Un évêque s'est levé!  Index du Forum

Un évêque s'est levé!
Forum

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 



 SOUTIEN A NOS EVÊQUES, PRÊTRES, RELIGIEUX, RELIGIEUSES REFRACTAIRES 


           
Vatican II en questions

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Un évêque s'est levé! Index du Forum -> FORUM -> LE FORUM OUVERT AUX DISCUSSIONS
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
InNomineDomini
Modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 01 Mar 2013
Messages: 142

MessagePosté le: Lun 1 Juil 2013, 16:49    Sujet du message: Vatican II en questions Répondre en citant

Aller au contenu

Ce site se trouve sous la responsabilité de l’abbé Régis de Cacqueray, Supérieur du district de France de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X.


Il n'y a encore que très peu d'articles sur ce site, mais un article intéressant de l'abbé Chautard, dans le volet "Actualité" concernant les relations de la Rome apostate avec le bouddhisme. C'est un site à surveiller. IND


http://vatican2-en-questions.org/la-redemption-est-elle-oeuvre-de-justice/

 
Citation:

← La rédemption est-elle oeuvre de justice ?


Bouddhisme et religion catholique ont-ils le même respect de la vie ?
Publié le 1 juillet 2013 par Webmaster

 
  
Depuis des années, le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux adresse aux bouddhistes un message leur exprimant les bons vœux du Vatican à l’occasion de la fête du Vesakh qui commémore l’anniversaire de Bouddha  . Ce message est signé par le président dudit Conseil pontifical, le cardinal Tauran et de son secrétaire, le père Guixot. 
  
1 – Le texte en question 
  
En introduction, le message remarque que la fête de Vesakh est « une occasion de renouveler notre dialogue amical et notre étroite collaboration avec les différentes traditions que vous représentez. » [§1] 
  
Le message se réfère ensuite aux deux papes qui, en 2013, ont abordé le thème de la défense de la vie et de la construction de la paix dans le monde.
- D’abord le Pape François qui, dans son audience donnée aux représentants des « Eglises » et des communautés ecclésiales et des différentes religions, le 20 mars 2013, rappelait la nécessité du dialogue entre les fidèles des différentes religions et la responsabilité de chacun dans la protection de la création tout entière, l’aide à apporter aux pauvres et les efforts nécessaires pour « favoriser la justice, promouvoir la réconciliation et construire la paix. »
- Mais aussi le Pape Benoît XVI, lors du Message pour la Journée mondiale de la Paix, prononcé le 1er janvier 2013 et intitulé « Heureux les artisans de paix ». Il y affirmait : « Les véritables artisans de paix sont donc ceux qui aiment, défendent et promeuvent la vie humaine dans toutes ses dimensions, personnelle, communautaire et transcendante. La vie dans sa plénitude est l’apogée de la paix. Celui qui aime la paix ne peut tolérer les attaques et les crimes contre la paix. » [§2] 
  
Cardinal Jean-Louis Tauran

Dans le paragraphe suivant, le cardinal Tauran affirme : « Nous remarquons bien souvent une consonance avec les valeurs exprimées aussi dans vos livres religieux : respect pour la vie, contemplation, silence, simplicité. […] nous, bouddhistes et chrétiens, avons en commun, spécialement le fait que nous partageons un profond respect pour la vie. » [§3] 
  
Reprenant le contenu du premier précepte commun aux diverses traditions bouddhistes (« S’efforcer de ne pas nuire aux êtres vivants ni prendre la vie »), le cardinal en déduit que « la pierre d’angle de votre éthique réside dans une réelle affection pour tous les êtres. » Il croit pouvoir alors rapprocher ce précepte de la doctrine chrétienne : « Nous, chrétiens, nous croyons que le cœur de l’enseignement moral de Jésus est double : amour de Dieu et amour du prochain. » Le rapprochement fait entre le grand précepte bouddhiste et le cinquième commandement de la loi chrétienne permet à l’auteur de préciser cette harmonie qu’il voit entre les deux religions et de citer le concile Vatican II et sa déclaration sur les religions non chrétiennes qui affirme que « l’Eglise ne rejette en rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions » (Nostra Aetate §2). Le cardinal en tire alors comme conclusion pratique que « ce qui est urgent pour les bouddhistes aussi bien que pour les chrétiens, sur le fondement du patrimoine spécifique de nos traditions religieuses, est de créer un climat de paix pour aimer, défendre et promouvoir la vie humaine » [§4] et, au paragraphe suivant, « unir nos mains pour démasquer les menaces contre la vie humaine et réveiller la conscience morale de nos fidèles respectifs pour provoquer une renaissance spirituelle et morale des individus et des sociétés afin d’être de véritables artisans de paix qui aiment, défendent et promeuvent la vie humaine dans toutes ses dimensions. » [§5] 
  
En conclusion, il invite les bouddhistes à poursuivre cette entente : « Continuons à collaborer dans un esprit de compassion et de fraternité renouvelées, pour soulager les souffrances de la vie humaine en favorisant le caractère sacré de la vie humaine. » [§6] 
  
Résumé de la position du cardinal Tauran au sujet de la « vie » : 
  
Le bouddhisme partage avec le catholicisme de respecter et de défendre le caractère sacré de la vie humaine. Tous deux, en s’appuyant sur le patrimoine spécifique de leurs traditions religieuses, doivent collaborer à l’amour, la défense et la promotion de la vie humaine dans toutes ses dimensions afin de construire la paix entre les hommes. 
  
2. Commentaire 
  
Même si le Vatican est friand de ce genre de messages, le catholique qui a la foi en la Révélation divine et se veut un disciple de Jésus-Christ ne peut que s’indigner d’un tel propos venant d’une autorité officielle de l’Eglise qui trouve des points de convergence entre un magma d’élucubrations panthéistes et la vraie religion révélée par Dieu. 
  
Un rapprochement scandaleux et inepte 
  
« Nous remarquons bien souvent une consonance avec les valeurs exprimées aussi dans vos livres religieux. » §3
« nous, bouddhistes et chrétiens, avons en commun, spécialement le fait que nous partageons un profond respect pour la vie. » [§3]
 
« Consonance » et « en commun » sont les termes choisis à dessein par le cardinal Tauran pour souligner les points de convergence qu’il décèle entre bouddhisme et christianisme, puisqu’il n’est pas fait mention de catholicisme. 
  
Où trouve-t-on une harmonie entre les doctrines ? 
  
Ce qui est faux Ce qui est juste
Le bouddhisme partage avec le catholicisme de respecter et de défendre le caractère sacré de la vie humaine. Tous deux, en s’appuyant sur le patrimoine spécifique de leurs traditions religieuses, doivent collaborer à l’amour, la défense et la promotion de la vie humaine dans toutes ses dimensions afin de construire la paix entre les hommes. Seule la religion catholique éclaire l’homme sur le sens véritable de la vie qui ne peut être que surnaturel dans l’ordre concret de l’humanité, et seule l’Église catholique guide efficacement l’homme vers le vrai but de la vie. Toute autre religion conduit l’homme à perdre sa vie éternelle et, par conséquent, à fausser le sens de la vie. Seule une fausse paix impie et mensongère, issue de la négation du but surnaturel de l’homme, et aboutissant à une morale syncrétique, peut naître de cette collaboration avec les fausses religions.
 
Explication   : 
  
La notion de vie humaine, professée par le catholicisme et le bouddhisme, est équivoque puisque bouddhisme et catholicisme ne donnent pas le même sens à la vie humaine.
La notion de vie professée par la doctrine bouddhiste est fausse tant au point de vue naturel qu’au point de vue surnaturel. 
  
Au point de vue naturel, le fondement métaphysique au principe de toute la pensée spéculative et morale de l’Extrême-Orient consiste dans ce monisme fondamental : l’univers est un seul être, une sorte d’océan d’énergie cosmique, ni être ni non-être, sans véritable forme ni relief, dont les « gouttes » ne forment qu’une seule réalité avec l’océan mais qui peuvent être plus ou moins purifiées et fondues dans le tout. Toutes les modifications de cet univers en perpétuel mouvement ne sont qu’extérieures et superficielles.
Comme le remarquent les sinologues René Grousset et Serge Elisséev :
« Nourris presque tous, fût-ce à leur insu, de conceptions platoniciennes, aristotéliciennes, et chrétiennes, les systèmes occidentaux, jusqu’au tout dernier temps, furent des ontologies, puis des critiques de cette même ontologie, critique attestant, malgré leur opposition aux données traditionnelles, une accoutumance innée à ces mêmes enseignements. Au contraire (…) les systèmes extrêmes orientaux en général reposent sur la notion, non plus de l’être, non plus de la substance originelle, mais de la vacuité primitive. Toute la philosophie bouddhique est, en effet, construite sur cette notion (…) »  .
C’est un matérialisme absolu : n’existe vraiment et absolument que la matière ou l’énergie cosmique  . Tout ce dont se revêt la matière n’est qu’un ajout adventice et accidentel à celle-ci. Dès lors :
- il n’y a qu’une « substance » comme il n’y a qu’une seule matière première. La personnalité et l’individualité ne sont qu’une illusion de l’esprit, ou tout au plus un emprisonnement dans un amas de matière peu évolué d’une parcelle d’énergie cosmique  .
- comme la matière première, cette énergie cosmique est l’indétermination absolue .
Le mal tient précisément à n’être pas parfaitement fondu dans cet océan d’indétermination absolue et à s’y refuser. Or, et c’est là le malheur des hommes, ces derniers recherchent dans la vie une stabilité, une permanence, une personnalité qui ne s’y trouvent pas et qui les empêchent de s’immerger totalement dans cette vacuité. D’où une perpétuelle insatisfaction et une souffrance dans la vie des hommes. C’est pourquoi Bouddha donne comme deuxième des quatre « vérités » sur lesquels roule toute sa pensée : « la vérité sainte sur l’origine de la douleur : c’est la soif de l’existence »  .
Il s’agit alors de se dépouiller de tout désir, toute volonté propre, toute idée personnelle, tout attachement individuel afin de supprimer la cause de la souffrance et de se fondre dans cet océan. Ce dépouillement parfaitement réalisé s’appelle Nirvana, c’est la troisième vérité.
La personnalité est donc une illusion dont il faut se détacher pour retourner dans la pureté de la vacuité primitive. Un commentateur bouddhiste n’hésite pas à écrire : « Parce qu’on exprime ainsi le Nirvana, en termes négatifs, beaucoup de personnes ont la notion fausse qu’il est négatif et qu’il exprime l’annihilation du soi. Ce n’est pas absolument une annihilation du soi, parce qu’en réalité il n’y a pas de soi à annihiler. S’il y a une annihilation, c’est celle de l’illusion que donne la fausse idée d’un soi »   .
Le bouddhisme ne saurait être une religion puisqu’il n’y a pas de distinction entre Dieu et les créatures (dualisme) puisqu’il n’existe qu’une seule réalité (monisme). Dieu n’existe pas, où si l’on préfère, tout est divin, à condition d’exclure toute personnalité dans ce divin. Dès lors, la contemplation bouddhique ne saurait consister que dans la contemplation de la vacuité primitive et non de la perfection d’un Dieu transcendant. 
  
Au point de vue surnaturel, le bouddhisme exclut radicalement toute participation (comme l’est la grâce sanctifiante) à la nature d’un Dieu personnel et transcendant. La raison en est évidente si l’on a compris que le bouddhisme exclut toute personnalité (divine ou créée), toute nature déterminée, et donc toute participation à une nature divine. L’ordre surnaturel n’existe pas et ne peut exister. La vie humaine n’est donc ni proprement humaine ni capable d’élévation surnaturelle.
C’est pourquoi, la fin surnaturelle de la vie humaine, telle qu’enseignée par le catholicisme, c’est-à-dire la vision béatifique de Dieu, est une illusion pour la pensée bouddhique.
Or, malgré cela, le document de Vatican II, Nostra Aetate n°2 présente la pensée bouddhique, puis, sans aucune condamnation ou véritable mise au point, et alors qu’elle vient de résumer la position erronée de ces fausses religions, insiste sur la reconnaissance par l’Eglise de ce qui est bon et juste dans les autres religions :
« Dans le bouddhisme, selon ses formes variées, l’insuffisance radicale de ce monde changeant est reconnue et on enseigne une voie par laquelle les hommes, avec un cœur dévot et confiant, pourront acquérir l’état de libération parfaite, soit atteindre l’illumination suprême par leurs propres efforts ou par un secours venu d’en haut. (…) L’Église catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions. Elle considère avec un respect sincère ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu’elles diffèrent sous bien des rapports de ce qu’elle-même tient et propose, cependant reflètent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes. Toutefois, elle annonce, et elle est tenue d’annoncer sans cesse, le Christ qui est « la voie, la vérité et la vie » (Jn 14, 6), dans lequel les hommes doivent trouver la plénitude de la vie religieuse et dans lequel Dieu s’est réconcilié toutes choses ». 
  
De plus, l’Incarnation est inconcevable dans une telle pensée. Qu’une personne (divine) s’unisse une nature (humaine) est impossible puisqu’il n’y a ni personne ni nature. 
  
Quant au respect pour la vie promu par le bouddhisme, il ne porte pas sur la vie humaine en tant que telle mais sur la vie de n’importe quel être, en tant que parcelle du grand tout cosmique. Encore faut-il ajouter que le respect de la vie humaine tient dans la non-violence et promeut la « dépersonnalisation ». 
  
3) Conclusion 
  
Parler d’une convergence de vue sur la vie humaine relève d’une grossière ressemblance purement nominale sur le mot vie.
On ne voit pas quelle paix vertueuse et véritable entre les hommes pourrait résulter de la collaboration de deux pensées diamétralement opposées sur les seules notions de vie, de personnalité et d’un dieu personnel. Cette paix serait impie quand bien même elle serait possible. Elle serait de toute façon mensongère en ce qu’elle tromperait l’homme sur la seule paix véritable et définitive qu’il doit fermement attendre : la paix du salut éternel. 
  
par monsieur l’abbé François-Marie Chautard 
  
__________ 
  
1 – On ne connaît d’ailleurs pas sa date de mort placée entre 368 et 543 avant Jésus-Christ. Cf. H. Van Strælen, S.V.D., L’Église et les religions non chrétiennes au seuil du XXIe siècle, Beauchesne, 1994, p. 94.
2 – Nous donnons ici une explication du bouddhisme au sens habituel, même si la doctrine bouddhique est loin d’être uniforme et exempte d’ajouts polythéistes.
3 – G. Ohsawa, Principe unique de la philosophie et de la science d’Extrême-Orient, Vrin, 1981, p. 3-4, préface.
4 – « On devra toujours se rappeler que le bouddhisme ne conçoit pas l’esprit comme s’opposant à la matière ainsi que cela est admis dans d’autres systèmes philosophiques ». Walpola Rahula, L’enseignement de Bouddha d’après les textes les plus anciens, Seuil, 1961, p. 40-41.
5 – Dans son Commentaire des Métaphysiques d’Aristote, L. I, l. 4, n° 74-75 (Marietti), saint Thomas montre très clairement le lien de cause à effet entre matérialisme et monisme : « Aristote montre le second point déduit par les premiers philosophes à partir des principes établis précédemment, savoir : rien n’est absolument engendré ou corrompu dans les êtres. Car, quand un changement quelconque touche les propriétés (passiones) d’une substance inchangée (manente), nous ne disons pas que quelque chose est engendré ou corrompu d’une manière absolue (simpliciter), mais seulement sous un certain rapport ; de même que lorsque Socrate devient bon ou musicien, nous ne disons pas que le changement est absolu mais relatif. (…) Or, la matière qui, selon eux, est la substance des choses, demeure toujours. Car les changements ne se portent que sur ce qui lui advient, comme les propriétés. De là, ils en concluaient que rien n’est absolument engendré ou corrompu dans les êtres ». Il n’y a donc qu’une seule substance, la matière ; et toute autre modification ou différence est purement accidentelle.
6 – Cité par Écône, le Jubilé, n°6.
7 – Walpola Rahula, op. cit., Seuil, 1961, p. 60. 
  







 
  


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Lun 1 Juil 2013, 16:49    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Un évêque s'est levé! Index du Forum -> FORUM -> LE FORUM OUVERT AUX DISCUSSIONS Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | creer un forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com