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La politique et les catholiques de tradition
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Croy
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Inscrit le: 29 Nov 2012
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MessagePosté le: Ven 30 Aoû 2013, 21:29    Sujet du message: La politique et les catholiques de tradition Répondre en citant

A confronter à l'article de Stageirites :  Manifestation du 18 novembre, Civitas, terreur des surnaturalistes  


et aux fils:  manif anti-mariage-pour-tous et répressions/ arrestations - 19 avril 2013  
 Veillée de prières devant l'Assemblée Nationale durant la soirée du 29 janvier 2013
  Prés de 50 000 personnes avec Civitas hier à Paris!
  Et après les manifestations? La république universelle
Etc. Etc. Allez dans le moteur de recherche du forum, il y a eu plein de fils sur ce sujet!    
_____________________________________


 La politique et les catholiques de tradition    



par Stageiritès • 30 août 2013 •



Essai sur le printemps français catholique
 
Préambule : du printemps arabe au printemps français catholique



Le printemps français est un détournement du printemps arabe, formule idéologico-sentimentale apposée par les médias aux révoltes que les islamistes ont suscitées dans les « dictatures » de l’Afrique du Nord en 2012. Ce nom a été repris depuis par plusieurs collectifs ou associations opposés à la nouvelle loi institutionnalisant le mariage homosexuel. Civitas en fait partie, l’ayant au passage augmenté du qualificatif « catholique ». Il y aurait donc un printemps français catholique
   
Au printemps arabe correspondrait ainsi en France un printemps français. Il s’agit donc d’une espérance onirique de soulèvement populaire utilisant le schéma idéologique de 1789. ce nom de « printemps » élaboré par les chantres de la pensée unique pour le monde arabe fut récupéré par les droites morales et moralistes  contre les lois iniques de la République Française. 
   
Il y a donc chez les propagateurs de l’idée d’un printemps français catholique, un élément foncièrement nécessairement démocrate. Cet élément l’est plus clairement encore lorsqu’il s’agit pour ces mêmes gens de vouloir agir par le Système, comme nous l’évoquerons brièvement ci-après. 
   
 
   
Mais là n’est pas le cœur de notre propos. La corrélation entre printemps arabe et printemps français catholique, ne se situe pas uniquement sur le plan idéologique. Ce qui frappe l’observateur attentif c’est qu’il existe un lien entre Islam et printemps arabe qui se retrouve à un degré différent, quoiqu’essentiel, dans le printemps français version « catholique traditionnaliste », c’est ce que nous allons démontrer. 
   
  
   

  
   
Première partie : une conception idéologique de la science politique. 
   
 
   
À l’accusation que leur printemps français catholique serait démocrates, la plupart des catholiques « traditionnalistes » rétorqueront, sûr d’eux, par un de leur tour de passe-passe verbal habituel : 
   
 « Mais nous ne sommes pas démocrates, ni révolutionnaires, nous sommes catholiques ». 
   
Cette assertion bien caractéristique de nos milieux laisse transparaitre le malaise provoqué par un certain doute résiduel sur la légitimité du système démocratique, suivi habituellement d’un réflexe augustiniste. Mais qu’est-ce donc que d’être catholique en politique ? 
   
Pour comprendre le printemps français catholique,  il convient d’analyser ce que pensent et enseignent les mentors de celui-ci, et plus spécialement, analyser les fondements principiels qui les animent et les incitent à mener des actions politique par le Système
   
Nous nous poserions volontiers la question qui relève du domaine pratique, et qui permettrait de comprendre s’il est réellement possible de lutter par des moyens démocratiques contre la démocratie,[1] puisqu’en fait d’action politique, il n’existe pour le printemps français catholique que des manifs, des pétitions, des participations aux élections et la volonté de lobbying. Mais passons sur ces détails (pour le moment) et prenons le fait : les « tradis » ne sont pas démocrates. Mais que sont-ils alors ? 
   
  
   

Analyse des principes directeurs du printemps français catholique 
   

 
   
Ce printemps français catholique est surtout  porté dans notre famille de pensée par l’Institut Civitas. Nous allons nous pencher sur les principes qui orientent cet institut bénéficiant de tant de soutien dans la FSSPX et chez les catholiques traditionnalistes en général. 
   
« En matière doctrinale, l’Institut Civitas ne prétend nullement inventer de nouveaux concepts. Civitas cherche à être le plus fidèle possible[2] à la Doctrine Sociale que l’Église (DSE) a toujours prônée et qu’elle a spécialement développée durant le XIXème et le XXème notamment dans les encycliques des Papes. »[3] 
   
Cette présentation doctrinale se rapproche étrangement de celle d’autres courants de pensée traditionnalistes pourtant souvent hostiles à Civitas et à ses méthodes : le MJCF par exemple se revendique lui aussi de l’enseignement de la DSE en matière politique.[4] 
   
 
   
La question devient donc : la DSE est-elle le fondement de la Science Politique ? 
   
  
   

La science politique est-elle née au XIXème siècle avec la DSE ? 
   

 
   
La DSE ést apparue récemment dans l’histoire de l’Église, sous l’impulsion de Léon XIII et des papes au début du XXème siècle. Si l’unique fondement de la science politique était cette DSE, il faudrait donc croire que la science politique daterait de cette époque, et que toute autre conception de la science de la cité serait illusoire et fausse. Au contraire, l’histoire des idées nous montre que la Cité est l’objet plurimillénaire de la pensée des philosophes, des politiques et des intellectuels en général. Nous allons donner une synthèse de cette pensée, telle que la présente l’école réaliste d’Aristote, de saint Thomas d’Aquin et de leurs disciples. 
   
  
   
Citation du Père Bernard de Menthon : 
   

 
   
« À la différence des idéologues modernes, nous ne commençons pas par percevoir la Cité comme un idéal abstrait ; il est nécessaire de partir du concret. C’est pourquoi la politique sera une science inductive. 
   
On n’attirera jamais assez l’intention sur les dangers de l’idéologie politique, même pour la bonne cause ; c’est malheureusement une tendance de l’esprit français par suite de l’influence cartésienne. On aura tendance à construire de belles idéologies politiques complètement déconnectées du réel. Emettrait-on des propositions justes et vraies, si elles ne sont pas induites, elles risquent de mener tout droit à l’idéologie. »[5] 
   
  
   
Trois précisions de Saint Thomas d’Aquin qui montrent l’existence et la nécessité de la science politique. 
   

 
   
1. « La cité se présente comme l’œuvre maitresse parmi les produits de la raison. »[6] 
   
2. « Le tout constitué par la cité est sujet de certains jugements rationnels. »[7] Ce qui signifie que puisque la cité est un tout, son étude dégagera des jugements universels et permanents sur la Politique, autrement dit, le Sage développera une science politique. 
   
3. « Il se révèle nécessaire à l’achèvement de la philosophie d’élaborer sur la Cité une doctrine appelée science politique. »[8] 
   
  
   
Conclusion sur la science politique : il existe donc bien une science politique qui est une intellection  de l’ordre naturel. Ni Aristote (et pour cause), ni saint Thomas ne nous parlent d’une science politique (la DSE) qui serait révélée par Dieu et détenue de la même manière que le dogme, par l’Église catholique romaine. 
   
  
   

La science politique n’est pas un produit de la Révélation, elle n’est pas surnaturelle 
   

 
   
La science politique n’est pas subaltérnée[9] à la théologie. C’est-à-dire que ses principes ne proviennent pas et ne se trouvent pas dans la Révélation, ni dans l’enseignement de l’Église catholique au titre de doctrine divinement révélée. 
   
Il est faux d’affirmer : « C’est dans l’Évangile que les princes chrétiens recherchaient les principes directeurs de leur gouvernement, et les philosophes chrétiens les principes de leurs philosophie ».[10] Nul-part on ne trouve dans l’Évangile ou même dans la Tradition la mention de principes philosophiques ou politiques (exemple : les notions de substance ou d‘accident, alors que ces notions philosophiques sont pourtant capitales pour expliquer le dogme de l’eucharistie, on n’y trouve point non plus l’exposer des quatre causes, ou celui des neuf prédicaments, ou de la Tripartité dans la cité pour ce qui est du politique). C’est exactement le contraire qui se passe : les théologiens utilisent la philosophie née de la raison confrontée au réel par ses principes pour exprimer le dogme et le préciser. 
   
 
   
Pour ce qui est de la science politique en tant que telle, Saint Thomas est allé chercher chez Aristote la confirmation de ses principes politiques, intelligés dans la réalité concrète de l’ordre naturel par induction. Il a en effet commenté largement la Politique et l’Ethique d’Aristote. 
   
 
   
Et ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’alors que saint Thomas ne nous est séparé que de sept siècles, lui-même l’était de seize siècles par rapport à Aristote. Saint Thomas est allé chercher chez un penseur païen ayant vécu avant l’Incarnation, les principes de sa science politique.[11] Avant l’Incarnation, donc avant la naissance de l’Église, donc bien avant toutes possibilité d’une quelconque « doctrine sociale de l’Église ». 
   
  
   

Ce qu’en dit la Doctrine Sociale de l’Église elle-même 
   
En fait de science politique dans nos milieux, il ressort une sclérose intellectuelle sur l’étendue de la Doctrine Sociale de l’Église. Cela tient au fait suivant que nous comprendrons par une analogie entre l’état de la philosophie moderne et contemporaine et celui de la science politique chez les catholiques depuis trois siècles. 
   
 
   
Comme dans le domaine philosophique, cela fait bientôt trois cents ans que les philosophes se focalisent sur la « question critique »[12] en voulant par celle-ci concevoir entièrement la philosophie ; de même, les catholiques en général et notre famille de pensée en particulier, s’enferment dans la question des rapports entre Église et État, croyant par là clore la question du politique. Sur cette dernière question des rapports entre le politique et le religieux, l’enseignement de la Doctrine Sociale de l’Église  est particulièrement clair : 
   
« Chacun d’eux, le pouvoir ecclésiastique et le pouvoir civil, dans son ordre est souverain … Chacun d’eux est donc circonscrit dans une sphère où il peut se mouvoir et agir en vertu des droits qui lui sont propres… » [13] 
   
« C’est donc à l’Église, non à l’État, qu’il appartient de guider les hommes vers les choses célestes, et c’est à elle que Dieu a donné le mandat de connaître et de décider de tout ce qui touche à la religion. » [14] 
   
« Il faut admettre que l’Église, non moins que l’État, de sa nature et de plein droit, est une société parfaite »[15] 
   
Pour autant, entre ces deux puissances, la DSE ne voit pas de séparation stricte : 
   
« Il est donc nécessaire qu’il y ait entre les deux puissances un système de rapports bien ordonné. »[16] 
   
Ce système de rapports bien ordonné peut d’ailleurs aller jusqu’au traité entre l’Église et l’État : 
   
« Des temps arrivent parfois où prévaut un autre mode d’assurer la concorde et de garantir la paix et la liberté ; c’est quand les chefs d’État et les Souverains Pontifes se sont mis d’accord par un traité sur quelque point particulier. »[17] 
   
 
   

Loin de nous donc d’enseigner l’athéisme politique et le naturalisme sous quelque forme qu’il prenne. 
   
 
   
Cependant, il n’existe nul part dans la DSE d’analyse politique d’envergure, de somme politique comme il existe une somme théologique, ou de traité de politique comme il existe des traités de dogmatique ou de morale surnaturelle, il existe encore moins des traités « d’action politique ». En fait d’action politique, il nous suffit de nous rappeler avec effroi le désastre du Ralliement de Léon XIII, l’échec de « l’action catholique » de Pie XI ou les dommages provoqués par la condamnation de l’Action Française pour nous montrer que le politique échappe foncièrement à ce qui fait l’indéfectibilité de l’enseignement de l’Église en matière de foi. L’Église ne possède donc point de grâce particulière qui lui donnerait la garantie de posséder une doctrine politique infaillible. 
   
C’est qu’en effet Dieu n’a jamais révélé à son Église une telle science politique, puisqu’il a donné à l’homme la capacité de l’intelliger par l’observation de l’ordre naturel. 
   
  
   
Conclusion : la Doctrine Sociale de l’Église ne saurait être le fondement de la science politique et donc de l’action politique. Le fondement de la science politique est l’étude rationnelle de l’ordre naturel, il est selon saint Thomas lui-même, « l’achèvement de la philosophie »[18]. 
   
  
   

  
   
Deuxième partie : la politique chez les catholiques traditionnalistes, une orthopraxie ? 
   

 
   
Deux conceptions du bien et de la morale 
   

 
   
Nous sommes ici en politique, une science morale. La morale se divise en trois parties subordonnées entre elles : la politique, la domestique ou l’économie (morale de la famille et des corps intermédiaire) et la monastique (la morale individuelle). La politique est la science supérieure et architectonique de toute la morale, et pratiquement de la majorité des sciences naturelle. C’est vis-à-vis d’elle que s’ordonnent les autres sciences. 
   
 
   
En science morale, pour spécifier différentes conceptions de la politique, il convient de chercher leurs points de divergence dans la notion de bien. En effet, une science morale est une science du bien, la science de ce qu’il faut faire et de ce qu’il convient d’éviter de faire. Ce bien qui est l’objet de la science politique est la finalité de l’homme. C’est donc une sagesse. Cette sagesse naturelle est différente de la sagesse surnaturelle qui nous vient de l’Église. Elle considère le Bien-Fin naturel de l’homme, tandis que la sagesse surnaturelle éclairée par la foi considère le Bien-Fin surnaturel de l’homme. [19] 
   
Le bien-fin est ce que poursuit effectivement un être en vue de l’achèvement de son être. Le bien est ce qui doit être voulu, rechercher et aimer. 
   
 
   
Nous allons nous pencher sur deux conceptions divergentes de la politique, de la morale et du bien. 
   
  
   
La morale : Le bien comme finalité, application au politique. 
   

 
   
« Saint Thomas ne pense pas un seul instant que la moralité du citoyen puisse consister dans l’obéissance à une autorité politique, même légitime. En effet dans la vision aristotélico-thomiste de la loi civile, celle-ci est avant tout une ordination au bien commun politique et non un précepte édicté par l’autorité : 
   
« La loi n’est rien d’autre qu’une ordination de la raison en vue du bien commun, établie par celui qui a la charge de la communauté, et promulguée. [20]»[21] 
   
 
   
Le bien réside donc dans la finalité, et la morale dans les principes qui y mènent. Une bonne science politique est une science qui transporte à la finalité du politique : le bien commun de la cité et la gloire de Dieu. 
   
  
   
Autre conception de la morale en politique. 
   

 
   
« En opposition avec la pensée politique d’Aristote et de Thomas d’Aquin, une autre conception de la Loi a vu le jour au XVIème siècle : la loi serait principalement une œuvre de la volonté du législateur. » [22] 
   
C’est ce que l’on nomme le volontarisme politique. Par suite, ce volontarisme se décline dans les « sujets » subordonnés à l’autorité politique dans le fait que le bien moral ne consiste plus à poursuivre le bien-fin, mais à obéir à cette autorité. Il ne s’agit plus de poursuivre une Bien-Fin. Bien-fin dont de toute façon on ignore bien souvent l’essence. 
   
 
   
Cependant, ce n’est pas du point de vue spéculatif que nous arrivons à conclure que dans notre famille de pensée faire une bonne politique consiste à obéir, et obéir à l’autorité religieuse. Il suffit d’observer que partout ce sont les prêtres qui dirigent l’action politique du printemps français catholique, ce sont les prêtres « les garants doctrinaux »[23] de Civitas, et ce sont d’autres prêtres qui enseignent ou écrivent avec autorité sur le Politique en général (Abbé Devillers, Abbé Toulza (Fideliter), MJCF, IUSPX, MCF, etc.). 
   
  
   

La DSE fondement de la science politique, un volontarisme catholique ? 
   

 
   
Bernard de Midelt que nous citons depuis tout à l’heure dans sa recension du livre Aristote au Mont Saint Michel[24], pose en conclusion de son article la question suivante : 
   
Pourquoi les mahométans n’ont-ils jamais traduit La Politique et l’Éthique d’Aristote en arabe ? M. de Midelt répond en citant l’auteur du livre recensé, M. Gouguenheim : 
   
« L’islam est d’abord une orthopraxie, une conformité aux règles et aux rites, que tout musulman doit respecter… le fiqh (le droit) est là pour rappeler ce qui est interdit, obligatoire, blâmable, et la morale ne consiste pas à faire le bien, (…) mais à agir selon la Loi, c’est-à-dire à obéir à Dieu : est morale celui qui se soumet à la Loi d’Allah »[25] 
   
 
   
Le problème pour les catholiques de tradition est donc le suivant : pour eux, le bien en politique consiste dans l’obéissance à Dieu, il suffit donc d’obéir à son Église, et comme aujourd’hui celle-ci est continuée dans les « la Tradition », faire le bien en politique équivaut à obéir aux autorités de la FSSPX[26]. Le catholique de tradition participe donc d’une orthopraxie essentiellement identique à celle de l’Islam. Cet islamiste malgré-lui noie le naturel dans le surnaturel, par là-même annihilant en pratique[27] complétement l’ordre naturel au profit d’un idéologique ordre naturel-surnaturel ; autant dire au profit d’un monde surnaturel. 
   

 
   
On se retrouve confronté à une théorie élaborée par les fondateurs de la nouvelle théologie, piliers de Vatican II, et spécialement par Henri de Lubac : 
   
« Ordre de la nature et ordre de la moralité, ces deux ordres contiennent toutes les conditions  – les unes essentielles et nécessaires, les autres personnelles et libres – propres à nous faire atteindre notre fin surnaturelle, et tous les deux sont contenus à l’intérieur d’un même monde, d’un monde unique, qu’on peut appeler pour cela même, quoiqu’il contienne des éléments tout naturels, monde surnaturel. »[28] 
   
 
   
Rien d’étonnant avec une telle conception du monde, d’aboutir à une conception totalement erronée en politique. De l’égérie idéologique d’une Doctrine Sociale de l’Église en contradiction avec la réalité (par principe et dans la pratique : Léon XIII, Pie XI), à l’orthopraxie islamique, il n’y a qu’un pas. Et ce dernier est franchit en pratique par la grande majorité de notre famille de pensée. 
   
  
   

  
   
Conclusion de cette étude : les catholiques traditionnalistes mahométans politiques, mais démocrates révolutionnaires ? 
   
Si la science politique consiste en l’obéissance à une doctrine religieuse plutôt qu’à l’application dans l’agir d’une expression rationnelle du réel intelligé par l’induction de l’ordre naturel, alors il faut convenir que les membres de notre famille de pensée sont, de fait sinon d’intention, des mahométans politiques et des volontaristes kantiens. Ceux-ci recherchant dans l’obéissance à l’autorité religieuse l’accomplissement ou la restauration du bien commun politique[29]
   
 
   
En exergue à cette analyse principielle une question pratique se pose. Dans le domaine de l’action politique : comment comprendre que ces autorités religieuses soutiennent des actions dans un schéma idéologique démocrate[30], lorsqu’elles promeuvent des actions comme les manifestations organisées par Civitas, la participation aux élections, ou le « lobbying catholique » ? C’est-à-dire : pourquoi ces autorités religieuses valident-elles dans la pratique le Système ? 
   
 
   
Nous voilà au point central du paradoxe psycho-politiques des catholiques. 
   
 
   
Il faut nécessairement conclure que les promoteurs du printemps français catholique ne possèdent pas les fondements d’une saine science politique. On peut même affirmer que leur prétention à ne suivre que la DSE est par le fait même une grave erreur qui se confirme dans leurs défauts d’analyse et de jugements quant aux actions à mener pour la restauration du bien commun en France 
   
Les causes directes du handicap de nos milieux en matière politique sont ainsi : 
   
  • une attitude volontariste : le bien consiste à obéir à l’autorité ;
  • une conception augustiniste : l’Église enseigne la science politique ;
  • une tendance surnaturaliste et baïaniste : sans la grâce, pas de bien possible.[31]
  
   
À quand le retour au réel ? 
   
  
   
Épilogue : oui, il fallait quand même manifester ! 
   
 
   
Dans un précédant article, nous avions soutenu Civitas contre l’attitude quiétiste de certains  « amis » de notre famille de pensée. Nous parlions en tenant notre réserve quant à la conception de la politique de cet institut. 
   

 
   
Mais fallait-il donc manifester ? La réponse à cette question ne peut se donner dans trop de détail ici. Le fait est qu’il aurait fallu le faire, non contre la Loi Taubira, mais pour la restauration du bien commun. Ceci ne serait compréhensible que dans une structure qui n’existe pas à l’heure actuelle, utilisant de telles occasions comme un moyen approprié de confusion pour l’ennemi tout en cherchant par ailleurs l’accomplissement effectif de cette restauration. 
   
  
   
Thomas Audet 
   
Pour Stageiritès 
   
    
  
   

  
   
[1] Et si ceux-ci souhaitaient l’avènement d’une démocratie catholique, nous laisserons la résolution de ce paradoxe à tous ceux qui, derrière l’Institut Civitas s’engagerons dans la campagne municipale de 2014, avec une pensée toute particulière lorsqu’ils devront célébrer un premier mariage homosexuel. 
   
Mais fi donc ! En université d’été n’avons nous pas entendu devant plusieurs abbés de la FSSPX qu’il suffisait de déléguer la chose à un adjoint athée pour être quitte moralement ! 
   
[2] Notons qu’elle cherche seulement à l’être « le plus possible », ce qui sous-entendrait qu’il serait impossible de la suivre complètement. 
   
[4] Voir la revue Savoir et Servir, quatrième de couverture. 
   
[5] Cité par Bernard de Midelt, in Le soleil d’Aristote illumine l’Occident, AFS, tiré à part n°198, p10-11. 
   
[6] Thomas d’Aquin, Com. Pol. I, 1, n 7. 
   
[7] Thomas d’Aquin, Com. Pol. I, 1, n 5. 
   
[8] Ibidem. 
   
[9] Subalternation : une science subaltérnée à un autre en tire ses principes. Exemple : la physique est subaltérnée aux mathématiques. 
   
[10] A. Devillers Guillaume, Politique Chrétienne – A l’école de Saint Thomas d’Aquin, éd. Le Sel, 21/11/2009, p. 26. 
   
[11] Ce qui est logique puisque la science politique est une induction de l’ordre naturel et non de l’ordre surnaturel (qui d’ailleurs ne saurait aucunement s’induire). 
   
[12] La question de la valeur de la connaissance. 
   
[13] Léon XIII, Immortale Dei (01 11 1885) : « Utraque potestas est in generesuo maxima ». 
   
[14] Léon XIII, Immortale Dei (01 11 1885). 
   
[15] Dans son livre Politique chrétienne – A l’école de saint Thomas d’Aquin, éd Le Sel du 21/11/2009, p 143, Guillaume Devillers soutient la position contradictoire. 
   
[16] Léon XIII, Immortale Dei (01 11 1885). 
   
[17] Léon XIII, Immortale Dei (01 11 1885). 
   
[18] Thomas d’Aquin, Com. Pol. I, 1, n 5. 
   
[19] Saint Thomas explique en effet que l’homme possède une double finalité ultime, l’une naturelle et l’autre surnaturelle : « Or le bien ultime de l’homme, qui meut en premier comme une fin ultime la volonté, est double. L’un d’eux est proportionné à la nature humaine, car les puissances naturelles suffisent pour l’obtenir ; et ce bien est la félicité dont les philosophes ont parlé ; soit la contemplative, qui consiste dans l’acte de la sagesse ; soit l’active, qui consiste d’abord dans l’acte de la prudence, et conséquemment dans les actes des autres vertus morales. 
   
L’autre est le bien de l’homme qui dépasse la mesure de la nature humaine, car les puissances naturelles ne suffisent pas pour l’obtenir, ni même pour le connaître ou le désirer, mais il est promis à l’homme par la seule libéralité divine ; 1 Cor. 2, 9 : « L’œil na point vu, etc. », et ce bien est la vie éternelle. » Thomas d’Aquin st, De Veritate, Question 14 (La Foi), Article 2. 
   
[20] Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Ia IIae, q 90 a 4. 
   
[21] Bernard de Midelt, in Le soleil d’Aristote illumine l’Occident, AFS, tiré à part n°198, p86. 
   
[22] Ibid, p.87. 
   
[23] De la doctrine théologique catholique, cela ne poserait pas de problème, mais de la doctrine sans préciser de laquelle laisse sous-entendre la doctrine politique et les principes philosophiques. Ce qui advient effectivement en pratique : qui donne des cours de science politique ? Des prêtres. 
   
[24] Gouguenheim Sylvain, Aristote au Mont Saint Michel, Seuil 2008. Recension disponible AFS, tiré à part : Bernard de Midelt, Le soleil d’Aristote illumine l’Occident. 
   
[25] Bernard de Midelt, in Le soleil d’Aristote illumine l’Occident, AFS, tiré à part n°198, p85 
   
[26] Qui soutiennent et encouragent le « printemps français catholique ». 
   
[27] Cette confirmation pratique trouve son vis-à-vis dans la science politique d’un abbé Devillers par exemple qui subordonne spéculativement l’ordre naturel à la finalité surnaturel, le transformant au passage en ordre naturel-surnaturel. Cf. nos articles sur le sujet. 
   
[28] De Lubac H., Surnaturel, éd Aubier 1946, p 487. 
   
[29] Quand ils désirent seulement cet « accomplissement ou restauration du bien commun politique », puisque dans la plupart des cas les catholiques de traditions ne recherchent pas le bien commun mais tentent de s’arracher au politique ; ou alors ils ne le recherchent que comme moyen pour la finalité surnaturelle. 
   
[30] Et pour ceux qui sont dans une expectative opposée aux actions types Civitas, comment peuvent-ils soutenir l’inaction pratique et le recours unique aux « moyens surnaturels » ? Mouvements de pensée augustinistes surnaturalistes ou quiétiste. Nous avons traité ailleurs sur Stageiritès de ces diverses positions. 
   
[31] Pour ce dernier point, voir les articles de Bernard de Midelt sur Stageiritès.
   

Tags : augustinisme civitas DSE 
   


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MessagePosté le: Ven 30 Aoû 2013, 21:29    Sujet du message: Publicité

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Gentiloup
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MessagePosté le: Ven 30 Aoû 2013, 21:43    Sujet du message: La politique et les catholiques de tradition Répondre en citant

Puisque vous revenez à ce sujet, cher Croy, par le nouvel article que Stageirites vient de publier, j'en profite pour rappeler un article excellent de feu M. l'abbé Schaeffer sur le même thème. Je m'étais abstenue de le re-publier lors de son rappel à Dieu, par respect, mais aujourd'hui l'occasion me semble excellente.
En peu de mots il règle leur compte aux tares de notre société libérale.
 
___________________
  


 
Citation:

08 mai 2013


12 et 26 mai, tous à Paris - Résister et attaquer
 

1. Résister et attaquer. Ces deux actes de la vertu de force seront au cœur de l’Hommage national à Sainte Jeanne d’Arc. Pour un catholique français, ce rendez-vous du 12 mai n’est pas facultatif.

Le mythe laïque d’une saine laïcité est présenté partout comme la condition du « vivre ensemble » rendu nécessaire par le triomphe de l’individualisme et du personnalisme. Face à ce défi lancé à la nature sociale de l’homme, nous allons mettre notre combat pour une société chrétienne par ses institutions et ses lois sous la protection de la bergère de Domrémy. En elle, nous trouvons cette magnanimité des humbles choisis par Dieu pour continuer à nous communiquer une force inépuisable en face d’un mal difficile à vaincre. (...)


Demandons à Jeanne la fidélité au devoir d’état, elle nous habitue à ne pas céder au découragement. Le service de la patrie appartient aux exigences du devoir d’état. Nous sommes catholiques, nous appartenons à la nation française. Le devoir d’état a un lien concret avec le bien commun. Il s’agit de travailler ensemble, de nous épauler dans la résistance, de nous préparer au jour assigné pour la délivrance.


Le bien propre de Jeanne d’Arc était de rester avec ses parents, de garder ses troupeaux à l’ombre de son clocher. Mais, il y a « grand pitié au royaume de France » lui disent ses voix. Le bien commun s’impose à elle, jusqu’au sacrifice de sa vie.


« Sustinere et aggredi ». Résister et attaquer. Pas d’illusionnisme, d’utopie, de rêves malsains, de constructions imaginatives. Le temps presse, le temps n’est plus de délibérer mais d’agir. (...) Notre hommage national à Sainte Jeanne d’Arc ne doit pas être un feu de paille allumé le douze mai. Il nous est demandé de nous engager et de marcher dans le combat de la foi et dans le combat politique. L’enjeu est celui d’une société fondée sur le bien commun temporel conduisant, par l’Eglise, à la béatitude du ciel.
 
Abbé Bruno Schaeffer  




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Alix
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MessagePosté le: Sam 31 Aoû 2013, 08:40    Sujet du message: La politique et les catholiques de tradition Répondre en citant

 Un catholique doit respecter les chefs d'état, les maires et tous ceux qui dirigent leur pays,  c'est ce que l'on nous demande? (comme on nous enseigne à respecter le pape et les membres de l'église conciliaire) Nous devons donc combattre avec les armes à notre disposition, la prière et les manifestations publiques, je ne comprends pas une autre manière de défendre notre civilisation chrétienne.
Un chrétien de base devrait éviter de, sans cesse,  se poser des questions, notre problème est que les intellectuels tradis  ont des avis diamétralement opposés: les dominicains, l'abbé Pivert sont opposés aux manifestations, l'abbé Beauvais est en tête de la manif etc...J'ai grande confiance dans les dominicains, mais j'agis selon mon cœur et mon instinct me dirige vers le combat, d'autres iront prier davantage, mais finalement nous serons une armée contre cet état du diable. Aussi, il me semble qu'il faut faire front commun plutôt que discuter pour savoir si nous acceptons cet état libéral en nous servant des moyens mis à notre disposition ou si nous rejetons tout en bloc et" attendons la fin"
 


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Henryk


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MessagePosté le: Sam 31 Aoû 2013, 10:31    Sujet du message: La politique et les catholiques de tradition Répondre en citant

Le combat de Ste jeanne d'Arc comme celui de Ste Catherine de Sienne, était de remettre les deux royaumes, français et anglais, dans le droit sentier de la foi, malheureusement, alors qu'il était encore temps, aucun des deux royaumes qui voulait augmenter leur précarré l'un sur l'autre par esprit de conquête, va porter le combat vers la croisade, comme le faisait remarquer Cadoudal.


Les deux royaumes vont commencer dans une déliquescnce de la foi, de la révolte, contre Dieu, à tous les niveaux, parlementarisme, economique, litéraire, artistique, malgré la contre réforme du XVI siècle, sapée par la politique acéphale des "premiers ministres" de l'époque.


Pour pouvoir combattre, il faut s'instuire, après l'instruction passe l'assimilation, ponctuée par la prière, ensuite le jugement et l'action. Il y a peu d'âme d'élite qui peuvent unir l'action du service de Motre Seigneut jésus par l'Eglise de france, et servir le Royaume de France,dans la famille Royale au dessus de toutes.


La manifestation amène la révolte, car c'est un principe subversif dans tous les ages, contre une autorité assise sur une banquette* que le vrai Roy de France permet cette fausse démagogie.


Je parle dans le désert mais regardez dans le passé, les chrétiens se sont ils révoltés contre le pouvoir politique  de Rome? Est ce qu'il se sont révoltés contre le pouvoir de l'arianisme du 4ême au VI siècle, dans la domination arabe en Espagne, autrement que par le combat armé et des décisions surs de  leur amour de Dieu comme à Lépante?


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Cadoudal
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MessagePosté le: Sam 31 Aoû 2013, 11:58    Sujet du message: La politique et les catholiques de tradition Répondre en citant

 la doctrine politique catholique est parfaitement exposée par le pape Innocent IV
dans la bulle Aeger cui levia ( XIII° siècle):


on l' appelle doctrine des deux glaives , déjà exposée par st Bernard de Clairvaux.

*****
"En dehors de l' Eglise on ne bâtit que pour l 'enfer et il n'existe point de pouvoir qui ne soit ordonné par Dieu."
"C'est donc mal envisager les faits et ne pas savoir remonter à l 'origine des choses que de croire que le Siège apostolique "
"n'est en possession du gouvernement des choses séculières que depuis Constantin."
"Avant lui, ce pouvoir était déjà dans le Saint Siège en vertu de sa nature et de son essence."
"En succédant  à Jésus Christ, qui est ensemble le vrai roi et le vrai prêtre selon l 'ordre de Melchisedech, les papes ont reçu 
la monarchie non seulement pontificale mais royale."
"Dieu leur a confié les rênes à la fois de l' empire céleste et de l 'empire terrestre."
"C'est dans l' Eglise  que se trouvent les deux glaives , emblèmes des deux pouvoirs."
"Celui qui ne fait pas partie de l 'Eglise ne peut posséder ni l'un ni l 'autre;"
"et les souverains séculiers , en exerçant  leur autorité , ne font qu'user d'une force qui"
"leur a été transmise et demeure dans le sein de l 'Eglise , "
"qui en est l 'unique dépositaire." 
*****


évidemment , c'est une doctrine qui est rejetée à notre époque de Révolution talmudique;
 époque de  la "mort de Dieu"  et du rejet  des droits du Fils de Dieu incarné.


 cette Révolution anti chrétienne  a pénétré le  sommet de l 'Eglise.


il ne faut pas compter sur le pape François pour recopier Innocent IV.


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Alix
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MessagePosté le: Sam 31 Aoû 2013, 12:08    Sujet du message: La politique et les catholiques de tradition Répondre en citant

 La révolte? Evidemment, j'ai l'impression de vivre dans la révolte permanente: révolte contre le "système", révolte contre le concile et ceux qui y adhèrent, et pour finir révolte au sein des miens qui, celle là, ressemble à de la subversion. Si quelqu'un peut me dire quelle est la sainte attitude présentement, j'en serai très heureuse

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Gentiloup
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MessagePosté le: Sam 31 Aoû 2013, 13:08    Sujet du message: La politique et les catholiques de tradition Répondre en citant

Henryk a écrit:
La manifestation amène la révolte, car c'est un principe subversif dans tous les ages, contre une autorité assise sur une banquette* que le vrai Roy de France permet cette fausse démagogie.

Cher Henryck qu'entendez-vous par "la manifestation amène la révolte"?Les Chouans et les Vendéens étaient-ils donc contre-révolutionnaires ou révolutionnaires, selon vous?
Parce qu'ils étaient en pleine révolte contre la Révolution! Alors qui était subversif?

On pourrait également rappeler les nombreuses manifestations contre les lois anti-cléricales du début du XXème siècle. Ces manifestations sont-elles donc assimilables à de la révolte, autrement dit à la Révolution? Pour moi, toutes ces révoltes sont contre-révolutionnaires, elles ne sont donc pas en révolte contre Dieu mais au contraire elles sont en révolte pour pouvoir obéir à Dieu.

Il faut distinguer: les manifestations de Civitas s'apparentent complètement à la contre-révolution des Chouans et Vendéens, et aux manifestations des Catholiques contre les lois anticléricales.

Hélas à cette époque faut-il le rappeler? nous avions manqué d'autorités ecclésiales pour épauler les manifestants.

Je vous rappelle ce qu'en disait, le chef des socialo-communistes de l'époque à propos de ces lois anticléricales:


 
Citation:

"Nos adversaires, nous ont-ils répondu ? Ont-ils opposé doctrine à doctrine, idéal à idéal ? Ont-ils eu le courage de dresser contre la pensée de la Révolution l’entière pensée catholique qui revendique pour Dieu, pour le Dieu de la révélation chrétienne, le droit non seulement d’inspirer et de guider la société spirituelle, mais de façonner la société civile ? Non, ils se sont dérobés ; ils ont chicané sur des détails d’organisation. Ils n’ont pas affirmé nettement le principe même qui est comme l’âme de l’Église.”

Disait Jean-Jaurès

Jean Jaurès à propos des lois anticléricales
 cité par Joël Prieur, Petite histoire de la cathophobie, Pacte n° 90, janvier 2005.



N'est-ce pas une honte pour les autorités ecclésiales de l'époque qu'un leader socialiste ait pu faire une telle déclaration? N'est-ce pas un hourrah de satisfaction, de la part du chantre de la religion de l'homme qu'était Jaurès, que ce silence des autorités de l'Eglise? N'aurait-il pas craint de nos autorités de l'époque, la démonstration de la foi et de la grandeur de Dieu? le témoignage d'un courage invincible qui aurait prouvé leur Foi invincible?

J'ignorais que les Dominicains soutenaient une telle attitude, chère Alix, je lis pourtant "le Sel de la Terre", mais cela m'a échappé.

Pour ma part je trouve en la citation de l'abbé Shaeffer par Civitas, l'exacte justification des manifestations.

Comme a déclaré fort justement l'abbé Beauvais à un journaliste qui lui reprochait d'éventuelles ripostes contre des attaques à Saint-Nicolas:
     

"Nous ne sommes pas des ectoplasmes tout de même!"







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Prague
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MessagePosté le: Sam 31 Aoû 2013, 17:20    Sujet du message: La politique et les catholiques de tradition Répondre en citant

Cet article de Stageirites n'est pas à rejeter d'un revers de main. Il est intéressant parce qu'il creuse le sujet d'un point de vue philosophique. Ce qui est surprenant c'est que par ailleurs le même site s'est positionné pour les manifs... C'est aussi l'attendu de la fin de l'article, mais l'explication n'est pas très claire.


Pour ma part, je suis aussi pour l'abbé Schaeffer! Okay  


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Alix
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MessagePosté le: Sam 31 Aoû 2013, 19:21    Sujet du message: La politique et les catholiques de tradition Répondre en citant

 Moi aussi!!!

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hussard1978


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MessagePosté le: Dim 1 Sep 2013, 21:13    Sujet du message: La politique et les catholiques de tradition Répondre en citant

Je suis étonné de ne voir ici aucune référence à Chateau-Jobert !

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Alix
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MessagePosté le: Dim 1 Sep 2013, 21:44    Sujet du message: La politique et les catholiques de tradition Répondre en citant

 Un grand soldat catholique, contre révolutionnaire. On trouve ses bouquins chez DPF

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Mariana
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MessagePosté le: Dim 1 Sep 2013, 22:09    Sujet du message: La politique et les catholiques de tradition Répondre en citant

hussard1978 a écrit:
Je suis étonné de ne voir ici aucune référence à Chateau-Jobert !


Pourriez-vous développer votre idée, s'il vous plaît ?


En quoi Chateau-Jobert est-il concerné par le sujet de la politique à travers le prisme de la religion ? Cela pourrait m'intéresser. Merci d'avance.


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hussard1978


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MessagePosté le: Lun 2 Sep 2013, 10:34    Sujet du message: La politique et les catholiques de tradition Répondre en citant

Mariana a écrit:

Pourriez-vous développer votre idée, s'il vous plaît ?

En quoi Chateau-Jobert est-il concerné par le sujet de la politique à travers le prisme de la religion ? Cela pourrait m'intéresser. Merci d'avance.


Chateau-Jobert est un officier qui s'est toujours posé la question du pourquoi de ses combats afin de les mener au mieux. après l'echec de la contrerévolution initiée en Algérie dans le cadre de l'OAS, il a mis a profit son exil pour ecrire deux ouvrages de référence:
Le Manifeste Politique et social
et
Doctrine d'action contrerévolutionnaire
(il y en aurait un troisième que je cite pour le mentionner mais que je n'ai pas lu, donc si quelqu'un l'a lu qu'il en parle à ma place:La Confrontation révolution contrerévolution)

Pourquoi a-t-il écrit ces livres?
je cite :
Citation:

Face à un "Manifeste du parti communiste" - dont, à la lecture, la faiblesse et la pauvreté sautent aux yeux, mais qui a le mérite d'exister- la Contrerévolution n'a jamais mis sa doctrine à la portée du peuple
[...] le bien-pensant ("bien"... si peu; mais "pensant", pas du tout) sait qu'il existe, littéralement, des tonnes d'ouvrages qui traitent de la société, de la politique, du travail, de la propriété, du social. Mais il n'y a pas un livre qui rassemble, sous forme pratique, l'essentiel d'une "doctrine".
C'est en ce sens seulement que le "bien-pensant" a quelque excuse, car il lui faudrait des bibliothèques complètes, des centaines d'heures de travail- et, d'abord, quelque orientation sur les livres à étudier - avant de se constituer un recueil des idées essentielles dans le domaine humain, social, politique.
Nous avons donc fabriqué ce que nous aurions voulu trouver tout fait depuis longtemps


Ce sont des livres de combat contre la révolution. et il distingue bien la Contre-Révolution (qui utilise des méthodes révolutionnaires) de la Contrerévolution (qui fait un tout doctrine/action ou celle-ci est soumise à celle-là)

Pour résumer un peu les ouvrages, le Manifeste Politique et Social donne les bases de tout programme politique basé sur la Loi Naturelle . je trouve cela très intéressant car jusqu'à la lecture de cet ouvrage j'étais persuadé que la Loi naturelle se limitait au décalogue, or elle va beaucoup plus loin. De plus il montre bien tout au long de l'ouvrage les travers, les falsifications les détournements tant du communisme, du socialisme que du capitalisme.
La Doctrine d'action , elle est un véritable manuel examinant des dizaines de cas pratiques (élections.... ) et donnant les éléments pour bien réagir et agir. c'est le livre de chevet de tout contrerévolutionnaire. Elle se base pour partie sur la philosophie Thomiste
Citation:

Cependant, il n’existe nul part dans la DSE d’analyse politique d’envergure, de somme politique comme il existe une somme théologique, ou de traité de politique comme il existe des traités de dogmatique ou de morale surnaturelle, il existe encore moins des traités « d’action politique ».[…] C’est qu’en effet Dieu n’a jamais révélé à son Église une telle science politique, puisqu’il a donné à l’homme la capacité de l’intelliger par l’observation de l’ordre naturel.

Ce qui m'étonne c'est que dans le billet qui ouvre ce sujet il n'y ait aucune référence à Chateau Jobert car il marque un tournant dans la pensée contrerévolutionnaire, en la sortant des discussions de salon et des cercles intellectuels, pour en faire un outil de combat utilisable par tous. Oui l'homme peut le comprendre tout seul, mais le monde actuel en laisse-t-il le temps ? Chateau jobert ne dit pas le contraire, mais je trouve dommage de ne pas mentionner ce genre d'ouvrages qui permettrait de faire avancer les choses!

D'autre part, la Lutte Contrerévolutionnaire doit être notre mode d'action général, mais il ne faut pas pour autant balayer d'un revers de main les méthodes Contre-Révolutionnaires (les Chouans ont utilisé des méthodes révolutionnaires) car, parfois, les circonstances l'exigent.

La volonté affichée de Valls de dissoudre CIVITAS est pour nous un aveu: ils touchent là où ça fait mal et avec ce qui fait mal!

Citation:

Cependant, ce n’est pas du point de vue spéculatif que nous arrivons à conclure que dans notre famille de pensée faire une bonne politique consiste à obéir, et obéir à l’autorité religieuse. Il suffit d’observer que partout ce sont les prêtres qui dirigent l’action politique du printemps français catholique

écrire ça de but en blanc, c'est faire abstraction d'un immense problème de société: le manque de chefs! nous manquons de chefs, y compris de chefs de famille!
Les abbés ont une formation pour être chefs. certes pas forcément pour ce genre de combat, mais ils ont une formation. et quand il y a un prêtre qui a reçu des dons pour compenser cette absence de chefs laïcs, il serait insensé de vouloir s'en priver (non je ne pense à personne en particulier, je vous assure....si si ). Clovis était loin d'être baptisé qu'il demandait déjà conseil aux évêques car c'étaient les gens intelligents de l'époque!

j’espère avoir répondu à votre question Mariana



Pour info le Manifeste fait 150 p et on le trouve chez DPF pour 10 Euros environ. La Doctrine c'est environ 300p et se trouve toujours chez le même pour une trentaine d'euros


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Mariana
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MessagePosté le: Lun 2 Sep 2013, 18:59    Sujet du message: La politique et les catholiques de tradition Répondre en citant

Merci Hussard pour votre réponse très complète!
Votre présentation des livres de M. Chateau-Jobert m'incite à les acheter et à les lire. Je vous en remercie.


Nous avons beaucoup de livres qui relatent l'histoire de la ou des contrerévolution(s), mais peu qui en dévoilent l'âme. Je crois même que je n'en ai jamais lu, sauf peut-être, la déclaration du colonel Jean Bastien-Thiry lors de son procès, dont le verdict attendu était la peine de mort. Superbe déclaration! Nous savons qu'il fut fusillé.

L'abbé Olivier Rioult a écrit un petit ouvrage à ce sujet qui est très intéressant.




Ce qui est intéressant dans l'ouvrage que vous recommandez c'est qu'il s'agit, si j'ai bien compris, non de théorie mais de moyens d'action.


Je suis de votre avis, nous n'avons plus de chefs, c'est la crise de l'autorité à tous les étages. Pourquoi un prêtre ne serait-il pas un bon chef?


Dans une vidéo Philippe Provost dit que les évêques portent une crosse symbole des bergers qu'ils devraient être. Alors pourquoi, faute d'évêques, ne pas suivre un prêtre qui a le charisme d'un vrai chef? Etre chef ne s'apprend pas, on naît chef. Ce talent peut seulement se perfectionner.


J'ai remarqué sur les reportages de l'Université d'Eté sur La Porte Latine que Alain Escada mangeait à côté de Mgr Fellay. J'aimerais savoir si c'est un hasard? 


Bon, les vitupérations et menaces de Valls n'ont pas empêché Civitas de continuer de manifester tout ce printemps. Espérons que Mgr Fellay ne se laisse pas intimider par les ennemis du Christ! Nous savons bien que toujours nous serons en but au prince de ce monde!


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hussard1978


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MessagePosté le: Lun 2 Sep 2013, 20:33    Sujet du message: La politique et les catholiques de tradition Répondre en citant

Au risque de me répéter:
le manifeste est un plan politique qui expose: 1/ les raisons 2/ la bonne façon de gouverner un état 3/ l'introduction à la doctrine:
Voici les grandes lignes du sommaire
Citation:

1/ doctrine politique et sociale
a/ la loi naturelle base de référence
b/ une conception de l'homme
c/ les droits fondamentaux (travail, propriété...)
d/ une conception de l'économie sociale
e/ éléments constitutifs de la société (famille, état...)
f/ facteurs fondamentaux d'une politique internationale
g/ l'ordre naturel a pour fonddement un principe spirituel
2/ Le Fondement de l'ordre naturel face à la mystification marxiste
3/ une doctrine universelle (examen de l'application de la doctrine à l'ensemble des aspects sociaux (salaire, grève, associations, charité sociale...)
4/ le mouvement contrerévolutionnaire



j'ai essayé de donner ici un sommaire clair, sans trahir l'ouvrage... et en évitant d'avoir à le réécrire en entier!!!!


Concernant l'ouvrage la Doctrine d'Action contrerévolutionnaire, je vous donne ici le quatrième de couverture qui exprime très clairement le contenu du livre:
Citation:

Comment agir ? c'est la question que se posent la plupart des hommes et à laquelle répond la Doctrine d'action contrerévolutionnaire.
Cet exposé étonnera l'"activiste" qui y trouvera -enfin!- la raison d'agir qui lui a toujours manqué. Il étonnera la femme qui se rendra compte qu'elle aussi a son rôle à tenir pour participer à la défense des intérêts de sa famille. Il pourra également étonner l'intellectuel qui ne se croit pas un "homme d'action".
Combien d'hommes -et de femmes- s'imaginent qu'ils ne peuvent rien pour contribuer à une évolution de la société! Cette évolution, ils la souhaiteraient dans le sens des véritables intérêts des hommes et non dans le sens d'une emprise de plus en plus grande de la société sur leurs libertés et leurs droits légitimes.
Ils peuvent constater, cependant, que leurs adversaires - des marxistes aux technocrates- mobilisent aisément leurs énergies humaines et savent appliquer les méthodes les plus simples pour agir avec efficacité.
Faut-il, de notre coté, s'avouer vaincu? sûrement pas!
Faut il adopter les moyens et procédés que nous condamnons chez les autres? sûrement pas!
Nous avons à notre disposition tous les moyens légitimes suffisants, et notre Doctrine d'action dépasse - et de loin- les techniques de l'adversaires.
Agir est un devoir si l'on ne veut pas, par passivité, se faire le complice de ceux qui se comportent en ennemis à notre égard.


Il y a même des § consacrés à comment convaincre ou mener une discussion, comment créer un réseau, les précautions à prendre dans l'action etc...
Il comporte également un index analytique (comme Pour qu'il Règne) qui en fait un outil aussi maniable qu'efficace

les principales références de Chateau Jobert dans ces deux ouvrages sont:
St Thomas d'aquin/ Salazar/ Pie XII
les ennemis déclarés: capitalistes, marxistes et loges

voilà je crois qu'avec ça je vous ai dit l'essentiel...
A mon avis c'est deux ouvrages font partie des indispensables de nos bibliothèques et d'excellents cadeaux de Noël pour la Famille quand elle y est disposée

(pour le reste réponse par mp)


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Henryk


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MessagePosté le: Mar 3 Sep 2013, 07:58    Sujet du message: La politique et les catholiques de tradition Répondre en citant

Que vaut il mieux faire ? Manifester ou aller au pélerinage de Chartres, ou autre pélerinage? 




Jean III     1822         1883-1887

 

A la mort du Comte de Chambord, le 24 août 1883, l’aîné des Capétiens était le prince Jean de

Bourbon, comte de Montizon. A ce titre, il présida les obsèques à Göritz.

Le prince Jean était le fils de Charles (V) qui, à la mort de son frère Ferdinand VII revendiqua ses droits au trône d’Espagne. Ferdinand VII, contrairement à la loi salique, avait désigné sa fille, Isabelle, pour lui succéder, décision qui entraîna la première guerre carliste (1833-1842).

Il participa aux guerres carlistes. Il fut même arrêté par la police de Napoléon III et mis en prison à Perpignan.

L’acte le plus symbolique de son règne reste la présidence des obsèques du comte de Chambord.

A cette occasion, il eut à faire valoir ses droits face aux prétentions du comte de Paris. En effet, celui-ci lui envoya à Göritz un ancien conseiller d’État, M. de Bellomayre, afin de lui faire signer une renonciation au trône de France. Cette demande, qui prouve par ailleurs combien les Orléans étaient peu sûrs de leurs droits, fut repoussée par le Prince qui refusa même de recevoir ce curieux ambassadeur.

C’est son fils cadet, le Prince Alphonse qui fut chargé de transmettre la réponse :

Jamais je ne signerai cette pièce. Je ne sais pas encore si nous avons des droits à la couronne de France; si nous n’en avons pas, il est ridicule de signer cette déclaration et si nous en avons, ces droits sont des devoirs ; ces devoirs, on ne peut les abdiquer.

La mort le surprit le 18 novembre 1887.

 

Charles XI 1848 1887-1909

Fils de Jean III, Charles avait épousé, le 4 février 1867, dans la chapelle du château de Frohsdorf, Marguerite de Parme, nièce du comte de Chambord.

Quelques déclarations de ce Prince :

Je suis le roi de toutes les libertés nationales, je ne serai jamais le roi de la révolution”.

En 1870, il envoya son épouse comme ambassadrice auprès de Napoléon III pour l’avertir des visées prussiennes. Le conflit déclaré, il proposa de servir aux armées en amenant ses troupes carlistes.

Napoléon III refusa, ce qui amena cette réponse du Prince :

Il me paraît extraordinaire qu’un Bonaparte interdise à un Bourbon de participer à la guerre dont l’objet est l’Alsace acquise par mes ancêtres.

Le 14 septembre 1888, il écrivait aux légitimistes réunis à Sainte-Anne d’Auray : Il n’y a que deux politiques en présence dans l’histoire contemporaine : le droit traditionnel et le droit populaire. Entre ces deux pôles, le monde politique s’agite. Au milieu, il n’y a que des royautés qui abdiquent, des usurpations ou des dictatures. Que des Princes de ma famille aient l’usurpation triomphante, soit. Un jour viendra où eux-mêmes ou leurs descendants béniront ma mémoire. Je leur aurai gardé inviolable le droit des Bourbons dont je suis le chef, droit qui ne s’éteindra qu’avec le dernier rejeton de la race issue de Louis XIV.

Charles XI fut le premier à se voir signifier par le gouvernement de la République française une mesure d’exil, en 1881. Mesure prise à la suite d’une messe de la Saint-Henri, où de nombreux assistants et plus spécialement des élèves de l’École Militaire de Saint Cyr avaient manifesté en sa faveur. Dans un message à ses fidèles au moment de son départ, il déclara :

La Vraie France, berceau de ma famille, et que j’aime ardemment, n’est pas responsable des actes de son gouvernement”.

Le 21 janvier 1893, pour le 100e anniversaire du martyre de Louis XVI, Charles XI reçut à Venise une importante délégation de Français fidèles conduits par le général de Cathelineau. D’une façon incompréhensible, le Prince encouragea le ralliement préconisé par Léon XIII. Cette position conduira à ce qu’on a appelé le «schisme sévillan».

Au moment de la Séparation de l’Église et de l’État, il signa un manifeste daté du 12 mars 1906 :

Comme l’aîné de la race de nos rois et successeur salique, par droit de primogéniture de mon oncle Henri V, je ne puis rester plus longtemps spectateur impassible des attentats qui se commettent contre la religion, et aussi Sa Sainteté Pie X. J’élève la voix pour repousser de toutes les forces de mon âme de chrétien et de Bourbon, la loi de séparation”.

Il continuait : “Catholiques français, l’avenir de la France est entre vos mains, sachez donc vous affranchir d’un joug maçonnique et satanique, en revenant franchement et avec l’ardeur qui vous caractérise, à la vraie tradition chrétienne et nationale dont, par ma naissance, c’est-à-dire par la volonté de Dieu, je suis le seul représentant légitime.

 

Charles XI mourut le 18 juillet 1909.

 







Jacques I  1870                                                     1909 1931

Il naquit le 27 juin 1870 en Suisse. Il commença ses études à Paris à l’école de l’Immaculée Conception de la rue de Vaugirard dirigée par les Jésuites. En 1881, contraint à l’exil, il les poursuivit dans une autre maison de la Compagnie en Angleterre à Windsor, au collège de Beaumont. En 1890, il entra à l’Académie Militaire de Wiener-Neustadt. Il ne put être titularisé officier de l’armée de l’Empire Austro-Hongrois et devint officier dans la garde impériale russe. Il fit partie du contingent russe envoyé avec des troupes allemandes, anglaises, belges, françaises, italiennes et japonaises pour délivrer les membres des délégations étrangères assiégés à Pékin par les Boxers. La conduite du prince fut à ce point héroïque que le général français Bailloud crut devoir le proposer pour la croix de la Légion d’Honneur. Le gouvernement français refusa...

En 1909, au décès de son père, il quitta l’armée russe.

En 1911, le prince s’éleva contre une violation du droit opérée par le duc d’Orléans qui venait d’octroyer à titre posthume l’Ordre du Saint Esprit au général de Charette :

Le chef de la Maison de Bourbon, c’est moi ; moi qui dans ma lettre aux souverains à l’occasion de la mort de mon cher et regretté père, ai solennellement déclaré que j’entendais revendiquer tous les droits et prérogatives qu’il me transmettait en dépôt, moi qui tiens du comte de Chambord, avec le château de Frohsdorf, les reliques, les papiers et les archives de la monarchie légitime, ainsi que la maîtrise des ordres royaux. Son Altesse Royale, le duc d’Orléans est d’autant moins qualifié pour faire un chevalier du Saint-Esprit qu’il est le tout dernier de notre arbre généalogique et que sa branche ne peut produire la moindre prétention qu’après la complète extinction non seulement de la mienne mais encore de celle d’Espagne, des Deux-Siciles et de Parme”.

Le 9 mai 1926 à Paul Watrin : J’admets qu’on puisse croire au principe électif, mais si l’on dit admettre le vieux principe monarchique français, il faut s’en tenir à ses lois ; les orléanistes sont libres de prôner une monarchie où quelques bourgeois élisent le roi, mais ils n’ont pas le droit de dire que là sont les vieilles lois fondamentales du Royaume de France, où Dieu fait le roi en le faisant naître l’aîné”.

Le 8 décembre 1931 (Journal des Débats) : Je suis un mainteneur, je ne suis pas un prétendant».

«Un prétendant, c’est un homme de coup d’État ; un roi légitime ne gouverne que d’accord avec son peuple, qui doit être un peuple libre. C’est cela qui s’appelle la monarchie nationale, où le roi est pour tous un frère aîné et un père. En France, tous les Français se sentent de la famille royale ; voilà pourquoi l’égalité est un instinct français. En France, «le roi appartient au pays, le pays n’est pas au roi. Ceux qui critiquent Louis XVI ou mon aïeul Charles X ne savent pas ce qu’est un roi de France. Il ne peut régner si l’accord entre lui et son peuple est brisé. S’emparer du pouvoir par un coup d’État, mais c’est faire du roi légitime un aventurier. Henri V a vécu cette doctrine. Bien peu l’ont compris.

En 1924, le Prince félicita et encouragea le général de Castelnau qui venait d’organiser le grand mouvement des catholiques de France dégoûtés de voir qu’après le profond sacrifice de la guerre de 1914-1918, la France républicaine retombait dans les mêmes erreurs.

Le Prince avait une dévotion particulière pour Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus dont il portait une relique sur lui depuis une visite au Carmel en juin 1926.

Le Prince Jacques était célibataire et de sa ligne il n’y avait plus qu’un oncle, Charles sans postérité. A la mort des Princes Jacques et Charles, l’aînesse des Bourbons allait donc passer au descendant de François de Paule, le roi constitutionnel d’Espagne, Alphonse XIII. Pour les séparer il y avait, en Espagne les guerres carlistes et plus généralement une certaine connivence du souverain espagnol avec les Orléans.

Soucieux de la paix, le Prince Jacques voulut la réconciliation de son vivant. Cette réconciliation, en 1931, était facilitée par le fait que le 14 avril 1931, Alphonse XIII avait dû quitter l’Espagne et résidait à Fontainebleau.

Alphonse XIII se rendit au domicile parisien du prince Jacques, avenue Hoche, le 23 septembre 1931. L’aîné des Bourbons tint à faire reconnaître les droits imprescriptibles à la Couronne de France.

Tout d’abord, t’es-tu compromis avec nos cadets quant à la succession royale de France ? Cela n’a rien à voir avec l’Espagne et, cependant, sache-le bien, si nous ne sommes pas d’accord sur la question française, impossible pour moi de m’entendre avec toi pour une union pratique en Espagne”.

“Peu importe qu’il y ait un jour ou qu’il n’y ait jamais de monarchie en France ! Mais il importe beaucoup qu’un Bourbon soit toujours fidèle à la France, où qu’il aille, où qu’il règne. Le Chef de la Maison de France, c’est l’aîné des Bourbons. Un jour, sans doute, ce sera toi car tu es jeune et survivras à moi et à mon oncle. Dans tous les pays sauf la France, les rois peuvent abdiquer, les dynastes peuvent renoncer. En France, toute abdication, toute renonciation est nulle parce que les princes des fleurs de lys sont à la France. La France peut renoncer à eux, la réciproque n’est pas vraie. Pour la France tu ne pourras jamais ni renoncer ni abdiquer. De même après toi, ton fils aîné, n’eût-il ni bras ni jambes, prendra ta place comme chef de la Maison de France. Là il n’y a pas d’abdication possible.

Alphonse XIII acquiesça aux demandes de l’aîné de sa Maison.

Deux jours plus tard, le prince Jacques lui rendit sa visite à Fontainebleau et lui remit un collier de l’Ordre du Saint-Esprit.

Le prince Jacques mourut le 2 octobre 1931. Ses obsèques se déroulèrent avec une grande solennité à Saint Philippe-du-Roule, ceci durant plusieurs jours. Le dernier jour, la messe fut célébrée par Mgr Mayol de Luppé, protonotaire apostolique. La cérémonie fut présidée par le roi Alphonse XIII, accompagné de la reine et de leurs enfants, les princes des Deux-Siciles et les princes de Parme, en présence du Cardinal Verdier, Archevêque de Paris et du Maréchal Lyautey.







 Charles XII 1848                                            1931 1936

Né le 12 septembre 1849, le prince Charles allait sur ses 82 ans en 1931.

Lieutenant aux les Zouaves pontificaux, il avait été blessé deux fois pendant les combats de 1870 à Rome.

C’est lui qui avait été chargé d’éconduire l’envoyé du Comte de Paris venant demander à son père une renonciation au trône.

Son grand âge l’empêcha d’avoir un rôle réellement politique en qualité de Chef de la Maison de France. Alphonse I (1886-1936+1941)

Lorsque le 29 septembre 1936, le prince Alphonse devient l’aîné de la Maison de Bourbon, il n’est plus roi d’Espagne depuis 1931. C’est un prince exilé. Il est venu d’abord s’installer en France, jusqu’à ce que le Front populaire le chasse, puis en Italie.

L’ex-roi d’Espagne connaissait bien la France.

Au Maroc, son influence, son entente personnelle avec le général Lyautey sut éviter de graves conflits entre la France et l’Espagne. Mais c’est lors de la 1re Guerre mondiale que le prince put montrer concrètement son attachement à la terre de ses ancêtres. Quand éclata la guerre de 1914, il fit savoir au gouvernement français qu’il pouvait sans crainte dégarnir la frontière des Pyrénées dont il garantissait la sécurité absolue. Ce qui permit d’envoyer sans retard sur le front les renforts qui devaient contribuer à remporter la victoire de la Marne. De par sa volonté, les mines des Asturies nous fournirent le fer nécessaire à notre armement pendant toute la durée des hostilités.

Il fonda et dirigea lui-même le “ Service des blessés et des prisonniers de guerre”, chargé de la recherche des disparus, de la surveillance des camps, du rapatriement des malades, du ravitaillement des provinces envahies, de la grâce des condamnés obtenue à grand peine des tribunaux allemands. Toutes les interventions et les initiatives charitables du roi s’exercèrent pendant les quatre années de la guerre, en notre faveur. Alphonse XIII intervint au profit de 111 200 prisonniers militaires, 63 400 internés civils ou déportés. Il obtint le retour de 16 555 des nôtres.

Désigné par le droit, dans un contexte politique très difficile, pris entre la montée des Fronts populaires en France et en Espagne, qu’il dut alors quitter, et la montée du Fascisme en Italie où il avait trouvé refuge, le roi n’eut jamais à faire acte de prétendant. Toutefois, symboliquement, il prit les pleines armes de France en enlevant la bordure de gueules autour des fleurs de lys.

Il voulut que son fils aîné, le prince Jacques, épouse une française. Ce fut Emmanuelle, fille du vicomte Roger de Dampierre.

 

Alphonse Ier mourut à Rome le 28 février 1941.






HenriVI 1908                                      1941 1975
Le prince (Jacques) Henri naquit le 23 juin 1908. Il releva le titre de duc d’Anjou en 1946 et renonça, dès 1933, à ses droits à la Couronne d’Espagne. Les successions France/Espagne furent enfin claires.

Sourd-muet après une mastoïdite mal soignée, le prince Henri eut l’insigne mérite de se placer sans faillir en position de successeur légitime des rois de France.
A partir de 1947, le duc d’Anjou et de Ségovie fit célébrer à Paris, aux environs du 21 janvier, une messe traditionnelle en mémoire du roi Louis XVI, qu’il présidait généralement lui-même. Cette messe fut dite, à partir de 1972, à la Chapelle Expiatoire.

Le 8 mai 1956, le Prince était invité d’honneur, en tant que chef de la Maison de Bourbon, à la remise du reliquaire de saint Louis en la basilique de Saint-Denis.

La crise algérienne allait lui donner l’occasion d’intervenir directement dans la politique. Le duc d’Anjou et de Ségovie approuva publiquement la journée du 13 mai 1958 et l’action «de la noble armée française» en Algérie. En juin 1959, il parut sur les écrans de télévision. Le 10 décembre, la Gazette Royale publia un manifeste du Prince sur la question algérienne :

Le droit illégalement donné à la population d’une province française de faire sécession risque d’arracher l’Algérie à la France. Un Roi la lui a donnée. Fidèle à la tradition de ses ancêtres, leur légataire affirme que le territoire de la patrie est inaliénable et que nul ne peut s’arroger le droit d’en disposer.

En 1970, pour la commémoration de l’année «saint Louis», il participa à la plupart des cérémonies officielles, en particulier à Saint-Denis le dimanche 24 mai, puis au Palais de Justice, à l’invitation du ministre des Affaires Culturelles.

Le 8 mars 1972, le Duc d’Anjou et de Ségovie maria son fils aîné en grande pompe à la chapelle du palais du Prado : le Dauphin épousait Doña Carmen, fille du marquis de Villaverde, petite-fille du généralissime Franco.

En novembre, le Prince effectua un véritable voyage officiel dans les «provinces de l’Ouest», terres historiques de la fidélité catholique et royale. Accueilli avec sympathie et déférence par les autorités civiles, beaucoup plus fraîchement par les responsables religieux, il lança du Mont des Alouettes, symboliquement, le 19 novembre 1972, un appel à l’unité des Français dans la foi et le retour à la royauté capétienne, contre «toutes ces pollutions que sont l’étatisme, le laïcisme, le socialisme, les partis, l’immoralité et l’argent tout-puissant». Il profita de ce séjour pour visiter les locaux de la Diffusion de la Pensée Française à Chiré en Montreuil.

C’est en 1973 que le duc d’Anjou et de Ségovie devait faire dans l’actualité française l’une de ses ultimes interventions publiques. Etant donné l’imminence de sa mort (deux ans plus tard), ce texte a l’allure d’un testament politique. Il était adressé, copntre l’avortement, au président de l’Union des étudiants de France.

En tant que “successeur des Rois très-chrétiens et défenseur des hautes valeurs de la civilisation qui, pendant quinze siècles ont fait la grandeur de la France, le Prince dénonçait “le crime que l’on s’apprête à perpétrer contre la Nation. Il concluait : Je souhaite de tout mon coeur que la fille aînée de l’Église ne puisse jamais paraître au jugement de Dieu et de l’Histoire tachée du sang de ses enfants et propagatrice de l’idéologie de mort.

Le 10 mai 1974, dans la chapelle du château de Versailles, le Mémorial de France, commémorant le bi-centenaire de la mort de Louis XV, recevait encore son lointain descendant avec solennité.

Le Prince pouvait encore présider la messe du 19 janvier 1975, mais après une mauvaise chute, le 27 février, il mourut le 20 mars.




Alphonse II  1936-                                                                            1975 1989
Né à Rome le 20 avril 1936, le prince Alphonse fut baptisé par le cardinal Pacelli, le futur Pie XII. Il décéda le 31 janvier 1989 sur une piste de ski au Colorado.
L’on sait le rayonnement que ce prince redonna aux principes légitimistes, et les nombreux déplacements qu’il fit, tout particulièrement lors de la célébration du millénaire capétien 1987.

En mai 1988, le prince Alphonse prit part au pèlerinage traditionaliste de Chartres.

Le 15 août 1988, il renouvela le voeu de Louis XIII en participant à la procession à Abbeville là où trois cent cinquante ans plus tôt son aïeul avait consacré la France à la Vierge Marie.

Je crois que le message qu’il envoya le 12 janvier 1986 aux royalistes présents lors de la journée de la «Galette des Rois» résume particulièrement bien sa pensée.

Le voici :

“Vous vous êtes réunis aujourd’hui à Paris pour célébrer la Fête des Rois et partager la traditionnelle galette. En instituant cette fête de l’Épiphanie, l’Église a voulu inviter les chrétiens à méditer le mystère de l’incarnation et de la royauté spirituelle et sociale de Notre-Seigneur.

L’épisode si populaire des Rois Mages rappelle opportunément qu’il y a, au-dessus de ceux qui sont institués pour gouverner peuples et nations, un Roi des rois dont le Nom fait fléchir tout genou au Ciel, sur terre et dans les enfers.

La Fête des Rois, instituée dans les premiers siècles de l’Église, trouve son pendant dans celle du Christ-Roi que le pape Pie XI a établie en 1925 pour lutter contre l’apostasie générale des nations et la laïcisation des États au XXème siècle.

Dieu n’est pas seulement le Roi des individus, Il est aussi le Roi des sociétés. Les rois trèschrétiens, mes aïeux, savaient bien qu’ils n’étaient que les lieutenants du Christ qui est le vrai Roi de France. Et cela explique cette pensée du comte de Chambord qui voulait qu’on répétât sans cesse qu’il fallait, pour que la France soit sauvée, que Dieu y règne en maître pour qu’Henri V puisse y régner en roi. Ce prince si attachant et pourtant si méconnu était convaincu qu’on ne peut refuser ce que Dieu commande et que le devoir d’état d’un roi est de régner.

Qui sait ce que la Providence réserve à la France pour les années qui viennent ? Nous l’ignorons, mais notre devoir est de maintenir intact le dépôt venu du fond des âges et de le transmettre.

Je sais que tous ceux que cette manifestation assemble ici aujourd’hui sont dans cette disposition d’esprit et je tiens à ce que l’on sache que l’aîné des Capétiens et le chef de la maison de Bourbon y demeure fermement attaché”.

Louis XX 1974-                                              1989-

 

Rien ne saurait, à mon sens, mieux résumer la pensée de ce jeune prince pour ces  vingt-six ans que l’allocution qu’il  prononça au cours d’un dîner organisé par l’Institut de la Maison de Bourbon le 24 septembre 1999 à Paris et qui constitue un véritable programme.

La voici :

...Le sujet abordé ce soir “souverain et souveraineté” fait partie des grandes questions de société desquelles il n’est guère possible de faire abstraction. Il est au cœur de la fonction de gouverner et du devoir d’état. Le destin des Capétiens et des Bourbons s’y trouve tout entier résumé. Le Souverain est celui qui exerce le pouvoir suprême, la souveraineté. Telle est bien la fonction sociale la plus haute et aucun État ne peut se passer d’un souverain. Le choix que l’on en fait décide de ce que sera le corps social et donne son sens à l’État. Les rois de France, mes aïeux, ont très tôt fixé leur doctrine : le roi, souverain béni par l’onction du sacre, selon une belle formule définie par les juristes “est empereur en son royaume”. Durant des siècles, pour concrétiser cette idée, ils ont dû lutter à la fois contre les dangers de l’étranger toujours prêt à vouloir imposer ses règles à la souveraineté nationale et contre les périls intérieurs de ceux qui voulaient limiter la souveraineté du roi pour mieux dicter leur loi. Entre ces deux écueils, la France s’est bâtie et a prospéré.

Aujourd’hui, la question est loin d’être inactuelle et il me semble que si vous m’avez demandé d’être parmi vous c’est parce que vous avez tous conscience que le rôle des souverains est toujours aussi essentiel et qu’ils demeurent l’expression la plus sûre de la souveraineté et de la permanence de l’État.

Ce devoir, nous l’incarnons depuis que la France est France.

Vous pouvez être assurés que pour demain, que pour les jeunes qui, avec moi, auront à construire le nouveau siècle et à lui donner ses valeurs, je saurai prendre mes responsabilités et assumer l’héritage de la tradition...”.
Extrait du manifeste légitimiste.


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hussard1978


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MessagePosté le: Mar 3 Sep 2013, 08:44    Sujet du message: La politique et les catholiques de tradition Répondre en citant

Merci Henryk!

Quel que soit notre opinion sur Louis XX, il est roi. Légitimement et pleinement.
Il a aussi écrit une belle Lettre au sujet de la Loi Taubira.
Sans Roi la France ne se redressera pas. Instinctivement le peuple le sait (cf le sondage du Parisien à l'occasion de la naissance du prince en Angleterre)... le chemin est long, mais la réaction de cette année, même si elle n'a pas que des motifs catholiques, est porteuse d'espérance: à quand remontait de telles démonstrations (2 millions le 24 mars, chiffres de la DCRI) pour quelque chose d'immatériel? à quand remontaient tant de sacrifices de temps, d'humilité (gav, matraquages sans répondre...) et d'efforts sans que ce soit pour des avantages ou des prébandes?

De toute manières, la France étant le royaume de Notre Dame par officielle donation de Louis XIII (consécutive à des siècles de donations de coeurs comme en témoigne le nombre de cathédrales Notre Dame), Dieu ne laissera pas la victoire finale à Satan sur cette terre!


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Cadoudal
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MessagePosté le: Mar 3 Sep 2013, 09:45    Sujet du message: La politique et les catholiques de tradition Répondre en citant

le salut de la France , et de l ' Eglise,
passe par la restauration du roi très chrétien sur le trône de France.


nous sommes tous d' accord sur ce point.


que Louis XX soit désigné comme roi par les Lois fondamentales du royaume, nous sommes d' accord.


que Louis XX accepte  ce rôle  , c'est là qu'il y a place pour la déception;
constatation d'un vide.


pendant ce temps, la France , dirigée par les francs maçons, roule vers l' abîme.   


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hussard1978


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MessagePosté le: Mar 3 Sep 2013, 10:36    Sujet du message: La politique et les catholiques de tradition Répondre en citant

Cadoudal a écrit:

que Louis XX accepte  ce rôle  , c'est là qu'il y a place pour la déception;
constatation d'un vide.
  


Je ne suis d'accord qu'à moitié...certes je préfèrerai qu'il dise " Je suis roi, j'attends le sacre" mais il a quand même dit:

"J’attends et je ne reviendrai en France sur le trône qu’à la seule condition que ce soient les Français qui me le demandent"
" si les francais m'appellent, je répondrai, je ne me déroberai pas" (de toute façons il n'a pas le choix!)

Au fond, c'est assez moral comme réponse: c'est aux français de faire pénitence, de l'appeler et à lui en nom de Dieu de leur pardonner
ce n'est pas une question d'urne, c'est une question d'appel.... (je ne veux pas dire de bêtise ici mais il me semble que c'est arrivé une fois dans l'histoire de France (mérovingiens) je cherche)

et ce temps n'est pas si loin.... :
Sondage du Parisien (21 juillet ) Aimeriez-vous que la France ait un roi ou une reine ? OUI 47.7 % NON 52.3 % (près de 20 000 votants)

Il y a 8 ans J'ai été facteur durant 1 an à la campagne... et un facteur, les gens lui parlent beaucoup... et je peux vous dire que j'avais été surpris


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Cadoudal
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MessagePosté le: Mar 3 Sep 2013, 11:01    Sujet du message: La politique et les catholiques de tradition Répondre en citant

pour mémoire: Louis XX a rompu la tradition établie par Alphonse de participer à la messe dite à la Chapelle Expiatoire le 21 janvier.
cérémonie où les légitimistes se comptaient.

Louis XX préside l' association "duc d' Anjou"
objet social :association sans  but lucratif , ni politique.


la restauration monarchique n'est pas seulement une question politique, mais surtout  religieuse:
le retour au pacte de Reims  serait un envoi d' oxygène pour la France épuisée;
il signifierait la mort de la Révolution et la fin de l 'entreprise de destruction qui s' appelle
Franc Maçonnerie. 


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 15:04    Sujet du message: La politique et les catholiques de tradition

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