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Lorsque les psys rentrent dans les couvents, les religieux s'en vont!

 
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Gentiloup
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Inscrit le: 21 Juin 2012
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MessagePosté le: Lun 25 Fév 2013, 18:54    Sujet du message: Lorsque les psys rentrent dans les couvents, les religieux s'en vont! Répondre en citant

Suite au commentaire de Hugo dans le fil le péché contre l'Esprit-Saint:

 
Citation:



Le germe corrupteur a été également importé dans les couvents par les « psys » américains tel que Carl Rogers. Lire à ce propos un article http://www.icres.pro/article-11245146.html sur Carl Rogers qui avait comme plan de révéler les religieux à eux-mêmes. L’article raconte que, sur les 560 sœurs enseignantes du Cœur immaculé de Marie, 300 demandent d’être relevées de leurs vœux moins d’un an après « l’expérience Rogers ». On ne soulignera jamais assez la part de certaines universités américaines (en lien avec l’Ecole de Francfort, le Tavistock Institute britannique  et les services psychologiques de l’armée américaine) dans le pourrissement de la foi catholique. La conclusion est : ce qui alimente la Foi est dans l’Ecriture et dans la Tradition de l’Eglise et non dans les « découvertes » changeantes de la science surtout lorsqu’elle est soumise aux idéologies mondaines et mortifères. Cerise sur le gâteau : c’est Paul VI qui avait encouragé les maisons religieuses à faire appels aux « psys ».
Hugo




Le personnalisme de Carl Roger


En introduction de l’article 'Faire évoluer les mentalités', A-M Paganelli annonçait que nous nous proposions de mettre en évidence le lien direct existant entre les théories de management et la déchristianisation. Il est temps de tenir parole. Nous allons donc parler de Carl Rogers et des groupes de rencontre (encounter groups) qu’il organisa en 1966 chez les Sœurs du Cœur Immaculé de Marie de Los Angeles (Californie). Nos sources proviennent principalement de deux articles : « The story of a repentant psychologist »  paru dans le Journal The Latin Mass, (1994) qui rapporte les révélations du Docteur William Coulson, ancien collaborateur de Carl Rogers ; et « Carl Rogers and the IMH Nuns : Sensitivity Training, Psychological Warfare and the ‘’Catholic Problem’’ »[2]de E. Michael Jones, Ph. D.  
 
LA CORRUPTION DE LA FOI
 
 Présentation des groupes de rencontre
 
Il n’est pas dans notre intention de donner ici une présentation complète de la théorie et de l’oeuvre de Carl Rogers (1902-1987). Contentons-nous d’indiquer son prestige en tant qu’universitaire reconnu, Par son livre Le développement de la personne, (1961) il s’était acquis une certaine célébrité car ses théories allaient dans le sens de l’esprit de l’époque. L’air était à l’optimisme et à la liberté. Le monde était divisé en deux : d’un côté les pessimistes, partisans de structures sociales fortes et autoritaires, voire totalitaires, afin de contraindre les individus, considérés comme des êtres de mauvaises volontés ; d’un autre côté, les optimistes, croyant en l’homme, en ses ressources et en sa dignité, partisans de liberté et de démocratie. La psychologie rejoignait ici les conceptions sociopolitiques.
Carl Rogers était un optimiste. Il pensait que l’homme possédait en lui les forces et les moyens de se développer et que ce développement était le bien. Le Dr C. George Boeree indique à propos de Rogers : « Toute sa théorie est fondée sur une simple « force de vie » qu’il appelle ‘’tendance actualisante’’. Laquelle peut se définir comme une motivation inhérente à chaque forme de vie, qui cherche à en réaliser le plus largement possible toutes les potentialités »  . La tendance actualisante est l’effort même de la vie http://www.icres.pro/article-11245146.html#_ftn4. C’est ce que Rogers suggère comme étant le bien qui est en nous et ne demande qu’à s’actualiser. Il y a donc, dans la pensée de Rogers, plutôt qu’un finalisme http://www.icres.pro/article-11245146.html#_ftn5, une tendance à l’actualisation qui est le bien http://www.icres.pro/article-11245146.html#_ftn6. Cette tendance est naturelle, elle préexiste à la pensée, à l’apprentissage social, à l’éducation familiale. Pour donner libre champ à ces forces qui nous poussent vers notre accomplissement, il faut rechercher en nous-même notre authenticité.

Toute sa vision du monde repose sur la même conviction. George Boeree précise http://www.icres.pro/article-11245146.html#_ftnref7 : « L’algue et le champignon figurent parmi les premiers exemples (que Rogers prenait pour illustrer sa théorie), Quand on y pense, n’y a-t-il pas de quoi être stupéfié par ces herbes qui arrivent à pousser sur les trottoirs ou par le spectacle de jeunes pousses d’arbres faisant éclater la roche, ou encore devant ces animaux capables de survivre dans le désert ou dans le grand froid des pays du nord ?  http://www.icres.pro/article-11245146.html#_ftn8»
 
L’idée centrale de Rogers est donc que l’homme ne doit pas être détourné de sa force de vie, de son propre bien, c'est-à-dire de son propre moi. On ne peut décider pour lui. Chacun peut et doit trouver les réponses aux questions qu’il se pose sur son comportement et sur la vie. C’est pourquoi Rogers ne croyait qu’en la non directivité. La discipline, la coercition, sont des moyens qui conduisent les hommes là où on veut qu’ils aillent, mais non là où ils iraient d’eux-mêmes.

 
Rogers ne cesse de dire que nous devons nous fier à nos propres sentiments, à nos propres désirs, à nos élans. Ils traduisent et attestent cette force de vie qui nous pousse et cherche à s’actualiser. Ce que nous devons faire pour nous-mêmes, nous devons l’accepter aussi des autres. Nous devons respecter leurs manières d’être, leurs orientations, leurs désirs, qui sont leur force de vie. C’est pourquoi les groupes de formation que Rogers proposaient s’appelaient ‘groupes de rencontre’ car on était censé y rencontrer véritablement autruihttp://www.icres.pro/article-11245146.html#_ftn9, dans sa vérité, dans son élan vital d’origine. Ils s’appelaient aussi ‘entraînement de la sensibilité’ (sensitivity training) : l’objectif étant d’affiner notre sensibilité, d’améliorer notre perception de la force de vie qui agit en nous, de prendre conscience en nous-mêmes des transformations qu’elle opère mystérieusement.

Comment retrouver son authenticité ? Comment retrouver l’expression de cette force de vie ? Les groupes de rencontre y pourvoient. Rogers les décrit comme un mélange « d’inspirations provenant à la fois de Kurt Lewin et de Gestalt-théorie d’une part, et de la thérapie centrée sur le patient http://www.icres.pro/article-11245146.html#_ftn10 d’autre part. » http://www.icres.pro/article-11245146.html#_ftn11. Les groupes sont relativement peu structurés. "Il y règne un climat offrant de liberté maximale à l’expression personnelle, à l’exploration des sentiments, et à la communication interpersonnelle. L’accent est mis sur les interactions entre les membres du groupe, dans une atmosphère qui engage chacun à laisser tomber ses propres défenses et ses masques afin de pouvoir de façon ouverte et sans détours exprimer aux autres membres du groupe l’expérience fondamentale de sa rencontre avec l’autre"
 
Etrange tableau, propre à séduire plus d’un. Mais la séduction n’était pas sans danger. En 1969, (quelque deux ans après son expérience chez les Sœurs du Cœur Immaculé de Marie) Rogers écrira : « Dans les ateliers intensifs mixtes, positifs et chaleureux des sentiments affectueux se développent fréquemment entre les membres du groupe et, assez naturellement, ces sentiments peuvent apparaître  entre hommes et femmes. Inévitablement, certains de ces sentiments ont une composante sexuelle et ceci peut être un souci majeur pour les participants et ... une menace profonde pour leurs conjoints » http://www.icres.pro/article-11245146.html#_ftn12.


Réaction chimique de « l’ingrédient rogersien » sur les Sœurs du Cœur Immaculé de Marie.


Comment la philosophie de Carl Rogers va-t-elle agir en milieu catholique ? Est-elle compatible avec ce milieu ? A quoi va-t-on voir quelle ne l’est pas ? Va-t-elle être rejetée par les sœurs ? Ou bien va-t-elle être acceptée ? Avec quelles conséquences ? Laissons le Dr William Coulson répondre à toutes ses questions.
<!--[endif]-->
Le Dr. William Coulson est catholique. Fin des années 50, il entre à l’Université Notre Dame. Il présente un doctorat de philosophie portant sur le psychologue américain Carl Rogers. Il s’associe à Rogers dans les années soixante pour mener une étude sur ‘la psychothérapie non directive pour gens normaux’.
« Nous avons trouvé les Sœurs du Cœur Immaculé de Marie (…) Ce fut un désastre. » nous dit W. Coulson. « Au début de notre intervention, elles étaient environ 560 religieuses. Moins d’un an après, 300 demandaient à Rome de les relever de leur vœux. Elles refusaient de se soumettre à une autorité autre que celle qu’exerçait sur elles leur propre moi. » [13
Ajoutons quelques précisions utiles aux propos de W. Coulson. Les sœurs en questions n’en étaient pas à leur première expérience. Début des années soixante, sœur Aloyse, supérieure de la congrégation, avait introduit un prêtre psychologue hollandais, Adrian van Kaam lors d’une retraite durant laquelle ‘toutes les règles de la communauté furent suspendues’. [i]Les résultats de ces innovations étaient prévisibles : après avoir permis aux psychologues d’intervenir chez elles, les sœurs prirent conscience ‘de la dictature qu’exerçaient les supérieures et, en contrepartie, combien les sœurs se trouvaient dépendantes, soumises et désarmées lorsqu’il s’agissait pour elles de travailler avec le monde extérieur[/i]. http://www.icres.pro/article-11245146.html#_ftn14

Comment cela a-t-il été possible ? Coulson insiste sur l’idée d’autonomie et d’authenticité que Rogers promouvait. En conséquence, « si vous faites votre introspection et que vous trouvez le credo, par exemple, il se peut qu’on vous dise : ‘‘Oh, vous n’êtes que le petit garçon à sa maman, n’est-ce pas? Vous refaites simplement ce qu’on vous a appris à faire. Ce que je veux entendre, c’est ce qui sort de votre moi réel’’ http://www.icres.pro/article-11245146.html#_ftn16». A ce compte, personne ne peut invoquer une référence externe. Le piège se referme sur l’individu qui reste enfermé dans sa propre subjectivité. Or, la subjectivité n’a jamais suffit à donner la notion de vérité.
 
Cette mise à nu de la personnalité, cette destruction de toute référence, laisse l’individu sans aucun critère de discernement. Cette libération est en fait une nuit de l’esprit. Mais cela ne suffisait pas. L’autre élément corrosif est l’éveil de la sensibilité. Il serait plus exact de parler de sensualité. Michael Jones est plus précis « Dans leur enthousiasme pour les groupes de rencontre de Rogers, les soeurs les plus anciennes semblent ne pas s'être rendu compte que des étudiantes comme Jeanne Cordova trouvaient cette expérience plus ahurissante que vivifiante. « Plusieurs fois, » écrit une des compagnes de Cordova, « j'ai entendu dire que les enseignantes s’étaient sentis forcées… à dire des choses quelles ne voulaient pas dire. Pour ma part je me sens très mal à mon aise, enfermée  avec des personnes qui craquent et disent des choses que, selon moi, je ne devrais pas entendre. Cela crée un certain malaise qui entrave les relations beaucoup plus qu’il ne les aide. (…)


 Au nom de l’ouverture, l'ascèse religieuse disparut de la vie de couvent. Cordova cessa d'aller à la messe de 6:30 h le matin . parce que les soeurs « n'y étaient plus tenues ». Alors que la pratique religieuse disparaissait de leur vie, les sœurs se tournèrent les unes vers les autres pour chercher un appui. Des amitiés particulières se firent jour, et dans l'atmosphère de l’époque, certaines de ces amitiés tournèrent inévitablement à la sexualité. Ceci, naturellement, signifiait que la vie du couvent était devenue abjecte et anarchique (…)

 Michael Jones cite Cordova : « J’en ai vu un bon nombre négliger les offices, un bon nombre nouer des amitiés particulières. J’ai noté l’existence d’une sous culture du vivre en groupe et hors du groupe. J’ai vu ce qu’elles étaient, ce qu’elles faisaient et comment l’on pouvait toujours tirer son épingle du jeu. Aux yeux de la postulante que j’étais, isolée dans ce monde de misère et sans amies, c'était absurde et outrageant. J’y ai perdu mon amour pour Jésus et pour l’Institut du Cœur immaculé de Marie. On avait trahi mon innocence ; on s’en était amusé. Je m’enfonçais dans le marécage des rêves brisés… Je n’avais jamais rien voulu  d’autre qu’être religieuse. Maintenant je l’étais, mais c’était l’enfer. (Curb and Manahan, p. 13). D’où ce cri de révolte de l’âme en perdition : « J'ai fait servir ma colère à l'amour pour des homosexuels qui sont un peuple opprimé. Mon amertume exige des gens qu’ils bougent et acceptent nos droits. J'ai appris que ma colère pouvait me porter là où d'autres n’osent pas aller et que le scandale convient à une quelconque Puissance Supérieure qui nous donne la justice, ou dans l’égarement, la colère pour nous protéger » (Curb and Manahan p. 14)
Le résultat fut semblable dans les autres ordres religieux où Coulson et Rogers sont intervenus. Coulson cite une lettre d’un jeune jésuite sur le point d’être ordonné, qui sortait d’une de leur session : « Cela semblait être une splendide naissance à une existence nouvelle. C’était comme si tant de choses que j’estimais en paroles m’étaient devenues véritables en fait. Il est extrêmement difficile de décrire l’expérience. Je n’avais pas saisi combien j’étais inconscient de mes sentiments les plus profonds, ni combien ils pouvaient être précieux pour autrui.
 C’est seulement quand je commençai à exprimer ce qui se levait quelque part, au plus profond de moi et quand je vis des larmes aux yeux des autres membres du groupe – car ce que j’exprimais était tellement vrai pour eux aussi – c’est donc seulement là que j’ai commencé à sentir que j’étais réellement membre à part entière de la race humainehttp://www.icres.pro/article-11245146.html#_ftn17. Jamais, de toute ma vie, avant cette expérience de groupe, je ne m’étais expérimenté moi-même aussi intensément. Avoir ce moi ainsi ratifié et aimé par le groupe, lequel à ce moment était sensible et réagissait à l’expression de mon conditionnementhttp://www.icres.pro/article-11245146.html#_ftn18, ce fut alors pour moi comme si je recevais un cadeau… »
Les groupes de rencontre se proposaient de ‘libérer’ les participants de leurs inhibitions, de faire ‘tomber les masques’ de briser les tabous. Ce qui arriva.
La Foi n’y a pas résisté. Non que la Foi ait besoin de tabous et de masques, mais le groupe de rencontre détruisait d’abord le discernement, activité propre à l’intelligence :
1. en faisant prendre pour référence suprême cette force de vie évolutive qui confond le sujet humain avec le devenir, ce qui revient à postuler un verbe (devenir) sans sujet. En fait de nouveauté, le débat remonte au moins au vieil Héraclite.
2. en détruisant la hiérarchie de l’esprit humain, dans la mesure où l’on place au même plan le sentiment, la pulsion sexuelle, et l’intelligence.
3. en humiliant injustement l’esprit humain, par l’imposition d’un dogme nouveau réputant non sincère et suspecte de psittacisme toute référence à l’appris, toute prétention à l’objectivité.
4. en détruisant la morale dans la mesure où le sujet humain n’a plus de discernement, ni la possibilité de connaître les choses objectivement, ni la possibilité d’affirmer l’objectivité du bien ou du mal.


A ce traitement, l’esprit humain se transforme en bouillie pour les chats. Or, la grâce de la Foi est faite pour la nature humaine. S’il n’y a plus d’homme, il n’y a plus rien à sauver. La Foi disparaît.W. Coulson regretta publiquement son activité destructrice, se sépara de Rogers et dénonça les dangers de cette théorie. Quant à Rogers lui–même, lorsqu’il fut l’objet de critiques, il cria au complot d’extrême droite[19].

http://www.icres.pro/article-11245146.html#_ftnref1 Interview du Docteur William Coulson, par le Docteur William Marra, parue dans le journal The Latin Mass. The latin Mass, 1331 Red Cedar Circle, Fort Collins, CO 80524, USA et qui a fait l’objet d’une édition spéciale. On trouve également cet article en américain sur internet. Taper : The story of a repentant psychologist.
 
[2]<!--[endif]--> Article publié par Culture War Magazine, dont E. Michael Jones est lui-même l’éditeur. Il s’agit d’un extrait de son livre Libido Dominandi : Sexual Liberation and Political Control (South Bend : St Augustine’s Press (1999), distribué par Fidelity Press. La différence entre ces deux articles, c’est que le premier se cantonne à l’histoire de l’intervention des rogersiens chez les Sœurs du Cœur Immaculé et enregistre les aveux et le repentir du Docteur Coulson. Le second article, celui de Michael Jones, met davantage les points sur les i. Il cite abondamment les écrits des sœurs qui ont déserté leur maison religieuse. Il cite des textes de Carl Rogers qui attestent qu’il ne regrettait rien et qu’il poursuivait un but politique alors que, de l’avis de W. Coulson, le maître psychologue américain regrettait son intervention chez les sœurs. Enfin, il établit le lien entre Kurt Lewin, Eric Trist, Douglas Mc Gregor, Robert Blake, Abraham Maslow, Carl Rogers et d’autres. La manipulation psychologique, initialisée dans les officines psychologiques militaires anglo-saxonnes apparaît grandeur nature. Article intéressant, digne d’attirer l’attention de chercheurs impartiaux et surtout courageux.


  [3]<!--[endif]-->. Article de C. George Boeree : Personality theories Carl Rogers. Cf. : www.ship.edu/~cgboeree/rogers.html -Les traductions des citations sont de Michel Tougne


 [4]<!--[endif]--> Conception similaire à celle de Bergson qui parlait de jaillissement, d’élan vital, d’évolution créatrice.
 
http://www.icres.pro/article-11245146.html#_ftnref5 Malgré la ressemblance et l’ambiguïté de la position de Rogers parlant de ‘‘tendance actualisante’’, on ne peut parler de finalisme. Le finalisme implique une hiérarchie des êtres et des fins. On ne trouve chez Rogers qu’un foisonnement de forces de vie, toutes au même niveau, sans hiérarchie entre elles.
 [6]<!--[endif]--> L’ambiguïté de la théorie vient de ce que Rogers ne dit pas ce qu’il faut actualiser. C’est nous-même, notre propre nature, nos propres forces. Le bien doit en résulter invariablement. Rogers fait redescendre l’homme au stade de l’animal qui, lui, est conduit par son instinct vers le bien. En réalité, l’homme et conduit par la raison. Ce qui n’est pas la même chose.


 [7] G.<!--[endif]-->Boeree,  Idem


 8]<!--[endif]--> Les antropologismes abondent dans la littérature de Carl Rogers.
 
 [9]<!--[endif]--> La rencontre de l’autre est un concept central du personnalisme. L’homme est un être relationnel qui prend conscience de lui-même dans la rencontre avec l’autre qui est différent.


 10]<!--[endif]--> ‘‘Client centered therapy’’ Nous traduisons client par ‘patient’, plus conforme aux moeurs françaises.


11]<!--[endif]--> On ne comprend la théorie et le rôle de Rogers qu’en faisant référence à Kurt Lewin, à Abraham Maslow, cofondateur avec Rogers du mouvement de psychologie humaniste, et à Fritz Perls, fondateur de la Gestalt-théorie et de son Kibboutz à Esalen. Nous en parlerons une autre fois.


 [12]<!--[endif]--> Cf. article de Michael Jones, déjà référencé : “In mixed intensive workshops positive and warm, loving feelings frequently develop between members of the encounter group and, naturally enough, these feelings sometimes occur between men and women. Inevitably, some of these feelings have a sexual component and this can be a matter of great concern to the participants and ... a profound threat to their spouses”. Les traductions des citations sont de Michel Tougne


 [13]<!--[endif]--> Cf. article :The story of a repentant psychologist, déjà référencé.


 [14]<!--[endif]--> Cf. Michael Jones


 [15]<!--[endif]--> Cf. Coulson


 [16]<!--[endif]--> Idem


 [17]<!--[endif]--> Cette longue citation est en fait un document permettant d’étudier l’expérience, maintes fois répétée, qu’on trouve à la base du personnalisme : naissance à une existence nouvelle, membre à part entière de la race humaine. La rencontre permet d’accéder à la qualité d’homme. Thèse dangereuse s’il en est :  quid de l’enfant à naître ?


 [18]<!--[endif]--> Le « conditionnement » dont il s’agit, c’est la doctrine catholique, c’est l’éducation qu’il a reçue, c’est ce que sa famille, ses parents et la société lui  ont donné. Pour Rogers, une preuve d’authenticité est donnée lorsque l’on va contre tout ce à quoi on a été éduqué.
 
 [19]<!--[endif]--> Il y a encore beaucoup à dire. Le lecteur voit bien que nous terminons cet article un peu trop rapidement. Nous nous proposons d’aller plus loin une autre fois.

    

    


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MessagePosté le: Lun 25 Fév 2013, 18:54    Sujet du message: Publicité

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Aurore
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Hors ligne

Inscrit le: 15 Oct 2012
Messages: 191

MessagePosté le: Mar 26 Fév 2013, 14:22    Sujet du message: Lorsque les psys rentrent dans les couvents, les religieux s'en vont! Répondre en citant

Pour ceux qui n'ont pas le courage (hélas!) de tout lire, je donne un extrait:


 
Citation:

Etrange tableau, propre à séduire plus d’un. Mais la séduction n’était pas sans danger. En 1969, (quelque deux ans après son expérience chez les Sœurs du Cœur Immaculé de Marie) Rogers écrira : « Dans les ateliers intensifs mixtes, positifs et chaleureux des sentiments affectueux se développent fréquemment entre les membres du groupe et, assez naturellement, ces sentiments peuvent apparaître  entre hommes et femmes. Inévitablement, certains de ces sentiments ont une composante sexuelle et ceci peut être un souci majeur pour les participants et ... une menace profonde pour leurs conjoints »http://www.icres.pro/article-11245146.html#_ftn12. 


Réaction chimique de « l’ingrédient rogersien » sur les Sœurs du Cœur Immaculé de Marie.


Comment la philosophie de Carl Rogers va-t-elle agir en milieu catholique ? Est-elle compatible avec ce milieu ? A quoi va-t-on voir quelle ne l’est pas ? Va-t-elle être rejetée par les sœurs ? Ou bien va-t-elle être acceptée ? Avec quelles conséquences ? Laissons le Dr William Coulson répondre à toutes ses questions. 
<!--[endif]--> 
Le Dr. William Coulson est catholique. Fin des années 50, il entre à l’Université Notre Dame. Il présente un doctorat de philosophie portant sur le psychologue américain Carl Rogers. Il s’associe à Rogers dans les années soixante pour mener une étude sur ‘la psychothérapie non directive pour gens normaux’.
« Nous avons trouvé les Sœurs du Cœur Immaculé de Marie (…) Ce fut un désastre. » nous dit W. Coulson. « Au début de notre intervention, elles étaient environ 560 religieuses. Moins d’un an après, 300 demandaient à Rome de les relever de leur vœux. Elles refusaient de se soumettre à une autorité autre que celle qu’exerçait sur elles leur propre moi. » [13
Ajoutons quelques précisions utiles aux propos de W. Coulson. Les sœurs en questions n’en étaient pas à leur première expérience. Début des années soixante, sœur Aloyse, supérieure de la congrégation, avait introduit un prêtre psychologue hollandais, Adrian van Kaam lors d’une retraite durant laquelle ‘toutes les règles de la communauté furent suspendues’. [i]Les résultats de ces innovations étaient prévisibles : après avoir permis aux psychologues d’intervenir chez elles, les sœurs prirent conscience ‘de la dictature qu’exerçaient les supérieures et, en contrepartie, combien les sœurs se trouvaient dépendantes, soumises et désarmées lorsqu’il s’agissait pour elles de travailler avec le monde extérieur[/i]. http://www.icres.pro/article-11245146.html#_ftn14 
Comment cela a-t-il été possible ? Coulson insiste sur l’idée d’autonomie et d’authenticité que Rogers promouvait. En conséquence, « si vous faites votre introspection et que vous trouvez le credo, par exemple, il se peut qu’on vous dise : ‘‘Oh, vous n’êtes que le petit garçon à sa maman, n’est-ce pas? Vous refaites simplement ce qu’on vous a appris à faire. Ce que je veux entendre, c’est ce qui sort de votre moi réel’’ http://www.icres.pro/article-11245146.html#_ftn16». A ce compte, personne ne peut invoquer une référence externe. Le piège se referme sur l’individu qui reste enfermé dans sa propre subjectivité. Or, la subjectivité n’a jamais suffit à donner la notion de vérité. 
 
Cette mise à nu de la personnalité, cette destruction de toute référence, laisse l’individu sans aucun critère de discernement. Cette libération est en fait une nuit de l’esprit. Mais cela ne suffisait pas. L’autre élément corrosif est l’éveil de la sensibilité. Il serait plus exact de parler de sensualité. Michael Jones est plus précis « Dans leur enthousiasme pour les groupes de rencontre de Rogers, les soeurs les plus anciennes semblent ne pas s'être rendu compte que des étudiantes comme Jeanne Cordova trouvaient cette expérience plus ahurissante que vivifiante. « Plusieurs fois, » écrit une des compagnes de Cordova, « j'ai entendu dire que les enseignantes s’étaient sentis forcées… à dire des choses quelles ne voulaient pas dire. Pour ma part je me sens très mal à mon aise, enfermée  avec des personnes qui craquent et disent des choses que, selon moi, je ne devrais pas entendre. Cela crée un certain malaise qui entrave les relations beaucoup plus qu’il ne les aide. (…) 

 Au nom de l’ouverture, l'ascèse religieuse disparut de la vie de couvent. Cordova cessa d'aller à la messe de 6:30 h le matin . parce que les soeurs « n'y étaient plus tenues ». Alors que la pratique religieuse disparaissait de leur vie, les sœurs se tournèrent les unes vers les autres pour chercher un appui. Des amitiés particulières se firent jour, et dans l'atmosphère de l’époque, certaines de ces amitiés tournèrent inévitablement à la sexualité. Ceci, naturellement, signifiait que la vie du couvent était devenue abjecte et anarchique (…) 
 Michael Jones cite Cordova : « J’en ai vu un bon nombre négliger les offices, un bon nombre nouer des amitiés particulières. J’ai noté l’existence d’une sous culture du vivre en groupe et hors du groupe. J’ai vu ce qu’elles étaient, ce qu’elles faisaient et comment l’on pouvait toujours tirer son épingle du jeu. Aux yeux de la postulante que j’étais, isolée dans ce monde de misère et sans amies, c'était absurde et outrageant. J’y ai perdu mon amour pour Jésus et pour l’Institut du Cœur immaculé de Marie. On avait trahi mon innocence ; on s’en était amusé. Je m’enfonçais dans le marécage des rêves brisés… Je n’avais jamais rienvoulu  d’autre qu’être religieuse. Maintenant je l’étais, mais c’était l’enfer. (Curb and Manahan, p. 13). D’où ce cri de révolte de l’âme en perdition : « J'ai fait servir ma colère à l'amour pour des homosexuels qui sont un peuple opprimé. Mon amertume exige des gens qu’ils bougent et acceptent nos droits. J'ai appris que ma colère pouvait me porter là où d'autres n’osent pas aller et que le scandale convient à une quelconque Puissance Supérieure qui nous donne la justice, ou dans l’égarement, la colère pour nous protéger » (Curb and Manahan p. 14) 
Le résultat fut semblable dans les autres ordres religieux où Coulson et Rogers sont intervenus. Coulson cite une lettre d’un jeune jésuite sur le point d’être ordonné, qui sortait d’une de leur session : « Cela semblait être une splendide naissance à une existence nouvelle. C’était comme si tant de choses que j’estimais en paroles m’étaient devenues véritables en fait. Il est extrêmement difficile de décrire l’expérience. Je n’avais pas saisi combien j’étais inconscient de mes sentiments les plus profonds, ni combien ils pouvaient être précieux pour autrui.





Merci à l'auteur! C'est passionnant! Okay

Il faudrait ajouter que les exorcistes, lorsqu'il en reste dans les diocèses, envoient souvent ceux qui s'adressent à eux désemparés, consulter un psy, avant toute tentative...


Quand la foi est en l'homme Dieu n'a plus sa place et... le diable non plus!


"La plus grande ruse du diable c'est d'avoir réussi à faire croire qu'il n'existe pas!" Charles Baudelaire


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tom
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Inscrit le: 17 Déc 2012
Messages: 199

MessagePosté le: Mar 26 Fév 2013, 21:50    Sujet du message: Lorsque les psys rentrent dans les couvents, les religieux s'en vont! Répondre en citant

Bravo et merci pour ce texte qui est 1000% édifiant à tous les sens du terme. 
En comparant ce que vous évoquez, je ne peux m'empêcher de frémir tant St Pie X nous avait pourtant clairement prévenu. Je coupe/colle cette petite partie de l'analyse que l'on trouve de Pascendi D.G sur le site Salve Regina. 


Comme le dit saint Pie X, "l'agnosticisme n'est que le coté négatif dans la doctrine de connaissance des modernistes; le coté positif est constitué par ce que l'on appelle l'immanence vitale"...en second lieu, l'intelligence le défigure, le transforme pour le faire correspondre à ce qu'elle pense être la vérité. Ainsi, tout est centré autour du sentiment. La vérité n'est point la réalité extérieure, mais la sincérité intérieure. La vérité ne vient pas des faits, elle vient du cœur de l'homme, de son for interne, de son sentiment. Ainsi, ce que lui, en tant qu'individu, croit est toujours vérité, et nul n'a le droit de lui reprocher. C'est finalement ainsi que la doctrine aboutit à son troisième volet: le subjectivisme.
J'ai connu des personnes qui avaient travaillé la "communication non violente" (inventée par Rosenberg..élève de C.Roger) dans des séminaires de développement personnel. Il faut l'avoir vu pour le croire ! C'est au-delà de l'imaginable. Tout "réalisme" de la relation humaine est nié au profit d'un salmigondis pseudo-amical où le Vrai n'existe plus, reste juste une sentimentalité dégoulinante qui prive les tenants de la Vérité de l'exprimer haut et fort. Mensonge et la Vérité ayant le même droit, il est interdit de prétendre dire le "Vrai" sous peine d'anathème. En grande ou moyenne entreprise, tout le coaching est inspiré de ce type de cochonnerie, le résultat est que toute relation humaine réelle est impossible. 


On se marre quand même (il faut bien une once de légèreté) en imaginant la tête de Ste Thérèse d'Avila ou de Ste Catherine de Sienne si elles avaient été face à ce type de psy. 


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MessagePosté le: Mer 27 Fév 2013, 09:45    Sujet du message: Lorsque les psys rentrent dans les couvents, les religieux s'en vont! Répondre en citant

Le personnalisme de Carl Roger est  danger  non seulement pour les couvents, mais aussi pour les Prêtres et les fidèles catholiques.

La psychanalyse de la Foi Catholique  c'est la mort de la Foi Catholique. 



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MessagePosté le: Aujourd’hui à 03:35    Sujet du message: Lorsque les psys rentrent dans les couvents, les religieux s'en vont!

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