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"Le second Avènement", Conte écrit en 1925 par l'abbé Roblot sous le pseudo de J. Debout

 
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Gentiloup
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Inscrit le: 21 Juin 2012
Messages: 2 884

MessagePosté le: Dim 24 Fév 2013, 12:54    Sujet du message: "Le second Avènement", Conte écrit en 1925 par l'abbé Roblot sous le pseudo de J. Debout Répondre en citant

Gentiloup: Ce conte a été écrit par l'abbé Roblot en 1925. Il peut servir d'illustration à ce que deviendrait la FSSPX si elle poursuivait sa glissade vers le libéralisme sans se redresser. Le chanoine Broussillard du conte pourrait être l'un de nos courageux prêtres qui se battent dans l'anonymat et presque quasi-désarmés face aux sites officielles et à des sites comme celui de Côme de Prévigny: "Credidimus caritati", qui mettent à leur service toutes les archives et toute la logistique de la FSSPX pour bien manipuler et réviser la pensée de notre fondateur, Mgr Lefebvre.    
N'oublions pas que Côme de Prévigny est Jacques-Régis du Cray, l'auteur du film "Marcel Lefebvre", membre éminent du GREC. Il a à sa disposition tous les moyens et toutes les archives nécessaires pour mener à bien la destruction de la FSSPX en la rongeant et en la dénaturant de l'intérieur. J'y reviendrai.    

 
   
En attendant bonne lecture et bonne méditation, jusqu'au bout...!    

    
________________________________

   

   
Jacques Debout    
Le second Avènement


   
« Ce qui m’inquiète, mon cher Raymond, ou plutôt, car il ne faut rien prendre au tragique, ce qui m’intrigue, c’est le silence obstiné du chanoine Broussillard.    
—  Le chanoine Broussillard se tait, sourit l’instituteur, pour la simple raison qu’il n’a plus rien à dire.    
—  Un homme qui n’a rien à dire peut-il être aussi sombre ?    
—  Mon Dieu oui, surtout lorsqu’il est par vocation un prophète de malheur et qu’il lui arrive celui d’être un mauvais prophète. Il lui est, hélas ! donné ironiquement de vivre assez vieux pour être le témoin d’une époque bénie. Plaignez-le, doux abbé, cet apocalyptique chanoine qui n’attendait pour chanter son Nunc Dimittis que le chambardement universel, et qui est obligé de voir tous les gouvernements réconciliés avec le Pape, les hérétiques et les protestants rentrés dans le giron de l’Église, Israël aux trois quarts converti, tous les conflits aplanis par la Société des Nations dont Benoît  XX est le président, la masse prolétarienne heureuse et assagie ayant dans ses Bourses du Travail le portrait de Léon  XIII et enfin – suprême et superbe conquête – les Amicales d’Institutrices et les Syndicats d’Instituteurs se consacrant au Sacré-Cœur. Tout cela est assez humiliant pour cet excellent vieillard, que du reste nous respectons comme la seule survivance des mentalités défuntes, et que nous aimons pour la puissance de sa personnalité.    
—  On sonne. Je parie que c’est lui. »    
C’était lui en effet, toujours énorme sous ses quatre-vingt-dix-huit hivers, les vastes épaules à peine un peu voûtées, comme il l’avait affirmé jadis, par le poids d’un monde trop léger.    
« Bonjour, rugit-il, et sans transition : Enfin ils apparaissent !    
—  Quoi ?    
—  Les signes. Et Broussillard s’assit avec un bruit d’effondrement et posa ses bras sur la table comme deux solives.    
—  Ah oui ! fit négligemment l’instituteur, il y a en effet des phénomènes bizarres dans la lune, dans Mars et dans Sirius. On a prétendu entendre des cloches dans la lune, observer dans Mars un arbre extraordinairement grand et rouge en forme de croix et voir couler de Sirius des larmes bleues qui, en se rejoignant, formaient des lettres étranges. L’Académie des sciences s’en préoccupe.    
—  Ce n’est pas elle qui l’expliquera, dit Broussillard. C’est le Voleur que j’attends.    
—  Comment, Monsieur le Chanoine, intervint le jeune curé, un esprit aussi solide que le vôtre peut-il attacher une importance quelconque à des symptômes aussi mal précisés, d’une nature évidemment scientifique et dont les vieilles femmes elles-mêmes ne s’effraient plus.    
—  Tu ne trouves pas, mon pauvre petit, que l’air est par trop respirable ?    
—  Il est vrai, intervint l’instituteur, que jamais peut-être l’atmosphère ne fut aussi pure. C’est presque une ivresse de vivre. »    
Et Broussillard de répondre : Arescent homines (les hommes sécheront de frayeur).    
« Voyons, Monsieur Broussillard, reprit l’instituteur, avouez que vos prédictions sinistres ne sont plus de saison sous le règne du “Pasteur Angélique”.    
—  Monsieur l’Instituteur, avez-vous la foi ? Pouvez-vous, sur l’honneur me jurer que vous avez la foi ?    
—  Permettez, Monsieur le Chanoine, interrompit le jeune curé, tremblant pour l’Union Sacrée, mais il semble que M. l’instituteur a donné assez de gages…    
—  Trop, éclata Broussillard. Ah ! je n’ai pas tout de suite compris, j’ai longtemps cherché. Cet esprit nouveau, c’était tellement en dehors des cadres de ma pensée. C’était inimaginable pour moi, et ce l’est pour vous, Dieu merci, pauvre jeune Curé, qui pourtant n’en êtes pas tout à fait indemne.    
—  Qu’avez-vous donc découvert, Monsieur Broussillard, interro­gea l’instituteur, plus curieux que troublé, en frisant avec détachement sa moustache blonde.    
—  Ceci, rugit Broussillard, que le diable est arrivé, et très adroitement et sans qu’on s’en doute, à laïciser le catholicisme. Poussés par un louable désir de conquête, des apologistes brillants ont consacré tout leur talent à démontrer qu’il est la seule force de conservation, d’ordre et de justice sociale, que son passé est la seule garantie d’avenir et sa morale la seule source de paix dans l’homme et entre les hommes. D’admirables travaux historiques ont balayé toutes les calomnies et brisé même la conspiration du silence. On a pu en même temps établir que l’humanité devait à son dogme et à son culte ses états d’âme les plus profonds, les plus exquis, les plus raffinés. En face de l’anarchie et des guerres menaçantes, dégoûtés d’ailleurs par la vulgarité et la brutalité des joies qu’avait charriées le progrès, las du sport et honteux du cinéma, insatisfaits par le confort moderne et même par les jouissances intellectuelles, les gouvernements d’une part et les élites de l’autre ont été peu à peu conquis par cette croisade élégante d’écrivains et d’orateurs qui préconisaient surtout les résultantes humaines du catholicisme. Il est devenu à la mode. La politique et le snobisme s’en sont emparés. Les chefs d’État et les parlements y ont vu un instrument puissant et docile, poussés du reste et presque contraints par l’opinion. Les intellectuels et même les instituteurs auraient eu peur de passer pour des Homais et des primaires, s’ils n’avaient affiché une dévotion et même un mysticisme ardent. Une grande partie du clergé s’y est laissé prendre, évitant inconsciemment je veux le croire, d’insister sur l’objet même de nos croyances, notamment sur la Trinité, le Ciel et l’Enfer, exaltant surtout les sentiments et les dévotions supérieures que les dogmes et le culte développent en nous. Avec la meilleure bonne foi du monde, on a naturalisé la foi.    
—  En somme, Monsieur le Chanoine, railla l’instituteur, ne sachant plus trop où poser vos anathèmes, vous vous voyez contraint, pour rester fidèle à votre tempérament, de déplorer l’absence de toute persécution.    
—  Je déplore, au contraire, la dernière persécution, plus hypocrite et plus savante que toutes les autres, celle dont une grande partie du clergé elle-même est la victime par son involontaire complicité.    
—  Mais, Monsieur le Chanoine, observa l’abbé, depuis la condamnation de l’« intériorisme », il y a quinze ans, le Pape et les évêques n’ont eu à frapper aucune doctrine. Aucun ouvrage n’a été mis à l’Index.    
—  Et c’est bien ce silence général qui, à très bref délai, va provoquer le Jugement universel. »    
Il y eut un silence, puis :    
« Messieurs, ricana effroyablement le chanoine, comme la lumière est pure. Ne trouvez-vous pas que c’est une ivresse de vivre ?    
—  Sans doute, fit négligemment l’instituteur, mais la sécheresse se prolonge un peu trop.    
—  Oui ! dit Broussillard, en lui plantant les yeux dans les siens. Et le soleil, malheureux, est aussi traître que ta foi.    
—  Je ne vous permets pas, bégaya celui-ci devenu très pâle. D’un même mouvement tous les deux s’étaient levés presque menaçants.    
—  Je sais ce que tu vas me dire, continua le chanoine, que tu fais apprendre le catéchisme, que tu diriges une chorale à l’église, que tu communies, misérable ! Eh bien ! moi j’affirme devant Notre-Seigneur qui va apparaître, que tu ne crois pas au symbole des Apôtres. »    
Il y eut un silence tel qu’on entendait battre les cœurs. Se tenant des mains à la table pour ne pas tomber, l’instituteur murmura d’une voix blanche : « Le royaume de Dieu est en moi selon la parole de Jésus. Je crois donc au divin qui s’y manifeste, triple et unique comme puissance, lumière et amour. Père, Fils et Saint-Esprit. Je crois en Jésus qui l’a incarné et le réincarne en moi, qui, après avoir souffert, être mort et enseveli dans les âmes, les rachète de leurs péchés en ressuscitant dans nos cœurs, qui montant au ciel de nos pensées, y est assis à la droite de Dieu dont il est la plus noble expression et par la voix de notre conscience surnaturalisée nous juge vivants et nous permet de juger les morts. Je crois à un Esprit Saint dont je sens à certaines heures la présence et l’action dans mes concepts et dans mes sentiments. Je crois à l’Église Catholique qui a fixé, coordonné et fécondé la vie la plus élevée de l’âme humaine, à la communion des saints qui par leurs apports de beauté et de bonté ont réalisé en chacun de nous une humanité supérieure, à la résurrection de ma chair qui, de sa bestialité inerte, surgit spirituellement vivante sous l’influence de ma foi. Je crois enfin à la vie éternelle de l’idée religieuse dans le monde. »    
Le jeune curé se frottait les yeux, hébété et comme sortant à peine d’un doux sommeil. Mais l’impitoyable Broussillard : « Et c’est cela que vous enseignez aux enfants !    
—  Oui sans doute, et je puis vous affirmer que tous les catholiques de cette paroisse, sauf le vieux ménage que vous dirigez, sentent ainsi leur religion.    
—  Mais alors !… mais alors, balbutiait le pauvre curé, tout le monde a trompé Dieu. C’est le sacrilège de toute une paroisse.    
—  Dites, c’est le sacrilège de toute la terre, répartit Broussillard.    
—  Comment le pouvez-vous savoir ?    
—  Par tout ce que je lis d’abord, par déduction ensuite. Si M. l’instituteur et tous les autres disciples de l’Antéchrist avaient formulé une négation quelconque, l’Autorité se serait émue, les fidèles auraient pu réagir contre leur emprise. Mais non, ils ont accepté avec enthousiasme les formules de tous nos dogmes, en les évidant de toute transcendance. Ils se sont bien gardés de dire qu’ils rejetaient la personnalité de Dieu, mais ils ne parlaient que de l’action divine en nous. Ils expliquaient la transsubstantiation par notre transformation spirituelle. Mais leur prudence et leur respect de la foi catholique étaient capables de séduire les élus eux-mêmes. Rien ne paraissait répréhensible dans cette manière habile de traduire par la vie intérieure les divers articles du Symbole. Seulement « traduttore » « traditore ». Le seul fait de ne jamais s’attacher à la vérité historique et à l’objectivité des vérités révélées induisait la grande majorité des âmes à les négliger, pour s’attarder uniquement à leurs répercussions mystiques. En méconnaître l’importance, c’était au bout d’un certain temps, se désintéresser de leur existence. Presque tout l’univers a perdu ainsi la vraie foi sans s’en apercevoir.    
—  Comment se fait-il Monsieur le Chanoine, demanda le curé, que vous seul dans l’Église ayez découvert cette conspiration ?    
—  Moi seul ! Ne le croyez pas. Les évêques sont très inquiets, mais comment atteindre des rébellions qui se dérobent et qui s’agenouillent d’avance sous la menace de la crosse. Quant au Pasteur angélique…    
—  L’Univers, édition de midi, criaient les camelots dans la rue. »    
L’instituteur fit un signe et on lui apporta le grand journal catholique ressuscité depuis vingt ans et tiré à des millions d’exemplaires.    
Une manchette énorme annonçait la mort du Pape et la convocation immédiate par sans-fil de tout le conclave. D’après la dépêche de Rome, Benoît  XX était décédé presque subitement et dans des circonstances tout à fait mystérieuses : il avait reçu en audience privée une très vieille femme qu’on avait éconduite jusqu’à présent, à cause de son déséquilibre mental.    
Au départ de celle-ci, le secrétaire du Saint-Père l’avait trouvé évanoui. À peine eût-il repris ses sens qu’il fit appeler tous les cardinaux présents à Rome. Il leur annonça sa mort prochaine et leur fit, suppose-t-on, une révélation effroyable, les suppliant d’élire en hâte son successeur. Il avait expiré en disant : « Et Portæ Inferi non prævalebunt – Et les portes de l’Enfer ne prévaudront pas. »    
« Vous voilà content, Monsieur Broussillard, plaisanta l’institu­teur qui essayait de reprendre contenance. Cela a une bonne odeur d’Apocalypse. »    
Mais Broussillard, sans prendre garde à la plaisanterie, continua la lecture du journal : « Les éminentissimes cardinaux prévenus dans la matinée seront transportés dans la Ville Éternelle par avions spéciaux et pourront être tous rendus dans la soirée. L’élection du nouveau Pape sera connue avant minuit. »    
« Vous plaît-il de dîner avec moi et d’attendre ici les événe­ments, proposa le curé.    
—  Je vais arroser mon jardinet et je reviens, dit l’instituteur.    
—  L’Abbé, ordonna Broussillard, allons prier quelques heures à l’église. C’est vigile aujourd’hui.    
—  Quelle vigile ?    
—  Celle du second avènement. »    

    
*    
    
*     *    

    

    
Au dîner, l’instituteur fut très gai. « Eh bien, Monsieur le Chanoine, le soleil s’est couché comme d’habitude. Le couchant n’était pas plus rouge que de coutume.    
—  C’est vrai, aveugle ! mais vous n’avez donc pas remarqué que la nuit n’est pas venue. Elle devrait être là depuis une heure.    
—  Ce qui signifie ? »    
Broussillard ne répondit pas tout de suite, son visage détendu paraissait transsuder une puissante lumière. « Ce qui signifie ? » réitéra l’instituteur. Le vieillard joignit les mains et d’une voix très douce qui n’était plus la sienne : « Il n’y aura plus de nuit. »    
De fait le jour continuait indéfiniment, ou plutôt une clarté beaucoup plus suave habillait toute chose d’une splendeur apaisée et semblait pénétrer les hommes et rafraîchir indéfiniment leur sang. Leur être se dilatait, ils avaient envie de courir et de chanter. Une musique immense montait de la ville et la lumière faisait vibrer les cloches immobiles. La continuité des ondes sonores était plus impressionnante que la plus ample sonnerie : « Nous sommes en présence, déclara l’instituteur, de phénomènes cosmiques du plus haut intérêt. » Mais Broussillard qui, à d’autres moments, eût piétiné triomphalement ce pauvre propos, s’adressant à l’instituteur avec une bonté grave :    
« Les minutes sont comptées, il est peut-être temps encore d’abjurer vos erreurs.    
—  Quelles erreurs avez-vous pu relever dans mon Credo ? Vous l’avez constaté vous-même, nous ne nions rien. Je n’ai même pas critiqué votre anthropomysticisme. Il me semble bien que définir Dieu c’est le diminuer, mais chacun appréhende le divin à sa façon, le résultat intérieur est le même. Nous avons la même foi au fond, Monsieur Broussillard, puisque la foi c’est la vie. Vous avez besoin pour entretenir la vôtre de projections extérieures et de définitions scolastiques, c’est votre affaire, mais tout chemin ne mène-t-il pas à Rome ?… »
    

    
*    
    
*     *    

    

    
À ce moment, le canon se mit à tonner et vingt et un coups annoncèrent l’élection du nouveau Pape. « Pourvu que ce ne soit pas le cardinal Santo, ce vieux romain obtus et têtu qui fut jadis pêcheur comme le premier pape et qui n’est guère plus lettré que lui ! Ce serait tant pis pour l’Église, déclara l’instituteur.    
—  La prophétie de Malachie annonce que le dernier Pape sera Pierre le Romain, dit le curé. Si c’était ce vieux Romain de Rome et qu’il prît le nom de Pierre, la coïncidence serait troublante.    
—  Que ce soit lui ou un autre, qu’il s’appelle Pierre ou non, ce sera le dernier Pape, prononça lentement le vieux chanoine. En douteriez-vous l’Abbé ? Et le jeune prêtre se contenta de murmurer « In manus tuas Domine, commendo spiritum meum. »    
L’Univers, troisième édition ! criaient au dehors les camelots. Plusieurs passèrent en courant. L’instituteur jeta deux sous et on lui jeta un journal. Fébriles, les trois hommes se penchèrent sur la même feuille et ils lurent :    
« Élection du souverain Pontife Pierre  II : Le cardinal Santo a été élu au premier tour de scrutin. »    
« Bonsoir Messieurs ! » fit l’instituteur, et sans autre commen­taire il sortit précipitamment. « Le jugement commence, dit Broussillard. Les boucs se séparent des brebis. —  J’ai peur, gémit le jeune prêtre en tombant à genoux. —  D’ici peu toutes les tribus de la terre vont hurler de terreur mais, rassurez-vous, ces jours seront abrégés à cause des élus. »    
Un violent coup de sonnette les fit sursauter. L’abbé se releva avec peine, livide d’angoisse, et alla ouvrir puis revint avec deux visiteurs. C’était M. et Mme Leroy, le vieux ménage qui seul avait continué sa confiance au chanoine Broussillard.    
« Nous sommes venus nous réfugier auprès de vous, dit le vieillard, car c’est la fin, n’est-ce pas ?    
—  Oui, répondit simplement le chanoine.    
—  Personne n’a l’air de s’en douter. Le nom de Pierre  II a fait revenir dans les conversations la prophétie de saint Malachie. On discute autour. On discute aussi des signes dans le ciel et de ce jour indéfiniment prolongé, mais sans effroi. On trouve tout cela très intéressant. Il paraît cependant qu’en haut lieu, l’élection du cardinal Santo provoque un mécontentement sourd mais qu’on est décidé coûte que coûte à maintenir l’Union Sacrée.    
—  Les imbéciles ! s’exclama Broussillard. Mais laissons le monde qui n’est déjà plus qu’un souvenir et récitons les prières des agonisants.    
La ville avait fini par s’endormir malgré la persistance de l’excitante lumière. Le silence n’était comme d’ordinaire troublé que par quelques voitures matinales et tout, sauf le ciel, semblait avoir repris son aspect ordinaire.    

    
*    
    
*     *    

    
Il était trois heures du matin exactement, lorsque tout à coup et dans toutes les tours, les cloches se mirent à sonner. Ce n’était plus la vibration musicale de tout à l’heure. C’était le halètement du tocsin. En même temps d’énormes sirènes emplissaient les rues de leur monstrueux hululement. Une nuée d’afficheurs se répandaient sur tous les points de la cité et collaient sur les murs de larges placards. La foule, à peine habillée, se ruait pour lire et on entendait monter un grondement d’imprécations et de menaces.    
Les placards portaient ceci :    
    
 
Citation:



Le premier acte du Pape Pierre  II :
Mise en interdit du monde.
    
« Le souverain Pontife, à la suite de la révélation foudroyante qu’a reçue avant de mourir son prédécesseur Benoît  XX, ayant acquis la certitude que l’univers catholique, à part l’Église enseignante et quelques fidèles, a perdu la vraie foi, pour empêcher la continuation du mensonge et du sacrilège, ordonne la fermeture des églises, la suppres­sion du culte et des Sacrements. Il permet aux prêtres en communion avec Rome d’accorder une dernière absolution aux vrais croyants et à ceux des incroyants dont le repentir et la foi seraient évidents. Le Pape Pierre  II s’en remet à Notre-Seigneur pour l’exécution de cette sentence et accorde une bénédiction suprême à ceux qui sont restés à sa Droite.    
« Donné à Rome le dernier jour de la terre en l’an d’épouvante 2000.    
« Pierre, évêque. »    




    
Ce fut alors un indescriptible spectacle de fureur et d’orgies. La multitude se précipita dans les églises, encouragée par la police, pillant et saccageant tout, piétinant ou souillant les hosties consa­crées. Puis des prêtres apostats se mirent à célébrer des messes noires où la foule se rua. Ce fut un délire de luxure et de sacrilège.    
L’instituteur vint dans la matinée chez son ancien ami le curé où une vingtaine de croyants se trouvaient maintenant réunis.    
« Vous savez, leur dit-il, que le Pape a suicidé le catholicisme : sauvez-vous car on va vous massacrer.    
—  Tant mieux, dit le jeune prêtre.    
—  Ne bougez pas, commanda Broussillard, voici Notre-Seigneur ! »    
Le soleil n’était pas encore levé, bien qu’on fût en été et à l’heure de midi, mais la belle lumière qui l’avait remplacé se faisait de plus en plus vive. Son intensité devint si effrayante que les corps et les pierres apparurent tout à coup translucides. Les arbres n’étaient plus que des bouquets de flamme et les édifices se volatilisaient    
« À moi ! cria le malheureux instituteur qui déjà n’était plus qu’un fantôme. À moi ! au secours ! »    
Et ce fut partout une clameur sans nom. Un peuple de spectres lumineux hurlait : « Pitié ! Pitié ! Pitié ! » Des ombres de bras se tordaient désespérément.    
Cependant que les étoiles tombaient du ciel, que de prodigieux clairons sonnaient aux quatre vents, et que les cimetières s’ouvraient vomissant leurs morts. Comme l’éclair qui bondit de l’Orient à l’Occident le Fils de l’homme apparaissait avec une grande puissance et une grande majesté…    
_________________________________
    

    

    
Dans ce conte, il ne faut pas chercher une prophétie ni même une prévision des derniers temps. À part ce qui est emprunté à l’Évangile, il n’y a là qu’hypothèse imaginaire.    

    
Ce conte est extrait d’un livre    
Jacques Debout n’est pas un personnage mythique. C’était le nom de plume de l’abbé Roblot, très lié à des milieux plus ou moins modernistes de son temps. Ce qu’il avait vu chez ses amis lui faisait pressentir déjà à cette époque les résultats que met en scène son conte, par lequel il entendait illustrer, selon ses propres termes,
 
Citation:



« la nécessité de maintenir en soi et autour de soi mieux qu’une atmosphère de morale et de sympathie catholique, mais la croyance pure et forte aux dogmes tels que les définit l’Église, c’est-à-dire leur complète objectivité ».



On aura remarqué, entre autres, que le « Credo » qu’il mettait en 1925 dans la bouche de l’instituteur est d’une grande actualité en 1967    
paru en 1925, il y a quarante-deux ans déjà…    

 [Itinéraires n°115 de juin 1967] 
  


Dernière édition par Gentiloup le Mar 26 Fév 2013, 17:54; édité 2 fois
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MessagePosté le: Dim 24 Fév 2013, 12:54    Sujet du message: Publicité

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laudetur Jesus Christus
Membre

Hors ligne

Inscrit le: 03 Aoû 2012
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MessagePosté le: Dim 24 Fév 2013, 15:26    Sujet du message: "Le second Avènement", Conte écrit en 1925 par l'abbé Roblot sous le pseudo de J. Debout Répondre en citant

Fort intéressant!
Merci


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Hugo
Membre

Hors ligne

Inscrit le: 27 Juil 2012
Messages: 136
Localisation: Andresy

MessagePosté le: Dim 24 Fév 2013, 19:34    Sujet du message: "Le second Avènement", Conte écrit en 1925 par l'abbé Roblot sous le pseudo de J. Debout Répondre en citant

Incroyable, cet Abbé Roblot ! Quelle intelligence et quelle compréhension de la duplicité moderniste ! Merci à Gentiloup de nous l'avoir fait connaître. 

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Gentiloup
Admin

Hors ligne

Inscrit le: 21 Juin 2012
Messages: 2 884

MessagePosté le: Dim 24 Fév 2013, 20:04    Sujet du message: Biographie du chanoine Roblot Répondre en citant

Jacques Debout
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Pour les articles homonymes, voir Debout.
Jacques Debout, de son vrai nom chanoine René Roblot, né le 18 décembre 1872 à Rauville-la-Place (Manche), décédé le 2 février 1939 à Paris, était un prêtre séculier et un homme de lettres français. Il utilisa également le pseudonyme de Jean Saint-Clair.
Sommaire
Biographie
Il est né dans un milieu mêlant bourgeoisie de robe, agriculteurs et institutrice publique le 18 décembre 1872 à Rauville-la-Place (Manche) où Mgr Anger-Billards, chapelain de Notre-Dame de la Délivrance de 1874 à 1906, sera à l'origine de sa vocation religieuse et de son admiration pour l'écrivain Jules Barbey d'Aurevilly. Sa maison natale se trouve être l'auberge borgne de la Mère Giguet de L'Ensorcelée de Jules Barbey d'Aurevilly. Il reçoit une éducation profondément chrétienne. Il est élève au Collège d'Agneaux où ses talents et sa distraction font fureur.
Abbé démocrate, Jacques Debout s'engage dans le mouvement naissant des Cercles d'études sociales et des Instituts Populaires, fonde la Revue L'Espérance et apporte sa contribution en 1896 au Congrès de la Démocratie Chrétienne ; il côtoie Marc Sangnier. Aumônier militaire pendant la guerre de 1914-1918, il remporte le Grand Prix de poésie de l'Académie française avec Les morts fécondes.
Il crée en 1919 la revue Les Cahiers catholiques qu'il dirigera jusqu'à sa mort, puis en 1922 les Journées d'art religieux (conférences, expositions, concerts, représentations théâtrales, rencontres,...).
Auteur de nombreux ouvrages à grand retentissement et orateur de talent, enseignant aux Ateliers d'art sacré fondés par Maurice Denis et George Desvallières puis dirigés par Henri de Maistre (les Ateliers sont une section de la Société de Saint Jean pour le développement de l'art chrétien), il meurt à Paris le 2 février 1939. Le maître verrier Paul Bony concevra en hommage à sa mémoire un vitrail placé au-dessus de la cuve baptismale de l'église paroissiale de Rauville-la-Place.
Militant de la Doctrine sociale de l'Église
Après l'encyclique Rerum novarum du 15 mai 1891, le 16 février 1892, la Lettre encyclique du pape Léon XIII encourage le grand mouvement de la démocratie chrétienne. Encore séminariste et n'ayant pas 20 ans, René Roblot organise déjà le Congrès de Cherbourg des Jeunes catholiques et fonde en 1895 L'Espérance dont le manifeste est : « Pousser la jeunesse ouvrière à l'étude et à la défense de sa foi religieuse. Lui fournir des convictions sociales raisonnées qui la mettent à l'abri des sophismes révolutionnaires et lui permettent d'exercer une action efficace sur son milieu ». Dès 1896, au Congrès de la Démocratie chrétienne, L'Espérance apporte sa contribution par un rapport ; et René Roblot devient aumônier de l'Institut Populaire du Marais "Entre Ciel et Terre". Portrait de Jacques Debout par Georges Hoog : « Sous une allure un peu bohème, une âme de saint prêtre dont le christianisme se faisait volontiers virulent pour fustiger les égoïsmes, les hypocrisies et les médiocrités satisfaites d'elles-mêmes ; un cœur de poète qui, dès sa jeunesse, s'attendrissait sur la misère des pauvres gens ». René Roblot croise ainsi Marc Sangnier et publie Les Nouvelles semailles, Marc Sangnier et le Sillon. Ses talents oratoires l'amènent à tenir de très nombreuses "réunions contradictoires" d'abord dans des cafés de quartier populaire, puis dans toute la France ; cette expérience, l'écrivain Jacques Debout la publiera dans Le Monde des vivants, dans Fantoches rouges et bonshommes gris. Et pour ses conférences de Carême au Canada, Jacques Debout choisit le thème : "Le christianisme, c'est la vie portée à son maximum".
Écrivain militant et écrivain du terroir
Né au cœur du pays des inspirations de Barbey d'Aurevilly, où il reçut « ses premières impressions ineffaçables », le petit René Roblot voit entrer dans sa vie quelques mois après sa naissance le chanoine Anger-Billards, forte personnalité et ami de Barbey (leur correspondance a été publiée). Jules Barbey d'Aurevilly, Mgr Auguste Alexandre Anger-Billards et le futur Jacques Debout forment une généalogie spirituelle et littéraire fondée sur des valeurs partagées d'attachement au terroir, de patriotisme, d'intrépidité dans le combat intellectuel et de foi catholique. Lors de l'inauguration du Musée Barbey d'Aurevilly à Saint-Sauveur-le-Vicomte, Jacques Debout lut un poème où il rendit hommage à "ce haut enlumineur de nos vieilles légendes". Intime de Barbey d'Aurevilly, le romancier, pamphlétiste et diariste catholique, Léon Bloy, reconnut dans le second volume de son journal Quatre Ans de Captivité à Cochons-sur-Marne, la "marque de l'écrivain", convaincu, en 1904, à la lecture du Monde des Vivants, que Jacques Debout "pourrait bien écrire, un jour, un chef d'oeuvre"1. Le 27 novembre 1919, Jacques Debout se voit - Lauréat à l'unanimité du Concours de Poésie - remettre le Prix sous la Coupole de l'Académie Française après une lecture par Maurice Donnay ; l'ouvrage sera préfacé par Maurice Barrès.
Intellectuel engagé pour un art chrétien renouvelé
Jacques Debout fonde le 5 juin 1919 avec le journaliste Jean Morienval et Antoine Charrier la revue Les Cahiers Catholiques, dont le but est "de faire aimer toujours plus le catholicisme" en intéressant les lecteurs à des thèmes aussi variés que les mouvements d'idées et d'art, la vie des saints, ou l'action sociale2. Il a ensuite fondé en 1922, les Journées d'art religieux.
Œuvres
  • Apostolat social et culturel:
    • Revue L'Espérance - 1895
    • Lettres d'un militant, 1900.
    • Le monde des vivants, 1900.
    • Les nouvelles semailles, Marc Sangnier et le Sillon, 1904.
    • Journal L'Appel, 1905
    • Revue Les Cahiers Catholiques - 1919-1939
    • Les quinze mystères de la bienheureuse Vierge, 1920.
    • Les nouvelles lettres d'un militant, 1921.
    • Et par omissions, 1926.
    • D'après les paraboles, 1927.
    • Le chanoine Broussillard à Ninive, 1928.
    • Les assassins comme il faut, 1929.
    • La femme aux douze étoiles, 1930.
    • Passiflore des Alpes, Alice de Jésus, 1931.
    • Fantoches rouges et bonshommes gris, 1932.
    • Le chanoine Broussillard dans la brousse, 1933.
    • Plaies d'Égypte et Terre Promise, 1934.
    • Jean Quelconque et le Pater, 1934. Prix de l'Académie Française
    • La mort est morte, 1935.
  • Théâtre
    • Le Mystère de Noël, 1901.
    • Le Mystère de la Miséricorde, 1908.
    • Les Voix de Jeanne d'Arc, 1920.
    • Lumière à l'offrande, 1926.
    • Les disciples de Verdun, 1927.
    • Les Trois contre l'Autel, 1928.
    • L'Enfer contre l'Autel, 1930.
    • Les trois visites de Sœur Thérèse, 1930.
    • Un Dieu sur la paille, 1931.
    • Job, maître d'école libre, 1932.
    • La princesse à l'hostie, 1934.
    • Julie Postel, femme forte, 1936.
    • L'événement, 1938.
  • Poésie
    • Les morts fécondes, 1919. Grand Prix de Poésie de l'Académie Française
    • L'Ame du feu, 1922.
  • Divers
    • Les victoires de l'âme française Recueil de conférences et de discours, 1915.
    • L'Eglise et la valeur humaine Carême de Montréal, 1928.
Notes et références
  1. Léon Bloy, Quatre Ans de Captivité à Cochons-sur-Marne, Volume II, 1902-1904, 1935, p. 222
  2. "Réalisme et vérité dans la littérature: résponses catholiques", page 109, par Léopold Levaux et Jacques Maritain, Volume 98, Editions Philippe Van den Heede Saint-Paul - 2006 - [1] [archive]


http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Debout


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tropdenoms
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Inscrit le: 20 Juin 2012
Messages: 277

MessagePosté le: Dim 24 Fév 2013, 21:30    Sujet du message: "Le second Avènement", Conte écrit en 1925 par l'abbé Roblot sous le pseudo de J. Debout Répondre en citant

Entre "Les nouvelles semailles, Marc Sangnier et le Sillon, 1904." et la fin des temps vues par le chanoine Broussillard, l'abbé René Roblot a manifestement évolué favorablement.

Très fine analyse "du collecteur de toutes les  hérésies" qu'est le modernisme. Okay

C'est ce qui risque d'arriver à la FSSPX sans même avoir besoin d'accord avec les conciliaires.


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Hugo
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MessagePosté le: Lun 25 Fév 2013, 12:16    Sujet du message: "Le second Avènement", Conte écrit en 1925 par l'abbé Roblot sous le pseudo de J. Debout Répondre en citant

C'est le grand mystère des âmes. L'Abbé démocrate savait ce qu'était le péché moderniste, confondant à plaisir, avec la foi, la subjectivité et l'immanentisme sentimentalo-religieux, se réalisant dans la démocratie, fût-elle athée. Mais, par ailleurs, il voyait clairement que cette attitude ne cadrait pas avec la tradition dogmatique de l'Eglise. Alors, qu'était-il ? Après avoir lu le conte, j'ai été surpris d'apprendre qu'il était copain avec Marc Sangnier. Voilà qui est fait. Merci à Gentiloup. Tout peut arriver: ainsi le grand historien de l'Eglise  Rohrbacher n'était-il pas ami de Lamennais ? Et lamenais lui même, avant de finir apostat, n'a-t-il pas traduit l'Immitation de Jésus Christ ? Dieu reconnaîtra les siens.  

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Gentiloup
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Inscrit le: 21 Juin 2012
Messages: 2 884

MessagePosté le: Lun 25 Fév 2013, 19:58    Sujet du message: "Le second Avènement", Conte écrit en 1925 par l'abbé Roblot sous le pseudo de J. Debout Répondre en citant

Le Sillon bénéficia à son début du soutien de Saint-Pie X, car il était en apparence parfaitement catholique. Ce n'est qu'au fil du temps que ses erreurs se sont avérées et que Pie X le condamna:

 
Citation:
Non, Vénérables Frères - il faut rappeler énergiquement dans ces temps d'anarchie sociale et intellectuelle, où chacun se pose en docteur et législateur - on ne bâtira pas la cité autrement que Dieu ne l'a bâtie ; on n'édifiera pas la société, si l'Église n'en jette les bases et ne dirige les travaux ; non, la civilisation n'est plus à inventer ni la cité nouvelle à bâtir dans les nuées. Elle a été, elle est ; c'est la civilisation chrétienne, c'est la cité catholique. Il ne s'agit que de l'instaurer et la restaurer sans cesse sur ses fondements naturels et divins contre les attaques toujours renaissantes de l'utopie malsaine, de la révolte et de l'impiété : omnia instaurare in Christo.
LETTRE ENCYCLIQUE DE N.S.P. LE PAPE PIE X SUR " LE SILLON ": "NOTRE CHARGE APOSTOLIQUE"

Il est fort probable que ce bon chanoine René Roblot ait suivi le Pape dans sa condamnation. Il semble en effet difficile qu'il ait défendu le règne social de Notre Seigneur Jésus-Christ tout en suivant les dérives démocratiques et anarchiques du Sillon.
L'auteur de la biographie citée, n'entre pas dans ses considérations et se contente de faire un portrait de l'écrivain distingué.


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Aurore
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Inscrit le: 15 Oct 2012
Messages: 191

MessagePosté le: Lun 25 Fév 2013, 22:49    Sujet du message: "Le second Avènement", Conte écrit en 1925 par l'abbé Roblot sous le pseudo de J. Debout Répondre en citant

Bien sûr nous n'en sommes pas à la Parousie de Notre Seigneur Jésus-Christ, mais ce chanoine génial à sous-estimé la dégradation de la situation.
Mais c'est une parfaite illustration de la dérive moderniste. Okay
Nous la voyons dans l'Eglise officielle où les fidèles ne se rendent pas compte qu'ils ont changé de religion. Et comme dit GL, c'est ce qui risque de se produire dans la FSSPX si la barre n'est pas redressée rapidement.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 19:47    Sujet du message: "Le second Avènement", Conte écrit en 1925 par l'abbé Roblot sous le pseudo de J. Debout

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