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S. E. Mgr. Williamson "Commentaire Eleison" - Numéro 317

 
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laudetur Jesus Christus
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MessagePosté le: Lun 12 Aoû 2013, 08:21    Sujet du message: S. E. Mgr. Williamson "Commentaire Eleison" - Numéro 317 Répondre en citant

Numéro CCCXVII (317)
 10 août, 2013


CANONISATIONS RÉELLES ?
« Que pensez-vous de la volonté de François Ier de « canoniser » au printemps prochain Jean-Paul II et Jean XXIII ? N’est-ce pas là une façon de « canoniser » Vatican II ? Et cela ne pose-t-il pas le problème de l’autorité, tous les manuels de théologie d’avant Vatican II enseignant que le pape est infaillible lorsqu’il procède à des canonisations ? » Telle fut la question grave (légèrement modifiée) que l’hebdomadaire parisien Rivarol m’a posée récemment. Voici plus ou moins comment j’ai répondu :--
L’acharnement dont font preuve les chefs de l’Église Conciliaire pour canoniser les Papes Conciliaires manifeste la ferme volonté des ennemis (au moins objectifs) de Dieu d’en finir avec la religion catholique et de la remplacer par la nouvelle religion du Nouvel Ordre Mondial. Dès lors à une Néo-église correspondent des Néo-saints à fabriquer par une procédure démantelée et « rénovée » pour les « canoniser ». Comme toujours avec le modernisme, les mots restent les mêmes, mais le contenu est complètement différent. Dès lors les catholiques croyants n’ont à se faire aucun souci pour l’infaillibilité de ces néo-canonisations. Elles procèdent de la Néo-église qui n’est qu’un sosie de l’Église catholique.
Mais alors qu’est-ce que ce sosie ? Question délicate, parce que pour deux sous on se fait traiter de « sédévacantiste », mot qui arrive actuellement à effarer les Traditionnalistes presqu’autant que le mot « anti-sémite ». Mais il s’agit de cerner la réalité, de « rendre un juste jugement et pas selon les apparences», comme dit Notre Seigneur (Jn. VII, 24), et de ne pas se laisser tromper par les apparences, les émotions ni les mots. Aujourd’hui par exemple, dans les écoles ne désapprend-on pas, dans les hôpitaux ne tue-t-on pas, la police n’opprime-t-elle pas ? La réalité en a changé.
Donc en réalité, selon un processus qualifié par Sœur Lucie de Fatima de « désorientation diabolique », les hommes d’Église se sont faits des agents du mensonge au lieu de la Vérité. Depuis les années 1950 et 1960 ils ont laissé pervertir leur foi catholique par les idées et idéaux de la Révolution au sens large du mot, à savoir par cette insurrection radicale de l’homme moderne contre son Dieu et Créateur. Pourtant ces traîtres objectifs (ils peuvent encore dans leurs cœurs vouloir servir Dieu – Jn. XVI, 2) restent les hommes d’Église dans ce sens qu’il n’y a personne d’autre qu’eux qui « occupe la chaire de Moïse », comme dit Notre Seigneur ( Mt. XXIII, 2). Il y a un Pape assis sur le siège de Pierre, même deux !
Autrement dit, le sosie en question est l’Église occupée non pas par des hommes qui ne sont pas des hommes d’Église, mais par des hommes dont les cœurs et les têtes sont plus ou moins occupés par une nouvelle religion qui n’est absolument pas catholique. Mais remarquez le « plus ou moins ». Tout comme la pourriture n’atteint pas tout de suite toute la pomme, ainsi l’église-sosie ou la Néo-église peut être en train de remplacer l’Église catholique, mais on y trouve encore quelques évêques, plusieurs prêtres et bon nombre de fidèles qui ont gardé la Foi catholique jusqu’ici. Ils se trouvent sur une pente glissante et bien dangereuse pour leur foi, mais on ne peut pas dire qu’ils soient en-dehors de la vraie Église. C’est Dieu qui en juge.
Et alors pour ce qui concerne l’autorité, je traiterais avec ces autorités de la Néo-église comme on agit envers un père de famille provisoirement fou. On ne prête aucune attention à sa folie si ce n’est l’attention nécessaire pour observer le moment où elle prend fin, mais on ne cesse de l’aimer, et même de respecter l’autorité intrinsèque à sa qualité de père. Que Dieu me vienne en aide pour cela.
Kyrie eleison.



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MessagePosté le: Lun 12 Aoû 2013, 08:21    Sujet du message: Publicité

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Angelico
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Inscrit le: 08 Déc 2012
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MessagePosté le: Lun 12 Aoû 2013, 22:17    Sujet du message: S. E. Mgr. Williamson "Commentaire Eleison" - Numéro 317 Répondre en citant

Je suis quand même surpris comme en un an de crise de la Fraternité les esprits ont changé. Ainsi certains qui s'insurgeaient à la seule évocation du sédévacantisme semblent en être les plus ardents défenseurs aujourd'hui. Cela est un peu effrayant, ce passage en si peu de temps du tout au tout, sans prendre le temps du recul, de la nuance. Qu'en sera-t-il dans un an d'ici? Qu'auront-ils encore jeté aux orties?


Je préfère les nuances et la constance de Mgr Williamson:
 
Citation:
 Autrement dit, le sosie en question est l’Église occupée non pas par des hommes qui ne sont pas des hommes d’Église, mais par des hommes dont les cœurs et les têtes sont plus ou moins occupés par une nouvelle religion qui n’est absolument pas catholique. 



Et encore:
 
Citation:
pour ce qui concerne l’autorité, je traiterais avec ces autorités de la Néo-église comme on agit envers un père de famille provisoirement fou. On ne prête aucune attention à sa folie si ce n’est l’attention nécessaire pour observer le moment où elle prend fin, mais on ne cesse de l’aimer, et même de respecter l’autorité intrinsèque à sa qualité de père. 

Quant à moi il m'est très difficile d'avoir du respect et plus encore de l'amour pour François, même en le considérant comme fou. Mais Notre Seigneur ne nous a-t-Il pas demandé d'aimer notre prochain comme nous-même pour l'amour de Lui?
Donc plutôt que cultiver notre haine ou notre hargne, il vaudrait peut-être mieux travailler sur notre capacité à appliquer les Commandements du Christ. Aimer son prochain comme soi-même est LE commandement que le Christ Lui-même nous a donné en plus des autres plus anciens.


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N.M.
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MessagePosté le: Lun 12 Aoû 2013, 22:57    Sujet du message: S. E. Mgr. Williamson "Commentaire Eleison" - Numéro 317 Répondre en citant

 Cher Angelico,

Mgr Williamson compare papauté et paternité. La comparaison a ses limites.

La paternité selon la chair est une donnée de nature qui est inamissible, c'est-à-dire que l'on ne peut pas la perdre : selon la chair on ne peut pas cesser d'être le père de ses enfants. 

En revanche, l'autorité paternelle est amissible : on peut la perdre. Il s'agit non plus d'une donnée de nature, mais d'une autorité morale. Et les tribunaux procèdent juridiquement à des déchéances de paternité.

Pour ce qui regarde la papauté, il s'agit bien d'une autorité morale. Les théologiens s'accordent généralement sur le fait que cette autorité morale est incompatible avec le péché de schisme ou le péché d'hérésie. Et il peut y avoir juridiquement déchéance si le délit de schisme ou le délit d'hérésie est notoire et/ou si les cardinaux ou le concile général imparfait (c'est-à-dire les évêques sans le pape) prononcent la déchéance canonique du sujet incriminé (mais alors ils ne dé-font pas le pape, puisque personne ici-bas n'est supérieur au pape : ils se contentent de prendre acte juridiquement et de manifester à la face de tous que la personne incriminée n'était pas pape).

Mais par ailleurs, même s'il n'y a pas déchéance juridique de la personne élue pape, même si l'on est incapable de savoir si l'élu du conclave est personnellement schismatique ou hérétique, s'il venait à se comporter - dans ce qui relève de la charge d'un pape - tout autrement qu'un pape PEUT se comporter - notamment lorsque l'infaillibilité est en jeu (par exemple dans la promulgation d'une loi liturgique universelle, par exemple dans une canonisation, par exemple en attestant qu'est fondée sur la Révélation une opinion qui a été préalablement infailliblement condamnée) - alors il serait tout bonnement impossible que ce soit encore vraiment un pape.  

Mais quoi qu'il en soit, et dans la situation où la personne incriminée n'est pas pape, et même si d'aventure elle était personnellement schismatique ou hérétique, il faudrait évidemment continuer à l'aimer comme soi-même d'un amour de charité. Et j'ajouterais : il faudrait tout particulièrement et encore plus l'aimer et prier pour elle. C'est-à-dire prier pour sa conversion. 

   


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Angelico
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MessagePosté le: Mar 13 Aoû 2013, 17:23    Sujet du message: S. E. Mgr. Williamson "Commentaire Eleison" - Numéro 317 Répondre en citant

Oui, N.M., il est clair qu'un père spirituel et un père selon la chair sont deux concepts différents. Mgr Williamson parle de paternité spirituel évidemment. 
Je voulais surtout insister sur le fait que la crise de l'Eglise ainsi que la crise de la Fraternité ne dispense pas de satisfaire aux dix Commandements et plus particulièrement au commandement d'aimer son prochain comme soi-même et même ses ennemis. Nous ne devons pas sombrer dans la haine ou l'esprit vengeur, même si c'est difficile.


D'ailleurs nous devons surtout obéir à Dieu avant de nous occuper des problèmes de l'Eglise, du pape et de la fraternité.


Que François soit ou non pape, nous devons désirer sa conversion et non sa perte, pour lui-même. 


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laudetur Jesus Christus
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MessagePosté le: Mar 13 Aoû 2013, 18:10    Sujet du message: S. E. Mgr. Williamson "Commentaire Eleison" - Numéro 317 Répondre en citant

Dans les faits je ne pense pas qu'il y ait beaucoup de "tradi" qui "sombrent dans la haine du pape François!"
Il me semble que le sentiment qui prédomine est plutôt une grande tristesse de ne pouvoir estimer celui qui devrait être notre guide et notre soutien!
 
Personnellement je n'éprouve vraiment aucune haine mais aucune estime non plus pour le pape François! Et c'est vraiment très très triste pour un catholique!


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N.M.
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MessagePosté le: Mar 13 Aoû 2013, 19:37    Sujet du message: S. E. Mgr. Williamson "Commentaire Eleison" - Numéro 317 Répondre en citant

 Cher Angelico,

Vous dites que "nous devons surtout obéir à Dieu avant de nous occuper des problèmes de l'Eglise, du pape et de la fraternité"...

Mais en vérité il s'agit d'un tout. M'est avis que du Christ et de l'Eglise c'est tout un, comme disait sainte Jeanne d'Arc (je cite de mémoire). Par conséquent, il ne suffit pas d'avoir raison au sujet de l'Eglise et de ladite question du pape, il faut encore vivre de la vie théologale intégrale : foi, espérance ET charité (et donc observance des commandements). Et en même temps on ne peut pas prétendre avoir la charité (et donc obéir aux commandements de Dieu) sans éprouver l'angor Ecclesiae, sans pâtir avec l'Eglise - et donc essayer d'y voir clair - dans la présente crise. C'est tout un.

Mais comprenez-moi bien, je ne vous reproche rien. Sinon peut-être votre formulation qui semble considérer comme disjoint ce qui doit être un. Il faut faire l'unité dans nos vies et dans notre regard.

Oui, nous devons prier sans nous lasser pour la conversion de Franciscus. Mais je vous rappelle que nous ne prions pas tant pour la conversion de ses mœurs personnelles que pour qu'il trouve ou retrouve le chemin de la confession intégrale de la foi. Or le pape est par définition le père des croyants. Qu'est-ce qu'un pape qui a besoin de se convertir sous ce rapport ? Même pas un mauvais pape (comme certains libidineux d'autrefois - ou du moins tenus comme tels), mais bien un ectoplasme de pape.


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Angelico
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MessagePosté le: Mer 14 Aoû 2013, 15:00    Sujet du message: S. E. Mgr. Williamson "Commentaire Eleison" - Numéro 317 Répondre en citant

 Oui, Je ne vous reproche rien non plus. belle citation de Jeanne d'Arc, "M'est avis que de Dieu et de l'Eglise c'est tout un!".
Alors en effet je me suis mal exprimé, je voulais seulement dire qu'il ne s'agit pas de se noyer dans la crise de l'Eglise à essayer d'en dénouer les noeuds en oubliant la plus grande des vertus qu'est la charité. En d'autres termes en oubliant nos devoirs personnels envers Dieu. Devoirs qui doivent passer avant toutes autres considérations.


Je ne suis pas un adepte de François, bien à l'opposé, ni un adepte de Mgr Fellay, mais il ne faudrait pas que nous finissions par vivre notre religion uniquement en opposition, contre eux. Cela ne fait que cultiver nos peurs et notre tristesse, qui font le jeu du démon. 


Nous vivons en pleine crise de l'Eglise à tous les niveaux, mais d'âme nous n'en avons qu'une. Notre Seigneur ne nous demandera pas si nous avons bien suffisamment combattu tel ou tel, mais si nous avons bien observé Sa volonté. Si nous avons bien rempli notre devoir d'Etat notamment en transmettant non la détestation de François et Mgr Fellay, mais plutôt l'amour de notre prochain, la charité envers tous et en envers nos ennemis aussi.


C'est tout. L'exemple de François n'était qu'un exemple de l'actualité du forum.


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N.M.
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MessagePosté le: Mer 14 Aoû 2013, 15:38    Sujet du message: S. E. Mgr. Williamson "Commentaire Eleison" - Numéro 317 Répondre en citant

 Eh bien je suis en bonne part d'accord avec vous, cher Angelico. Et soyez bien assuré que je ne déteste certainement pas les personnes que vous dites.

Mais je nuance encore, parce que je crois qu'en l'espèce la nuance est tout de même de taille.

Le devoir d'état, c'est le devoir de tous nos états. Non pas seulement notre devoir dans notre profession, non pas seulement notre devoir dans notre famille, non pas seulement (ne l'oublions pas) notre devoir dans la cité. C'est aussi et surtout notre devoir dans notre état de baptisé. Et de confirmé. Et pour certains de prêtres, ou d'âmes consacrées. Etat dans lequel tous nos autres états, tous nos devoirs d'état prennent leur pleine et vraie dimension, parce que Dieu a élevé notre nature et nos devoirs d'état naturels à l'ordre surnaturel.

Et le devoir d'état d'un baptisé - et le devoir d'état afférent à tous les états de vie, dans l'Eglise - ce n'est pas, ça ne peut pas être seulement un devoir en tout et pour tout individuel ou même simplement domestique. C'est un devoir d'état ecclésial. Certes, chacun est à sa place. Il y a l'Eglise enseignante et il y a l'Eglise enseignée. Mais rien de ce qui touche, rien de ce qui concerne en quelque façon le Corps Mystique n'est et ne peut être étranger à notre sanctification personnelle, serions-nous simplement un pauvre manœuvre ou un humble ermite. Et inversement la vie de l'Eglise militante - et donc la présente crise - et bien sûr l'Eglise souffrante tirent profit de la sanctification des âmes.

Et évidemment il y a une primauté de la prière, de la contemplation, de la pratique des sacrements.

La peur et la tristesse que vous évoquez, il ne s'agit pas dans notre vie spirituelle de faire comme si elles n'existaient pas et de vivre à côté. On ne peut pas vivre à côté parce que la crise qui assaille le Corps Mystique assaille solidairement ses membres. Vouloir vivre à côté de la crise (même un peu seulement) du combat et de l'angoisse qui nous étreignent, c'est vouloir vivre autre chose que notre devoir d'état de baptisé aujourd'hui. Mais en même temps nous savons bien que ces assauts, que cette crise, que cet état présent des choses n'épuisent en rien le tout de l'Eglise et la totalité du Mystère. Nous savons bien que l'Eglise militante est de tout temps le temps de l'épreuve et du combat. Nous savons bien que le Christ a déjà emporté l'éternelle victoire et son Eglise avec lui. Alors notre angoisse est changée en joie. Parce que nous ne vivons pas à côté. Parce que nous vivons au cœur même de l'Eglise, et donc parce que nous combattons : c'est-à-dire à la fois et solidairement contre la part du vieil homme en nous et contre les assauts ouverts ou sournois de l'hérésie à l'encontre de notre foi.

Chacun à notre place, ne séparons pas nos devoirs d'état.   


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MessagePosté le: Mer 14 Aoû 2013, 15:57    Sujet du message: S. E. Mgr. Williamson "Commentaire Eleison" - Numéro 317 Répondre en citant

je crois que la volonté de Dieu est que nous rejetions avec horreur ceux qui méprisent  la vraie messe catholique;
c'est que nous nous nous séparions de ceux qui adhèrent à l 'hérésie moderniste et rejettent le concile de Trente;
que nous rejetions ceux qui ont rejeté la Tradition bi millénaire
ceux qui refusent de fonder leur enseignement sur la doctrine thomiste, 
doctrine nécessaire pour penser en catholique à l 'époque de l' apostasie et de  "la mort de Dieu".
que nous rejetions ceux qui indiquent le chemin des synagogues, des mosquées, des cérémonies vaudou,du barnum d' Assise.


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N.M.
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Localisation: France

MessagePosté le: Mer 14 Aoû 2013, 16:11    Sujet du message: S. E. Mgr. Williamson "Commentaire Eleison" - Numéro 317 Répondre en citant

 "Ce n'est pas assez de voir Dieu dans cette création surnaturelle, de croire à cette œuvre divine, d'en admirer le détail et le fonctionnement. Ce n'est pas assez de rompre avec les autres conceptions de l'ordre des choses, et de reconnaître platoniquement que tout gravite autour de Dieu, que le centre universel des choses n'est point le soleil, mais la gloire de Dieu, et que c'est à l'Eglise de procurer cette gloire.
 
"Nous avons notre place et notre part d'action dans ce Corps immense et nous n'avons point le droit de nous en désintéresser. Alors, vous comprenez aussitôt qu'un moine ou une moniale (disons : un chrétien ou une chrétienne), qui s'isolerait un peu des intérêts de l'Eglise pour se préoccuper exclusivement de son salut, de sa sanctification, de sa beauté surnaturelle, une moniale qui n'existerait que pour le saint égoïsme de son bonheur spirituel sans souci de l'Eglise à laquelle elle appartient, que cette moniale serait - je ne crains pas de l'affirmer - en dehors de son état : elle ne serait ni moniale, ni chrétienne ; ce serait purement et simplement l'hypertrophie du moi ; or, le moi naturel ou surnaturel est toujours haïssable. [...]
 
"Sans doute, il faut particulariser son action, mais sans rien exclure, avec le cœur comme le cœur de Dieu, sans jamais se désintéresser des besoins, des intérêts, des gloires, des souffrances de l'Eglise, sans que rien qui la concerne n'ait en nos âmes son ressentiment profond, de telle sorte que nous sentions vraiment notre appartenance à ce Corps mystique de Jésus-Christ. Lorsqu'il s'agit de richesses naturelles, il est de toute prudence de se mesurer et de circonscrire son intervention, parce qu'en se divisant les richesses matérielles s'épuisent. Mais lorsqu'il s'agit de biens surnaturels, ils se divisent sans s'épuiser jamais. Aussi, je le répète, je ne puis comprendre un chrétien, ayant conscience de ce qu'il est dans l'Eglise, une chrétienne à qui tout rappelle la solidarité organique qui l'unit à l'Eglise, je ne puis, dis-je, comprendre un chrétien qui se renfermerait sur lui-même, sans avoir au cœur le souci constant de tout ce qui intéresse et concerne la sainte Eglise de Dieu."
 
Dom Paul Delatte, Abbé de Solesmes (1848-1937), Contempler l'Invisible, retraite prêchée aux moniales de Solesmes en 1889, rééd. 1974, pp. 64-66.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:36    Sujet du message: S. E. Mgr. Williamson "Commentaire Eleison" - Numéro 317

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