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AntiModernisme.info : Le Père de Clorivière

 
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Gentiloup
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MessagePosté le: Dim 10 Fév 2013, 18:05    Sujet du message: AntiModernisme.info : Le Père de Clorivière Répondre en citant

http://lefebvristes.forum-box.com/t200-AntiModernisme-info-Le-Pere-de-Clori…

Posté le: Jeu 12 Juil - 17:05    Sujet du message: AntiModernisme.info : Le Père de Clorivière



J'ai mis en gras certains passages :

Pour lire l'article en entier, voici le lien :

http://www.antimodernisme.info/?ETUDES-SUR-LA-REVOLUTION-PAR-LE-RP

Etudes sur la Révolution par le RP de Clorivière
  


Antimodernisme dit :

« les consignes de ce lutteur de la foi nous seront très utiles :
 1° chercher sincèrement la vérité
 2° ne pas suivre les beaux parleurs ou l’autorité en vue mais ceux qui avancent le plus de raisons.
 3° ne pas craindre la pauvreté et les déshonneurs. »

Citations du père de Clorivière :

« (...)il ne faut s’en rapporter aveuglément à aucune autorité particulière, parce qu’il n’y en a point qui ne puisse être entraînée elle-même et nous entraîner avec elle dans l’erreur. C’est moins à l’autorité personnelle qu’à l’autorité des raisons alléguées qu’il faut se rendre ; ce n’est pas là le cas où une obéissance aveugle peut être louable, il y faut user de discernement. »

« Car dans les temps de trouble, où la vérité est persécutée, il arrive d’ordinaire que le plus grand nombre penche du côté qui favorise sa faiblesse, quoique le moins conforme à la Vérité.
Il faut donc consulter le Seigneur avec simplicité, dans le dessein et la ferme résolution de suivre les lumières de sa conscience, sans avoir égard à ce qui peut arriver de fâcheux, et au jugement désavantageux que les hommes pourront porter à notre conduite. »

« Le zèle de nos Evêques leur fera, s’il le faut, mépriser le danger comme des incommodités d’une vie pauvre, telle que celle des premiers disciples de Jésus-Christ. Et de leur côté les fidèles se croiront obligés, par amour pour la religion, de pourvoir à leurs dépens, et même au risque de leur vie, à tout ce qui est nécessaire pour que puisse s’exercer le ministère pastoral. »

« les premiers à donner l’exemple méritent une plus glorieuse couronne. Mais qu’ils ne se proposent pour fin que la gloire de Dieu et s’attendent à la souffrance. Il faut que leur courage soit tel qu’il augmente à mesure que se multiplient les obstacles, et qu’il se fortifie dans l’abandon total. »

« Il faut encore un grand discernement pour reconnaître, parmi ceux qui jouissent de quelque réputation de science et de piété, ceux qu’il faut consulter, quel degré de confiance ils méritent et jusqu’où doit aller la déférence à leur avis. Faute de cela, plusieurs en suivant aveuglément des guides aveugles sont tombés avec eux. »

« il est des circonstances où le renoncement effectif devient nécessaire. La chose était très fréquente dans ces premiers âges de l’Eglise (...)combien qui se disaient Chrétiens se sont rangés sous l’étendard de l’impiété, par crainte de pertes temporelles, l’amour de leurs biens dominant leurs cœurs »

« Un autre danger est d’abandonner une vérité après l’avoir reconnue, par crainte du mal auquel on s’expose en la défendant.(...) Il faut donc être dans la ferme détermination de ne jamais reculer dans tout ce qui concerne la vérité, et de compter pour rien son repos, ses intérêts, sa vie même, quand il s’agit de la défendre. »

« Un autre danger encore, qui regarde ceux qui se seraient préservés des deux premiers, ce serait de suivre aveuglément les autorités particulières qui, dans des temps de troubles et de persécution, penchent la plupart, pour l’ordinaire, du côté qui favorise la nature quoiqu’opposé à la vérité. Qu’on s’en souvienne bien, la vérité demeure toujours la même, elle ne varie pas avec les circonstances ; ce que dans un temps on a vu être vrai n’a pas cessé de l’être, quoique tels ou tels aient changé de sentiment ; il faut s’en rapporter à ce qu’on pensait lorsque rien n’offusquait le jugement, et non aux doutes survenus depuis que des motifs terrestres et des craintes humaines ont ôté à l’entendement une partie de sa force et de sa liberté. »

 



Dernière édition par Gentiloup le Mer 21 Aoû 2013, 18:13; édité 1 fois
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MessagePosté le: Dim 10 Fév 2013, 18:05    Sujet du message: Publicité

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Gentiloup
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MessagePosté le: Dim 10 Fév 2013, 18:08    Sujet du message: AntiModernisme.info : Le Père de Clorivière Répondre en citant

Posté le: Dim 15 Juil 2012 par MARTIN à 10:23    Sujet du message: AntiModernisme.info : Le Père de Clorivière




Chouanne a écrit:
Avant même la révolution le pape avait condamné ses prémices en condamnant la Franc-maçonnerie.Dans ce sens le témoignage de l'abbé Barruel, dont la dénonciation de la Révolution précède la révolution elle-même, doit toujours être présent à notre esprit. Si vous n'avez pas lu ses oeuvres, cherchez-les et replongez-vous dedans. Les Editions de Chiré les ont ont republiées il y a quelque temps.

 
Les deux religieux s’appréciaient mutuellement. Après la chute de Napoléon, le Père de Clorivière avait été chargé, à 80 ans, de rétablir la province de France de la Compagnie de Jésus. René Bazin cite le bel éloge que le Père Barruel faisait, dans une lettre qu’il écrivait au Général des Jésuites, du travail accompli par son confrère :

Citation:
Un religieux qui avait passé quinze années dans l’ancienne Compagnie, et devait prononcer ses derniers vœux en 1816, le Père Barruel, écrivait au Père Général : « Dans cette maison (celle que dirigeait Pierre de Clorivière), il me semblait voir renaître nos anciens noviciats. C’était bien le même aspect, le même recueillement, la même régularité, ...les mêmes exemples et les mêmes leçons pour disposer tous à n’avoir dans leurs travaux d’autres vues, d’autre intérêt que la plus grande gloire de Dieu ».


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Gentiloup
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MessagePosté le: Dim 10 Fév 2013, 18:11    Sujet du message: AntiModernisme.info : Le Père de Clorivière Répondre en citant

Posté le: Mardi 31 Juil 2012 à 08:41    Sujet du message: L’Apocalypse et la Révolution contemporaine


 
Il a déjà été question sur ce forum du P. de Clorivière et des judicieuses consignes que nous a laissées ce combattant de la foi, contemporain de la Révolution française. Les lignes suivantes sont tirées de Méditations sur l’Apocalypse qu’il avait rédigées à Paris en 1794 au plus fort de la tourmente : l'Académicien René Bazin les a reproduites dans sa lumineuse Introduction à un ouvrage regroupant divers écrits du Père, entre autres celui que vient de publier le site Antimodernisme.info : Pierre de Clorivière, contemporain et juge de la Révolution (de Gigord, 1926).

Le P. de Clorivière a écrit:
La Révolution que nous avons vue se déchaîner présente, indiqués d’avance par les saints livres, trois principaux caractères : elle a été subite, elle est grande, elle sera générale…

Par son objet, elle s’étend à tout ; rien n’est respecté, pas même les premiers principes de la loi naturelle ; les idées les plus universelles sont comptées pour rien, et les droits les plus imprescriptibles violés pour en forger de nouveaux. Ces droits nouveaux tendent à la suppression de toute espèce du joug naturel, religieux, divin même, comme à l’abolition de tout pouvoir légitime. Quoique la destruction totale de la religion chrétienne soit le but principal que se proposent, dans la Révolution présente, les puissances des ténèbres, ainsi que les agents en chef dont elles se servent pour l’opérer, cependant c’est avec le soin de ne pas montrer au grand jour cette intention perverse. On la laisse seulement entrevoir, assez pour encourager les hommes sans mœurs et sans religion, et on ne fait entrer dans le secret que ceux dont on se croit bien assuré. Les agents de la Révolution colorent tout ce qu’ils font du bien public, ils avancent des maximes qui seraient susceptibles d’une bonne interprétation, mais qui cachent un sens très mauvais... (op. cit. 56-57.)

Le Père annonce la pénétration de la Révolution à l’intérieur de l’Église : l’épreuve de la Terreur sera suivie d’une autre “plus terrible encore, lorsque des chrétiens devenus infidèles ne se contenteront point de renoncer à quelques points de la religion catholique, mais les attaqueront tous à la fois” :

Le P. de Clorivière a écrit:
Les Souverains Pontifes ne se borneront pas à exhorter vivement, et d’une manière touchante, ces incroyants qui paraîtront tenir encore extérieurement à l’Église, mais ils lanceront contre eux l’anathème, parce que l’Église, qui aura longtemps souffert dans son sein ses membres gangrenés, voulant préserver ses autres enfants d’une contagion d’autant plus dangereuse qu’ils sont exposés à être trompés par l’extérieur d’un même culte, sentira la nécessité de rejeter ceux qui s’obstineront dans leurs erreurs. (p. 57-58.)

René Bazin rapproche cette prédiction de l’action menée par saint Pie X contre le modernisme :

René Bazin a écrit:
Est-il possible, lisant aujourd’hui ces lignes, de ne pas penser à l’encyclique Pascendi, condamnant, à un siècle de là, ceux qui sont « non ennemis déclarés, mais ennemis cachés au sein même de l’Église » ? Lorsque, dans les mêmes pages, Clorivière définit la « mort spirituelle qu’en ce temps les démons s’efforceront de donner aux hommes », et qui « consiste à leur ôter, autant qu’ils peuvent, toute possibilité de retrouver la vie surnaturelle, par le renoncement général à toutes les vérités révélées », ne définit-il pas ce régime d’ignorance et de totale séparation religieuse, que nous appelons laïcité ? (p. 58.)

Bien avant le Père Emmanuel et l’Abbé Arminjon dont saint Thérèse appréciait tellement les écrits sur la fin des temps, le R.P. de Clorivière entrevoit un relèvement de l’Église après la tourmente, et il en indique les conditions : soumission à Dieu et à son Église des âmes et des institutions, condamnation de la franc-maçonnerie, éducation chrétienne de la jeunesse. Mais surtout, explique-t-il, il faut arracher de l’esprit des peuples les “prétendus droits de l’homme” qui sont le principe même de la Révolution et de son orgueil satanique. On songe à cette réflexion d’Eugenio Corti dans L’île Paradis : “l’homme doit tenir compte du mal qu’il porte en soi”.

René Bazin a écrit:
Les grands lutteurs sont des hommes d’espérance. Celui qui avait prévu et vu le mal nous devait d’indiquer le remède. Il l’a fait. Dans l’Apocalypse, il aperçoit, il croit lire l’histoire des temps qui ont précédé la Révolution, des malheurs qui ont suivi, et des temps qui viendront. La punition de la France ne sera pas indéfinie. Celle qui fut coupable peut être pardonnée, sauvée, rétablie dans la paix. Il y faudra le concours du pouvoir civil et du pouvoir ecclésiastique. La société ne sortira du trouble que si Dieu rentre dans les âmes, dans les mœurs, dans les lois. Il doit être appelé publiquement, comme il a été publiquement nié. Clorivière, parmi les moyens les plus efficaces pour la restauration du pays, recommandait la réunion d’un concile national, qui resserrât l’union de l’Église de France et de l’Église, et servît de préface à un Concordat ; il demandait la limitation du droit de tout dire et de tout imprimer, la condamnation de la franc-maçonnerie, « car c’est à cette secte que la France est redevable de tous ses malheurs » ; il préconisait le retour à une éducation chrétienne de la jeunesse : mais, pour que l’édifice relevé fût solide, pour qu’il abritât les générations futures, il fallait que la Révolution fût attaquée dans son principe même, c’est-à-dire dans les prétendus droits de l’homme, proclamés en 1789 comme en 1793, et dont elle prétend faire « le Code du genre humain ». Là est la source du mal. « Ces prétendus droits de l’homme sont si pernicieux que ce ne serait pas assez d’en avoir découvert le venin : il faut, autant qu’il sera possible, les ôter des mains et de la vue des peuples, les vouer à l’exécration publique, et veiller surtout à ce que des instituteurs impies ne s’en servent pas pour empoisonner l’esprit de leurs élèves. » (p. 60-61.)

Ce saint prêtre sur qui même la Terreur n’avait pas réussi à mettre la main alors qu’il demeurait à Paris, fut incarcéré sous l’Empire sans aucun motif d’inculpation avouable. Au bout de trois ans, l’autorité ecclésiastique permit qu’il reçût des hosties consacrées, et sa chambre dans la tour du Temple (la même que celle de Louis XVI, semble-t-il) devint un sanctuaire où il se communiait lui-même chaque jour, poursuivant sa vie de prière, d’études et de méditation. En 1804, la découverte d’une vaste conspiration ourdie contre Napoléon amena beaucoup de monde au Temple : plus de cent détenus y furent entassés dans les quatre étages, y compris “deux enfants de neuf à dix ans, mousses de l’équipage du capitaine Wright et capturés, qui dessinaient au charbon, sur tous les murs du préau, des potences au fil desquelles était suspendu Bonaparte.” (p. 54.) L’historien Lenôtre a noté parmi eux la présence du P. de Clorivière :

G. Lenôtre (Les agents royalistes sous la Révolution, Revue des Deux Mondes, 15 janvier 1922) a écrit:
On voyait aussi, parmi cette population hétéroclite, circuler un prêtre septuagénaire, dont la sainteté, la sérénité, et l’indulgence, avaient conquis les plus hostiles : c’était le Père Picot de Clorivière. De même qu’il avait traversé la Révolution en quête de crimes à absoudre et de misères à soulager, il se mêlait à la foule turbulente des détenus, parlant à tous de pardon et d’espérance. On l’avait emprisonné parce qu’il avait reçu trop d’aveux et savait trop de choses ; on insinuait à ce « vieux fou » qu’il obtiendrait sa liberté en échange de quelques confidences : il n’avait même pas compris, et il s’estimait heureux d’être là, puisqu’il y trouvait des âmes à fortifier et des incrédules à convaincre.

M.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:33    Sujet du message: AntiModernisme.info : Le Père de Clorivière

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