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Abbé Olivier RIOULT - Amour de la vérité et haine de l'erreur chez les saints

 
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Gentiloup
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MessagePosté le: Ven 14 Déc 2012, 21:09    Sujet du message: Abbé Olivier RIOULT - Amour de la vérité et haine de l'erreur chez les saints Répondre en citant

Louis
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Messages: 203

Localisation: Rome Éternelle

Posté le: lundi 3 dec 2012 par Louis à 16:32    Sujet du message: Amour de la vérité et haine de l'erreur chez les saints


http://aveclimmaculee.blogspot.ca/2012/12/amour-de-la-verite-et-haine-de-lerreur.html  

  
Amour de la vérité et haine de l’erreur chez les saints  

  
abbé Olivier Rioult

  


  
  

  
Bulletin Le Belvédère du mois de novembre 2012  

  
L'abbé Olivier Rioult était missionnaire au Gabon mais a été victime d'un accident lors des travaux de la mission. Il est à présent à Nancy avec M. l'abbé Benoît Storez, son prieur. Manifestement, ils sont tous les deux bien à l'unisson. Dans le bulletin où l'abbé B. Storez nous dit de ne pas monter dans le train conciliaire, voici ce qu'écrit l'abbé Rioult.  

  
Pour saint Augustin, « il faut aimer les hommes en sorte de ne pas aimer leurs erreurs ». Certes, mais jusqu’où devra aller notre amour des hommes et notre haine de l’erreur ?   

  
Saint Jérôme, pour sauvegarder l'intégrité de la foi, n’hésitait pas à se jeter en des polémiques véhémentes. Il se faisait une gloire d’avoir « mis tout son zèle à faire des ennemis de l'Église ses ennemis personnels. » Dans une lettre à Rufin, il écrivait : « Il est un point sur lequel je ne pourrai être d'accord avec toi : épargner les hérétiques, ne pas me montrer  catholique. »  

  
Dans la Somme théologique, l'exposition des erreurs et leur réfutation prennent autant de place, sinon davantage, que l'exposition de la vérité. Saint Thomas, dans un opuscule, déclarait : «  c'est par la résistance aux contradicteurs que la voie vers la vérité est le mieux ouverte et celle vers l'erreur le mieux fermée ».  

  
Saint Vincent de Paul, dans ses Entretiens, mettait en garde contre « ces pauvres prédicateurs qui s'arrêtent à de belles conceptions », « qui ne regardent pas avant toutes choses le profit de leur auditoire ; bien qu'ils voient l'ennemi, ils ne sonnent mot ; ils vous chantent des airs de plaisance, au lieu de crier avec la trompette : ‘‘voilà l'ennemi, sauvons-nous !’’ […] Malheur à celui-là, s'il ne crie pas tant qu'il peut ! »  

  
 Saint Louis-Marie Grignion de Monfort, rappelant que les « cruelles persécutions du diable augmenteront tous les jours jusqu'au règne de l'Antéchrist », notait : « Dieu a mis une inimitié, non seulement entre Marie et le démon, mais entre la race de la sainte Vierge et la race du démon : c'est-à-dire que Dieu a mis des inimitiés, des antipathies et haines secrètes entre les vrais enfants et serviteurs de la sainte Vierge et les enfants et esclaves du diable ; ils ne s'aiment point mutuellement, ils n'ont point de correspondance intérieure les uns avec les autres. » (Traité de la vraie dévotion, § 51-59)  

  
Don Felix Sarda y Salvany, dans son livre Le libéralisme est un péché, fait de précieuses remarques sur la charité de la vérité des saints pères et des docteurs de l’Eglise. Les libéraux, remarque-t-il, n’aiment pas la discussion des principes, de peur de subir une irrémédiable défaite. Ils préfèrent accuser sans cesse les catholiques de manquer à la charité dans les formes de leur propagande. Le père bénédictin rappelait quelques principes de morale à ce sujet :  

  
 1°) Le catholique peut traiter ouvertement son adversaire de libéral, s'il l'est en effet : « dire ce que tout le monde sait n'est pas une injure ».  

  
 2°) Étant donné que le libéralisme est une chose mauvaise, appeler mauvais les défenseurs publics et conscients du libéralisme, n'est pas un manque de charité. « Parcourez la collection des auteurs ecclésiastiques, vous y verrez  comment les apôtres ont traité les premiers hérésiarques, comment les saints pères, les controversistes modernes et l'Église elle-même dans son langage officiel, les ont imités. Il n'y a donc aucune faute contre la charité à nommer le mal  
« mal », « méchants » les auteurs, fauteurs et disciples du mal. Le loup a toujours été appelé loup tout court, et jamais en l'appelant ainsi on n'a cru faire tort au troupeau et à son maître. »  

  
3°) Si la propagande du bien et la nécessité d'attaquer le mal exigent l'emploi de termes vigoureux contre les erreurs et leurs propagateurs, cet emploi n'a rien de contraire à la charité. Il faut rendre le mal détestable et odieux. Or, on n'obtient pas ce résultat sans montrer les dangers du mal, sans dire combien il est pervers, haïssable et méprisable. L'art oratoire chrétien de tous les siècles autorise l'emploi des figures de rhétorique les plus violentes contre l'impiété. Dans les écrits des grands athlètes du christianisme, l'usage de l'ironie, de l'imprécation, de l'exécration, des épithètes écrasantes est continuel. Ici l'unique loi doit être l'opportunité et la vérité. Être passionné n'est pas répréhensible quand on l'est par la sainte ardeur de la vérité.  
« Saint Jean-Baptiste commença par appeler les Pharisiens : « race de vipères ». Jésus-Christ NotreSeigneur leur lance les épithètes « d'hypocrites, de sépulcres blanchis, de génération perverse et adultère » sans croire pour cela souiller la sainteté de sa prédication. Saint Paul disait des schismatiques de Crète qu'ils étaient des « menteurs, de mauvaises bêtes, des ventrus fainéants » et appelait Elymas le magicien « séducteur, fourbe, fils du diable, ennemi de toute vérité et de toute justice » […] 

Saint Jérôme discutant avec l'hérétique Vigilance, qui niait l'excellence de la virginité et du jeûne, lui jette à la face son ancienne profession de cabaretier et lui demande avec son enjouement ordinaire s'il parle ainsi : « Pour ne point porter atteinte au débit de son cabaret. » Grand Dieu ! Quels cris aurait jetés un critique libéral, si un de nos controversistes avait écrit de la sorte contre un hérétique du jour ! » (Le libéralisme est un péché)  

  
 Saint Jean Chrysostome fit une invective très agressive contre Eutrope. Saint Augustin traita de « trompeur, de menteur, d'esprit faux, de calomniateur et d'imbécile » Julien. Ce n'est pas autrement que s'exprimèrent saint Fulgence, saint Prosper, le pape saint Sirice, saint Ambroise, saint Grégoire de Nazianze, saint Basile, saint Hilaire, saint Athanase, saint Alexandre, évêque d'Alexandrie, les martyrs Corneille et Cyprien, Justin, Athénagore, Irénée, Polycarpe, Ignace d'Antioche, Clément, tous les pères enfin, qui dans les plus beaux temps de l'Église se distinguèrent par leur héroïque charité. Le doux saint Bernard s'adressant à Arnaud de Brescia, le grand agitateur libéral de son temps, le nommait « séducteur, scorpion, loup cruel ». 

Le pacifique saint Thomas d'Aquin oubliant le calme de ses froids syllogismes lançait contre Guillaume de Saint-Amour et ses disciples les apostrophes d’« ennemis de Dieu, ministres du diable, membres de l'antéchrist, ignorants, pervers, réprouvés. » 

  
Le séraphique saint Bonaventure usait, contre Gérald, des épithètes « d’impudent, de calomniateur, d'impie, de fou, de triple sot, d'imposteur, de malfaiteur, de perfide et d'insensé».   
Le délicat saint François de Sales déclarait dans son Introduction à la vie dévote : « Les ennemis déclarés de Dieu et de l'Église doivent être blâmés et censurés avec toute la force possible. La charité oblige à crier au loup, quand un loup s'est glissé au milieu du troupeau et même en quelque lieu qu'on le rencontre. » 

  
Les saints pères n’hésitaient pas à combattre l'erreur en discréditant la personne qui la soutenait. Ainsi quand saint Jean Chrysostome veut réfuter le judaïsme, il écrit huit discours contre les juifs : Adversus Judeos. « Oui, non seulement cela convient, mais encore cela est indispensable et méritoire devant Dieu et devant la société. […] les idées ne se soutiennent en aucun cas par elles-mêmes, elles ne se répandent ni ne se propagent de leur seul fait […] Les auteurs et les propagateurs de doctrines hérétiques sont des soldats aux armes chargées de projectiles empoisonnés. Leurs armes sont le livre, le journal, le discours public, l'influence personnelle. […] la première chose à faire, la plus efficace, c'est de démonter le tireur. Ainsi donc il convient d'enlever toute autorité et tout crédit au livre, au journal et au discours de l'ennemi, mais il convient aussi, en certains cas, d'en faire autant pour sa personne, oui, pour sa personne qui est incontestablement l'élément principal du combat. Il est donc licite en certains cas de révéler au public ses infamies, de ridiculiser ses habitudes, de traîner son nom dans la boue. Oui, lecteur, cela est permis, permis en prose, en vers, en caricature, sur un ton sérieux ou badin, par tous les moyens et procédés que l'avenir pourra inventer. Il importe seulement de ne pas mettre le mensonge au service de la justice. Les pères que nous avons déjà cités fournissent la preuve de cette thèse. Les titres mêmes de leurs ouvrages disent hautement que dans leurs luttes avec les hérésies, leurs premiers coups furent dirigés contre les hérésiarques. Les œuvres de saint Augustin portent presque toutes en tête le nom de l'auteur de l'hérésie qu'elles combattent :Contra Fortunatum manichaeum ; Adversus Adamanctum ; Contra Felicem ; Contra Secundinum ; Quis fuerit Petilianus ; De gestis Pelagii ; Quis fuerit Julianus, etc. De telle sorte que la majeure partie de la polémique du grand docteur fut personnelle, agressive, biographique, pour ainsi dire, autant que doctrinale, luttant corps à corps avec l'hérétique non moins qu'avec l'hérésie. Ce que nous disons de saint Augustin, nous pourrions le dire de tous les saints pères. » (Le libéralisme est un péché)  

  
C’est donc ainsi qu’« il faut aimer les hommes en sorte de ne pas aimer leurs erreurs ».   

  
                                               Abbé Olivier Rioult (à suivre)    Le Belvédère n° 21 de novembre 2012 -Prieuré de Nancy


Dernière édition par Gentiloup le Lun 17 Déc 2012, 21:08; édité 1 fois
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MessagePosté le: Ven 14 Déc 2012, 21:09    Sujet du message: Publicité

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Gentiloup
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MessagePosté le: Ven 14 Déc 2012, 21:10    Sujet du message: Abbé Olivier RIOULT - Amour de la vérité et haine de l'erreur chez les saints Répondre en citant

3) Amour de la vérité et haine de l’erreur

chez divers auteurs catholiques


 
Citation:
« Suivant le jugement du monde et celui des chrétiens mondains, cette haine de l'hérésie, est exagération, aigreur, indiscrétion, elle est immodérée, déraisonnable, exigeante, bigote, intolérante, étroite, stupide, immorale. Que pouvons-nous dire pour la défendre ? Rien qu'ils puissent comprendre. […] L'opinion doucereuse de certaines bonnes gens sans discernement spirituel adopte aussi les vues du monde, et nous condamne ; car la timide bonté a une assurance et un semblant de douceur qui sont loin de Dieu, […] On ne peut guère, en jouissant
du plein usage de ses sens, s'attacher à prouver au monde, à l'ennemi de Dieu, qu'une haine complète et catholique de l'hérésie est le fait d'un esprit droit. Nous pourrions aussi bien chercher à forcer un aveugle à juger d'une question de couleurs. L'amour divin nous place dans un cercle différent de vie, de motifs, de principes, qui non seulement n'est pas celui du monde, mais qui est en inimitié directe avec lui » (Père Faber, Le Pied de la Croix).

Ernest Hello a aussi des pages sublimes sur le sujet qui nous occupe.

 
Citation:
« Quiconque aime la vérité déteste l'erreur. […] cette détestation de l'erreur est la pierre de touche à laquelle se reconnaît l'amour de la vérité. Si vous n'aimez pas la vérité, vous pouvez jusqu'à un certain point dire que vous l'aimez et même le faire croire : mais soyez sûr qu'en ce cas vous manquerez d'horreur pour ce qui est faux, et à ce signe on reconnaîtra que vous n'aimez pas la vérité. Quand un homme qui aimait la vérité cesse de l'aimer, il ne commence pas par déclarer sa défection ; il commence par moins détester l'erreur. C'est par là qu'il se
trahit. » (Ernest Hello, L'homme, 40ème éd., Perrin, 1941, p. 214-215).

La charité étant une chose sublime et la réalité par excellence, l'abus de la charité et le mauvais usage de son nom seront la pire des choses.

 
Citation:
« On tourne le nom de la charité contre la lumière, toutes les fois qu'au lieu d'écraser l'erreur, on pactise avec elle, sous prétexte de ménager les hommes. On tourne le nom de la charité contre la lumière, toutes les fois qu'on se sert d’elle pour faiblir dans l'exécration du mal. En général, l'homme aime à faiblir. La défaillance a quelque chose d'agréable pour la nature déchue ; de plus, l'absence d'horreur pour l'erreur, pour le mal, pour l'enfer, pour le démon, cette absence semble devenir une excuse pour le mal qu'on porte en soi. Quand on déteste moins le mal en l’autre, on se prépare peut-être un moyen de s'excuser de celui qu'on caresse dans son âme. […] La charité, l'amour envers Dieu  exige, suppose, implique, ordonne la haine envers l'ennemi de Dieu. Dans l'ordre humain, l'amitié ne se mesure pas si bien à la vivacité de la tendresse qu'à la sympathie vis-à-vis de la souffrance. […] Si votre ami est victime, dans sa personne ou dans son honneur, d'un accident, d'un attentat quelconque et que vous sentiez faiblement son mal, vous n'êtes plus son ami. […] La mesure de l'amour est dans l'exécration
qu'on a pour la chose ennemie de l'ami. […] Celui qui transige avec l'erreur, celui-là ne connaît pas l'amour dans sa plénitude et dans sa force souveraine.
« Après une longue guerre, quand on n'en peut plus, on a souvent vu les rois, lassés de combattre, se céder les uns aux autres telle ou telle place forte. Ce sont là des concessions qui fournissent les moyens d'en finir avec le canon. Mais on ne traite pas les vérités comme on traite les places fortes. Quand il s'agit de faire la paix, en esprit et en vérité, c'est la conversion qu'il faut et non l'accommodement. […] La paix apparente est aussi contraire à la charité qu'à la justice, car elle creuse un abîme là où il y avait un fossé. La charité veut toujours la lumière, et la lumière évite jusqu'à l'ombre d'un compromis. Toute beauté est une plénitude. […] Que dirait-on d'un médecin qui, par charité, ménagerait la maladie de son client ? […] C'est le crime du dix-neuvième siècle que de ne pas haïr le mal, et de lui faire des propositions. Il n'y a qu'une proposition à lui faire, c'est de disparaître.
Tout arrangement conclu avec lui ressemble non pas même à son triomphe partiel, mais à son triomphe complet, car le mal ne demande pas toujours à chasser le bien ; il demande la permission de cohabiter avec lui.
Un instinct secret l'avertit qu'en demandant quelque chose, il demande tout. » (Ernest Hello, L'homme, p. 80-85).


 

Abbé Berto - 1968
 

L’abbé Berto, théologien de Mgr Lefebvre au concile, répondait aux accusations de « rudesse du ton peu charitable » qu’il aurait utilisée dans un de ses articles :

 
Citation:
« Sur ce point, je ne vous concède rien. Si la charité est ce que vous dites, il faut déchirer des pages entières de l'Évangile, depuis la paille et la poutre des « hypocrites », jusqu'à la clef de la science que les ‘’conducteurs d’aveugles et d’insensés’’ gardent dans leur poche, pour finir par ‘’race de vipères’’ . Ou bien avez-vous deux poids et deux mesures ? […] Vous vous scandalisez de rencontrer de l'invective dans une publication qui s'intitule catholique.1 C'est tout simplement que l'invective est catholique, à preuve l'Évangile, à preuve non seulement les onze volumes de saint Jérôme dans Migne, mais cent autres tomes de la Patrologie. Elle n'est donc pas d'elle-même et dans tous les cas, contraire à la charité. […] Vraiment « l'Évangile ne parle que de charité » ? À merveille, et j'en demeure d'accord ; pourtant il contient des invectives, donc les invectives ne sont pas, de soi, contraires à la charité de l'Évangile. Et quant à une charité qui ne serait pas celle de  'Évangile, je me moque bien d'en manquer.
« Je maintiens donc absolument mon droit à l'invective ; je repousse absolument le reproche de charité, fondé sur le seul usage de l'invective
; je dis que ce reproche procède d'une erreur sur la nature même de la charité. On peut certes manquer de charité dans l'invective, et j'ai pu avoir ce malheur ; mais on peut aussi manquer de charité dans la douceur, et condamner l'invective au nom de la charité, n'est pas selon la charité telle que l'Évangile du très doux et du très terrible Seigneur Jésus nous en livre la notion et nous en montre la pratique.
[…] Interdire au prêtre, parce qu'il est prêtre, l'invective, c'est accepter une image conventionnelle et artificielle du prêtre, qui a son origine ailleurs que dans l'Évangile et dans l'Église, étant l'image mondaine du prêtre ou plutôt sa caricature, bénisseuse, onctueuse, efféminée. Je ne veux pas ressembler à cette caricature dégradante ; je veux garder, à portée de ma main, le fouet dont s'est servi le Souverain Prêtre, seul
vrai modèle des prêtres ministériels. J'ai pu user peu charitablement de ce fouet charitable, peu évangéliquement de ce fouet évangélique, peu sacerdotalement de ce fouet sacerdotal : mais il est charitable, mais il est évangélique, il est sacerdotal […]. Il est vrai, ce sont des prêtres, des religieux que je rencontre parfois sur mon chemin.
Mais s'ils font une oeuvre néfaste, la charité me commande-t-elle de la laisser accomplir, parce qu'ils sont prêtres et religieux ? Elle me commande au contraire d'empêcher que leur caractère ne protège leurs entreprises.
[…] la charité qui m'oblige à les aimer comme mon prochain, me fait un devoir de les haïr, ‘’perfecto odio’’, comme publicistes, si leur théologie est inexacte, si leur pastorale est funeste, si leur style est ridicule, si leur jugement est faux, si leur goût est sophistiqué, s'ils ratiocinent contre le bon sens, s'ils embrouillent l'univoque et l'analogue, la géométrie et la finesse, l'essentiel et l'existentiel, surtout enfin s'ils on t gagné une audience assez large pour semer le désarroi dans beaucoup d'esprits, pour déranger un grand nombre de têtes faibles. (Abbé Berto, Le Chardonnet n°42, décembre 1988).

 
 Le libéral ne veut pas de polémique ! Derrière ce faux pacifisme se cache le pire des sectarismes.
2
 
Citation:
« Pas de polémique... mais gare à quiconque se permettra de penser (en le disant) autrement que nous. Vous pouvez (disent-ils) exprimer toutes vos opinions, mais... pas de polémique. Vous pouvez exprimer (disent-ils) une opinion différente de la nôtre, mais... pas de polémique. Vous pouvez essayer (disent-ils) de démontrer que vous avez raison contre nous... mais pas de polémique.

- Mais qu'est-ce donc que la polémique ? Personne ne veut le dire, personne peut-être n'en sait rien. […] Et c'est très commode, car cela permettra, permet depuis longtemps de pouvoir tuer sans recevoir de coups... de pouvoir étouffer les âmes sous l'erreur sans entendre crier les victimes. On leur a dit : pas de polémique... défendez-vous, mais ne frappez pas, ne criez pas, ne bougez pas... et surtout pas d'armes à la main... pas de polémique.
Et dire qu'après la vérité, il n'y a rien de plus beau au monde que la polémique... cette lutte spirituelle contre l'erreur et le mensonge avec les seules armes de l'esprit dans le don de tout son être... Combattre pour la vérité avec toute son âme. Jésus s'est incarné pour inaugurer la « polémique chrétienne » contre le « monde » et contre Satan. Saint Paul, premier patron des polémistes... « reprends, menace, exhorte »... « J’ai combattu le bon combat... ».
- Mais la polémique divise les âmes.
Non, monsieur, ce n'est pas le combat qui divise, mais l'erreur. […] La polémique est finalement le seul moyen de savoir où est la division, entre qui et pourquoi. »

(à suivre) Abbé Olivier Rioult Le Belvédère -Prieuré de Nancy


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