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Mgr Fellay - Conférence entière du 28 décembre: "les juifs et les Francs-Maçons", "ennemis de l'Eglise"

 
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Auteur Message
tom
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Inscrit le: 17 Déc 2012
Messages: 199

MessagePosté le: Mar 8 Jan 2013, 15:55    Sujet du message: Mgr Fellay - Conférence entière du 28 décembre: "les juifs et les Francs-Maçons", "ennemis de l'Eglise" Répondre en citant

Longue justification de Mgr Fellay au Canada

Conférence où quelques petites phrases sur les juifs et franc-maçons ont fait scandale

Outre ces quelques phrases qui font scandale, cette conférence fleuve qui est une longue justification de la crise, révèle le véritable état d'esprit de Mgr Fellay.

               
28 décembre 2012 à New Hamburg, au Canada.

Source de la transcription:  http://www.cathinfo.com/catholic.php?a=topic&t=22232&min=0&num=5 par Obscurus
Source audio :                  http://www.youtube.com/watch?v=uZrOMMfW5n0http://www.youtube.com/watch?v=uZrOMMfW5n0 par Matthew de Cathinfo

            

          

               
J'ai raccourci parfois et j'ai traduit vite; il peut y avoir des maladresses mais j'ai tenté d'aller assez vite.
S'il y a des erreurs, oups dites le moi... 
Tom
traducteur pour la version française

            

          
               

.....un défi majeur pour la FSSPX, qui nous apprend bien des choses, est qu'il y a en son sein une place qui est sujette aux attaque du démon (ce n'est pas une simple métaphore)...Dieu permet que ce dernier teste notre travail ....
Dans tout problème il y a une cause et un effet proportionné, quand il y a disproportion totale, c'est signe de passions. Il y a alors une explosion, ce déséquilibre est causé par le démon. C'est usuel et il y a toujours un endroit où cette action est précisément localisée, mais cette fois le coup s'est répandu à la quasi totalité de la Fraternité et c'est très très rare.
L'élément majeur était une certaine confusion. Pourquoi ? C'est qu'avec cette confusion, certains ont perdu leur confiance en l'autorité. C'est un souci majeur, car cela revient alors à se retrouver seul, seul à juger sans pouvoir s'appuyer sur quiconque. Évidemment toute la Fraternité n'est pas tombée dans cette situation...

Si vous revenez à la réalité, il n'y avait là aucun fondement pour une telle attitude. Aucun fondement à tant de choses répandues sur le web, et qui étaient tout simplement fausses. Fausses ou pire, contraire à ce qui était survenu. 
Plusieurs éléments n'ont pas aidé. Le premier, c'est la contradiction que nous connaissons depuis des années à Rome. Je développe car c'est majeur: depuis 2009 je suis face à des contradictions de la part des autorités de Rome (elles se contredisent à notre sujet). Tant et tant qu'en Juin j'ai demandé un entretien au Cardinal Bertone. Il ne me l'a pas accordé mais m'a demandé de voir le Cardinal Levada. Je lui ai dit que je voulais le voir car  
Citation:


"certains disent que nous sommes excommuniés d'autre absolument pas, c'est un mix incroyable qui fait que nous ne savons plus ni comment agir avec vous ni que faire."



Voilà 2 exemples A Pâques 2009, le secrétaire d'état dit que la FSSPX n'existe pas et que si elle souhaite reconnaissance elle doit accepter la totalité du Concile et l'enseignement de tous les Papes depuis Jean XXIII. Sans cela pas de reconnaissance. Or, deux semaines avant Pâques, nous avons une cérémonie d'ordination (appelée Sitientes) et Rome n'en veut pas. Cela débute en Allemagne (ce sont les évêques allemands qui font pression), donc une semaine avant le Cardinal Castrillon me demande d'y renoncer. Vu que le problème semble être "localisé" à l'Allemagne, ce dernier me dit  
Citation:


"vous feriez ainsi une faveur au Pape".


 J'accepte et projette que cette ordination sous-diaconale se fasse à Econe. Deux jours avant, le Cardinal me rappelle
Citation:


"vous ne pouvez le faire, vous êtes contre le Pape"


et ainsi de suite. Il me dit
 
Citation:


"voici ce que vous devez faire : demandez au Pape la permission et je vous garantis que presque immédiatement vous l'aurez et que d'ici Pâques dans deux semaines, vous serez reconnus".


Je lui dis que
 
Citation:


"Rome veut que nous acceptions Vatican II auparavant..vous savez ce que nous en pensons..ça n'arrivera pas".


 Il me rétorque que
 
Citation:


"cette demande là est politique, que c'est un texte administratif qui n'est pas ce que pense le Pape".



Que faire maintenant....
Autre exemple, discussions 2010 avec Rome qui nous traite en catholiques, Mgr de Galaretta et les prêtres disent la messe à St Pierre, aucun problème. En septembre un prêtre du Nouvel Ordo nous rejoint, il reçoit de son supérieur une lettre lui précisant (avec une lettre de la Congrégation des Religieux) être excommunié pour avoir perdu la foi en joignant le schisme de Mgr Lefebvre....Demandant à Mgr Pozzo des explications, ce dernier me soutient que la Congrégation  n'a pas la compétence pour faire ceci et que cette lettre peut aller au panier. 
Je sais que si le Pape fait quelque chose de positif pour nous, d'autres à Rome font du sabotage contre le Pape. Je vous donne un exemple, qui est vécu. Dans la seule abbaye trappiste en Allemagne, le père Abbé demande et l'ancienne Messe et la règle antérieure au Concile. Le Pape le félicite et espère que cela fera florès. Pourtant, rien ne se passe en six mois, l'Abbé appelle un ami très proche du Pape, et ce dernier lui recommande de lui adresser personnellement la lettre. L'ami en question va voir le Pape et demande ce qui se passe . Ce dernier lui dit  
Citation:


"cela fait 6 mois que j'ai donné la permission".


Une personne du Secrétariat d'état qui aurait dû transmettre la décision l'a juste mise dans un tiroir. Et c'est quelqu'un qui est désormais cardinal, alors qu'il sabote le Pape. Et il a accompli bien d'autres sabotages, il a intercepté une décision du Pape qui devait être transmise au Préfet "of the Liturgy"  Voilà comment Rome fonctionne. 
...tout passe par le Secrétariat d'état, et il y a là-bas de gens qui bloquent les décisions du Pape et ne les transmettent pas. J'ai encore bien d'autres exemples, c'est donc quelque chose que je connais.
Je vous le dis que vous puissiez voir l'arrière-plan de ce qui se passe. Je sais que le Pape veut faire quelque chose avec nous, et je sais qu'il est très très attaché au Concile. Ce qui m'avait impressionné durant l'audience en 2005 c'est combien il pouvait lui être inconcevable qu'un catholique puisse rejeter le Concile, c'est pourquoi dans la lettre de remerciement que je lui adressais j'ai du mentionner mon désaccord avec lui sur le Concile. 
Alors nous avons eu des discussions, deux ans de discussions doctrinales avec Rome, très intéressantes mais frustrantes, au moins pour nous. Nous avons vraiment eu l'impression qu'ils n'écoutaient pas ce que nous disions. Ils défendaient leur chapelle. La fin fût houleuse car ils nous ont dit  
Citation:


"vous êtes Protestants"


et nous leur avons répondu
 
Citation:


"vous êtes des modernistes".


C'est ainsi qu'ont fini les discussions...pour plaisanter on peut dire que le point d'accord avec Rome est qu'il n'y a aucun point d'accord.

Ils dirent que le but des discussions (que nous exposions clairement notre position) avait été atteint, sans commentaire, puis ce fut la proposition  
Citation:


"Rome vous donnera le statut canonique, et vous signez le Préambule (la déclaration)"



Que contenait-il ? Nous devions peu ou prou accepter chaque point sur lequel nous étions en désaccord. Il y en avait un (peut-être deux) qui abondait dans notre sens : le fait qu'il y a une discussion légitime sur certains points du Concile posant difficulté, et un autre, dont je peux dire qu'il était le plus susceptible de nous piéger (et ce véritablement). Il impliquait en effet que pour les points posant encore souci, nous suivons le principe suivant :

Ces points doivent être compris et interprétés comme en cohérence avec les enseignements traditionnels de l’Église. 
Vous devez donc les comprendre dans le sens que l’Église a toujours enseigné et rejeter toute explication contraire à cet enseignement. C'est ce que nous avons toujours dit et c'est ce que Monseigneur Lefebvre a toujours dit, tout ce qui est contraire à l'Enseignement traditionnel doit être rejeté, et ce qui est en continuité doit être accepté (ce qui est douteux doit l'être dans l'optique du magistère traditionnel). Alors si on lit ceci, on se dit: mais, c'est ce que nous disons ! 
Mais, il y avait une toute petite phrase qui indiquait que la base de cet l'Enseignement traditionnel (pour interpréter le Concile) de toujours se décline dans le nouveau Catéchisme. Mais souci ! Ce dernier accepte précisément toutes les nouveautés du Concile auxquelles nous sommes opposés.  
En d'autres mots, ils affirment ce que nous disons, et font le contraire. Gros problème.
Nous ne pouvions, et je l'ai dit à Rome, accepter ce texte. Je l'ai même dit deux fois. La première fois, j'ai expliqué les choses de manière très "générales" afin de briser le carcan ( l'herméneutique de la continuité, le fait que nous devions uniquement comprendre et interpréter le Concile dans le sens, et à la lumière de la Tradition et donc que le Concile est traditionnel) dans lequel ils tentaient de nous enfermer. Nous disons que tout ceci n'est pas vrai. Être Catholique c'est bien admettre que ce qui vient de Rome est traditionnel, mais justement avec ce Concile, nous ne pouvons le faire puisque les textes s'opposent à la Tradition. Ils lui sont contraires et ce qu'ils disent a précédemment été condamné. En particulier la Liberté Religieuse, mais aussi l’œcuménisme.
Et nous disons que cela ne va pas fonctionner et je n'ai pas souhaité (cf plus haut) rentrer dans les détails. Ils m'ont dit que si j'allais dans le détail alors ils les modifieraient afin de sauvegarder le cadre. Alors j'ai dit cela ne fonctionne pas.
Ils en étaient désolés et m'ont appelé en me demandant d'être plus précis...j'ai envoyé une seconde réponse (qui ne corrigeait pas la 1ere, mais qui était identique tout en étant plus précise, conformément à leur texte). 
Donc j'ai émis un double refus, c'était clair non ?

Donc j'ai émis un double refus, c'était clair non ? Mais le problème majeur à ce moment était le suivant. Même avant le 14 septembre, certains qui travaillent à Rome et qui nous sont amicaux (ils en ont d'ailleurs eu des soucis...) m'ont dit 
Citation:


"Le Pape va reconnaître la FSSPX, à la manière de ce qui fut fait pour les excommunications. Sans que vous de votre côté n'ayez rien à faire".


Je n'ai aucun doute sur ceci. Ceci devait être fait, ce fut confirmé par différentes personnes (dont une travaillant au sein d'Ecclesia Dei, elle nous a dit après avoir vu le texte qui nous avait été remis que ce n'était pas ce que le Pape avait voulu).
Voilà je n'ai eu que des messages qui ne vont pas les uns avec les autres. Ce qui m'a été officiellement donné, je ne pouvais que le refuser. Or de très proches du Pape (qui le voient au quotidien, et qui savent ce qu'ils pense, et me le disent) me soutiennent que ce dernier est enclin à aller vers nous. Alors que puis-je ? C'est un problème majeur, source d'une confusion. 
Mais le second problème est que je ne pouvais dire tout ceci en public, sous peine que tout n'empire. Rome eût démenti, d'ailleurs désormais je m'y attends puisque je dévoile tout ceci. Et si vous vous demandez  
Citation:


"mais que nous raconte Mgr Fellay"?


Je vous rappellerai ce qui est arrivé il y a quelques années, avec le Cardinal Castrillon qui me disait alors que si je répétais ce qu'il me disait, il le nierait. Il a fini par me dire
 
Citation:


"le Pape et moi, sommes pour vous".


Pour mémoire, c'est aussi arrivé à Monseigneur Lefebvre. Durant son audience avec Paul VI, ce dernier l'accusait de contraindre les séminaristes à prêter serment contre lui. Lorsque Monseigneur le rapporta en public, il fut dit que c'était faux. Vous voyez la complexité; parler en public de ceci c'est rajouter de la confusion. 
Sur cet aspect du problème, les gens qui ne savaient pas ce qui se passait on tenté d'inventer. Avec internet, ces choses se sont répandues partout, impossible de démêler le vrai du faux. On disait Mgr Fellay nous a dit ceci, cela; or c'était faux. Nouvel exemple, on m'a fait dire sur le web que dans le cadre de l'accord avec Rome, toute chapelle ayant moins de trois ans d'existence devrait être détruite. Ce fut dit, vous pouvez le voir sur internet. La réalité, ce que j'avais dit aux prêtres, c'est que 
Citation:


"...Rome acceptait de reconnaître tous nos lieux".


Je leur ai alors fait remarquer que parfois nous louions à titre ponctuel une chambre de motel pour y dire la messe...ils ont réfléchi et ont proposé via le "Lunga data" que pour tout lieu géographique où nous célébrions depuis trois ans la messe, ce dernier serait automatiquement doté d'une chapelle. Donc même si actuellement ce n'est pas le cas (il n'y a pas de chapelle ndtom), le droit sera donné d'en établir une ici (ndTom j'ai fini par comprendre en réécoutant le ton du discours audio, car je n'arrivais pas à être certain du sens d'un anglais dont la structure est fort francisée, j'étais de plus trop polarisé par ce que je pensais connaître de cette proposition, j'espère vraiment avoir bien compris que quelqu'un surtout corrige si cela est faux). J'ai dit une chose aux prêtres et c'est le contraire qui est sorti ! Quelle folie, voilà un exemple de ce à quoi je suis confronté. 
Maintenant abordons ce qui était réellement sérieux, je ne donnerai pas de nom, je vous donnerai juste une position hiérarchique (le secrétaire du Pape en personne). Il nous a donné ce type de message
 
Citation:


"Mgr Fellay ne doit pas avoir peur. Une fois l'accord passé, il pourra continuer à attaquer, comme il le fait aujourd'hui. Attaquer toutes les erreurs, à l'intérieur ou à l'extérieur peu importe.
...doesn't matter




Pareillement  
Citation:


"le Pape est au dessus de la Congrégation même si cette dernière agit contre la FSSPX, il passera par-dessus. "Sachez que résoudre la question de la FSSPX est au coeur de son pontificat, c'est très important pour lui de résoudre ce problème, à savoir reconnaître la FSSPX comme catholique".


Or je sais que le Pape connait notre opposition au Concile. 
Alors comment mixer tout ceci ? Nouveau palier franchi peu après mars où j'ai reçu la réponse de la Congrégation de la Foi à mon double refus. Le 16, à Rome le Cardinal Levada me donnait une lettre dite approuvée par le Pape. Je peux vous le dire, si je n'avais eu que cette lettre, c'eût été la fin de notre relation avec Rome. Cette lettre disait en effet 
Citation:


"vous n'avez pas le droit d'opposer le magistère d'hier à celui d'aujourd'hui, et ne pouvez dire qu'il y a des erreurs dans le Concile" et pire "en refusant la proposition du 14 septembre, explicitement approuvée par le Pape, cela implique que vous refusez son autorité".


Y figurait une référence au droit Canon (et implicitement mais pas en toutes lettres, la sanction d'excommunication et mention de schisme). La conclusion précisait que le Pape, dans sa bonté, nous laissait un mois de réflexion, et que si nous changions de réflexion, nous devions leur faire savoir. Voilà la lettre, dans toute sa clarté. 
Grâce à Dieu, j'avais désormais quelque chose dans les mains, mais cette clarté ne dura pas ! En effet, la veille ou le jour même je reçus un message de Rome. 
Citation:


"Vous allez recevoir une lettre fort dure, demeurez calme et ne paniquez pas".


Deux jours après, le message était "cette lettre : mettez la juste dans vos archives). Soit en d'autres termes "n'y prêtez aucune attention". Devant ce message, j'ai dit "c'est fou" . Quelqu'un l'a rapporté à Rome où on lui a dit avec un petit sourire  "oui, ça l'est". Tout est si solennel avec Rome, une autorité qui vous dit parler au nom du Saint-Père et que
 
Citation:


"lui désobéir c'est clore le débat",


en même temps on vous dit
 
Citation:


"ah mais ne tenez pas compte de cette lettre".


Tout ceci est incroyable, comment l'évoquer à l'extérieur. J'en parle aujourd'hui mais à ce moment, je ne le pouvais; c'était clairement impossible. 
Donc qu'ai-je fait ? J'ai fait quelque chose impossible à faire normalement dans ce cas. J'ai (ndtom  short-cut n'est pas un verbe, alors c'est ennuyeux pour traduire le sens réel) coupé court en passant outre la Congrégation. Si le message oral m'indiquant de ne pas tenir compte de la lettre était faux, alors faire ceci revenait à mettre fin aux débats, c'était le clash. Quand un chef vous envoie un émissaire, le court-circuiter pour voir directement le chef, ce dernier va vous envoyer paître en vous précisant qu'il vous a déjà offert un interlocuteur. Je menais une action des plus délicates. J'ai compris lors de la discussion du 16/03 que Rome était si "dure" envers nous car on y pensait que nous rejetions tout (le Pape, le Concile ) depuis 62. Mais c'est faux, nous disons accepter et prier pour le Pape et c'est vrai, ce ne sont pas que des mots. J'ai tenté d'écrire un courrier qui précisait tout ceci, après avoir rappelé les principes de la Foi et du magistère, j'ai rajouté qu'il y a des choses du Concile que nous acceptons (cet équilibre entre ce que nous acceptons et refusons est très subtil). Deux semaine après, réponse du Pape "Envoyez cette même lettre à la Congrégation de la Foi" cela signifiait qu'il l'aurait acceptée. C'est pourquoi les journaux disait qu'un accord était imminent, or ce n'est jamais arrivé.

Pourquoi ? D'abord parce que le texte ne sera finalement pas accepté, et surtout parce que j'avais dés le début demandé à Rome de nous prendre tel que nous sommes, si accord (que nous serions heureux de signer). Or être accepté pour ce que nous sommes, cela signifie continuer de faire ce que nous faisons (apprendre et enseigner, attaquer l'erreur et continuer notre propre liturgie, l'ancienne). J'avais cité Monseigneur Lefebvre pour cette condition sina quae non, car c'est lui qui l'avait exprimée, j'ai juste donné la citation. Et donc à ce moment, où il semblait que le Pape soit satisfait de ma lettre, je voulais absolument avoir confirmation que nous pourrions continuer à attaquer ? Je suis donc reparti pour un voyage de plus à Rome. La Congrégation voulait, elle, que je modifie mon texte. J'ai écrit au Pape et au Cardinal Levada que changer un mot, c'était clore les discussions. Ce dernier confirme que rien ne sera touché au texte. Le vote des cardinaux a donné une unanimité pour (moins une abstention). Et pourtant, une fois le texte dans mes mains, il était modifié avec à nouveau les termes que j'avais enlevé. Que s'est-il donc passé ? Très simple...guère heureux de leurs réactions à la question            
             
Citation:
"pourrons-nous continuer à attaquer"


, j'ai publié une interview sur Dici début juin en abordant les erreurs de Vatican II notamment que le N.O.M. était mauvais. Ils l'ont utilisé en allant voir le Pape, et c'est ainsi qu'ils ont obtenu le changement du texte. Je le sais précisément (pour deux raisons), la seconde car quand j'ai été appelé le 13/06 à Rome, mon texte était dans leurs mains : ils m'ont dit  
Citation:


"vous ne pouvez pas dire qu'il y a des erreurs dans le Concile et que le NOM est mauvais" .


Je sais que Lombardi écrivit ce texte au Pape, et que tout le vendredi après-midi il y eut réunion de la Congrégation et du Pape à ce sujet. C'est pourquoi le 13/06 j'ai reçu le texte corrigé. J'ai immédiatement refusé de signer. Quelques heures auparavant, les représentants de la FM avaient dit qu'il n'y aurait pas d'accord, les FM savaient ce qui se passait, je ne peux en dire plus, je dis ce que je sais.

Je sais aussi qu'une contre-offensive, en cas de reconnaissance par le Vatican était prévue (ndtom j'ai raccourci). Plusieurs conférences des évêques, dont celle d'Allemagne qui avait préparé une déclaration rappelant qu'elle ne voulait rien avoir à faire avec nous, et qu'ils demandaient que nous fermions tous nos lieux de culte, que nos prêtres soient relevés et que nous quittions le pays : voilà ce qui était prévu dans les textes pour les pays de langue allemande....c'eût été un grand bazar, mais ces conséquences (de notre reconnaissance par le Pape) eurent été intéressantes à voir ....voilà les faits. 
Certains pensent que nous n'étions pas loin d'un accord, mais en fait nous n'en avons jamais été aussi loin. Parce qu'encore une fois, le texte est une chose, cette condition sina quae non une autre, et la situation canonique une troisième. De plus, parce qu'en aucune manière nous ne pouvons nous placer dans les mains des évêques. Impossible, on le voit bien pour la FSSP, le Christ Roi et consorts, c'est un de leurs pires problèmes, leur apostolat est entre les mains des évêques qui peuvent leur demander ce qu'ils veulent. Ils y a là certains prêtres de qualité, mais bridés dans leur liberté de parole. C'est pourquoi c'était une de nos premières exigences d'avoir notre propre juridiction. Et incroyablement, ce nous fut accordé : notre apostolat aurait été indépendant des évêques. Voilà pourquoi dans les conditions posées lors du chapitre, ce point figure à une place mineure, puisqu'il nous était déjà accordé. Cela ne veut pas dire qu'il était accessoire, c'est plutôt un point capital, sans lui il n'y avait rien à faire. 
Quoi d'autre ? Vous connaissez l'essentiel...mais il y a encore quelque chose qui rend la situation confuse...et depuis le début c'est pour moi la question : que veux le Pape ? ....//....(ndtom redites sur les in congruences du début). Nous avons conclu que très probablement le Pape était prêt à "minimiser/réduire" le Concile en disant  
Citation:


"oui le Concile n'est pas infaillible, vous pouvez discuter des points difficiles"


comme il semble que cela avait été dit.  
A cette nouvelle proposition par écrit du 13/06, j'ai rédigé une nouvelle lettre pour le Pape, j'y précisais
 
Citation:


"puisque vous savez que nous sommes opposés au Concile tout en voulant nous reconnaître, j'en déduis que vous êtes prêt à mettre le problème de côté".


Je donnais un exemple historique, car ce n'était pas la première fois que cela arrivait dans l'histoire de l'Eglise (exemple des Grecs au Concile de Florence durant la Renaissance...signature d'un décret pour la réunification avec les orthodoxes grecs et les arméniens, le peuple refusa ce que les patriarches avaient signé...//....face à une analyse divergente sur le mariage, signature finalement d'un accord avec les grecs mettant de côté le point litigieux....). Je m'appuyais sur le cas mentionné en supposant que telle était là peut-être la volonté du Pape, et je rajoutais que
 
Citation:


"mais à l'heure actuelle comme vous remettez ces choses sur la table, je dois conclure que j'ai été trompé".


Je lui demandais
 
Citation:


"dites-moi s'il vous plaît ce que vous souhaitez"


et demandais audience (bien évidemment refusée), mais j'obtenais une réponse écrite le 30 juin 2012. C'est la première fois que le Pape me répondait. 

Premièrement il indiquait 
Citation:


"j'étais d'accord pour que nous changions le texte"


et nous demandait d'accepter les trois points suivants pour être reconnus.
Premier point:
 
Citation:


"le Magistère est seul juge de ce qui est ou n'est pas Traditionnel".


Certes, c'est un point de Foi, mais l'accepter, c'est risquer de le voir retourné contre nous, c'est évidemment dangereux.
 
Citation:


"Second point, acceptez que VII est partie intégrante de la Tradition".


Imaginez ! Durant 40 ans ils ont dit eux-mêmes le contraire (ndtom j'ai vérifié sur l'audio et je ne comprends pas cette mention) et disent désormais le contraire. Nous avons dit
 
Citation:


"pardon, mais regardez la réalité".


Troisième point
 
Citation:


"acceptation du NOM, de sa validité et sa licéité".


J'ai rétorqué que nous utilisions rarement le mot de "licite" mais pensons que le NOM est de mauvais (au sens de maléfique en l'esprit). 
Maintenant tout est clair, mais bloqué. Je me demande alors si continuer les discussions doctrinales est d'une manière ou d'une autre possible. Je continue à ne pas savoir, bien que j'ai quelques idées. S'y rajoute maintenant une curieuse situation, un tantinet confuse, qui peut aussi expliciter ce qui s'est récemment passé. D'un côté le Pape qui continue à vouloir résoudre le problème (pour bien des raisons, certaines bonnes et d'autres moins). Parmi les bonnes, la réparation du préjudice commis pour les injustices que nous avons connues. Ils savent et vous savez qu'ils ont été injustes, réparer c'est donc juste. Il veut éviter un schisme et l'a dit publiquement; non pas que y prétendions, puisque nous avons toujours déclaré que nous étions dans l'Eglise et ne sommes pas schismatiques, mais c'est ce dont ils pourraient avoir peur, c'est que cela termine par un schisme. C'est possible. De leur côté. L’œcuménisme a un impact, tout ceci peut faciliter la voie aux Orthodoxes, qui regardent attentivement ce qui nous arrive, notre situation leur est familière, eux aussi veulent coller à la Tradition, et si l'Eglise ne peut pas arranger les choses, ils diront que si en son sein, elle ne sait y parvenir, alors avec eux, ce sera identique. Quand le Pape a redonné sa place au VOM, le patriarche de Moscou déclara que c'était bien. Ainsi il est prouvé que l'ouverture à la Tradition aidait l'Eglise. 
Voir ces choses et le pourquoi des choix du Pape est intéressant, je ne dis pas que cela ira plus loin. 
Il veut ce qui arrive, le blocage. Il a nommé, un de nos très fermes opposants déclarés, pour Préfet à la Congrégation de la Foi. Afin d'équilibrer les choses, il en a nommé un autre qui semble plus ouvert et représentant mieux sa position (celle du Pape ndtom  j'ai réécouté pour vérifier le transcript et c'est bien ça, la logique de ce qui est prêté au Pape me semblant incompréhensible face à ce qui précède). Cela rend la situation plus confuse. Alors quand Muller a dit,  
Citation:


"fin des discussions avec la FSSPX"


, le Pape était très en colère et à demandé à la seconde personne de rédiger noir sur blanc
 
Citation:


"nous devons être patients avec la FSSPX et continuer les discussions".


Ils savent que si mes réponses sont considérées comme officielles, les progressistes mettront leur poids dans la balance en disant
 
Citation:


"maintenant que nous avons la réponse, alors....".


Mais vu qu'une résolution est ceci dit escomptée, alors il est dit
 
Citation:


"non, ce n'est pas officiel".


J'ai adressé ma réponse à trois reprises. J'ignore pourquoi cela n'a pas été officialisé, disons pour réduire la pression, ils dirent
 
Citation:


"non ce n'est pas officiel".



Je peux l'écrire une quatrième fois, pas de souci...cette situation est très mystérieuse, mais nous ne changeons rien, nous maintenons notre point de vue. Le problème est à Rome, pas chez nous. Là-bas les modernistes veulent voir la fin de la FSSPX, par une condamnation, et d'autres qui escomptent que nous obtenions quelque chose. C'est possible mais je l'ignore complètement. Mais pour moi, la situation est totalement bloquée. Seule solution, je l'ai déjà écrit à Rome en 2001, rien de nouveau  
Citation:


"vous créez le problème et voulez le résoudre de la mauvaise manière, le "status questionis" doit être changé."


Pourquoi leur dis-je ceci, où est l'origine du problème ? Je leur ai dit que c'est parce qu'ils font face à une réalité insupportable, qui perdurant va les conduire à blesser leur âme et à pécher en faisant mal à Dieu. Alors ils veulent sortir de ça, nous sommes tous dans cette situation. C'est du fait d'une réalité à laquelle nous faisons face, et qui provient de l'Eglise, et ceci est insupportable. En 2005, durant une audience, je l'ai dit au Pape en rajoutant que
 
Citation:


"la situation de l'Eglise est telle que la vie traditionnelle en a été rendue impossible"


et que
 
Citation:


"chaque jour, des prêtres et religieux viennent à nous en préférant en être punis ou sanctionnés. Ils préfèrent ceci au problème de conscience qu'ils ne peuvent plus assumer".


Je lui ai dit
 
Citation:


"si vous voulez que nous revenions à vous, vous devez faire changer la situation, ramener la Tradition dans l'Eglise".


C'est ce que je répète aujourd'hui. Je leur ai dit
 
Citation:


"au nom de la Foi, vous ne pouvez nous obliger à nier le réel en nous disant que sous prétexte que l'Eglise ne peut rien dire de faux, alors rien n'est faux dans le Concile et que le NOM est bon".


Je dis
 
Citation:


"regardez la réalité, il peut être difficile d'expliquer comment c'est possible, mais la réalité est là, elle ne ment pas, le NOM est mauvais (ndtom pas dans le sens plus haut où le NOM était qualifié de "evil"). Le NOM conduit les âmes à perdre la Foi, au profit du Protestantisme. C'est clair, c'est un fait. Je leur ai dit" C'est cette liturgie qui fait que tant de prêtres perdent foi en la Présence Réelle".


Vous connaissez leur réponse? Ils ne nient pas que la Foi soit perdue, car c'est vrai. Il y a longtemps j'ai évalué que 40% des prêtres ne croient pas en la Présence Réelle. L'année dernière, le vicaire général du diocèse d'Allemagne disait lui que 80% des prêtres de son diocèse n'y croyait plus. Récemment, 78% des prêtres du diocèse nord de Sidney déclaraient anonymement ne pas y croire. Voilà le réel. Et on m'a répondu
 
Citation:


"Non non c'est parce qu'ils ont été mal formés".


Mais c'est pire ! Cela implique que leur séminaire c'est une tragédie, et quelle y Messe trouve-t-on, le NOM. Alors l'avenir, je l'ignore mais je dis "Soyons prêts"...une excommunication peut-elle survenir ? Je ne pense pas tant que le Pape est vivant, j'y crois vraiment, mais je ne le sais pas. S'ils arrivent à le convaincre que nous sommes vraiment contre le Concile, cela pourrait arriver. 
Je peux dire qu'ils nous traitent déjà ainsi, comme si nous étions excommuniés, voilà la situation. Cela ne change rien pour nous, je vous dis "N'ayez pas peur", cela ne va pas nous faire changer ni nous motiver, en revanche ce qui nous fait agir c'est le salut des âmes. Depuis que l'Eglise va dans le sens actuel, des milliers et millions d'âmes ont été perdues. Nous le refusons, c'est pourquoi nous voulons que l'Eglise revienne à sa tradition. Nous savons qu'un jour cela se fera, mais ni le comment ni le moment ne sont entre nos mains. Faisons notre travail, notre devoir et le reste est dans les mains du Seigneur. 

Sera-ce long, court ? J'ai des idées, ce ne sont que des opinions et perspectives. Ceux qui sont fixés sur le Concile sont ceux qui l'ont fait et le mettent en œuvre. C'est la génération des anciens, qui sont aux commandes. Mais je vois qu'ils ne sont pas suivis, la jeune génération ne prend pas ce chemin. C'est très intéressant, car elle n'a pas cette relation affective. Vatican II n'est pas son bébé, c'est un évènement qui est survenu durant le dernier millénaire. C'est fort loin et cette génération n'en connait que le désastre pour l’Église, la ruine. Elle n'en est pas heureuse, frustrée elle cherche une solution. En entendant parler de la Tradition, certains sont très intéressés, c'est déjà le cas. Je le dis, il y a chez les modernes des prêtres fort sérieux, véritablement, et qui questionnent le Concile. 
Plus incroyable, j'ai vu quelque part qu'en Angleterre un pasteur disait
 
Citation:


"c'est fou, la moitié de nos séminaristes ont une relation avec le VOM",


je lui ai dit que tel était le cas en France
 
Citation:


" cette année 10% des ordonnés du pays le sont à la FSSPX, rajoutez-y ceux qui le sont chez les "Ecclesia Dei"


cela va jusqu'à 25%. Les évêques perdent le contrôle, déjà un quart de l'Eglise de France. Plus de la moitié des prêtres du pays ont plus de 75 ans, et l'âge moyen est au-dessus de 70 ans. Dans 5 ans, ils auront plus de 80 ans, sans relève de la jeunesse : nous sommes face à un effondrement, celui de l'Eglise de France. C'est tellement sérieux que les évêques ont préparé une réduction des diocèses à l'horizon 2015, de l'ordre du tiers. Ouah un tiers des diocèses effacés de la carte. Vous trouverez, à quelques différences prêt, cette situation stérile partout. Diocèse de Rome, une ordination en un an, un seul prêtre pour un tel diocèse. En Irlande, moins de dix séminaristes, nous en avons davantage. Voilà la situation d'une Eglise qui se meurt. Voilà pourquoi la jeune génération n'est pas heureuse avec ça. Et certains évêques pensent que c'est nous qui avons raison. Ils se taisent, car c'est dangereux pour eux, mais ils savent. Ils pourraient parler et ne seraient pas pour autant décapités. Cela va si loin qu'un de ces évêques m'a interpellé directement en disant
 
Citation:


"je veux célébrer selon le VOM au quotidien, mais le faire c'est ne plus pouvoir rester dans mon diocèse. Alors que faire ? Y rester et tenter de faire du bien ou le quitter pour dire selon le rite tridentin".


Je lui ai dit de faire les deux, à savoir y rester en célébrant selon l'ancien rite (grand défi ceci dit). Il y a donc un certain nombre de prêtres, d'évêques qui n'ont pas assez de courage pour s'exprimer parce que la situation est encore très difficile. Pas encore une majorité mais sur 5 ans, le progrès est énorme (et partout). Quand le père Schtilling donna une conférence l'automne dernier à Rome, 4 évêques lui ont demandé de prêcher leur retraite pour les prêtres. 7 de ces évêques ont appris à célébrer selon le VOM, certains d'Amérique Centrale, d'Asie ou d'Afrique. Cela progresse à petit pas, c'est un combat qu'il ne faut pas abandonner. Nous devons bien sûr rester prudents et ne pas nous y brûler, mais encourager ce mouvement. Comprenez, cette Église est l’Église Catholique, c'est notre Église. Elle est malade gravement, alors prudence. Nous ne l'abandonnerons pas, de même que l'on n'abandonne pas un membre de sa famille en l'envoyant paître alors qui est malade.  Pareil pour l’Église, c'est notre Église. Nous prions et faisons ce que nous pouvons alors qu'elle est malade. Encore une fois on tente de ne pas se brûler en prenant nos précautions. On ignore quand les temps viendront, tant que la tête (le Pape) est en notre faveur, vu que la lutte est dure. Ce dernier doit être absolument convaincu de la nécessité de la Tradition. Tant que nous n'avons pas ça, continuer est dangereux, il n'y a guère de possibilité concrète de continuer. Nous avons tant d'ennemis, tant.

Regardez, c'est intéressant, qui durant ce temps est le plus opposé à notre reconnaissance ? Les ennemis de l'Eglise, Juifs et Francs-Maçons et modernistes. Les plus opposés sont les ennemis de l'Eglise. Intéressant, non ? Pire, qu'ont-ils dit à Rome ? Que nous devions être contraint d'accepter Vatican II. Des ennemis depuis des siècles de l’Église qui disent à Rome que s'ils veulent un accord avec nous, nous devons être contraints d'accepter le Concile. N'est-ce pas intéressant ?
Cela démontre que Vatican II est leur chose, pas celle de l’Église. Les ennemis de l'Eglise voient le bénéfice tiré du Concile, très intéressant. Je peux dire que nous utiliserons cet argument à Rome, pour tenter de les faire réfléchir .

La situation n'est pas désespérée, ni pire qu'auparavant. Elle demeure identique, il y a de l'espoir, pas pour maintenant mais nous continuons. Cette ligne qui a si clairement été donnée par Monseigneur Lefebvre, qui est si claire et si fidèle au passé. Nous en voyons tous les fruits, grâce à son équilibre et sa justesse. C'est indéniable, continuons jusqu'à des temps meilleurs. Combien de temps cela durera ? Je l'ignore. On prétend que ...(ndtom j'ai réécouté car il y a un "if" et un "but" dans le transcript à 1h20 que je n'entends pas prononcés, même sans ces deux conjonctions, je ne vois pas le sens de cette phrase qui n'apporte rien de plus). Je n'ai absolument aucune idée de quand un accord se fera, et le terme accord ne convient pas, ce sera une "reconnaissance/normalisation". Nous avons un droit à être étiquetés catholiques,  car nous le sommes. Pour autant, nous n'allons pas changer pour y parvenir. Non, nous savons que cette tradition est l'avenir de l’Église, nous devons y travailler. Faisons ce qui est possible. Nous voyons que cette influence de la tradition gagne du terrain. Et nous avançons à tout petit pas en marquant des points. Regardez cette année pour les 50 ans (ndtom il utilise celebrate et non commemorate..) du Concile, incroyable de voir comment ils ont tenté de se justifier face à nos attaques. Auparavant, ce n'était pas le cas. Je vous donne un autre exemple qui est peu, mais vous savez qu'avant de devenir Pape, BXVI a donné la communion à un Protestant Roger Schutz de Taize, lors des funérailles de Jen-Paul II. Le Cardinal Ratzinger a plus tard donné à ses proches le fonds de sa pensée en faisant ceci : que dira la FSSPX. Voyez que nous sommes dans ses pensées, dans sa conscience, sa mauvaise conscience. Très très intéressant à voir. Cela montre que nous croissons en influence là bas. Alors ne croyons pas que tout va bien, vous avez entendu dire qu'ils ont décidé de faire de Paul VI un bienheureux. Travailler à la béatification de Paul VI c'est incroyable. Nous protesterons encore face à ceci. Les mots manquent tant c'est incroyable. Juste deux faits : la tombe de sa mère, et c'est certain, pas du ouïe-dire j'ai envoyé quelqu'un le vérifier et prendre des photos, cette tombe est maçonnique. Avec tous les symboles maçonniques. C'est un fait, comment un Pape peut-il permettre que la tombe de sa mère soit maçonnique? Cela devrait faire réfléchir les gens. Autre chose, encore plus sérieux. 

Sous Pie XII, la Russie communiste persécutait les catholiques, quelqu'un a dit un jour soudainement au Pape qu'un traître au Vatican collaborait contre lui, avec Moscou. Le Pape n'a pas voulu y croire, mais l'informateur, l'évêque luthérien d'Helsinki, lui en a donné une preuve, via un militaire français, tout ceci est bien documenté, ce n'est pas une rumeur. Le Pape reçut la preuve que ce traître était le futur Paul VI. Le sachant, il le mit hors du Vatican, le faisant évêque de Milan. Et nous avons eu Paul VI après Jean XXIII, et l'on veut le béatifier? Pensez qu'ils ont perdu l'esprit, c'est incroyable, incroyable. Mon sentiment, c'est qu'ils essayent de canoniser, et ont essayé de béatifier tous ces Papes qui ont emmené ces nouveautés. Pourquoi, parce qu'ils savent que c'est la fin du truc, et ils veulent ériger un monument qui perdurera à travers les âges en canonisant tout ceci. Pourquoi insister en faisant 3 Papes des béatifiés, pourquoi ça ? En commençant ainsi, tout le monde peut être déclaré Saint. Ils changent véritablement le sens de la "sainteté". Jean-Paul II expliquait que  
Citation:


"je veux déclarer tant de saints que l'on puisse voir que la vocation à la sainteté est universelle, cela signifie que chacun y est appelé".


Ce peut être compris correctement, mais si vous commencez à faire de chacun un saint, vous canonisez tout le monde, il y a une erreur quelque part. Malgré tout ce qui n'est pas bien, il y a de l'espoir, et je suis optimiste dans cette situation. Si vous voulez un autre exemple, finissons avec cette image de là où l'on en est. Vers la fin de l'hiver, vous voyez sur les arbres des bourgeons, venant d'apparaître, tout petits. Alors vous savez que le printemps arrive, vous le dites et l'on vous répond "reviens à toi, c'est l'hiver il gèle et il neige, on grelotte et c'est venteux. Ne dis pas que c'est le printemps." Mais on peut dire que les deux sont vrais mais que c'est toujours l'hiver. Je dis qu'en regardant la situation de l’Église, c'est toujours l'hiver mais que l'on commence à voir de petites choses, qui débutant, indiquent la venue du Printemps. Là, c'est un moment très délicat. Ces bourgeons ont besoin de temps pour sortir, s'ils éclosent trop tôt, ils gèleront, les fleurs périront. Voilà pourquoi il faut rester très très prudents, avant que ces bourgeons n'arrivent. Nous sommes précisément là, entre les deux saisons. Il n'y a aucun doute qu’il y ait un espoir pour l’Église, mais pas trop d'optimisme non plus. Gardons cet équilibre prudent, très prudent, en faisant avancer les choses sans nous mettre trop en avant en risquant de nous brûler ou d'être tués. Je comprends ceux qui ont peur, mais rassurez-vous nous n'allons pas vers ça. Non, nous ne démolirons pas ce qui a été construit depuis 30-40 ans. Ce serait fou, alors nous voulons être et rester prudents. Il est inutile de nous jeter dans une situation impossible. Nous continuons le combat, c'est tout. Continuer à prier, prier la Sainte Vierge Marie, prier le Rosaire. Cela reste une de nos armes principales. Nous devons continuer la bataille de la défense de la Foi. Rien n'est à changer, la foi transcende le temps, ce qui est vrai le demeure et il n'y a rien à changer. Un jour le Seigneur remettra de l'ordre dans son Eglise. Ne l'oublions pas, il la contrôle et en reste le chef, et nous l'oublions parfois. Rien sur terre, rien de mal ne peut arriver sans la permission de Dieu. Le Seigneur a osé le dire
 
Citation:


"il n'y a pas un cheveu qui tombe de notre tête sans Sa permission".


Vous vous demandez pourquoi Il laisse faire ces choses ? Il le sait, et mieux que nous. Mais souvenons-nous que face à une tentation, la grâce est suffisante pour y faire face. Oui, chaque jour est dur, la situation est difficile. Le monde décline, c'est incroyable. Néanmoins, Dieu le permet et parallèlement il nous demande d'agir en Catholiques au jour le jour afin de sauver notre âme. N'ayez pas peur, au contraire, ayez-confiance en lui. Mais le prix à payer c'est la prière. Faites votre devoir d'état, plein de foi. Notre Seigneur a promis qu'Il nous donnerait la foi nécessaire pour faire de grandes choses. Et bien sûr, allez à la Sainte Vierge. Il est évident qu'elle nous a été donnée, spécialement pour cette époque, elle est notre maman du Ciel. Il y a une petite phrase qui est remarquable à Fatima
 
Citation:


"Dieu a placé en ces mains la paix des nations".


 Elle est la Reine, du ciel et de la terre, même la paix des nations est entre ses mains (et aussi la paix en Dieu, contre le péché). Alors restez près d'Elle. Je termine, nous voulons consacrer la FSSPX à St Joseph. Pourquoi ? Il est patron de l'Eglise, son protecteur. Souvenez-vous de Fatima, c'est très intéressant. le 13 Octobre, la Sainte-Vierge annonça le miracle du soleil, et elle dit qu'elle viendrait avec son fils et St Joseph bénir la terre. ..// (résumé sur St Joseph je coupe...)
En conclusion, la bataille continue, comme jamais avant, et finissons par nous confier à la Sainte Vierge Marie.

      
FIN


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MessagePosté le: Mar 8 Jan 2013, 15:55    Sujet du message: Publicité

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Aurore
Membre

Hors ligne

Inscrit le: 15 Oct 2012
Messages: 191

MessagePosté le: Mar 8 Jan 2013, 17:35    Sujet du message: Mgr Fellay - Conférence entière du 28 décembre: "les juifs et les Francs-Maçons", "ennemis de l'Eglise" Répondre en citant

Merci beaucoup Tom pour cette traduction! Okay
A lire cette première partie de la conférence on se dit que Mgr Fellay est bien toujours le même. Finalement il a bien joué: tous les regards sont obnubilés par ses quelques phrases sur les ennemis de l'Eglise, mais pendant ce temps il nous fait repasser toute sa sauce infecte.. Quoiqu'il puisse dire maintenant, il n'empêche qu'il a signé un préambule le 18 avril 2012, sous prétexte qu'on l'aurait assuré de source masquée ( ) qu'il ne serait pas appliqué .
C'est ce qu'il se contortionne à faire oublier au milieu de toutes ces explications fumeuses, mais c'est bien ce qu'il en résulte si on résume.


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Martel
Membre

Hors ligne

Inscrit le: 23 Déc 2012
Messages: 96

MessagePosté le: Mer 9 Jan 2013, 19:25    Sujet du message: Mgr Fellay - Conférence entière du 28 décembre: "les juifs et les Francs-Maçons", "ennemis de l'Eglise" Répondre en citant

Très admiratif du travail de Tom!
Maintenant je vais lire!


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Gentiloup
Admin

Hors ligne

Inscrit le: 21 Juin 2012
Messages: 2 884

MessagePosté le: Jeu 10 Jan 2013, 01:44    Sujet du message: Mgr Fellay - Conférence entière du 28 décembre: "les juifs et les Francs-Maçons", "ennemis de l'Eglise" Répondre en citant

Il faut du courage pour lire ce salmigondis! Et plus de courage encore pour l'avoir traduit! Merci de votre dévouement Tom!

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 06:48    Sujet du message: Mgr Fellay - Conférence entière du 28 décembre: "les juifs et les Francs-Maçons", "ennemis de l'Eglise"

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