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Ne serions-nous pas tous un peu quiétistes ?
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Pierre-Julien
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MessagePosté le: Mer 6 Nov 2013, 21:19    Sujet du message: Ne serions-nous pas tous un peu quiétistes ? Répondre en citant

Le quiétisme politique – Partie 1 par Stageiritès • 4 novembre 2013 • 0 Commentaire
Partie 1 : Analyse critique du quiétisme politique
 
Introduction
Cette étude en trois parties expose ce que l’on appelle le « quiétisme politique ». C’est une attitude consistant à ne croire possible la restauration politique de la Cité, le « salut de la France », que par une intervention divine. En pratique, cela consiste surtout à ne pas agir en politique.[1]
Ce quiétisme politique se formule par exemple de cette manière :
« Mais aujourd’hui, il est urgent d’entendre la leçon. Plus de délai; la France est près de disparaître … si Dieu n’intervient pas lui-même. »[2]
On trouve également de manière régulière l’énoncé pratique du quiétisme :
« Les catholiques doivent obéir aux pouvoirs constitués. »[3]
Effectivement, en disant cela, tout est dit puisqu’il n’y a point à discuter. Ainsi ne faisons rien.
Le quiétisme politique est une erreur qui affecte de façon plus ou moins consciente la plupart des catholiques confrontés à la Révolution[4]. Les conséquences sont très graves : cette erreur impacte aussi bien la conception de l’action politique que les détails d’organisation et la vie spirituelle.
 
L’étude se compose des trois articles suivants :
  1. Analyse critique du quiétisme politique.
  2. Carences théologiques et politiques du quiétisme : les révélations privées, la question de la Providence et la position catholique sur l’abandon à cette dernière.
  3. Causes psychologiques du quiétisme politique actuel et raisons d’espérance.

 
Voici le premier article de la série.
 

 
1. Analyse critique du quiétisme politique : le quiétisme en général
Le quiétisme, dans l’acceptation la plus générale du terme (du mot quies qui signifie repos), est une fausse doctrine spirituelle. C’est l’erreur de ceux qui se guident par la maxime suivante : « tout notre travail pour arriver à la perfection consiste à supprimer le plus possible nos actes sauf le cas d’une intervention manifeste de Dieu. Le minimum d’action personnelle devient ainsi l’idéal de la sainteté. »[5]
Molinos présente sa doctrine ainsi : « Vouloir agir activement, c’est offenser Dieu, qui veut être lui-même le seul agent »[6].
 


1.1 Historique rapide du quiétisme
On fait généralement remonter cette doctrine à la fin du XIIIème siècle, apparaissant dans une secte de faux dévots appelés Bégards et condamnés en 1311 au concile de Vienne. On la retrouve ici et là aux XIVème et XVème siècles, en Espagne au XVIème siècle avec les illuminés (Alumbrados). C’est surtout au XVIIème siècle, en Italie et en France, que le quiétisme proprement dit se répand, propagé par Molinos, Madame Guyon, Fénelon, etc. Le Saint Siège a condamné plus de quatre-vingt ouvrages de cette tendance à partir de 1687.
 


1.2 Le quiétisme mitigé
Comme l’écrit A. Poulain, « autour de toute erreur doctrinale, il y a ce qu’on appelle son esprit. C’est comme un diminutif mais très agissant, formé de ses tendances instinctives et de ses préjugés […] On peut appeler quiétistes mitigés ceux qui, sans faire théoriquement l’apologie de l’inaction, lui sont pratiquement sympathiques. Ils ne la proclament pas comme un principe général de perfection, mais ils y poussent dans chaque cas particulier où l’activité serait nécessaire. »
 


1.3 Le quiétisme politique
Le quiétisme politique se caractérise par une préférence pour l’inaction devant le devoir politique[7] et par un mépris pour les structures de la vie en société. Il est la réalisation psychologique de la peur engendrée par la force du système et par le surnaturalisme latent très répandu chez les catholiques depuis plusieurs siècles. Ainsi nait la conception quiétiste en politique : il n’y a plus rien à faire en politique sans le secours d’une intervention divine. En pratique cela mène au mépris de la science politique et de toutes actions politiques quelles qu’elles soient.[8] Ce mépris peut aller jusqu’au déni de science politique, c’est-à-dire la construction d’une barrière psychologique consistant à nier l’existence d’une science politique distincte de l’enseignement de l’Église. Cette attitude mentale est la plus commode puisqu’elle permet de se cacher psychologiquement derrière un prétendu enseignement de l’Église pour justifier l’absence de réflexion et de formation, le manque de courage et surtout la paresse.[9]
 

 
2. Manifestations actuelles du quiétisme politique
La caractéristique habituelle du quiétisme est le refus de l’action politique. Il trouverait sa justification dans l’attente de l’heure de Dieu.[10]
 


2.1 Textes significatifs
Nous allons analyser le quiétisme politique dans sa formulation la plus courante, lorsqu’il se trouve confronté à la réalité présente, c’est-à-dire la république mondialiste maçonnique et apostate.
« Mais aujourd’hui, il est urgent d’entendre la leçon. Plus de délai ; la France est près de disparaître […] » [11]
Un sentiment d’impossibilité pratique dans l’action politique est né de la peur du Système. Un auteur comme Jean Vaquié constate par exemple les efforts de certains en matière politique, mais affirme par ailleurs qu’il s’agit d’une impasse : « le dynamisme réactionnaire fondamental est réel[12], mais il est neutralisé par un dispositif révolutionnaire pratiquement insurmontable. »[13]
 
  • Par suite, dans ce cas particulier, il ne faudrait surtout rien faire en politique.

Vaquié nous en détaille les raisons :
« Nos adversaires, en effet, chercheront comme ils le font d’ordinaire, à nous faire perdre notre sang froid et à nous entraîner à la violence. »[14]
« Si cependant sous prétexte de faire valoir un droit divin imprescriptible, nous entreprenions, contre l’État laïc, une guerre de principe, nous transgresserions les limites de la bataille inférieure (conserver les positions qui nous restent) pour entrer dans la zone d’action de la bataille supérieure (la conquête du pouvoir), laquelle relève d’une stratégie bien différente […] dans la bataille supérieure, la part de Dieu domine tout et oblitère totalement celle de l’homme. »[15]
« Les militants traditionalistes […] doivent se persuader que nous devons suivre la grâce et non la précéder. »[16]
 
  • Mais alors que va-t-il se passer ? Réponse : une intervention divine.

« Le ciel contre-attaque et veut nous faire participer à l’opération, dès lors que le signal en sera donné. »[17]
« Il résulte de l’examen des prophéties que ni le rétablissement de la monarchie ni celui de l’Église ne seront le résultat de nos intrigues politiques ou canoniques. Ils seront miraculeux l’un et l’autre. Jésus montre la divinité de ses œuvres en les ressuscitant […] Il prouvera la divinité des institutions chrétiennes, les temporelles comme les spirituelles, en les ressuscitant. »[18]
 
  • Que doit-on faire alors d’après les quiétistes ?

Il faut prier : « […] on demande et puis on attend le temps marqué. »[19]
Ce qui est intéressant, c’est de lire quasi mot pour mot la même injonction chez un ténor des ultras traditionnalistes : « Restons chez nous, mes amis, et PRIONS, c’est la dernière chose efficace que nous puissions faire »[20]. Comme quoi on a beau être ultra tradi, souvent on n’en reste pas moins errant dans le domaine politique.
 


2.2 Commentaires sur l’analyse politique quiétiste et ses conclusions
Cependant, il existe des nuances dans le quiétisme. Il y a un quiétisme pessimiste et un quiétisme optimiste : la personne atteinte de quiétisme soulignera selon sa tendance, soit la nécessité destructrice du grand événement eschatologique sensé advenir, soit la nécessité d’une heureuse attente postérieure à ces terribles grands événements.
Il existe encore une troisième catégorie de quiétisme, foncièrement pessimiste : le quiétisme pusillanime. Il prône le principe suivant : « on ne peut rien faire en politique car c’est trop dangereux ».
 
  • Le quiétisme pessimiste

Le monde actuel est pourri, un grand châtiment va tout régénérer ; tout effort humain est vain, voire même retarderait l’heure bienheureuse de la destruction purificatrice[21], il ne reste qu’à prier.[22]
 
En version plus élaborée :
Il est dans les desseins de Dieu de nous faire souffrir actuellement. La preuve en est que tous les efforts faits pour en sortir ont jusqu’ici été vains. Dieu agira quand Il le jugera bon. Et pas avant. Nous pouvons néanmoins prier pour adoucir l’épreuve et, peut-être, rapprocher l’heure de la délivrance.
 
  • Le quiétisme optimiste

Version psychologique :
Agir politiquement est utile à la santé mentale, surtout pour les plus jeunes (qui sont, comme chacun sait, stupides et agités. Mais objectivement, cela ne sert à rien. La Révolution est un mystère de la providence divine. Lorsque Dieu le voudra, Il agira et le châtiment cessera aussitôt. Tout en nous humiliant pour notre bien, Dieu montre aussi que Lui seul agit véritablement.
 
Version musclée :
Nous sommes actuellement dans l’épreuve, mais si nous gardons confiance en Dieu, il nous en fera sortir souverainement. Un chef surgira – le grand monarque – le prince blanc. Sachons l’attendre patiemment en nous préparant à être ses sujets obéissant, par la prière, l’étude, etc.
 
Dans tous les cas de figure, le quiétiste ajoutera ce conseil impérieux : « Surtout, ne tombons pas dans le piège de l’action qui, tant que Dieu ne nous missionne pas à la manière de Sainte Jeanne d’Arc, ne peut être qu’un leurre diabolique, une voie de récupération pour la Révolution. »
 
  • Le quiétisme pusillanime : l’action politique est dangereuse

L’État est trop puissant, il pourrait supprimer les structures temporelles qui soutiennent nos chapelles et nos paroisses (surtout traditionnalistes) et nos écoles. Il ne faut surtout pas attirer l’attention de l’État sur nos activités et pour ce faire il faut absolument paraitre neutre en politique, ne jamais en parler dans les lieux de culte ou entre catholiques, et encore moins tenter quelque action politique.
 
 

 
3. Causes du quiétisme
Une grande confusion des esprits, fruit d’une mauvaise formation, est la cause du quiétisme. Plusieurs éléments constituent la matière d’une telle erreur :
  • L’apparitionisme : la crédulité face à de douteuses apparitions ou l’extrapolation d’apparitions reconnues par l’Église.
  • Le surnaturalisme : une faiblesse doctrinale quant à l’interaction entre l’ordre naturel et l’ordre surnaturel, consistant en une espérance incessante dans le miracle ; saint Thomas d’Aquin explique sur l’ordre naturel : « Dieu ne peut rien faire contre cet ordre, car en ce cas il agirait contre sa prescience, ou sa volonté, ou sa bonté.[23] ».
  • Une mauvaise compréhension de ce qu’est la Providence et de son mode d’action, la Providence serait une suite de miracles voulus par Dieu, où, pour le dire plus trivialement, Dieu interviendrait dans le monde comme Zeus jouant aux échecs.
    Saint Thomas d’Aquin définit l’action de la Providence ainsi : « L’exécution de la Providence Divine se fait au moyen des causes secondes »[24]. La compréhension du mode d’action de la Providence est essentielle.

 
La faiblesse théologique du quiétisme trouve donc son origine dans la conception du monde. Cette erreur doctrinale ne date pas d’hier. Jean Madiran explique qu’un quiétiste « ne comprend plus que l’on puisse demander en même temps, mais sous des rapports différents, la même chose à l’engrais et à Dieu […]  Elle ne comprend plus que Dieu puisse être CAUSE et des causes et des effets : cause et de l’homme, et de l’engrais, et des fruits de la terre; cause de l’action de l’homme, bien qu’en même temps l’homme soit cause de ses propres action. »[25]
Bossuet nous donne une mise en garde et solution pratique : « Mais Dieu se rit des prières qu’on lui fait pour détourner les malheurs publics, quand on ne s’oppose pas à ce qui se fait pour les attirer. »[26]
La deuxième partie de cet article étudiera les contradictions du quiétisme avec la théologie catholique et la philosophie politique.


Lu sur https://www.stageirites.fr/2013/11/le-quietisme-politique-partie-1/

Thomas Audet
Pour Stageiritès
 

 
[1] Bien souvent, il s’agira plutôt chez les personnes atteintes de quiétisme de ne pas même savoir que la finalité du politique est la poursuite du bien commun, et donc, dans notre Dissosiété, comme l’appelle Marcel de Corte, d’ignorer qu’une bonne politique doit poursuivre la restauration du bien commun.
[2] inRésurrection n°17 mai 2002 p 1.
[3] http://lefebvristes.forum-box.com/p10984.htm
[4] Révolution : système du monde qui à « tuer Dieu », selon le mot de Nietzche ;par suite, cette idéologie appliquée dans la société civil nepermet plus à celle-ci de poursuivre le bien commun (puisque celui-ci est divin et conduit à Dieu par nature). Le système ne permet plus à l’homme d’atteindre sa finalité : Dieu. Il se caractérise précisément dans l’hermétisme de son pouvoir politique qui est inaccessible à ceux qui n’épousent pas la Révolution.
[5] Poulain A SJ, Des grâces d’oraison, éd Beauchesne 1914 p. 516
[6] Molinos : in Charles Journet, Le quiétisme, éd Saint-Paul Fribourg 1950
[7] Exemple : « Nous ne sommes pas là pour prendre le pouvoir, nous attendons que Dieu nous le donne », propos prononcés à l’occasion du discours de clôture au « défilé [Civitas] d’hommage à Jeanne d’Arc » le 8 mai 2011 à Paris.
[8] Par exemple, nos lecteurs connaissent nos réserves quant à la ligne doctrinale de l’Institut Civitas, mais il nous parait bien plus gravissime l’attitude qui consiste à critiquer l’action de Civitas pour lui préférer des processions, des pénitences et des chapelets.
[9] Parfois cette attitude ne relève même pas d’un travers quiétiste, mais simplement de la paresse.
[10] Toutefois, tous les quiétistes ne sont pas pour autant des « apparitionistes » suivant aveuglément certaines révélations[10] privées, comme nous le verrons dans le second article.
[11] in Résurrection n°17 mai 2002 p. 1
[12] Exemple : l’activisme de Civitas, ou mieux, l’activité d’un groupe comme Stageiritès.
[13] Vaquié Jean, La bataille préliminaire, éd AFS 2001 p. 5
[14] opcit p. 9,
[15] opcit p. 6
[16] Vaquié Jean, Réflexions sur les ennemis et la manœuvre, Lecture et tradition n°126 juillet-août 1987 p. 47. On notera la confusion entre ordre naturel et ordre surnaturel.
[17] Vaquié Jean, Réflexions sur les ennemis et la manœuvre, Lecture et tradition n°126 juillet-août 1987 p. 51
[18] Vaquié Jean, Réflexions sur les ennemis et la manœuvre, Lecture et tradition n°126 juillet-août 1987 p. 49, nous soulignons.
[19] opcit p. 21
[20]La démocratie et ses urnes, Adrien Loubier, Sous la Bannière n°159, janvier-février 2012, p. 22. Les majuscules à « prions » sont de Loubier.
[21] Il existe même une attitude consistant à voter les pires lois, élire les pires truands, afin de hâter la venue du Châtiment. Nous l’avons déjà entendu dans nos milieux !
[22] Bernanos Georges : « on rencontre plus souvent à sa place (de la résignation véritablement chrétienne) une espèce d’indifférence hébétée au malheur des autres, une espèce d’escroquerie universelle à l’espérance, résignation larmoyante, effondrée qui dispense de choisir et qui est la véritable forme, la forme torpide du désespoir. » Cité par Jean de Fabrègues Bernanos devant le totalitarisme, L’homme face au totalitarisme moderne, éd Office international 1964
[23] Thomas d’Aquinst, ST, Ia, q 105, a 6.
[24] Saint Thomas d’Aquin, Contra Gentes, Q.77, III
[25] Itinéraires n°135 août 1968
[26] Histoire des variations des églises protestantes », dans Œuvres complètes de Bossuet vol XIV, Jacques-Bénigne Bossuet, éd. L. Vivès (Paris), 1862-1875, p. 145


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MessagePosté le: Mer 6 Nov 2013, 21:19    Sujet du message: Publicité

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Alix
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MessagePosté le: Mer 6 Nov 2013, 22:42    Sujet du message: Ne serions-nous pas tous un peu quiétistes ? Répondre en citant

 Question toute bête: Entre Sarkozy et Hollande un chrétien qui ne fait pas de quiétisme aurait choisi lequel?
Il faudrait que les donneurs de leçon, les hommes encore jeunes, se lèvent, sans doute, alors, beaucoup de chrétiens se réveilleraient.
C'est toujours ainsi que le peuple chrétien a combattu, il faut des chefs. Tous écrivains et journalistes, tous ceux qui ont la critique au bout de leur plume, ne font que critiquer, ils n'en font pas moins de quiétisme.


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Pierre-Julien
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MessagePosté le: Mer 6 Nov 2013, 22:52    Sujet du message: Ne serions-nous pas tous un peu quiétistes ? Répondre en citant

Réponse peut-être pas si bête : agir en politique est-il synonyme de voter ?

Effectivement nombre de journaleux ont la critique bien facile et même, ne vivent que pour assouvir leur besoin de vider leur fiel. Mais nous ne savons pas si il en est de même de l'auteur de cet article. En plus il me parait facile de balancer une réponse aussi péremptoire que la vôtre contre a une analyse qui me parait ne pas manquer de piquant. Auriez-vous été piquée chère Alix ?


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Alix
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MessagePosté le: Jeu 7 Nov 2013, 08:31    Sujet du message: Ne serions-nous pas tous un peu quiétistes ? Répondre en citant

 Je pense que si un descendant des rois, peu importe lequel, se levait, enfin, et avec courage dénonçait les pouvoirs en place, s'affirmait comme chrétien
, d'une nation chrétienne et qui veut le rester, nous pourrions alors prier Dieu pour qu'il nous aide. Il n'y a pas d'autre moyen.
Je crois que le peuple de France se retrouverait.
Les coupables de quiétisme sont ceux qui devraient être des chefs chrétiens et qui ne sont plus que des peoples et des mondains


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Pierre-Julien
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MessagePosté le: Jeu 7 Nov 2013, 13:49    Sujet du message: Ne serions-nous pas tous un peu quiétistes ? Répondre en citant

Je pense qu'il faut peut-être abandonner cette histoire de loi Salique pour une circonstance aussi extraordinaire. Le pouvoir appartient de manière légitime à celui qui le prend à un gouvernement illégitime (qui ne poursuit plus le bien commun) et que ce nouveau Prince en use de manière légitime (c'est à dire en cherchant, lui, le bien commun). Mais ce n'est pas tout. Bien sur qu'il est primordial d'avoir un chef ! Et ma foi, je crois que les gars de Stageiritès ne se font pas prier pour le réclamer à corps et à cri, mais ce qu'il faut aussi c'est une structure sociale, une organisation. Peut-être que si nous savions nous organiser politiquement (comme le font les musulmans, les franc-maçons, les "banquiers", tout le monde sauf nous en fait!), en construisant par exemple un système bancaire, ou un système d'assurance maladie, un système d'allocation familiale ou scolaire (en ce sens le travail du MCF est admirable ! bravo M. Legrier !); alors peut-être qu'un chef digne de ce nom surgirait.

En ce qui est des prétendants actuels au trône de France, je suis 100% d'accord avec vous Alix. Ils sont pitoyables.


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Mariana
Membre

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Inscrit le: 27 Juin 2012
Messages: 107

MessagePosté le: Jeu 7 Nov 2013, 16:47    Sujet du message: Ne serions-nous pas tous un peu quiétistes ? Répondre en citant

Le système bancaire n'existe pas, parce que l'Eglise même avant Vatican II, avait déjà depuis la Renaissance et même avant, abandonné la condamnation inconditionnelle de l'usure. L'Eglise conciliaire s'est vouée aux banquiers qui dirigent le monde... Mais la réflexion met le doigt où ça fait mal, Cernunos. La civilisation  chrétienne n'est plus à inventer, disait Pie X, mais il faudrait tellement la restaurer aujourd'hui qu'il faut tout raser et reconstruire.

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Gentiloup
Admin

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Inscrit le: 21 Juin 2012
Messages: 2 884

MessagePosté le: Jeu 7 Nov 2013, 19:00    Sujet du message: Ne serions-nous pas tous un peu quiétistes ? Répondre en citant

Merci à Thomas Audet pour cette étude sur le quiétisme. C'est en effet un travers très courant et en particulier parmi nous, les "Catholiques intégraux". "Catholiques intégraux" au sens qui est explicité dans les statuts du  Sodalitium Pianum de Mgr Begnini :
 
 

Citation des  statuts du Sodalitium Pianum (dit: La Sapinière):
1 - Nous sommes des Catholiques-Romains  intégraux. Comme ce mot l’indique, le Catholique-Romain intégral accepte intégralement la doctrine, la discipline, les directions du Saint-Siège et toutes leurs conséquences légitimes pour l’individu et pour la société. Il est « papiste », clérical, antimoderniste, antilibéral, antisectaire.
Donc il est intégralement contre-révolutionnaire, parce qu’il est l’adversaire non seulement de la Révolution jacobine et du radicalisme sectaire, mais également du libéralisme religieux et social. Il reste absolument entendu qu’en disant « Catholique-Romain intégral » on n’entend point modifier d’une façon quelconque le titre authentique et glorieux de « Catholique-Romain». Le mot « intégral » signifie seulement « intégralement Catholique-Romain », c’est-à-dire pleinement et simplement Catholique-Romain sans les additions ou les restrictions correspondant (même en dehors de l’intention de ceux qui les emploient) tant aux expressions de « catholique libéral », « catholique social » et de toute autre semblable, qu’au fait de ceux qui tendent à restreindre en théorie ou en pratique l’application des droits de l’Église et des devoirs du catholique dans la vie religieuse et sociale.


Je précise pour éviter les jugements hâtifs et autres procès d'intention que les statuts du SL (La Sapinière) datent du règne de Pie X et ont été approuvés par lui. Donc le catholique intégral se doit d'être "papiste", mais s'entend papiste d'un pape catholique intégral et non conciliaire.
 

 
Citation de Thomas Audet:
  • Le quiétisme pessimiste
Le monde actuel est pourri, un grand châtiment va tout régénérer ; tout effort humain est vain, voire même retarderait l’heure bienheureuse de la destruction purificatrice[21], il ne reste qu’à prier.[22]
 
En version plus élaborée :
Il est dans les desseins de Dieu de nous faire souffrir actuellement. La preuve en est que tous les efforts faits pour en sortir ont jusqu’ici été vains. Dieu agira quand Il le jugera bon. Et pas avant. Nous pouvons néanmoins prier pour adoucir l’épreuve et, peut-être, rapprocher l’heure de la délivrance.

C'est il me semble contre ce quiétisme en particulier que le père Calmel s'était élevé dans un article d'Itinéraire:
 
Citation du père Calmel :
Quiconque n'a point médité sur les justes soulèvements de l'Histoire, sur la guerre des Macchabées, sur les chevauchées de Jeanne d'Arc, sur l'expédition de don Juan d'Autriche, sur la révolte de Budapest, quiconque n'est pas entré en sympathie avec les nobles insurgés de l'Histoire -quoiqu'il en soit des profiteurs et des provocateurs - je lui refuse le droit de me parler d'abandon chrétien. (...)

Celui qui aura compris qu'il n'est pas de fidélité à Dieu moins que d'opposer un refus inflexible aux Antiochus et aux Bedford, au Selim et au Khrouchtchev, qui aura compris en vérité que la fidélité au Seigneur, à sa loi, à son Eglise, à l'ordre social naturel, exige absolument certains refus, celui-là, celui-là seul est à même de parler de l'abandon à la volonté divine. (...)

Je dis bien que l'abandon est situé au cœur de l'action et de l'entreprise; même lorsque l'abandon fait consentir à la mort, comme Jeanne sur le bûcher de Rouen et saint Louis sur le lit de cendres de Tunis, même alors il n'est pas démission; il l'est moins que jamais. Il est adhésion dans la nuit à la volonté divine, pour laquelle on aime mieux souffrir la mort que consentir au reniement. (...) On use jusqu'à épuisement et avec pureté, des moyens actifs; lorsque les moyens actifs sont enlevés, loin de renier l'intention divine dans la défaite on persévère à croire à sa victoire.

C'est cette propension à capituler avant la fin du combat, contre laquelle nous devons lutter. M. l'abbé Pinaud me semble l'archétype du combattant qui n'accepte pas de rendre les armes tant que le combat n'est pas fini. C'est pourquoi j'ai cité un large extrait de cet article du père Roger-Thomas Calmel pour rendre hommage à sa persévérance.
   







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fidelis servus


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Inscrit le: 26 Déc 2012
Messages: 52

MessagePosté le: Jeu 7 Nov 2013, 21:09    Sujet du message: Ne serions-nous pas tous un peu quiétistes ? Répondre en citant

La lecture de Jean Vaquié me semble suggérer autre chose qu'un simple quiétisme. 
En effet quelle action politique suggérez vous qui puisse être efficace, sinon cette conservation de ce qui existe, conservation offensive certes, qui fait l'objet de la bataille inférieure dont parle précisément Jean Vaquié. 
C'est d'ailleurs plus ou moins l'avis de Jean Ousset dans son livre l'Action, lorsqu'il étudie quel type d'action pouvons nous faire dans le cas de nos cités pluralistes mais en butte à l'hostilité quasi toute puissante de l'Etat. 


Que pouvons nous faire d'autre que combattre pour conserver ce que nous avons ? N'est ce pas déjà une véritable action politique ? 


Cette lutte étant aussi surnaturelle, je pense que les chapelets et prières publiques sont aussi de mise, sans pour autant rejeter l'action politique.


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DEO GRATIAS
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MessagePosté le: Jeu 7 Nov 2013, 23:03    Sujet du message: Ne serions-nous pas tous un peu quiétistes ? Répondre en citant

Conserver ce que nous avons aujourd'hui n'est plus suffisant, Quand Jean Ousset écrivait, c'était déjà limite. La cité catholique n'est plus à inventer mais elle est à restaurer. Et pour la restaurer il y a un énorme boulot. C'est une guerre qu'il faut faire, une guerre de harcèlement. En ce moment c'est plutôt la cité musulmane qui se construit ou la cité maçonnique. Mais la cité catholique est en pleine déconfiture.

Savoir comment faire? Prier n'est pas suffisant, c'est clair. Attendre tout de Dieu, c'est la grosse erreur.

Pourquoi Dieu viendrait-Il? Nous l'avons chassé de partout en utilisant notre liberté à l'envers. Il faut lui montrer qu'on veut de lui de nouveau. Dans la pratique, il faut oser, oser se lancer dans les responsabilités sociales...


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Pierre-Julien
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Messages: 91
Localisation: York

MessagePosté le: Ven 8 Nov 2013, 09:59    Sujet du message: Ne serions-nous pas tous un peu quiétistes ? Répondre en citant

Mariana, je ne comprends pas pourquoi vous dites que nous ne possédons pas de système bancaire (et par extension on pourrait penser toute autre forme d'organisation politique ou sociale) à cause de l'abandon de la condamnation de l'usure par l’Église. Autrement dit, vous tenez que nous devons attendre une décision de l’Église pour agir en politique ????

Pour revenir à Jean Vaquié, qu'on le veuille ou non, il est quiétiste au moins pour ce qu'il appelle "la bataille supérieure", c'est à dire la bataille de la reprise effective du pouvoir ; qui ne serait pas possible, selon lui, sans une intervention divine.
Ce que Vaquié ne comprend pas (et ce que Jean Ousset avait compris) c'est qu'il n'y a pas de bataille politique inférieure ou supérieur. Il n'y a qu'une seule bataille qui importe vraiment et qui soit pérenne. C'est la bataille pour reprendre le pouvoir et procurer le bien commun. Je m'explique :

1) Ce que Vaquié appelle "bataille inférieure" est la sauvegarde des "choses bonnes à conserver". Lorsqu'il dit de n'agir que dans cette "bataille inférieure", il va contre l'ordre des choses. Quand il dit "bataille inférieure", il parle de lutter dans le domaine du social (c'est à dire des corps intermédiaires dans la société politique : écoles, entreprises, associations, famille etc...). Or le social est conditionné par le politique. La meilleure façon de lutter pour sauvegarder le social, c'est de lutter par le politique. En bref ce n'est pas "Famille d'abord" le principe absolument premier, mais "Politique d'abord". (Et ceci est vrai même du salut des âmes ! cf. Pie XII)

2)Et donc, la question de l'action politique se pose. Je pense qu'il faut premièrement partir des constatations des circonstances. Il faut adapter l'action au "terrain". Quand je dis "terrain" c'est pour dire "les catholiques qui désirent s'organiser". Si nous sommes quelques uns ou des millions nous n'auront pas les mêmes possibilités. Si nous sommes formés ou non, nous n'auront pas non-plus les mêmes possibilités. Si nous sommes organisés ou non, de même, etc. Une organisation devrait prendre en compte ce genre de choses et bien d'autre. En ce sens l'intervention de DEO GRATIAS me semble pertinente.


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laudetur Jesus Christus
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MessagePosté le: Ven 8 Nov 2013, 14:45    Sujet du message: Ne serions-nous pas tous un peu quiétistes ? Répondre en citant

Cernunnos a dit:"En ce qui est des prétendants actuels au trône de France, je suis 100% d'accord avec vous Alix. Ils sont pitoyables."

Je suis absolument d'accord avec vous!
De même au sujet de la Loi Salique...l'histoire de France nous montre que lorsqu'une lignée ne répond plus à ses devoirs....elle est remplacée par une autre!

Quant à Clovis! C'était un chef! Pas un palabreur!


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fidelis servus


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MessagePosté le: Sam 9 Nov 2013, 12:02    Sujet du message: Ne serions-nous pas tous un peu quiétistes ? Répondre en citant

A cernunos:


Citation:



Ce que Vaquié ne comprend pas (et ce que Jean Ousset avait compris) c'est qu'il n'y a pas de bataille politique inférieure ou supérieur. Il n'y a qu'une seule bataille qui importe vraiment et qui soit pérenne. C'est la bataille pour reprendre le pouvoir et procurer le bien commun. Je m'explique :


Je ne suis pas un inconditionnel de Jean Vaquié, mais je pense que, quand celui ci parle de plusieurs batailles, il ne fait que distinguer plusieurs aspects de la même bataille. 
    

Je pense que, comme vous le dites, il n'y a à proprement parler qu'une seule bataille pour le règne social du Christ. Mais, à l'intérieur de cette grande bataille, ne pourrait il pas y avoir plusieurs "sous batailles". Je m'explique en comparant cette unique bataille à une bataille moderne sur plusieurs fronts. S'il n'y a qu'une seule bataille, il y a plusieurs fronts qui sont comme des petites batailles eux mêmes.  Chacun de ces fronts ou petites batailles a le même objectif final, mais l'enjeu de chacun peut varier: l'un devra ralentir l'ennemi, l'autre devra protéger l'acheminement des troupes... 
    
Dans l'action des catholiques, je pense qu'il en est de même, à cette différence que d'un front à l'autre, les soldats sont plus ou moins les mêmes. Il n'y a qu'une bataille, mais un front devra assurer la conservation de ce que nous conservons encore (la bataille inférieure), un autre visera à reprendre le pouvoir (bataille supérieure). Nous devons batailler sur les deux plans, mais avec intelligence. Si l'efficacité n'est pas une fin en soi, il me semble contraire à la logique et à la prudence (la vraie, celle qui fait agir, après la réflexion) de s'acharner et de concentrer toutes ses petites forces contre un obstacle infranchissable. Ce n'est pas avec une cuillère que vous franchirez une falaise, si vous n'avez qu'une cuillère, peut être vaut il mieux contourner la falaise ou chercher d'autres instruments plus performants.  
    
 Application:  
    
 La bataille inférieure (pour reprendre les termes de Vaquié) est chargée de conserver ce que nous avons, de nous maintenir dans les rares points où nous sommes encore. Sans hommes ou sans point de départ, la bataille supérieure sera impossible. Ce front inférieur est déjà extrêmement difficile à tenir et nous n'y parvenons même pas. Si nous réussissons:  
    
  • à ce que les combattants actuels ne s'arrêtent pas par découragement, ou faute de munition (manque de formation notamment),
  • à gagner de nouveaux combattants par une reconquête des esprits gangrenés par les erreurs modernes, par la formation de nouvelles générations de combattants dans des écoles authentiquement catholiques et contre révolutionnaires, 
alors, nous aurons quelque chance pour mener une lutte sur un front actuellement dépourvu de guerriers.  
    
Or nous ne réussissons même pas à tenir sur ce front... 
    
Comment voulez vous pouvoir avoir une chance sur le front supérieur ? 
    
C'est la bataille inférieure qui permet de mener la bataille supérieure.   
    
  
    
Citation:
  Pour revenir à Jean Vaquié, qu'on le veuille ou non, il est quiétiste au moins pour ce qu'il appelle "la bataille supérieure", c'est à dire la bataille de la reprise effective du pouvoir ; qui ne serait pas possible, selon lui, sans une intervention divine.  
    

Honnêtement, peut être suis-je pessimiste, mais croyez-vous possible que la société puisse se relever sans que Dieu ne lui donne un très sérieux coup de pouce ? 
    
Combien sommes nous ? Combien sont ils (les ennemis)?  
    
De quels moyens disposons nous ? Quels moyens ont ils ?  
    
La disproportion est flagrante.
    
En étant réaliste, il faut convenir que c'est eux qui contrôlent le monde et ses moyens. Comme on en a discuté au sujet d'internet, ce sont nos ennemis qui contrôlent et manipulent même des moyens très utiles comme internet. Tout dans l'ordre matériel, leur est bon et utile.  
    
Et nous qu'avons nous, et combien sommes nous, une poignée de combattants, poignée qui s'effrite peu à peu... 
    
Comment voulez-vous que cette poignée renverse le nouvel ordre que cherchent à établir nos ennemis ? C'est humainement impossible.  
    
Vous me direz que ce n'est pas le nombre qui compte et que la Bible, voire l'histoire profane, montrent qu'un petit nombre peut remporter la victoire. 
    
Je vous répondrais alors: 
    
  • La Bible fourmille de ces exemples, mais il s'agissait de montrer la toute puissance de Dieu par des miracles...
  • Les ennemis étaient alors peu nombreux, mais leurs méthodes étaient subversives et ils bénéficiaient de la complicité passive de la masse, toujours manipulable vers le bas...
Dans l'état actuel des choses, quelle action politique permettrait de restaurer le véritable ordre social chrétien par la manière ordinaire de Dieu, c'est à dire par les causes secondes ? 
    
Sincèrement, je n'en vois pas, mais je remercierai quiconque de m'en proposer une. 
    

Excusez moi pour cette réponse un peu longue, que j'espère n'être pas trop confuse.   
    


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Alix
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MessagePosté le: Sam 9 Nov 2013, 13:57    Sujet du message: Ne serions-nous pas tous un peu quiétistes ? Répondre en citant

La bataille devient de plus en plus difficile, nos ennemis tiennent tous les pouvoirs et le peuple se laisse corrompre, même sans s'en apercevoir par les médias qui ont réussi à manipuler les cerveaux ils ont main-mise sur tout, peuvent faire réagir nos concitoyens avec quelques images, quelque discours... Il est bien évident  que sans le secours de la providence nous ne pouvons pas grand chose. Nous ne sommes pas très nombreux et de moins en moins, nous pourrions espérer dans la jeunesse catholique, normalement bien élevée, dans de bonnes écoles, mais ne voyez vous pas le libéralisme s'installer chez eux?  Bientôt nous serons encore moins!
C'est très bien d'établir une stratégie, mais faut-il des hommes capables de la défendre. Sans Dieu, même les plus courageux, les plus intelligents ne pourrons pas grand chose. Nous avons en face de nous le pouvoir de l'argent, le pouvoir de la télévision, l'armée et surtout l'état, un état prêt à tout pour nous liquider définitivement. Cela me parait beaucoup.


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laudetur Jesus Christus
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MessagePosté le: Sam 9 Nov 2013, 15:19    Sujet du message: Ne serions-nous pas tous un peu quiétistes ? Répondre en citant

Bien évidemment, à vue humaine il n'y a pas de solution! Ce serait même désespérant sans la Foi!
La société (Eglise comprise!) est complètement entre les mains des ennemis de Notre Seigneur!
Mais....tout est TOUJOURS entre les mains du Bon Dieu....qu'il y ait un ennemi, un million ou des milliards.....!
Et quoi qu'il arrive, c'est toujours Dieu qui remporte les victoires!
Mais qui est prêt à mener les batailles aujourd'hui?
Il me semble qu'il y a encore des hommes courageux et qui combattent le bon combat!
Il y en a trop peu c'est vrai, mais ils ne sont pas sans la grâce divine !!!!
Les ennemis de Dieu sont déjà vaincus!!!!!!!!!!!!!


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DEO GRATIAS
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MessagePosté le: Sam 9 Nov 2013, 16:56    Sujet du message: Ne serions-nous pas tous un peu quiétistes ? Répondre en citant

Des témoignages que j'ai recueillis hier illustrent en partie le propos de la bataille en question.

Des connaissances que je rencontre régulièrement dans un cadre sportif m'ont raconté ces faits que je livre à votre attention:

Ils travaillent dans une très grosse entreprise d'Etat en lien avec la Sécurité. Il ont des postes de responsabilités et un travail qui demande des compétences pointues. Ils ont un chef, Germain, marié avec Georgette, le couple a des enfants. Rien de plus banal.

Sauf que ce chef, que j'appelle Germain, se transforme au fil du temps en Germaine. Peu à peu il prend des apparences féminines. Ses seins poussent, il se maquille, porte robes et talons hauts etc. Naturellement ses subordonnés ont été ahuris et révoltés des mutations, surtout au début. Mais s'ils avaient manifesté le moindre étonnement aux transformations de Germain/germaine, ils se seraient fait casser, disent-ils.

Or ils ont un très bon job et ils y tiennent. Donc ils font semblant de ne rien remarquer. Germain/Germaine et Georgette continuent de vivre ensemble avec leurs enfants, mais ils se transforment en "couple" lesbien .

Quelle a été l'attitude des subordonnés qui m'ont raconté leur histoire ?

Ils ont été vivement choqués, mais pour rendre la situation vivable intellectuellement, ils ont appris à faire semblant de ne rien remarquer, de trouver cela complètement naturel, sinon, m'ont-il dit, ce serait intellectuellement  invivable et il faudrait démissionner. Germain/Germaine étant, par ailleurs très compétent dans sa fonction.

Conclusion de la petite histoire, mes interlocuteurs ont choisi de baisser la garde et de ne plus rien trouver de choquant aux mutations périodiques de Germaine, pour pouvoir continuer de travailler l'âme en paix.

Morale 1 de l'histoire : Quand on accepte de vivre comme on ne pense pas, on finit par penser comme on vit. (En l'occurrence mes connaissances ont fini par accepter mentalement le troisième sexe et tout ce qui va avec.)

Morale 2 de l'histoire : Il faut rester ferme sur les principes, quoiqu'il arrive.

Morale 3 de l'histoire : Pour lutter dans notre société pernicieuse, il faut être des héros. Forts dans la foi!
 


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fidelis servus


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MessagePosté le: Sam 9 Nov 2013, 17:19    Sujet du message: Ne serions-nous pas tous un peu quiétistes ? Répondre en citant

A Alix:  
Citation:
 Nous ne sommes pas très nombreux et de moins en moins, nous pourrions espérer dans la jeunesse catholique, normalement bien élevée, dans de bonnes écoles, mais ne voyez vous pas le libéralisme s'installer chez eux?  Bientôt nous serons encore moins!
 

Le problème est comme vous le soulignez, le manque de formation même, et je dirais surtout chez les jeunes. Pas de formation pas de combattants. D'où la nécessité de combattre pour maintenir une éducation solide afin de former ces combattants de demain. 
Malheureusement, les jeunes qui sortent de nos écoles ne sont pas formés. D'où vient ce manque ? Pour certains et je pense beaucoup des familles qui ne donnent pas suffisemment ce gout, souvent parce qu'ils n'en voient pas l'intérêt, sans faute de leur part (pour certains), mais aussi des écoles, de nos écoles de la Tradition qui ne forment pas bien, et qui en tout cas ne forment pas au combat. D'ou le délitement progressif mais réel dans nos rangs. Il est capital de travailler à la formation des "tradis", et des autres bien sur, notamment par le biais de bonnes écoles intégralement contre révolutionnaires qui donnent cette fermeté de principes si nécessaire comme l'a justement rappelé Deo Gratias. Ainsi nous aurons des gens disponibles, et quand Dieu donnera le coup de pouce, nous aurons des combattants. Le véritable quiétisme consisterait à négliger cette bataille inférieure, car alors, nous détruirions m^me les causes secondes dont Dieu aime à  se servir. Ne nous faisons pas d'illusion sur la bataille supérieure, sans Dieu nous ne pouvons rien faire. La seule chose que nous pouvons faire pour cette bataille, est de former des combattants, des bastions disponibles pour quand Dieu donnera le signa l de la bataille supérieure, et cela est précisement l'objet de la bataille préliminaire.


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laudetur Jesus Christus
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MessagePosté le: Sam 9 Nov 2013, 17:36    Sujet du message: Ne serions-nous pas tous un peu quiétistes ? Répondre en citant

Nos enfants pensionnaires échappent trop à l'influence familiale!
Les rares moments qu'ils passent en famille sont bien trop souvent occultés par les diverses activités (scoutisme et autres)
Et comme ce que l'on entend reprocher à la formation dans les séminaires est aussi un vrai problème dans nos écoles.....!
De moins en moins de dénonciation de l'erreur et du modernisme sous toutes ses formes!


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fidelis servus


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MessagePosté le: Sam 9 Nov 2013, 17:45    Sujet du message: Ne serions-nous pas tous un peu quiétistes ? Répondre en citant

 à Deo Gratias: 
 
Citation:
 Conserver ce que nous avons aujourd'hui n'est plus suffisant, Quand Jean Ousset écrivait, c'était déjà limite. La cité catholique n'est plus à inventer mais elle est à restaurer. Et pour la restaurer il y a un énorme boulot. C'est une guerre qu'il faut faire, une guerre de harcèlement.


Il est bien entendu que conserver n'est pas un but, mais avant d'attaquer, il nous faut avoir des bases de départ, des bastions solides à partir des quels nous pourrons restaurer la cité catholique. Le problème est que nous n'avons pas ces bastions, ou que si nous les avons, nous sommes en train de les perdre par le départ de ceratins anciens combattants, et le non renouvellement des combattants: trop peu de jeunes savent vraiment pourquoi ils sont "tradis". Comment voulez vous qu'ils combattent bien, s'ils ne savent pas pourquoi ils le font. On ne leur a pas montré le but, ils ne le connaissent donc quasiment pas, il leur est donc presque impossible de prendre les moyens pour y parvenir...

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fidelis servus


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MessagePosté le: Sam 9 Nov 2013, 17:52    Sujet du message: Ne serions-nous pas tous un peu quiétistes ? Répondre en citant

à Laudetur Iesus Christus: 
Citation:
 Et comme ce que l'on entend reprocher à la formation dans les séminaires est aussi un vrai problème dans nos écoles.....!
Citation:

De moins en moins de dénonciation de l'erreur et du modernisme sous toutes ses formes!
Vous mettez le doigt sur le problème crucial des écoles de la FSSPX (et mères dominicaines). Il y a d'excellentes choses, mais la formation antilibérale et anti moderniste y est très légère, voire quasiment absente.
Exemple: dans une école de la FSSPX en France, l'on fait lire Lumen Gentium aux élèves de seconde ou première sans aucun commentaire... Que voulez vous qu'il en sorte ? Pleins de petits libéraux ! et c'est le cas ! il ne faut pas s'étonner si des élèves de la FSSPX vont en suite sans problème dans les séminaires et communautés ralliés. 


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laudetur Jesus Christus
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MessagePosté le: Sam 9 Nov 2013, 18:29    Sujet du message: Ne serions-nous pas tous un peu quiétistes ? Répondre en citant

C'est affligeant!
Combien de sacrifices pour mettre nos enfants dans de bonnes écoles!(et je ne parle pas des sacrifices financiers mais bien des séparations longues soit disant indispensables pour faire de bons tradi!)
Les garçons et les filles qui sortent de nos écoles sont parfois bien décevants! Et je suis désolée mais ce n'est pas seulement la faute des parents!
La formation intellectuelle est très bonne mais en effet ce sont de gentils petits libéraux qui sortent de nos écoles (enfin pas tous mais beaucoup trop!)
Et, sans élan, sans tripes!!!


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