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Le sort des enfants morts sans baptême.

 
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Gentiloup
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MessagePosté le: Jeu 22 Aoû 2013, 23:16    Sujet du message: Le sort des enfants morts sans baptême. Répondre en citant

Posté le: 22 août 2013 à 21:19 par Magdeleine   Sujet du message: Le sort des enfants morts sans baptême.

____________________


Suite de ce fil: Lettre ouverte par un chrétien d'origine égyptienne à François, à propos du baptême à propos du baptême.

Je vous ai recopié  l'article des Cahiers Saint-Raphaël en entier ci-dessous avec les Limbes proprement dit, et le sens de ces vies inachevées. M.

______________________________



"Le sort des enfants morts sans baptême.
 
 

 
Abbé Thierry Legrand, « Cahiers Saint-Raphaël », ACIM, numéro 75, juin 2004. 
(…) 
« La doctrine commune de l'Eglise et les trois principales théories adverses . 

Il existe sur le sort des enfants morts sans baptême, une doctrine commune de l'Eglise, enseignée par l'unanimité morale des théologiens catholiques, et soutenue par le Magistère. Cette doctrine commune peut se résumer en trois formules :

-la peine du péché originel est la privation de la vision de Dieu. 

-ceux qui meurent avec le seul péché originel vont au Limbes, où ils demeureront pendant l'éternité. 

-aux Limbes, ils jouissent d'un bonheur naturel, sans haine de Dieu et sans peine des sens.

Même si ces trois vérités n'ont pas été définies à ce jour ex cathedra, elles ont leur fondement dans l’Ecriture Sainte, plongent leur racines dans la Tradition millénaire et sont enseignées dans l'Eglise de manière certaine depuis de nombreux siècles.

A l'encontre de cette doctrine commune, trois théories sont proposées, qui aboutissent à affirmer sous une forme ou sous une autre le salut des enfants morts sans baptême.

Tout d'abord, on invoque la volonté salvifique de Dieu « qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (1Tm 2, 4). Il y aurait difficulté à concilier la nécessité absolue du baptême et la volonté salvifique universelle de Dieu, puisque les enfants morts sans baptême n'auraient à aucun moment la possibilité de se sauver. En conséquence, les tenants de cette thèse posent une exception ordinaire à la nécessité absolue du baptême, dans le cas particulier des enfants morts avant l'âge de raison. Cette théorie est soutenue en particulier, au moins à titre d'hypothèse, par le Catéchisme de l'Eglise Catholique publié en 1983, au paragraphe 1261 : « quant aux enfants morts sans baptême, l'Eglise ne peut que les confier à la miséricorde de Dieu, comme elle le fait dans le rite des funérailles pour eux. En effet, la grande miséricorde de Dieu qui veut que tous les hommes soient sauvés (cf 1Tm2,4), et la tendresse de Jésus envers les enfants, qui lui a fait dire « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas » (Mc 10,14), nous permettent d'espérer qu'il y ait un chemin de salut pour les enfants morts sans baptême ».

D'autres, en s'appuyant sur ce qu'affirment les théologiens à propos du « sacrement de nature » chez les Gentils et les Juifs dans l'Ancien Testament, avancent l'hypothèse que la volonté des parents catholiques de faire baptiser leurs enfants suffirait pour assurer le salut de ces derniers dans le cas d'une mort avant le baptême.

Enfin, une théorie assez récente, consécutive au drame mondial de l'avortement, consiste à affirmer, dans le cas particulier de l'avortement, que les enfants victimes de ce crime subissent une certaine forme de martyre et seraient ainsi sauvés par le baptême de sang.


Que penser de ces trois théories ?


« Si quelqu'un ne renaît de l'eau et de l'Esprit Saint, il ne peut entrer dans le Royaume de Dieu » (Jn 3, 5).

Tout d'abord, à l'encontre de tous les atténuateurs, il faut rappeler que le baptême est absolument nécessaire pour être sauvé.

La Tradition la plus ancienne a toujours enseigné cette nécessité absolue du baptême qui découle des paroles de Notre-Seigneur : « Si quelqu'un ne renaît de l'eau et de l'Esprit Saint, il ne peut entrer dans le Royaume de Dieu » (Jn 3, 5). Et encore : « Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, celui qui ne croira pas sera condamné » (Mc 16, 16). Le baptême est donc nécessaire pour être sauvé.

Cette vérité a été réaffirmée à de nombreuses reprises par l'Eglise. Le Concile de Trente, en particulier, a résumé la doctrine catholique en ce qui concerne l'économie de la Rédemption : tous les enfants d'Adam, affirme-t-il, contractent le péché originel, dont la conséquence est l'impossibilité de la vision béatifique ; « dans l'état présent de l'humanité, il n'y a de salut pour les enfants d'Adam qu'à la condition d'être régénéré dans le Christ ; l'unique moyen de la régénération, c'est le baptême ou le vœu du baptême ».

Comme on le voit, le Concile de Trente parle d'une régénération, soit par le baptême (ce qu'on appelle le baptême d'eau, ou baptême proprement sacramentel), soit par le vœu du baptême (ce qu'on appelle le « baptême de désir », lorsque la réception effective du sacrement est rendue ponctuellement impossible, par exemple dans un lieu où il n'y aurait pas d'eau).

Par ailleurs, la pratique constante de l'Eglise vis-à-vis des martyrs qui ont versé leur sang pour le Christ est de les honorer et de leur rendre un culte (donc d'affirmer qu'ils sont au Ciel), même si ces martyrs n'étaient pas encore baptisés au moment de leur combat. Etant donné la nécessité absolue du baptême pour le salut que nous avons rappelée, la Tradition a affirmé que ces martyrs sont « baptisé dans leur sang » en donnant leur vie pour le Christ. C'est le « baptême de sang ». 

Les enfants morts sans baptême peuvent-ils être sauvés ? 

Appliquons cette doctrine catholique au cas des enfants morts avant le baptême d'eau (tel est le sens précis de l'expression « enfants morts sans baptême »).

Nous devons tout d'abord rejeter, en vertu des paroles les plus claires et les plus formelles de la Sainte Ecriture, l'hypothèse que le salut pourrait s'accomplir en dehors du baptême, par une dérogation quelconque. Les enfants morts avant le baptême d'eau, comme tous les descendants d'Adam depuis le Christ, ne pourraient être sauvés et aller au Ciel que s'ils bénéficiaient du baptême, soit du baptême d'eau, soit du baptême de désir, soit du baptême de sang.

Il ne peut s'agir en leur cas, évidemment, du baptême d'eau, puisque précisément nous étudions le cas des enfants « morts sans baptême ». 

Baptême de désir ? 

Si l'on considère le désir de l'enfant, celui-ci n'est pas possible, puisque l'enfant n'a pas encore l'âge de raison et ne peut donc poser un acte volontaire. Certains affirment toutefois que Dieu illuminerait l'âme de l'enfant avant sa mort, pour lui permettre d'accepter ou de refuser la grâce. Mais ce serait faire du miracle un état permanent, ce qui va contre l'ordre des choses. De plus, ainsi que le remarque finement saint Thomas d'Aquin à propos des saints Innocents, « cela n'est pas confirmé par l'autorité de l'Ecriture » (Somme théologique 2-2, 124, 1, ad 1). 

S'il s'agit du désir des parents catholiques (ou même de l'Eglise) de baptiser l'enfant, désir qu'on rend équivalent à la volonté des parents et de l'Eglise qui se réalise dans le baptême d'eau des petits enfants, cette opinion a toujours été rejetée par la Tradition et l'Eglise. On en trouve la preuve, en particulier, par l'épisode du Cardinal Cajétan, au XVIe siècle. Ce dernier, théologien plein de pertinence et empli de la doctrine de l'Eglise, avait soutenu une telle hypothèse. Lorsque saint Pie V fit éditer les œuvres du Cardinal Cajétan, il demanda que l'on retire et supprime cette opinion douteuse, même si, par respect pour la mémoire du grand théologien, il s'abstint de la censurer positivement.

Si l'Eglise n'a pas admis une solution pourtant si consolante, c'est qu'elle voit, appuyée sur l'Ecriture Sainte, une différence essentielle entre la volonté purement interne des parents de faire baptiser leur enfant dans le futur, et l'application effective à l'enfant d'un sacrement institué par Notre-Seigneur Jésus-Christ. Dans le deuxième cas, il s'agit d'un acte externe, surnaturel et proprement christique, qui possède son efficacité en lui-même, ce à quoi ne peut prétendre une simple volonté humaine.


Comme l'écrit saint Thomas d'Aquin, dans le sacrement de baptême donné effectivement, les enfants qui n'ont pas l'usage de la raison « reçoivent le salut, comme s'ils étaient dans le sein de la Mère Eglise, non par eux-même, mais par les actes de l'Eglise ». Le saint poursuit : « On peut dire qu'ils ont l'intention de recevoir le baptême, non pas certes par un acte d'intention personnelle, puisqu'il leur arrive parfois de s'y opposer et de pleurer, amis par l'acte de ceux qui les présentent » (il s'agit des parrain et marraine qui, au nom de l'enfant, vont manifester extérieurement le désir du baptême et professer la foi, avant que l'enfant lui-même ne reçoive effectivement le sacrement, par les actes, souligne saint Thomas).

Cette théorie du baptême de désir par les parents n'a pas non plus pour elle l'autorité de la Sainte Ecriture, ni celle de la Tradition, puisque la pratique constante de l'Eglise est au contraire de tout faire pour baptiser effectivement, dès qu'il y a péril.

Peut-on cependant, dans le cas précis des enfants victimes de l'avortement, parler d'un baptême de sang ? 

Certains l'envisagent, s'appuyant sur le cas des saints Innocents, morts avant l'âge de raison et pourtant certainement sauvés, puisqu'ils jouissent d'un culte liturgique.


Cette affirmation ne paraît toutefois pas avoir de fondement sérieux, puisque le martyre requiert de subir la mort en haine de la vraie foi ou de la vraie morale (cas de sainte Maria Goretti). Or, il ne semble pas que l'avorteur agisse, en pratiquant cette abomination, en haine particulière de la foi ou de la morale. Il le fait pour de multiples (mauvais) motifs, qui n'ont la plupart du temps que peu de rapports explicites avec la foi catholique. L'avorteur ne fait d'ailleurs aucune distinction entre une mère catholique et une mère qui ne le serait pas. Sans doute, ceux qui pratiquent l'avortement détestent-ils ceux qui dénoncent leurs crimes, mais ils ne font pas de différences spéciales, en ce cas, entre les catholiques, les protestants ou même les agnostiques qui les dénoncent par simple bon sens et sentiment d'humanité. Il n'y a pas d'apparence, dans la généralité des faits, que l'avorteur ait l'intention de pratiquer l'avortement en haine directe de Jésus-Christ, ou même simplement de la morale : donc le motif propre du martyre manque.

En ce qui concerne les saints Innocents, il suffit de noter que ces enfants ont été mis à mort par Hérode en haine du Christ, qu'ils sont donc martyrs au sens propre et qu'ils ont effectivement été baptisé dans leur propre sang : ce à quoi ne peuvent prétendre les malheureuses victimes de l'avortement.

Si nous résumons la doctrine catholique appliquée spécifiquement aux enfants morts sans baptême, nous devons affirmer que ces enfants ne peuvent obtenir le salut ni aller au Ciel car, pour être purifié du péché originel et régénéré par la grâce surnaturelle (condition absolument nécessaire au salut), ils n'ont bénéficié ni du baptême d'eau, ni du baptême de désir (que ce soit par eux-mêmes ou par leurs parents), ni du baptême de sang (sauf cas fort rare d'un enfant tué spécifiquement en haine de la foi). 

Les Limbes des enfants. 

Si les enfants morts sans baptême ne peuvent obtenir le salut ni aller au Ciel, quel est donc leur sort ? Faut-il penser que ces enfants vont en enfer avec les damnés et les anges rebelles, lesquels ont volontairement refusé Dieu ? Telle n'est pas la doctrine commune de l'Eglise.

Pour bien la comprendre, il faut considérer l'état des enfants morts sans baptême. Ils sont « pécheurs », sans aucun doute (c'est pour cela qu'ils ne peuvent entrer au Ciel), mais en un sens très particulier. N'ayant jamais posé aucun acte volontaire (faute d'avoir atteint l'âge de raison), ils n'ont commis strictement aucun péché personnel, soit mortel, soit véniel. Le seul péché qui souille leur âme est le péché originel, péché de nature contracté par la descendance d'Adam. La peine qui doit les frapper doit donc être strictement proportionné à leur faute, qui est exclusivement et seulement celle du péché originel.

Certains textes de saint Augustin, pourtant le docteur de la grâce et du salut, peuvent paraître très sévères, puisqu'il place en enfer les enfants morts sans baptême. Cependant, Augustin confesse à ce propos son incertitude et admet que les peines que souffriraient les enfants dans l'enfer seraient des peines « très adoucies ». Il faut, pour comprendre cette position, se rappeler que le grand docteur avait affaire à l'hérésie pélagienne, laquelle niait la nécessité de la grâce et du baptême pour le salut.

Toutefois, à mesure qu'a progressé la compréhension de la nature du péché originel, à la lumière même de l'enseignement de saint Augustin, les théologiens (encouragés en ce sens par le Magistère) sont parvenus à une sentence commune, qui s'énonce ainsi : les enfants morts sans baptême ne souffrent aucune peine, si ce n'est celle (très particulière) de la privation de la vision béatifique.

Le principe de cette conclusion a été donné par saint Thomas d'Aquin, s'appuyant sur une déclaration du pape Innocent III distinguant la peine encourue pour le péché originel de celle consécutive au péché personnel. Saint Thomas, partant du principe de justice selon lequel la peine du péché doit être exactement proportionnée à sa nature, affirme donc pour les enfants morts sans baptême l'existence d'un état et d'un lieu spécial dans lequel vivent ces enfants, qui sont et seront éternellement privés de la vision béatifique. Cet état et ce lieu sont ce qu'on appelle communément les « limbes des enfants ».

Étymologiquement, « limbes » vient du latin limbus qui signifie « bordure d'un vêtement, zone ». Ce mot n'apparaît pas dans la Sainte Ecriture, mais nous y trouvons les termes « enfers » (en particulier Ph 2, 10 ; cf. le Credo : « Il est descendu aux enfers ») et « sein d'Abraham », pour désigner, soit de façon générale le séjour des âmes qui ne sont pas au Ciel, soit de façon particulière le séjour des âmes qui attendaient la venue du Christ pour goûter le bonheur du Ciel. C'est vers le XIIIe siècle, semble-t-il, que cette acceptation particulière du mot « enfers » a pris plutôt le nom de « limbes des Pères » ou « limbes des Patriarches ». A la même époque, saint Albert le Grand fait déjà la distinction explicite entre ces limbes des Pères et les limbes des enfants.
 

Saint Grégoire le Grand, dès le VI e siècle, nous dit que les justes de l'Ancien Testament étaient retenus dans « l'enfer supérieur », en raison de la faute originelle qui ne devait être expiée que par la venue du Sauveur, mais qu'ils n'y souffraient aucun supplice, puisqu'ils étaient purifiés de leurs fautes personnelles.
 
 
  
Reprenant ces réflexions de saint Grégoire le Grand au sujet des justes de l'Ancien testament, on doit conclure de façon semblable pour les enfants morts sans baptême. 

Ces enfants sont souillé du péché originel, ce qui les prive de la vision béatifique (aucun pécheur ne peut entrer en présence de Dieu). Et comme, à la différence des justes de l'Ancien Testament, ils n'ont pas eu une foi explicite et salvatrice dans le Christ, ils ne pourront jamais être purifiés de cette tâche, donc entrer dans le Ciel. 
  
N'ayant toutefois commis aucun péché personnel, ces enfants ne souffrent pas des supplices réservés aux méchants. Selon l'opinion la plus commune, ils jouissent d'une certaine forme de bonheur naturel, sans haine de Dieu et sans peine des sens.
    
Le grand bienfait de la grâce.
    
En considérant cette situation des enfants morts sans baptême, nous pouvons faire plusieurs réflexions importantes.
  
Tout d'abord, il convient de méditer sur la gravité du péché originel, dont le baptême nous purifie. Même si les enfants des limbes ne ressentent aucune peine, la privation de la vision béatifique a pourtant à leur égard un caractère objectif de peine grave. Etre privé de la vie éternelle, ce bien qui dépasse les exigences de la nature humaine mais auquel par don tout à fait gratuit et surnaturel chaque être humain est appelé, c'est ne pas aboutir à la fin pour laquelle nous avons été créés et rachetés. 
  
A l'inverse (et cela doit apaiser les tourments des parents qui ont perdu, sans aucune faute de leur part, un enfant avant le baptême), comme le précise si justement saint Thomas, cette peine, objectivement si grave, est ressentie de façon subjective comme la plus légère de toutes les peines, dans la mesure où la vision béatifique n'était due en aucune manière à la nature. Les enfants des limbes ne souffrent pas, à proprement parler, de la privation de la vision béatifique. 
  
Par ailleurs, prier ou faire dire des messes pour les âmes des enfants morts sans baptême ne convient pas : quand on prie pour les défunts, on le fait soit pour augmenter la gloire accidentelle des âmes déjà au Ciel, soit pour abréger les peines des âmes du Purgatoire. Or les enfants des limbes ne sont pas et ne seront jamais dans la gloire du Ciel et, par ailleurs, ne souffrent nullement.

En revanche, il est très juste et très utile, pour les parents qui attendent un enfant, de prier afin qu'il puisse obtenir le grand bienfait de la grâce, par le baptême. De la même façon, il est bon de prier et d'agir pour éviter le crime de l'avortement, lequel prive les enfants qui en sont victimes du bien le plus beau promis par Dieu à sa créature : Le voir face à face et en jouir pour l'éternité.
  
Il faut également répondre à ceux qui invoquent à tort (comme le Catéchisme de l'Eglise Catholique) la volonté salvifique de Dieu pour nier la nécessité universelle du baptême, que Dieu a bien la volonté générale de sauver tous les hommes, mais que de fait, Il ne les sauve pas tous, en raison de leurs péchés. Dans le cas des adultes, il s'agit des péchés personnels, dans le cas des enfants avant l'âge de raison, il s'agit du péché originel. 
  
Quant à ceux qui affirment que Dieu traite injustement ces enfants, parce qu'Il ne les laisse pas atteindre l'âge de raison (par un défaut de nature ou par la perversion des hommes) et qu'Il ne les favorise pas du baptême d'eau (donc qu'Il les prive de la possibilité effective de se sauver), il convient de leur répondre deux choses. Tout d'abord (il faut le redire et le méditer), ces enfants sont souillés d'un péché, le péché originel : Dieu donc n'est aucunement injuste de les punir « de la plus petite des peines ». Ensuite, le salut n'est aucunement une exigence de notre nature, c'est un don totalement gratuit de Dieu. Dieu ne saurait donc être taxé d'injustice parce qu'Il n'accorde pas à tous ce qu'Il ne doit à personne. 
  
Telle est la doctrine de l'Eglise sur ce sujet difficile, délicat et troublant. Elle s'appuie sur ce que Dieu nous a révélé par sa Parole infaillible. Nous ne pouvons nous en éloigner, même par compassion, car ce serait trahir la vérité divine. Sans doute, Dieu peut agir de la façon qu'Il veut : mais, de ce qu'Il nous a révélé, nous ne pouvons déduire en sûreté aucune autre doctrine que celle qui est enseignée par l'Eglise et qui vient d'être exposée. Vouloir donc, sous quelque prétexte que ce soit, si pieux paraisse-t-il, enseigner et croire autre chose serait de la théologie-fiction, de l'imprudence et un manque de respect envers les mystères que Dieu s'est réservés. » 
 



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MessagePosté le: Jeu 22 Aoû 2013, 23:16    Sujet du message: Publicité

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