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Ce n'est pas parce que François fait des niaiseries qu'il faut regretter Benoît XVI

 
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Louis
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MessagePosté le: Ven 19 Avr 2013, 21:41    Sujet du message: Ce n'est pas parce que François fait des niaiseries qu'il faut regretter Benoît XVI Répondre en citant

L’étrange théologie de Benoît XVI,
 
par Jean-Michel Eriche

11 Février, Fête de Saint Adolphe. Une date généralement intéressante dans l’histoire de l’Eglise de ces derniers siècles.   

En 1858 de la même date, la Sainte Vierge apparaissait pour la première fois à Sainte Bernadette Soubirous. En 1929 de la même date, Mussolini signait avec l’Eglise les fameux accords de Latran. Enfin, le 11 Février 2013 dernier, Benoît XVI renonçait publiquement à son occupation du Siège Pontifical.   
Père de Vatican II, disciple de l’exécrable théologien existentialiste Rahner, promoteur de la fameuse « herméneutique de la continuité » qui entend dire que les abjectes erreurs modernes imprégnant le dernier curieux « concile » n’entrent pas en contradiction avec la Tradition Catholique, Benoît XVI fut un génie du modernisme.   
Le modernisme, maintes fois condamné par l’Eglise Catholique, est une opinion immanentiste qui cherche, justement, à concilier la Religion avec la « philosophie » moderne et libérale. Contrairement aux hérétiques habituels, le moderniste prétend souvent « croire » aux dogmes mais, cependant, faire « évoluer leur point de vue » afin d’y trouver du « sens ». Ainsi, il n’a pas toujours été facile pour l’Eglise de dénoncer et excommunier les modernistes, du fait de leur phrasé toujours assez ambigu pour passer entre les mailles du filet. Joseph Ratzinger, il faut le reconnaître à la lecture des ses livres, a toujours été très habile en la matière : jeux de mots, emploi récurent du subjonctif, phrases incompréhensibles pouvant exprimer tout et son contraire … Cependant, le modernisme étant l’égout collecteur de toutes les hérésies, il y en avait toujours l’une ou l’autre pour faire formellement surface de temps en temps dans son discours … Nous n’étudierons pas les grandes allocutions soit ambiguës soit compliquées de Joseph Ratzinger-Benoit XVI (il y a de quoi s’endormir, c’est aussi ça le problème du modernisme) mais quelques exemples flagrants de citations très simples et claires qui relèvent du mensonge et de l’erreur. Il est toujours possible d’en trouver d’autres mais, à défaut de place dans les lignes du journal Rivarol, nous nous contenterons de celles-ci …
Sur le judaïsme :   
Dans « Voici quel est notre Dieu », Benoît XVI, page 106 : « Le « Non » au Christ, d’un coté, met les Israélites dans une situation conflictuelle avec l’action de Dieu qui continue mais nous savons aussi, d’un autre coté, que la fidélité de Dieu leur est assurée. Ils ne sont pas exclus du Salut mais continuent à être à son service d’une manière particulière »   
Dans « Ma vie, souvenirs », Joseph Ratzinger, page 63-64 : « J’en suis venu à penser que le judaïsme (…) et la foi chrétienne exposée dans le Nouveau Testament sont deux modes différents d’appropriation des textes sacrés d’Israël, tous deux ultimement déterminés par la façon d’appréhender le personnage de Jésus de Nazareth. L’Ecriture que nous nommons aujourd’hui Ancien Testament est en soi ouverte sur ces deux voies. »   
Dans « Discours à la Synagogue de Rome », Benoît XVI, 17 janvier 2011 : « Nombreuses peuvent être les implications qui dérivent de l’héritage commun tiré de la Loi et des Prophètes. Je voudrais en rappeler certaines : tout d’abord, la solidarité qui lie l’Eglise et le peuple juif au niveau même de leur identité spirituelle et qui offre aux chrétiens l’opportunité de promouvoir un respect renouvelé pour l’interprétation juive de l’Ancien Testament »
Les débuts de ces citations sont à chaque fois ambigus, comme toujours, mais, force est de constater que Ratzinger-Benoit XVI y a parfois ajouté la petite phrase de trop qui rend tout son discours totalement mensonger devant la Doctrine Catholique. N’a t-il pas envie que les juifs acceptent la conversion et ainsi soient Sauvés ?
Sur le protestantisme :   
Dans « Les principes de la théologie catholique », Joseph Ratzinger, pages 220 et 221 : « L’exigence maximale de l’Eglise Catholique à l’égard du protestantisme serait celle de regarder les ministères ecclésiastiques des protestants comme nuls et d’exiger tout simplement la conversion au catholicisme. (…) Il reste au bilan que les solutions maximalistes ne comportent aucun espoir réel d’unité. »   
Dans « Faire route avec Dieu », Benoît XVI, page 235 : « La question pesante de la succession n’enlève au Christianisme protestant rien de sa dignité spirituelle ni de la force salvifique du Seigneur dans son milieu. »   
Pour comprendre d’où vient cette étrange théologie, il faut revenir à la Constitution Dogmatique Lumen Gentium de Vatican II. Elle contient en effet une énorme ambiguïté digne du savoir-faire moderniste : « [L’Eglise du Christ], c’est dans l’Église catholique qu’elle subsiste. » Or, « subsister », ce n’est pas « être ». Joseph Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, tenta de rassurer le peuple avec le texte Dominus Iesus (attesté par Jean-Paul II) en ces termes : « Par l’expression subsistit in, le Concile Vatican II a voulu proclamer (…) que des éléments nombreux de sanctification et de vérité subsistent hors de ses structures [de l’Eglise Catholique], c’est-à-dire dans les Églises et Communautés ecclésiales qui ne sont pas encore en pleine communion avec l’Église catholique. Mais il faut affirmer de ces dernières que leur force dérive de la plénitude de grâce et de vérité qui a été confiée à l’Église catholique ». Un réparation un peu maladroite devant la Doctrine Catholique car, en vérité, comme le confirme le texte, subsistit in sert à souligner quelques nouveautés inédites issues du conciliabule Vatican II : la notion de « communautés ecclésiales qui ne sont pas en pleine communion avec l’Eglise Catholique ». Or, il n’y a pas de « semi » communion dans la Doctrine Catholique ! On est en communion avec l’Eglise Catholique ou on ne l’est pas ! Ainsi, les « communautés ecclésiales » hors de l’Eglise ne sont pas ecclésiales puisqu’elles ne sont pas d’Eglise. Qu’il y ait des « vérités » dans celles-ci, comme dans toutes les fausses religions et philosophies, n’y change rien ! Des sectes restent des sectes. Ainsi, on ne s’étonnera pas que Benoît XVI, notamment, n’a pas hésité à rendre hommage à Luther le 23 Septembre 2011 juste avant concélébrer un service œcuménique dans l’église médiévale du couvent à Erfurt où le futur hérétique fut ordonné Prêtre en 1507. De l’hérésie en parole s’est souvent jointe l’hérésie en acte (cfr Saint Thomas d’Aquin).
Sur la Création :   
Dans « Un chant nouveau pour le Seigneur », Joseph Ratzinger, p 101 : « C’est ainsi que nous comprenons vraiment la spécificité du récit biblique de la création. Les récits de créations païens, sur lesquels il s’appuie pour une part, visent tous en fin de compte à fonder le culte »   
Vous avez bien lu : le récit biblique de la Création, Parole de Dieu basée sur la Vérité selon la Doctrine Catholique, s’inspire en réalité de récits de créations païens afin de fonder un culte ! C’est l’occupant du Siège pontifical qui l’a dit !   
On ne s’étonnera pas que Ratzinger, à l’instar de Paul VI et Jean-Paul II, a vanté dans ses écrits le délirant jésuite évolutionniste Theillard de Chardin (voir « La foi chrétienne hier et aujourd’hui », Ratzinger, page 159-163) …
Sur la Sainte Messe :   
Ratzinger, La Foi chrétienne hier et aujourd’hui, p 197-199 : « Ce n’est pas l’homme qui s’approche de Dieu pour lui apporter une offrande compensatrice (…). La croix (…) n’est pas l’œuvre de réconciliation que l’humanité offre au Dieu courroucé (…) Si le texte affirme malgré tout que Jésus a accompli la réconciliation par son sang (He 9,12), celui-ci n’est pas à comprendre comme un don matériel, comme un moyen d’expiation mesuré quantitativement (…) Le culte chrétien (…) consiste en une nouvelle forme de substitution, incluse dans cet amour : à savoir que le Christ a aimé pour nous et que nous nous laissons saisir par lui. Ce culte signifie donc que nous mettons de coté nos propres tentatives de justification »   
Benoît XVI est-il Catholique ou protestant ? D’après ces derniers, Jésus a tout fait et l’homme n’a rien à faire ni à offrir pour sa rédemption. Que devient dès lors la nature propitiatoire du Saint Sacrifice de la Messe pour Benoît XVI ? Superflus … Une simple adoration.
Sur le Sacerdoce :   
Dans « Les principes de la théologie », Joseph Ratzinger, p 279 : « Vatican II a, par chance, dépassé le niveau de la polémique et a tracé un tableau positif complet de la position de l’Eglise sur le sacerdoce où l’on a accueilli également les requêtes de la Réforme (…) La totalité du problème du sacerdoce se ramène en dernière analyse à la question du pouvoir d’enseignement dans l’Eglise de façon générale ».   
Les requêtes de la « Réforme » protestante qui limitaient le prêtre comme l’homme de la prédication des Evangiles ? Sans pour autant nier le Sacrifice, Ratzinger n’en ramène pas moins, sur cette page, tout le sacerdoce au pouvoir d’enseignement de l’Eglise.
Sur l’ensemble des fausses religions :   
Dans « Audience générale », Benoît XVI, Mercredi 24 Août 2005 : « En outre, nous fêtons (…) Nostrae aetate, qui a inauguré une nouvelle ère de dialogue et de solidarité spirituelle entre les juifs et les chrétiens, ainsi que d’estime pour les autres grandes traditions religieuses. Parmi celles-ci, une place particulière est occupée par l’islam, dont les fidèles adorent l’unique Dieu »   
La « solidarité spirituelle » ? L’estime des « autres grandes traditions religieuses » ? Les fidèles musulmans adorent « l’unique Dieu » ? Sans commentaires …
Sur le libéralisme et le modernisme :   
Dans « Les principes de la théologie catholique », Joseph Ratzinger, page 426-427 : « Si l’on cherche un diagnostic global du texte [gaudum et spes, ndlr], on pourrait dire qu’il est (en liaison avec les textes sur la liberté religieuse et sur les religions du monde) une révision du Syllabus de Pie IX, une sorte de contre-Syllabus. »   
Ce n’est évidemment pas une hérésie que de dire cela, que du contraire ! Cependant, assumer cette idée quand on adhère pleinement à Gaudum et Spes, c’est affirmer en connaissance de cause qu’on a rejeté la Doctrine Catholique.   
Dans « Discours à Subiaco », relaté par « Documentation Catholique », Joseph Ratzinger, 2005, p 121-122 : « [Le Concile] a remis en évidence cette correspondance profonde entre le christianisme et les Lumières, essayant d’arriver à une véritable conciliation entre l’Eglise et la modernité, qui est le grand patrimoine que doivent sauvegarder chacune des deux parties ».   
Joseph Ratzinger avait déjà bien précisé et confirmé sa pensée quelques années auparavant :   
Dans le journal « Le Monde », interview de Joseph Ratzinger, 17 Novembre 1992 : « Il serait absurde de vouloir revenir en arrière, à un système de chrétienté politique (…). Nous ne souhaitons pas imposer le catholicisme à l’Occident. Mais nous voulons que les valeurs fondamentales du christianisme et les valeurs libérales dominantes dans le monde d’aujourd’hui puissent se rencontrer et se féconder mutuellement ».   
Deux doctrines ennemies, antinomiques et inconciliables telles que le Catholicisme et le libéralisme devraient se « rencontrer » et se « féconder » mutuellement ? Nous avons dépassé le domaine de l’hérésie et certains diront que nous sommes dans le rejet total de la Foi Catholique …
Allez, une dernière pour la route …   
Dans DC n°2373, Benoît XVI, 4 février 2007, page 108 : « Il est nécessaire d’accueillir les véritables conquêtes de la philosophie des Lumières, les Droits de l’homme et en particulier la liberté de la foi et de son exercice, en y reconnaissant les éléments essentiels également pour l’authenticité de la religion ».   
On remarquera que Benoît XVI, en grand promoteur de l’ « herméneutique de la continuité », est totalement dans son élément quand il parle de libéralisme …
Sur la laïcité :   
Dans « Discours du 22 décembre 2005″, Benoît XVI : « [La séparation de l'Eglise et de l'Etat est] la reprise à nouveau du patrimoine le plus profond de l’Eglise ».   
Or, le patrimoine le plus profond de l’Eglise est la soumission de l’Etat au Christ Roi.
Sur les Martyrs :   
Dans « Discours du 22 décembre 2005″, Benoît XVI : « Les Martyrs de l’Eglise primitive sont morts pour leur foi dans le Dieu qui s’est révélé en Jésus-Christ, et précisément ainsi ils sont morts pour la liberté de conscience et pour la liberté de professer leur foi ».   
L’Eglise a pourtant toujours enseigné qu’il sont morts pour la liberté de confesser la vraie Foi et contre, justement, la « liberté de conscience » !   
Tous ces mensonges graves et éhontés devant la Sainte Doctrine de l’Eglise n’ont jamais été abjurés par Benoît XVI mais, bien au contraire, réaffirmés et confirmés continuellement. Heureusement, il y a partout dans le monde de petits noyaux Catholiques traditionalistes qui continuent à résister contre le modernisme qui ronge Rome et les âmes aveuglément soumises à celle-ci depuis la subversion révolutionnaire de Vatican II … La reconquête Catholique, avec l’aide de Dieu, est pour bientôt …   
Jean-Michel Eriche
 
 


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MessagePosté le: Ven 19 Avr 2013, 21:41    Sujet du message: Publicité

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