurs réelles sous de belles paroles.
L’auteur recherche les causes qui provoquent ce résultat tragicomique : comment a-t-on réussi à persuader le peuple américain, qui naguère économisait 12% de ses revenus, de faire exploser les statistiques et graphiques qui montrent l’augmentation exponentielle de l’obésité, par un mode de vie saturé de sucre, criblé de dettes, sans aucune épargne pour eux-mêmes et qui lègue à leurs enfants et petits enfants un endettement impossible à payer? Bien sûr, ces gens manquent personnellement de tempérance, dit l’auteur, mais il doit y avoir quelque chose de plus sinistre, des penseurs derrière cette scène impensable. Pour l’auteur, l’ensemble des citoyens est manipulé par un gouvernement invisible qui est maître des techniques modernes de manipulation des masses.
Il cite un pionnier de ces maîtres des années 1920, Edward Bernays : « La manipulation consciente et intelligente des masses est un élément important de la société démocratique…Un grand nombre d’êtres humains doivent coopérer de cette façon-ci s’ils veulent vivre ensemble dans une société qui fonctionne sans heurts…Qu’il s’agisse de politique, d’affaires, de conduite sociale ou de doctrine morale, nous sommes dominés par un nombre relativement restreint de personnes…qui comprennent les processus mentaux et les modèles de comportement social des masses.» Ce groupe constitue « le véritable pouvoir de gouvernement d’un pays », et c’est lui qui « tire les ficelles qui dirigent l’opinion publique ». Dans quel but ? Pour rien d’autre que pour le ur propre fortune et pouvoir.
Ce sont eux qui ont organisé la crise économique et financière à leur propre bénéfice. Ils ont « démoli l’économie mondiale…en mettant sur le dos des contribuables et des générations à venir leurs dettes artificielles, en écrasant les personnes âgées et les épargnants en leur volant 400 milliards de dollars d’intérêts annuels, pour s’enrichir eux-mêmes de fortunes colossales sans parler des primes frauduleuses ». Et quand il faudra en finir avec ce mode de vie insoutenable, alors nos maîtres invisibles ont déjà préparé à notre intention une « dictature de larmes »,de type « 1984 »,qui inclut une police militarisée avec des milliards de balles, des caméras et des engins de surveillance omniprésen ts, des emprisonnements arbitraires, et ainsi de suite. Et pourtant, dit l’auteur, c’est de la faute des citoyens eux-mêmes pour avoir préféré l’ignorance volontaire à la vérité, la maladie à la santé, les mensonges des médias à une pensée critique, la sécurité à la liberté.
Il ne manque qu’une seule chose à cette admirable analyse : notre élite gouvernante aurait-elle pu disposer d’une telle marge de manœuvre, les masses auraient-elles pu s’abrutir à ce point-là, si l’une ou l’autre avait conservé le moindre sens d’un Dieu qui nous juge au moment de notre mort, à l’aune de ses Dix Commandements ? Bien sûr que non. Catholiques, réveillez-vous!
Kyrie eleison.



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MessagePosté le: Dim 25 Nov 2012, 22:40    Sujet du message: Publicité

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Louis
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Inscrit le: 10 Juil 2012
Messages: 282
Localisation: Rome Éternelle

MessagePosté le: Dim 25 Nov 2012, 22:52    Sujet du message: Commentaire Eleison Numéro CCLXXX (280) 24 novembre 2012 Répondre en citant



À lire avec le commentaire Eleision de Mgr Williamson ci-dessus  Mr. Green

C'est sûr que maintenant que ce texte a été déplacé sous celui de Mgr Williamson ça fait un peu bizarre... la date du discours dans le titre du post était importante. Le 4 janvier 1849 au Cortes (parlement espagnol)... Donoso Cortes ne c'était pas trompé, malheureusement!





http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62245822/f41.image.r=donoso cortes.la…




À lire avec le commentaire Eleision de Mgr Williamson ci-dessus  Mr. Green

C'est sûr que maintenant que ce texte a été déplacé ça fait un peu bizarre... la date du discours dans le titre du post était importante. Le 4 janvier 1849 au Cortes (parlement espagnol)... Donoso Cortes ne c'était pas trompé, malheureusement!


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Gentiloup
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Inscrit le: 21 Juin 2012
Messages: 2 884

MessagePosté le: Dim 25 Nov 2012, 22:53    Sujet du message: Commentaire Eleison Numéro CCLXXX (280) 24 novembre 2012 Répondre en citant

Qui est Donoso Cortès? Histoire de comprendre de qui viennent les considérations que vous publiez ici, Louis. GL

 
Citation:
Juan Donoso Cortés
http://fr.wikipedia.org/wiki/Juan_Donoso_Cort%C3%A9s#p-search



Juan Donoso Cortés


Juan Francisco María de la Salud Donoso Cortés y Fernández Canedo, premier marquis de Valdegamas, né le 6 mai 1809 à Valle de la Serena, près de Badajoz (Estrémadure), et mort le 3 mai 1853 à Paris, était un écrivain et homme politique espagnol. Il a développé une philosophie de l'histoire originale, pessimiste, providentialiste, et qui était devenue à la fin de sa vie une théologie de l'histoire ; elle mêle l'influence de Giambattista Vico et celle de plusieurs grands auteurs chrétiens, notamment saint Augustin et Bossuet1. Les historiens de la pensée politique le placent en général dans le courant contre-révolutionnaire, au côté d'Edmund Burke, Louis de Bonald, et surtout de Joseph de Maistre, duquel il est le plus proche.
En tant qu'homme politique, il a joué un rôle important dans l'Espagne des années 1830 et 1840 : il conseille et soutient la régente Marie-Christine des Deux-Siciles, même après son exil en France. Il appuie par la suite le général Narváez, qui correspond à son idéal de la dictature militaire pour temps de crise. De son vivant, Donoso Cortés était célèbre dans toute l'Europe pour ses talents d'orateur, qu'il mettait en œuvre dans les discours qu'il prononçait aux Cortes, souvent longs, où abondent les référence à la religion et à l'histoire universelle. Aujourd'hui, il est surtout connu pour avoir influencé la pensée du juriste et philosophe du droit allemand Carl Schmitt, qui lui a consacré une étude.

Biographie Jeunesse
Fils aîné de Pedro Donoso Cortés, un avocat et propriétaire terrien d'Estrémadure, lointain descendant du conquistador Hernán Cortés, et de María Elena Fernández Canedo y Fernández Canedo, il étudie d'abord avec un précepteur, avant de partir étudier à l'âge de onze ans à Salamanque, puis au collège San Pedro, à Cacérès ; Juan s'y révèle particulièrement doué en logique et en métaphysique. En octobre 1823, il se rend à l'université de Séville ; c'est là qu'il fait la connaissance de Nicomedes Pastor Díaz, lui aussi futur journaliste et homme politique. Il termine ses études de droit à l'âge de dix-neuf ans ; trop jeune pour être avocat, il se tourne vers l'enseignement, et obtient à l'automne 1828 une chaire de littérature au collège de Cáceres, recommandé par l'écrivain Manuel Quintana. Ce dernier, poète d'orientation politique libérale, lui fait lire les œuvres de Rousseau, Condorcet et Destutt de Tracy2. À Cacérès, Donoso Cortés fait la connaissance de Teresa Carrasco, qu'il épouse en 1830.
La même année, Donoso Cortés part à Madrid, où il travaille avec son père comme avocat. Ses poésies sont appréciées, mais il se fait surtout connaître par son Mémoire sur la situation actuelle de la monarchie, adressé au roi Ferdinand VII, qui lui permet d'obtenir un emploi au secrétariat du ministre de la Justice. C'est un texte d'orientation libérale et conservatrice, dans lequel il défend les droits de Ferdinand VII à occuper le trône contre les partisans de don Carlos. À la mort du roi, il prend parti en faveur de la reine Isabelle II et de la régence de sa mère Marie-Christine des Deux-Siciles.
Journaliste et homme politique(...) Un intellectuel contre-révolutionnaire
La même année, Donoso Cortés est nommé ambassadeur à Berlin, auprès de la Prusse ; les évènements liés au Printemps des peuples contribuent sans doute notablement à l'évolution de ses idées politiques. C'est en effet à ce moment-là qu'il rejette définitivement le libéralisme pour se rapprocher du traditionalisme du philosophe savoisien Joseph de Maistre et du français Louis de Bonald. Ce changement est rendu public dans son Discours sur la dictature3, prononcé le 4 janvier 1849 devant les Cortès espagnols ; il y fait l'éloge du gouvernement dictatorial établi par le général Narváez, défendant la légalité de la dictature gouvernementale comme seule alternative à la dictature de la révolution.
En 1851, il fait publier en français et en espagnol l'Essai sur le catholicisme, le libéralisme et le socialisme, qui est abondamment commenté dans la presse européenne ; certains catholiques attaquent l'ouvrage, ce qui amène Louis Veuillot à prendre sa défense dans son journal l'Univers; ce dernier restera d'ailleurs l'unique éditeur des Œuvres de Donoso Cortés après sa mort. Par la suite, il met sans succès son autorité intellectuelle au service de la réconciliation entre les partisans de Charles V et d'Isabelle II qui se disputent le trône d'Espagne.
Madrid.

Dans les mois précédant sa mort, son pessimisme ne fait que s'accentuer. Il va jusqu'à écrire, dans une lettre du 12 novembre : « Je ne dirai rien sur ce qui est possible à présent ; je crois, en mon âme et conscience, que rien n'est possible. Le grand crime du libéralisme, c'est d'avoir tellement détruit le tempérament de la société qu'elle ne peut rien supporter, ni le bien, ni le mal. » Nommé ambassadeur à Paris, il y décède en 1853. En France, Louis Veuillot et Charles de Montalembert font son éloge funèbre dans l'Univers4 et le Correspondant ; Montalembert se montre cependant plus réservé que Veuillot et critique le rejet absolu du libéralisme exprimé par Donoso Cortés dans ses derniers écrits5.
Postérité
Le 3 avril 1873, le duc d’Aumale (Henri d'Orléans) lors de son discours d'élection à l'Académie française rendit hommage à son prédécesseur le comte de Montalembert en reprenant les propos de ce dernier au sujet de Donoso Cortès : « He darted into fame » (« Du premier bond, il conquit la renommée »). Une édition complète de ses œuvres a été donnée à Madrid après sa mort. Au XXe siècle, sa pensée a été étudiée par un grand nombre de philosophes politiques, de sociologues, et d'historiens des idées, sur­tout allemands (Carl Schmitt, Stuart Schram, Ludwig Fischer, Erich Przywara), mais aussi français (Jules Chaix-Ruy), italiens, espagnols, portugais, etc.


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Alix
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Localisation: montagne

MessagePosté le: Lun 26 Nov 2012, 08:57    Sujet du message: Commentaire Eleison Numéro CCLXXX (280) 24 novembre 2012 Répondre en citant

Trouve t-on ses oeuvres en français?
Merci Gentiloup pour cette biographie.


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Prague
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Messages: 169

MessagePosté le: Lun 26 Nov 2012, 13:45    Sujet du message: Commentaire Eleison Numéro CCLXXX (280) 24 novembre 2012 Répondre en citant

Louis a écrit:




Français
 
  







Il ne manque qu’une seule chose à cette admirable analyse : notre élite gouvernante aurait-elle pu disposer d’une telle marge de manœuvre, les masses auraient-elles pu s’abrutir à ce point-là, si l’une ou l’autre avait conservé le moindre sens d’un Dieu qui nous juge au moment de notre mort, à l’aune de ses Dix Commandements ? Bien sûr que non. Catholiques, réveillez-vous!
Kyrie eleison. (Mgr Williamson)






Ce qui me plaît dans ce commentaire c'est sa conclusion.
En effet nous en revenons au découronnement du Christ. Plus personne parmi nos dirigeants politiques n'est inspiré par Dieu. Tous adorateurs des Droits de l'homme, tous libéraux (au sens du libéralisme), tous, au moins dans la pratique,  athées.
Si un seul parmi ceux qui comptent, croyait en Dieu, sans doute les foules n'en seraient pas à l'état décrit par le commentaire de Mgr Williamson. 
Les nations, plus que les individus, doivent se convertir!
La tête d'une nation convertie c'est le Christ-recouronné, c'est le Christ-Roi!


Louis a écrit:







Français
 
  




C’est dans ce style que parle aujourd’hui le langage « politiquement correct », selon lequel tous les hommes (sauf les neo-Nazis) sont beaux, jeunes, gentils et égaux . On veut faire disparaître les laideurs réelles sous de belles paroles. (Mgr Williamson)




Cette allusion aux néo-nazis, juste dans le fond, me gêne néanmoins. Personne ne peut défendre les thèses nazies, même si elles se sont confrontées  au dogme de la Shoah avant son heure; le nazisme est foncièrement anti-chrétien. On peut même dire que le nazisme a permis  d'exister au dogme de la Shoah.


Si les raisons historiques de l'émergence du nazisme sont dues au règne de Mammon dont les cosmopolites étaient déjà les fer de lance avant l'élection d'Hittler, cela n'empêche pas qu'ils sont des ennemis de Dieu.


Nous, nous devons défendre la foi sans compromission. 


Je n'accuse pas Mgr Williamson de se compromettre, bien entendu, mais ces allusions ne le serviront pas et ne serviront pas non plus les prêtres qui attendent beaucoup de lui, comme nous tous. C'est du moins ma perception de cette allusion.


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Louis
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Inscrit le: 10 Juil 2012
Messages: 282
Localisation: Rome Éternelle

MessagePosté le: Lun 26 Nov 2012, 15:53    Sujet du message: Commentaire Eleison Numéro CCLXXX (280) 24 novembre 2012 Répondre en citant

Alix a écrit:
Trouve t-on ses oeuvres en français?
Merci Gentiloup pour cette biographie.





Oui chère Alix les oeuvres complètes de Donoso Cortes sont disponibles en français aux Éditions Saint-Remi (avec un rabais pour Noël Mr. Green )


http://www.saint-remi.fr/details-catalogues.php?id=%20662


Je vais moi-même les commander, les livres antilibéraux du XIXe siècle n'ont pas d'égal côté littéraire et au point de vue des principes  Okay


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:32    Sujet du message: Commentaire Eleison Numéro CCLXXX (280) 24 novembre 2012

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