Un évêque s'est levé!  Index du Forum

Un évêque s'est levé!
Forum

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 



 SOUTIEN A NOS EVÊQUES, PRÊTRES, RELIGIEUX, RELIGIEUSES REFRACTAIRES 


           
La véritable histoire de la réunification des grecs orthodoxes à l'Eglise catholique

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Un évêque s'est levé! Index du Forum -> ARCHIVES -> DEBATS THEOLOGIQUES & ARGUMENTS -> "Un Evêque...":Témoignages, Interviews, récits etc.
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Gentiloup
Admin

Hors ligne

Inscrit le: 21 Juin 2012
Messages: 2 884

MessagePosté le: Jeu 2 Mai 2013, 11:49    Sujet du message: La véritable histoire de la réunification des grecs orthodoxes à l'Eglise catholique Répondre en citant

Graves omissions et erreurs historiques de Mgr Fellay - Conférence au Canada, 28 déc. 2012
A propos du concile de Florence invoqué par Mgr Fellay

Posté le: Mer 16 Jan 2013 par des fidèles - 02:04    Sujet du message: Graves omissions et erreurs historiques de Mgr Fellay - Conférence au Canada, 28 déc. 2012


"des fidèles de la Tradition" m'ont prié de transmettre l'analyse suivante - GL



 


Petite considération historique concernant l’importance d’un accord doctrinal
avant un accord pratique…     


ou
Des graves omissions et erreurs historiques de Mgr Fellay
lors de sa conférence au Canada le 28 décembre 2012 :
     



Traduction d’un extrait (0:52:00 – 0:55:00) de la Conférence de Mgr Fellay du 28 décembre 2012 au Canada :

Citation:

« Et donc quand j’ai reçu cette lettre, cette nouvelle proposition du 13 juin, j’ai écrit une nouvelle lettre au pape, dans laquelle je disais, je cite :
« Sachant, puisque vous savez que nous sommes opposés au Concile, et que malgré tout que vous voulez nous reconnaître, j’en déduisais que vous étiez prêt à mettre le problème de côté. »
Et je donnais un exemple historique, car ce n'était pas la première fois que cela arrivait dans l'histoire de l'Eglise. Je donnais l’exemple de ce qui s’est passé lors du décret d’union avec les Grecs au Concile de Florence. Au concile de Florence, durant le Moyen-Age, enfin à la fin du Moyen-Age, disons la Renaissance, vous aviez des documents où l’Eglise a réellement réussi à réunir les Grecs Orthodoxes et les Arméniens. Ils l’ont fait ! Vous avez un décret qu’ils ont signé ! Ce qui est arrivé alors c’est quand les gens sont retournés en Orient, à Constantinople, en Russie, ils ont été jetés dehors, disons que le peuple refuse ce qu’ils, les patriarches, avaient signé. Mais ils l’ont fait. Et il y a un point qui est très intéressant avec les Grecs, les Grecs orthodoxes. Il y avait un point sur lequel ils n’étaient pas capables d’arriver à un accord. Et c’était à propos du mariage. Les orthodoxes disent que si un des époux est infidèle dans le mariage, le mariage peut être annulé, peut être rompu. L’Eglise catholique dit que non, on ne peut pas faire ça. Mais ils ne pouvaient pas arriver à un accord, alors que firent-ils ? Ils ont fait un accord en mettant ce problème de côté. Ils n’ont pas parlé du problème. Si vous lisez le décret sur les Grecs et le décret sur les Arméniens, vous verrez la différence parce qu’avec les Arméniens le problème est mentionné. Mais avec les Grecs il est simplement mis de côté.
Aussi, j’ai mentionné cet exemple, disant que peut-être c’est ce que vous faites, vous laissez simplement le problème de côté dans le but d’aller de l’avant, disons, bien, peut-être c’est ce que vous voulez. Et alors j’ai continué : « mais maintenant, comme vous remettez ces choses encore, j’en conclue que je me suis trompé. »

Commentaire :

Mgr Fellay pour appuyer sa lettre au Pape où il lui demande de mettre le problème doctrinal qui nous oppose de côté invoque le fameux concile de Florence du XVe siècle comme un exemple historique démontrant que l'Eglise a été capable de mettre pour l'union certains points litigieux de côté.

Nous avons donc repris nos livres d'Histoire de l'Eglise (Dom Poulet, Daniel-Rops...) car différents points dans cet exemple nous chiffonnaient grandement. Et après recherches faites nous en avons déduis soit que Mgr Fellay ne connait pas bien l'Histoire de l'Eglise et ne prend pas la peine de la réviser, soit, s'il la connait, qu'il omet alors volontairement, involontairement, Dieu le sait, les points doctrinaux essentiels de ce fameux décret de réunification des Grecs orthodoxes à l’Eglise catholique promulgué au Concile de Florence.

Brièvement : dès le XIVe siècle, les Turcs musulmans menacent l'Orient orthodoxe. Conscients du péril, les Orientaux avec le Basileus en tête avaient appelé Rome à leur aide dès les années 1330. Les latins y voient l'occasion de retrouver l'unité de Foi avec les Orthodoxes. Après différents échecs de réconciliation, le concile est réuni d'abord à Ferrare et ensuite à Florence (1438 - 1439). L'Empereur byzantin et les pères orientaux sont présents. Si certains pères orientaux se refusent à toutes discussions théologiques, l'Empereur Jean Paléologue et d'autres pères orthodoxes les acceptent. Le Concile de Florence abordera donc les grands problèmes dogmatiques qui opposent les Latins et les Grecs : le "Filioque", la primauté, le pain azyme, le Purgatoire...Par ailleurs le pape Eugène IV fait des promesses formelles de secours à l'Empereur.

Au Concile de Florence les pères latins et grecs arrivèrent à s'entendre sur les points dogmatiques litigieux : la Primauté romaine et le Filioque furent reconnus :
Citation:

"Nous définissons que tous les chrétiens doivent professer que le Saint-Esprit est éternellement du Père et du Fils, qu'Il procède éternellement de l'un et de l'autre...Nous définissons que le Saint Siège apostolique et le Pontife romain ont la primauté sur l'Univers..."(I)

De même on s’accorda sur la question du pain azyme et de l’existence du Purgatoire selon la doctrine catholique.

On peut dire qu'au Concile de Florence le schisme orthodoxe est résorbé et que les Grecs sont revenus à l'Eglise catholique. Le 6 juillet 1439 dans la cathédrale de Florence le décret "Laetentur coeli" fut solennellement lu. L'empereur en tête et tous les Grecs vinrent fléchir le genou devant le pape et lui baiser la main. Le Concile acheva l'œuvre de réunification en opérant la réconciliation des Arméniens (1439), des Jacobites (1442), des Monophysites de Mésopotamie (1444), des Chaldéens nestoriens et des Maronites de l'île de Chypre (1444 - 1445). Le prestige de la papauté s'en trouva grandit.

Mais cette union reste précaire : certains Grecs avec certains patriarches n'avaient admis l'union que par nécessité pour obtenir des secours contre l’avancée des Turcs. La croisade fut un échec. Cet échec supprimait pour les Grecs les raisons politiques de l'union. Les évêques renièrent leur signature. Seul l'Empereur Constantin XII Dragasès conscient du péril espérait encore dans l'alliance latine : le 12 décembre 1452, l'Union fut proclamée solennellement à Sainte-Sophie mais l'hostilité chez le peuple grec reste grande et l'union de l'Eglise orthodoxe dans les faits ne tiendra pas. Et le 29 mai 1453 Constantinople tombe dans les mains de Mahomet II : c'est la fin de l'Empire byzantin.

Le concile de Florence, s’il a laissé le problème disciplinaire du mariage de côté car ne touchant pas à des dogmes de l’Eglise, a en revanche abordé sérieusement les problèmes doctrinaux et ce fut la doctrine catholique qui prévalut ce qui permit l’union des Grecs orthodoxes à l’Eglise catholique. Ce fut une véritable victoire de l'Eglise catholique et la véritable unité de foi retrouvée. (2)

Et si nous reprenons la conférence de Mgr Fellay il nous précise, fort justement, que
Citation:

« le peuple refusa ce que les patriarches avaient signé ».

En effet, et même si ce fut dans ce cas pour son malheur, le peuple orthodoxe avait bien compris que c’était une unité doctrinale qui avait été obtenue au profit de la doctrine catholique, de l’Eglise latine et du Saint-Siège et non au profit de l’Eglise orthodoxe. Et le peuple grec avait bien conscience qu’avec le temps l’Eglise orthodoxe, même si elle gardait des spécificités disciplinaires, finirait par être absorbée et transformée par l’Eglise catholique car il est bien vrai que
Citation:

« ce sont les supérieurs qui font les inférieurs. »

(Mgr Lefebvre)

En conclusion, dans sa conférence au Canada, Mgr Fellay trompe les fidèles car il omet de préciser que la réconciliation des Grecs orthodoxes avec l’Eglise catholique n’a été obtenue qu’après un accord doctrinal. Les problèmes disciplinaires qui concernent en somme un accord pratique n’ont été mis de côté ou résolus qu’après l’accord doctrinal. L’Eglise catholique lors du concile de Florence a appliqué le principe : pas d’accord pratique sans accord doctrinal.

Aussi :
- soit pour Mgr Fellay le problème qui oppose la Tradition à Rome aujourd’hui n’est plus, après 40 ans de combat, que disciplinaire et non plus doctrinal d’où son exemple. Dans ce cas, nous attendons donc de Mgr Fellay qu’il nous démontre en quoi il ne serait plus que disciplinaire.

- Soit le problème est encore doctrinal : se rendant compte qu’il n’est pas encore résolu et est un obstacle insurmontable qui ne peut être mis de côté pour bon nombre de prêtres et de fidèles de la Tradition mais pour Rome également, Mgr Fellay essaye alors de nous convaincre et de convaincre le pape qu’il est possible de mettre ce problème de côté en travestissant l’Histoire, maîtresse de vérité.

Dans les deux cas nous ne pouvons le suivre dans son raisonnement car pour nous, fidèles de la Tradition, il est doctrinal et non pas disciplinaire et ne peut être mis de côté comme l’histoire de l’Eglise dans toute sa vérité nous le démontre ! Et comme le peuple grec, nous savons que ce sont les supérieurs qui font les inférieurs : dans notre cas présent c’est la Tradition qui se verrait donc absorbée et transformée par la Nouvelle Religion mise en place au concile Vatican II, propagée et défendue depuis par les papes régnant de Paul VI à Benoit XVI.


Par des fidèles de la Tradition


-------------------------------------------------------------------------------------
1)
Citation:

Concile de Florence : Décret pour les Grecs Laetentur coeli (6 juillet 1439) du Pape Eugène IV :
« Au nom de la Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, nous définissons, avec l’approbation de ce saint concile universel de Florence, pour que tous les chrétiens croient et reçoivent et professent cette vérité de foi, que le Saint-Esprit est éternellement du Père et du Fils, qu’il tient son essence et son être subsistant à la fois du Père et du Fils, et qu’il procède éternellement de l’un et de l’autre comme d’un seul principe et par une seule spiration. Nous déclarons que ce qu’ont dit les saints Docteurs et Pères : que “le Saint-Esprit procède du Père par le Fils” vise à faire comprendre qu’on signifie par là que le Fils, tout comme le Père, est cause selon les Grecs, mais principe selon les Latins, de la subsistance du Saint-Esprit. Et, parce que tout ce qui est au Père, le Père lui-même l’a donné à son Fils unique en l’engendrant, à l’exception de son être de Père, cette procession même du Saint-Esprit à partir du Fils, le Fils la tient éternellement de son Père qui l’a engendré éternellement.
En outre, nous définissons que le Filioque, qui explique ces paroles, a été ajouté légitimement et avec raison au Symbole pour éclaircir la vérité, et parce que la nécessité en était alors urgente. » (DzS 1300-1302).
« ( ... ) Nous définissons aussi que le Saint Siège Apostolique et le Pontife romain possèdent la primauté sur toute la terre; que ce Pontife romain est le successeur du bienheureux Pierre, le chef des Apôtres et le vrai vicaire du Christ, la tête de toute l'Eglise, le père et le docteur de tous les chrétiens ; qu'à lui dans la personne du bienheureux Pierre a été confié par notre seigneur Jésus-Christ plein pouvoir de paître, de régir et de gouverner toute l'Eglise, comme le disent les actes des conciles œcuméniques et les saints canons. »


2)

Le décret "Laetentur coeli" du Concile de Florence porte en substance :
1° que le Saint Esprit reçoit de toute éternité son être du Père et du Fils en même temps, et qu'il procède de l'un et de l'autre comme d'un seul principe ;
2° que l'addition faite au symbole de ce mot, Filioque, est légitime, comme étant devenue une explication nécessaire du dogme ;
3° que la consécration de l'Eucharistie peut également se faire sur le pain fermenté et sur le pain azyme, et que chaque Église doit suivre là-dessus son usage particulier ;
4° que les âmes de ceux qui meurent avant d'avoir satisfait par de dignes fruits de pénitence, quoiqu'en état de grâce, sont soumises aux peines du purgatoire, et peuvent être soulagées par le saint sacrifice, par les prières et les autres bonnes œuvres des vivants ; que celles qui n'ont rien à expier, sont aussitôt admises dans le ciel au bonheur de voir Dieu ; et que celles qui sortent de ce monde avec un péché mortel, ou même avec le seul péché originel, descendent en enfer, pour y souffrir des peines diverses ;
5° que le Saint-Siège apostolique et le pontife romain a la primauté sur tout l'univers, qu'il est le successeur de saint Pierre, prince des apôtres, et le vrai vicaire de Jésus-Christ, qu'il est le chef de l'Église entière, le père et le docteur de tous les chrétiens, et que Notre-Seigneur lui a remis dans la personne de saint Pierre le plein pouvoir de paître, de régir et de gouverner l'Église universelle, comme le prouvent les actes des conciles œcuméniques et les sacrés canons. Enfin le concile assigne au patriarche de Constantinople le second rang après le pontife romain ; le troisième au patriarche d'Alexandrie ; le quatrième à celui d'Antioche, et le cinquième à celui de Jérusalem, en conservant à chacun ses droits et ses privilèges. Ce décret fut publié au nom du pape, et daté de la neuvième année de son pontificat.     



Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Jeu 2 Mai 2013, 11:49    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Un évêque s'est levé! Index du Forum -> ARCHIVES -> DEBATS THEOLOGIQUES & ARGUMENTS -> "Un Evêque...":Témoignages, Interviews, récits etc. Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | creer un forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com