Un évêque s'est levé!  Index du Forum

Un évêque s'est levé!
Forum

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 



 SOUTIEN A NOS EVÊQUES, PRÊTRES, RELIGIEUX, RELIGIEUSES REFRACTAIRES 


           
Chapitre de 2012: L'abbé de Jorna critique la déclaration doctrinale de Mgr Fellay

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Un évêque s'est levé! Index du Forum -> FORUM -> LE FORUM OUVERT AUX DISCUSSIONS
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Gentiloup
Admin

Hors ligne

Inscrit le: 21 Juin 2012
Messages: 2 884

MessagePosté le: Mer 30 Oct 2013, 22:01    Sujet du message: Chapitre de 2012: L'abbé de Jorna critique la déclaration doctrinale de Mgr Fellay Répondre en citant

            
Critique de la Déclaration de Mgr Fellay par M. l’abbé de Jorna
Au Chapitre général de juillet 2012

           
Posted on 30 octobre 2013             

           
            

           
            

            
Le document que vous allez lire a été distribué à tous les membres du Chapitre en juillet 2012. 
           

            
Son exposé n’a provoqué aucune objection d’aucun membre.            

            
M. l’abbé de Jorna y prouve que la Déclaration de Mgr Fellay n’était rien d’autre que ‘l’herméneutique de la continuité’ de Benoît XVI.            

            
            
De plus ce document manifeste deux choses : La pourriture intellectuelle de Mgr Fellay, pour reprendre une expression de M. l’abbé de La Rocque, en même temps que sa malhonnêteté comme nous l’a révélé M. l’abbé Faure témoin des faits :            
Après l’exposé de M. l’abbé de Jorna, M. l’abbé Pagliarani s’est levé (probablement de concert avec la Maison Générale) et a rompu le silence en faveur de Mgr Fellay par ces termes : « Chers confrères ! Nous n’allons quand même pas infliger une gifle à notre supérieur en exigeant de lui une rétractation ; cela se fera implicitement par la Déclaration finale du Chapitre. » Puis on passa à un autre sujet… L’affaire était close.            

            
On venait de manœuvrer le Chapitre. La Maison Générale venait de tromper les capitulants en leur laissant croire que la Déclaration était retirée avec une désapprobation implicite de son auteur. Mgr Tissier fut trompé comme les autres. Dans une lettre du 29 mars 2013, il raconte qu’il « a été conclu tacitement qu’il n’y avait pas lieu d’insister sur ce sujet, vu qu’il était évident que le Supérieur général regrettait son faux pas et était résolu à ‘ne pas le refaire’. » (B.O. n° 251, Annexe à la lettre Circulaire n° 2013-04)            

            
Les capitulants ont donc cru, en raison du silence de la Maison Générale, que Mgr Fellay avait compris la malice intrinsèque de sa Déclaration et qu’il réprouvait tacitement sa pensée. Or il n’en fut rien. Depuis, Mgr Fellay n’a pas cessé d’assumer le contenu de sa Déclaration séditieuse. Pour ce faire, il a du abuser du serment des capitulants. Mgr Fellay pensa que, les membres ayant promis de garder le silence, personne n’oserait contredire la version officielle de la Maison Générale qui est mensongère et profondément malhonnête.            
Ce discours officiel présente en effet la Déclaration doctrinale comme « un texte ‘minimaliste’ qui a pu prêter à confusion chez nous » (Mgr Fellay, Cor Unum 102). Un « texte suffisamment clair » (Mgr Fellay, Écône, 7 septembre 2012). Une Déclaration doctrinale où « toute ambiguïté se trouvait écartée quant à notre jugement sur le Concile, y compris la fameuse ‘herméneutique de la continuité’ ». Une Déclaration qui « n’a pas été comprise par plusieurs membres éminents de la Fraternité, qui y ont vu une ambiguïté, voire un ralliement à la thèse de ‘l’herméneutique de la continuité.’ » (Mgr Fellay, Cor unum 104, « Note sur la déclaration doctrinale du 15 avril 2012 »).            

            
Si Mgr Fellay avait jugé son texte sans ambiguïté, pourquoi n’avoir point combattu l’exposé de M. l’abbé de Jorna ? Pourquoi n’avoir point, durant le Chapitre, aidé les « membres éminents de la Fraternité » à bien comprendre sa Déclaration ? Pourquoi avoir laisser l’abbé Pagliarani prendre sa défense, pour lui éviter « une gifle », en privilégiant « une rétractation implicite » puisqu’il dit officiellement que sa Déclaration était irréprochable et à « l’instar de celle de Mgr Lefebvre » ?            

            
Le fait que Mgr Fellay n’ait pas osé défendre sa Déclaration devant le Chapitre montre non seulement qu’il la savait indéfendable mais aussi qu’il ne voulait pas changer de pensée. Car quand on reconnaît « tacitement » avoir fait un « faux pas » on n’accuse pas les autres dans le Bulletin officiel !   »Quand on reconnaît s’être trompé, on ne prétend pas avoir été trompé par Rome et incompris par d’éminents confrères ! On ne prétend pas non plus en conférence que ce texte était« extrêmement délicat » et qu’il « n’a pas fait l’unanimité dans la Fraternité », « si bien que j’ai dit à Rome : je le retire, ça sert à rien si il n’est même pas compris chez nous, euh, parce qu’il était peut-être trop subtil, ben, tant pis, on le retire ». (Mgr Fellay, Lille, 7 mai 2013) ; on ne prétend pas « que c’était trop subtil et  pas assez clair tel qu’il fut écrit . » ( Mgr Fellay – Family Catholic News, oct 2013 à Kansas City) »            

            
Que penser de tels propos et d’une telle façon d’agir ? Que penser d’un homme capable de dire : « Les indices sont suffisamment variés et nombreux pour qu’on puisse affirmer que ce nouveau mouvement de réforme ou de restauration est bien réel [dans l’Eglise]. » (Lettre aux Amis et Bienfaiteurs n°76, 7 mai 2010) ; Puis de dire : « La situation de l’Église est une véritable catastrophe » (Angelus, Kansas City, oct. 2013) ? Que penser d’un homme qui juge que « dans ses sermons, on voit que François a la foi… on voit pas encore d’application concrète, mais les sermons sont pas mal… on voit qu’il a la foi… » (Lille 7 mai 2013) mais qui au sujet d’une réponse de François conclut : « ce n’est vraiment pas catholique !… Nous avons en face de nous un véritable moderniste. » (Angelus, Kansas City, oct. 2013) ?            

            
François est « un véritable moderniste » qui « a la foi » ! Subtil, très subtil ou trop subtil ? Malhonnêteté volontaire ou cécité intellectuelle ? Trahison consciente ou agitation d’un homme incapable de gouverner une société antilibérale dans un monde empoisonné de libéralisme ?            

            
Déclaration de M. l'abbé de Jorna au chapitre générale de 2012:
Voici maintenant le texte de M. l’abbé de Jorna :


Critique de la déclaration doctrinale du 15 avril 2012 
           


/ II.
 Il faudrait faire les distinctions absolument nécessaires sur le magistère. Nous acceptons tout le magistère de l’Église jusqu’à Vatican II. Mais depuis, il y a un nouveau magistère, pour une bonne part opposé au magistère antérieur. Nous ne pouvons donc pas déclarer accepter ce nouveau magistère comme magistère de l’Église. « Ou bien nous sommes avec ses prédécesseurs qui ont proclamé la vérité de toujours, qui sont en concordance avec l’Église depuis les apôtres jusqu’au Pape Pie XII. Ou bien nous sommes avec le Concile et alors nous sommes contre les prédécesseurs des papes actuels. Il faut choisir, il y a un choix à faire. Il est évident que la Tradition se trouve avec les 250 papes qui ont précédé le pape Jean XXIII et le concile Vatican II. C’est clair. Ou alors l’Église s’est toujours trompée. Voilà la situation dans laquelle nous nous trouvons. Il faut être ferme, clair, décidé et ne pas hésiter. » (Mgr Lefebvre, 14 mai 1989, in Vue de haut n. 13 p. 70).
Cette distinction d’autant plus importante que Benoît XVI a déclaré son intention : « Les problèmes à traiter maintenant sont essentiellement de nature doctrinale, en particulier ceux concernant l’acceptation du concile Vatican Il et le magistère post-conciliaire des papes… On ne peut pas geler l’autorité du magistère de l’Eglise en 1962 et cela doit être très clair pour la Fraternité. » (10 mars 2009, in DC 2421, p. 319-320). D’autre part la profession de foi de 1989 a toujours été refusée par notre Fondateur parce qu’elle impose l’adhésion à Vatican II. 

 
/ III, 1.
 
Nous ne pouvons pas accepter la doctrine de LG III. Même compris à la lumière de la Nota prævia, le n. 22 de LG garde toute son ambiguïté car il laisse encore entendre qu’il y a dans l’Église un double sujet du primat et ouvre ainsi la porte à la négation de l’enseignement de Vatican I (DS 3054).  
Mgr Lefebvre a insisté sur cette erreur à l’occasion de la publication du nouveau code de 1983 (14 mai 1989, Vue de haut n. 13 p. 69-70). Ce § III, 1 n’évite pas une grave ambiguïté du fait qu’il déclare accepter à la fois l’enseignement de Vatican I sur le primat du pape et celui de Vatican II sur la collégialité, alors qu’il est au moins sérieusement contestable que ce soit possible. Et le saint siège ne manquerait d’y voir la possibilité et même le devoir d’interpréter Vatican I en fonction de Vatican II. Mgr Lefebvre n’aurait jamais signé les affirmations contenues dans ce n. Dans le protocole de 1988 on ne trouve aucune allusion au ch. III de LG.
 
/ III, 2 et 3.
 
La tradition peut s’entendre en trois sens (le sujet, l’acte et l’objet) et les modernes jouent sur l’ambiguïté de cette pluralité de sens. Seule la Tradition au sens du sujet et de l’acte peut être dite vivante, non la Tradition au sens de l’objet. Celle-ci est immuable dans sa signification. Il eut mieux valu reprendre les expressions de nos discussions doctrinales et ne parler que de Tradition constante. Le serment anti-moderniste (DS 3548-3549) rejette clairement la fausse notion de la nouvelle Tradition vivante en évoquant « la vérité absolue et immuable » de la Tradition divine. Ces clarifications sont d’autant plus indispensables que Benoît XVI développe une idée fausse de la Tradition au sens évolutionniste. D’autre part dire que « l’Église perpétue et transmet tout ce qu’elle est et tout ce qu’elle croit » n’est pas sans ambiguïté. D’une part parce que pour Benoît XVI et Vatican II, le sujet fondamental qui transmet la Tradition c’est l’Église au sens de Peuple de Dieu tout entier, sujet vivant qui chemine à travers l’histoire ; d’autre part parce que le magistère de l’Église ne transmet pas ce que l’Église « est et croit », il transmet conserve et défend le dépôt objectif de la foi, reçu du Christ et des apôtres, l’ensemble des vérités révélées par Dieu, gardant toujours le même sens. Pour Benoît XVI, l’Église Peuple de Dieu transmet sa croyance et il faut entendre par là une expérience au sens immanentiste. Il vaudrait mieux dire que le magistère de l’Église enseigne avec autorité au nom de Dieu la signification définitive et immuable de la vérité révélée, en recourant à des expressions normatives qui sont les dogmes. 

 
/ III, 4 et 5.
 
Nous [ Mgr Fellay ]  ne pouvons pas dire sans plus de précision que Vatican II éclaire, approfondit et explicite certains aspects de la vie et de la doctrine de l’Église. Car dans l’esprit de Benoît XVI, Vatican II a voulu redéfinir la relation entre la foi de l’Église et certains éléments essentiels de la pensée moderne. Cela a conduit à contredire ou remettre gravement en cause l’enseignement constant de la Tradition catholique sur plusieurs points essentiels. La liberté religieuse est en contradiction avec la Tradition. L’œcuménisme et la collégialité sont aussi en rupture avec la Tradition. Rappelons ce que disait Mgr Lefebvre en 1978 : « Nous professons la foi catholique intégralement et totalement…Nous rejetons et anathématisons de même tout ce qui a été rejeté et anathématisé par l’Église…C’est dans la mesure où les textes du concile Vatican II et les réformes post conciliaires s’opposent à la doctrine exposée par ces papes d’avant Vatican II, et laissent libre cours aux erreurs qu’ils ont condamnées que nous nous sentons en conscience obligés de faire de graves réserves sur ces textes et sur ces réformes. » (in Itinéraires n. 233, mai 19 p. 108-109). Il faut redire ce que notre fondateur a toujours répété : « dire que l’on voit, que l’on juge les documents du concile à la lumière de la Tradition cela signifie évidemment que l’on rejette ceux qui sont contraires à la tradition, que l’on interprète selon la Tradition ceux qui sont ambigus et que l’on accepte ceux qui sont conformes à la Tradition. » (in Vue de haut n. 13, p. 57). Précisions d’autant plus nécessaires que les autorités romaines jouent sur le mot tradition. « Dans la pensée du Saint Père et dans la pensée du cardinal Ratzinger, si j’ai bien compris, il faudrait arriver à intégrer les décrets du Concile dans la Tradition, s’arranger pour les y faire rentrer à tout prix. C’est une entreprise impossible. » (in Vue de haut, n. 13, p. 57). Nous ne pouvons pas laisser supposer qu’il serait possible et nécessaire de concilier Vatican II et la Tradition ; nous perdrions la liberté de dénoncer les erreurs et serions mis dans la cage dorée des « espaces de liberté théologique » dont parle Mgr Ocariz.

/ III, 7.
 
On ne peut se contenter d’affirmer que le NOM est valide. La nouvelle messe est mauvaise en soi. Elle représente une occasion de péché d’infidélité. C’est pourquoi elle ne peut pas constituer matière à obligation pour sanctifier le dimanche. A l’heure où Rome reconnaît les deux rites il est nécessaire de rappeler : « au sujet de la nouvelle messe, détruisons immédiatement cette idée absurde : si la nouvelle messe est valide, on peut y participer. L’Église a toujours défendu d’assister aux messes des schismatiques et des hérétiques, même si elles sont valides. Il est évident qu’on ne peut participer à des messes sacrilèges, ni à des messes qui mettent notre foi en danger. » (in Troadec, Clovis 2005 p. 391) 

 
/ III, 8.
 
Nous avons toujours refusé le nouveau code de 1983. Il est « imbu d'œcuménisme et personnalisme, il pèche gravement contre la finalité même de la loi » ( Mgr
Lefebvre, Ordonnances de la FSSPX p. 4). De plus ce nouveau code véhicule l’esprit de la nouvelle ecclésiologie, démocratique et collégialiste. 

 
Conclusion.
 
Cette déclaration est donc profondément ambiguë et pèche par omission contre la dénonciation claire et nette des principales erreurs qui sévissent encore à l’intérieur de l’Église et détruisent la foi des fidèles. Cette déclaration, telle qu’elle se présente laisse supposer que nous accepterions le présupposé de « l’herméneutique de la continuité ». Un tel document, principe d’un accord, rendrait celui-ci dès son départ équivoque et favoriserait toutes les dérives subséquentes.   
       
 


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mer 30 Oct 2013, 22:01    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Prague
Membre

Hors ligne

Inscrit le: 17 Oct 2012
Messages: 169

MessagePosté le: Jeu 31 Oct 2013, 12:47    Sujet du message: Chapitre de 2012: L'abbé de Jorna critique la déclaration doctrinale de Mgr Fellay Répondre en citant

Cela était fort clair! Merci M. l'abbé de Jorna et merci à tous ceux qui ne cessent de résister depuis ce "coup d'Etat".


Le chapitre de 2012 est donc deux fois illégitime:


Une première fois, parce qu'il s'est déroulé comme une opération subversive et une deuxième fois parce que cette opération subversive a servi à enterrer la violation des résolutions du chapitre de 2006.


Revenir en haut
Martel
Membre

Hors ligne

Inscrit le: 23 Déc 2012
Messages: 96

MessagePosté le: Jeu 31 Oct 2013, 14:24    Sujet du message: Chapitre de 2012: L'abbé de Jorna critique la déclaration doctrinale de Mgr Fellay Répondre en citant

Prague a écrit:
Le chapitre de 2012 est donc deux fois illégitime:


Une première fois, parce qu'il s'est déroulé comme une opération subversive et une deuxième fois parce que cette opération subversive a servi à enterrer la violation des résolutions du chapitre de 2006.

Deux fois illégitime et cela démontre qu'il y avait des opposants résolus et éclairés dans ce chapitre, même s'ils ont été induits en erreur par les manoeuvres subversives de Mgr Fellay et de celui qui semble avoir été son complice, l'abbé Pagliaran; et que parmi eux, l'un des plus clairvoyants est le toujours directeur du séminaire d'Ecône. Cela devrait être une réponse à tous ceux qui depuis des mois crachent sur le séminaire d'Ecône qui serait devenu libéral... 


La tête est malade, mais le corps est encore vigoureux!


Revenir en haut
parvulus


Hors ligne

Inscrit le: 17 Oct 2013
Messages: 48
Localisation: Taissy

MessagePosté le: Jeu 31 Oct 2013, 16:47    Sujet du message: Commentaire sur la "déclaration" de l'abbé Jorna au Chapitre de 2012 Répondre en citant

Grand Merci à la Sapinière de publier le combat "interne" entre la FSSPX et .... la secte libérale dans la FSSPX.

Cette secte joue le même rôle à la tête de la FSSPX, que celui joué dans Notre Eglise par les conciliaires.

Le chapître 2012 est un mini Vatican II dans la FSSPX: conjuration, le Supérieur promouvant les séditieux et se servant d'eux pour se couvrir, écoutant non les conseils de ses trois collègues dans l'épiscopat, mais les "scribes" du Grec, changeant la fin ultime de la FSSPX (la sainteté sacerdotale pour le salut des âmes), en une fin présomptueuse de "convertir l'église conciliaire" là où Mgr Lefebvre a "échoué" (c'est eux qui le voient comme un échec!).

Un mal cependant perdure au sein de la FSSPX, en plus de sa tête dérangée. On attaque seulement "le pape François", pour "ses" excès... On fait comme si les "effets" avaient pour "causes" des personnes! On est loin déjà de l'esprit de Mgr Lefebvre! Il n'a jamais critiqué la personne du pape, plus que sa doctrine et "son" église nouvelle!

Relisons bien Mgr Lefebvre: les hommes, même papes sont faibles! Par contre, ce qu'il nous faut attaquer plus que tout, c'est la fausse doctrine et la Contr'église qui en est le support hiérarchique, le nouveau magistère. Mgr Lefebvre avait une sainte horreur de l'erreur, de la justification théologique d'Assise, bien plus que de ceux, personnes dans l'erreur, qui veulent nous les imposer... par abus de pouvoir pontifical ou épiscopal.

De même dans la FSSPX, j'ai pitié de Mgr Fellay pour ses confusions multiples, qui lui font commettre des iniquités. Il confond "DANS" notre Eglise, et "DE" notre Eglise! "DANS" notre Eglise, Elle a connu Arius, Pélage, Cranmer, Luther, et autres schismatiques ou hérétiques. La papauté en "ACTES" l'en a délivrée.

Aujourd'hui comme hier, Notre Eglise a besoin d'un pontife suprême qui la délivre de ses ennemis de l'intérieur. Aujourd'hui comme hier, la FSSPX a besoin d'un Supérieur qui la délivre aussi de ses ennemis de l'intérieur....

Athanase fut réhabilité comme confesseur de la Foi, face y compris à la juridiction de "son" Eglise. Aujourd'hui comme hier, nous croyons que Mgr Lefebvre sera réhabilité dans "Son" Eglise. Aujourd'hui comme hier, je crois que Mgr Williamson et tous les résistants injustement sanctionnés seront réhabilités dans Notre FSSPX, celle de Mgr Lefebvre, pas celle de Mgr Fellay actuel!

Semper idem, comme le dit l'abbé Rioult, réconciliation impossible! Non pas avec le pape, qui peut se convertir, mais avec cette "église", dont la tête n'est pas NSJC, mais celui qui se fera adorer un jour à sa place.... un temps qui sera abrégé à cause des élus à ne pas perdre... Ce n'est pas de foi, mais l'apocalypse nous parle d'une seconde Bête sortie de terre, qui imposera d'adorer la première sortie des eaux... L'église conciliaire veut nous faire adorer la démocratie libérale, substituée au Christ-Roi... Il s'agit donc moins de se méfier des personnes, que de "bêtes", c'est-à-dire de "corps animés".
 
L'église conciliaire n'est pas seulement un esprit "dans" notre Eglise, encore moins un esprit ou une tendance "DE" Notre Eglise (confusion que Mgr Lefebvre trouvait blasphématoire!). Ce "corps animé", c'est une nouvelle juridiction "DANS" Notre Eglise, ce qui peut être désigné par le mot "ROME", une juridiction "légitime" "DE" Notre Eglise, telle que Athanase et Mgr Lefebvre par exemple puissent la reconnaître comme telle, mais dont les sentences sont invalidées (Rome arienne, Rome conciliaire) par la jurisprudence antérieure (Rome de toujours) de toute Notre Eglise.

Autant il me semble que trois évêques (avec Mgr Wiliamson!) comprennent bien celà à la suite de Mgr Lefebvre, autant il est assez stupéfiant de constater que le quatrième , supérieur de surcroît, ne distingue pas ce que sont réellement, non seulement les papes conciliaires avec leurs différences personnelles de sensibilités, mais au-delà, la nouvelle église dont ils se font les chantres, et qui, elle, ne sera JAMAIS Notre Eglise, même si un jour eux redeviennent les papes de Notre Eglise, à savoir des papes catholiques pour une Eglise catholique!

Bref, je préfèrerais 100 fois que Mgr Fellay critique l'église conciliaire, comme ne pouvant absolument pas être la Notre,  au moins autant que ses papes, aussi scandaleux soient-ils: les papes changent, mais l'église conciliaire change-t-elle? Mgr Fellay veut-il un pape "catholique" d'une église conciliaire? Mais un pape d'une église conciliaire peut-il être un pape catholique???

Mgr Lefebvre a répondu: impossible! Autant on peut rechercher un accord avec le pape pour liquider l'église conciliaire, autant c'est nullam partem avec quiconque veut une église conciliaire!

Est-ce assez simplement dit pour que Mgr Fellay le comprenne? N'est-ce pas ce que l'abbé Chazal appelle le "sens de la flêche"? Il a bien raison!   


Revenir en haut
Franravel
Membre

Hors ligne

Inscrit le: 25 Oct 2012
Messages: 36
Localisation: Monts du Lyonnais

MessagePosté le: Jeu 31 Oct 2013, 17:28    Sujet du message: Chapitre de 2012: L'abbé de Jorna critique la déclaration doctrinale de Mgr Fellay Répondre en citant

Merci Parvulus pour votre réflexion. La conclusion qu'il faut émettre devant cette duplicité hélas indéniable de Mgr Felay, c'est qu'il y a des éminences grises qui travaillent la tête de la fraternité St Pie X pour la faire éclater, à l'instar de ce que disait Mgr Lefebvre au retour de son entrevue avec le Cardinal Ratzinger qu'il qualifiait de ne plus être catholique par rapport au rôle de l'église par rapport à l'état, qu'il y avait une loge maçonnique derrière le Vatican pour lui faire déclarer des nouvelles "vérité" par rapport à l'esprit d'ouverture au monde. Car comment expliquer les tergiversations de Rome tantôt favorables à la tradition par les encouragements du Cardinal Gagnon, puis après un silence de la part de Rome, comme si rien n'avait été déclaré, la Fraternité St Pie X vouée à nouveau aux gémonies par l'écrasante majorité de l'épiscopat officiel.

Revenir en haut
Augustin
Membre

Hors ligne

Inscrit le: 18 Mar 2013
Messages: 33
Localisation: Sud de France

MessagePosté le: Jeu 31 Oct 2013, 18:17    Sujet du message: Chapitre de 2012: L'abbé de Jorna critique la déclaration doctrinale de Mgr Fellay Répondre en citant

Est ce que nous pouvons affirmer que le séminaire d'écône est encore bon puisque son directeur est antilibéral ? Espérons que l'abbé de Jorna ne soit pas muté d'ici quelque temps pour être remplacé par un abbé libéral...

Revenir en haut
Gentiloup
Admin

Hors ligne

Inscrit le: 21 Juin 2012
Messages: 2 884

MessagePosté le: Jeu 31 Oct 2013, 20:23    Sujet du message: Chapitre de 2012: L'abbé de Jorna critique la déclaration doctrinale de Mgr Fellay Répondre en citant

Augustin a écrit:
Est ce que nous pouvons affirmer que le séminaire d'écône est encore bon puisque son directeur est antilibéral ? Espérons que l'abbé de Jorna ne soit pas muté d'ici quelque temps pour être remplacé par un abbé libéral...


Cher Augustin, il n'existe nulle part sur terre de sécurité absolue.

La sécurité dépend surtout de nous, de notre formation, de la formation que nous nous donnons à nous-même. Vous pourriez avoir les meilleurs professeurs, si vous n'entendez pas ce qu'ils vous disent, cela ne servira à rien. Mais avec la volonté de se conformer à la Tradition, nous avons déjà de bons garde-barrières. Et surtout il faut s'imposer un mode de vie qui corresponde à ce que veut la Tradition. Parce qu' on finit toujours par être ce que l'on vit.

Voyez l'exemple du père Calmel. Il a commencé son parcours au séminaire de Toulouse qui était déjà touché par le libéralisme. Ensuite il s'est retrouvé chez les Dominicains au couvent de Saint-Maximin qui bien vite s'est mis à tanguer avec le reste de l'ordre. Il a fait la majorité de son parcours de Dominicain dans le pire environnement possible, à une époque où les supérieurs généraux de cet ordre, en France, soutenaient les pères Chenu et Congar. Des fous furieux qui ont largement contribué à la révolution de Vatican II.

Mais le père Calmel avait acquis de lui-même les bases thomistes qui allaient le guider toute sa vie, alors que d'autres thomistes divagueront complètement et deviendront modernistes. Dans une époque et un environnement très moderniste, le père Calmel résistera au Concile et rejoindra Mgr Lefebvre. Après Mgr Lefebvre, il est certainement la référence la meilleure de la Fraternité. Je vous conseille vivement de lire sa biographie, même si son auteur est actuellement un peu controversé, le livre est excellent. La vie du père Calmel est une grande leçon pour chacun de nous. Et particulièrement pour les candidats au sacerdoce.

C'est en nous que l'essentiel doit se passer. Il nous faut être à l'écoute de Dieu et non des modes ni des influences passagères. Il faut tout attendre de Dieu, des hommes il faut prendre ce qui va avec la volonté de Dieu. Toujours il y aura de l'ivraie dans le champ de bonnes herbes pour tenter de les étouffer. Où que nous allions nous n'y échapperons pas. Nous avons été avertis. Il n'y a pas de sanctuaire inviolable sur terre.

Puisque nous parlons de séminaire, une bonne nouvelle en ce qui concerne celui de Flavigny, il a connu un changement qui va dans le bon sens avec un professeur de grande valeur, l'abbé Bourrat.
   


Dernière édition par Gentiloup le Sam 2 Nov 2013, 11:15; édité 1 fois
Revenir en haut
AupiedelaCroix
Membre

Hors ligne

Inscrit le: 31 Aoû 2012
Messages: 285

MessagePosté le: Ven 1 Nov 2013, 16:59    Sujet du message: Chapitre de 2012: L'abbé de Jorna critique la déclaration doctrinale de Mgr Fellay Répondre en citant

Je vous remercie cher Parvulus pour la finesse de votre analyse. Vous avez raison, rien n'est gagné, tant que la déclaration de Mgr Fellay ne sera pas solennellement rétractée, la Fsspx gardera une grande fragilité par sa tête malade. Mais ce serait une erreur de dire que la lutte à tous les autres niveaux est vaine. Loin de là! A chaque fois qu'un prêtre parle dans sa chapelle, dans un bulletin, dans une école, un séminaire, sur La Porte Latine pour dénoncer les erreurs, et rappeler les principes, il renforce la Fraternité en dépit de sa tête dérangée.  
 
Citation:

Un mal cependant perdure au sein de la FSSPX, en plus de sa tête dérangée. On attaque seulement "le pape François", pour "ses" excès... On fait comme si les "effets" avaient pour "causes" des personnes! On est loin déjà de l'esprit de Mgr Lefebvre! Il n'a jamais critiqué la personne du pape, plus que sa doctrine et "son" église nouvelle! (Parvulus)



Il me semble que la "la tête dérangée" et le fait de faire "comme si les "effets" avaient pour "causes" des personnes" sont un même et seul mal qui se trouve exprimé par "la tête dérangée."


Vous avez raison, il faut distinguer et enseigner ce qui ressort des principes!  Mgr Lefebvre disait que les principes sont plus importants que les actes. Mgr Fellay a presque gagné les accords en faisant cesser de dénoncer les principes bafoués. A contrario la Fraternité gagnera malgré lui si les principes retrouvent leur place dans les prêches, les bulletins et les conférences. C'est ce qui revient en force depuis quelque temps, espérons que le mouvement s'amplifiera encore. 


Revenir en haut
Croy
Membre

Hors ligne

Inscrit le: 29 Nov 2012
Messages: 120
Localisation: France

MessagePosté le: Lun 4 Nov 2013, 17:03    Sujet du message: Chapitre de 2012: L'abbé de Jorna critique la déclaration doctrinale de Mgr Fellay Répondre en citant

Waoo! Scoop intéressant! Merci à La Sapinière de nous dévoiler les dessous et le coup d'etat de ce chapitre. Il serait temps maintenant que Mgr Fellay retire sa déclaration, il a lui-même affirmé le contraire de ce qu'elle recèle et qu'il annule officiellement ce chapitre qui est à la base de tout le mal. 


Ce qui m'étonne quand même c'est que Mgr Williamson continue de faire comme si depuis rien ne s'était passé dans la Fraternité... Comme si tous les prêtres étaient voués à perdre la tête. On voit au contraire que l'opposition gagne du terrain dans la Fraternité. Pas autant qu'on voudrait, pas aussi radicalement qu'on voudrait mais il ne faudrait pas oublier la lettre de l'abbé Moulin.


Pour le moment la Fraternité est toujours indépendante des autorités de Rome, ce qui la différencie bien de tout le reste.


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:34    Sujet du message: Chapitre de 2012: L'abbé de Jorna critique la déclaration doctrinale de Mgr Fellay

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Un évêque s'est levé! Index du Forum -> FORUM -> LE FORUM OUVERT AUX DISCUSSIONS Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | creer un forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com