Un évêque s'est levé!  Index du Forum

Un évêque s'est levé!
Forum

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 



 SOUTIEN A NOS EVÊQUES, PRÊTRES, RELIGIEUX, RELIGIEUSES REFRACTAIRES 


           
Conférence de l'abbé Rioult à Lille le 21 septembre 2013

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Un évêque s'est levé! Index du Forum -> FORUM -> LE FORUM OUVERT AUX DISCUSSIONS
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Lami
Membre

Hors ligne

Inscrit le: 12 Avr 2013
Messages: 44

MessagePosté le: Dim 22 Sep 2013, 00:42    Sujet du message: Conférence de l'abbé Rioult à Lille le 21 septembre 2013 Répondre en citant

Téléchargement du texte de la conférence.

M. l'abbé Rioult précise que la conférence est davantage explicite que le texte.
Texte intégral Sous la viodéo. GL
_______________________

http://youtu.be/2ATr0L88jyU



Voilà comme ça c'est mieux, merci pour l'audio de la conférence, cher Lami! GL
___________________


Chers amis,   

   
Lors d’une conférence à Lille, le 7 mai 2013, au sujet du communiqué romain sur la levée des excommunications, Mgr Fellay déclarait :   

 
« C’était une question de politique. Un jour ou l’autre, quand ils estimeraient que c’est le moment, ils retireraient, peu importe les termes encore une fois, il y a là beaucoup de diplomatie, de toute façon ils supprimeraient cet événement de l’excom­munication. Dans le texte lui-même, ils ont faussé mes paroles. Faut pas s’en offusqué. Il faut bien comprendre que Rome, on peut dire, ne peut pas perdre la face. C’est normal, c’est le gouvernement, c’est l’autorité dans l’Eglise. C’est parfaitement normal et compréhensible qu’ils ont essayé de faire passer ça en tordant un peu la réalité. »   

 
Ces phrases sont tout simplement effrayantes. Elles manifestent chez Mgr Fellay une grave confusion mentale. Trois énormes absurdités ont été dites en quelques lignes :   

   
- L’autorité dans l’Eglise peut mentir (tordre la réalité ; fausser mes paroles).   
- C’est question de politique et de gouvernement (ce qui laisse entendre que le supérieur de la Fraternité agira de même : l’autorité ne peut pas perdre la face).    
- Tout cela est parfaitement normal et compréhensible (Faut pas s’en offusqué).   

   
En 2012, l’abbé de Larocque confiait à un confrère : « la tête de Mgr Fellay est pourrie »[1]. Ce jugement peut paraître sévère, je le crois juste. 
   
Mgr Fellay a deux discours !



Ses propos exigent de son propre aveu « des lunettes noires ou roses » (Mgr Fellay, Brignoles, 4 mai 2012). Ces propos sont ambigus et contradictoires. Donnons des exemples: 
   
En mars 2013, Mgr Fellay écrit « Sur le plan doctrinal, nous sommes au point de départ comme dans les années 70. Nous ne pouvons que reconnaître l'actualité de l'analyse Mgr Marcel Lefebvre, […] c'est bien le Concile lui-même qui est l'agent principal de son auto-destruction. […] à Pâques 2013, la situation de l’Eglise reste quasi inchangée. » Lettre aux amis et bienfaiteurs n° 80   

   
Or en juin 2012 : Mgr Fellay écrit : « Ce qui a changé, c’est que Rome ne fait plus d’une acceptation totale de Vatican II une condition pour la solution canonique... Ce qui se passe réellement : nous sommes appelés à aider à porter aux autres le trésor de la Tradition. En sorte que c’est l’attitude de l’Eglise officielle qui a changé, cen’est pas nous… pourquoi ce changement. Nous ne sommes toujours pas d’accord doctrinalement… Il faut laisser de côté les problèmes secondaires et s’occuper des problèmes majeurs. Les autorités officielles ne veulent pas reconnaître les erreurs du Concile. Cependant elles souhaitent remédier à certaines de ces erreurs. » DICI n°256.  
   
- Les choses ont changé à Rome, mais la situation reste quasi inchangée.   
- Vatican II qui est l’agent principal de la destruction de l’Eglise, doit laissé de côté les problèmes secondaires.   
   
En 2011, au sujet de la béatification de Jean-Paul II, Mgr Fellay déclarait que : « C'est donc une consécration non seulement de la personne de Jean-Paul II, mais aussi du Concile et de tout l'esprit qui l'a accompagné. »   
Mais en 2010, il disait de Benoît XVI qui va béatifier Jen-Paul II c’est un pape qui « revient aux idées traditionnelles ; Il voit très bien qu’il y a une déviation et qu’il faut la corriger. On est peut-être beaucoup plus proche du pape qu’il n’y paraît. […] Je suis très optimiste. » (Les Nouvelles calédoniennes 27 décembre 2010)   
   
Mgr Fellay est un manipulateur

Le rédacteur en chef du blog Osservatore Vaticano, Vini Ganimara, publia un article intitulé “Forces et faiblesses de la diplomatie de Mgr Fellay”. On y lit :   

   
« Mgr Fellay a su adopter progressivement un langage mesuré, qui fait oublier ses déclarations en tous sens du passé, comme les discours agressifs des autres évêques de la FSSPX, […] il n’y a pas de négociation sans donnant-donnant – [Mgr Fellay] montre ses capacités diplomatiques, en même temps que la faiblesse de sa marge de manœuvre. Je prends un exemple : après la levée des excommunications, il a envoyé par fax dans tous les prieurés du monde une « lettre aux fidèles » (24 janvier 2009), contenant la citation de sa propre lettre au cardinal Castrillón (15 décembre 2008) qui avait permis la levée des censures : [‘‘Nous sommes prêts à écrire avec notre sang le Credo, à signer le serment anti-moderniste, la profession de foi de Pie IV ; [b]nous acceptons et faisons nôtres tous les conciles jusqu’à Vatican II, au sujet duquel nous émettons des réserves[/b].’’] […] Cette formulation provoqua une telle levée de boucliers que quelques jours plus tard, une nouvelle version de cette lettre du 24 janvier citait ainsi la lettre au cardinal : « Nous acceptons et faisons nôtres tous les concilesjusqu’à Vatican I. Mais nous ne pouvons qu’émettre des réserves au sujet du Concile Vatican II, qui s’est voulu un concile ‘différent des autres’. » […] C’est bien entendu la première version qu’a reçue le cardinal Castrillón. La seconde version n’est pas à proprement parler un faux : c’est une traduction à l’usage de l’opinion publique de la FSSPX. » (jeudi 29 octobre 2009) 
   
À l’époque, Mgr Fellay disait aux prieurs qu’il s’agissait d’une erreur de la part du Secrétaire Général, lequel ayant travaillé toute la nuit, avait commis une erreur. On trafique les textes, on s’adapte au public. Cette confusion est insupportable et inacceptable de la part d’un chef.  
   
Mgr Fellay entretient des Sophismes graves

Deux sont particulièrement graves. Mgr Fellay a présenté et persiste à présenter comme des victoires de la Tradition ce qui n’était que des manœuvres modernistes pour nous diviser et pour sauver le principe de l’herméneutique de la continuité de la révolution conciliaire.  
   
En 2007 on a reconnu que la messe tridentine n’avait jamais été abrogée seulement en tant que rite extraordinaire et on a proclamé son égalité de sainteté avec le rite bâtard qui lui est ordinaire. Voilà la réalité que refuse Mgr Fellay. En 2009, on a levé par un acte de miséricorde les "excommunications" ; En remerciant Benoît XVI de cela Mgr Fellay a cautionné publiquement le fait que les sacres étaient fautifs, peu importe les restrictions verbales qu’il a pu faire par la suite ; cela ne change rien à la réalité officielle.   
   
La révolution est prête à faire beaucoup de concessions apparentes et superficielles pour sauver l’essentiel : garder son principe révolutionnaire : la liberté religieuse des Droits de l’Homme : principe maçonnique.   

   
Benoît XVI a lui-même expliqué sa stratégie aux modernistes idiots :   

   
 « Le fait de s’engager à réduire les durcissements pour donner ainsi une place à ce qu’il y a de positif et de récupérable pour l’ensemble, peut-il être totalement erroné ? Moi-même j’ai vu, dans les années qui ont suivies 1988, que, grâce au retour de communautés auparavant séparées de Rome, leur climat interne a changé ; que le retour dans la grande et vaste Église commune a fait dépasser des positions unilatérales et a atténué des durcissements de sorte qu’ensuite en ont émergé des forces positives pour l’ensemble. »[2]   
   
Le bien de l’Eglise exige le refus du Concile et pas seulement sa critique. On ne peut plus se contenter du « laissez-nous faire l’expérience de la Tradition, acceptez-nous tel que nous sommes ». 
   
Mgr Fellay a trahi le combat de la foi de Mgr Lefebvre

« Ce qui nous intéresse d’abord, c’est de maintenir la foi catholique. C’est cela notre combat. Alors la question canonique, purement extérieure, publique dans l’Eglise, est secondaire. » Mgr Lefebvre  
   
Or Mgr Fellay, les Assistants ont travaillé à un accord pratique sans accord doctrinal, en contrevenant ainsi à ce que Mgr Lefebvre avait explicitement affirmé, surtout après 1988:  
   
« Se mettre à l’intérieur de l’Eglise, qu’est-ce que ça veut dire ? Et d’abord de quelle Eglise parle-t-on ? Si c’est de l’église conciliaire, il faudrait que nous, qui avons lutté contre elle pendant vingt ans parce que nous voulons l’Eglise catholique, nous rentrions dans cette église Conciliaire pour soi-disant le rendre catholique ? C’est une illusion totale ! Ce ne sont pas les inférieurs qui changent les supérieurs, mais les supérieurs qui changent les inférieurs. » (Fideliter No. 70 Juillet-août 1989) 
   
Est-ce ce que le Chapitre Général (qui a plus d’autorité que le Supérieur) avait décidé en 2006.  
   
Pour arriver à ses fins, Mgr compose une déclaration doctrinale (15 avril 2012) qui n’était qu’une « réédition » légèrement modifiée du Préambule de Rome du 14 septembre 2011 ! Mgr Fellay y fait de graves concessions engageant la foi catholique. Le fait d’ailleurs que comme jamais auparavant on a vu tant de prêtres et fidèles de la Tradition si gravement opposés au Supérieur général de la Fraternité à cause de ses agissements, n’est-ce pas le signe que derrière leur réaction il y a plus qu’une simple incompréhension, mais un réel problème ?  
   
Le Père Lombardi, le chef de l’Office de presse, avait commenté le 18 avril sur Radio Vatican :  
   
« Cette réponse, selon le témoignage de ceux qui ont pu la voir, est très différente de la précédente (…) On peut dire qu'on a fait des pas en avant, c'est-à-dire que la nouvelle réponse est plutôt encourageante ».   

   
Cette Déclaration a été tout d’abord approuvée par Rome, d’avril 2012 à début juin 2012, et il s’apprêtait à la signer le 13 juin quand les événements de dernière minute ont fait changer d’avis le pape. Elle est d’une ambiguïté d’autant plus condamnable qu’il y avait une obligation grave de faire profession de notre Foi. 
    
L’analyse de la Déclaration Doctrinale est stupéfiante : on constate que Mgr Fellay, par ce document, officialise l’acceptation de tout ce contre quoi nous nous sommes toujours battus : le concile, la nouvelle Messe et le nouveau Droit canon.   

 
Voici les différents points sur lesquels il a cédé :   
   
Dans le Paragraphe I, il promet fidélité à « l’église conciliaire », et au Pape, tête de cette même « église ».   
Dans le Paragraphe II, il accepte de se soumettre aux enseignements du « magistère » conciliaire et post-conciliaire, d’après la doctrine du n° 25 de Lumen gentium :   
   
Dans le Paragraphe III, il accepte toutes les questions controversées majeures :   
L’autorité collégiale du pape et des évêques ;   
L’autorité du « magistère » de « l’église conciliaire » ;   
Le « progrès » de la Tradition selon les néo-modernistes ;   
Le critère d’interprétation entre la Tradition et les textes du Concile Vatican II en général, c’est-à-dire, « l’herméneutique de la continuité » ; [3]     
« L’herméneutique de la continuité » comme critère d’interprétation entre la Tradition et les textes du Concile sur l’œcuménisme et de la liberté religieuse ;     
 Repousser les discussions doctrinales à plus tard ;   
 L’acceptation de la « validité » et de la « légitimité » de la nouvelle Messe et des nouveaux sacrements   
 L’acceptation du nouveau Code de droit canon.     
Mgr Fellay s’est appliqué sérieusement à satisfaire les demandes du Cardinal Levada, qui dans sa lettre du 16 mars 2012, l'invitait « à réfléchir aux graves conséquences de [sa] prise de position, au cas où elle serait définitivement confirmée » et à « reconsidérer [sa] position ». Mgr Fellay confirmait ainsi son « nouveau positionnement par rapport à l’Église officielle » comme il l’avait écrit dans le Cor Unum 101 (Mars 2012).   
   
Par ce compromis doctrinal grave, tous les bastions de la Tradition tombent… C’est la trahison de celui qui était censé les défendre.   
   
Mais le 13 juin 2012 Mgr Fellay n’a pas signé !

En 2013, dans la « Note sur la déclaration doctrinale du 15 avril 2012 » qui a été composée par Mgr Fellay lui-même, il affirme que « toute ambiguïté se trouvait écartée quant à notre jugement sur le Concile, y compris la fameuse ‘herméneutique de la continuité’ ». Il prétend que sa pensée « n’a pas été comprise par plusieurs membres éminents de la Fraternité, qui y ont vu une ambiguïté, voire un ralliement à la thèse de ‘l’herméneutique de la continuité’ » (Cor unum 104)   
   
Mgr Fellay répète un peu partout qu’il a « retiré » ce texte « qui ne peut désormais plus servir de base de travail ».  
   
Mais jamais, il n’a concédé son aspect compromettant, jamais il ne l’a regretté ni rétracté, ni renié, ni réprouvé ou brûlé. Il n’en reconnaît ni les ambiguïtés, ni les erreurs, ni le danger ni le déshonneur pour notre Société. Le texte a été retiré soit ! Mais l’orientation et la pensée de l’auteur ? Et le scandale d’une telle trahison sur un tel sujet par un tel homme en de telles circonstances, qu’en fait-t-on ?   
   
« C’est un texte extrêmement délicat et même on peut dire que dans la Fraternité il n’a pas fait l’unanimité si bien que j’ai dit à Rome : je le retire, ça sert à rien si il n’est même pas compris chez nous, euh, parce qu’il était peut-être trop subtil, ben, tant pis, on le retire. Et c’est ce que j’ai dit à Rome, et Mgr Di Noia a dit je vous comprends, tout à fait, bien sûr, il faut que le texte que vous fassiez fasse l’unité chez vous." (Conférence de Mgr Fellay, à Lille le 7 mai 2013 à la Chapelle du Rosaire)  
   
Intelligence avec l’ennemi : Haute Trahison

Le 17 juin 2012, Mgr Fellay à Benoît XVI :   
   
« mercredi 13 juin, le cardinal Levada m’a remis au cours d’une rencontre qui fut cordiale, une déclaration doctrinale que je ne pourrai pas signer. Ne tenant pas compte de la supplique de ne pas retoucher la proposition que j’avais remise, à cause des conséquences que cela entraînerait, le nouveau texte reprend à peu près tous les points du Préambule de septembre 2011 qui faisaient difficulté et que je m’étais efforcé d’écarter [[u]pas corriger[/u] !!!]. Malheureusement, dans le contexte actuel de la Fraternité, la nouvelle déclaration ne passera pas. J’avais cru comprendre que vous étiez disposé à remettre à plus tard la résolution des différents encore en cours sur certains points du Concile et de la réforme liturgique […] pour arriver néanmoins à l’union et, je me suis engagé dans cette perspective [[u]accord pratique sans accord doctrinal[/u]] malgré l’opposition assez forte dans les rangs de la Fraternité et au prix de trouble important. Et j’ai bien l’intention de continuer à faire tous mes efforts pour poursuivre sur ce chemin afin d’arriver aux clarifications nécessaires. »   
   
Et les trois conditions du Chapitre de 2012 ? Du vent !

Les conditions fixées par le dernier Chapitre général de juillet 2012 sont insuffisantes. Elles ne nous protègent point et ne nous empêcheront pas de chuter comme les communautés ralliées.   
   
Le Chapitre général a omis les deux conditions les plus importantes, clairement demandées par Mgr Lefebvre : la conversion des autorités officielles qui se manifestera clairement par la condamnation explicite des erreurs conciliaires, et d’être exempte du nouveau code de droit canon.  
   
1) La première « condition sine qua non » : La Fraternité demande aux traîtres la permission de dire la Vérité (!) et de critiquer les responsables des erreurs du modernisme, du libéralisme et du Vatican II. Quand on voit comme la Fraternité dénonce les erreurs et les scandales depuis l’an 2000, ça n’engage plus a grand-chose. [L'[u]IBP[/u] l’a eu cette liberté de critique constructive et on a vu le résultat]   
   
2) La deuxième condition exige l’usage exclusif de la liturgie de 1962. [[b]Le Barroux[/b] a eu cet usage exclusif, l’abbaye de Flavigny aussi : résultat, il commercialise des statues du Bienheureux Jean-Paul II !!! Ces Congrégations ont chuté mais nous la Fraternité SPX nous ne craignons rien ?]  
   
3) La troisième condition exige la garantie d’au moins un évêque. Qui le choisira ? En 1988 Rome a rejeté les trois candidats proposés par Mgr Lefebvre. [ [b]Campo[/b]s a eu son évêque et depuis on l’a vu louer Vatican II et concélébrer !!!]   
   
La Déclaration a été retiré mais pas l’homme qui l’a conçue et assumée.

Cette idée de la démission du supérieur général ne vient pas de nous mais de Mgr Lefebvre qui remarquait au sujet de ces moines et de ces moniales qui sont rentrés au Barroux pour rester dans la Tradition et fuir l’Eglise conciliaire mais que le Père abbé maintenant remettez sous l’autorité de l’Eglise conciliaire :  
   
« On les met sous l’autorité de l’Eglise conciliaire. Alors on est vraiment stupéfaits de penser que, malgré les constatations qu’ils doivent faire, et ils le savent bien Alors on est vraiment stupéfaits de penser que, malgré les constatations qu’ils doivent faire, et ils le savent bien… Non… Ils restent. Ils ne prennent pas le parti de s’en aller ou de fonder un autre monastère, ou de demander à Dom Gérard de donner sa démission et d’être remplacé… Non, rien… On obéit. […]  c’est lamentable de voir avec quelle facilité un monastère qui est dans la Tradition passe sous l’autorité conciliaire et moderniste. Et tout le monde reste. C’est dommage et vraiment triste de constater cela… […] Ce transfert d’autorité, c’est ça qui est grave, c’est ça qui est excessivement grave. Il ne suffit pas de dire : on n’a rien changé dans la pratique… C’est ce transfert qui est très grave parce que l’intention de ces autorités, c’est de détruire la Tradition.»[4]     

Mais il n’a pas signé !!! soit ! Mais que veut dire signer et signer quoi ? Un accord pratique est suicidaire et mortel. Remplacez le verbe signer par tuer. « Il n’a pas pu signer mais il voulait signer et il a bien l’intention de signer » devient « Il n’a pas pu tuer mais il voulait tuer et il a bien l’intention de tuer. » [Capitaine du Titanic, chauffeur qui brûle les rouges et les ‘stop’ !!!]     
   
Le Supérieur a voulu faire un accord purement pratique sans un accord doctrinal en ignorant l’avis de Mgr Lefebvre, en désobéissant au Chapitre général de 2006, en méprisant l’avis éclairé des trois autres évêques de la Fraternité et en contredisant ses propres engagements passés; il a de plus, de facto, par sa déclaration du 15 avril 2012, détruit les fondamentaux du combat de la foi. 
   
De plus si Mgr Fellay l’a retiré, il l’a aussi justifié et assumé un an après dans le cor Unum n° 104. Donc le problème reste entier.  
   
Et la déclaration des trois évêques ?

Elle ne suffit pas à réparer le mal commis par Mgr Fellay. 
   
Mgr de Galarreta avant le Chapitre avait dit que Mgr Fellay ne pouvait pas faire moins que de démissionner, qu’il était déconsidéré des deux côtés et n’arriverait plus à gouverner : les libéraux lui en voudront de ne pas être aller jusqu’au bout d’un accord avec Rome ; les antilibéraux lui en voudront d’avoir trahi la doctrine et d’être aller trop loin. Et avant le chapitre, il confia à un confrère : « on ne lâchera rien, il faut être prêt à recommencer à zéro. »   
   
Malheureusement, les antilibéraux furent mis en minorité au Chapitre, et plutôt que de partir pour ne pas cautionner les compromis qui allaient avoir lieu et d’avaliser l’exclusion injuste d’un de nos évêques, ils restèrent. Résultat sur les deux pas fait en avant [un accord pratique avec une déclaration scandaleuse], il n’y eu qu’un seul pas de fait en arrière [un accord pratique tel que nous sommes]. Le chapitre de 2012 a donc rendu légal l’abus de pouvoir de Mgr Fellay qui a changé motu proprio la ligne de la Fsspx adoptée par le chapitre 2006 qui était : pas d’accord pratique avant une solution doctrinale. La majorité des capitulants a donc aidé Mgr Fellay a rendre légal ce qui était illégal !   
   
Et malheureusement Mgr Tissier et de Galarreta viennent en partie de cautionner cet abus de pouvoir de Mgr Fellay dans leur Déclaration à l’occasion du 25e anniversaire des sacres épiscopaux (30 juin 1988 – 27 juin 2013)   
   
11- Cet amour de l’Eglise explique la règle que Mgr Lefebvre a toujours observée : suivre la Providence en toutes circonstances, sans jamais se permettre de la devancer. Nous entendons faire de même, soit que Rome revienne bientôt à la Tradition et à la foi de toujours – ce qui rétablira l’ordre dans l’Eglise [chapitre de 2006] –, soit qu’elle nous reconnaisse explicitement … le droit et le devoir de nous opposer publiquement aux erreurs et aux fauteurs de ces erreurs, quels qu’ils soient – ce qui permettra un début de rétablissement de l’ordre [chapitre de 2012].  
   
Ce paragraphe § 11 est soit une répétition inutile de deux choses identique soit une tentation de Dieu en acceptant l’hypothèse de la quadrature du cercle. 
   
Et de quelle Eglise parle-t-on ? S'il s’agit de l’Eglise catholique, dans ce cas, on ne passe pas un "accord" sous condition avec elle soit on adhère à la doctrine de l'Eglise, soit on n'y adhère pas et s'il s’agit de l’Eglise conciliaire, Mgr Lefebvre l’a dit et répété :   
  
« C’est une illusion totale ! Ce ne sont pas les inférieurs qui changent les supérieurs, mais les supérieurs qui changent les inférieurs. » (Fideliter No. 70 Juillet-août 1989)   
« Ce transfert d’autorité, c’est ça qui est grave, c’est ça qui est excessivement grave. Il ne suffit pas de dire: on n’a rien changé dans la pratique… C’est ce transfert qui est très grave parce que l’intention de ces autorités, c’est de détruire la Tradition.»[5]   

 
Mgr Fellay affirme exactement ce que condamne Mgr Lefebvre. À The angelus, Mgr Fellay dit : « quel que soit l’accord, il y aura toujours une condition sine qua non : pas de compromis ! Nous restons tels que nous sommes. » Et Mgr Lefebvre dit : « Il ne suffit pas de dire : on n’a rien changé dans la pratique… »   
La Déclaration des évêques de la Fraternité accepte une réconciliation avec Rome dans deux cas (soit/soit) alors que Mgr Lefebvre, après les sacres, n'acceptait que la première de ces deux possibilités, précisant que la seconde était très dangereuse : 
   
« C’est donc un devoir strict pour tout prêtre voulant demeurer catholique de se séparer de cette Eglise conciliaire, tant qu’elle ne retrouvera pas la tradition du Magistère de l’Eglise et de la foi catholique. » (Itinéraire spirituel, 1990, p. 29)   
« Nous disons, nous, que l’on ne peut pas être soumis à l’autorité ecclésiastique et garder la Tradition. Eux [les ralliés] affirment le contraire. C’est tromper les fidèles. »[6] [Et aujourd’hui 3 des 4 évêques sacrés par Mgr Lefebvre le laissent entendre ! Seul Mgr Williamson a refusé publiquement cette tromperie.]   
« On ne rentre pas dans un cadre, et sous des supérieurs, en disant que l’on va tout bousculer lorsqu’on sera dedans, alors qu’ils ont tout en mains pour nous juguler ! Ils ont toute l’autorité. Ce qui nous intéresse d’abord, c’est de maintenir la foi catholique. La question canonique est secondaire. »[7]   
Cette condition « que les autorités nous laissent la liberté de critique, de nous opposer publiquement aux erreurs et aux fauteurs de ces erreurs » est ridicule et insignifiante. Comment peut-on exiger de faire à l’extérieur de la Fraternité ce que l’on n’est pas capable de faire à l’intérieur. Mgr Fellay a été, dans sa déclaration du 15 avril, un fauteur d’erreur. Mais on n’a pas le droit de le dire. Pourquoi ? Quand des prêtres dénoncent publiquement les erreurs de la déclaration doctrinale de Mgr Fellay du 15 avril : ils sont exclus ou réduits au silence.   
   
De plus : Où sont les communiqués officiels de la Fsspx qui condamnent les ambiguïtés sacrilèges du motu proprio de 2007 faisant de la messe bâtarde un rite ordinaire aussi saint que la messe tridentine ? Et les ambiguïtés sacrilèges du motu proprio de 2009 ? Où sont les communiqués qui condamnent Assise III ? Où sont les communiqués qui condamnent la scandaleuse béatification de Jean-Paul II ? Souvenons-nous de l’euphémisme troublant de l’abbé Pfluger parlant simplement de la « malheureuse béatification de Jean Paul II ».  
   
La déclaration des trois évêques ne suffit pas à rendre crédible Mgr Fellay. Car quand cela l’arrange il exprime sa « gratitude filiale au Saint Père pour l’acte » de la levée des excommunications (Menzingen, le 24 janvier 2009) mais quand cela l’arrange il réaffirme « l’injuste accusation de désobéissance. » (Déclaration du 27 juin 2013)   
   
La déclaration ne suffit pas à rendre Mgr Fellay crédible. Car quand cela l’arrange : « La nouvelle messe est pénétrée d’un esprit œcuménique et protestant, démocratique et humaniste qui évacue le sacrifice de la Croix. » (Déclaration de juin 2013) mais quand cela l’arrange cette messe devient « légitiment promulguée » c’est-à-dire bonne. (Déclaration d’avril 2012).   
   
La déclaration ne suffit pas à rendre Mgr Fellay crédible. Car quand cela l’arrange : « la cause des erreurs qui sont en train de démolir l’Église ne réside pas dans une mauvaise interprétation des textes conciliaires mais bien dans les textes mêmes » (Déclaration de juin 2013) mais quand cela l’arrange : « Après les discussions, nous nous sommes rendu compte que les erreurs que nous croyions comme issues du concile en fait ne sont pas issus de lui mais de la commune interprétation qu'on en a fait de lui ». (Mgr Fellay, YouTube, Traditionalist leader talks about his movement, Rome, 2012)   
   
La déclaration ne suffit pas à rendre Mgr Fellay crédible. Car quand cela l’arrange : Vatican II a « inauguré un nouveau type de magistère, inconnu jusqu’alors dans l’Église, sans racines dans la tradition ; un magistère imbu des principes modernistes » (Déclaration de juin 2013) mais quand cela l’arrange : « le Concile Vatican II éclaire, approfondit et explicite ultérieurement certains aspects de la vie et de la doctrine de l’Église, implicitement présents en elle ou non encore formulés » (Déclaration d’avril 2012).   
Il y a eu un changement SUBSTANTIEL de la tête de la FSSPX, à Menzingen. Avant même d’être rallié, Mgr Fellay et quelques-uns pensent et agissent en ralliés. Là est le problème. Arrêtons de nous focaliser sur un accord hypothétique avec Rome. Le danger ne vient pas des romains mais de nous-mêmes. Notre Supérieur général ne fait plus de distinction entre la Rome conciliaire et la Rome éternelle. Mgr Fellay est intellectuellement irrécupérable et a depuis longtemps inoculé un poison, un état d’esprit mortel dans la Fraternité.   
   
Déclaration de compromis qui « censure » Mgr Lefebvre (74 ; 88-91)

Le chapitre de 2012 et cette déclaration ne règlent pas ce problème. Ils sont des actes de compromis. On a préféré l’unité de la Fraternité au combat de la foi et la réputation du supérieur aux exigences de la vérité. Qu’on le veuille ou non, malgré ses affirmations doctrinales, la Déclaration du 27 juin est une opération de « recentrage » interne de la Fraternité avec une volonté de ménager la Rome de François. C’est une déclaration bâtarde ! Le poison de Mgr Fellay est dans cette Déclaration. Ce poison est une omission colossale, une absence mortelle qui nous détruira peu à peu.   
Dans la déclaration de 1974, Mgr Lefebvre est explicite : 
   
« Nous refusons de suivre la Rome de tendance néo­moderniste qui s'est manifestée clairement dans le Concile Vatican II… Mgr Lefebvre rappelait Saint Paul dans ce cas : « qu'il soit anathème. Gal. I-8. » Car « Cette réforme, disait-il, étant issue du Libéralisme, du Modernisme, est tout entière empoisonnée; elle sort de l'hérésie et aboutit à l'hérésie, même si tous ses actes ne sont pas formellement hérétiques. »   
   
Dans sa Lettre aux futurs Évêques, il est encore plus explicite :   
   
« La chaire de Pierre et les postes d'autorité de Rome étant occupés par des antichrists… la Rome antichrist. Cette Rome moderniste et libérale, poursuivant son œuvre destructrice du Règne de Notre Seigneur comme le prouvent Assise et la confirmation des thèses libérales de Vatican II sur la liberté religieuse. »   
   
Mgr Lefebvre parle ensuite d’un « successeur de Pierre parfaitement catholique en les mains duquel vous pourrez déposer la grâce de votre épiscopat pour qu'il la confirme. » 
   
Or la Déclaration à l’occasion du 25e anniversaire des sacres épiscopaux (30 juin 1988 – 27 juin 2013) a omis tous ces points. En 25 ans, on est donc passé de l’explicite à l’implicite ou plus certainement du clair à l’ambigu. Cette évolution est préoccupante et manifeste une faiblesse mortelle dans notre Fraternité.   
   
Cette Déclaration du 27 juin trompe les fidèles sur la gravité de la situation actuelle dans la Fraternité. Mgr Tissier et de Galarreta ont bien du voir le ton nouveau et les silences de cette déclaration. Ils l’ont signée comme un moindre mal pour sauver à tout prix l’union dans la Fraternité et rendre confiance aux fidèles et aux prêtres.  
   
Conclusion : deux Fraternité ?

On demande à Mgr Fellay : « Quels signes doit-on attendre qui nous montreraient que le retour à la Tradition s’est accomplie ? » [8] Voici sa réponse ; elle est stupéfiante :  
   
Mgr F. : « Il est très difficile de dire par où cela commencera. Nous avons eu avec le pape Benoît XVI tout d’abord le grand signe de la liturgie [ !!!], et peut-être aussi quelques autres efforts moins soutenus. »   
   
Mgr Fellay devrait lire le livre « nos rapports avec Rome » de l’abbé Pivert. Là Mgr Lefebvre dit :  
   
« Quand on nous pose la question de savoir quand il y aura un accord avec Rome, ma réponse est simple : quand Rome re-couronnera Notre Seigneur Jésus-Christ. Le jour où ils reconnaîtront de nouveau NS roi des peuples et des nations, ce n’est pas nous qu’ils auront rejoints, mais l’Eglise catholique dans la quelle nous demeurons. » (Flavigny, déc. 1988)   

 
Et après cela on prétend que la Fraternité n’a pas changé de ligne. Mgr Fellay persiste et signe : il ne veut pas tenir compte du bilan fait par Mgr Lefebvre après les sacres.  
   
« Tant que vous [François] n'aurez pas accepté de réformer le concile, en considérant la doctrine de ces papes qui vous ont précédés, il n'y a pas de dialogue possible. C'est inutile ». (Fideliter sept. 1988)   
« Ce n’est pas nous qui devons signer quelque chose. Ce sont eux qui doivent signer garantissant qu’ils acceptent la doctrine de l’Eglise. Ils veulent notre soumission mais ils ne nous donnent pas la doctrine. » (Nos rapport avec Rome, p. 296)   

Mgr Fellay ne comprend plus et ne suit plus la pensée de Mgr Lefebvre. Mgr Tissier conscient de cela, comme Mgr Williamson, va, mais de manière indirecte, contredire Mgr Fellay sans le citer.  
   
« D’un autre côté, regardez ce qui s’est passé en quelques années : on a reconnu que la messe de toujours n’avait pas été abrogée, les  « excommunications » de 1988 ont été levées et nous avons acquis une influence dans l’Eglise que nous n’avions jamais eue auparavant. Sans parler de la critique toujours plus importante du Concile, même à Rome... » Mgr Fellay au journal The Angelus en avril 2013   
   
Mgr Tissier dans l’éditorial du Sel de la Terre (n° 85, été 2013). Il parle de la malice libérale des chefs de l’Eglise conciliaire :  
   
« Ne dit-on pas à raison qu’il n’y a pas plus sectaire qu’un libéral ? N’ayant pas de principe pour faire régner l’ordre, ils font régner un régime de soumission par la terreur. La malice de la hiérarchie conciliaire  est achevée par l’usage qu’elle fait du mensonge et de l’équivoque. Ainsi le motu proprio du pape Benoît XVI déclarant que la messe traditionnelle n’a jamais été supprimée et que sa célébration est libre, assortit cette liberté de conditions contraire à cette dernière, et va jusqu’à qualifier la messe authentique et sa contrefaçon moderniste de « formes extraordinaire et ordinaire d’un même rite romain ». Le mensonge se poursuit dans la soi-disant « levée » des excommunications, soi-disant encourues par les quatre évêques consacrés par Mgr Lefebvre en 1988, comme si elles avaient été réellement encourues ». (pp. 14-15) 
   
« Si nous sommes compliqués, nous regrettons d’être privés de la communion conciliaire ou de son apparence de communion ecclésiale et nous serons malheureux et inquiets, sans cesse en quête d’une solution. Si en revanche nous avons une foi et une simplicité d’enfant, nous chercherons simplement quel témoignage rendre à la foi catholique. » (p. 16) 
   
Mgr Fellay est « compliqué » d’où son « nouveau positionnement par rapport à l’Église officielle ». Il se contente de poser seulement deux conditions pour assurer notre « survie » : (1) pas de concessions doctrinales de notre part, et (2) la liberté pour vivre et se développer. On se demande, où est passée la critique des erreurs conciliaires ? Il n’exige plus le changement de Rome elle-même !   
   
Mgr Fellay a peur des sanctions de la Rome moderniste ! Depuis 2009, Mgr Fellay a commencé à se sentir un peu plus dans la « légalité », et il est donc maintenant « terrorisé » à l’idée de se trouver à nouveau « condamné » par l’Église officielle. Contrairement à Mgr Lefebvre, pour qui l’« excommunication » en 1988 le laissait indifférent, Mgr Fellay donne trop d’importance à être « condamné » par Rome.  
   
L’abbé Pfluger est plus explicite encore sur ce sentiment de « culpabilité » de la Fraternité car non reconnue par l’Église conciliaire :   
   
« Quant à nous, nous souffrons aussi d’un défaut, du fait de notre irrégularité canonique. Ce n’est pas seulement l’état de l’Église postconciliaire qui est imparfait, le nôtre l’est aussi. (…) L’obligation d’œuvrer activement pour surmonter la crise, ne peut être contestée. Et cette œuvre commence chez nous, en voulant surmonter notre état canonique anormal. » (Kirchliche Umschau, 17 oct. 2012)   
   
Tout cela trahit un manque de conviction dans nos positions doctrinales et une fausse conception de l’Eglise.   

 
Si Mgr Fellay accepte de répondre favorablement à Rome avec sa Déclaration doctrinale c’est parce qu’il y a une raison « doctrinale » derrière cette décision : pour lui l’église conciliaire est l’Église Catholique, c’est le Corps mystique du Christ ! Le problème est que Mgr Fellay identifie les hommes d’église, les palais, les temples, l’apparat externe de « l’église conciliaire » avec l’Église Catholique… Il appelle souvent « l’église conciliaire » (expression qu’il n’utilise plus) l’Eglise « concrète », l’Eglise « réelle ».  
   
« Ce n’est pas nous qui sortons de l’Église mais les modernistes. Quant à dire ‘‘sortir de l’Église visible’’, c’est se tromper en assimilant Église officielle et Église visible. Nous appartenons bien à l’Église visible, à la société des fidèles sous l’autorité du Pape, car nous ne récusons pas l’autorité du Pape, mais ce qu’il fait… Sortir, donc, de l’Église officielle ? Dans une certaine mesure, oui, évidemment. » (Mgr Lefebvre Conférence aux prêtres, Ecône, 9 sept. 1988)   
   
Mgr Tissier : « Formellement considérée, l’Eglise conciliaire est une secte qui occupe l’Eglise catholique. […] : [citation de Mgr Lefebvre (Cospec 21 juin 1978] : « Je pense que l’on peut, que l’on doit même croire que l’Eglise est occupée. Elle est occupée par cette contre-Eglise que nous connaissons bien et que les papes connaissent parfaitement et que les papes ont condamnée tout au long des siècles. Depuis maintenant bientôt quatre siècles, l’Eglise ne cesse de condamner cette contre-Eglise qui est née avec le protestantisme surtout, qui s’est développée avec le protestantisme, et qui est à l’origine de toutes les erreurs modernes et qui nous a entraînés dans toutes ces erreurs que nous connaissons et que les papes ont condamnées : libéralisme, socialisme, communisme, modernisme, sillonisme et que sais-je ? Et nous en mourons. Les papes ont tout fait pour condamner cela. Et voilà que maintenant ceux qui sont sur les sièges de ceux qui ont condamné ces choses-là sont maintenant d’accord pratiquement avec ce libéralisme et avec cet œcuménisme. Alors nous ne pouvons pas accepter cela. Et plus les choses s’éclairent, et plus nous nous apercevons que ce programme qui a été élaboré dans les loges maçonniques - tout ce programme, toutes ces erreurs ont été élaborées dans les loges maçonniques – et bien on s’aperçoit tout doucement et avec des précisions de plus en plus grandes qu’il y a tout simplement une loge maçonnique au Vatican. » […] : [citation de Mgr Lefebvre (Lette du 29 juillet 1976)] : Nous sommes supens a divinis par l’Eglise conciliaire dont nous ne voulons pas faire partie. Cette Eglise conciliaire est une Eglise schismatique parce qu’elle rompt avec l’Eglise catholique…  L’Eglise qui affirme de pareilles erreurs est à la fois schismatique et hérétique. Cette Eglise conciliaire n’est donc pas catholique. Dans la mesure où le pape, les évêques, prêtres ou fidèles adhèrent à cette nouvelle Eglise, ils se séparent de l’Eglise catholique. L’Eglise d’aujourd’hui n’est la véritable Eglise que dans la mesure où elle continue et fait corps avec l’Eglise d’hier et de toujours. La norme de la foi c’est la Tradition. » […]   

   
« [Mgr Tissier : Une Eglise qui convoiterait à la fois un but terrestre et mondialiste et le but surnaturel de salut éternel des âmes, cette Eglise n’est plus catholique, c’est l’Eglise conciliaire dans son statut atténué et vulgaire. Et à côté de cette Eglise conciliaire dans son statut atténué et vulgaire, que reste-t-il de l’Eglise catholique ? "[b]
  
Les premiers chrétiens, combien étaient ils ? Quelques milliers ! Les derniers Chrétiens combien seront-ils ?   
   
« L’indéfectibilité de l’Eglise : elle n’empêche pas que l’Eglise ne puisse venir, suite à une grande apostasie comme celle annoncée par saint Paul (2 Th 2, 3), à un très modeste nombre de vrais catholiques. » (Mgr Tissier, Sel de la terre p 3)   

 
Il y a deux Fraternité : une qui rejette sans le dire mais en pratique le combat de la foi antilibérale de Mgr Lefebvre et une autre qui dedans ou dehors essaye d’y être fidèle.   
   
Mgr Lefebvre a fait une « opération survie » pas une « opération conquête du monde » ; Comprenons les Ecritures. Elles ont prophétisé, alors qu’elle n’existait pas, une Chrétienté et son rayonnement miraculeux. Les mêmes Ecritures ont prophétisé, alors que cela ne se voyait pas, l’apostasie et la disparition de la Chrétienté. Soyons « martyrs » et prions pour le prompt retour du Christ-Roi juge et vainqueur.   
    
    
_______________________
   

[1] Il y a six mois l'abbé de Cacqueray à qui je reprochais de ne rien faire de public, me disait : « j’estime qu’il y a encore une chose pour obliger Mgr Felay à faire son devoir, je la tente. »
   
[2] Lettre de Benoît XVI, aux évêques, au sujet de la levée de l’excommunication du 10 mars 2009.
   
[3] Très remarquable : ce Paragraphe ne fut pas modifié par les romains !!!
Mgr Fellay « L’entière tradition de la foi catholique doit être le critère et le guide de compréhension des enseignements du concile Vatican II lequel à son tour éclaire – c’est-à-dire approfondit et explicite ultérieurement - certains aspects de la vie et de la doctrine de l’Eglise implicitement présents en elle non encore formulés conceptuellement » 
C’est le Concile à la lumière de la Tradition avec la Tradition à la lumière du Concile.
Mgr Lefebvre « Il nous est impossible d'entrer dans cette conjuration, quand bien même il y aurait beaucoup de textes satisfaisants dans ce Concile. Car les bons textes ont servi pour faire accepter les textes équivoques, minés, piégés. Il nous reste une seule solution : abandonner ces témoins dangereux pour nous attacher fermement à la Tradition, soit au Magistère officiel de l'Eglise pendant vingt siècles. » Marcel Lefebvre, Ecône, 18 août 1976, 1er Lettre introductive  & Paris, 27 août 1976, 2e Lettre introductive à « J’accuse le concile" 
   
[4] Conférence à Ecône, La situation après les sacres, 126-A, le 8 octobre 1988.
   
[5] Conférence à Ecône, La situation après les sacres, 126-A, le 8 octobre 1988.
   
[6] Conférence donnée à Flavigny, décembre 1988, Fideliter, n° 68, mars-avril 1989.
   
[7] Conférence aux séminaristes d'Ecône, 21 décembre 1984.
   
[8] Entretien réalisé par The Angelus, le 20 avril 2013 (FSSPX/MG/USA – Traduit de l’anglais – DICI du 07/06/13)   


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Dim 22 Sep 2013, 00:42    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
fidelis servus


Hors ligne

Inscrit le: 26 Déc 2012
Messages: 52

MessagePosté le: Dim 22 Sep 2013, 15:56    Sujet du message: Conférence de l'abbé Rioult à Lille le 21 septembre 2013 Répondre en citant

Cher Lami, la vidéo est privée sur You Tube ! 

Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Lami
Membre

Hors ligne

Inscrit le: 12 Avr 2013
Messages: 44

MessagePosté le: Dim 22 Sep 2013, 16:58    Sujet du message: Conférence de l'abbé Rioult à Lille le 21 septembre 2013 Répondre en citant

Ah pardon c'est la première fois que je mets une vidéo sur internet...je découvre !

Normalement c'est corrigé. Merci pour la remarque.


Revenir en haut
fidelis servus


Hors ligne

Inscrit le: 26 Déc 2012
Messages: 52

MessagePosté le: Dim 22 Sep 2013, 17:18    Sujet du message: Conférence de l'abbé Rioult à Lille le 21 septembre 2013 Répondre en citant

Merci beaucoup. Union de prières.

Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
AupiedelaCroix
Membre

Hors ligne

Inscrit le: 31 Aoû 2012
Messages: 285

MessagePosté le: Mer 25 Sep 2013, 19:01    Sujet du message: Conférence de l'abbé Rioult à Lille le 21 septembre 2013 Répondre en citant

 

Citation de l'abbé Rioult:
Il y a deux Fraternités : une qui rejette sans le dire mais en pratique le combat de la foi antilibérale de Mgr Lefebvre et une autre qui dedans ou dehors essaye d’y être fidèle.  



J'admire les propos extrêmement fermes et en même temps tout-à-fait objectifs de l'abbé Rioult. C'est une qualité rare actuellement où tout le monde réagit épidermiquement.


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:44    Sujet du message: Conférence de l'abbé Rioult à Lille le 21 septembre 2013

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Un évêque s'est levé! Index du Forum -> FORUM -> LE FORUM OUVERT AUX DISCUSSIONS Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | creer un forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com