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12 septembre 1213, La première victoire du Rosaire - Bataille de Muret

 
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Gentiloup
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MessagePosté le: Jeu 5 Sep 2013, 20:21    Sujet du message: 12 septembre 1213, La première victoire du Rosaire - Bataille de Muret Répondre en citant


Fêtons le huitième centenaire de cette victoire miraculeuse en méditant plus attentivement nos rosaires pour nos familles, nos amis, la Fraternité Saint-Pie X et pour l'Eglise.
_______________________



Saint-Dominique recevant le Saint-Rosaire
     

   

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complète
          
    
La première victoire du Rosaire
    
1213, la victoire de Muret, des Catholiques contre les Cathares                    

                     
Alors que l’hérésie Albigeoise (cathare) répandait l’impiété dans la province de Toulouse et s’y enracinait chaque jour plus profondément, saint Dominique, qui venait de fonder l’Ordre des Frères Prêcheurs, s’appliqua tout entier à la faire disparaître. Pour y arriver plus sûrement, il implora par des prières assidues le secours de la bienheureuse Vierge, dont les hérétiques attaquaient la dignité avec une souveraine impudence, et à laquelle il a été donné de détruire les hérésies dans l’univers entier.                      
                      
D’après la tradition, Marie lui recommanda de prêcher le Rosaire au peuple, lui faisant entendre que cette prière serait un secours exceptionnellement efficace contre les hérésies et les vices. Aussi est-il prodigieux de voir avec quelle ferveur d’âme et avec quel succès il s’acquitta de la tâche imposée.                      
                      
La bulle Consueverunt romani Pontifices (1569) du pape saint Pie V, note que Saint-Dominique a « inventé et propagé ensuite dans toute la sainte Église romaine un mode de prière, appelé Rosaire ou psautier de la bienheureuse Vierge Marie, qui consiste à honorer la bienheureuse Vierge par la récitation de cent cinquante Ave Maria, conformément au nombre des psaumes de David, en ajoutant à chaque dizaine d’Ave l’Oraison dominicale et la méditation des mystères de la vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ ."                     

                     


Albrecht Dürer, la Vierge de la fête du Rosaire  - Saint-Dominique au second plan
               
               
Le rosaire est diffusé et popularisé en Europe après les premières croisades dès le XIIe siècle par saint Dominique
                     
                      
la première victoire du Rosaire remportée à Muret, près de Toulouse, le 12 septembre 1213                     
                      
Des documents historiques montrent Saint-Dominique employant victorieusement cette prière dans une célèbre bataille contre les hérétiques. Il s’agit de la première victoire du Rosaire remportée à Muret, près de Toulouse, le 12 septembre 1213, par saint Dominique. Huit cents chevaliers catholiques, appelés par le pape Innocent III, se trouvent en face de 34 000 ennemis environ (des cathares renforcés par des troupes venues d’Espagne avec le roi Pierre II d’Aragon). Saint-Dominique monte alors avec le clergé et le peuple dans l’église de Muret, et il fait prier à tous le Rosaire.                      
                      
La victoire des chevaliers catholiques – menés par Simon de Montfort – est fulgurante et miraculeuse. Les chroniques relatent que les ennemis de la religion tombaient les uns sur les autres ainsi que les arbres de la forêt sous la cognée d’une armée de bûcherons. Tout comme l’épée qui sort de la bouche du Christ, Ap 1:16  de sa bouche sortait une épée aiguë, à deux tranchants,  Dominique fait du rosaire, l’arme dominicaine qui inspire les croisés à combattre les hérétiques.                     
                      
Une fête Notre-Dame du Rosaire a été instaurée le 7 octobre à l’initiative du pape dominicain Pie V en 1571, au lendemain de la bataille de Lépante. Au jour même où fut remportée cette victoire, les confréries du très saint Rosaire adressaient à Marie, dans tout l’univers, les supplications accoutumées et les prières prescrites selon l’usage. Aussi ce succès a-t-­il été attribué, non sans raison, à ces prières. Grégoire XIII en a lui-même rendu témoignage, et pour qu’en souvenir d’un bienfait si extraordinaire, d’éternelles actions de grâces fussent rendues à la bienheureuse Vierge, invoquée sous l’appellation de Notre-Dame du Rosaire, il a concédé un Office du rite double majeur, à célébrer à perpétuité dans toutes les églises où il y aurait un autel du Rosaire.              
     

 


     
     
                      
Le mardi 10 septembre 1213, le roi Pierre II d’Aragon arrive devant Muret. Il dresse ses tentes sur les coteaux de Peyramont, à environ 2 kilomètres au nord-ouest de la ville fortifiée. Les ingénieurs montent les machines qui, dès le lendemain, vont bombarder la ville.                      
                      
De son côté, Raymond VI comte de Toulouse vient faire la jonction avec son allié et établit son propre camp légèrement plus au nord que celui du roi tandis que des milliers de miliciens toulousains arrivent en barque et installent leur campement en bord de Garonne à environ 2 kilomètre au nord de Muret.                      
                      
Le mercredi 11 septembre, l’assaut est donné et la « porte de Toulouse » forcée. Les coalisés s’emparent du faubourg tandis que la faible garnison croisée se réfugie dans la vieille ville et dans le château. C’est à ce moment que Pierre d’Aragon est informé de la marche de Simon de Montfort en direction de Muret. Il donne aussitôt l’ordre aux Toulousains d’abandonner la ville afin de ne pas empêcher Simon de Montfort d’y pénétrer. Il pense ainsi le prendre comme dans une nasse.                      
                      
Effectivement, Montfort avait été prévenu de l’arrivée de l’armé aragonaise alors qu’il était à Fanjeaux. Il avait aussitôt fait route vers Muret en passant pas Saverdun et Auterive. Au cours de son approche, il apprend que l’assaut est donné contre Muret. Il dépêche aussitôt un courrier à sa femme, partie pour Carcassonne, en la priant de lui envoyer des secours. Elle en trouve auprès du vicomte de Corbeil qui s’apprêtait à repartir, sa quarantaine achevée.                      
                      
Malgré la hâte que Simon de Montfort avait de porter secours à sa garnison, il prit le temps de s’arrêter à l’abbaye de Boulbonne pour y rédiger son testament et vouer son épée à Dieu. On dit qu’il y fit lecture au sacristain Maurin qui doutait de la victoire, d’une lettre interceptée par un domestique. Cette lettre était signée du roi d’Aragon et s’adressait à une dame à qui le roi déclarait venir par amour pour elle chasser les Français du pays.                      
                      
Arrivé à Saverdun Montfort veut pousser jusqu’à Muret mais ses officiers sont d’avis d’attendre afin de reposer les troupes.                      
                      
Profitant de cet arrêt, Foulques, évêque de Toulouse, envoie un messager au roi d’Aragon pour lui demander un sauf-conduit pour lui et les autres évêques dans le but de venir lui faire des propositions de paix.                      
                      
Le mercredi 11 septembre, lors de la messe, les prélats excommunièrent le comte de Toulouse, son fils, le comte de Foix et son fils, le comte de Comminges et tous leurs associés. Seul le roi d’Aragon échappe à l’anathème.                      
                      
Quand ils arrivent à Auterive, le courrier dépêché par l’évêque Foulques au roi d’Aragon arrive et annonce que Pierre II leur refuse un sauf-conduit sous pretexte qu’ils sont accompagnés d’une armée. Cependant, jusqu’au moment de l’affrontement, les tentatives de conciliation continueront.                      
                      
Enfin l’armée croisée arrive à Muret par le pont qui franchit la Garonne. Aussitôt dans la ville, Montfort est pressé de combattre  par ses hommes. Mais Montfort refuse. Il préfère que ses troupes se reposent et, au fond de lui, il espère que Pierre d’Aragon acceptera un compromis.                     
                      
Le 12 septembre 1213, Simon de Montfort va entendre la messe à l’église du château de Muret alors que les évêques et les chevaliers suivent l’office à l’église du bourg.                      
                      
Pendant ce temps les négociations continuent sans aboutir à une entente.                     
                      
Dans la plaine, après avoir assisté à la messe, le roi d’Aragon tient un conseil de guerre. Il propose de livrer une grande bataille. Raymond VI propose au contraire d’attendre, de faire dresser des palissades derrière lesquelles se posteraient les archers communaux. Quand Simon sortirait, ces derniers feraient pleuvoir une nuée de flèches sur les croisés avant que la cavalerie occitane ne charge. Cette proposition de sagesse est rejetée.                      
                      
Tous vont s’armer et déferlent sur la ville. La porte de Toulouse est enlevée mais les coalisés n’arrivent pas à pénétrer dans la ville tant le combat est acharné à tel point que le portail est tout vermillon du sang versé.                      
                      
Les Occitans sont contraints de rejoindre leurs camps.                     
                      
Montfort rassemble ses hommes à la porte de Salles. Il leur dit qu’ils vont attaquer l’ennemi mais que, si la manœuvre échoue, ils fuiront. Il divise ses troupes en trois corps puis les évêques procèdent à la bénédiction des combattants. Les quelques 900 cavaliers, chevaliers et sergents à cheval confondus, emprunte le chemin qui longe les remparts en bord de Garonne. Arrivés au pont qui franchit le fleuve, ils continuent tout droit jusqu’au pont Saint-Sernin situé en contrebas du château. Lorsqu’ils jaillissent dans la plaine, c’est le branlebas dans le camp d’Aragon. Le roi Pierre rassemble ses hommes à la hâte. Le comte de Foix lance une première charge. Le roi d’Aragon charge dans le deuxième corps.                      
                      
Le premier corps est enfoncé par les croisés mieux entrainés au combat et montés sur des chevaux lourds.                      
                      
Rapidement les croisés entourent celui qu’ils prennent pour le roi car il en porte les couleurs. Ils sont rejoints par la seconde ligne croisée. Alain de Roucy et Florent de Ville terrassent le porteur des couleurs royales qu’ils ont pris pour le roi, en s’étonnant d’avoir réussi à abattre un chevalier renommé pour sa vaillance au combat.                      
                      
Pierre d’Aragon, par bravade et pour éviter que la nouvelle de sa mort ne sème la panique dans ses rangs, se nomme à ses ennemis tout en frappant autour de lui. Il est aussitôt abattu et sa garde rapprochée meurt en tentant vainement de protéger ce qui n’est plus que la dépouille de leur suzerain.                      
                      
Simon de Montfort est dans le troisième corps et ne peut charger dans la mêlée. Il entreprend alors une manœuvre de contournement par sa droite afin de pouvoir charger directement l’ennemi. Un fossé barrant sa route, il trouve un sentier qui en désigne un gué. Il l’emprunte aussitôt et tombe alors sur des coalisés qui, après une faible résistance, se débandent de toutes parts.                      
                      
A ce moment-là l’annonce de la mort du roi se répand comme une traînée de poudre. La cavalerie occitane tourne bride et fuit vers Toulouse, poursuivie par la cavalerie française qui tue plusieurs des fuyards. Montfort suit en ordre de bataille, prêt à intervenir pour le cas où les Occitans se regrouperaient en vue de tenter une contre-attaque.                     
                      
Pendant ce temps, les piétons toulousains montent à l’assaut du château. Ils sont repoussés par les piétons croisés à qui Montfort avait demandé de rester dans la place.                      
                      
L’évêque de Toulouse leur envoie un messager pour essayer de négocier mais il est mis à mal par les Toulousains, ignorants du sort de la bataille. Ils sont persuadé que le roi d’Aragon est vainqueur.                      
                      
C’est alors que la cavalerie croisée revient vers Muret soulevant la panique dans la milice toulousaine qui essaye de rejoindre les embarcations à bord desquelles elle est revenue de Toulouse. Quelques-uns réussirent à fuir tandis que des milliers sont massacrés ou se noient dans les flots de la Garonne. Il y eut cependant quelques prisonniers qui périrent dans les fers ou qui furent libérés contre forte rançon comme ça se pratiquait couramment à l’époque.                     
                      
Guidé par Matfred de Belvèze et quelques autres chevaliers, Montfort se fait conduire auprès de la dépouille du roi qu’ils trouvent étendu nu sur la terre. Il fait enlever le corps par les frères Hospitaliers de Saint-Jean.
Bernard Meyssonnet
Juillet 2010           
         
         

                     
 

Récits d'époque des deux camps narrant l'événement
Voir plus bas        
        


Dernière édition par Gentiloup le Dim 15 Sep 2013, 23:05; édité 15 fois
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MessagePosté le: Jeu 5 Sep 2013, 20:21    Sujet du message: Publicité

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Lucile


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Inscrit le: 29 Mai 2013
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MessagePosté le: Jeu 5 Sep 2013, 20:56    Sujet du message: 12 septembre 1213, La première victoire du Rosaire - Bataille de Muret Répondre en citant

Bravo et merci! Très intéressant! A nos chapelets!

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Catharina TOP
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MessagePosté le: Ven 6 Sep 2013, 00:07    Sujet du message: 12 septembre 1213, La première victoire du Rosaire - Bataille de Muret Répondre en citant

Chère Gentiloup, merci beaucoup!  Je pas sus cette histoire, très intéressant et actuel.


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Henryk


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MessagePosté le: Ven 6 Sep 2013, 07:15    Sujet du message: 12 septembre 1213, La première victoire du Rosaire - Bataille de Muret Répondre en citant

Merci pour ce fait d'histoire que je ne connaissais guère, et pour ce village qui est sur les bords de la Garonne.



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Henryk


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MessagePosté le: Ven 6 Sep 2013, 07:28    Sujet du message: 12 septembre 1213, La première victoire du Rosaire - Bataille de Muret Répondre en citant

Cette carte  de l'ancien régime vers 1700 est plus explicative des lieux.



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Henryk


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Inscrit le: 20 Aoû 2013
Messages: 150
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MessagePosté le: Ven 6 Sep 2013, 07:56    Sujet du message: 12 septembre 1213, La première victoire du Rosaire - Bataille de Muret Répondre en citant

Source Gallica

Pour la légende de la dernière carte, les villages sont représentés par les églises, et vous pouvez voir les villes avec leur murs d'enceintes. Cette carte originale est faite à la main.

Récitons le chapelet, pour l'Eglise de France et la famille royale.



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Lucile


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Inscrit le: 29 Mai 2013
Messages: 65

MessagePosté le: Ven 6 Sep 2013, 17:19    Sujet du message: 12 septembre 1213, La première victoire du Rosaire - Bataille de Muret Répondre en citant

Merci Henryk, votre carte ancienne est très intéressante. Outre les fortifications, on peut remarquer que le tracé des routes a changé et qu'il y a plein de petits villages et de lieux-dits qui y sont mentionnés. Nostalgie quand tu nous tiens!


Cette première victoire du Rosaire par la bataille de Muret gagnée par Simon de Montfort contre les Albigeois est assez peu connue, pourtant elle a changé la face de la France et eradiqué une calamiteuse hérésie. Le catharisme était particulièrement sordide. Maintenant le Languedoc se sert de cette histoire pour faire "authentique" avec la route des châteaux cathares, ces fortifications moyennageuses qui se découpent sur la crête des montagnes.


Cela fait marcher le tourisme et le commerce, mais que d'erreurs historiques circulent! Nous sommes en plein romantisme. Le catharisme était pourtant bien loin d'être romantique. Merci à Saint-Dominique, qui a su contrer par des arguments théologiques cette grave déviance.


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Gentiloup
Admin

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Inscrit le: 21 Juin 2012
Messages: 2 884

MessagePosté le: Dim 8 Sep 2013, 16:34    Sujet du message: 12 septembre 1213, La première victoire du Rosaire - Bataille de Muret Répondre en citant

Récits d'époque des deux camps 

 
 
Reconstitution de la bataille à Muret
 
  

 
La lettre des légats : 

 
Les croisés sortirent de Muret, rangés en trois corps, au nom de la sainte-Trinité. De leur côté, les ennemis, ayant nombreuse troupe et bien grande, quittèrent leurs tentes déjà tout armés, lesquels, malgré leur multitude et leur foule infinie, furent vaillamment attaqués par les serviteurs du Christ, confiants, malgré leur petit nombre, dans le secours céleste, etguidés par le Très-Haut contre cette armée immense qu’ils ne redoutaient pas. Soudain la vertu du Tout-Puissant brisa ses ennemis par les mains de ses serviteurs, et les anéantit en un moment. 

 
La Chronique : 

 
Lorsque le roi a rangé son armée, tous s’avancent en bon ordre. A l’avant-garde marche le comte de Foix avec les Catalans : c’est lui qui portera les premiers coups. Il est suivi d’une multitude de combattants. 
Du côté opposé, le comte Simon partage ses troupes en trois corps, selon les principes d’une tactique dans laquelle il était fort habile… Les derniers rangs des croisés hâtèrent le pas pour rejoindre ceux qui les devançaient, et ils se trouvèrent tous en ordre serré pour recevoir le premier choc. Ils savaient bien que l’union fait la force et procure la victoire. Aussi, dès le commencement de l’attaque, ils rompirent les bataillons ennemis, comme le vent balaye la poussière sur la surface de la terre. L’avant-garde, ainsi dispersée, vint se reformer à l’arrière-garde. Les croisés tournent ensuite leurs efforts contre le corps d’armée du roi, dont ils ont reconnu la bannière, et ils s’élancent avec tant d’ardeur, que le cliquetis des armes, le bruit des coups, retentissait dans les airs jusqu’au lieu où était Monseigneur Raymond, qui m’a raconté ces faits. C’est là que mourut le roi. Autour de son cadavre gisaient en monceau les braves qui l’avaient défendu jusqu’à la fin. 

 
la Philippide : 

 
Bientôt après il (Simon de Montfort)passe en revue toute son armée, et d’un seul corps il en forme trois. Aussitôt les portes sont ouvertes, et, tous revêtus de leurs armes, les croisés sortent d’une marche rapide, et se dirigent vers les bataillons ennemis, semblables au lion qui se bat les flancs avec sa queue pour animer sa fureur, lorsqu’il s’élance, portant le trouble, au milieu d’un troupeau de vaches qu’il voit au loin dans les vallons herbageux de l’Ida, et qui oublient leurs pâturages aussitôt qu’elles l’ont reconnu.
 

 
Avec non moins de légèreté et tout autant d’impétuosité, les champions du Seigneur, marchant le glaive nu, s’élancent contre les ennemis qu’ils voient devant eux. A cette vue, les Aragonais se réjouissent, pensant qu’ils sont saisis d’un véritable transport de folie, et reçoivent d’autant plus volontiers ceux qui leur semblent se précipiter volontairement à la mort. Ils frappent donc avec courage, de même qu’ils sont frappés : dès les premiers coups ils résistent avec une égale valeur, et, resserrant de tous côtés leurs bataillons, ils forment un cercle, afin de ne laisser échapper par la fuite aucun de ceux qu’ils espèrent pouvoir détruire en un instant, pensant qu’il faudra bien peu de temps à une armée de cent mille hommes pour envelopper un corps de douze cents hommes tout au plus. 

 
Déjà ce corps est caché, déjà l’on ne peut plus apercevoir cette poignée de Français, perdus au milieu des nombreux escadrons qui les environnent. Le combat devient plus rude, les coups sont redoublés, les lances n’agissent plus, les glaives nus pénètrent dans les entrailles. Mais déjà le courage n’est plus égal au courage, les coups sont inférieurs aux coups, les poings aux poings, les forces aux forces. Tout ennemi que frappe le Français tombe aussitôt, et rend dans l’air le dernier souffle de sa vie. Si quelqu’un tombe de cheval encore vivant, soudain les hommes de pied le déchirent, et lui arrachent les entrailles, tandis que les chevaliers s’empressent d’en renverser d’autres, afin que les hommes de pied puissent de leurs mains couper la gorge à ceux qui seront tombés, ou bien encore ils les tuent sur leurs chevaux même, en les couvrant de blessures.Le roi d’Aragon cependant est furieux de voir ainsi massacrer sous ses yeux même ses chers amis, sans pouvoir leur porter secours.
 

 
Il s’afflige et veut essayer ses forces contre Simon, dédaignant de se mesurer avec d’autres, et jugeant tous les guerriers moindres que celui-ci indignes des coups de son bras royal. Simon, plus prudent et plus habile au combat, se porte à sa rencontre, et faisant un mouvement de côté, évite la lance du roi, qui s’avançait sur lui pour lui transpercer les côtes. Alors il saisit promptement la lance du roi et l’enlève à son bras, en même temps que la bannière royale suspendue à l’extrémité de la lance, et maintenant cette bannière flotte sur la citadellede Rome avec le drapeau, pour rappeler au peuple un si grand triomphe. Le roi, tirant alors son épée, en frappe le comte ; mais le comte se relevant plus fort, et faisant sauter le cimier qui flotte au-dessus du casque du roi, le soulève avec vigueur de dessus son cheval, le rabat sur le cou de cet animal, et le serrant fortement dans ses bras vigoureux, cherche à emporter le roi, voulant lui conserver la vie, car il ne pense point qu’il soit permis de donner la mort à un tel homme, et il désire que tout le peuple puisse le célébrer comme compatissant envers un ennemi et bon envers un méchant.
 

 
Le roi cependant fait effort pour échapper au comte, il parvient, non sans beaucoup de peine, à se soustraire à ses rudes embrassements, et tandis qu’il veut se redresser sur l’herbe verdoyante, il tombe de tout le poids de son corps et est renversé sur le sable jaunâtre. Alors les Aragonais enveloppent le comte de tous côtés, cherchant à le dompter bien plus qu’à relever leur roi, mais le comte demeure ferme comme une tour, et agitant son épée en tous sens, il disperse ceux qui le pressent, engraisse la plaine de leur sang et accumule les cadavres autour de lui.Il y avait auprès du comte un écuyer, nommé Pierre, qui n’eût point été indigne d’être fait chevalier, à raison de sa naissance et de sa valeur dans les combats.
 

 
Cet homme ayant eu son cheval tué marchait à pied, et déjà il avait donné la mort à deux cents hommes peut-être. Ayant écarté la cuirasse du roi, déjà l’écuyer approchait le fer de sa gorge, lorsque le roi s’écria : « Je suis le roi, éloigne-toi, retiens ton bras, garde-toi de tuer le roi, mais plutôt sauve-lui la vie, et pour prix de cette vie il te donnera de nombreux milliers de marcs. » Pierre lui répondit: « Tout à l’heure, n’étant pas loin d’ici, je t’ai vu cherchant avec ton glaive à percer le cœur de Simon : tu m’aurais également tué et tous les Français à la fois, si la fortune t’eût regardé d’un œil favorable. Tu mérites donc de succomber sous ma  main, toi qui voulais donner la mort à moi, au comte, à tous les Français. En toi l’homme seul mourra, mais ta mort fera le salut de nous tous et de tous les nôtres. Tu es roi, et je désire être connu pour l’homicide d’un roi, donc brise maintenant cette gorge royale, ma droite qui déjà a mutilé les membres de deux cents hommes de ton peuple.
 

 
Combien dirais-tu qu’il en est tombé sous les coups de mes compagnons, puisque le Seigneur, dont tu t’es fait imprudemment l’ennemi, m’a donné à moi seul le pouvoir d’en tuer autant? Maintenant donc il est convenable que tu accompagnes les tiens vers les ombres, afin qu’ils n’aient point peur de se présenter sans leur roi devant Pluton, et si le hasard fait que tu puisses triompher de celui-ci par la force, tu seras seul roi en ce lieu. Si tu veux toutefois que le destin plus favorable t’accorde la victoire, il faut nécessairement que tu combattes pour une meilleure cause. Va donc et n’oublie pas le présent qu’exige Caron ; car il ne  laissera point passer le Styx à toi ni aux tiens, si ton ombre ne lui paie d’abord le passage et ne lui présente de sa bouche la pièce de monnaie, attendu que tous sont devant lui de la même condition ; le serf ne diffère point du seigneur, ni le roi du chevalier ; ni les forces ne servent à l’homme fort, ni les richesses au riche, ni la pourpre au roi, le pauvre et le riche boivent à la même coupe, et  la même boisson est donnée à tous » . En disant ces mots, il avait déjà plongé son fer pour le teindre dans le sang du roi, et frappé deux fois pour mieux assurer ses coups. 

 
La Chronique du roi Jacques : 

 
Ils (les croisés) sortirent ensuite pour livrer bataille. Les troupes du roi ne surent pas bien se ranger et, autant par leur mauvaise ordonnance que pour leurs péchés, elles furent vaincues. Ainsi mourut mon père ; car c’est de cette manière qu’en ont toujours usé mes ancêtres dans les batailles qu’ils ont données, et que j’en userai dans celles que je livrerai : vaincre ou mourir. 

 

 
La Cansó :
 

 
Ses gens, autour de lui [du Roi d'Aragon], en ont tant d’épouvante 
Qu’ils fuient, le cœur perdu. Pas un ne se défend.  
Les Français les poursuivent et s’acharnent sur eux 
Avec tant de fureur que les rescapés n’osent 
En croire leur carcasse : ils vivent, c’est miracle ! 
Les hommes de Montfort poussent leur avantage 
Jusqu’au bord d’un ruisseau. Les soldats communaux 
Restés au campement en sont saisis d’effroi… 
 Alors les Toulousains, bourgeois et petit peuple, 
Laissant là leur bagage, abandonnent le camp, 
Courent vers la Garonne en foule débandée, 
S’y précipitent, essaient d’atteindre l’autre rive. 
Nombreux sont les noyés qu’emporte le courant. 
Nombreux sont les gisants, alentour dans la plaine. 

 
L’Histoire Albigeoise :
 

 
A cette vue, les compagnons dudit chevalier |[le Roi d'Aragon], quoiqu’en grand nombre, et tous les autres bientôt vaincus et mis en désordre, cherchèrent leur salut dans la fuite : sur quoi ceux des nôtres, qui composaient le premier et le second escadron, les poursuivirent sans relâche en leur tuant beaucoup de monde, et sabrant tous ceux qui restaient en arrière, ils en massacrèrent plusieurs milliers… 
 Au même instant, nos chevaliers revenant du carnage, après une glorieuse victoire, et arrivant sur lesdits Toulousains, en tuèrent plusieurs mille alors que ces Toulousains fuyaient pour regagner les bateaux qui les avaient amenés par la Garonne. 

 
La lettre des prélats : 

 
… ils firent volte-face, prirent la fuite comme la poussière devant l’ouragan, et l’ange du Seigneur était là qui les poursuivait. Les uns, par une course honteuse, échappèrent honteusement au péril de la mort ; les autres, évitant nos glaives, vinrent périr dans les flots ; un bon nombre fut dévoré par l’épée. 

 
La Chronique :
 

 
Aussitôt les ennemis tournèrent le dos et prirent la fuite; les comtes de Toulouse et de Foix, ainsi que beaucoup d’autres, préférèrent le salut à l’honneur. 
La milice toulousaine, enfermée dans le camp, retranchée derrière ses chariots et ses bagages, ne savait pas encore de quel côté penchait la victoire, 
Enfin, apercevant les bannières de la croix triomphante, les pauvres bourgeois se précipitèrent à la hâte dans des barques qu’ils avaient sur la Garonne. Ceux qui purent s’embarquer s’échappèrent; les autres furent noyés ou tombèrent dans la plaine sous le glaive des vainqueurs. 

 
La Philippide :
 

 
Aussitôt les Aragonais, ayant perdu leur roi, se dispersent à travers les champs et les vallons. Déjà les comtes de Foix et de Toulouse ont aussi montré le dos aux Français; quiconque peut se soustraire à la mort travaille de ses pieds à sauver sa vie en fuyant, aimant mieux devoir son salut à sa légèreté qu’à son glaive…
 
Mais au bout de peu de temps, privée de la protection du Seigneur, elle (l’armée toulousaine) tourna le dos, et, ne pouvant soutenir un choc si violent, se laissa massacrer et céda honteusement à ses ennemis. Comme un loup, qui ayant brisé les barrières et étant entré de nuit dans une bergerie, ne cherche point à assouvir sa soif ou à avaler d’une dent avide la chair de ses victimes, se bornant à saisir à la gorge les moutons chargés de laine, ajoutant des morts à des morts, léchant le sang avec délices de sa langue toujours sèche, et rassasiant son estomac de cette chaude boisson, de même la troupe consacrée au Seigneur s’élance au milieu de ses ennemis, massacrant de tous côtés, et de son glaive vengeur elle satisfait à la colère du Seigneur, qu’avait doublement excitée contre lui-même ce peuple déserteur de la foi, et qui s’était fait compagnon des hérétiques. Nul ne s’occupe à les dépouiller ou à faire des prisonniers; seulement ils rougissent leurs glaives à force de frapper, et enlèvent la vie aux vaincus en répandant tout leur sang. 

 
la Cansó : 

 
Nombreux sont les noyés qu’emporte le courant. 
Nombreux sont les gisants, alentour dans la plaine. 

 
 l’Histoire Albigeoise  : 

 
En cet instant, un d’eux lui conseilla de les faire compter pour en savoir le nombre. Auquel le noble Simon : « il n’en est besoin, dit-il, nous sommes assez pour vaincre nos ennemis par l’aide de Dieu.» Or, tous les nôtres, tant chevaliers que servants à cheval, n’étaient plus de huit cents, tandis qu’on croyait les ennemis monter à cent mille, outre que nous n’avions que très peu de gens de pied et presque nuls, auxquels même le comte avait défendu de sortir pendant la bataille. 
Au même instant, nos chevaliers revenant du carnage, après une glorieuse victoire, et arrivant sur lesdits Toulousains, en tuèrent plusieurs mille alors que ces Toulousains fuyaient pour regagner les bateaux qui les avaient amenés par la Garonne. 

 
lettre des prélats: 

 
L’on ne peut en aucune façon connaître le nombre exact de ceux des ennemis, nobles ou autres, qui ont péri dans la bataille. Pour ce qui est des chevaliers du Christ, un seul a été tué, plus un petit nombre de servants. 

 
la Chronique :
 
On a évalué le nombre des morts à quinze mille. 
  
 
La Philippide : 

 
(...) ils forment un cercle, afin de ne laisser échapper par la fuite aucun de ceux qu’ils espèrent pouvoir détruire en un instant, pensant qu’il faudra bien peu de temps à une armée de cent mille hommes pour envelopper un corps de douze cents hommes tout au plus. 
(...) l’armée de Toulouse était encore debout sur la rive du fleuve, enfermée sous quarante mille tentes élevées, ce qui donne surtout l’idée d’un nombre conséquent de miliciens.
 
(...) En ce jour la valeur des Français brilla d’un si grand éclat que cette seule journée envoya dans les marais du Styx trois fois cinq mille hommes et deux mille hommes de plus, et le bras du Seigneur les couvrit tellement de sa protection, que, sur toute l’armée des Français, il ne périt que huit pèlerins, que les ennemis avaient rencontrés sans armes.  
  

 
 
 
  


Dernière édition par Gentiloup le Jeu 12 Sep 2013, 14:31; édité 1 fois
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Lucile


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Messages: 65

MessagePosté le: Dim 8 Sep 2013, 21:58    Sujet du message: 12 septembre 1213, La première victoire du Rosaire - Bataille de Muret Répondre en citant

Très intéressant! Ce qui est le plus remarquable c'est que les témoignages de part et d'autres (des deux ennemis), se recoupent en grande partie!


Belle épopée du Rosaire pour la fête de la Nativité de Notre-Dame!


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InNomineDomini
Modérateur

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Messages: 142

MessagePosté le: Jeu 12 Sep 2013, 14:23    Sujet du message: 12 septembre 1213, La première victoire du Rosaire - Bataille de Muret Répondre en citant

Oui, c'est aujourd'hui! 
 
 
Notre-Dame, priez pour l'Eglise, priez pour la France, priez pour la Fraternité et priez pour nous! 


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François d'assise


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Inscrit le: 05 Juil 2013
Messages: 60
Localisation: Terre

MessagePosté le: Jeu 12 Sep 2013, 16:08    Sujet du message: 12 septembre 1213, La première victoire du Rosaire - Bataille de Muret Répondre en citant

Merci pour ce texte!

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Catharina TOP
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Inscrit le: 12 Déc 2012
Messages: 169
Localisation: Rome éternelle

MessagePosté le: Mer 8 Jan 2014, 11:11    Sujet du message: 12 septembre 1213, La première victoire du Rosaire - Bataille de Muret Répondre en citant

La revue dominicaine « Le Sel de la terre » No 86 Automne 2013
1213-2013 L'institution du ROSAIRE
INTELLIGENCE DE LA FOI
 



L'institution du rosaire
par Dominicus

L'INSITUTION DU ROSAIRE, appelé également chapelet et psautier de la bienheureuse Vierge, fait plus qu'appartenir à l'ère primitive des Frères Prêcheurs. Elle la précède ; elle se rattache cette époque où saint Dominique luttait encore isolément contre l'hérésie, au moyen de la doctrine, de l'exemple et de la prière. Le rosaire, arme puissante entre ses mains, apparaît dès lors au grand jour, et revendique une part dans le triomphe des catholiques à Muret (1213).
Et, toutefois, ce grand jour n'a point passé dans les écrits. A proprement parler, les origines du rosaire n'ont pas d'histoire, et n'en auront probablement jamais. Lorsque on avance qu'il a été institué par saint Dominique et qu'il tint une grande place dans le ministère de ses fils immédiats, on a pour garants de cet inexpugnable énoncé, d'une part, la tradition, et, d'autre, des inductions critiques qui, à une époque tardive, lui vinrent en aide et la vengèrent.

Ainsi s'exprime le R. P. Antonin Danzas O.P. dans le chapitre qu'il consacre au rosaire et à la fausse critique, dans le 4e tome de ses Études sur les temps primitifs de l'Ordre de saint Dominique.
 
 
Table des matières de l'article:
  • Les origines du rosaire
  • Saint Dominique, instituteur du rosaire
  • Conclusion
P. Denys Mézard O.P. : Étude sur les origines du rosaire. Réponse aux articles du P. Thurston S.J., parus dans le Month, 1900 et 1901 (Caluire, couvent de la Visitation, 1911, 492 p.). Ouvrage reproduit en version électronique par la Bibliothèque Saint Libère, 2008 http://www.liberius.net Le PDF de 518 pages voir online ici (21,3 MB).

Reconstruction historique de la bataille de Muret A.D. 1213 :
Page d'Internet Muret 1213-2013 Anmorelum Fratres et page d'Internet Muret 1213
 


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tropdenoms
Membre

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Inscrit le: 20 Juin 2012
Messages: 277

MessagePosté le: Mer 8 Jan 2014, 17:05    Sujet du message: 12 septembre 1213, La première victoire du Rosaire - Bataille de Muret Répondre en citant

Et pour poursuivre sur la famille dominicaine d'Avrillé, bien dans la Tradition:


Janvier 2014 - Les moniales dominicaines fondent  et ...elles ont besoin de votre aide



 
Pour l'acquisition de la propriété avant le 31 mai 2014,
il manque encore 250 000 €...
 
 
Présentation de la fondation
Les moniales du Monastère Saint-Joseph n'ont plus de cellules pour accueillir les vocations qui se présentent. Après 27 ans de vie dominicaine cloîtrée en Anjou, les voilà maintenant dans l'heureuse nécessité d'essaimer.


La Providence les a conduites en Périgord, dans une propriété de 30 ha, classée site protégé. Les bâtiments d'une beauté simple et dé-pouillée, ont une âme monastique et une note de pauvreté propre à leur Ordre mendiant. Tout s'y prête à la louange divine, selon leur vocation de moniales au coeur de l'Eglise, pour Dieu seul et les âmes à sauver.
Les moniales dominicaines qui ont consacré leur vie à Dieu dans le silence, vous remercient de ce que vous ferez pour elles. Elles prient et s'offrent pour vous, au rythme pérenne de leur antique liturgie dominicaine.





Cadre prenant de sérénité et de silence, ouvert sur de larges horizons verts et boisés, propice à la vie contemplative, au recueillement, à la prière.




La grange, future église du monastère
Nonobstant le bon état du gros oeuvre, de lourds travaux d'aménagements intérieurs s'imposent aux moniales, afin de permettre à la communauté fondatrice de s'installer dans ce "petit hameau" en pierres du pays.
 
 
Comment aider cette nouvelle oeuvre d'Eglise ?



 
 Source la porte latine


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:18    Sujet du message: 12 septembre 1213, La première victoire du Rosaire - Bataille de Muret

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