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L'Eglise et les TROIS ralliements"...
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Gentiloup
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Inscrit le: 21 Juin 2012
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MessagePosté le: Mar 3 Sep 2013, 23:12    Sujet du message: L'Eglise et les TROIS ralliements"... Répondre en citant

Suite au sujet de discussion: La politique et les catholiques de tradition voici trois très intéressantes vidéos sur

 "L'Eglise et le ralliement"
               
de Philippe PREVOST.

           

En lisant ce livre on se rend compte à quel point le dogme du ralliement de Léon XIII a été une catastrophe pour le catholicisme en France. Il a publié son encyclique "Au milieu des sollicitudes" qui demandait aux catholiques français qui étaient royalistes parce qu'ils étaient contrerévolutionnaires, de se rallier à la République, qui par malheur était révolutionnaire.

La France ne s'est jamais remise de se ralliement, elle commençait à s'en remettre grâce à l'Action Française, lorsqu' en 1926, Pie XI condamnait de façon très dur l'Action française, au point d'excommunier les simples abonnés au journal. C'est ce qu'on a appelé avec raison "le second ralliement". Et là, le pape a eu la peau du royalisme et dés lors les Catholiques français vont se compromettre définitivement avec la République. C'est l'ouverture en grand de la porte du libéralisme.

Il est à noter que cette tentative de mettre le catholicisme sous la coupe des libéraux n'a pas concerné que la France. Les gouvernements Irlandais, Allemand et Belge ont tenté une laïcisation anti-chrétienne, eux aussi. Mais dans ses pays les évêques et les fidèles ne se sont pas pliés aux volontés diplomatiques de Rome et ils ont vaincus, du moins momentanément.
Nous savons ce qu'il en a été du Mexique où les Cristeros qui se sont soumis par obéissance au pape, ont été décimés par les Francs-maçons au pouvoir avec l'appui de Rome, alors qu'ils étaient victorieux dans le combat des armes.

Je vous conseille très fortement le livre de Philippe Prévost, écrit dans un style très fluide, il se dévore!

Il y a une série de vidéos chez Franck Abed de Philippe Prévost sur ce thème, c'est très intéressant!



L'Eglise et le ralliement F ABED reçoit... par GENERATIONFA


L'Eglise et le ralliement F ABED reçoit... par GENERATIONFA


L'Eglise et le ralliement F ABED reçoit... par GENERATIONFA

Passionnant! Le libéralisme dans l'Eglise ne date pas de Vatican II!!!

           
              


Dernière édition par Gentiloup le Sam 7 Déc 2013, 19:50; édité 7 fois
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MessagePosté le: Mar 3 Sep 2013, 23:12    Sujet du message: Publicité

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Louis
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Messages: 282
Localisation: Rome Éternelle

MessagePosté le: Mer 4 Sep 2013, 03:34    Sujet du message: L'Eglise et les TROIS ralliements"... Répondre en citant

Voici un article qui donne un autre son de cloche catholique... le gallicanisme est vraiment très enraciné!

Léon XIII et le ralliement (mise au point)
Posted on 09/08/2013par sedevacantisme
"Le Pape Léon XIII ordonna aux catholiques de se coucher devant la république antireligieuse. Il est donc le responsable de l’apostasie actuelle.", affirment les impies manipulateurs.
Face à ces calomnies, à ces insultes, nous nous devions de réagir.

Encyclique Au milieu des sollicitudes (cliquez)

Certains affirment  donc que le Pape demanda, par cette encyclique, aux Catholiques français de « se rallier » à la République antireligieuse.
Manipulation !
Le Pape demanda aux catholiques, non pas de se coucher devant les ennemis de Dieu, mais bien de faire abstraction de leurs différences politiques afin de se rallier entre eux pour lutter contre les lois antireligieuses et les tendances maçonniques de la république !

Le Pape laisse même le loisir aux monarchistes de conserver leur préférence politique… Il leur demande seulement de s’unir aux autres Catholiques, toutes tendances politiques confondues, pour contrer la secte anti-France.
Car, à l’époque, malheureusement, les Catholiques n’étaient pas tous monarchistes et parmi ceux qui l’étaient beaucoup de divisions régnaient.
Il y avait tout le panel des royalistes : des légitimistes qui étaient les uns pour la descendance d’Espagne, les autres pour celle de Louis XVII, jusqu’aux orléanistes ; il y avait les bonapartistes, etc. ; et, il y avait aussi parmi ceux qui se réclamaient catholiques, des partisans de la république, soit d’une république catholique, soit même, pour les faux catholiques, de la République telle qu’elle existait en France sous le fallacieux prétexte qu’il faut bien vivre avec son temps.
Or, répétons-le, Sa Sainteté Léon XIII n’a pas demandé aux Catholiques français de « se rallier » à une république qui est « une république antireligieuse », mais il leur a demandé de s’unir entre eux, en faisant abstraction pour cela de leurs tendances politiques respectives, afin de lutter contre les francs-maçons et les lois antireligieuses de la République.

L’accusation de ces gens contre le Pape Léon XIII est donc proprement calomnieuse et n’est certes pas digne de fils de la Sainte Église sur laquelle ces impies rejettent la cause des maux qui nous accablent aujourd’hui !
Ils feraient mieux de battre leur propre coulpe et celle de tous les Français responsables, au moins par leurs péchés si ce n’est directement, de l’existence de ce régime merdique (excusez le terme, mais il devient malheureusement à propos avec les événements actuels…) !…
Ce n’est certes pas la faute des Papes si la République en France est ce qu’elle est, mais bien plutôt la faute des Français.
On récolte ce que l’on a semé.

Ces impies accusent Léon XIII d’avoir « désarmé les Catholiques » !
Lesquels n’auraient su être armés, désunis qu’ils étaient, face à des ennemis qui savaient, eux, fort bien, trop bien, ce qu’ils voulaient…
Les Catholiques français était d’autant moins unis, et donc d’autant plus désarmés avant que Léon XIII n’intervienne, que, parmi les monarchistes mêmes, il y avait des boulangistes qui venaient de se ramasser une ridicule mais cuisante défaite, et c’est parce qu’après la débandade scandaleuse du “boulangisme” il n’y avait plus d’autre gouvernement possible en France que la triste 3ième République, sinon l’anarchie venait régner en maîtresse, que le Pape demanda aux catholiques français de s’unir entre eux en faisant abstraction de leurs préférences politiques (qu’il reconnaissait être légitimes ! il faut lire l’Encyclique “Au milieu des sollicitudes” entièrement…) au sein des institutions républicaines, que le Pape croyait encore possible qu’elles devinssent catholiques (et, dans l’histoire, cela a existé…), pour œuvrer afin que la République devînt catholique.

Cela, malheureusement, n’est pas arrivé.
Non seulement parce que les loges ont manœuvré pour que cela n’arrivât point mais surtout et principalement parce que les Catholiques ont refusé le conseil du Pape de s’unir entre eux : les Catholiques français républicains en déformant, à l’instigation des loges qui les noyautaient, la pensée du Pape et en criant à la face de leurs frères monarchistes la prétendue défaite de ceux-ci qui auraient été ainsi désavoués par Léon XIII (alors qu’à l’origine il n’en était rien) et les Catholiques français monarchistes, eux aussi – ne soyons pas dupes – infiltrés par la maçonnerie, en refusant d’écouter le Pape.
La faute ne revient donc pas à la Sainte Église mais aux Français eux-mêmes et l’analyse que font de nos jours, soit plus de cent ans après, certains impies qui profitent que nous soyons hors du contexte de l’époque pour salir la Papauté, est entièrement faussée, tendancieuse :suspect:et irrespectueuse pour notre Mère, l’Église Catholique !


Ces impies n’appartiennent pas à son âme…




http://sedevacantisme.wordpress.com/2013/08/09/leon-xiii-et-le-ralliement-m…





 


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Alix
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MessagePosté le: Mer 4 Sep 2013, 07:05    Sujet du message: L'Eglise et les TROIS ralliements"... Répondre en citant

 Il me semble que les papes  Léon XIII et Pie XI ont eu la même vision de l'avenir des catholiques que Mgr Fellay de l'avenir de la la tradition!
 Et n'oublions pas Pie VII et le concordat!


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Cadoudal
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MessagePosté le: Mer 4 Sep 2013, 07:26    Sujet du message: L'Eglise et les TROIS ralliements"... Répondre en citant

Léon XIII  a interdit aux Français d'invoquer l' autorité  de l 'Eglise pour combattre la République.


par cet ordre , il a brisé les reins du mouvement légitimiste ;lequel  a disparu aussitôt comme mouvement politique.


peut être le pape était-il lassé des échecs répétés de notre cause ?


un historien a avancé l 'hypothèse que le pape attendait de la République la restitution des Etats pontificaux
en échange de cette attitude complaisante.


mais le ralliement  n'a profité qu'à la Révolution.


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Martin
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MessagePosté le: Mer 4 Sep 2013, 07:53    Sujet du message: L'Eglise et les TROIS ralliements"... Répondre en citant

 
Louis a écrit:
Voici un article qui donne un autre son de cloche catholique... le gallicanisme est vraiment très enraciné !

Merci Louis ! Comme pour confirmer ce que vous écrivez, je viens de lire sur le FC cette affirmation lamentable : “Beaucoup de nos problèmes aujourd'hui semblent trouver racine dans le triomphe du parti ultramontain à Vatican I.”

Il est vraiment navrant de voir avec quelle facilité, sous prétexte de lutter contre les “papes” actuels, des catholiques “traditionalistes” en arrivent à démolir la papauté avec des accents que les modernistes, les protestants et les schismatiques prétendument “orthodoxes” ne renieraient pas. Et j’avoue sur ce point leur préférer cent fois les plus obtus des sédévacantistes (et Dieu sait s’il y en a...) : au moins ceux-ci ont apparemment conservé intacte la foi de leur baptême.

Sur le fond, je suis entièrement d’accord avec l’auteur que vous citez : doctrinalement, les encycliques de Léon XIII sont impeccables, y compris celles qui concernent le “ralliement”.

Mais je voudrais tout de même y apporter un bémol : il est difficile de donner entièrement tort à ceux qui, tant dans le camp “progressiste” que parmi leurs adversaires, ont cru comprendre qu’en préconisant le ralliement, Léon XIII – contre l’esprit et la lettre de ses encycliques – engageait en fait les catholiques à mettre une sourdine à leurs revendications religieuses.

Dans ses encycliques, Léon XIII donnait aux catholiques la consigne de ne jamais accepter la législation laïque, d’obéir en tout au pouvoir établi, sauf ce qui va contre Dieu. Consigne qui rejoignait celles de tous ses prédécesseurs, et en particulier ceux qui étaient morts martyrs pendant les siècles qui ont précédé l’édit de l’empereur Constantin.

Dans les faits, en revanche, le même Léon XIII a trop souvent donné l’impression, au moins en France, de rechercher l’apaisement avec les autorités politiques en minimisant le conflit religieux. Ses intentions étaient sans doute pures : il imaginait peut-être, comme Pie XI à propos du Mexique, que la franc-maçonnerie était moins omniprésente dans la politique française qu’elle ne l’était en réalité.

Je pourrais multiplier les preuves de cet état d’esprit, notamment en dressant le portrait des évêques et des hommes politiques catholiques qui ont ouvertement bénéficié de l’approbation de Léon XIII. Mais il me semble que l’illustration la plus manifeste est encore un entretien que le pape a accordé au journaliste français Judet (Petit Journal, n° 10645 du 17 février 1892, p. 1) et où il faisait l’éloge de la démocratie américaine en des termes qu’on serait beaucoup moins surpris de trouver sous la plume d’un Paul VI, d’un Jean-Paul II ou d’un Benoît XVI :

Léon XIII a écrit:
Les Etats-Unis, qui sont en république, malgré les inconvénients qui dérivent d’une liberté sans bornes, grandissent tous les jours, et l’Eglise catholique s’y est développée sans avoir de luttes à soutenir contre l’Etat. Ces deux puissances s’accordent très bien, comme elles doivent s’accorder partout, à la condition que l’une n’empiète pas sur les droits de l’autre ; la liberté est bien réellement là-bas le fondement des rapports entre le pouvoir civil et la conscience religieuse. L’Eglise réclame avant toute autre chose la liberté ; ma voix autorisée doit être entendue pour que son but et son attitude ne soient plus dénaturées par des attaques mal fondées. Ce qui convient aux Etats-Unis lui convient à plus forte raison dans la France républicaine.

Difficile, en lisant ce texte, de donner complètement tort à Jean Madiran quand il écrivait “que le gouvernement de Léon XIII a fonctionné, non pas toujours, mais plusieurs fois, comme s’il tenait pour simple rhétorique l’enseignement doctrinal du même Léon XIII.” (Les deux démocraties, 1977, p. 131.)

M.
 


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Henryk


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MessagePosté le: Mer 4 Sep 2013, 08:00    Sujet du message: L'Eglise et les TROIS ralliements"... Répondre en citant

Le pape curieusement a soutenu le (père?) Lebbe en 1926 promoteur du nationalisme chinois en déposant l'évêque Dumont de Shangaï.

Pie XII lève l'excommunication de l'Action française en 1939.

Cadoudal a écrit:
"peut être le pape était-il lassé des échecs répétés de notre cause ?"


N'oublions pas que le St Père est seul face à des cardinaux, dont certains sont des enragés, ou des francs maçons. Je ne puis constater comme vous de l'abbaissement de l'Eglise depuis le rezzou des garibaldiens. La faiblesse des catholiques contre les erreurs véhiculées par l'hérésie protestante.


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Criton
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MessagePosté le: Mer 4 Sep 2013, 08:32    Sujet du message: L'Eglise et les TROIS ralliements"... Répondre en citant

Pour répondre à Louis,

je ne citerai que les paroles du Comte de Chambord, qui réagit au ralliement exigé par Léon XIII en disant :
"Je ne savais pas que l'Eglise prônait le suicide".

N'oublions pas que le secrétaire d'Etat de Léon XIII était Mariano Rampolla, cardinal franc-maçon.  Son influence sur le pape a du être déterminante dans cette affaire.

Le Cal Rampolla a failli devenir pape à la mort de Léon XIII en 1903 (à la place de Saint Pie X), sans le véto posé par l'Empereur d'Autriche-Hongrie (sans doute bien renseigné à son sujet).

 Les démocrates-chrétiens issus du ralliement n'ont été à mon sens que les idiots utiles de la franc-maçonnerie.  


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Cadoudal
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MessagePosté le: Mer 4 Sep 2013, 09:06    Sujet du message: L'Eglise et les TROIS ralliements"... Répondre en citant

déclaration du cardinal Lavigerie en 1890 devant des officiers légitimistes à Alger :


"l 'honneur et la conscience ordonnent à chacun de nous de nous sacrifier ( en adhérant à la République )"


le cardinal avait été reçu par Léon XIII  peu de jours auparavant, et transmettait les ordres.


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Cyrille
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MessagePosté le: Mer 4 Sep 2013, 09:38    Sujet du message: L'Eglise et les TROIS ralliements"... Répondre en citant

 
Criton1963 a écrit:
Le Cal Rampolla a failli devenir pape à la mort de Léon XIII en 1903 (à la place de Saint Pie X), sans le véto posé par l'Empereur d'Autriche-Hongrie (sans doute bien renseigné à son sujet).

C’est très discutable. Plusieurs témoins s’inscrivent en faux contre la portée réelle et surtout l’opportunité du veto autrichien, à commencer par le cardinal Merry del Val, secrétaire du conclave avant de devenir, comme chacun sait, le secrétaire d’Etat du saint pape :

Le cardinal Merry del Val (Pie X. Impressions et souvenirs, 1951, p. 18) a écrit:
Le jour précédent avait été le témoin de l’odieux « veto » de nature politique porté par l’Autriche au Cardinal Rampolla.

Celui-ci – c’était ma conviction – n’aurait pas été élu Pape car la majorité des cardinaux était absolument décidée à désigner un autre candidat. Il gardait cependant la possibilité de réunir le nombre de voix nécessaires en sa faveur à la suite de la forte indignation soulevée par l’intervention du Cardinal Puzyna, au nom de l’empereur d’Autriche-Hongrie, qui provoqua une violente réaction affective parmi le Sacré Collège et le détermina à élever une protestation solennelle pour la défense de la liberté du Conclave et des droits de l’Eglise.

J’ajouterai que, pour être certain que cela n’arrive plus jamais, saint Pie X, à peine élu, défendit aux cardinaux, sous peine d’excommunication latæ sententiæ spécialement réservée au Souverain Pontife, de faire connaître un veto d’un pouvoir séculier.
 


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Cadoudal
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MessagePosté le: Mer 4 Sep 2013, 09:58    Sujet du message: L'Eglise et les TROIS ralliements"... Répondre en citant

le veto de l 'empereur semble plutôt résulter du refus de Rampolla d' accorder des obsèques religieuses 
à l' archiduc, suicidé à Mayerling .
petit vengeance dépourvue de  grandeur.


quant au droit de veto de l 'Empereur , il remontait à l 'empereur Othon le Grand
qui avait redressé la papauté par ce moyen et mis fin au scandale de la pornocratie pontificale 
du X° siècle .


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Gentiloup
Admin

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MessagePosté le: Mer 4 Sep 2013, 10:11    Sujet du message: L'Eglise et les TROIS ralliements"... Répondre en citant

Il serait plus intéressant de contrer les arguments historiques de Philippe Prévost par d'autres arguments historiques, plutôt que de lui opposer des arguments idéologiques. Parce que vouloir à toute force que jusqu'à Vatican II les papes aient agi systématiquement dans l'intérêt de la Tradition par opposition aux papes conciliaires, est vite dit, encore faut-il le démontrer. "Contra factum non fecit argumentem", ainsi que le dit à un  autre propos aussi, Mgr Lefebvre: contre les fait les arguments ne valent rien.

L'intelligence doit se mouler sur les faits et réalités. Par opposition à la façon moderniste de tordre l'intelligence pour la mouler sur des postulats.

Mgr Lefebvre qui avait un respect sans faille pour les papes d'avant Vatican II, émet cependant des réserves sur le ralliement de Léon XIII à la République.

Le député Keller a fait tout ce qui était en lui pour détourner le cardinal Lavigerie de ses erreurs et pour convaincre Léon XIII qu'il faisait fausse route. Rien n'y fit.

"Le Sel de  la Terre" a publié une série d'articles sur l'action et les discours de ce député catholique infatigable qui fut désemparé par le ralliement. Philippe Prévost ne met pas en cause les bonnes intentions de ces papes du ralliement, a priori, il expose des faits. Il y a  cependant, objectivement, des questions à se poser quant à l'insistance de ces papes pour le ralliement aux pouvoirs politiques, souvent maçonniques et même marxiste en ce qui concerne le Mexique. En tout cas toujours de tendance révolutionnaire. Il y a aussi eu une encyclique ralliériste, peu connue en France, du pape Benoît XV demandant aux Portugais de se rallier au pouvoir maçonnique alors que ND de Fatima était clairement venue demander de lutter contre. Les termes de cette encyclique sont beaucoup plus graves que ceux de l'encyclique de Léon XIII. Heureusement, à ce moment-là, pour le catholicisme du Portugal, c'est Salazar qui a pris le pouvoir.

Le Concordat avec Bonaparte, ainsi que le souligne Alix, pose de sérieux problèmes en lui-même aussi. C'est même sans doute de là qu'en fait tout est parti. Lorsque les papes font de la soumission aux pouvoirs civils une règle absolue, il y a des questions légitimes à se poser.  


Dernière édition par Gentiloup le Ven 6 Sep 2013, 23:13; édité 2 fois
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Gentiloup
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MessagePosté le: Mer 4 Sep 2013, 10:40    Sujet du message: L'Eglise et les TROIS ralliements"... Répondre en citant

Cyrille a écrit:
J’ajouterai que, pour être certain que cela n’arrive plus jamais, saint Pie X, à peine élu, défendit aux cardinaux, sous peine d’excommunication latæ sententiæ spécialement réservée au Souverain Pontife, de faire connaître un veto d’un pouvoir séculier.

  

Saint-Pie X avait de bonnes raisons de faire supprimer ce droit exorbitant, si on s'en tient à la façon dont l'élection de Léon XIII s'est passée. Du moins tel que rapportée par Philippe Prévost (ch 2 page 53), que je résume :

Pie IX, qui se méfiait beaucoup du cardinal Pecci avait fait savoir à son entourage que mourir lui était égal s'il n'avait pas peur d'avoir le cardinal Pecci comme successeur. C'est précisément ce qui se passa. Après sa mort, le conclave se réunit. Il existait trois candidats sérieux à la succession: le cardina Biglio, rédacteur du Syllabus (très traditionnel) et les cardinaux Franchi et Pecci tous les deux favorables "à la conciliation et à l'apaisement". Les gouvernements comme de coutume font pression sur les cardinaux. Pour le gouvernement français, le ministre des Affaires étrangères, le protestant Wedington, chargea le cardinal Bonnechose de jeter l'exclusive contre le cardinal Biglio.
Au premier tour le cardinal Pecci obtint 23 voix, Franchi 5 et Biglio 7. Vingt-sept cardinaux avaient dispersé leurs voix qui pouvaient se réunir au second tour sur le cardinal Biglio. C'est alors que le cardinal Bonnechose  avertit le cardinal Di Pietri, sous-doyen du Sacré Collège, "de l'exclusive dont l'avait chargé le gouvernement français". Avant le second tour le cardinal Biglio fit savoir qu'il ne pouvait accepter la tiare, il demanda que les voix qui s'étaient portées sur son nom se reportassent sur le cardinal Pecci; en faveur de qui, l’ambassadeur de France avait fait ouvertement campagne avant l'ouverture du conclave. C'est ainsi que Léon XIII fut élu.
  


Dernière édition par Gentiloup le Mer 4 Sep 2013, 17:34; édité 1 fois
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Cadoudal
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MessagePosté le: Mer 4 Sep 2013, 10:49    Sujet du message: L'Eglise et les TROIS ralliements"... Répondre en citant

nous ne sommes malheureusement plus à l 'époque des deux glaives,
où le pape revendiquait ,au nom de Jésus Christ, le glaive spirituel et le glaive temporel.
il s' adressait à une population entièrement chrétienne.

depuis la Réforme, l 'incrédulité et l' hostilité à l' ordre naturel règnent dans ce qui fut la chrétienté.


Mahomet entre en force dans la cité de Dieu.


quant aux papes , ils ne parlent pas de la  même manière,
sous Néron, sous Dioclétien, sous Charlemagne, sous saint Louis, sous Staline.
il faut bien s' adapter au terrain.


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Martin
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MessagePosté le: Mer 4 Sep 2013, 13:21    Sujet du message: L'Eglise et les TROIS ralliements"... Répondre en citant

 
Gentiloup a écrit:
C'est alors que le cardinal Bonnechose  avertit le cardinal Di Pietri, sous-doyen du Sacré Collège, "de l'exclusive dont l'avait chargé le gouvernement français".

Philippe Prévost est l’un des rares auteurs à parler de ce veto français, pourtant tout aussi avéré que le veto autrichien. Il faut croire qu’émanant d’un gouvernement anticlérical, on est prié de le trouver plus naturel que venant d’un Etat officiellement catholique...

Toujours à propos de la conduite de Léon XIII, un ami m’a signalé ce texte de Dom Besse qui rejoint en gros la remarque de Cadoudal ci-dessus :

Dom Besse (cité par le Chanoine E. Catta, La Doctrine politique et sociale du Cardinal Pie, NEL, 1959, pp. 358-359) a écrit:
Pie IX avait défendu le pouvoir temporel envers et contre tous. Léon XIII fit de son rétablissement le but de tous ses efforts. En attendant, la prudence lui commandait de maintenir avec un soin jaloux la représentation diplomatique, reste glorieux de sa souveraineté perdue. Son goût prononcé pour la diplomatie la lui rendait encore plus chère. Pie IX, qui voyait dans la plupart des gouvernements des adversaires de son droit, s’appuyait sur les évêques et le peuple fidèle et les soutenait volontiers dans leurs revendications légitimes contre ces mêmes gouvernements. Tout autre fut la conduite de Léon XIII ; il ne pouvait rien sans le secours bienveillant des pouvoirs établis, puisque le maintien de la représentation diplomatique était un effet de leur bon plaisir. Il se vit donc obligé de les prendre tels qu’ils étaient au jour de son couronnement, sans se préoccuper de leur origine ou de leur légitimité... La politique de Pie IX ne pouvait donc pas être celle de Léon XIII. Les chefs de l’action catholique en France, les hommes de Pie IX, seraient-ils les hommes de son successeur ?... Mgr Pie se rendit compte de la situation. Il ne lui appartenait plus d’être le chef militant des catholiques français. Les circonstances l’avaient élevé à ce poste d’honneur, il sut le quitter quand l’Evêque des évêques eut donné aux combattants un autre mot d’ordre.

Et voici le commentaire de mon correspondant sur cette politique (c’est moi qui ai souligné certains passages) :

Citation:
– Il est juste d’affirmer que dans l’exercice de son magistère le pape Léon XIII appelait en effet à bon droit tous les catholiques français à s’unir dans la défense de l’Eglise.

– Cependant, le choix concret des moyens était discutable sinon lamentable. Le monarchisme de beaucoup, dans ses différentes variantes, était-il réellement un obstacle à l’unité demandée par Léon XIII ? Dans les faits certainement pas puisque catholiques légitimistes, orléanistes, bonapartistes et républicains conservateurs étaient déjà alors réunis dans la coalition d’Union conservatrice du baron Mackau. Que demander de plus ? L’Action libérale de Jacques Piou, patronnée par Léon XIII, loin de réaliser l’union, n’a fait qu’ajouter une division. De surcroît, le parrain français du Ralliement n’était autre que le funeste Cardinal Lavigerie, héritier de Mgr Maret [note de M. : le plus anti-infaillibiliste des évêques français]. Par le choix des moyens, c’était le catholicisme libéral qui était remis en selle. La résultante de tout cela c’était la mort en France du catholicisme intégral sur le terrain politique, si l’on excepte l’alliance objective avec l’Action française.

– De ce point de vue, s’il est vrai qu’il n’y eut pas de rupture doctrinale entre Léon XIII et saint Pie X, il est cependant exact qu’il y eut en 1903 une rupture politique relativement au choix des moyens. L’Action libérale perdait le patronage pontifical, et l’alliance avec l’Action française était tolérée. Quant aux évêques qui étaient nommés par saint Pie X et qui avaient l’oreille de ce dernier, ils n’étaient certes plus de la trempe d’un Lavigerie.

– Avec Benoît XV et Pie XI, ce fut le retour à la ligne Léon XIII. Toujours la même doctrine, avec le triomphe du Christ-Roi (encyclique Quas primas), mais retour à la politique de Léon XIII, notamment avec le Ralliement de 1926.

M.
 


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Gentiloup
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MessagePosté le: Mer 4 Sep 2013, 15:10    Sujet du message: L'Eglise et les TROIS ralliements"... Répondre en citant

Merci Martin, cela est très intéressant parce que votre ami abonde dans le sens de l'étude de Philippe Prévost. Il est toujours intéressant de recouper plusieurs sources. Hélas nous ne connaissons pas la ou les sources de votre ami.

Alix faisait une comparaison entre la politique de ralliement de Mgr Fellay et celle de ces papes libéraux qui ont alimenté une politique de ralliement de l'Eglise. Le parallèle, toutes choses égales par ailleurs, est assez bien vu.

Ces papes libéraux étaient toujours dans la Tradition, puisqu'ils n'ont pas touché aux dogmes fondamentaux (bien qu'en lisant Ph. Prévost, il semble qu'ils en aient quand même effleurés quelques fois), mais ils étaient à la limite de basculer, sans encore avoir basculé.

C'est un peu le cas de Mgr Fellay qui est toujours bien dans une Fraternité traditionnelle, hors de l'autorité conciliaire, mais qui flirte avec le ralliement au point d'avoir failli basculé une fois et que tout indique qu'il n'hésiterait pas à franchir le pas si les circonstances le lui permettaient et si Rome lui permettait de signer un accord qui "passe" auprès des membres de la Fraternité, ainsi qu'il l'a écrit dans sa lettre à Benoît XVI:
"Malheureusement dans le contexte actuel de la Fraternité, la nouvelle déclaration ne passera pas."

Si Dieu veut, Dieu permettra que Mgr Fellay ait au plus vite un Pie IX ou un Pie X ou même un Pie XII, pour successeur. (mutatis mutandis) L'avenir nous le dira. Ce qui est certain, c'est que rien n'est jamais acquis dans ce bas monde, et que le démon ne se lasse pas. Dieu non plus d'ailleurs, ce qui nous permet de penser que la dérive révolutionnaire actuelle cessera un jour. C'est même une promesse de Notre Seigneur Jésus-Christ.  


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Gentiloup
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MessagePosté le: Jeu 5 Sep 2013, 13:34    Sujet du message: L'Eglise et les TROIS ralliements"... Répondre en citant

L'encyclique du ralliement adressée aux catholiques portugais Celeberrima, par Benoît XV, comporte certains passages absolument ahurissants:
Citation:
"A ce pouvoir [de la république maçonnique]  incombe le soin d'assurer le bien commun, qui, à coup sûr est après Dieu, dans la société la loi suprême [référence à l'encyclique de Léon XIII] (...)
"Vos fidèles se conformeront à cet enseignement et à la pratique de l'Eglise: celle-ci a toujours accoutumé d'entretenir des rapports d'amitié avec les gouvernements, quelle qu('en fut la forme (...)
Les catholiques de votre pays obéiront donc en toute bonne foi au pouvoir civil tel qu'il est actuellement constitué, et ils accepteront sans répugnance, en vue du bien commun de la religion et de la patrie, les charges publiques qui leur seront confiées. " (cité p. 108 par Ph. Prévost)

 
Par ailleurs cette encyclique est au moins en partie en contradiction avec celle de Saint-Pie X, jandudum in Lusitania, publiée six ans auparavant. Dans cette encyclique le saint pape énumérait pour les condamner toutes le s mesures prises depuis toutes les mesures prises depuis 1910 par le pouvoir républicain contre l'Eglise. Certes le régime s'était assoupli entre-temps, mais les lois anticléricales n'étaient pas abrogées.

 


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Prague
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MessagePosté le: Jeu 5 Sep 2013, 16:10    Sujet du message: L'Eglise et les TROIS ralliements"... Répondre en citant

A ce propos on peut se rappeler que le père Le Floc'h qui a été sanctionné par Pie XI au motif qu'il ne se soumettait pas avec assez d'enthousiasme au second ralliement (1926), a été supérieur du séminaire de Rome. Il fut un professeur admiré de Mgr Lefebvre.  

  
Ce n'est donc pas tant l'éloignement de l'Afrique qui a permis à Mgr Lefebvre de ne pas apostasier, mais plutôt l'enseignement du père Le Floc'h, enseignement qui n'est pas tombé sur de la pierre ou sur un sol infertile:  
Le père Le Floc'h s'est soumis aussitôt la sanction tombée, sans avoir pu obtenir une entrevue avec le Saint-Père, mais il l'a toujours considérée comme injuste, il a défendu son honneur; Pie XII l'a finalement reçu et de ce fait réhabilité.  

  
Mais il faut savoir que les raisons cachées de cette sanctions sont plutôt que le père Le Floc'h avait une trop grande influence dans la nomination des évêques français, alors que pour le ralliement il aurait fallu des évêques soumis à la République. Il suffisait donc de limoger le père Le floc'h et quelques autres comme lui, de mettre à leur place des libéraux, puis d'attendre une dizaine d'années pour que l'épiscopat français soit mûr pour tous les ralliements.  
   
Citation:
"Et nous aimions notre père Le Floch. Nous y étions très attachés."  
Conférence prononcée par Mgr Lefebvre en 1982 à Montréal.  


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Martin
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MessagePosté le: Ven 6 Sep 2013, 07:26    Sujet du message: L'Eglise et les TROIS ralliements"... Répondre en citant

 
Gentiloup a écrit:
L’encyclique du ralliement adressée aux catholiques portugais Celeberrima, par Benoît XV, comporte certains passages absolument ahurissants : (...)

Aussi étonnant que ça puisse vous paraître, chère Gentiloup, cette encyclique que vous jugez ahurissante a été approuvée à l’époque par Salazar lui-même, notamment lors du discours qu’il prononça devant le IIe Congrès du “Centre catholique”, le parti catholique portugais. Si j’en crois son biographe Jacques Ploncard d’Assac (Salazar, DMM 1983, p. 36) il trouvait même excellente l’idée de Benoit XV « d’alléger la lutte proprement politique en retirant une grande masse d’individus de ces luttes, en plaçant au-dessus d’elles, étant donné son caractère d’urgence, le problème religieux, c’est-à-dire la satisfaction des revendications de l’Eglise, avec le sacrifice momentané des revendications d’ordre politique ».

Et lorsqu’il encourageait les catholiques à participer aux élections municipales à Venise, le futur saint Pie X, alors Patriarche de la cité des doges, n’était-il pas du même avis ?

M.
 


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Gentiloup
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MessagePosté le: Ven 6 Sep 2013, 19:48    Sujet du message: L'Eglise et les TROIS ralliements"... Répondre en citant

Martin a écrit:
Aussi étonnant que ça puisse vous paraître, chère Gentiloup, cette encyclique que vous jugez ahurissante a été approuvée à l’époque par Salazar lui-même, notamment lors du discours qu’il prononça devant le IIe Congrès du “Centre catholique”, le parti catholique portugais.



Je ne vois pas comment Salazar aurait pu être mécontent de cette encyclique qui demandait aux Catholiques portugais de se soumettre au pouvoir quel qu'il soit, cher Martin!
   

Martin a écrit:


Si j’en crois son biographe Jacques Ploncard d’Assac (Salazar, DMM 1983, p. 36) il trouvait même excellente l’idée de Benoit XV « d’alléger la lutte proprement politique en retirant une grande masse d’individus de ces luttes, en plaçant au-dessus d’elles, étant donné son caractère d’urgence, le problème religieux, c’est-à-dire la satisfaction des revendications de l’Eglise, avec le sacrifice momentané des revendications d’ordre politique ».



Certes, la lutte proprement politique était allégée! Puisque ce que Benoît XV dans sa lettre encyclique appelle "les factions et les partis politiques", vise, bien sûr les factions et les partis politiques catholiques sur lesquels, seuls, il avait du pouvoir! Il leur demande "l'obéissance au pouvoir établi, quelle que soit par ailleurs la constitution politique"!!! En fait il leur demandait de cesser la lutte contre la maçonnerie pour servir les intérêts diplomatique du Vatican. Ce sont les intérêts diplomatiques du Vatican que Salazar appelle "la satisfaction des revendications de l'Eglise"


   
La chance pour le Portugal c'est que cette encyclique soit finalement tombée entre les mains de Salazar, dont le régime n'avait rien à voir avec celui qui avait mené les pourparlers. La révolution dite des oeillets a mis un terme à tout cela et aujourd'hui cette encyclique fait le bonheur des deux parties: La Rome conciliaire et la république portugaise.  Maintenant il n'y a plus dichotomie entre les principes et la pratique, ce qui était une contradiction du temps de Benoît XV. Les bons principes traditionnels prônés par Léon XIII, Benoît XV et Pie IX étaient en contradiction évidente avec la pratique qui était demandée aux catholiques à travers ces divers ralliements.   

   
Et je me répète: Par ailleurs cette encyclique est au moins en partie en contradiction avec celle de Saint-Pie X, jandudum in Lusitania, publiée six ans auparavant, qui justement demandaient aux  Portugais de ne pas se soumettre au pouvoir maçonnique et de lutter contre par des associations et un parti politique, ce que Benoît XV appellera six ans plus tard "des factions et des partis politiques". Ceux-là même qui avaient été créé sous les recommandation de Pie X.
   

   
Pour mémoire voici quelques petits extraits de cette encyclique ahurissante de Benoît XV, Celeberrima:
   
    
Citation:
"Ainsi donc en pleine instabilité politique, au moment même où le pouvoir était occupé par la faction la plus dure de la maçonnerie, rassemblée par Alfredo Costa, le maître d'oeuvre de la lutte à mort contre la religion catholique de 1910 à 1914, avec le parti "démocrate", Benoît XV envoya, le 18 decembre 1919, une lettre au patriarche de Lisbonne et aux évêques portugais dont il importe de citer des passages importants:

"L'Eglise évidemment ne saurait défendre les factions ni servir les partis politiques; aussi lui appartient-elle de réclamer des fidèles l'obéissance au pouvoir établi, quelle que soit par ailleurs la constitution politique.

"A ce pouvoir  incombe le soin d'assurer le bien commun, qui, à coup sûr est après Dieu, dans la société la loi suprême [référence à l'encyclique de Léon XIII] (...)

"Vos fidèles se conformeront à cet enseignement et à la pratique de l'Eglise: celle-ci a toujours accoutumé d'entretenir des rapports d'amitié avec les gouvernements, quelle qu('en fut la forme (...)
Les catholiques de votre pays obéiront donc en toute bonne foi au pouvoir civil tel qu'il est actuellement constitué, et ils accepteront sans répugnance, en vue du bien commun de la religion et de la patrie,
les charges publiques qui leur seront confiées. " (cité p. 107 et 108 par Ph. Prévost)



   


D'une part les pouvoirs au Portugal étaient on ne peut moins stables, d'autre part cette lettre encyclique était adressée à une pouvoir républicain maçonnique. La chance du Portugal, c'est que Salazar soit arrivé aussitôt après et que ce fut lui qui la fit appliquer en premier. Mais cela aurait pu être Alfredo Costa, l'ennemi juré de l'Eglise... C'est sous Alfredo Costa que cette lettre a été envoyée pour être appliquée.    


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Martin
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MessagePosté le: Sam 7 Sep 2013, 05:55    Sujet du message: L'Eglise et les TROIS ralliements"... Répondre en citant

 
Je trouve amusant de voir comment vous avez oublié la moitié de mon objection, faisant l’impasse sur le comportement du futur saint Pie X qui, à l’époque où il était Patriarche de Venise, s’est lui aussi “rallié” à la constitution en place, au point de s’attirer quelques observations... du pape Léon XIII !

Il me parait évident que, s’il voulait rester logique, Prévost devrait condamner pour les mêmes motifs tous les papes depuis saint Pierre, car eux aussi ont adjuré les chrétiens de rester soumis aux empereurs païens et persécuteurs, sauf lorsque ceux-ci leur commandaient le péché. Pour rappel, cela allait quelquefois très loin, jusqu’à transformer en martyrs des unités entières de l’armée romaine (relisez la vie de saint Maurice et de sa légion thébaine) !

Ce n’est que dans des circonstances très limitées (Henri IV en Allemagne, Elisabeth I en Angleterre, Frente popular en Espagne...) que les papes ont délié certains catholiques de leur devoir d’obéissance, cessant du même coup de reconnaître l’autorité du pouvoir en place : je tiens à souligner ce dernier point, tant est confuse la conception que la plupart des “tradis” se font de l’autorité.

Pour ma modeste part, je devrai malheureusement en rester là car, au moins pendant quelques jours, je vais être privé d’Internet et de PC.

M.
 


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:48    Sujet du message: L'Eglise et les TROIS ralliements"...

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