Un évêque s'est levé!  Index du Forum

Un évêque s'est levé!
Forum

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 



 SOUTIEN A NOS EVÊQUES, PRÊTRES, RELIGIEUX, RELIGIEUSES REFRACTAIRES 


           
Les sept conseils de Saint-François de Sales

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Un évêque s'est levé! Index du Forum -> FORUM -> LE FORUM OUVERT AUX DISCUSSIONS
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Angelico
Membre

Hors ligne

Inscrit le: 08 Déc 2012
Messages: 134

MessagePosté le: Sam 30 Nov 2013, 14:23    Sujet du message: Les sept conseils de Saint-François de Sales Répondre en citant

Pour changer un peu des polémiques, nécessaires certes, mais qui ne doivent pas manger notre vie spirituelle, voici de bons conseils pour l'année liturgiquee qui commence: 

 

2011-88. Sept conseils de Saint François de Sales pour bien commencer la nouvelle année liturgique et y accomplir d’authentiques progrès spirituels.
24 novembre.  
Au fur et à mesure de mes lectures et méditations de ces dernières semaines, j’ai – comme à l’accoutumée – recueilli des citations de Saint François de Sales ; j’en ai finalement sélectionné sept (il fallait bien se limiter!) qui m’ont semblé particulièrement intéressantes. Les approfondir aide à développer des pistes de réflexion et peut susciter de « saintes résolutions » spirituelles pour la nouvelle année liturgique, qui va commencer samedi soir.
Ce nouveau cycle de la vie de nos âmes je souhaite qu’il soit vraiment, pour chacun d’entre vous, un « an de grâce »… 
 Lully. 
 
1 – « Les années s’en vont, et l’éternité s’approche de nous : que puissions-nous tellement employer ces années en l’amour divin que nous ayons l’éternité et sa gloire. » (Vraie et solide piété, chap. LIX) 
Une année liturgique s’achève et une autre recommence : la fin d’un cycle et le début d’un nouveau sont des moments particulièrement propices pour établir des « bilans » et concevoir des « projets ». 
Où en suis-je dans ma vie chrétienne? Suis-je capable de discerner ce qui a été positif et ce qui a été négatif (ou moins positif) depuis le temps de la préparation à Noël de l’an dernier? Me suis-je laissé mener par les évènements, de manière passive, sans réflexion et sans « maîtrise »? Ou bien ai-je fait de véritables efforts pour progresser spirituellement? 
Saint François de Sales me rappelle que le temps ne m’est donné qu’en vue de préparer l’éternité, et que seule la pratique de l’amour divin (les deux préceptes de la charité : aimer Dieu de tout son coeur, de toute son âme, de toutes ses forces et de tout son esprit, et son prochain comme soi-même – cf. Luc. X, 25-28) nous permettra d’entrer dans la vie éternelle de bonheur et de paix. 
Quels efforts dois-je entreprendre pour que cette nouvelle année liturgique qui commence soit marquée par des progrès réels et durables?  
 
2 – « Il faut avoir un coeur grand et de longue haleine : les grandes choses ne se font qu’à force de temps et de patience. Ce qui croît en un jour meurt en un autre. » (Lettre) 
Saint François de Sales nous rappelle tout d’abord ici qu’il nous faut avoir « un coeur grand », c’est-à-dire un coeur qui « voit » grand, un coeur qui nourrit de véritables ambitions spirituelles (pas des ambitions humaines limitées à cette terre passagère), un coeur qui ne se contente pas de choses étriquées, de demi-vertus, de spiritualité au rabais, mais qui recherche vraiment la sainteté. 
Et tout aussitôt il laisse entendre qu’il ne suffit pas d’ « avoir l’intention », mais qu’il faut tendre à la sainteté concrètement par des actes.  
Dans la concision remarquable de cette phrase, le saint évêque fait surgir l’image de la course à laquelle s’adonnent les sportifs ; car il s’agit bien d’une course à la sainteté dans laquelle le chrétien est engagé, et comme tout bon sportif il lui faut :
1) être persévérant : l’expression « un coeur… de longue haleine » montre bien que l’effort spirituel comme l’effort sportif doit être un travail long et régulier, endurant et tenace ; pas un enthousiasme passager.
2) exercer la patience : Dieu est patient avec nous ; il nous faut apprendre à être patients avec nous-mêmes de la même façon que Dieu l’est avec nous, ne pas renoncer lorsque nos essais nous semblent infructueux ni baisser les bras lorsque nous tombons, mais faire un nouvel acte de volonté et recommencer notre effort.  
Patience et persévérance sont les qualités indispensables à tout effort spirituel pour qu’il porte un fruit d’éternité. 
 
3 – « Si nous ne voulons être saints que selon notre volonté, nous ne le serons jamais ; il faut l’être selon la volonté de Dieu, se plier de bonne grâces à toutes les exigences de sa position. » (Lettre) 
La sainteté est le but, l’aboutissement normal de toute vie chrétienne. 
On ne peut pas entrer au Ciel si l’on n’est pas saint : or c’est pour que nous allions au Ciel que Dieu nous a créés et nous a rachetés. La sainteté, telle est la volonté de Dieu pour nous. 
La sainteté réside dans l’accomplissement du projet unique et tout à fait personnel que Dieu a sur nous ; se sanctifier, c’est correspondre à ce que Dieu veut de nous. Ni plus ni moins.
« Devenir un saint » ne consiste pas à faire ce que nous pensons être bien, selon des vues personnelles, mais à obéir aux desseins divins sur nous.  
La première et la plus essentielle manière d’obéir à Dieu consiste à être fidèles aux devoirs de sa position et de sa vocation personnelle : une femme mariée qui négligerait ses devoirs d’épouse et de mère de famille pour suivre un emploi du temps de religieuse cloîtrée avec quantité d’heures de prière, un chef (d’Etat ou d’entreprise, un supérieur ecclésiastique… etc.) qui ne voudrait pas exercer l’autorité qui lui a été confiée et suivrait ses subordonnés au lieu de les entraîner, un étudiant qui sécherait continuellement les cours pour passer ses journées à faire du soutien scolaire auprès d’enfants défavorisés… etc. pourraient imaginer accomplir de bonnes choses, mais en réalité ils seraient en dehors des voies de la sainteté que Dieu a voulue pour eux. 
Ce n’est pas parce qu’une chose est théoriquement une bonne action, qu’elle est concrètement ce que Dieu attend de moi. Avant toute autre chose, il importe donc que chacun cherche à connaître loyalement et exactement ce qu’est la volonté de Dieu pour lui. 
 
4 – « Tenez votre coeur au large ; reposez-le souvent dans les bras de la divine Providence : courage! courage! Jésus est nôtre! Qu’à jamais nos coeurs soient à Lui! » (Lettre) 
La volonté de Dieu n’est pas un caprice de dictateur : Dieu, qui nous a créés, qui nous a créés par amour, qui a fait de chacun de nous un être unique aimé d’une manière unique, sait mieux que nous ce qui est bon pour nous et connaît parfaitement ce qui nous permettra d’atteindre notre épanouissement maximal, déjà sur cette terre et, bien sûr, dans l’éternité. 
A la volonté de Dieu sur nous, qui est l’expression d’un amour personnel unique, il n’y a pas de meilleure réponse que le don de nous-mêmes dans la confiance et l’amour.
Dieu qui, selon une autre expression de Saint François de Sales, « est Dieu du coeur humain » (Traité de l’Amour de Dieu), attend que nous lui donnions notre coeur.  
Saint François de Sales nous rappelle ici que la confiance et l’abandon sont indissociables du véritable amour : si donc nous sommes convaincus que Dieu nous aime, nous n’avons rien de mieux à faire que nous abandonner avec la plus entière confiance aux dispositions de Sa divine Providence, que cette citation évoque sous les traits d’une mère berçant avec tendresse son nourrisson. 
L’abandon à la divine Providence, la confiance en Dieu et Son amour ne sont cependant pas des « assurances tous risques » qui ôtent de nos chemins toutes les difficultés, tous les obstacles, toutes les souffrances ; mais ils sont la source de la force intérieure qui nous permet de les affronter avec courage et de les vaincre, parce qu’ils mettent Jésus au centre de nos coeurs, au centre de nos vies et que Jésus a vaincu le mal… 
Tenir son coeur au large, c’est se dilater, s’épanouir : les épreuves et les souffrances du temps présents, par la pratique de l’amour divin en union avec Jésus, deviennent un tremplin ; au lieu de nous ratatiner sur nous-mêmes, elles nous permettent de croître en vertu, de grandir dans la charité et d’être associés à la victoire du Christ!  
 
5 – « Le mérite de la Croix ne consiste pas dans sa pesanteur, mais dans la manière avec laquelle nous la portons. » (Sermon 10) 
On ne peut pas être chrétien sans porter la Croix à la suite de Jésus (cf. Luc. IX, 23). Et la Croix est essentiellement un instrument de supplice, infamant et très douloureux… 
Toutefois, la valeur de la Croix ne réside pas dans la grandeur ni dans l’intensité des souffrances qu’elle produit, mais dans l’amour avec laquelle nous les portons.
Celui qui subit de très grandes souffrances et épreuves, mais à contre-coeur, en râlant (jusqu’à douter de la bonté de Dieu), en les maudissant, en s’aigrissant, en faisant de ses souffrances l’occasion et le prétexte pour être désagréable avec les autres, celui-là ne porte pas sa Croix à la suite de Jésus et perd tout le mérite qu’il aurait pu en obtenir.
Celui qui, au contraire, reçoit les épreuves et les souffrances – même si elles sont objectivement moins lourdes que celles de l’homme évoqué précédemment – avec patience et abnégation, sans  repli sur lui même mais en les unissant généreusement à celles du Christ Rédempteur, sans amertume stérile mais en s’efforçant de vivre à travers elles le dépassement de l’amour, devient véritablement chrétien – c’est-à-dire un autre Christ – et il amasse des trésors pour la vie éternelle. 
 
6 – « Il vaut mieux faire des pénitents par la douceur, que des hypocrites par la sévérité. » (Esprit de saint François de Sales – 1ère partie, chap. IX) 
On ne peut pas parler de Saint François de Sales ni le commenter sans évoquer sa douceur, devenue proverbiale. Cette citation est tout à fait dans la continuité du passage où il explique qu’on attrape plus de mouches avec une goutte de miel qu’avec un tonneau de vinaigre. 
Le zèle du chrétien pour faire triompher le bien et pour établir le règne de Notre-Seigneur – dans les âmes et dans la société – ne doit pas être un zèle amer ; il ne doit en aucune manière représenter une forme de coercition morale ou psychologique. 
Certes, il faut amener les hommes à connaître Dieu et à recevoir son salut. Certes aussi, il convient de ne pas laisser attenter à l’honneur de Dieu et aux droits de la Vérité. Certes encore, il importe de ne pas rester indifférent ou passif en face de la prolifération du péché qui fait tomber les âmes en enfer. Certes enfin, il est nécessaire que, par la pratique d’une authentique pénitence, le coeur des hommes se détourne des chemins du mal et marche vers le Salut… 
Le moyen le plus efficace dont dispose un chrétien pour travailler à la conversion des coeurs, c’est de se sanctifier lui-même par la pratique personnelle des vertus évangéliques.
La conquête à laquelle tout chrétien est appelé, est une conquête des coeurs. Or on ne conquiert les coeurs que par la douce persuasion de l’amour. 
Un chrétien qui voudrait imposer à tous les hommes le respect de Dieu et de ses lois par des manifestations et des structures purement extérieures, montrerait qu’il n’a pas vraiment compris les enseignements et les exemples de Notre-Seigneur Jésus-Christ.  
 
7 – « Bienheureux les coeurs pliables, car ils ne rompront jamais! » (Entretiens, I) 
Jean de La Fontaine avait-il en tête cette citation du saint évêque lorsqu’il écrivit « Le chêne et le roseau »?
C’est en tout cas un enseignement similaire qu’on retrouve dans la fable et dans les entretiens familiers par lesquels Saint François de Sales formait les premières Visitandines à l’esprit de la nouvelle fondation.  
Tout comme l’enseignera plus tard le fameux fabuliste à propos de certains évènements du monde, dans l’ordre spirituel Saint François de Sales apprenait aux Soeurs de la Visitation à rester souples et malléables sous la main de Dieu et à ne point se raidir intérieurement en face des épreuves permises par la Providence. 
Les durcissements ou la dureté avec laquelle il arrive que des chrétiens affrontent certaines contradictions ou certaines contrariétés, certains évènements ou certaines souffrances, certaines oppositions ou certaines épreuves, sont finalement bien plus révélateurs de fragilité et de faiblesse que de vertu et d’intelligence, tandis que certaines souplesses et capacités d’adaptation aux circonstances révèlent au contraire un « savoir-faire » qui découle réellement de l’action du Saint-Esprit dans une âme (cf. Gal.V, 22 ). 


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Sam 30 Nov 2013, 14:23    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Un évêque s'est levé! Index du Forum -> FORUM -> LE FORUM OUVERT AUX DISCUSSIONS Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | creer un forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com