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Apologétique et renoncement

 
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Martel
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MessagePosté le: Mar 5 Nov 2013, 17:23    Sujet du message: Apologétique et renoncement Répondre en citant


Posted on 5 novembre 2013 by Austremoine

  

Dans les moyens naturels dont nous disposons pour convaincre le prochain de son erreur et lui montrer le chemin de la Vérité, il y a celui de l’apologétique, un bien grand mot pour désigner en réalité le bon sens dans l’art de savoir convaincre mais dont l’usage peut s’avérer être un art bien délicat.  
L’apologétique consiste à « démontrer la crédibilité rationnelle et historique du dogme » (cf Larousse). Dans ce but il convient de saisir chez son interlocuteur le maximum de paramètres, qu’ils soient psychologiques, religieux, sociaux, etc…, afin d’être le plus efficace possible dans la démonstration que l’on veut apporter.  
On peut dire que l’apologétique est une vertu, car cet art se doit d’éviter deux écueils : la démonstration doit être adaptée à l’interlocuteur mais en conservant toute la force de la Vérité que l’on cherche à démontrer, sans être dénaturée, mais cette exigence d’intégrité et de force de la réalité que l’on souhaite rendre crédible ne doit pas nous amener à une rigidité telle qu’elle devient un repoussoir pour l’intelligence que l’on cherche à convaincre.  

  
Il faut bien dire hélas, dans notre monde libéral, que le premier écueil est un récif sur lequel viennent s’échouer les meilleures volontés. Sous couvert d’adapter le langage pour mieux se faire comprendre, ils en viennent en réalité, à gommer et estomper la Vérité qu’au départ ils voulaient défendre.  

  
Une partie des catholiques de la tradition s’est échouée sur ce récif croyant au départ amener les conciliaires à un regard plus favorable.  

  
C’est ainsi que l’on parlera des ambiguïtés du Concile, que l’on peut accepter à la lumière de la Tradition, omettant de parler des graves erreurs qu’il contient et qu’un catholique ne peut accepter. C’est ainsi que l’on ne mentionnera que la validité des nouveaux rites, sous entendant que par le fait même nous les accepterions, omettant de rappeler qu’en aucune façon cette invention liturgique illégitime est acceptable car dangereuse pour la Foi.  

  
Ce ne sont que deux exemples mais qui montrent qu’une telle attitude loin d’être apologétique entraîne ceux qui les tiennent sur des pentes glissantes.  

  
Car d’omissions pour ne pas choquer, on en vient à chercher le plus petit dénominateur commun. Et non seulement on omet de rappeler les erreurs contenues dans le Concile pour ne relever que les ambiguïtés, mais on finit par dire et accepter que certains éléments de ce Concile catastrophique peuvent même éclairer certains aspects de la Tradition. Non seulement on omettra de rappeler l’illégitimité et donc la nocivité intrinsèque de la liturgie de Paul VI, mais on finira par vouloir trouver une formule d’accord qui reconnaîtrait la légitimité de sa promulgation, deux formes littéraires différentes pour une même réalité théologique.  

  
Dans le même esprit, Dom Gérard accepta de considérer la nouvelle messe comme orthodoxe, ce qui l’amena quelques années plus tard à la concélébrer avec le pape Jean-Paul II afin d’obtenir le droit d’une nouvelle fondation. Le but était bon, celui de fonder un monastère, le moyen fut au final l’abandon du combat. Ce fut ensuite l’ensemble du concile Vatican II que le Barroux accepta comme catholique, allant même jusqu’à justifier la doctrine conciliaire dévastatrice sur la liberté religieuse.  

  
Voilà une apologétique défaillante, qui donne le résultat exactement inverse de celui qui était escompté.  

  
Si l’apologétique permet des adaptations de forme, elle interdit toute concession de fond. Plutôt que de dire à quelqu’un qu’il est hérétique, on lui dira avec délicatesse qu’il est dans l’erreur pour telle ou telle raison. Plutôt que de répondre à l’agressivité par une attitude également agressive, on dit à la personne que l’on comprend ce qu’elle ressent afin de désamorcer cette agressivité et ouvrir son cœur et son intelligence.  

  
Mgr Tissier de Mallerais disait que l’on peut user de formules douces mais jamais ambigües. Les premières disent de façon délicate mais intègre la démonstration de la Vérité, les secondes pervertissent l’intelligence et l’âme de celui qui les prononce et discréditent aux yeux de tous son discours.  

  
Austremoine  


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MessagePosté le: Mar 5 Nov 2013, 17:23    Sujet du message: Publicité

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