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Deux visions de la crise : Mgr Lefebvre et Mgr Fellay.

 
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Gentiloup
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MessagePosté le: Sam 9 Fév 2013, 22:40    Sujet du message: Deux visions de la crise : Mgr Lefebvre et Mgr Fellay. Répondre en citant


Posté le: Dim 11 Nov 2012 par GL à 23:27    Sujet du message: Deux visions de la crise : Mgr Lefebvre et Mgr Fellay.
  

Deux visions de la crise : Mgr Lefebvre et Mgr Fellay.

  

  
Posted on 11 novembre 2012 by administrateur

Mgr Fellay a donné une conférence à Flavigny, le 2 septembre 2012, où il expose sa vision de la crise de l’Eglise. Cette vision a été analysée dans un texte diffusé par notre site. Maintenant nous nous permettrons d’aller plus loin en juxtaposant de larges extraits de cette conférence ( pour ne pas tronquer la pensée du conférencier) avec celle que Mgr Lefebvre avait donnée en 1978 et qui allait déterminer la position de la fraternité par rapport à la Rome moderniste.
Le lecteur sera stupéfait de la contradiction entre ces deux conférences.
Bonne lecture……
 
En gras : Vue réaliste de Mgr Lefebvre (Juin 19
            en italique :Vue surnaturaliste de Mgr Fellay ( 2 septembre 2012)                                                     ( extraits)
 
Mgr Lefebvre :  » Par contre je pense qu’à la prochaine rencontre, ou avant la prochaine rencontre d’ailleurs, s’ils me demandent vraiment ce colloque, c’est moi qui leur poserai des questions. C’est moi qui les  interrogerai, pour leur dire : – Quelle Église êtes-vous ? À quelle Église avons-nous affaire — moi je voudrai savoir —, si j’ai affaire à l’Église catholique, ou si j’ai affaire à une autre Église, à une Contre-Église, à une contrefaçon de l’Église ?… Or je crois sincèrement que nous avons affaire à une contrefaçon de l’Église et non pas à l’Église catholique. Pourquoi ? Parce ce qu’ils  n’enseignent plus la foi catholique. Ils ne défendent plus la foi catholique. Non seulement ils   n’enseignent plus la foi catholique et ne défendent plus la foi catholique, mais ils enseignent autre chose, ils entraînent l’Église dans autre chose que l’Église catholique. Ce n’est plus l’Église catholique. Ils sont assis sur le siège de leurs prédécesseurs, tous ces cardinaux qui sont dans les congrégations et tous ces secrétaires qui sont dans ces congrégations ou à la secrétairerie d’État ; ils sont bien assis là où étaient leurs prédécesseurs, mais ils ne continuent pas leurs prédécesseurs. Ils n’ont plus la même foi, ni la même doctrine, ni la même morale même que leurs prédécesseurs. »
 
Mgr Fellay : On ne se rend pas assez compte de cette réalité, mes bien chers frères. Lorsque la Sainte Vierge reçoit dans ses bras Jésus mort, elle reçoit le Dieu vivant. Si on s’en rend vraiment compte, Notre Dame a pu parler à son Jésus pas comme à un mort. Il est pourtant mort, mais elle peut Lui parler comme à son Dieu vivant, comme lorsque nous parlons à la sainte Eucharistie. C’est le même Jésus vivant qui cache sa vie humaine. C’est exactement le même Dieu, Il n’a pas quitté ce corps. L’âme l’a quitté, ce qui fait un mort ; mais la divinité n’a quitté ni le corps, ni l’âme. Eh bien ! C’est la même épreuve, c’est la même tentation que le Bon Dieu nous permet d’avoir, cette fois-ci par rapport non pas au corps de Notre Seigneur, mais par rapport à son Corps mystique. Ainsi lorsque nous regardons l’Eglise, nous retrouvons ces deux composantes : une composante divine, une composante humaine. Mais pas seulement cela ; nous retrouvons aussi ce qu’on peut appeler les conséquences extrêmes de ces deux éléments, et c’est là qu’intervient la tentation qui, pour beaucoup, apparaît insupportable, inacceptable. La foi en l’Eglise nous oblige à professer ce que nous disons dans le Credo : «Je crois en l’Eglise une, sainte ». Nous le disons et nous ne parlons pas d’une Eglise en l’air ! Nous parlons de l’Eglise qui est là, réelle, devant nous, avec une hiérarchie, avec un pape. Ce n’est pas le fruit de notre imagination : l’Eglise est là, elle est réelle, l’Eglise catholique romaine. Nous disons et nous devons professer cette Eglise comme étant sainte, comme étant une, car la foi nous y oblige.
 
Mgr Lefebvre : « Alors ce n’est plus possible. Et principalement, leur grande erreur, c’est l’oecuménisme. Ils  enseignent un oecuménisme qui est contraire à la foi catholique.
Et je dirai : – Que pensez-vous des anathèmes du Concile de Trente ? Que pensez-vous des anathèmes de l’Encyclique “Autorem Fidei” sur le Concile de Pistoie ? Que pensez-vous du “Syllabus” ? Que pensez-vous de l’Encyclique “Immortale Dei” du Pape Léon XIII ? Que pensez- vous de la “lettre sur le Sillon” par le Pape Saint Pie X ? de l’Encyclique “Quas Primas” du Pape  Pie XI, du “Mortalium Animos” justement du Pape Pie XI contre l’oecuménisme, contre ce faux  oecuménisme ? et ainsi de suite… Pensez-vous tout cela ? Qu’ils me répondent ! Qu’ils me  répondent s’ils sont toujours d’accord avec tous ces documents des papes, avec tous ces documents  officiels qui définissent notre foi. Ce ne sont pas des documents quelconques, ce ne sont pas des  allocutions ou des conversations privées des papes, ce sont des documents officiels qui engagent  l’autorité du pape. Alors ?…
Je pense que l’on peut, que l’on doit même croire que l’Église est occupée. Elle est occupée par cette Contre-Église. Par cette Contre-Église que nous connaissons bien et que les papes connaissent  parfaitement et que les papes ont condamnée tout au long des siècles. Depuis maintenant bientôt  quatre siècles, l’Église ne cesse de condamner cette Contre-Église qui est née avec le protestantisme  surtout, qui s’est développée avec le protestantisme, et qui est à l’origine de toutes les erreurs  modernes qui a détruit toute la philosophie et qui nous a entraînés dans toutes ces erreurs que nous  connaissons et que les papes ont condamnées : libéralisme, socialisme, communisme, modernisme,  sillonisme et que sais-je ? Et nous en mourons. Les papes ont tout fait pour condamner cela. Et voilà  que maintenant ceux qui sont sur les sièges de ceux qui ont condamné ces choses-là sont maintenant  d’accord pratiquement avec ce libéralisme et avec cet oecuménisme. Alors nous ne pouvons pas  accepter cela. »


Mgr Fellay : « Tournons-nous maintenant un petit peu vers les conséquences, mes bien chers frères, surtout par rapport à la sainteté. Nous rendons-nous compte que si aujourd’hui nous avons la foi, si nous avons cette joie de pouvoir professer la foi, c’est grâce à cette Eglise très concrète... qui est dans un état lamentable. Lorsque vous apportez un enfant à un prêtre de la Fraternité pour un baptême, la première question est : « Que demandez-vous à l’Eglise ? » (et non pas à la Fraternité !) ; et la réponse est : « La foi ». Et ce n’est pas la Fraternité, mais l’Eglise qui donne cette foi… et l’Eglise d’aujourd’hui ! C’est l’Eglise d’aujourd’hui qui sanctifie. Quand on dit « extra ecclesiam nulla salus », en dehors de l’Eglise il n’y a pas de salut », c’est bien de l’Eglise d’aujourd’hui que nous parlons. C’est absolument certain, il faut le tenir. Mais voyez, le simple fait d’évoquer ces paroles, nous fait poser d’immenses questions : comment cela peut-il se faire ? Ces évêques qui nous racontent toutes sortes d’hérésies, comment est-ce qu’ils peuvent nous donner la foi ? Eh oui ! Comment ce Jésus qui meurt, peut-Il être Dieu ? C’est de foi, c’est absolument certain que la foi et la grâce, que chacune des grâces que nous recevons par les sacrements, nous les recevons de l’Eglise. Et encore une fois, cette Eglise est très concrète, il ne faut pas en faire une abstraction, elle est réelle ! Et nous en faisons partie. Si nous sommes vivants dans cette Eglise, cette vie nous la recevons de la tête de l’Eglise, cette tête qui est d’abord et avant tout Notre-Seigneur Jésus-Christ. Cependant il y a aussi tout un organisme, et cet organisme d’un côté nous devons le confesser comme saint, et de l’autre côté il nous choque et nous scandalise tellement, que nous n’avons qu’une envie, c’est de dire : « Nous n’avons rien à faire avec ces gens-là ! Cela ne va pas ensemble, cela ne peut pas ! » Ces hommes de Dieu qui conduisent les chrétiens, les enfants de l’Eglise à la perte de la foi… cela ne va pas ensemble ! Il est évident qu’il faut rejeter ces erreurs avec horreur. Mais il faut distinguer, car si on ne distingue pas, on fait comme ceux qui au pied de la Croix ont tout rejeté. Il est très intéressant de voir que devant la Croix, vous trouvez deux sortes d’hérésies. »


Mgr Lefebvre : « Et plus les choses s’éclairent, et plus nous nous apercevons que ce programme qui a été élaboré  dans les loges maçonniques – tout ce programme, toutes ces erreurs ont été élaborées dans les loges  maçonniques – et bien on s’aperçoit tout doucement et avec des précisions de plus en plus grandes  qu’il y a tout simplement une loge maçonnique au Vatican. Et que maintenant quand on se trouve  devant un secrétaire de congrégation ou un cardinal qui se trouvent assis dans le siège ou dans le  bureau où se trouvaient de saints cardinaux, des cardinaux qui avaient la foi de l’Église et qui  défendaient la foi de l’Église et qui étaient des hommes d’Église, et bien on se trouve devant un  franc-maçon ! »


Mgr Fellay : « Vous trouvez ceux qui sont tellement frappés, marqués par la douleur et la mort, qu’ils refusent d’accorder encore la divinité à Notre Seigneur. C’est le cas le plus fréquent. C’est ce qu’on retrouve encore  aujourd’hui chez tous ceux qui disent, comme les disciples d’Emmaùs le dirent : « On croyait que c’était un grand prophète, il nous a enthousiasmés et puis il est mort. C’est fini. On avait mis notre espoir en lui, mais maintenant c’est fini. » Les modernistes aujourd’hui, extrêmement vicieux, vous parlent du Christ de la foi, méfiez-vous ! Ces gens-là vous disent : « Oui, Jésus a vécu mais il est mort ». Et ce Jésus de l’histoire, c’est-à-dire le vrai, celui qui était dans la réalité, son histoire se finit à la tombe. Il est mort et c’est fini ! Mais alors, et l’Eglise catholique ? « Eh bien ! L’Eglise catholique, disent-ils, vient de ce que le jour de la Résurrection, quelque chose s’est passé. Mais ce n’est pas que Jésus soit ressuscité. Ce qui s’est passé, c’est que ce jour-là les apôtres ont commencé à croire qu’il était ressuscité ». Autrement dit, ils ont inventé cette chose magnifique, ils se sont inventés ce qu’on appelle « le Christ de la foi ». Ces modernistes, si vous les interrogez : « Est-ce que vous croyez à ce qu’enseigne l’Eglise ? » « Mais bien sûr ! Bien sûr que nous y croyons ! », répondent-ils. Vous n’arriverez donc pas à les coincer de ce côté-là ! Seulement leur foi, ce n’est plus la réalité. C’est de la fantaisie. Quelqu’un qui est aujourd’hui cardinal, le cardinal Koch, a écrit un livre sur la foi de l’Eglise, sur le Credo. Il y explique que les apôtres ont attribué la divinité à Notre Seigneur au moment de la Résurrection. Il continue en disant qu’ensuite, avec le développement de l’histoire, les communautés chrétiennes quelques siècles plus tard ont attribué cette divinité à Notre Seigneur au moment de son baptême. Et puis ensuite, avec les développements de la philosophie sur la personne et ainsi de suite…, on a attribué la divinité à Notre Seigneur depuis le début de sa vie ! Mais je regrette, ce n’est pas cela la foi ! C’est de la fantaisie. C’est du pur modernisme. Il faut vraiment se méfier de ces gens-là ! Et voyez, c’est la grande tentation devant cette mort qui ferait dire qu’on a bien la preuve qu’il est homme et qu’il n’est qu’un homme. Alors on lui refuse la divinité. L’arianisme est une autre forme de cette erreur, mais cela revient à peu près à cela quand même. Aujourd’hui, cette tentation appliquée à l’Eglise revient à dire : « Ce qu’on voit là, ce qu’on constate, est un désastre, c’est l’hérésie partout, l’immoralité… Ce n’est pas l’Eglise ! »
 
Mgr Lefebvre : « Alors est-ce que c’est la même chose ? Alors c’est bien, ils brandissent la même  obéissance. Oui, autrefois, on nous disait d’obéir à la foi, on nous faisait faire le serment anti-moderniste, on nous faisait faire des professions de foi, et tout cela, mais maintenant ces gens-là,  quelle foi ils nous demandent de professer ? Ce n’est plus la même. Alors on brandit toujours :  obéissance, obéissance, obéissance ! Ah ! oui, mais quand même… Obéissance à l’Église, oui !
Obéissance à ce que l’Église a toujours commandé, oui ! Obéissance à la foi de l’Église, oui ! Mais  obéissance à la Franc-Maçonnerie, non ! C’est cela, vous savez, c’est sûr !
 Dernièrement on m’a apporté des documents qui semblent tout à fait véridiques, des documents qui  montrent des correspondances entre Bugnini et le grand-maître de la Maçonnerie sur toute la réforme liturgique, dans lesquels le grand-maître de la Maçonnerie demande à Bugnini d’appliquer  la réforme du fameux Rocca, le prêtre apostat qui, lui, avait prédit déjà tout ce qui devait se faire et  avait déjà prévu tout ce qui devait se faire lorsque le Vatican serait occupé par la Maçonnerie : – Voilà ce qu’il faut faire. Et alors maintenant le grand-maître de la Franc-Maçonnerie demande à Bugnini d’appliquer cela ! Et le grand principe : il faut arriver à la “naturalizatione del  Incarnatione”, donc désurnaturaliser l’Incarnation. Donc on arrive au naturalisme. Et il faut  appliquer les principes de la langue vernaculaire, de la démultiplicité des rites, de la démultiplicité  de la liturgie pour rendre la liturgie complètement confuse et mettre la confusion partout, et les  oppositions entre les différents rites. Bugnini répond qu’il est tout à fait d’accord pour cela, mais qu’il faudra un certain temps. Il faudra  peut-être dix ans, mais en l’espace de dix ans, il y arrivera, et qu’avec la confiance que lui accordent  particulièrement le Cardinal Lercarro et même le Pape Paul VI, avec cette confiance qu’il a, il est  assuré de pouvoir arriver à ses fins. Et il nomme tous ceux avec lesquels il travaillera dans la Curie  romaine, tous ceux qui, eux aussi, ont des attaches à la Maçonnerie, alors qu’il pourra travailler  avec eux. Mais il faudra en placer certains, il faudra les mettre dans des congrégations afin de  pouvoir mener le travail à bien. Il faut que toutes les congrégations soient plus ou moins infiltrées et  noyautées par les membres de la Maçonnerie qu’il nomme : untel, untel, untel… Il faudra chasser  celui-ci parce qu’il nous gêne, est contre nous, alors il faudra le faire mettre dehors. Il faudra  supprimer la congrégation des rites – il met – mais ce n’est pas la congrégation des rites, c’est la  congrégation des sacrements. Il a réussi à supprimer la congrégation des sacrements pour tout  mettre sous la congrégation des rites, par conséquent tout mettre sous son autorité. Tout cela, il le  dit dans les lettres au grand-maître de la Maçonnerie. Alors, qu’est-ce que vous voulez ?
L’obéissance ? Ah ! non ! Qu’on ne nous parle pas d’obéissance !
 On veut bien obéir, bien sûr. Nous sommes les plus obéissants à l’Église et à tout ce que l’Église a  toujours enseigné, toujours voulu, mais pas à des hommes qui travaillent à la destruction de l’Église  à l’intérieur de l’Église. L’ennemi est à l’intérieur de l’Église. Le Pape Pie X l’avait annoncé. La  Salette l’avait annoncé. Fatima l’a annoncé. Tout a été annoncé de manière publique. On sait que  l’ennemi va s’introduire à l’intérieur de l’Église. Eh bien, il y est ! Il y est «



Mgr Fellay :  » D’un côté comme de l’autre, le seul moyen d’être dans la vérité, c’est de prendre les deux bouts. Même si on ne sait pas trop comment on arrive à les faire tenir ensemble. Il faut affirmer au pied de la Croix la vérité de la divinité de Notre Seigneur et la vérité de sa Passion et de sa mort. Dans l’Eglise, il faut d’un côté affirmer et bien tenir qu’elle a les promesses de Notre Seigneur, qu’elle ne tombera pas. Les portes de l’Enfer ne prévaudront pas. Et de l’autre côté, avec tout autant de force, il faut surtout ne pas nier la perception que nous avons de la réalité. Nous voyons bien l’état de l’Eglise, désastreux, – une catastrophe sans nom ! Alors comment les deux éléments vont ensemble ? On essaie d’expliquer comme on peut. On dit bien : c’est le côté faillible de l’Eglise… mais il y a les promesses de Notre Seigneur ! Oui, c’est vrai, il y a les deux, et l’un n’exclut pas l’autre. Mais du moment qu’on veut aller trop d’un côté ou de l’autre, on ne peut plus garder cet équilibre entre les deux. Et l’on glisse dans l’erreur. Cette situation n’est pas facile. C’est ce que j’appelle la tentation des apôtres. Et vous savez combien il restait d’apôtres au pied de la Croix.
C’est une des épreuves les plus terribles que l’on puisse imaginer que celle que nous avons. Une épreuve qui nous force à nous méfier de ceux qui sont établis par Dieu pour nous donner la foi, la grâce et le salut. C’est épouvantable. Cela ne peut pas être pire. Il faut vraiment demander au Bon Dieu cette grâce de maintenir le cap, de rester dans cet équilibre juste, vrai. »


Mgr Lefebvre : « Alors qu’ils ne viennent pas demander d’arrêter les ordinations ! Qui demande d’arrêter les  ordinations ? Qui demandent de ne plus faire de bons prêtres ? Qui ? C’est le Saint-Esprit ou c’est le  diable ? C’est clair, c’est clair ! Est-ce qu’un pouvoir normal dans l’Église peut demander à un  évêque de ne plus faire de bons prêtres ? Est-ce qu’un pouvoir normal dans l’Église peut demander  une chose pareille ? Demander de supprimer les séminaires, séminaires qu’ils savent bons ? Ils le  savent, ils l’ont dit. Ils ont dit que c’était de bons séminaires. Ils savent que la doctrine qu’on vous  enseigne est la vraie doctrine. Ils le savent, ils l’ont écrit, ils le savent parfaitement. Ils l’ont écrit  dans le rapport des visiteurs. Les visiteurs l’ont dit. Ils ont fait un excellent rapport en faveur du  séminaire. C’est ce que le Cardinal Garonne m’a dit à moi-même quand il m’a demandé de venir à  Rome. Il a dit : – Oui, le rapport est bon. Nous savons que le séminaire est bon, etc. etc. Alors  pourquoi fermer le séminaire ? Tout simplement parce que nous ne voulons pas suivre ces orientations maçonniques de l’oecuménisme, et toutes ces orientations nouvelles qui s’étaient forgées dans les loges maçonniques. Alors on veut fermer le séminaire. Et bien non, ce n’est pas possible ! Cela, ça ne vient pas du Saint-Esprit, ça ne vient pas de l’Église. Ce n’est pas l’Église qui  nous demande de fermer le séminaire. Ce n’est pas l’Église. Ce n’est pas le pape en tant que pape, ceux qui sont là en tant qu’ils sont vraiment les successeurs de ceux qui étaient avant eux, non ! C’est une loge maçonnique qui est arrivée à pénétrer à l’intérieur du Vatican et qui mène tout, et qui évidemment ne peut pas nous sentir. C’est clair, c’est évident. Nous faisons obstacle à leur plan, à leur plan de destruction du sacerdoce, de destruction de la messe, de destruction de la liturgie. C’est évident.
 Alors, est-ce que nous devons obéir ? Moi je crois en conscience devant le Bon Dieu, quand il me dit : – Réfléchissez bien devant Dieu en conscience à ce que vous faites… Et bien oui, j’ai tout réfléchi devant le Bon Dieu. Si je me trompe, que le Bon Dieu me donne la lumière pour me montrer que je me trompe, mais je ne crois pas. Je crois vraiment qu’en faisant ce que je fais, en  ordonnant les prêtres que je vais ordonner, je crois que je sers l’Église. Je sers l’Église. Je ne le  ferais pas si j’avais seulement un instant la pensée que ça pouvait être contraire au bien de l’Église,  et bien je m’abstiendrais bien sûr de faire des choses pareilles ! C’est trop grave. Mais c’est bien le  contraire ! »


Mgr Fellay : « Chez nous aussi, certains disent : « On n’a rien à faire avec ces gens-là ! Pourquoi veut-on discuter avec Rome ? Cela ne sert à rien ! C’est démolir la foi ! etc. » Je leur réponds : « Non, attention ! » Le fait d’aller à Rome ne veut pas dire qu’on est d’accord avec eux. Mais, c’est l’Eglise. Et c’est la vraie Eglise. En rejetant ce qui ne va pas, il ne faut pas tout rejeter. Cela reste l’Eglise une, sainte, catholique, apostolique. Certes ce n’est pas facile à concilier, mais il faut faire très attention, lorsqu’on rejette certaines choses, à ne pas tout rejeter. De même que lorsqu’on accepte la réalité de la mort de Notre Seigneur sur la Croix, il ne faut pas dire qu’il n’est pas Dieu. Et ainsi lorsqu’on rejette le mal qui se trouve dans l’Eglise, il ne faut pas en conclure que ce n’est plus l’Eglise. Il y a de grandes parties qui ne sont plus l’Eglise, oui ! Mais pas tout ! C’est un grand mystère. Et il faut vraiment supplier le Bon Dieu de nous garder sur le droit chemin dans une telle épreuve. »
 
Mgr Lefbvre : « Enfin, les faits sont évidents maintenant, les effets de cette réforme et de cette persécution de  l’Église à l’intérieur de l’Église sont clairs pour tout le monde, ça devient de plus en plus clairs. Il suffit de lire la Documentation catholique à chaque fois pour s’apercevoir combien les idées fausses  sont infiltrées dans les documents épiscopaux, dans tous les documents, toutes ces commissions théologiques. Lisez celui qu’on a donné à midi, des commissions de théologie. Mais c’est plein  d’erreurs, c’est un esprit faux, un esprit qui n’est pas du tout l’esprit de l’Église ! Alors c’est pour  cela que nous n’hésitons pas un instant et j’espère que le Bon Dieu continuera à nous bénir ! »
 

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MessagePosté le: Sam 9 Fév 2013, 22:40    Sujet du message: Publicité

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