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L'abbey Laisney (FSSPX) fait la leçon à Mgr Williamson

 
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EA
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Hors ligne

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MessagePosté le: Ven 21 Déc 2012, 20:42    Sujet du message: L'abbey Laisney (FSSPX) fait la leçon à Mgr Williamson Répondre en citant

SOURCE - Abbé François Laisney, fsspx - sspxasia.com

Vraiment une grande confusion règne au sujet de l’Eglise, et des notions dangereuses sont exprimées, même parmi les fidèles catholiques attachés à la Tradition. 
 
Voici ce que l’on lit: « L’unique partie de l’Église visible qui soit catholique est celle qui est une, sainte, universelle et apostolique. Le reste n’est autre que différentes espèces de pourriture visible (ou concrète). »
 
Tout de suite, on se pose la question : l’Eglise catholique est-elle seulement « une partie de l’Eglise visible » ? Et cela mène à une autre question, plus fondamentale : est-il légitime de distinguer entre l’Eglise catholique, l’Eglise du Christ et l’Eglise visible
 
Au contraire, la foi catholique n’oblige-t-elle point à affirmer l’identité entre l’Eglise du Christ, l’Eglise catholique et l’Eglise visible ? Oui ! L’Eglise du Christ est l’Eglise catholique, et cette Eglise est visible !
 
C’est parce qu’il était attaché à ce dogme de foi que Mgr Lefebvre a toujours rejeté la position [Modéré] qui pratiquement arrive à une Eglise invisible, ayant perdu tout lien hiérarchique, n’ayant plus de hiérarchie. 
 
Certes, l’auteur du passage incriminé ci-dessus affirme que l’Eglise catholique est reconnaissable à ses quatre notes ; mais il laisse entendre que ces quatre notes n’appartiennent qu’à « une partie de l’Eglise visible. » Donc il ne met pas en doute la première égalité, mais la seconde.
 
En effet, le grand danger d’une telle affirmation est que la limite de l’Eglise catholique devient invisible.
 
L’auteur pense suffisamment affirmer la visibilité de l’Eglise catholique en écrivant : « dire que l’Église catholique est visible, donc que l’Église visible est l’Église catholique, c’est aussi infantile que de dire que tous les lions sont des animaux et donc tous les animaux sont des lions. » L’erreur d’une telle phrase est de ne pas saisir le vrai sens de l’affirmation « l’Eglise catholique est visible ». Lorsque l’Eglise enseigne cela – par ex. Pie XII dans Mystici Corporis – elle ne considère pas l’Eglise catholique comme une espèce parmi un genre (ce qui est le rapport entre lions et animaux), comme s’il ne disait rien d’autre que le fait qu’on peut voir des gens qui se disent catholiques, comme on en voit qui se disent Anglicans, Orthodoxes, Episcopaliens, etc., comme si église visible était un genre parmi lequel on trouverait une espèce appelée église catholique.
 
Non ! L’affirmation « l’Eglise catholique est visible » signifie : « l’Eglise du Christ est visible et l’Eglise catholique est cette Eglise ». Nulle part on ne voit Pie XII, ni aucune autorité dans l’Eglise, enseigner que l’Eglise catholique ne serait qu’une « partie de l’Eglise visible. » Non ; le tout est visible ; et le tout est l’Eglise catholique ! Et c’est DANS l’Eglise catholique qu’on trouve un mélange de bons et de mauvais poissons (Mt 13:48), du bon grain et de l’ivraie (Mt 13:25), de blé et de bale (Mt 3:12), d’Apôtres fidèles et de Judas.
 
Jamais l’Eglise catholique n’a enseigné qu’elle ne comprenait que les 11 apôtres fidèles (partie ayant la note de sainteté), et que Judas était la pourriture, hors de cette partie fidèle. Oui, Judas était une pourriture, mais dans l’Eglise catholique, la seule Eglise du Christ.
 
Alors qu’est-ce que l’Eglise conciliaire ? Cette expression a été formée d’abord par Mgr Benelli : elle montrait bien la nouveauté des réformes introduites par le Concile. Mais désignait-elle une église, séparée, avec sa propre structure, ses propres fidèles séparés de l’Eglise catholique ? Non, pas vraiment. Elle désigne un esprit nouveau, des principes nouveaux, mais pas une structure nouvelle, ni une hiérarchie ni des fidèles séparés. Cet esprit pourrit les membres de l’Eglise qu’il infecte, dans la mesure où il les infecte ; il est comme un virus dans le Corps Mystique du Christ : certaines cellules sont entièrement corrompues, d’autres ne sont que partiellement infectées, certaines plus d’autres moins, et peu en sont exemptes. Il est vrai de dire que cet esprit n’est pas catholique. C’est un esprit de rupture, un esprit révolutionnaire, c’est 1789 dans l’Eglise.
 
Mais cet esprit ne constitue par une église séparée ; il infecte plus ou moins les membres de l’Eglise catholique. La séparation entre les membres sains et les membres infectés n’est pas visible, du fait même que certains ne sont que partiellement infectés. Elle est comme la séparation entre le bien et le mal dans l’Eglise : la limite est à l’intérieur même de chaque membre, car personne n’est parfait ! Ce n’est qu’à la fin du monde qu’elle sera achevée, non pas par un jugement humain, mais par le Jugement du Christ Lui-même, vrai Dieu et vrai homme. Cela ne veut pas dire que l’infection est invisible : de même que les membres mauvais sont bien visibles (et les scandales dans l’Eglise n’ont pas manqué après le Concile), de même cette infection est aussi visible, surtout dans ceux qui sont pleinement infectés : théologiens modernistes, pétitions de prêtres modernistes en Autriche… On voit ces faux principes appliqués dans l’oecuménisme pratique (Assise, concélébrations, visites aux synagogues, baiser du Coran…)
 
Ces faux principes ne constituent pas une église séparée, pas même comme partie distincte d’un tout que serait l’église visible.
 
Dire « l’Eglise conciliaire n’est plus l’Eglise catholique », si on signifie par là que les principes conciliaires, l’esprit conciliaire ne sont pas des principes catholiques ni un esprit catholique, c’est vrai : c’était clairement le sens de certaines paroles de Mgr Lefebvre. Mais si on implique une telle séparation entre deux parties distinctes, ce n’est pas conforme à la réalité ; c’est faux, et tout à fait opposé à l’enseignement de Mgr Lefebvre.
 
Contre-distinguer dans l’Eglise visible, une partie conciliaire pourrie, qui « n’est plus l’Eglise catholique », et une partie catholique qui ne comprendrait que ce « qui est un, saint, universel et apostolique », c’est enlever à l’Eglise catholique sa structure (car l’auteur n’hésite pas à écrire : « l’Eglise officielle est largement Conciliaire et non-catholique »), la partie qui resterait catholique serait alors privée de la structure que Notre Seigneur Jésus Christ a donné à son Eglise ! Elle ne serait donc plus reconnaissable comme étant l’Eglise du Christ. C’est donc profondément dangereux vis-à-vis de la foi. 
 
Il est vrai de dire que, à cause de la crise conciliaire, les quatre notes sont d’une certaine manière obscurcies, moins visibles dans le tout de l’Eglise – l’abandon par tant de prêtres, religieux et religieuses de leurs voeux les plus sacrés a mis une tache sur la visibilité de la note de sainteté, par exemple – ainsi Mgr Lefebvre n’a pas hésité à dire que ces notes sont plus visibles dans les fidèles et prêtres qui sont restés fidèles à la Tradition. Mais jamais il n’a dit que l’Eglise Catholique n’était que cette partie saine de l’Eglise visible ! Au contraire, il a appliqué à l’Eglise, au tout de l’Eglise, ce qui fut vrai du Christ pendant sa Passion : Il fut difficilement reconnaissable comme Messie à ce moment, selon ce qu’avait prophétisé Isaïe : « objet de mépris, abandonné des hommes, homme de douleur, familier de la souffrance, comme quelqu'un devant qui on se voile la face, méprisé, nous n'en faisions aucun cas » (Is. 53:3). A cause de la crise moderniste, l’Eglise passe comme par une Passion, et elle est difficilement reconnaissable. Il est bien clair que pour lui, l’Eglise Catholique c’est le tout, elle n’est pas réduite à la partie.
 
On voit aussi dans cette fausse compréhension de la distinction entre conciliaire et catholique, l’erreur doctrinale qui est à la racine chez certains de leur opposition contre Mgr Fellay en cette année qui se termine. En effet, l’auteur conclut que « les hiérarques visibles… sont en grande partie Conciliaires… et non catholique(s) » ; ce qui conduit logiquement au refus de toute régularisation. Il ne voit plus la réalité du fait que ceux qui possèdent l’autorité que Notre Seigneur Jésus Christ a donnée à son Eglise ont en main une chose bonne – car ce que Notre Seigneur Jésus Christ a établi est bien évidemment excellent – et que les mauvais usages d’un côté n’enlève rien à la bonté de cette autorité, de cet ordre hiérarchique ; et donc, si le Pape veut régulariser la place de la Fraternité dans cet ordre, il veut quelque de bon – donc auquel on n’a pas le droit de s’opposer, dans la mesure où il n’y attache pas de condition mauvaise et donne les garanties suffisantes pour que cet ordre soit solide.
 
A la racine de cette erreur doctrinale, il y a une ignorance du grand principe de St Augustin contre les Donatistes : dans l’Eglise catholique la communion avec les méchants ne nuit pas aux bons dans la mesure où ils ne consentent pas à leur méchanceté. Une telle erreur mène à une notion cathare d’une « église des purs », non infectée par la « pourriture » conciliaire : une telle notion n’est simplement pas catholique.
 
Kyrie eleison ! Prions pour que le Seigneur aie pitié de ceux qui auraient pu être tentés par de telles notions reçoivent la grâce de se corriger, pour revenir à la notion traditionnelle de l’Eglise, telle que l’Eglise l’a enseignée depuis le début, spécialement St Cyprien contre les Novatiens et St Augustin contre les Donatistes, tous deux auteurs d’un ouvrage sur l’unité de l’Eglise.

tr_bq a écrit:



Quelques textes de Mgr Lefebvre illustreront cet enseignement.




« C’est pourquoi nous comptons sur l’appui de vos prières et sur votre générosité afin de poursuivre, malgré les épreuves, cette formation sacerdotale indispensable à la vie de l’Eglise. Ce n’est pas l’Eglise ni le successeur de Pierre qui nous frappent, mais des hommes d’Eglise imbus des erreurs libérales qui occupent des postes élevés de l’Eglise et profitent de leur pouvoir pour faire disparaître le passé de l’Eglise et instaurer une nouvelle Eglise qui n’a plus rien de catholique. » (Lettre aux Amis et Bienfaiteurs, 9 sept. 1975 in fine) En d’autres termes, ceux qui frappaient Mgr Lefebvre étaient bien des « hommes d’Eglise… occup[ant] vraiment des postes élevés de l’Eglise », mais agissaient contre la Fraternité, non en tant que « successeur de Pierre », mais bien plutôt en tant qu’ « imbus des erreurs libérales ». 
 
« L’Eglise n’est pas oecuménique, et à plus forte raison pas oecuménique libérale, l’Eglise est missionnaire. C’est ce que je n’ai cessé de répéter dans ma lettre au Cardinal Seper, parce qu’il me demandait des petites précisions sur des faits, sur notre obéissance, sur la soumission au Saint-Père, et des choses comme celles-là. Je pense qu’il fallait prendre le problème de beaucoup plus haut parce que ce sont des raisons profondes et des raisons très élevées qui nous empêchent d’être parfaitement obéissants au pape et aux Congrégations romaines. Ce sont des raisons excessivement importantes. C’est toute une nouvelle orientation de l’Eglise, qui n’est plus une orientation catholique, qui n’est pas l’orientation de l’Eglise catholique. Il y a une très grande différence l’Eglise missionnaire et l’Eglise oecuménique. L’Eglise missionnaire est celle qui porte la vérité, qui sait qu’elle a la vérité en elle, et qui la porte aux autres pour les convertir. Elle a pour but de convertir. Tandis que l’oecuménisme a pour but de trouver ce qui est vrai dans les erreurs et pratiquement de se mettre au niveau de l’erreur, de mettre toute la vérité au niveau de l’erreur, et donc d’embrasser les erreurs. Et ça c’est absolument inconcevable. C’est la destruction de la vérité de l’Eglise. On ne peut pas admettre cela. Or toutes les réformes, et tout ce qu’on veut nous faire accepter, par la suppression du séminaire, par la suppression de la Fraternité, par les peines qui nous sont données, le but, l’intention est toujours de nous faire accepter tout ce que le Concile a fait et tout ce qui s’est fait après le Concile, c’est-à-dire cette nouvelle Eglise conciliaire, ce n’est pas l’Eglise catholique. Cette nouvelle Eglise conciliaire n’est pas l’Eglise catholique à cause de son oecuménisme. Elle considère l’erreur avec le même respect que la vérité : vous êtes dans l’erreur, vous êtes aussi digne que celui qui est dans la vérité. Vous êtes malhonnête, vous êtes aussi digne que celui qui est dans la vertu. Ce n’est pas possible. Cette dignité humaine, dont on a fait une espèce de mythe ne correspond plus à la vérité. » (Conférence spirituelle à Ecône 13 mars 1978) Les deux passages soulignés ici montrent très bien que ce que Mgr Lefebvre entendait pas « cette nouvelle Eglise conciliaire », c’est précisément « une nouvelle orientation de l’Eglise », ce n’est pas une structure séparée. 
 
« Cette Eglise conciliaire … suit des chemins qui ne sont pas des chemins catholiques et qui mènent tout simplement à l’apostasie… Il est clair que pour le Vatican, la seule vérité qui existe aujourd’hui, c’est la vérité conciliaire, c’est "l’esprit du concile", c’est l’esprit d’Assise. Voilà la vérité d’aujourd’hui. Et cela nous n’en voulons pour rien au monde, pour rien au monde ! … C’est pourquoi, constatant cette volonté ferme des autorités romaines actuelles de réduire à néant la Tradition et de ramener tout le monde dans cet esprit de Vatican II et cet esprit d’Assise, nous avons préféré nous retirer et dire nous ne pouvons pas; c’est impossible. Il n’était pas possible de nous mettre sous cette autorité… dans les mains de ceux qui veulent nous ramener à l’esprit du concile et à l’esprit d’Assise. Ce n’est pas possible. C’est pourquoi, j’ai envoyé une lettre au pape en lui disant très clairement : Nous ne pouvons pas, malgré tout le désir que nous avons d’être en pleine union avec vous, étant donné cet esprit qui règne maintenant à Rome et que vous voulez nous communiquer. Nous préférons continuer dans la Tradition, garder la Tradition en attendant que cette Tradition retrouve sa place à Rome, en attendant que cette Tradition retrouve sa plaça dans les autorités romaines, dans l’esprit des autorités romaines. » (Sermon des Sacres 30 juin 1988) On voit bien que, au moment même le plus solennel de son opposition à cette « église conciliaire », Mgr Lefebvre entend par cette expression « l’esprit du Concile, esprit d’Assise… qui règne à Rome… [c’est-à-dire] dans l’esprit des autorités romaines », c’est-à-dire dans l’esprit des hommes de la hiérarchie de l’Eglise Romaine, qui est l’Eglise catholique.


Mgr Lefebvre a toujours été absolument opposé à cet « esprit » nouveau, esprit qui n’est pas catholique ; mais il n’a jamais séparé l’Eglise en une « partie pourrie qui n’est pas catholique », et une « partie catholique », réduisant l’Eglise Catholique à une simple partie de l’Eglise visible. 
 
Abbé François Laisney


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MessagePosté le: Ven 21 Déc 2012, 20:42    Sujet du message: Publicité

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Françoise Romaine


Hors ligne

Inscrit le: 19 Juin 2012
Messages: 125

MessagePosté le: Ven 21 Déc 2012, 23:32    Sujet du message: Ironie de l'histoire : Jean Madiran, quand il était encore clairvoyant, répond au futur rallié l'abbé Laisney déjà aveugle ! Répondre en citant

Hors de quelle Eglise ? Éditorial de Jean Madiran :
spip a écrit:
« Dans son discours au consistoire du 24 mai, où Mgr Lefebvre est plusieurs fois nommé, Paul VI semble trancher et ne tranche pas. Il l’accuse de « se placer hors de l’Eglise ». Mais hors de laquelle ? Il y en a deux. Et Paul VI n’a pas encore renoncé à être le pape de ces deux Eglises simultanément. Dans ces conditions, « hors de l’Eglise » demeure équivoque et ne tranche pas (...) Mgr Lefebvre n’y est pour rien. Il n’a rien innové, il n’a rien inventé, il n’a rien bouleversé : il a conservé et transmis le dépôt qu’il avait reçu. Il a gardé les promesses de son baptême, la doctrine de son catéchisme, la messe de son ordination, les dogmes définis par les papes et les conciles, la théologie et l’ecclésiologie traditionnelles de l’Eglise de Rome. Par sa seule existence, par son être même, et sans l’avoir voulu, il est ainsi le témoin d’une crise qui n’est pas la sienne, qui est celle d’un pape incertain à la tête de deux Eglises à la fois (...) On ne résout rien en assurant que le concile est mal interprété et le pape mal compris. Si le concile a été constamment interprété comme il l’a été, c’est avec le consentement actif ou passif des évêques en communion avec le pape. Ainsi s’est constituée une Eglise conciliaire, différente de l’Eglise catholique (…)
Tout cela compose une nouvelle religion, une autre communauté ecclésiale, qui s’est installée aux postes de commandement dans l’administration ecclésiastique et qui se réclame de la communion de Paul VI avec, c’est le moins qu’on en puisse dire, le consentement de Paul VI.
Mgr Lefebvre « hors de l’Eglise » ? Hors de celle-là, assurément. Mais il n’est pas croyable que ce puisse être hors de l’Eglise catholique que l’on « se place », sans pourtant avoir bougé, simplement en demeurant dans la religion catholique telle qu’elle était à la mort de Pie XII, en 1958.
Il y a deux Eglises sous Paul VI. Ne pas voir qu’elles sont deux, ou ne pas voir qu’elles sont étrangères l’une à l’autre, ou ne pas voir que Paul VI jusqu’ici préside à l’une et à l’autre, c’est de l’aveuglement, et dans certains cas peut-être un aveuglement invincible. Mais, l’ayant vu, ne pas le dire serait apporter la complicité de son silence à une anomalie monstrueuse (...)
Mais l’appartenance simultanée à deux Eglises aussi contraires est impossible. »


(Éditorial de Jean Madiran du Supplémet Voltigeur, Numéro 39, Juin 1976.
La Condamnation Sauvage de Mgr Lefebvre. Itinéraires, Chroniques & Documents, Numéro Spécial hors série 205 ter, Août 1976)



Sermon de Mgr Lefebvre. 29 juin 1976 :
spip a écrit:
« Voilà ce que m’ont dit les envoyés officiels du Saint-Siège. Alors nous ne sommes pas de cette religion. Nous sommes de la religion de toujours, nous sommes de la religion catholique, nous ne sommes pas de cette religion universelle comme ils l’appellent aujourd’hui. Ce n’est plus la religion catholique. Nous ne sommes pas de cette religion libérale, moderniste, qui a son culte, ses prêtres, sa foi, ses catéchismes, sa bible, sa bible œcuménique. Nous ne les acceptons pas. »


(Homélies « Eté Chaud 1976 ».
La Condamnation Sauvage de Mgr Lefebvre. Itinéraires, Chroniques & Documents, Numéro Spécial hors série 205 ter, Août 1976.
Monseigneur Lefebvre Vingt ans de combat pour le sacerdoce et la foi. Fideliter, Numéro 81, Mai-Juin 1991)



Note préliminaire de Mgr Lefebvre. 12 juillet 1976 :
spip a écrit:
« Le dimanche 27 juin, un envoyé de la secrétairerie d’Etat venait me rejoindre à Flavigny-sur-Ozerain en France, alors que je prêchais la retraite aux ordinands. La lettre qu’il me portait de S.E. Mgr Benelli se donnait pour une réponse à la lettre ci-jointe. Elle confirme l’interdiction des ordinations et les menaces de sanction, elle ne fait aucune allusion à la possibilité d’un dialogue même par personne entremise. Ainsi il apparaît impossible d’aborder le problème de fond, qui est l’accord de l’Eglise conciliaire, comme l’appelle S.E. Mgr Benelli lui-même dans sa dernière lettre, et de l’Eglise catholique. Qu’on ne s’y trompe pas, il ne s’agit pas d’un différend entre Mgr Lefebvre et le pape Paul VI. Il s’agit de l’incompatibilité radicale entre l’Eglise catholique et l’Eglise conciliaire, la messe de Paul VI représentant le symbole et le programme de l’Eglise conciliaire. »


(La Condamnation Sauvage de Mgr Lefebvre ». Itinéraires, Chroniques & Documents, Numéro Spécial hors série 205 ter, Août 1976)


Réflexions de Mgr Lefebvre sur la suspense a divinis. 29 juillet 1976 :
spip a écrit:
« Quoi de plus clair ! Désormais c’est à l’Eglise conciliaire qu’il faut obéir et être fidèle, et non plus à l’Eglise catholique. C’est précisément tout notre problème. Nous sommes « suspens a divinis » par l’Eglise conciliaire et pour l’Eglise conciliaire, dont nous ne voulons pas faire partie.
Cette Eglise conciliaire est une Eglise schismatique, parce qu’elle rompt avec l’Eglise catholique de toujours. Elle a ses nouveaux dogmes, son nouveau sacerdoce, ses nouvelles institutions, son nouveau culte, déjà condamnés par l’Eglise en maints documents officiels et définitifs (...)
C’est pourquoi les fondateurs de l’Eglise conciliaire insistent tant sur l’obéissance à l’Eglise d’aujourd’hui, faisant abstraction de l’Eglise d’hier, comme si celle-ci n’existait plus (…)
Cette Eglise conciliaire est schismatique parce qu’elle a pris pour base de sa mise à jour des principes opposés à ceux de l’Eglise catholique (…)
L’Eglise qui affirme de pareilles erreurs est à la fois schismatique et hérétique. Cette Eglise conciliaire n’est donc pas catholique. Dans la mesure où le pape, les évêques, prêtres ou fidèles adhèrent à cette nouvelle Eglise, ils se séparent de l’Eglise catholique. L’Eglise d’aujourd’hui n’est la véritable Eglise que dans la mesure où elle continue et fait corps avec l’Eglise d’hier et de toujours. La norme de la foi catholique c’est la Tradition (…) La demande de S.E. Mgr Benelli est donc éclairante : soumission à l’Eglise conciliaire, à l’Eglise Vatican II, à l’Eglise schismatique. Pour nous, nous poursuivons dans l’Eglise catholique, avec la grâce de Notre Seigneur Jésus-Christ et l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie. »


(La Condamnation Sauvage de Mgr Lefebvre ». Itinéraires, Chroniques & Documents, Numéro Spécial hors série 205 ter, Août 1976)




Suite de l'article : http://www.antimodernisme.info/?Eglise-officielle-Eglise




Si quelqu'un sait comment faire parvenir ces extraits à l'abbé Laisney pour lui redonner la vue il ferait oeuvre charitable en les lui envoyant !


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Prague
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Hors ligne

Inscrit le: 17 Oct 2012
Messages: 169

MessagePosté le: Sam 22 Déc 2012, 17:38    Sujet du message: L'abbey Laisney (FSSPX) fait la leçon à Mgr Williamson Répondre en citant

Suite de l'article : http://www.antimodernisme.info/?Eglise-officielle-Eglise

Si quelqu'un sait comment faire parvenir ces extraits à l'abbé Laisney pour lui redonner la vue il ferait oeuvre charitable en les lui envoyant !

Excellent Françoise Romaine!

C'est particulièrement minable de la part d'un prêtre de la FSSPX de venir critiquer sans le nommer un de ses évêques juste après qu'il ait été ignoblement exclu. Lui présent jamais il n'aurait osé!

De plus pour pondre autant d'âneries à la ligne!

Tout son discours condamne à la fois l'oeuvre de Mgr Lefebvre, mais également l'oeuvre dont ce prêtre est membre. Que fait-il dans la FSSPX, le sait-il?

S'il n'y a aucun problème et si l'Eglise actuelle est la même que celle de Pie XII, alors qu'il quitte très vite la FSSPX pour rejoindre l'église visible qu'il aime tant, les pieds nus et une corde au cou!
Sans dourte ce prêtre ne croit-il pas non plus aux messages de Notre Dame à La Salette? Sans doute ne croit-il pas à la prophétie contenue dans l'exorcisme de Léon XIII? De saint-Vincent de Lérins à Saint Robert Bellarmin, je n'ai pas le temps de tout énumérer...

Sans compter toutes les citations de Mgr Lefebvre qui faisait parfaitement bien la distinction entre l'église catholique et l'église romaine.
Sans compter les différents secrétaires d'Etat du Vatican qui se sont succédés depuis le cardinal Benelli et qui tous ont bien notifié la différence entre l'Eglise catholique et l'éeglise visible concilaire.

Citations de Mgr Lefebvre  en partie rappelées par lFrançoise Romaine dans l'article d'Antimodernisme.
http://www.antimodernisme.info/?Eglise-officielle-Eglise

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:37    Sujet du message: L'abbey Laisney (FSSPX) fait la leçon à Mgr Williamson

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