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Conférences de Mgr Williamson à Bristol (22-24 juin 2012)

 
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Gentiloup
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MessagePosté le: Jeu 6 Déc 2012, 01:07    Sujet du message: Conférences de Mgr Williamson à Bristol (22-24 juin 2012) Répondre en citant

mercredi 5 décembre 2012 Conférence n°1 de Mgr Williamson à Bristol (22-24 juin 2012)





CONFÉRENCES DE MGR WILLIAMSON - BRISTOL - 22-24 juin 2012  

  
Conférence n°1  

  
Traduction de Fidelis

http://aveclimmaculee.blogspot.fr/
  

  


script anglais



  
Nous remercions vivement Fidelis pour son travail assidu.  

Le Père Le Floch enseignait [aux séminaristes] les grandes encycliques, écrites entre les années 1800 et les années 1920, période où il exerçait alors. L'Eglise n'était pas encore devenue folle au temps du Père Le Floch. Ensuite, l'Eglise ou plutôt les hommes d'Eglise sont devenus fous dans les années 1960, et quand Mgr Lefebvre a fondé son séminaire dans les années 1970, il a institué une chose que je ne pense pas qu'il ait eu de son temps : un cours sur les encycliques, un cours exposant l'enseignement « pur jus » de l'Église sur les erreurs modernes. Je l'ai entendu une fois dire à quelqu'un : « Nous devons faire davantage usage des encycliques. » Ces encycliques dénoncent les grandes erreurs de l'ère moderne, et l'époque moderne a crié, en particulier contre le Syllabus. Celui-ci a vraiment fait hurler les libéraux. Il a touché un nerf. Il a frappé l'époque moderne là où cela fait mal, et l'époque moderne ne l'aimait pas. Gladstone, le grand premier ministre libéral, qui n'était pas catholique, et je suis sûr qu’il n’a jamais été en rien proche de l'Eglise catholique, a proclamé : « C’est une affaire de catholiques. Vous n'avez pas à vous soucier de ce qu'un catholique dit », mais lui s’est inquiété, parce que l'Eglise a frappé exactement sur les points où le monde moderne se conduisait mal. Le Syllabus a frappé exactement sur le vrai problème.


Le problème moderne commence avec le protestantisme. Le protestantisme est à l'origine des erreurs modernes, leur origine remonte au 16ème siècle. Le protestantisme a pris environ un tiers de la chrétienté et l’a tiré vers la gauche : la grâce seule, l’Écriture seule et la foi seule – c’est l'énorme hérésie du protestantisme, qui a miné l'ensemble de l'enseignement catholique, l'ensemble de l'Église catholique et qui a brisé la chrétienté. Dès lors, la chrétienté a été fracturée. Vous vous souvenez peut-être des cinq âges de l'Eglise. Le quatrième âge de l'Eglise a duré environ 1000 ans. Auparavant, il y a eu l'âge des Apôtres, l'âge des martyrs, l'âge des Docteurs, puis les choses se sont stabilisées et calmées, et nous avons eu mille ans sans beaucoup d’hérésies. Il y a eu des hérésies, mais ce n’était pas grand-chose, et tout était plus ou moins tranquille. L'Eglise est toujours en difficulté, mais cela a été relativement tranquille pendant 1000 ans - l'Eglise paisiblement imprégnait la civilisation. A la fin du Moyen Âge, on tombe en décadence et l'hérésie du protestantisme éclate avec Martin Luther en 1517 : toute une partie  de l’Eglise bascule à gauche.


L'Eglise réagit avec la Contre Réforme, qui s'oppose au protestantisme, et qui  reconstruit  l'Eglise, et l'Eglise recommence à se développer. Ensuite, il y a 1789, la Révolution française et le libéralisme surgit. Il y a eu encore 250 ans de civilisation catholique, de 1517 à 1789, pendant lesquels les Jésuites ont été la contre-attaque de l'Église catholique contre le protestantisme. St Ignace est un contemporain de Luther, et tandis que Luther veut  mettre en ordre l'Eglise par la rébellion, St Ignace la renouvelle par la conversion. Ce sont les Exercices Spirituels, qui nous viennent de saint Ignace. Il a fondé les Exercices spirituels, dans leur forme moderne du moins, et chaque pape catholique depuis ce temps, fait l'éloge des Exercices Spirituels et les  recommande. Ils ont été un moyen capital pour fortifier les catholiques contre le monde secoué, brisé et infiltré par le protestantisme. Donc pendant 250 ans, le catholicisme et le protestantisme s’affrontent.


Puis la Révolution française est une reprise du protestantisme, sous la forme du libéralisme. C'est plus subtil que le protestantisme. Cela ressemble moins à une massue qu'à un scalpel. Le libéralisme prétend être catholique. En fait, aussi bien le protestantisme que le libéralisme font semblant d'être catholiques – l'un après l'autre ils sont une forme de faux catholicisme. Depuis le Quatrième Age, l'Eglise a triomphé. Tout le monde sait que l'Église catholique est bien là où elle est, que nous devrions tous être catholiques et que tout le monde doit rendre hommage au catholicisme, mais ils ne veulent pas être catholiques, donc tout ceci est de l'hypocrisie. C'est la prétention d'être catholique sans l’être réellement. C'est une rupture avec le catholicisme tout en faisant semblant d'être catholiques. Le libéralisme est une forme plus raffinée du protestantisme - liberté, égalité, fraternité. Le libéralisme n'a pas la prétention d'être une religion comme le protestantisme, mais, en fait, c'est toute une vision du monde, une prétention de sauver le monde, et c'est essentiellement une réédition des idées du protestantisme. C'est le protestantisme à l'intérieur des pays catholiques.


Par exemple, le libéralisme éclate en France, qui est un pays catholique, où les jésuites ont travaillé. Bien d'autres ordres religieux et de nombreux saints ont été au travail pendant 250 ans : St François de Sales, saint Vincent de Paul, saint Jean Eudes et ainsi de suite. Il y avait une bonne dose de catholicisme au 17ème siècle en France. La France a obtenu son diplôme de catholicité, si je puis m’exprimer ainsi, mais au 18e siècle, le catholicisme du 17e siècle s’est aigri avec le jansénisme. Le jansénisme était une forme de catholicisme protestant, et le jansénisme a conduit au libéralisme. Le jansénisme est très sévère, très « à droite », mais après on a le retour du balancier. Il est déséquilibré, il va trop loin, et le balancier oscille dans la direction opposée, et on obtient quelqu'un qui, de très sévère qu’il était, devient soudain très libéral, et ainsi les jansénistes se transforment en libéraux.


La même chose s'est produite en Angleterre. Les puritains se sont transformés en Whigs à la même époque, vers la fin du 17ème siècle. Le catholicisme avait été éliminé en Angleterre, écrasé par les gouvernements impies   d’Henri VIII, Elisabeth I et Jacques VI. Les Anglais sont durs. Ils sont implacables. Ils ont mis le pied sur l'Église comme quelqu'un qui voudrait marcher sur un insecte et l'écraser. C'est ce que les Anglais ont fait pour l'Église catholique, l'Église catholique a été anéantie. Néanmoins, les Cavaliers étaient des protestants semi-catholiques. En d'autres termes, il y avait cette tendance, chez des protestants, ils éprouvaient encore un grand respect pour l'Eglise catholique et ils voulaient être comme les catholiques. En fait, entre eux et les puritains on en est venu à la guerre, la guerre civile en Angleterre des années 1640, et le roi Charles Ier a eu la tête coupée. Mais les Anglais se sont ressaisis après Oliver Cromwell. Les Anglais ont restauré la monarchie, même si elle a été amoindrie, même si elle était comparativement bien moins puissante qu’avant ; ce fut une monarchie constitutionnelle, et ensuite les libéraux ont pris le dessus. Les puritains se sont transformés en whigs, et les Whigs ont dominé la politique anglaise pendant longtemps.


En France, le protestantisme s'infiltrant dans l'Eglise catholique, s'infiltrant dans l'église de la Contre Réforme, a pris une forme virulente - le jansénisme. Le jansénisme s'est transformé en libéralisme. Le libéralisme a produit la Révolution française de 1789.


La franc-maçonnerie a été introduite à Londres en 1717. La Franc-maçonnerie a produit le libéralisme. Le libéralisme est le résultat de la division du protestantisme du catholicisme. Lorsque le catholicisme était en possession de la civilisation, il était la vérité et tout le monde le savait.


En Autriche catholique, Beethoven a dit : « Dieu et les règles de base de la musique, on ne les remet pas en question.» Dans l'Europe catholique médiévale, on ne remettait pas en question le catholicisme. Celui-ci régnait sereinement. Mais lorsque le protestantisme se fut établi, vous avez eu alors deux systèmes totalement différents. Quelqu’un dit : « Ils ne peuvent être vrais tous les deux. Alors, lequel est vrai ? » Les protestants semblent de bons gars et les catholiques  peuvent sembler un peu mous parfois, alors qui est dans le vrai ? Il fallait choisir entre les « têtes rondes » et les « cavaliers » Les premiers sont très stricts et les autres apprécient le vin et les femmes.


Alors, les libéraux apparurent et dirent : ok, vous les protestants, ok, vous les catholiques, ne vous en faites pas. Soyez de bons protestants et soyez de bons catholiques, et ainsi tout le monde sera content, nous vivrons tous ensemble, et c’en sera fini de ces terribles guerres de religion. C’est cela, le libéralisme. Autrement dit, vos croyances et vos doctrines différentes, tout cela est sans importance. La doctrine n’a pas d’importance. Ce qui a de l’importance c’est d’être quelqu’un sympathique et de vivre dans l’unité. L’unité avant la vérité. « vivons ensemble, aimons-nous les uns les autres. Ne vous souciez pas de nos points de divergence, mais concentrez-vous sur ce qui nous unit ». C’est un autre grand slogan des libéraux.


Le libéralisme provient de l’existence du protestantisme, opposé au catholicisme… Les libéraux viennent et disent : « la doctrine n’a pas d’importance. Continuons tous ensemble » Et ce fut la paix de Westphalie, en 1648. Le libéralisme n’emporte pas les pays avec violence, comme le fait le protestantisme, mais il le fait par la politique. Il sépare la politique de la religion. La religion est rejetée de la politique par le libéralisme. Les libéraux disent : «  Chacun peut avoir sa propre religion, en privé. Ce n’est pas un problème, mais en public, nous nous acceptons les différences. En public, nous ne sommes pas catholiques, nous ne sommes pas protestants.  L’Etat ne sera ni l’un ni l’autre. Mais les individus seront ce qu’ils veulent, dans leur vie privée. « Voilà le libéralisme ».


Le libéralisme est provoqué par la coexistence du protestantisme et du catholicisme. S’il n’y avait pas eu de protestantisme, il n’y aurait pas eu de libéralisme. Le libéralisme c’est : « chacun est libre. Liberté pour tous. Soyons d’accord pour être différents ; les idées ne sont pas si importantes.  Ce qui est important, c’est de vivre ensemble, comme de bons garçons. Ayez la religion que vous voulez, en privé, mais n’obligez personne en public » ce sont les Etats-Unis, qui sont imbibés de libéralisme. L’Angleterre aussi, mais d’une manière différente.
Par l’action des papes, au 19ème siècle, l’Eglise a réagi contre le libéralisme. Ils l’ont combattu, de la même façon que la Contre-Réforme avait combattu le protestantisme. Ils ont écrit des encycliques. Une des premières, en 1832, fut  Mirari Vos de Grégoire XVI. Ce sont les encycliques que Mgr Lefebvre aimait  et voulait  utiliser. Encyclique vient du grec « cycle ». Un monocycle est un cycle avec une seule roue, une bicyclette en a deux, un tricycle trois. « Cycle » signifie « roue » ou « cercle » Une encyclique est une lettre circulaire, qui fait le tour de tous les évêques de la terre. Elles sont écrites pour les évêques et sont donc d’un bon niveau.


Mgr Lefebvre les appréciait parce qu’elles sont la réponse au libéralisme, qui est un énorme problème dans le monde moderne. Si le protestantisme est à l’origine des problèmes du monde moderne, il est évident que le libéralisme les a amplifiés. Apparemment, il est moins haineux envers le catholicisme, mais plus sournois. Au moins, les protestants se dressaient et disaient : « nous vous haïssons et nous allons vous détruire » C’était un combat à visage découvert. Le libéralisme dit : «  nous vous aimons mais nous aimons aussi les protestants. Nous aimons tout le monde, nous sommes d’accord avec tout le monde ». C’est aimable en apparence, mais, en réalité, c’est mortel. En un sens, c’est plus mortel que le protestantisme. Le protestant se trompe, mais, au moins, son esprit demeure ferme. Luther disait : « Voici ma position. Je ne puis faire autrement.» Il prend position. Il n’est pas insipide, alors que tout libéral l’est. De par ces principes, il est inconsistant parce qu’il dit : «  Les idées importent peu. Acceptons les différences. Il n’y a pas de problème. N’ayons pas de problèmes de doctrine, d’idées. Vivons ensemble, soyons heureux ensemble, coexistons et que chacun garde ses propres convictions dans le privé » Le libéralisme, apparaît plus sympathique que le protestantisme, mais il est plus mortel, et le monde moderne est complètement libéral.


Les protestants se sont mués en libéraux. Aujourd’hui, il y a peu de protestants convaincus. Ils existent encore, mais  l’état général des esprits est libéral. En philosophie, c’est Kant, le terrifiant Emmanuel Kant,  philosophe allemand. Il a systématisé le concept que les idées sont inutiles. Il a créé un système autour de la proposition que nous ne pouvons pas connaître la réalité, que l’esprit ne peut connaître la réalité. De ce fait, l’esprit est vraiment perdu. Le libéral Kant, qui déconnecta l’esprit de la réalité objective est le nœud du problème du modernisme, le cœur du modernisme. C’est pourquoi, s’il y a cent personnes, il y a cent vérités. C’est cela, Kant et son système.  Allez de nos jours dans le département de philosophie de n’importe quelle université, automatiquement, tout tourne autour de Kant, jamais autour de Saint Thomas d’Aquin. Celui-ci fait partie du syllabus, mais  le postulat automatique est : si vous voulez faire de la philosophie, commencez par Kant. C’est le libéralisme.


Les papes du 19ème siècle se sont dressés contre le libéralisme et de nouveau l’Eglise s’est développée. Il y a eu alors un grand effort missionnaire. Par exemple, l’Afrique s’est ouverte. Beaucoup de missionnaires français vont en Afrique, qui n’avait eu de contacts avec les Européens qu’au voisinage de ses côtes. Les Européens n’avaient jamais pénétré beaucoup à l’intérieur. Avec les missions du 19ème siècle, les catholiques gagnent l’intérieur et l’Afrique s’ouvre.  Il en est de même pour l’Asie et l’Océanie. L’Eglise catholique se ressaisit et de nouveau elle s’étend. C’est toujours le même schéma : rassemblement, expansion, corruption, déclin.


Le modernisme apparait vers la fin des années 1800 et il est plus subtil que le libéralisme, qui était lui-même plus subtil et plus venimeux que le protestantisme... Le modernisme est plus sournois et plus toxique que le  libéralisme ou le protestantisme. L’hérésie devient de plus en plus raffinée, à mesure que le temps passe. Une poignée de catholiques, vers la fin du 19ème siècle est ensorcelée par le merveilleux monde moderne, créé par les libéraux et les protestants. Ils disent : «  Eh bien, qu’y a-t-il de mauvais dans le monde moderne ? C’est  OK. Regardez les progrès scientifiques,  regardez le progrès partout dans le monde. Regardez le développement des nations. Regardez notre liberté politique, voyez comme nous nous entendons bien à présent » Ainsi, à sa façon, le monde moderne est attrayant. Dès que vous l’observez attentivement, il se révèle bien moins enchanteur qu’au premier abord, mais il apparait ainsi. Si vous n’y regardez pas de très près, il semble très attirant. Les gens tondent leur pelouse et les trains roulent à l’heure. Vous pouvez prendre un train de Londres à Bristol et y être en deux heures, alors que du temps de Jane Austen, c’était un voyage en diligence de trois ou quatre jours. Et aujourd’hui, en avion, cela ne prend  qu’une heure. Les trains sont rapides, mais l’avion l’est plus encore. Voyez le progrès. Le merveilleux progrès technique. L’Afrique et l’Asie se sont ouvertes. Il y a eu aussi un grand progrès matériel.


En effet, les choses spirituelles ont été rendues incertaines par le protestantisme et le libéralisme, il semble qu’il n’y a plus de vérité claire, comme cela était le cas au moyen-âge… La religion devient une affaire purement personnelle et, donc n’est évidemment plus si importante, puisque la vérité est inconnaissable : nous ne connaissons pas la vérité, ce n’est donc pas si important. Alors où part la fine fleur de l’intelligence humaine ? S’ils ne s’appliquent plus aux choses spirituelles, ils  s’intéresseront aux choses matérielles. Et c’est pourquoi, puisque le spirituel est discrédité, le matériel émerge. Puisque des hommes très talentueux consacrent le meilleur de leur esprit aux choses matérielles, le matérialisme fleurit et cela explique en grande partie pourquoi le monde moderne est si enchanteur. C’est à cause du matérialisme : trains, automobiles, avions, électronique, etc. Le progrès matériel n’a pas cessé depuis et il est essentiellement fils du protestantisme et du libéralisme.


Les catholiques ne sont pas si intéressés par le progrès matériel. Ce n’est pas peccamineux en soi de s’intéresser à cela, mais ce n’est pas si important ni essentiel. Ce qui importe aux catholiques, c’est d’aller au Ciel. Il y a un danger dans l’argent et le matérialisme. Les catholiques ne se préoccupent pas du matérialisme. Libéralisme et protestantisme développent le matérialisme. Ils développent un monde moderne très prospère et enchanteur, au point qu’une bonne partie des peuples européens a abandonné la foi.


La foi est sapée par le libéralisme et le protestantisme, spécialement le libéralisme. Et c’est pourquoi les papes ont combattu ce dernier. Tout en combattant, l’Eglise a poursuivi son expansion au 19ème siècle. Mais, à la fin de ce siècle, il y eut des catholiques qui disaient : « Voyez, le monde moderne triomphe, il réussit ; ça marche, c’est merveilleux. Donc nous devons nous développer et chercher une nouvelle façon d’apparaître comme catholiques tout en ne l’étant pas. Suivre le progrès matériel, la science  moderne, le matérialisme, le libéralisme, mais sous une apparence catholique : c’est cela le modernisme. Celui-ci conserve les apparences, mais évacue la substance du catholicisme… Je donne l’exemple d’un pharmacien. Un après-midi, vous vous rendez à la pharmacie. Toutes les petites pilules sont dans leur flacon respectif avec les étiquettes adéquates. Mais, au milieu de la nuit, quelqu’un s’introduit dans la pharmacie, vide tous les petits flacons, fait un gros tas de pilules sur le sol, puis remet indistinctement les pilules dans les flacons. L’étiquette est la même, les flacons sont les mêmes, mais leur contenu est tout à fait différent. Voilà le modernisme.


Exemple classique et très simple : la Résurrection. Le dogme original de la Résurrection, est que le corps physique réel de NSJC, celui qui avait été crucifié, fut réuni à son âme, par NSJC lui-même, le dimanche matin et revint à la vie. C’est le même corps, mais mystérieusement différent. Et il sortit du tombeau. Voilà ce que croient les catholiques. C’est la réalité, c’est le vrai contenu de la bouteille. D’accord, c’est difficile à croire, parce qu’habituellement, personne ne revient de parmi les morts. Normalement, personne ne sort de sa tombe, ne passe à travers les murs, parle et mange du poisson, etc…, comme les Evangiles nous apprennent que Notre Seigneur fit. Alors, que va-t-on faire ? Eh bien, les modernistes disent : « Ce que la résurrection signifie vraiment, c’est que lorsque deux, trois, quatre ou cinq  personnes se réunissent, si elles pensent toutes à Jésus-Christ et aiment ensemble Jésus-Christ, Jésus-Christ revient à la vie parmi elles et c’est la Résurrection » Cela ne demande aucune Foi. C’est totalement naturel. Ce sont juste des personnes qui se sentent bien, parce qu’elles pensent toutes à Jésus. Donc, le contenu [de la notion] est entièrement différent, bien qu’on garde les mêmes mots. C’est le modernisme. Vous gardez tous les mots, vous conservez toutes les apparences, mais le contenu est complètement changé. En conséquence, les caractéristiques de la Foi sont menacées.


[A cette époque, les modernistes] ne sont qu’une poignée et un certain nombre sont prêtres. Ils constituent une  menace très sérieuse, car si on les laisse tranquilles, ils vident complètement la religion catholique et l’Eglise de toute substance. Celui qui les a combattus, c’est Pie X. C’est la raison pour laquelle Mgr Lefebvre a choisi le nom de Pie X pour la Fraternité, car ainsi que Mgr Lefebvre le savait, le problème d’aujourd’hui est le modernisme. C’est pourquoi le saint patron de la Fraternité est l’homme qui a infligé une rude défaite au modernisme, par sa grande encyclique Pascendi,  en 1907, et aussi par  Lamentabili , qui est un catalogue des erreurs modernes, comme le Syllabus… Pie X a mis le modernisme hors de combat...Si vous prenez le manuel d’un séminaire  catholique des années 1930 ou 1940, vous lirez : « le modernisme était un petit problème soulevé par des prêtres français discutailleurs. » « Mais c’est fini et nous en avons terminé. Le modernisme n’existe plus, il est mort. Le problème a été traité par Pie X et nous sommes à présent de grands catholiques » 


Encore une fois, l’Eglise reprit son expansion. Il y eut un travail missionnaire énorme au 20ème siècle. Sous Pie X, au commencement du 20ème siècle, l’Eglise a connu un grand épanouissement. Par exemple, en Angleterre, ce fut la génération des Benson, Chesterton et Belloc, avant la 1ère guerre mondiale et aussi après. C’était une bonne période pour l’Eglise. C’était aussi le cas en France, à la même époque. Mais le diable ne dort pas et alors qu’il semblait apparemment que Pie X l’avait vaincue, la maladie  de vouloir adapter l’Eglise au monde moderne, le modernisme continuait à se propager. C’est pourquoi on l’appelle modernisme, parce qu’on veut changer la substance du catholicisme pour l’adapter au monde moderne. Le monde moderne est intrinsèquement anticatholique et il est très inconfortable de vivre comme un  catholique dans le monde moderne, parce que celui-ci,  profondément, subtilement, insidieusement et intelligemment fait pression contre ce qui est catholique.  « Je suis tiraillé, pris entre deux feux et je n’aime pas cela... Alors, je vais vider de sa substance  le catholicisme, je vais le changer, de façon à ce qu’il s’adapte au monde moderne. » Voilà le modernisme. Il y a de plus en plus de catholiques qui sont contaminés par l’idée qu’il faut adapter ce bon vieux catholicisme, cette  Eglise moyenâgeuse, cette Eglise constantinienne, cette Eglise tridentine. Elle est trop vieille et trop démodée.


La contraception : « Comment un couple marié peut-il vivre dans une ville moderne et avoir tous les enfants qu’il aurait s’il ne pouvait utiliser la contraception ? » Voilà un exemple réel de la pression exercée par le monde moderne sur la morale catholique. Bien sûr, les méthodes artificielles de contrôle des naissances sont mauvaises, intrinsèquement mauvaises et elles le seront toujours « mais c’est austère, c’est difficile. » « Ah ! L’Eglise doit s’adapter. Il est impossible, de nos jours, de ne pas utiliser ces méthodes artificielles. Ce n’est pas possible. L’Eglise est hors du coup. » Je suis certain que vous avez entendu ce genre de propos.


Nous avons vécu deux guerres mondiales, qui ont ébranlé toute la civilisation, ont tout remis en question et promu le libéralisme, parce que, lorsque des nazis, par exemple, ayant des idées clairement affirmées, ont gazé six millions de juifs pense-t-on, alors il se produit un discrédit général des idées, ce qui entraine une nouvelle grande avancée du libéralisme. Le modernisme, bien évidemment, est en phase avec le libéralisme et le protestantisme. C’est le libéralisme et le protestantisme encore plus subtilement et plus profondément introduits à l’intérieur de l’Eglise. L’attaque est toujours dirigée contre l’Eglise. A l’évidence, le protestantisme est contre l’Eglise catholique. Le libéralisme est plus subtilement contre l’Eglise, en la sapant. Le modernisme sape toute la doctrine de l’Eglise.  L’Eglise doit être mise au goût du jour : « vous avez besoin de mettre à jour l’Ave Maria, les stations du chemin de Croix. Si rien n’est mis à jour,  ce n’est plus vivant, plus réel, plus authentique. Tout doit être changé pour être authentique ». C’est le principe du modernisme.


Mais le monde moderne exerçant une pression de plus en plus forte,  dans les années 1960, la grande masse des catholiques a viré à gauche et ce fut Vatican II. C’est le néo-modernisme, la reprise du modernisme... Vatican II, ce sont les hommes d’Eglise s’entendant avec le monde moderne, adaptant la totalité de la religion catholique au monde moderne. Pie X avait défait le modernisme et réduit à la clandestinité comme un serpent, mais les hommes modernes aiment leur monde moderne. Un célèbre moderniste, du nom de Marc Sangnier, était à la tête d’un mouvement nommé le Sillon. Pie X  condamna ce mouvement, car il était faux et libéral, et Sangnier dit : « Oh oui, Très Saint Père, je suis d’accord. Oui, je me soumets, je me soumets, je me soumets. Oui, Très Saint Père » En fait, il ne le fit pas, et encore une fois, nous constatons l’hypocrisie des temps modernes. 


L’homme moderne est difficile à convaincre. Vous pouvez tenter de le persuader, mais les arguments n’ont pas prise sur lui. Il ne fonctionne pas par des arguments. Il ne pense pas. Combien de gens connaissez-vous aujourd’hui, qui réfléchissent réellement ? Pas beaucoup. Aujourd’hui les gens se comportent en fonction de leurs sensations. Ils marchent au sentiment, ce qui explique pourquoi la politique marche bien à la télévision. Qui a le plus beau sourire « dentifrice » à la télévision ? Qui semble bien à la télévision ? Un politicien aujourd’hui doit apparaitre sous un bon jour à la télévision. C’est absolument nécessaire. La politique marche au moyen de la télévision. Elle ne marche pas par le contenu. L’homme moderne n’est pas un homme de fond. Ce n’est pas un homme de fond et il est insatisfait.


Maintenant, c’est la masse des catholiques [qui fait pression contre l’Eglise], parce que, depuis les années 1960, de nombreux catholiques vivent dans une grande ville, partout dans le monde, et, dans une grande ville, les méthodes artificielles de contrôle des naissances, par exemple, sont considérées comme nécessaires et indispensables, et il existe une forte pression de la part de beaucoup, beaucoup de catholiques sur leurs prêtres, leurs cardinaux. Les cardinaux ainsi que les prêtres ne prient pas assez. C’est, sans aucun doute, un sérieux problème. Ils ne prient pas assez et n’ont pas la grâce. C’est ce que Saint Thomas More disait au sujet du clergé anglais, au temps du protestantisme. La télévision, la radio, la presse distraient les hommes d’Eglise. Il y a aussi une pression de la part d’une bonne partie des laïcs, mais pas de tous les laïcs, en aucune façon. Il y a eu plus de résistance à Vatican II parmi les laïcs que parmi le clergé. Une des raisons est que le démon travaille plus dur sur les prêtres qu’il ne le fait sur les laïcs. En effet, s’il peut attraper un prêtre, il pourra peut-être attraper cent âmes. S’il attrape un laïc, c’est un laïc et peut-être sa famille, soit huit ou dix âmes. Cela paie bien plus de corrompre un prêtre qu’un laïc. Le diable travaille dur sur les hommes d’Eglise. Avec des siècles de toujours plus de subtilité, de corruption répandue, et maintenant, presque toute l’Eglise bascule à gauche. Le néo modernisme est dans le droit fil du modernisme, du libéralisme, du protestantisme. C’est toujours, depuis la révolution française, un basculement  à gauche. 


Quand les gens commencent à parler de la droite et de la gauche et demandent d’où viennent ces termes, la réponse est : de la Révolution française. Lors d’une session de l’assemblée, qui dirigeait la révolution, à un certain moment, les députés se séparèrent en droite et gauche, avec les modérés à droite et les enragés à gauche. Et c’est pourquoi on parle depuis ce moment de droite et de gauche. En fait, si vous étudiez la Révolution française, tous étaient des révolutionnaires, mais ceux de droite étaient plus modérément révolutionnaires que ceux de gauche.


Donc ce ne sont que virages à gauche. On pourrait qualifier cela de révolution contre l’Eglise catholique.      


Libellés : Traduction française des conférences de Mgr Williamson à Bristol (22-24 juin 2012)


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MessagePosté le: Jeu 6 Déc 2012, 01:07    Sujet du message: Publicité

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Gentiloup
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MessagePosté le: Ven 7 Déc 2012, 16:09    Sujet du message: Suite des conférences Juin 2012 Répondre en citant

Conférence n°2 de Mgr Williamson à Bristol St Saviour's House, 22 - 24 juin 2012.


Conférence n°2 de Mgr Williamson à Bristol 
St Saviour's House, 22 - 24 juin 2012. 

 
Traduction par Fidelis 

 

 

Etant donné que le protestantisme, le libéralisme, le modernisme et le néo-modernisme sont toutes des hérésies analogues, qu’elles s’empilent l’une sur l’autre le modernisme contenant tout le libéralisme et le protestantisme, Saint Pie X a dit que le modernisme était l’égout collecteur de toutes les hérésies. C’est l’égout collecteur de toutes les hérésies parce qu’il déconnecte l’esprit de la réalité et, ainsi, il déconnecte l’esprit catholique de la doctrine catholique. Il n’y a pas une seule hérésie qui ne soit chez elle dans le modernisme, car il les inclut toutes.


Le néo-modernisme est le renouvellement du modernisme, la seule différence étant que le modernisme est maintenant officiel. C’est le modernisme officialisé. C’est un modernisme qui n’est pas le fait de quelques prêtres et de quelques laïques, intelligents et très dangereux, mais peu nombreux, mais un modernisme professé par pratiquement toute l’Eglise. Il y a quelques prêtres dispersés et deux évêques qui restent en dehors : Mgr de Castro Mayer et Mgr Lefebvre, mais l’Eglise entière : Pape, cardinaux, évêques, la plupart des prêtres, tous suivent.


Le résultat est que seuls ces deux prélats : Mgr Lefebvre et Mgr de Castro Mayer, deux évêques, s’accrochent fermement et tiennent bon. Indubitablement, il y a d’autres évêques qui gardent la Foi, mais il n’y en a pas d’autres qui agissent avec cette Foi qu’ils gardent. Le cardinal Siri était un bon cardinal. Il aurait pu être élu pape en 1958 ou en 1963, mais les mauvais, francs-maçons et juifs mirent une terrible pression sur lui. Ils ont dit qu’ils allaient tuer toute sa famille, ils menaçaient sa famille. Et donc il dit : « d’accord, je ne veux pas être pape ». Je pense qu’il a été élu mais qu’il n’a pas voulu être pape. Cela semble très possible.


Mgr Lefebvre crée la FSSPX et Mgr de Castro Mayer vient l’assister pour la consécration des quatre évêques. Ce fut un grand moment car Mgr Lefebvre apprécia beaucoup que Mgr de Castro Mayer soit venu l’assister pour les consécrations. Il a dit : « La présence de Mgr de Castro Mayer est la preuve que je n’ai pas sorti tout cela de ma seule tête. Je ne suis pas en train de créer ma propre Eglise. C’est l’Eglise Catholique que j’ai reçu, c’est la vraie Eglise Catholique et la présence de Mgr de Castro Mayer en est la preuve. Et Mgr de Castro Mayer, dans un magnifique sermon, qu’il donna lors des sacres eut cette parole : « Je considère que j’aurais commis un péché mortel si je n’avais pas été là aujourd’hui ». Splendide !


La consécration des évêques fut vraiment le moment où la FSSPX se mit réellement à suivre sa propre route. Mais elle appartient à l’Eglise. Les six évêques furent tous « excommuniés », mais ces excommunications n’étaient pas valides, parce que dans le droit canon, même si vous vous trompez mais que vous pensez que vous agissez en cas de nécessité, la sanction de l’Eglise ne s’applique pas. Si vous vous trompez, mais que vous êtes sérieux et sincère, même si vous êtes dans l’erreur mais que vous estimez que vous agissez pour un motif suprême, la sanction ne s’applique pas et, de ce fait, les excommunications n’étaient pas réelles.


Et maintenant, devinez ce qui arrive ? Encore une fois la Fraternité connaît une secousse venant de l’intérieur, venant de celui qui est à sa tête, et qui fait pression pour qu’on suive sa voie. C’est mon avis. Si l’un d’entre vous désire connaître l’avis de certains de ceux qui suivent cette voie, à commencer par Mgr Fellay, il est le bienvenu, en ce qui me concerne. Mon opinion est que c’est cela qui se passe, mais je n’impose mon avis à personne. Je vous donne mes arguments pour expliquer que je crois que c’est cela qui arrive, et ensuite quelqu’un d’autre peut vous donner des arguments opposés. Vous êtes des adultes, vous êtes des hommes, vous êtes responsables de vos âmes, certains ont des familles dont ils sont responsables, prenez votre propre décision. Ecoutez les deux côtés et prenez votre propre décision. Je n’impose mon opinion à personne et je ne souhaite pas parler irrespectueusement de Mgr Fellay ou de tout autre autorité de la Fraternité de Menzingen, mais je pense sérieusement qu’ils ont tort. Je pense qu’ils ont gravement tort.


Il y a une ligne droite, que seuls Mgr Lefebvre et Mgr de Castro Mayer suivaient vraiment. Mgr Lefebvre a dit, lors des consécrations, que cette ligne était « l’opération survie » [c'est-à-dire les sacres], alors que traiter avec la Rome néo-moderniste eut été « l’opération suicide ». Les autorités de l’Eglise, tous ces cardinaux, évêques et prêtres qui se sont abandonné au modernisme, au libéralisme et au protestantisme (car c’est effectivement ce qu’ils ont fait, en se déplaçant parallèlement aux modernistes, aux libéraux et aux protestants), tous sont sur la mauvaise voie. Ils ont perdu la boussole, la boussole catholique. Mgr Lefebvre a dit que  si nous ne suivons pas la Rome moderniste, la Rome conciliaire, toutes ces autorités de l’Eglise conciliaire, qui croient dans le deuxième concile du Vatican, si nous n’allons pas avec eux, alors nous faisons « l’opération survie ». Si nous allons avec eux, c’est « l’opération suicide », car ils ont perdu la bonne direction, ils s’en écartent, ils ont quitté la ligne droite en partant vers la gauche.


Quels furent les fruits ? Les fruits sont un très bon « test ».Souvenez-vous du sermon sur la Montagne de Notre Seigneur. Celui-ci de dit pas :  « Je veux que vous soyez tous des théologiens, que vous lisiez les publications théologiques, que vous étudiiez saint Thomas d’Aquin. »  Notre-Seigneur dit : « Jugez l’arbre à ses fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits et un mauvais arbre ne peut porter de bons fruits.» Un arbre à moitié bon et à moitié mauvais, portera des fruits moitié bons et moitié mauvais. Ce n’est pas toujours blanc ou noir. Il y a le gris. Quels furent donc les fruits des consécrations ? La Fraternité se développa.


C’est toujours comme cela : lorsque les papes et, par exemple, la Contre-Réforme, lorsque la ligne catholique est fermement maintenue, alors l’Eglise recommence à se développer. Mais un nouveau cycle de corruption et un nouveau virage à gauche ont marqué cette époque moderne. Le monde moderne est ainsi fait. Il est profondément façonné par le protestantisme, cet éloignement de Dieu. Cela a commencé avec le protestantisme, ou plus exactement avec la Renaissance. Les trois « R » : Renaissance, Réforme, Révolution. C’est la rupture avec l’Eglise, c’est la rupture avec Dieu, c’est le grand mouvement d’apostasie. Ainsi, dans la majeure partie de l’Eglise, ce qui est arrivé, c’est une apostasie croissante, avec bien sûr de nobles exceptions et des âmes s’y refusant. Quand des âmes veulent être catholiques dans l’Eglise conciliaire, que font-elles ? Elles rejoignent la FSSPX. Jusqu’à présent, elles ont pu trouver dans la Fraternité un refuge contre l’aberration conciliaire. Les fruits de la FSSPX étaient le catholicisme. Les fruits du concile étaient une corruption croissante et la destruction de l’Eglise.


Je crois que Malachi Martin disait qu’il y avait quatre loges maçonniques à l’intérieur du Vatican et l’abbé du Chalard disait la même chose. Il y a de bonnes raisons de dire cela. Malachi Martin dit encore que, peu après l’élection de Paul VI, en 1963, une cérémonie satanique fut célébrée à l’intérieur du Vatican. La grande cérémonie eut lieu à Charleston, aux Etats-Unis, qui est un grand centre maçonnique, mais une cérémonie secondaire, rattachée à celle-ci, eut lieu au Vatican. La grande cérémonie, avec blasphèmes et horreurs fut incontestablement célébrée aux Etats-Unis, mais il y en eut une réplique au Vatican, qui aboutit à la création d’une loge, l’une des quatre. Malachi Martin disait, autant que je m’en souvienne, que Paul VI était au courant mais qu’il ne put rien faire contre, ce qui peut se comprendre. C’est l’état du Vatican. Il est rempli de démons. Le Vatican est rempli de démons. Il est « satanisé » et si vous vous en approchez trop, vous pouvez être contaminé. Vous ne devez pas vous approcher trop près de la Rome moderne. J’ai écrit plusieurs fois, dans le courant des 20 ou 30 dernières années, au sujet du catholicisme du dimanche des années 50. Il y avait trop de catholicisme du dimanche, c’est-à-dire trop de catholiques qui ne l’étaient que le dimanche. Ils gardaient leur religion pour le dimanche et le reste de la semaine, ils vivaient une vie ordinaire, pas suffisamment tournée vers la religion. Séparation de la vie et de la religion. Dieu mis à la porte… On était très pieux le dimanche et on s’inquiétait pas de Dieu le reste de la semaine. C’est un des noms de la maladie : le catholicisme du dimanche. Je l’appelle le « cinquantisme ». C’était quelque chose de vraiment mauvais. Le catholicisme était important, il y avait des foules, il était largement répandu. Il y avait beaucoup de prêtres qui paraissaient très convenables, se comportaient convenablement et avaient une foi convenable. Il y avait de nombreuses religieuses, beaucoup d’écoles paroissiales et de séminaires, avec de nombreux séminaristes. Alors le concile commença et tout s’effondra. Les termites étaient dans l’édifice. Il y avait quelque chose qui n’allait vraiment pas.


Le concile fut une grande chute. Une grande chute signifie deux choses : d’abord, qu’on était à une grande hauteur. Si l’on n’est pas à une grande hauteur, la chute ne peut être importante. Deuxièmement, cela signifie qu’on était au bord de l’abîme puis qu’on a été au-delà du bord. D’un côté, il y avait du bon dans le catholicisme des années 50, Mais, par ailleurs, il y avait quelque chose de pourri au royaume de Danemark, à la même époque. Il y avait quelque chose de pourri dans l’édifice, qui semblait si solide, et l’était encore partiellement. Le cœur n’y était plus. L’édifice s’effrita puis s’écroula.


Dans les années 1990, la Fraternité s’est épanouie et a grandi, et l’Eglise officielle a continué dans cette voie fâcheuse – elle s’est détruite de plus en plus. Il y avait de plus en plus d’immoralité, de pédophilie et d’homosexualité parmi le clergé. Bien sûr, les medias sont un peu coincés : d’un côté ils promeuvent l’homosexualité - « c’est un style de vie alternatif et il n’y a rien de mal à cela ». Mais, d’un autre côté, ils veulent pouvoir accuser les prêtres d’homosexualité. Ils doivent choisir. Si l’homosexualité n’est pas si mauvaise, elle n’est pas non plus mauvaise pour le clergé. Si elle est mauvaise pour le clergé, elle est mauvaise pour tout le monde. C’est pourquoi ces lamentables médias ont trouvé une astuce : « ce n’est pas de l’homosexualité, c’est de la pédophilie ». La pédophilie consiste à agresser les enfants. Ceci est horrible, mais dans la plupart des cas, [j’en ai l’impression,] les abus perpétrés par les clercs l’étaient plus envers des adolescents que des enfants. Je ne sais pas. Je ne l’ai pas étudié. Je pense simplement que les choses ne sont pas telles que le racontent les médias. Ce n’est pas plus justifié envers les adolescents qu’envers les enfants. L’un des quatre péchés qui crie vers Dieu, pour la vengeance, c’est l’homosexualité.


Cela remonte aux années 1980. Cela a existé dans le clergé depuis longtemps. Je me souviens que lorsque j’arrivai aux Etat-Unis, en 1982, je trouvai ce gros livre du père Enrique Rueda sur le réseau homosexuel à l’intérieur de l’Eglise catholique, aux Etats-Unis. C’était en 1982, ce n’est pas récent. Je sais que Mgr Lefebvre aurait dit que si le clergé était tombé dans ce vice, c’est parce qu’il avait perdu la Messe. Les prêtres ne disaient plus la vraie Messe. C’est comme un réacteur nucléaire sans uranium. Le prêtre catholique est fait pour la vraie Messe. Celle-ci et le prêtre vont ensemble. C’est ce que Mgr Lefebvre avait l’habitude de dire : la vraie Messe et le vrai prêtre vont absolument ensemble. Vous retirez la vraie Messe et le prêtre tombe à la mer. Monseigneur aurait dénoncé  cause du mal comme étant la perte de la messe car cette perte est pour le prêtre la perte du cœur de sa vie sacerdotale.


Si vous jugez l’arbre à ses fruits, Mgr Lefebvre avait raison, les sacres étaient justifiés et l’Eglise conciliaire continue toujours sur la mauvaise pente. C’est pourquoi la FSSPX s’est développée. Alors, que pensez-vous qu’allait faire le diable ? Cela a déjà fonctionné quatre fois. Il utilise les mêmes astuces sur l’esprit les gens, les catholiques. La pression particulière qu’il va exercer maintenant, c’est une pression qu’il n’a pas pu exercer auparavant : vous devez appartenir à l’Eglise officielle, vous êtes en dehors de l’Eglise. A en juger par les fruits, cela n’est pas vrai. A en juger par ses fruits, le concile n’est pas l’Eglise Catholique. A en juger par ses fruits, l’Eglise conciliaire non plus.. La FSSPX, à en juger par ses fruits, est l’Eglise catholique et c’est exactement ce que disait Mgr Lefebvre. On peut se demander si la FSSPX aurait fait plus et mieux en rentrant dans l’Eglise officielle. Et Mgr Lefebvre répondait : De quelle Eglise parlez-vous ? Si vous parlez de l’Eglise conciliaire, ce n’est pas l’Eglise Catholique. L’Eglise catholique est Une, Sainte, Catholique et Apostolique. Reprenant ces quatre points, il disait : regardez, l’Eglise conciliaire n’est ni Une, ni Sainte ni Catholique ni Apostolique. Mais la Fraternité possède ces quatre caractères. Ce sont les quatre signes de l’Eglise, les quatre indicateurs, qui disent où se trouve l’Eglise Catholique. Si ces quatre caractères sont présents, vous avez vraiment l’Eglise catholique. S’ils ne sont pas présents, ce n’avez pas l’Eglise Catholique. Ainsi, il s’agissait dans un sens de l’Eglise catholique et cela ne l’était pas dans un autre sens. Cette Eglise a l’autorité. Le pape est le pape. C’est une question difficile : les cardinaux sont cardinaux, les évêques sont évêques, à moins que l’un ou l’autre, peut-être plusieurs, n’aient eu des cérémonies de consécration invalides. C’est une autre boîte de Pandore. Ce ne sont que sacs de nœuds. La situation est terrible.


Le démon est maintenant en train de jouer avec les esprits des gens de la FSSPX. A mon avis, il y a pas mal de prêtres, qui veulent rejoindre l’Eglise conciliaire. Ils veulent aller dans cette direction. On constate déjà que les autorités de la Fraternité découragent toute critique du concile, découragent tout discours contre Assise et enfin découragent et même interdisent qu’on critique le Pape. C’est ainsi que cela se passe.


Regardez les 500 dernières années, disons de 1517 à 2012. Je pense que le schéma est clair. Supposons que ceci soit le cas et envisageons que l’essentiel de la Fraternité prenne ce chemin. Combien dans la FSSPX s’orientent actuellement dans cette voie ? Je ne le sais pas, Dieu le sait, moi pas. La chose terrible est que cela va se reproduire dans quelques années. C’est dans la nature des choses. Ce schéma est là pour une excellente raison : lorsque le démon essaie un « truc » une fois deux fois, trois et quatre fois, et que cela fonctionne, il va recommencer. Ce sont exactement es mêmes forces qui produisirent le catholicisme des années 50, le « cinquantisme », c’est exactement la même tentation qui pèse encore plus sur les catholiques de Tradition de la FSSPX.


Je me souviens avoir lu dans un écrit spirituel, le récit de la vision d’une certaine âme. Il y avait une ville et il y avait un monastère. Au-dessus de la ville, il n’y avait que peu de diables, mais il y en avait une foule au-dessus du toit du monastère, car s’ils parvenaient à faire chuter le monastère, cela serait un jeu d’enfants de faire chuter la ville. Le monastère soutenait la Foi dans la ville. Ces âmes pieuses, agissant comme des paratonnerres écartant la colère de Dieu, protégeaient la ville. C’est pourquoi le démon travaillait spécialement sur le monastère et les prêtres. Le démon avait encore beaucoup de travail à faire sur de nombreux clercs, à ce moment-là, mais maintenant, il y a bien moins de clercs sur lesquels il doit faire porter l’effort. Il y a environ 550 prêtres dans la Fraternité, aussi il y a beaucoup de démons « au chômage », car tout est maintenant dans les mains du démon. Beaucoup de ces démons mis au chômage après Vatican II s’accumulent donc autour des quelques prêtres de la FSSPX. Ceci est seulement mon avis.


Comment tout cela va-t-il évoluer ? Je ne le sais pas. Il y aura une nouvelle rupture et les fidèles seront de moins en moins nombreux et puis encore moins nombreux. A la fin du monde, Notre Seigneur dit (saint Luc ,18, v. 8), « Quand je reviendrai, trouverai-je encore la Foi sur la terre ? » Ceci signifie que l’Eglise Catholique, à la fin du monde sera très réduite en nombre. C’est exactement ce que nous observons aujourd’hui : la diminution du nombre de fidèles catholiques, qui tiennent bon, et suivent la voie droite, sans être tentés de rejoindre le monde et prendre le chemin facile. Il y a aussi la citation qui dit que dans ces jours-là, même les élus seront trompés. Oui, exactement : « si cela était possible, même les élus seraient perdus », quelque chose comme cela.


Oui, c’est cela. C’est une œuvre d’erreur, c’est une oeuvre de fourberie, d’après l’Epitre de Saint Paul aux Thessaloniciens. C’est tout à fait une phrase pour les médias. Ces infâmes médias sont l’erreur même, exactement comme le dit Saint Paul. Les gens accordent trop d’attention aux infâmes médias. Que Dieu bénisse internet, à cet égard. Les mauvais n’ont pas encore réussi à se rendre maîtres d’Internet, et quiconque recherche la vérité peut encore la trouver sur Internet, au milieu d’un amas d’ordures, au milieu d’un tas de mensonges ; la vérité est là. Si vous la cherchez, vous la trouverez et si vous cherchez la vérité, vous la trouverez. Mais dans les médias, vous la trouverez très difficilement à présent. Les mauvais ont la mainmise sur les médias. C’est pour cela que les medias sont vils, c’est parce que les médias sont vils. Ils haïssent vraiment Dieu et veulent faire tomber toutes les âmes en enfer. C’est ce qu’ils essaient de faire.


Ne pensez pas que si quelque chose de bon résulte de l’épreuve actuelle de la FSSPX, les troubles seront terminés. Le démon se remettra au travail. A chaque fois que l’Eglise catholique se rassemble, le démon recommence à travailler dessus. Le concile [Vatican II] a été le plus grand triomphe de Satan de tous les temps contre l’Eglise.



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MessagePosté le: Ven 4 Jan 2013, 21:54    Sujet du message: Conférence n°3 de Mgr Williamson, 22-24 juin 2012, Bristol Répondre en citant

Conférence n°3 de Mgr Williamson, St Saviour's house, Bristol



Conférence n°3 de Mgr Williamson,


 22-24 juin 2012, Bristol


traduction de Fidelis





original anglais de la conférence

Dans cette conférence, Mgr Williamson cite une conférence importante de Mgr Lefebvre, donnée à Ecône le 6 septembre 1990, conférence que l'on peut lire presque entièrement sur le lien suivant, à la rubrique conférences et paroles de Mgr Lefebvre de ce blog. Les parties en italique du texte ci-dessous sont les paroles de Mgr Lefebvre ; les parties qui ne sont pas en italique sont de Mgr Williamson. La traduction anglaise de Mgr Lefebvre s'éloignait un peu du texte français de la conférence. Nous sommes revenus autant que possible au texte français afin de respecter au plus près les paroles de Mgr Lefebvre. La première partie de la conférence étant introuvable en français, nous en sommes restés au texte anglais. Nous nous sommes exceptionnellement éloignés du texte français quand Mgr Lefebvre parle de l'abbé Tam car le fond n'est pas changé et des précisions intéressantes sont données du côté anglais. Nous l'avons signalé dans le texte. 




Permettez-moi de vous lire une conférence donnée par Mgr Lefebvre aux prêtres, à Ecône, à l’automne 1990, quelques mois avant sa mort, au printemps 1991 Je pense que c’est en quelque sorte son testament, l’expression de ses dernières volontés. Il montre le chemin aux prêtres : « deux ans après les consécrations, nous ne devons pas hésiter, nous ne devons pas faire de compromis »


Discours de Mgr Lefebvre à ses prêtres, à Ecône, le 6 Septembre 1990 :


« Concernant le futur, je voudrais vous dire quelques mots au sujet des questions que les laïcs peuvent vous poser, questions qui me sont souvent posées par des personnes, qui ne sont pas trop au  courant de ce qui se passe dans notre Fraternité,  comme, par exemple : « Les relations avec Rome sont-elles rompues ? » « Est-ce que tout est fini ? J’ai reçu, il y a environ trois semaines un appel téléphonique du Cardinal Oddi. »


Le cardinal Oddi était alors relativement bien disposé :


« Alors, Excellence, n’y a-t-il vraiment pas  moyen d’arranger les choses ? » J’ai répondu : « Vous devez changer. Vous devez revenir à la Tradition. Il ne s’agit pas seulement de liturgie, c’est une matière de Foi ». Le cardinal a protesté : « Non, non,  ce n’est pas un problème de Foi, non, non »


Ces romains prétendent que ce n’est pas une question de Foi, mais quelque chose d’autre.


« Le pape est prêt à vous recevoir, il le souhaite. Seulement un petit geste de votre part, une petite demande de pardon, et tout sera réglé. »


Pour le cardinal, c’est donc un petit problème, un problème personnel. Ils ne saisissent pas. Ils ne comprennent pas qu'il y a une guerre à mort entre la religion de Dieu et la religion de l’homme. L’une est théocentrique et l’autre anthropocentrique. Ils ne veulent pas l’admettre. Ils ne veulent pas admettre qu’ils ont un problème de Foi. Ils ne veulent pas reconnaître  qu’il y a eu un changement dans la Foi.


« C’est comme le cardinal Oddi, dit Mgr Lefebvre, il n’aboutit à rien, il ne comprend rien ou ne veut rien comprendre. »


Ces gens-là ne sont pas aussi  stupides qu’ils le paraissent. Ils ne veulent pas comprendre.


« Malheureusement, il en va de même pour les cardinaux plus ou moins « traditionnels »  Ce sont Palazzini, Stickler, Gagnon et Oddi.  [Ils n’ont pas de poids ni d’influence à Rome. Ils ont perdu toute influence. Tout ce qu’ils peuvent faire maintenant c’est faire des ordinations pour la fraternité Saint-Pierre. Cela n’aboutit à rien.] » [en raison d'une erreur typographique, nous ne savons si la partie entre crochets ci-dessus est de Mgr Lefebvre ou de Mgr Williamson]


Ceci est du réalisme : les bons à Rome sont impuissants et n’ont aucun poids. Et c’est la même chose aujourd'hui. Je me souviens de l’abbé Schmidberger, tout réjoui au sujet d’un certain évêque Ranjith. Mgr Ranjith était de Ceylan. Celui-ci avait réellement compris pas mal de choses et quand il a un peu voyagé, on l’a fait cardinal et renvoyé à Ceylan.  Ainsi, il y avait « quelqu’un de bien », en qui l’abbé Schmidberger plaçait ses espoirs, à juste titre, car c’était vraiment quelqu’un de bien, qui comprenait tout ce qui était en question : Rome est aux mains des francs-maçons. Ceux-ci ont mis deux cents ans pour infiltrer le Vatican et en prendre le contrôle et ils ne vont pas revirer et rester les bras croisés. Ils ont pris le contrôle. Oui, je suis un théoricien de la conspiration. Je suis convaincu qu'il y a des mauvais  qui se sont  organisés afin de détrôner Notre Seigneur Jésus-Christ. Ils existent, c’est une réalité, ce n’est pas un fantasme. « Oh, mais vous êtes un dingue de  la conspiration » Oui, je suis conspirationniste. Absolument. C’est ainsi que le monde fonctionne. Qui pense  que les attentats du 7 juillet [2005] qui ont eu lieu à Londres, il y a quelques années étaient un travail fait par des gens dans la place ? Sur internet, il y a des choses très intéressantes. Quelqu'un m’a informé de la possibilité d’un autre attentat, à l’occasion des Jeux Olympiques,  une explosion atomique, par exemple. Ils installent des batteries anti-aériennes. Quelqu'un sait quelque chose. Ou bien ce pourrait être dans le métro. Ils pourraient provoquer une grosse explosion dans le métro. Vous rappelez-vous « V pour Vendetta » ? Ces personnages qui prennent plaisir à émettre des signaux d’alarme, que personne ne prend au sérieux. Pratiquement personne n’y prête attention. Avant le 11 septembre, il y a eu plusieurs films au sujet  d’un crash dans les Twin towers et ainsi de suite. Il y a des signaux du même ordre laissant craindre une explosion, lors des Jeux, donc soyez prêts.


Ne pensez-vous pas que le 7 juillet et les émeutes à Londres, l’été dernier, pourraient être des répétitions pour voir ce qui arriverait et comment ils pourraient le contrôler ? Je ne sais pas. Il est très possible que les émeutes aient été organisées. L’étincelle est prête mais le tas de bois qui doit être enflammé ne l’est pas. Ceci pour dire que ces personnages jouent sur un point faible, dans une situation donnée. Ils ne créent pas la faiblesse. Celle-ci est là. Ils travaillent seulement  pour savoir comment en tirer parti, avant de frotter l’allumette. Tous ceux qui vivent dans les banlieues sont frustrés, spécialement les noirs. C’est comme cela. Pas seulement les noirs, bien sûr. Mais ils prendront probablement part à quelque chose de ce genre. La conspiration ne crée pas ces foules de mécontents, mais elle les utilise. Donc si l’on a une société est saine, dans laquelle il n’y a rien à exploiter, les mauvais ne peuvent pas faire grand-chose, ou beaucoup moins.


« En attendant », dit Mgr Lefebvre, « le problème demeure très grave, et il ne faut surtout pas le minimiser. C’est ce qu'il faut répondre à tous les laïcs qui vous demandent si la crise va finir, s’il n’y aurait pas moyen d’avoir une autorisation pour notre liturgie, pour nos sacrements… Certainement la question de la liturgie et des sacrements est très importante, mais plus importante encore est celle de la foi. »


Et Rome n’a pas résolu cette question. Mgr Lefebvre ne cessait de répéter : « A chaque fois que je parle aux Romains, je continue à soulever la question de la Foi, la question du Concile. Ils ne veulent jamais en discuter ». Il le disait et le redisait, encore et encore. Les mauvais, à Rome ne veulent jamais parler du problème de base, la Foi, problème créé par le Concile. Ils refusent d’en parler.


« Pour nous cette question est résolue, car nous avons la foi de toujours, celle du concile de Trente, du catéchisme de saint Pie X, de tous les conciles et de tous les papes d’avant Vatican II, en un mot la foi de l’Eglise. Mais à Rome ? La persévérance et la pertinacité des idées fausses et des graves erreurs de Vatican II continuent. C’est clair. »
[ NB : dans le paragraphe suivant, la version en anglais de cette conférence de Mgr Lefebvre s’éloigne un peu, dans la forme uniquement, de la version officielle française]


« Monsieur l’abbé Tam (qui était un prêtre de la fraternité, un italien),  nous envoie depuis le Mexique un certain nombre d’exemplaires  de travaux  qu’il poursuit. Travaux très intéressants parce qu’il compile des coupures de L’Osservatore Romano [journal officiel du Vatican] : des discours du Saint-Père, du cardinal Casaroli, du cardinal Ratzinger, les textes officiels de l’Eglise. C’est très intéressant, parce que de tels documents publics sont irréfutables. Ce n’est pas « une conversation que j’ai entendue » ou une rumeur. C’est dans un texte absolument officiel. C’est publié par l’Osservatore Romano, donc on ne peut mettre en doute leur authenticité. Ces textes du cardinal Ratzinger etc. sont stupéfiants, vraiment stupéfiants. Je vais vous en donner de courts extraits. C’est incroyable.


« Ces temps-ci (puisque je suis un peu en chômage) j’ai relu le livre que vous connaissez bien, de Barbier, sur le catholicisme libéral. »


L’abbé Barbier était un prêtre français des années 1900, du temps de Saint Pie X et il y avait quelques volumes.


 « Il est frappant de voir que notre combat est exactement celui des grands catholiques du XIXe siècle depuis la Révolution, … »


Ces grands catholiques, suivaient la ligne des papes du XIXème siècle et les aidaient à combattre le libéralisme. Louis Veuillot, le cardinal Pie, dom Guéranger, c’étaient des héros de la vraie Foi au XIXème siècle contre le libéralisme. Emmanuel Barbier écrit son livre sur le combat entre les catholiques libéraux qui essayent d’adapter le catholicisme à la Révolution française et les vrais catholiques, qui disent que ce n’est pas possible. Mgr Lefebvre dit que son combat, à l’époque de la FSSPX, est exactement le même combat qu’il y a 100, 150 ans auparavant.


« … et le combat des papes Pie VI, Pie VII, Pie VIII, Grégoire XVI, Pie IX, Léon XII, Pie X, jusqu’à Pie XII. Ce combat est résumé dans l’encyclique Quanta Cura et le Syllabus de Pie IX et Pascendi Domini Gregis de saint Pie X. Ce sont des documents sensationnels, qui d’ailleurs ont fait choc en leur temps, et qui ont opposé la doctrine du Saint-Siège devant les erreurs modernes. C’est la doctrine que l’Eglise a opposée aux erreurs qui se sont manifestées au cours de la Révolution, particulièrement dans la Déclaration de droits de l’homme (de 1789 et en 1790, 1791.) Or c’est le même combat que nous livrons aujourd’hui, exactement le même combat. »


Ce qui se passe aujourd’hui au sein de la FSSPX est exactement le même combat.


« … il y a les pro- Syllabus, les pro-Quanta Cura, les pro-Pascendi et il y a ceux qui sont contre. C’est simple, c’est clair. Ceux qui sont contre adoptent les principes de la Révolution française, les erreurs modernes. Ceux qui sont pour le Syllabus et Pascendi demeurent dans la vraie Foi, dans la doctrine catholique, de Pie IX et Pie X. Or, vous savez très bien que le cardinal Ratzinger a dit officiellement que pour lui Vatican II était l’anti-Syllabus. »


En d’autres termes, Vatican II est contre le grand Syllabus de Pie IX. De ce fait, le cardinal se positionne clairement contre ceux qui sont  contre le Syllabus. Le Syllabus est anti-libéral. Ceux qui sont contre le Syllabus sont des libéraux. Ceux qui sont contre ceux qui sont contre sont des anti-libéraux. Le cardinal est du côté des libéraux.


S’il s’est clairement placé contre le Syllabus, c’est donc qu'il a adopté le principe de la Révolution. D’ailleurs il l’a dit très clairement : « L’Eglise s’est ouverte aux doctrines qui ne sont pas nôtres mais qui viennent de la société, etc… » Tout le monde a compris : les principes de 89 [liberté, égalité, fraternité], les Droits de l’homme.


Ainsi  « Nous, (ceux de Vatican II), nous avons adopté les principes de la Révolution française. Nous les avons incorporé à l’Eglise » C’est comme amener un vendeur de glace à sortir ses marchandises au soleil. Il ne vendra pas beaucoup de glace, s’il met tout au soleil. Tout fondra avant qu'il puisse vendre. La glace et le soleil ne vont pas ensemble. La Révolution française  et l’Eglise catholique ne vont pas ensemble.


Mgr Lefebvre  dit : « Nous sommes exactement dans la situation du cardinal Pie, de Mgr Freppel, de Louis Veuillot, du député Keller en Alsace, de Ketler en Allemagne, du cardinal Mermillod en Suisse…  »
(Ce sont tous des héros du combat anti-libéral.)
« Ils ont combattu le bon combat, avec la grande majorité des évêques, car à cette époque là ils avaient la chance d’avoir la grande majorité des évêques avec eux… »


Ce qui est unique dans Vatican II, c’est que la majorité des évêques est du mauvais côté. C’est un renversement total. A cette époque, ils ont eu la chance d’avoir la grande majorité des évêques du bon côté.


« Certes, Mgr Dupanloup (un célèbre libéral) et quelques évêques français à sa suite ont fait exception. De même quelques-uns, en Allemagne et en Italie, ont été ouvertement opposés au Syllabus et à Pie IX, mais ce furent plutôt des cas extraordinaires. »


« Il y avait cette force révolutionnaire des héritiers de la Révolution et, pour leur tendre la main, les Dupanloup, Montalembert, Lamennais…,(des célèbres catholiques libéraux de ce temps) qui ne voulaient jamais invoquer les droits de Dieu contre les droits de l’homme. « Nous demandons le droit commun » c’est-à-dire ce qui convient à tous les hommes, à toutes les religions, à tout le monde. Le droit commun, pas les droits de Dieu…» disaient ces libéraux…


Nous ne prenons pas parti pour les droits de Dieu. Nous voulons seulement les droits de l’homme, comme chacun en est partisan. C’est mignon, mais ce n’est pas assez bien. Les catholiques doivent être du parti des droits de Dieu.


« Nous n’avons pas à hésiter... » Mgr Lefebvre dit en 1990 : « Nous nous retrouvons à présent dans la même situation, il faut ne pas se faire d’illusions : nous menons un combat très fort. »


De 1990 à 2012, voici 22 autres années d’un combat de plus en plus rude. Il ne devient pas plus facile.


« Mais comme il [le combat] est assuré par toute une lignée de papes, nous n’avons pas à hésiter ou à avoir peur. »


En d’autres termes,  pourquoi suivre notre propre route ? Après tout, pourquoi ne pas rejoindre Rome, pourquoi ne pas rejoindre le pape, particulièrement s’il dit qu'il a besoin de nous pour travailler pour lui ? Le pape est aimable, nous le sommes aussi, tout le monde est gentil, nous allons  avoir une gentille fête, tous ensemble dans le jardin. Pourquoi pas ? »
Le petit chaperon rouge : - Oh, Monsieur le loup, quelles belles, grandes dents vous avez ! - C’est pour mieux te croquer, mon enfant. Rome est infestée de francs-maçons. Ce sont des loups. Les romains d'aujourd'hui sont des loups, plus que jamais. Ils haïssent l’Eglise.  Ils haïssent Notre Seigneur Jésus-Christ.


« Certains voudraient changer ceci ou cela, se rallier quand même à Rome, au pape… Nous le ferions, bien sur, s’ils étaient dans la Tradition, et continuaient le travail de tous les papes du XIXe siècle et de la première moitié du XXe. Mais eux-mêmes reconnaissent qu'ils ont pris une voie nouvelle, que le concile Vatican II a ouvert une nouvelle ère, et que l’Eglise parcourt une nouvelle étape. »


Vous devez le croire. La plus grande partie de l’Eglise a quitté les rails. Ils reconnaissent qu'une nouvelle époque s’est  ouverte pour l’Eglise, fondée sur  de nouveaux principes. Il est inutile de les attaquer sur ce point, ils en conviennent eux-mêmes. C’est clair.


 « Je pense qu'il faut inculquer cela à nos fidèles, de telle manière qu'ils se sentent solidaires de toute l’histoire de l’Eglise. Parce qu'enfin cela remonte même avant la Révolution : c’est le combat de Satan contre la Cité de Dieu. Comment cela va-t-il se résoudre ? C’est le secret de Dieu, un mystère. Mais il n’y a pas à se faire de souci, il faut avoir confiance dans la grâce du Bon Dieu.


Les laïcs posent une autre question : Comment tout cela va-t-il finir ? Mgr Lefebvre répond : En fait, je ne sais pas… Même lui n’avait pas la réponse à cette question. C’est  l’affaire de Dieu. Ce n’est  pas notre problème. C’est son Eglise. Je ne sais pas ce qu’il  a l’intention de faire de l’Eglise. Je ne suis pas Dieu. Mais, ce que je sais, c’est qu’ici et maintenant, c’est la ligne que nous devons suivre. Nous ne pouvons  pas marcher sur la pointe des pieds, à travers les tulipes.  Que va-t-il arriver ? Comment tout çà va-t-il se terminer ? « C’est le secret de Dieu », répond Mgr Lefebvre. « C’est un mystère », mais nous devons…


«… combattre contre les idées actuellement en vogue à Rome, celles que le Pape exprime, ainsi que Ratzinger, Casaroli, Willebrands, et tant d’autres, c’est clair. Nous les combattons parce qu’ils ne font que répéter le contraire de ce que les papes ont dit et affirmé solennellement pendant un siècle et demi. Alors il faut choisir. C’est ce que je disais au pape Paul VI. On est bien obligé de choisir entre vous, le Concile, et vos prédécesseurs. »


Il y a une ligne droite et une autre qui est courbe, sans forme :


« A qui faut-il aller ? Aux prédécesseurs qui ont affirmé la doctrine de l’Eglise, ou bien suivre les nouveautés du concile Vatican II que vous avez affirmées. » Réponse de Paul VI : « Oh, il ne faut pas faire de théologie ici. »


Ces libéraux ne pensent pas. Ils ne veulent pas étudier la doctrine, les vraies questions. Ils ont seulement des impressions.


«  Nous n’avons pas à hésiter une minute, (et vient une partie intéressante) si nous voulons ne pas nous retrouver avec ceux qui sont en train de nous trahir. Il y en a qui ont toujours envie de regarder de l’autre côté de la barrière. Ils ne regardent pas du côté des amis, de ceux qui se défendent sur le terrain même du combat, ils regardent toujours un peu du côté de l’ennemi. Ils disent qu'il faut être charitable, avoir de bons sentiments, qu'il faut éviter les divisions. Après tout, ces gens là (les Saint Pierre, l’institut du Christ-Roi et l’institut du Bon Pasteur) disent quand même la bonne messe, ils ne sont pas si mauvais qu'on le dit…» puisqu'ils ont la Messe tridentine !


« Mais ils nous trahissent. » dit  Mgr Lefebvre. Oui, l’institut du Christ Roi, l’institut du Bon Pasteur, les Saint Pierre, ils nous trahissent. Par pitié, ne frayez pas avec des gens qui ont abandonné le combat. Ils ne sont pas de nos amis. Ils serrent la main des destructeurs de l’Eglise. Et qu'en est-il de tous ceux de la FSSPX, allant actuellement à Rome ?  Je vous parie qu'à chaque fois qu'ils rencontrent le pape ou le cardinal et peu importe qui, ils leur serrent la main. Ils serrent la main des destructeurs de l’Eglise. Arrêtons-nous et réfléchissons : ce que dit Mgr Lefebvre  est sensé :


« Ils donnent la main à ceux qui démolissent l’Église, à ceux qui ont des idées modernistes et libérales, pourtant condamnées par l’Eglise. »


Les Saint-Pierre, les Christ-Roi, Dieu seul connait leurs intentions. Je n’ai pas à juger, mais objectivement « ils font le travail du diable » [dit Mgr Lefebvre] parce qu’ils sont compromis. Ils sont les agents de la compromission, et on ne peut faire ami-ami avec ces agents de la compromission. Vous pouvez les apprécier individuellement, mais c’est la Foi qui est en jeu.


Ainsi, « eux qui travaillaient avec nous pour le règne de Notre Seigneur et pour le salut des âmes. » disent maintenant : « Oh, pourvu qu'on nous accorde la bonne messe, on peut donner la main à Rome, il n’y a pas de problèmes ». Voilà comment ça marche ! Ils sont dans une impasse »


C’est vrai aujourd’hui pour l’IBP et la Fraternité Saint Pierre. Ils essaient de défendre la Tradition, alors que leurs patrons leur disent : « vous ne pouvez pas défendre la Tradition ». Ils sont entre le marteau et l’enclume. Mgr Lefebvre n’a jamais voulu se retrouver  dans une telle situation, il refusa toujours d’être dans cette situation, mais maintenant les chefs de la FSSPX veulent se retrouver dans cette situation. Cela n’a aucun sens. Ils ont perdu la boussole. [Si vous voulez comparer,] Ecoutez l’autre son de cloche [de Mgr Fellay]. [Puis] Faites-vous votre propre opinion.


« Qu'on ait des contacts pour les ramener à la Tradition, les convertir, à la rigueur. C’est le bon œcuménisme. Mais donner l’impression qu'on regrette presque, et qu'après tout on irait bien parler avec eux, ce n’est pas possible. Comment parler avec ceux qui maintenant nous disent que nous sommes figés comme des cadavres ? »


Ils vivent avec Rome, ils sont de leur temps, ils sont acceptables, ils sont « buvables », ils sont OK ! Mais nous, oh là là ! Nous sommes rétrogrades, nous sommes retardataires... Ils condescendent à nous serrer la main, mais ne ils ne le méritent pas, disait Mgr Lefebvre.


« Selon eux, nous ne sommes plus la Tradition vivante, nous sommes des gens tristes, sans vie et sans joie. »


C’est incroyable, inimaginable. Quelles relations peut-on avoir avec des gens comme çà, avec ces mauviettes qui se compromettent, qui sont fiers de s’être soumis à Rome, mais qui, depuis qu'ils sont soumis à Rome, ne sont plus capables de défendre la Tradition ou d’attaquer Vatican II, par exemple ? C’est le point clé. » Oh, c’est parfait que vous prêchiez la spiritualité, si vous dites  que Dieu est bon et que Dieu est aimable et que nous devons nous bien conduire nous-mêmes » pas de problème… Mais si  vous dites que Vatican II était n’importe quoi, alors les Romains vont venir. Si vous vous conduisez en homme et que vous attaquez les erreurs, alors ils arrivent, tout feu tout flamme.


« C’est ce qui nous pose parfois des problèmes avec certains très bons laïcs, qui sont pour nous et qui ont accepté les sacres, mais qui ont comme une espèce de regret intime de ne plus être avec ceux avec lesquels ils étaient auparavant, ceux qui n’ont pas accepté les sacres et qui maintenant sont contre nous. « C’est dommage, je voudrais bien aller les retrouver, boire un verre avec eux, leur tendre la main ». Le commentaire de Mgr Lefebvre était : « Cela c’est de la trahison, parce qu'à la moindre occasion ils partiront avec eux. »
Mgr Lefebvre disait : « Il faut savoir ce que l’on veut.  Car c’est cela qui a tué la chrétienté de l’Europe, pas seulement l’Église de France, mais aussi celle d’Allemagne, de Suisse… »


C’est ce qui a permis à la Révolution de s’affermir. Des catholiques tout doux avec les révolutionnaires, des catholiques quittant leur chemin pour  plaire aux révolutionnaires, c’est cela que les révolutionnaires ont utilisé pour faire avancer la Révolution.


 « Ce sont les libéraux qui ont permis à la Révolution de s’installer, précisément parce qu'ils ont tendu les mains à ceux qui n’avaient pas leurs principes. Il faut savoir si nous voulons collaborer aussi à la destruction de l’Église, à la ruine du règne social de Notre Seigneur, ou bien si nous sommes décidés à œuvrer au règne de Notre Seigneur Jésus-Christ.Tous ceux qui veulent venir avec nous, pour travailler avec nous, Deo gratias, nous les accueillons, peu importe d’où ils viennent, mais qu'ils ne nous disent pas de quitter notre chemin pour aller avec eux collaborer avec les autres. Ce n’est pas possible. »


C’est tout à fait logique. Mais cela ne signifie pas que nous devions traiter comme des chiens ceux qui se sont compromis... Non, évidemment non, mais cela veut dire que vous ne devez pas vous comporter avec eux comme s’ils étaient encore les amis qu'ils furent dans le passé, comme s’il n’y avait pas de danger à se mêler à eux, comme s’ils étaient aussi bien qu'ils étaient avant. Non.


« Tout au long du XIXe siècle, les catholiques se sont littéralement déchirés à propos de ce document du Syllabus, pour, contre, pour, contre…»


"Vous vous souvenez en particulier du comte de Chambord que l’on a critiqué d’avoir refusé la royauté [après la révolution de 1870, en France], pour une question de drapeau." 
En 1871, les français ont perdu la guerre contre la Prusse. Cette défaite fut une expérience très salutaire pour les français, et il se produisit un retour à des idées plus saines, loin du libéralisme, tournées vers la monarchie et vers l’Eglise. C’est à ce moment que fut érigée la basilique du Sacré Cœur de Montmartre, comme un acte de réparation, après l’épreuve sanglante subie lors de la guerre franco-prussienne de 1870-71. Alors les français offrirent la couronne à l’héritier légitime du trône de France, mais les francs-maçons firent en sorte qu'il y eut des conditions  à ce retour, à savoir l’acceptation du drapeau maçonnique. Sa réponse fut non.


« Mais ce n’était pas tellement une question de drapeau, le comte de Chambord a refusé d’être soumis aux principes de la Révolution. »
… car les mauvais avaient réussi à présenter l’offre de retour du trône au monarque légitime, de façon à ce qu'il eut dû faire un compromis, pour recouvrer le trône. Il a dit : «  pas de compromis, je préfère n’être pas roi  qu'un roi du compromis. » Et Mgr Lefebvre dit qu'il avait tout à fait raison. Vous ne pouvez pas jouer avec les principes. Le prince a dit : 


 « Je ne consentirai jamais à être le roi légitime de la Révolution ». Et il avait raison, car il aurait été plébiscité par le pays et l’Assemblée, mais à condition d’accepter le parlementarisme, c’est-à-dire les principes de la Révolution. Alors il a dit : « Non, si je dois être roi, je le serai selon mes ancêtres d’avant la Révolution. Il avait raison, c’est à choisir. Avec le Pape il choisissait les principes d’avant la Révolution, principes catholiques et contre-révolutionnaires. »
« Et nous aussi, dit Mgr Lefebvre, nous avons choisi d’être contre-révolutionnaires, avec le Syllabus, contre les erreurs modernes, d’être dans la vérité catholique et de la défendre. »


Nous avons raison, et pas parce que nous sommes la Fraternité Saint Pie X. Regardez ce que fait aujourd'hui la Fraternité Saint Pie X. La Fraternité Saint Pie X est parfaitement capable de devenir folle. Ce n’est pas parce que nous sommes la Fraternité Saint Pie X que nous avons raison, C’est parce que nous suivons  la ligne de vingt siècles d’Eglise. C’est pourquoi nous avons raison et nous ne voulons pas dévier.         

SOURCE: http://aveclimmaculee.blogspot.fr/2013/01/conference-n3-de-mgr-williamson-st.html


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Gentiloup
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MessagePosté le: Mer 6 Fév 2013, 22:32    Sujet du message: Conférences de Mgr Williamson à Bristol (22-24 juin 2012) Répondre en citant

mercredi 6 février 2013 Conférence n° 4 de Mgr Williamson, Bristol, 22-24 juin 2012


http://aveclimmaculee.blogspot.fr/2013/02/conference-n-4-de-mgr-williamson.html






Conférence n° 4 de Mgr Williamson, 


Bristol, 22-24 juin 2012


Traduction de Fidelis





Texte original anglais


vidéo anglaise




Nous nous sommes parfois éloignés du script anglais de la conférence, au moment de citer Mgr Lefebvre, afin de coller parfaitement au texte français initial de la conférence à Ecône du 6 septembre 1990 qu'étudie Mgr Williamson. Pour voir l'étude faite par Mgr Williamson de la première partie de cette conférence à Ecône, il faut aller à la conférence 3. Les parties en caractères gras et en italique sont des citations de cette conférence de Mgr Lefebvre.




Je vous ai dit que nous arrivions à un passage précieux et très important de la conférence que Mgr Lefebvre a donné à ses prêtres, six mois avant sa mort. C’est un passage primordial. Il s’agit du problème des problèmes. Il a parlé de son combat énorme et il dit que le combat dans lequel nous nous trouvons aujourd’hui est exactement le même que celui qui se déroulait au 19ème siècle : c’est le combat du monde moderne et libéral contre l’Eglise catholique, contre la Foi catholique.


« Et nous aussi nous avons choisi d’être contre-révolutionnaires, avec le Syllabus, contre les erreurs modernes, d’être dans la vérité catholique et de la défendre. » C’est une chose très importante à comprendre. Je peux très bien dire : «  Je suis un nul, je ne suis personne. Je suis un pécheur. Oubliez-moi » Mais je n’ai pas le droit de dire aux gens : « oubliez la vérité » Si je suis dans la vérité, je ne peux pas affirmer que je n’y suis pas, sinon je serais un menteur, comme les pharisiens, comme l’a dit Notre Seigneur. Un catholique, qui a reçu la Foi, sait qu’il possède la vérité, il sait que c’est un cadeau de Dieu. Il sait que ce n’est pas sa gloire personnelle, ce n’est pas sa propriété.  Simplement, Dieu lui a offert ce cadeau et il ne peut y être infidèle.


Nous avons raison, dit Mgr Lefebvre. Et quand il dit cela, c’est sans orgueil aucun. C’est une preuve d’humilité. C’est une très grande vérité, à laquelle je me soumets. C’est au dessus de moi. C’est au-delà de moi. C’est bien plus haut que moi. Il n’y a là aucune fierté. Vatican II est profondément faux : « Ce combat entre l’Église et les libéraux modernistes, c’est celui du concile Vatican Il. Il ne faut pas chercher midi à quatorze heures. Et cela va très loin. »
La maladie atteint maintenant l’intérieur de la Fraternité, ce qui est typique du monde moderne. Le monde moderne nous entoure tous, il s’infiltre en nous, il s’est infiltré dans la Fraternité, et au lieu que le trouble soit extérieur, il est maintenant à l’intérieur.


« Plus on analyse les documents de Vatican II et l’interprétation qu’en ont donnée les autorités de l’Eglise, plus on s’aperçoit qu’il s’agit non seulement de quelques erreurs, l’œcuménisme, la liberté religieuse, la collégialité, un certain libéralisme, mais encore d’une perversion de l’esprit. C’est toute une nouvelle philosophie, basée sur la philosophie moderne du subjectivisme. »


Et nous voici de retour à Pascendi. Le subjectivisme : le sujet ne peut connaître l’objet, par conséquent toute vérité est à l’intérieur du sujet, car il est impossible de connaître une vérité objective. C’est Emmanuel Kant. Je ne même pas savoir qu’il y a un  piano ici. Je pense que c’en est un. Je peux me comporter comme si c’en est un. Je peux m’asseoir, je peux en jouer comme si c’en était un, mais, malgré tout, je ne sais pas si c’est un piano. C’est débile, c’est idiot, mais c’est la philosophie moderne. Cela me libère de l’objet, c’est la liberté suprême. Je ne suis même pas dans l’obligation de dire qu’il y a un mur, une porte. Je suis libre. Si je veux dire que c’est une porte, que c’est un mur, je peux le faire ainsi. C’est la philosophie moderne, folle et malade, mais c’est ainsi et le problème est qu’elle a pénétré dans l’Eglise.


Mgr Lefebvre continue : « Un livre que vient de faire paraître un théologien allemand, [Johannes Dörmann] et qui, j’espère sera traduit en français afin que vous puissiez l’avoir en mains, est très instructif de ce point de vue. Il commente la pensée du Pape, spécialement une retraite que, simple évêque, il prêcha au Vatican [en 1976]. Il montre bien que tout est subjectif chez le Pape. »
La pensée de Jean-Paul II est subjectiviste ; c’est un kantien. Il ne connaît pas l’objet.  Toute la religion vient de l’intérieur : la religion est comme le chocolat. Elle est bonne de l’intérieur. C’est une religion du « je me sens bien ». Jean-Paul II l’a déguisée pour lui donner l’apparence de l’ancienne religion mais c’est une nouvelle religion : [[b]« [/b]Malgré les apparences, ce n’est pas catholique. », dit Mgr Lefebvre.] Au lieu d’être complètement objectif, c’est totalement subjectif. « Quand, on relit ensuite ses discours [de Jean-Paul II], on s’aperçoit bien que telle est sa pensée. »


Mgr Lefebvre avait plus de temps pour lire, à la fin de sa vie, quand il n’avait plus à courir le monde, pour confirmer et ordonner. Il lisait Emmanuel Barbier, Johannes Dörmann, et, en un sens, ses yeux s’ouvraient. Instinctivement, il avait raison, quand il combattait tous ces modernistes tordus, et c’était un combat héroïque. Mais cela suggère qu’il n’avait pas tout rassemblé dans son esprit, avant d’avoir lu ces livres. Alors, il vit quelque chose qu’il n’avait pas vu aussi clairement avant. Il avait toujours vu l’importance du Syllabus et de Pascendi. Il n’avait  pas encore vu comment Vatican II et Jean-Paul II étaient profondément fous, mais maintenant, il le voyait : « Quand on relit ensuite ses discours, on s’aperçoit bien que telle est sa pensée. », dit-il.


Il a, sans aucun doute, lu les discours de Jean-Paul II, mais, comme la plupart d’entre nous, il n’a pu les comprendre. C’est très difficile à lire, c’est du charabia, ce n’est pas clair du tout.


Je suis allé deux fois en Allemagne, rencontrer Johannes Dörmann. Il disait  l’ancienne Messe. Il était à la retraite. C’était un vrai théologien universitaire catholique allemand  de la meilleure sorte, car il était resté fidèle à la Vérité. Lorsqu’Assise s’est produit, en 1986, Dörmann se dit : «  Que se passe-t-il ? C’est totalement loufoque. »  Il s’est dit alors : « Je dois trouver ce que cherche cet homme. » Et il s’est infligé la lourde punition de lire tous les livres et tous les sermons, tous les écrits de Jean-Paul II. C’est une punition car ce sont des flots et des flots d’encycliques. Flots qui continuent sans fin et qui sont du baragouin. Mais Dörmann s’est dit : « Je dois éclaircir ce que ce type veut. C’est fou, Assise. » Mgr Lefebvre a eu une réaction identique. Il a réagi violemment alors que Dörmann a réagi calmement mais très fermement.  Ainsi donc, Dörmann a entrepris de lire et d’étudier tous les écrits, discours et sermons de Jean-Paul II. Etant un théologien doué et ayant à l’évidence une certaine persévérance, car il a vraiment dû s’y « coller », il s’y est collé jusqu’à ce qu’il ait déchiffré Jean-Paul II et qu’il ait découvert que c’était un furieux moderniste. En d’autres termes, Jean-Paul II s’arrange pour garder les apparences, ses expressions sont à la limite de l’orthodoxie. Il y a une grande part d’ambiguïté. Vous pouvez interpréter ce que Jean-Paul II dit d’une façon  catholique, mais si vous regardez bien, si vous étudiez soigneusement le contenu, vous voyez ce qu’il y a derrière, et vous voyez en fait que cela s’oriente d’une manière entièrement différente.  Cela va dans la direction de Jean-Paul II voyageant à travers le monde, visitant des tas de religions variées, allant dans  la jungle et serrant la main du roi du vaudou, ou se retrouvant avec un « tilak » indien païen, collé sur le front, et tout cela, c’est n’importe quoi.


Maintenant, voici Benoît XVI allant à la mosquée et y priant à la façon musulmane. Je ne sais ce qu’est précisément la façon de prier musulmane, mais il est allé à la mosquée prier à leur façon. Les musulmans croient-ils en Jésus-Christ ou non ? Bien sûr, que non. Ils pensent que c’est un prophète, mais certainement pas qu’il est Dieu. Que fait-on là ? On encourage tous les catholiques à penser que l’Islam n’est pas si mauvais. C’est un scandale incroyable, mais il y a tant de ces scandales, qu’on n’y fait même plus attention.


Donc Dörmann déchiffre Jean-Paul II et écrit quatre livres. Le premier de ces petits livres, qui est le plus mince et le plus accessible, est comme une introduction aux trois autres. Les trois livres suivants traitent des encycliques de Jean-Paul II, sur le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Il y a trois encycliques : Redemptor Hominis, Dominum et Vivificantem et Dives in Misericordia. Les livres de Dörmann sont difficiles à lire, mais lentement et méthodiquement, il démonte tout et montre les idées cohérentes se cachant derrière le charabia. Ces idées, par exemple, sont que tous les hommes sont sauvés, que tous les hommes sont unis à Jésus-Christ et que celui-ci ne nous sauve pas par sa Passion, mais par son Incarnation. Et le fait que Jésus-Christ s’unisse lui-même à la nature humaine signifie que nous Lui sommes tous unis, que nous le sachions ou non, que nous aimions cela ou non, et de ce fait, nous sommes tous sauvés. Le seul avantage du catholicisme est que nous savons mieux que les autres comment nous sommes sauvés. Ainsi, vous vous baladez dans le monde entier pour dire à tout le monde : « vous êtes de bons gars »- la plupart des gens aiment qu’on leur dise cela – « et vous êtes vraiment sauvés ». Vous ne leur dites pas : «  En fait, vous tous, vous êtes chrétiens », parce qu’ils n’aimeraient pas çà, mais vous dites : tous autant que vous êtes, vous êtes de braves gens, qui avez une belle religion. Vous avez de bonnes intentions, pas vrai, vis-à-vis du Dieu Tout Puissant ? Tous, en définitive, nous croyons au même Dieu, n’est-ce pas ? La plupart des gens se trouvent bien de ce discours.  C’est une aubaine, pour le roi du vaudou que le grand homme en blanc vienne le voir et l’honore, au milieu de la jungle. Wow ! C’est de la super-magie ! Il ne va pas dire au pape qu’il n’en tient pas compte : « Venez et accordez-moi de plus en plus de crédit. Vous pouvez venir me voir une fois par mois, si vous voulez. Si, à chaque fois, on se serre la main et on fait une photo, c’est merveilleux. » C’est la même chose avec les autres, la même chose avec les musulmans. Au lieu d’être méprisés par la religion catholique, comme ils l’ont toujours été, enfin, ils sont respectés et honorés par le patron de l’Eglise catholique.
Je ne peux pas imaginer que les juifs se plaisent à jouer avec le pape, mais puisque cela aide de le tromper,  je suis certain que même les juifs sont heureux de le fréquenter. Je parie qu’ils n’aiment pas çà, parce que le pape est au milieu et pas eux, mais puisque cela aide de le berner… Ainsi, toutes les religions fraternisent avec lui, sans changer un iota de leurs croyances. Pas question de convertir, c’est cela la nouvelle religion – tout le monde est OK et personne n’a besoin de se convertir. C’est un message populaire, et c’est pourquoi, toutes les religions du monde sont venues aux funérailles de Jean-Paul II.


Mgr Lefebvre, après avoir lu Dörmann, est retourné à Jean-Paul II, il l’a lu et il a dit : « Mince, Dörmann a raison. C’est ce que cet homme pense. »  Avant cela, Mgr Lefebvre n’avait probablement jamais vraiment déchiffré ce que Jean-Paul II pensait. Il a compris ce que Jean-Paul II faisait et il a fustigé Assise, avec Mgr de Castro Mayer mais il n’avait pas compris ce qui ce cachait derrière. Maintenant, il a compris et c‘est ce que Dörmann avait entrepris de découvrir. Dörmann a dit : « Qu’y a-t-il derrière tout cela ? Comment un pape catholique peut-il faire ce genre de choses ? Qu’est-ce qu’il fait ? » Ensuite, bien sûr, il a trouvé ce qu’il faisait.


« Malgré les apparences, dit Mgr Lefebvre, ce n’est pas catholique. » Autrement dit, les bouteilles ont toujours les étiquettes dans la pharmacie, mais le contenu est complètement différent. Une apparence de catholicisme est maintenue. Le pape s’exprime, comme Benoît XVI, d’une façon, que l’on peut interpréter comme catholique, mais l’esprit, le contenu, la direction et le mouvement sont complètement différents et ne sont pas catholiques.


« Non, » dit Mgr Lefebvre, « la pensée que le Pape a de Dieu, de Notre Seigneur, vient du tréfonds de sa conscience » : la notion que j’ai de Dieu vient de l’intérieur de moi-même. Elle est subjective. Ce n’est pas le Seigneur Dieu des armées, faisant fumer le Mont Sinaï, devant les israëlites tremblants. Cela est vraiment objectif. Même éloignés de nombreux kilomètres, les hébreux étaient effrayés, parce qu’ils pouvaient voir le seigneur Dieu faisant trembler et fumer la montagne. Dieu est Dieu. Il peut, quand Il veut, faire trembler les montagnes. C’est tout à fait objectif. Si la maison commence à s’écrouler, je ne vais pas dire « c’est seulement mon impression subjective. » Je vais sortir par la fenêtre aussi vite que possible. La réalité me rattrape, de toutes façons. Même si je peux m’envelopper dans mes rêves subjectifs, je ne vais pas traverser devant un camion.


Le Matérialisme : là, je considère la réalité sérieusement. Quand il s’agit d’inventer un nouvel un avion, je vais le faire correctement, pas de façon erronée, car sinon, l’avion va s’écraser. Je choisis de prendre au sérieux les choses matérielles, mais quand on en vient aux choses spirituelles, alors je me fais Dieu, je pense comme j’en ai envie, je définis les commandements auxquels je vais obéir, je dis à quels dogmes je vais croire. Pourquoi ? Parce que le spirituel est idiot, mais le matériel est sérieux – voici l’homme moderne. Nous adorons tous les savants… Il porte des lunettes, il vient à la télévision en blouse blanche, chacun le traite comme un prêtre. La science est la religion de l’homme moderne. La religion est considérée comme une chose stupide pour les femmes et les enfants.


Mgr Lefebvre : « la pensée que le Pape a de Dieu, de Notre Seigneur, vient du tréfonds de sa conscience et non pas d’une Révélation objective à laquelle il adhère par son intelligence. » Les vérités de la Foi nous sont révélées par l’enseignement catholique. La vérité est que la Foi nous est révélée de l’extérieur. Elle est insufflée dans mon esprit. Comment puis-je croire que Dieu est substantiellement, véritablement et réellement présent sous les apparences d’un peu de pain et d’un peu de vin ? Comment puis-je croire cela ?[Je peux être tenté de penser :] Ce sont des blagues. Mon esprit me dit qu’il n y a rien de scientifique, en aucune façon. Mais ce que je dis alors, si j’ai la Foi c’est : Je ne comprends pas. Mon esprit ne peut le concevoir, mais mon esprit se soumet, parce que c’est révélé par Dieu. Donc c’est vrai.  Je crois parce que c’est révélé par Dieu. C’est tout. C’est la Foi. Ainsi, l’esprit se soumet à une vérité lui venant de l’extérieur, objectivement. L’Eglise m’enseigne la transsubstantiation.  Elle me l’apprend. Notre Seigneur a dit  « Ceci est mon Corps, ceci est mon Sang. Vous n’aurez pas la vie éternelle, si vous ne mangez pas mon Corps et ne buvez pas mon Sang. » Ce n’est pas sérieux ? Non, je me soumets. La foi, dit Saint Paul, est une obéissance. Je choisis de soumettre mon esprit et d’accepter ces vérités venant de l’extérieur et dont je n’aurai jamais rêvé... Je n’aurai jamais rêvé du Seigneur Dieu prenant les apparences du pain et du vin, pour me donner une nourriture et une boisson. C’est tellement au-delà de mon pauvre petit esprit. Je ne peux l’imaginer. Mais le fait est là, c’est vrai. Je me soumets, j’accepte… C’est la Foi. Elle est objective et pas subjective. Qui pourrait imaginer Dieu faisant une chose pareille ?


« [Jean-Paul II, dit Mgr Lefebvre] construit l’idée de Dieu. Il a dit dernièrement, dans un document invraisemblable, que l’idée de la Trinité n’a pu venir que très tard, parce qu’il fallait que la psychologie de l’homme intérieur puisse être capable d’arriver à la Trinité Sainte. » En d’autres termes, ce sont les hommes qui ont fabriqué la Trinité. Quoi ? Mgr Lefebvre nous dit que c’est ce que Jean-Paul II a écrit. Cet homme peut-il avoir la foi catholique ? Difficile à croire.


On peut comprendre pourquoi les sédévacantistes le sont. Je ne suis pas et n’ai jamais été -Modéré-. Mais je peux les comprendre. Je fais attention car même quand ils commencent à avoir du succès, les sédévacantistes finissent toujours par se stériliser. Ils [certains] finissent par ne même plus assister à la Messe. Ils ne vont à aucune Messe d’aucun prêtre. C’est une voie dangereuse, aveugle, mais c’est ainsi, si c’est poussé à l’extrême. C’est causé par une réelle d’angoisse – comment quelqu’un peut-il être pape s’il dit qu’on n’a pu croire en la Trinité que tardivement, quand la psychologie des hommes avait suffisamment évolué ? Comment cet homme peut-il être pape ? Je peux comprendre le problème et chacun d’entre nous devrait être capable de le comprendre. Maintenant, dans la Fraternité, c’est l’épouvantail qui est agité devant chacun pour l’inciter à accepter l’idée de rejoindre Rome : « si vous ne venez pas avec nous, vous êtes un -Modéré-. Le -Modéré- est le comble de l’horreur. » Voici l’attitude qui prévaut au sein de la Fraternité, avec ces libéraux. On reste sans voix, c’est stupide, mais c’est ce à quoi  les libéraux s’excitent.


Donc, dans la pensée de Jean-Paul II, nous dit Mgr Lefebvre, le concept de Trinité ne vient pas d’une révélation externe ... Bien sûr que si ! Il vient de l’extérieur. Qui pourrait rêver de l’idée complexe et difficile d’un Dieu, trois en un et un en trois, si elle n’était révélée de l’extérieur ? Les juifs étaient monothéistes. Ils insistaient sur le Dieu unique, Dieu unique, Dieu unique. Ils ont raison. Quel juif aurait jamais rêvé de Dieu trois en un ? Cela ne peut venir que d’une révélation. Mgr Lefebvre, citant Jean-Paul II, dit « que l’idée de la Trinité n’est pas venue d’une révélation, mais du tréfonds de la conscience. » Mes entrailles commencent à s’agiter un dimanche soir, quand je me sens pieux et je conçois l’idée de Dieu trois en un et un en trois, et cela vient de l’intérieur de moi-même : c’est fou, totalement fou et Jean-Paul II est fou. Ainsi, cela a surgi de l’intérieur de l’homme. Cela est venu des profondeurs de la conscience. Incroyable, dit Mgr Lefebvre. Incroyable, mais c’est la réalité. Je ne peux pas croire que quelqu’un imagine que la Trinité vienne de l’intérieur de l’homme, comme une éructation. C’est absurde, mais ces gens-là sont ainsi.


Mgr Lefebvre conclut : « C’est toute une autre conception de la Révélation, de la foi et de la philosophie. » C’est une idée totalement différente de la Vérité et de la manière dont l’homme est en relation avec le monde extérieur, de la manière avec  laquelle il connaît, il pense. Tout vient de l’intérieur – c’est l’orgueil. Cela met l’homme à la place de Dieu. Tout est venu de Dieu, toute la création est venue de Lui, pas de nous. Cela vient de Dieu. Mais si je dis que tout vient de l’intérieur de moi-même, que fais-je ? Je me fais moi-même Dieu.


Mgr Lefebvre : « C’est une perversion totale. Comment sortir de là ? Je n’en sais rien En tout cas, c’est un fait. » Comme ce théologien allemand le montre, car, je le crois, il  a écrit deux parties de son livre sur la pensée du Saint Père, c’est vraiment effrayant. 


Benoît XVI est fondamentalement le même et ce sont ces gens-là qui sont en charge de l’Eglise, et cette mentalité menace de submerger la Fraternité. Au secours, au secours ! C’est cette mentalité qui à présent dévore la FSSPX de l’intérieur, c’est le monde moderne. Celui-ci est entièrement  dans cette absurdité. Les avions volent parce qu’ils prennent la réalité au sérieux, en ce qui regarde les choses matérielles. L’homme moderne est habile à concevoir des avions, pas de problème, mais définir ce qu’est Dieu, savoir d’où Dieu vient, reconnaitre Dieu, réfléchir à Dieu, à la vie, à l’homme et à l’éternité, n’y pensez-pas !


« Ce ne sont pas de petites erreurs. » Ce ne sont pas de petites bagatelles. Nous ne traitons pas de bagatelles. « On se trouve devant tout un courant de philosophie qui remonte à Descartes, à Kant, à toute la lignée des philosophes modernes qui ont préparé la Révolution. » C’est tout le monde moderne. Kant provient du protestantisme. De Luther est venu Kant et de Kant sont venus les modernistes, et de tous est venu Vatican II.


« Voici quelques citations du Pape sur l’œcuménisme publiées dans L’Osservatore Romano du 2 juin 1989 :
« Ma visite aux pays nordiques est une confirmation de l’intérêt de l’Église catholique dans l’œuvre de l’œcuménisme qui est de promouvoir l’unité entre tous les chrétiens. Il y a vingt-cinq ans que le concile Vatican II a insisté clairement sur l’urgence de ce défi à l’Eglise. Mes prédécesseurs ont cherché à atteindre cet objectif avec une persévérante attention à la grâce du Saint-Esprit qui est la source divine et le garant du mouvement œcuménique. Depuis le début de mon pontificat, j’ai fait de l’œcuménisme la priorité de ma sollicitude pour l’action pastorale. C’est clair », dit Mgr Lefebvre.


[C’est clair] que cet homme est à côté de la plaque, mais, comme je l’ai dit plus tôt, il ne s’agit pas seulement des grands problèmes de Vatican II : la liberté religieuse, la collégialité et l’œcuménisme. Il y a quelque chose de plus profond  derrière tout cela. C’est un total détraquement de l’esprit, un renversement complet de l’objet et du sujet. Mon esprit ne tourne plus autour de l’objet : ceci est un piano, je le regarde comme cela, comme cela et comme cela. C’est cela et mon esprit tourne autour de ce que c’est. Mais voici qu’à partir de maintenant, d’après les philosophies modernes, c’est le piano qui tourne autour de mon esprit et si en tournant autour de mon esprit, il devient un nounours, alors le piano est un nounours, car il tourne autour de mon esprit et mon esprit fait du piano ce qu’il est : si  j’en fais un nounours, alors c’est un nounours. Ces gens sont totalement fous.


L’œcuménisme, la liberté religieuse, la collégialité et toutes les erreurs de Vatican II sont le résultat de cette complète révolution dans les esprits, de cette totale destruction, de cette totale aliénation mentale. Cette aliénation est répandue autour de nous et elle travaille maintenant à pénétrer la FSSPX. C’est là la vraie dimension du problème. Nous ne sommes pas confrontés à de petites erreurs. St Pie X a dit qu’il s’agissait de l’égout collecteur de toutes les hérésies. Ce n’est pas une seule hérésie. Si je dis que Dieu est en quatre personnes, cela nie la Trinité mais pas la transsubstantiation. Cela ne nie pas ceci, cela ou autre chose. C’est, pour ainsi dire, une hérésie localisée. L’hérésie moderne n’est pas localisée, l’hérésie moderne est la dissolution totale de la saine pensée, l’incapacité de concevoir une pensée saine et c’est répandu tout autour de nous.


Faisons cent mètres dans cette direction. Supposons que nous arrivions à la maison d’un médecin. (Bien sûr, je ne le connais pas, c’est une invention.) Ce cher docteur, chaque matin, se rend en voiture à l’hôpital de Bristol, il s’occupe de ses patients, c’est un médecin moderne qui dispense une médecine moderne etc. Mais si vous le branchez sur le sujet de la religion, de la philosophie, il en arrivera à ce tas d’immondices. Il prend encore la réalité sérieusement parce qu’elle est matérielle. La médecine pour soigner les êtres humains est au moins clairement matérielle car nos corps sont matériels et ils reçoivent des soins et des médicaments matériels. Ils ne savent rien de l’âme mais ils ont cette  gigantesque variété de médicaments puissants, pour traiter le corps et quand ils ne peuvent pas traiter les âmes, ils donnent un médicament très puissant au corps, si bien que le pauvre type devient un zombie et c’est là tout ce que la médecine moderne peut faire. Mais si vous le mettez sur un autre terrain que la médecine, que vous le remettez dans la réalité prise dans son ensemble, il est totalement hors du coup. L’erreur profonde est partout autour de nous et elle s’infiltre en nous, tout le temps.


Je me souviens des sœurs dominicaines de l’Idaho. Elles arrivaient de France et je connaissais Sœur Gabriel, qui avait la charge des premières années à l’école. Elles sont arrivées et elles ont commencé l’école avec des petites filles La façon de faire des dominicaines est la suivante : on commence avec les deux plus petites classes et après, chaque année, on ajoute une classe. Ainsi, l’école commence avec des filles qui ne sont pas déjà contaminées par les façons modernes, mal éduquées et inéducables. On commence petitement et lentement on construit. Ainsi elles ont commencé petitement avec des filles relativement jeunes, et je me souviens de la sœur me disant une fois :  « Durant la récréation, aujourd’hui, nous avons vu les petites filles accroupies observant des coccinelles, par terre. » La sœur m’a dit : « C’est un grand triomphe. » Parce que ces petites filles sont déjà dans le monde virtuel, de la télévision, d’internet, le monde irréel de l’électronique et voir ces petites filles regarder un objet de la vie réelle, leur esprit travaillant sur cet objet réel au lieu de rêver dans le virtuel, constituait un grand pas en avant pour les sœurs enseignantes.   
La sœur m’a dit : « Ces petites filles, elles mentent. » La vérité est ce qu’elles créent sur le moment. Elles n’ont aucune idée du 8ème commandement, parce qu’elles n’ont aucune idée de la vérité et c’est pourquoi elles n’ont aucune idée du mensonge. Ce qu’elles prennent dans leur tête est aussi vrai que ce qu’elles n’y prennent pas. Ce sont des filles issues de familles relativement catholiques traditionnelles, qui souhaitent que les dominicaines enseignent à leurs enfants. La première chose que doivent leur apprendre les sœurs est le sens de la réalité et donc ce fut un grand progrès quand ces petites filles ont observé la réalité, au lieu de se faire elles-mêmes le centre de la réalité.


On ne devrait pas appeler les enfants des étudiants. Ce n’en sont pas. Ce sont des enfants, des élèves, garçons et filles, jusqu’à l’âge de 18 ans. Même les étudiants à l’université ne devraient pas être appelés étudiants, car la plupart d’entre eux, aujourd’hui, n’étudient rien du tout à l’université. Quand j’entends que quelqu’un est à l’université, je demande : « Qu’étudiez-vous ? A quelle université allez-vous ? »   « Oh, j’étudie la science domestique. » Bon, si elle étudie la science domestique, c’est bon pour elle, parce qu’il y a une petite chance que cette science ait un léger rapport avec les tâches ménagères qui  sont ce que la pauvre fille devrait apprendre dans la perspective de devenir une bonne épouse et une bonne mère, qui veille sur ses enfants et son mari et élève la nouvelle génération. Sinon, si nous n’avons pas de filles qui élèvent la nouvelle génération, les musulmans vont conquérir l’Angleterre, dans les dix, vingt, trente ou quarante ans qui viennent. Eux, les musulmans, ont des enfants alors que ces « merveilleux » blancs « supérieurs »  n’en n’ont pas, certainement pas assez pour garder l’Angleterre blanche et anglaise. C’est entièrement la faute de l’Angleterre et des Anglais.


Mgr Lefebvre : « Et le Pape fait sans arrêt bien d’autres discours sur l’œcuménisme parce qu’il reçoit constamment des délégations d’orthodoxes, de toutes les religions, de toutes les sectes. Mais on peut dire que cet œcuménisme n’a pas fait faire le moindre progrès à l’Eglise. Il n’a abouti à rien, sinon à conforter les autres dans leurs erreurs, sans chercher à les convertir. » ce qu’Isaïe appelle « mettre un oreiller sous le péché », en les rendant à l’aise dans leurs erreurs, sur le chemin de l’enfer.


[Mgr Lefebvre :] « Tout ce qu’on dit est un véritable charabia : la communion, l’approche, nous désirons bientôt être dans une communauté parfaite, nous espérons bien d’ici peu pouvoir communier dans les sacrements de l’unité… Et ainsi de suite. Mais ils n’avancent pas, et il est impossible qu’ils avancent jamais. » Pourquoi ? Parce que l’Eglise catholique est une Eglise de Vérité. La Vérité est fondamentale pour l’Eglise catholique. Devant Pilate, Notre Seigneur a dit : « Je suis venu pour annoncer la Vérité, et ceux qui appartiennent à la Vérité écoutent ma voix. »


Mgr Lefebvre continue avec un autre cas. Il passe du pape au cardinal Casaroli, alors Secrétaire d’Etat, un autre vrai délinquant qui doit bouillir en enfer. D’après l’Osservatore Romano de février 1989, il parle ainsi devant la Commission des droits de l’homme des Nations Unies, (c’est vraiment Casaroli qui parle) : « En répondant avec beaucoup de plaisir à l’invitation qui m’a été adressée de venir jusqu’à vous et en vous apportant les encouragements du Saint-Siège, je désire m’attarder quelque peu – et tous le comprendront – sur un aspect spécifique de la liberté fondamentale de penser et d’agir selon sa conscience, donc la liberté de religion. »
Mgr Lefebvre commente : « Entendre des choses comme cela dans la bouche d’un archevêque ! » (“liberté fondamentale de penser et d’agir selon sa conscience, donc la liberté de religion”). Mgr Lefebvre était ébahi de voir des dignitaires de l’Eglise proférer de telles choses.
Retournons à Casaroli : « Jean-Paul II n’hésitait pas à affirmer l’an passé dans un message pour la Journée mondiale de la paix, que la liberté religieuse constitue comme une pierre angulaire dans l’édifice des droits de l’homme.
L’Église catholique et son Pasteur suprême, qui a fait des droits de l’homme l’un de grands thèmes de sa prédication, n’ont pas manqué de rappeler que dans le monde fait par l’homme et pour l’homme… » Mgr Lefebvre s’interrompt : « dixit Casaroli ! » Ce sont les propres mots du cardinal Casaroli : « un monde fait par l’homme et pour l’homme… » Le cardinal continue : « … toute l’organisation de la société n’a de sens que dans la mesure où elle fait de la dimension humaine une préoccupation centrale. » Monseigneur commente : « Dieu, on n’en parle pas, pas de dimension de Dieu dans l’homme, c’est affreux. C’est le paganisme. »
Monseigneur cite Casaroli de nouveau : « Tout homme et tout l’homme, voilà la préoccupation du Saint-Siège, telle est sans doute la vôtre aussi ». 


La préoccupation de l’Eglise n’est pas l’homme, c’est Dieu, parce que Dieu est ce que cherche l’homme. Dieu est ce pourquoi nous sommes là, pour aller au Ciel. L’Eglise se préoccupe de Dieu, pas de l’homme et voici un dignitaire de l’Eglise allant devant les Nations Unies et répétant : «  L’homme, l’homme, l’homme, l’homme, les droits de l’homme, la démocratie de l’homme, la liberté de l’homme, l’égalité de l’homme. » Mgr Lefebvre dit : un homme d’Eglise qui dit ces choses ? Ce n’est plus le Dieu objectif, c’est l’homme subjectif – Je suis Dieu, c’est de moi dont on parle, je suis celui qui est au centre des choses. C’est faux. Dieu est toute la question. Vous pouvez  voir comment cette philosophie, qui s’écarte de l’objet et se retourne complètement vers le sujet, élimine Dieu «  Dieu est une création de mes tripes, je produis Dieu. » Ces gens sont tout simplement fous.


Mgr Lefebvre commente : « Il n’y a plus qu’à tirer l’échelle ! Nous n’avons rien à faire avec ces gens-là, car nous n’avons rien de commun avec eux. »


Que peut avoir la FSSPX de commun avec ces gens-là, ces pauvres romains qui ont perdu l’esprit, qui ont littéralement perdu l’esprit ? Je pense avoir cité un des prêtres qui était l’un des quatre théologiens de la Fraternité St Pie X, qui ont rencontré les théologiens romains. A la fin de la réunion, je lui ai parlé. Il a dit : «  Ils sont mentalement malades. » Ces quatre théologiens romains, ces quatre sommités de l’Eglise romaine, choisies pour discuter avec la Fraternité ont l’esprit en bouillie. La preuve en est que huit fois, ils se sont rencontrés, quatre d’un côté de la table et quatre de l’autre côté, je suppose, à  moins que cela n’ait été une table ronde, et c’était tout gentil, gentil, et les quatre ont eu huit occasions d’écouter, pendant des heures, de parler, de discuter, de penser, de voir ce que les romains pensaient. Et à la fin de tout cela, il conclut : « Ils sont malades mentalement. » C’est ainsi. Et nous voulons traiter avec ces malades mentaux, et nous sommes prêts à les considérer comme des êtres humains normaux, comme s’ils avaient quelque chose à nous donner ?
 
Ils ont l’autorité, c’est là le problème – ils ont l’autorité. C’est ce que disait ce prêtre de la Fraternité : « Ils sont mentalement malades, mais ils ont l’autorité. » Alors, que faire ? Que pouvons-nous faire avec de telles gens ? Qu’avons-nous en commun avec eux ? Rien, répond Mgr Lefebvre, c’est impossible.


Quand Mgr Lefebvre a pris la décision des consécrations, son esprit s’éclaircissait. Son esprit s’est éclairci de plus en plus. Il a lu Barbier, et Dörmann, et il a vu de plus en plus clair. Le résultat fut, de 1988 à 2000, douze années d’unité tranquille et de progrès pour la Fraternité   


Le fruit en fut le jubilé, un très beau jubilé, avec 6000 pèlerins venus du monde entier, dans les rues de Rome, les processions dans les rues de Rome, notre présence dans chacune des basiliques, un grand succès. Et alors le démon a commencé son travail. De 1988 à 2000, les romains utilisaient le bâton : excommuniés, excommuniés, excommuniés. Dans les rues de Rome une foule entière, calme et pieuse : « Le bâton ne fonctionne pas, les gars, nous ferions mieux de changer pour une carotte – toutes sortes de bêtises, des repas à six plats et des accolades… » Et tout est parti de là. Le changement du bâton à la carotte, douze nouvelles années, et la carotte, mon vieux, elle a marché. Oh que oui ! « Oh Monsignor Fellay, oh entrez, Excellence. Asseyez-vous. Qu’aimeriez-vous : un café ou un peu d’arsenic ? Oh, merveilleux Monsignor Fellay, oh, nous vous écoutons. Oh, comme vous êtes sage ! Oh, extraordinaire ! Savez-vous que nous pourrions vous faire cardinal ? » Douze ans et le coup est presque joué. Nous en sommes là. Je vous donne mon opinion. Je vous le répète, si vous souhaitez faire venir Mgr Fellay, qu’il s’assoie avec vous et vous donne son point de vue, tout à fait d’accord, pour ainsi parler, et si vous estimez qu’il a raison plus que moi, tout à fait d’accord. Faites votre propre jugement.

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Libellés : Traduction française des conférences de Mgr Williamson à Bristol (22-24 juin 2012)


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