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Un document historique intéressant pour comprendre Vatican II

 
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Pierre-Julien
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MessagePosté le: Lun 23 Déc 2013, 23:46    Sujet du message: Un document historique intéressant pour comprendre Vatican II Répondre en citant

Lettre de Mgr Winckler au RP Guérard par Stageiritès • 22 décembre 2013 
« Mon Révérend Père,
 
Vous m’avez demandé de mettre par écrit le récit de quelques souvenirs romains vieux de trente ans.
Les hasards de la guerre m’avaient conduit en Italie après diverses aventures et mésaventures dont plusieurs arrestations par les Allemands, notamment après un article de journal, paru en 1942, qui me désignait comme juif. Et voilà un catholique mis d’abord aux abois, puis à toutes sortes de caresses et d’honneurs lorsque la roue eut enfin tourné. Elle commença à tourner en ce qui me concerne dans la joie spirituelle, jusqu’au jour où elle tourna mal.
 
Jouissant du privilège immense à l’époque de la Poste aux Armées, qui permettait d’acheminer vers la France et vice-versa la correspondance des nombreux Monseigneurs, Révérends et Révérendes de toute couleur (d’habit) résidant à Rome, j’avais fait la connaissance de beaucoup de monde et appris bien des choses, car la Cour Pontificale était encore une Cour. A mi-chemin entre l’Orient et l’Occident, entre hier et demain, elle était pleine de survivances et de saveurs qu’on ne connaît plus depuis que les Chefs d’États sont des gens bardés de dix sortes de polices armées, et véhiculés à une allure folle dans des sortes de trains de catafalques blindés.
Officier interprète d’italien, je me consacrais aux tâches habituelles dans les États-Majors. Il me restait du loisir.
 
A cause sans doute de tout ce qui précède, je fus invité à la première réunion d’après-guerre des principales personnalités de la communauté juive de Rome.
On y parla notamment des moyens de mettre fin à l’antisémitisme. Cela s’est su parmi des catholiques d’origine juive qui travaillaient au Secrétariat Spécial du Vatican (sorte de département financier). Ceux-ci voulurent me connaître. Nous fîmes amitié. A l’occasion des réunions organisées par l’Association des diplômés d’Université, ces personnes tinrent à me présenter à l’aumônier de cette association.
C’était mgr MONTINI, alors Substitut au Secrétariat d’État.
Mes nouveaux amis m’en avaient fait un portrait enthousiaste, en ajoutant : « Il est des nôtres ». Comprenne qui pourra. Je garde un souvenir ébloui de ces messes et de ces homélies, dans l’extraordinaire chapelle baroque de la Sapienza, une chapelle pour contes de fées, où l’assemblée chaleureuse créait une sorte d’ambiance et comme une grâce sensible, sans que je sache trop à quoi l’attribuer. Je m’en veux de n’avoir conservé aucun souvenir précis d’aucun passage de ces homélies ; c’était chatoyant, il y avait des mots qui jouaient comme la lumière dans un haut vitrail.
Nous étions contents et lui aussi. Au demeurant, la mode était à l’éloquence. Le Souverain Pontife régnant avait involontairement imposé son style et chacun s’essayait à être svelte, à être ascète, à être mystique, à avoir de longues mains (je ne sais pas si l’on allait jusqu’à dormir par terre). Dans son bureau, mgr MONTINI était actif, direct et précis. Il aurait souhaité que je pousse, à Paris, à la création d’une association semblable à la sienne. Les diplômés parisiens n’ont pas eu besoin de moi ; quant aux étudiants ils ont su montrer, en 1968, de quoi ils sont capables une fois bien imprégnés et chauffés à point.
 
Le lobby qui avait cru au début du siècle réussir son coup avec le Cardinal RAMPOLLA, c’est-à-dire hisser l’un des siens au sommet de l’Église pour la remodeler à sa propre image, ce groupe de pression n’avait pas désarmé.
Et l’espoir de la victoire était d’autant plus vif, l’impatience d’autant plus grande, que les circonstances avaient joué en sa faveur depuis la mort de S.S. PIE X.
La révolution avait assis sa puissance sur un système financier prodigieux, sur « la victoire des démocraties », sur un empire soviétique fortifié, sur de nouveaux moyens mondiaux de propagande et de pression, et sur le discrédit, en raison de l’effondrement hitlérien, de tout ce qui ressemblait à l’anticommunisme ; et dans l’Église, sur la peur, pour beaucoup d’évêques, de religieux et de séculiers, de passer pour des vaincus ou des attardés.
Je me rappelle encore les distinctions établies par PIE XII dans son discours de Noël 1944 au sujet du mot « démocratie ». Cela, comme on dit, ne passa pas la rampe. Et je me rappelle la confidence désolée du Cardinal SUHARD qui avait suivi le conseil du Nonce de se rallier au Gouvernement de Vichy, dont la « légitimité » n’était pas reconnue par celui de la France « Libre ». Le bon Cardinal ne se remettait pas de la poignée de main manquée.
Quant au Cardinal TISSERANT, il ruminait ce qui est devenu, lors du Concile, le point de départ du décret sur la liberté religieuse.
Il était, quant à lui, le chef incontesté du « parti gaulliste en soutane », et il avait l’œil – si l’on peut dire – sur tous les évêques de France. Qui me contredira si j’avance que RONCALLI et MONTINI lui doivent leur élection?
Mais qui, en revanche, a préparé de longue main la possibilité de ces élections dont l’une a rendu possible la suivante ? Il est facile de répondre, mais veuillez enregistrer qu’il est dangereux de s’aventurer sur ce terrain. Je comprends parfaitement l’attitude prudente de ceux qui préfèrent croire que c’est l’Esprit Saint qui a Lui-même manifesté Son choix. Peut-être l’avait-Il manifesté autrement, peut-être n’en a-t-on pas tenu compte, seul le Bon Dieu pourrait nous le dire puisque les Cardinaux, paraît-il, s’engagent au secret…
Quoi qu’il en soit, depuis l’arrivée de Jacques MARITAIN comme ambassadeur auprès du Saint Siège, cadeau bête et méchant de Georges BIDAULT, j’avais cessé de servir la messe à mgr MONTINI. Car en cette conjoncture, les membres de l’association ne se gênèrent plus pour affirmer leur progressisme. Mes amis, disons le mot, étaient franchement modernistes.
MARITAIN avait envahi le groupe MONTINI, et il n’y en avait plus que pour l’humanisme intégral. J’avais fui.
 
Mais puisque c’est un témoignage que vous me demandez, j’affirme qu’il y avait à Rome précisément ce que vous cherchez à savoir, et que vous me permettrez d’appeler le lobby montinien, ou le groupe Rampolla, et qu’un actif Monseigneur, ayant beaucoup d’entregent, que je rencontrais souvent et pour qui j’avais une sincère amitié, apprenant que j’avais été présenté à mgr MONTINI, que je l’admirais et que j’avais l’air de le suivre, me crut sans doute assez mûr pour faire un pas décisif dans la voie de l’efficacité.
 
Je me rappelle le ton mystérieux qu’il prit – mgr PIGNEDOLI, c’est de lui qu’il s’agit – pour me parler de la grande revanche qu’on préparait.
Il me fit le récit tout au long du veto de l’Autriche, dont le résultat, pour lui, fut de replonger l’Église pendant un demi-siècle dans l’obscurantisme et l’isolement du Moyen-Age ; il insista sur la nécessité d’une ouverture et d’une adaptation de l’Église; enfin il me fit entrevoir une ère nouvelle, et pour très bientôt, et avec un succès certain, grâce à celui qui réussirait là où le Cardinal RAMPOLLA eut le malheur d’échouer.
Je le regardai avec de grands yeux. Il crut que cela signifiait : « Mais qui est-ce ? » ; il répondit sans parabole : «Vous lui servez la Messe tous les jeudis».
J’avoue que je devais avoir l’air bête ; et je l’étais, car j’étais à cent lieues de me douter de ce qu’on attendait de moi pour le succès de MONTINI, le nouveau désiré des collines temporelles et des nations (unies).
Il fallut pourtant bien que je reprenne mes esprits. C’était sérieux. Le sympathique mgr PICNEDOLI était fort lié avec MONTINI, puisqu’il le suivit dans son « honorable » éloignement milanais ; il est actuellement cardinal chargé de missions délicates (comme d’engager les Catholiques du Viêtnam à accueillir pour l’honneur de Dieu et pour la paix les troupes communistes du Viêtcong).
 
Nous étions le 2 janvier 1945, le soir tombait ; il y avait réception chez le vénérable prince E. de NAPLES RAMPOLLA, et mon cher Monseigneur m’avait fait inviter. C’était dans un palais cossu, de style 1880 ; les salons étaient brillants, les lustres rutilants, les hôtes, les invités respiraient l’aisance ; les parfums des jeunes filles et des femmes, l’odeur des alcools, des cigarettes blondes, toute cette ambiance à la fois somptueuse et mondaine me changeait des papalini, ces patriciens qui, depuis la prise de Rome, avaient condamné la porte principale de leur palais en signe de protestation et dès lors n’avaient point bénéficié des faveurs de la Maison de Savoie.
 
Vous le savez déjà, mon cher Père, je n’ai pas répondu aux avances du « Vénérable » prince qui était pour ainsi dire le miroir aux alouettes du fameux lobby (là aussi, « vous m’avez compris »). Je pensais, en sortant de cette réception, au titre d’un petit livre italien que je lisais dans mon enfance: « Le cose più grande di lui » (Les choses qui le dépassent) ; et je pensais davantage encore au fameux Santo de Fogazzaro[1]
Sans doute y a-t-il eu, y aura-t-il encore des caractères d’une trempe particulière, capables, au mépris des larmes et du sang, de dire : « Je m’arrangerai pour … » et « Je ferai en sorte que … », mais pousser la fourberie au degré de perfection où nous la voyons aujourd’hui, cela tient du mysterium iniquitatis, mystère si puissant qu’il va jusqu’à rendre aveugles et sourds même les meilleurs, sans oublier les « saints » prêtres disciples de S. Timoré … Ils n’ont, par exemple, jamais entendu parler des maladies et de la mort étrange de PIE XII ; et quand on leur donne des preuves, ils s’empressent de les récuser ou de faire le silence. Ce sont des silencieux de l’Église, des bons toutous muets.
 
Heureusement, il existe encore quelques « Domini canes » !
Je vous prie d’agréer, etc. »
 
Le 11 février 1977.
WINCKLER.
Cahiers de Cassiciacum n° 1, mai 1979, p.101-105

https://www.stageirites.fr/2013/12/lettre-de-mgr-winckler-au-rp-guerard-des…
    


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MessagePosté le: Lun 23 Déc 2013, 23:46    Sujet du message: Publicité

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Gentiloup
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MessagePosté le: Mar 24 Déc 2013, 00:08    Sujet du message: Quel fabuleux et horrible témoignage Répondre en citant

Quel fabuleux et horrible témoignage!

Merci Pierre-Julien pour ce document d'un intérêt extraordinaire.

Le plus dramatique, le plus lâche et le plus laid est pour la fin...

J'ignorais qu'il y eut eu vent d'assassinat contre ce vrai bon pape Pie XII!

Il y a aussi un très bel hommage à la sainteté de ce pape, si bon qu'il a mis longtemps à percer les loups qui étaient dans son entourage!

On voit que déjà en 1977 on parlait du lobby cosmopolite avec précaution...

 
Lettre du père (Merci NM!) de M.Winckler , Cahiers de Cassiciacum n° 1, mai 1979, p.101-105
Je me rappelle encore les distinctions établies par PIE XII dans son discours de Noël 1944 au sujet du mot « démocratie ». Cela, comme on dit, ne passa pas la rampe.


Ce serait instructif d'avoir le texte de ce discours de Noël de 1944 de Pie XII...

 
Lettre du père de M. Winckler , Cahiers de Cassiciacum n° 1, mai 1979, p.101-105
Quant au Cardinal TISSERANT, il ruminait ce qui est devenu, lors du Concile, le point de départ du décret sur la liberté religieuse.
Il était, quant à lui, le chef incontesté du « parti gaulliste en soutane », et il avait l'œil – si l’on peut dire – sur tous les évêques de France. Qui me contredira si j’avance que RONCALLI et MONTINI lui doivent leur élection?

Merci à Stageirites pour ce document de premier ordre!
Les Cahiers de Cassiciacum renferment plein de d'excellentes informations!


Dernière édition par Gentiloup le Mar 24 Déc 2013, 19:51; édité 2 fois
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laudetur Jesus Christus
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MessagePosté le: Mar 24 Déc 2013, 07:14    Sujet du message: Un document historique intéressant pour comprendre Vatican II Répondre en citant

En effet, quel témoignage!
Je me souviens d'avoir eu entre les mains un petit livre sur les guérisons attribuées à Pie XII!
Mais son procès de canonisation n'est pas pour demain....le lobby dont il est question s'y opposant!
Merci beaucoup Pierre-Julien!


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laudetur Jesus Christus
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Messages: 327
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MessagePosté le: Mar 24 Déc 2013, 07:29    Sujet du message: Un document historique intéressant pour comprendre Vatican II Répondre en citant

On peut lire le discours de Pie XII "Benignitas et humanitas"  (Noël 44) ici:

http://www.unifr.ch/tmf/Benignitas-et-humanitas-Radio

Attention, je ne sais pas si la source est sûre et si le discours d'origine en italien est convenablement traduit!


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N.M.
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Messages: 217
Localisation: France

MessagePosté le: Mar 24 Déc 2013, 08:56    Sujet du message: Un document historique intéressant pour comprendre Vatican II Répondre en citant

 Très bonne idée de publier à nouveau cette lettre de feu Monsieur Winckler au R.P. Guérard des Lauriers. Une lettre très instructive. Signalons d'ailleurs que le Mgr Pignedoli dont il est question dans la lettre fut un très sérieux papabile lors des conclaves de 1978.   

Mais il s'agit bien entendu de Monsieur Winckler. Il n'était ni ecclésiastique ("Mgr Winckler"), ni religieux ("père Winckler"). J'ai l'honneur de connaître sa veuve et l'un de ses enfants.

Saint et joyeux Noël à tous !


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Cadoudal
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Localisation: ILE DE FRANCE

MessagePosté le: Mar 24 Déc 2013, 19:19    Sujet du message: Un document historique intéressant pour comprendre Vatican II Répondre en citant

merci beaucoup  pour ce témoignage.

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Gentiloup
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Messages: 2 884

MessagePosté le: Mer 25 Déc 2013, 20:48    Sujet du message: A l'attention de François et de Mgr Fellay pour le cas où ... Répondre en citant

A l'attention de François et de.... Mgr Fellay pour le cas où ...  

 
Pie XII
 
 
 
   
Merci Laudetur ! Okay  Je ne sais pas si c'est la même source que la vôtre. Voici la plus grande partie du message de Noël 1944 de Pie XII, qui n'a rien à voir ni dans la forme, ni dans le fond, avec le conciliarisme mondialiste de François; Il s'agissait d'un vrai message de Noël catholique pour les Catholiques. Pour le plaisir d'écouter le dernier vrai pape : 
 


Radio message de Pie XII, 24 décembre 1944 - "Message de Noël au monde entier"
Le problème de la démocratie.  
   
  
   
7. En outre — et ceci est peut-être le point le plus important — à la lueur sinistre de la guerre qui les enveloppe, dans la chaleur cuisante de la fournaise où ils se trouvent emprisonnés, les peuples se sont comme réveillés d’une longue torpeur. Ils ont pris en face de l’Etat, en face des gouvernants, une attitude nouvelle, interrogative, critique, "défiante. Instruits par une amère expérience, ils s’opposent avec plus de véhémence aux monopoles d’un pouvoir dictatorial, incontrôlable et intangible, et ils réclament un système de gouvernement qui soit plus compatible avec la dignité et la liberté des citoyens.  
   
  
   
8. Ces multitudes inquiètes, bouleversées par la guerre jusqu’en leurs assises les plus profondes, ont acquis aujourd’hui l’intime persuasion — auparavant peut-être vague et confuse, mais désormais incoercible — que, si la possibilité de contrôler et de corriger l’activité des pouvoirs publics n’avait pas fait défaut, le monde n’aurait pas été entraîné dans le tourbillon désastreux de la guerre, et qu’afin d’éviter à l’avenir qu’une pareille catastrophe se répète il faut créer dans le peuple lui-même des garanties efficaces.  
   
  
   
9. Dans cet état d’esprit, faut-il s’étonner que la tendance démocratique envahisse les peuples et obtienne largement le suffrage et le consentement de ceux qui aspirent à collaborer plus efficacement aux destinées des individus et de la société ?  
   
  
   
10. Il est à peine nécessaire de rappeler que, selon l’enseignement de l’Eglise, « il n’est pas défendu de préférer des gouvernements modérés de forme populaire, pourvu que reste sauve la doctrine catholique sur l’origine et l’exercice du pouvoir public », et que « l'Eglise ne réprouve aucune des formes variées de gouvernement, pourvu qu’elles soient aptes en elles-mêmes à procurer le bien des citoyens » (Léon XIII Encycl. « Libertas », 20 juin 1888, in fin).  
   
  
   
11. Si donc, en cette solennité qui commémore à la fois la bonté du Verbe incarné et la dignité de l’homme (dignité entendue non seulement sous l’aspect de la personne, mais aussi dans la vie sociale),   
   
  
   
12. Nous portons Notre attention sur le problème de la démocratie, pour examiner selon quels principes elle doit être réglée pour pouvoir se dire une vraie et saine démocratie, répondant aux circonstances de l’heure présente, il est clairement indiqué que la sollicitude diligente de l’Eglise ne va pas tant à sa structure et à son organisation extérieure — qui dépendent des aspirations propres de chaque peuple — qu’à l’homme lui-même qui, loin d’être l’objet et comme un élément passif de la vie sociale, en est au contraire et doit en être et demeurer le sujet, le fondement et la fin.  
   
  
   
13. Si l’on admet que la démocratie, entendue dans son sens large, admet des formes diverses, et peut se réaliser aussi bien dans des monarchies que dans des républiques, deux questions se présentent à Notre examen :  
   
  
   
14. (1)° Quels doivent être les caractères distinctifs des hommes vivant en démocratie et sous le régime démocratique ? (2)° Quels sont les caractères distinctifs des hommes qui, dans une démocratie, détiennent le pouvoir public ?  
   
  
   
I.) CARACTÈRES PARTICULIERS DES CITOYENS EN RÉGIME DÉMOCRATIQUE  
   
  
   
15. Exprimer son opinion personnelle sur les devoirs et les sacrifices qui lui sont imposés ; ne pas être contraint d’obéir sans avoir été entendu, voilà deux droits du citoyen qui trouvent dans une démocratie, comme le nom l’indique, leur expression. C’est à la solidité, à l’harmonie, aux bons résultats de ce contact entre les citoyens et le gouvernement de l’Etat qu’on peut reconnaître si une démocratie est vraiment saine et équilibrée, et quelle est sa force de vie et de développement. Pour ce qui touche ensuite à l’extension et à la nature des sacrifices réclamés de tous les citoyens — en un temps comme le nôtre où l’activité de l’Etat est si vaste et si décisive — la forme démocratique du gouvernement apparaît à beaucoup comme un postulat naturel imposé par la raison elle-même. Cependant, quand on réclame « plus de démocratie et une meilleure démocratie », cette exigence ne peut avoir d’autre sens que de mettre le citoyen toujours plus en mesure d’avoir une opinion personnelle propre, de l’exprimer et de la faire valoir d’une manière conforme au bien commun.  
   
  
   
Peuple et « masse ».  
   
  
   
16. De là découle une première conclusion nécessaire avec sa conséquence pratique. L’Etat ne contient pas en lui-même et ne réunit pas mécaniquement dans un territoire donné une agglomération amorphe d’individus. Il est, et doit être en réalité, l’unité organique et organisatrice d’un vrai peuple.  
   
  
   
17. Peuple et multitude amorphe, ou, comme on a coutume de dire, « masse », sont deux concepts différents. Le peuple vit et se meut par sa vie propre ; la masse est de soi inerte, et elle ne peut être mue que de l’extérieur. Le peuple vit de la plénitude de la vie des hommes qui le composent, dont chacun, à la place et de la manière qui lui sont propres, est une personne consciente de ses propres responsabilités et de ses propres convictions. La masse, au contraire, attend l’impulsion du dehors, jouet facile entre les mains de quiconque en exploite les instincts et les impressions, prompte à suivre, tour à tour, aujourd’hui tel drapeau et demain tel autre. L’exubérance vitale d’un vrai peuple répand la vie, abondante et riche, dans l’Etat et dans tous ses organes, leur infusant, avec une vigueur sans cesse renouvelée, la conscience des propres responsabilités, le sens vrai du bien commun. La force élémentaire de la masse peut n’être aussi qu’un instrument au service d’un Etat qui sait habilement en faire usage. L’Etat lui-même, aux mains d’un ou de plusieurs ambitieux, groupés artificiellement par leurs tendances égoïstes, peut, en s’appuyant sur la masse, devenir une simple machine, imposer arbitrairement sa volonté à la meilleure partie du peuple : l’intérêt commun en reste lésé gravement et pour longtemps, et la blessure ainsi faite est bien souvent difficile à guérir.  
   
  
   
18. Il résulte clairement de là une autre conclusion : la masse, telle que Nous venons de la définir, est l’ennemie principale de la vraie démocratie et de son idéal de liberté et d’égalité.  
   
  
   
19. Dans un peuple digne de ce nom, le citoyen a conscience de sa propre personnalité, de ses devoirs et de ses droits ; la conscience de sa propre liberté se joint au respect de la liberté et de la dignité des autres. Dans un peuple digne de ce nom, toutes les inégalités, qui dérivent non du libre caprice, mais de la nature même des choses, inégalités de culture, de richesses, de position sociale, sans préjudice, bien entendu, de la justice et de la charité mutuelle, ne sont nullement un obstacle à l’existence et à la prédominance d’un authentique esprit de communauté et de fraternité. Bien au contraire, loin de nuire aucunement à l’égalité civile, elles lui confèrent son sens légitime, à savoir que chacun a le droit, en face de l’Etat, de vivre honorablement sa propre vie personnelle, au poste et dans les conditions où l’ont placé les desseins et les dispositions de la Providence.  
   
  
   
20. Par opposition à ce tableau de l’idéal démocratique de liberté et d’égalité dans un peuple gouverné par des mains honnêtes et prévoyantes, quel spectacle offre un Etat démocratique laissé au caprice arbitraire de la masse ! La liberté, en tant que devoir moral de la personne, se transforme en une prétention tyrannique de donner libre essor aux impulsions et aux appétits humains aux dépens d’autrui. L’égalité dégénère en un nivellement mécanique, en une uniformité sans nuance aucune : sentiment de l’honneur vrai, activité personnelle, respect de la tradition, dignité, tout ce qui, en un mot, donne à la vie sa valeur, s’effondre peu à peu et disparaît. Il y survit seulement, d’une part, les victimes trompées par la fascination apparente de la démocratie, confondue ingénuement avec l’esprit même de la démocratie, avec la liberté et l’égalité, et, d’autre part, des profiteurs plus ou moins nombreux qui ont su, grâce à la puissance de l’argent ou de l’organisation, s’assurer par-dessus les autres une condition privilégiée et le pouvoir lui-même.  
   
  
   
II. CARACTÈRE DES HOMMES QUI DANS LA DÉMOCRATIE DÉTIENNENT LE POUVOIR PUBLIC  
   
  
   
21. L’Etat démocratique, qu’il soit monarchique ou républicain, doit, comme n’importe quelle autre forme de gouvernement, être investi du pouvoir de commander avec une autorité vraie et effective. L’ordre absolu des êtres et des fins, qui montre dans l’homme une personne autonome, c’est-à-dire un sujet de devoirs et de droits inviolables d’où dérive et où tend sa vie sociale, comprend également l’Etat comme société nécessaire, revêtue de l’autorité sans laquelle il ne pourrait ni exister ni vivre. Si donc les hommes, en se prévalant de la liberté personnelle, niaient toute dépendance par rapport à une autorité supérieure munie du droit de coercition, ils saperaient par le fait même le fondement de leur propre dignité et liberté, c’est-à-dire cet ordre absolu des êtres et des fins.  
   
  
   
22. Ainsi établis sur cette même base, la personne, l’Etat, le pouvoir public avec leurs droits respectifs se trouvent tellement liés et unis entre eux qu’ils se soutiennent ou s’écroulent tous ensemble.  
   
  
   
23. Et comme cet ordre absolu, aux yeux de la saine raison et surtout de la foi chrétienne, ne peut avoir d’autre origine qu’en un Dieu personnel, notre Créateur, il suit de là que la dignité de l’homme est la dignité de l’image de Dieu, que la dignité de l’Etat est la dignité de la communauté morale voulue par Dieu, que la dignité de l’autorité politique est la dignité de sa participation à l’autorité de Dieu.  
   
  
   
24. Aucune forme d’Etat ne saurait se dispenser d’avoir égard à cette intime et indissoluble connexion ; moins que toute autre la démocratie. Par conséquent, si celui qui détient le pouvoir public ne la voit pas, ou s’il la néglige plus ou moins, il ébranle dans ses bases sa propre autorité. De même, s’il ne tient pas suffisamment compte de cette relation, s’il ne voit pas dans sa charge la mission de réaliser l’ordre voulu par Dieu, le danger surgira quePégoïsme du pouvoir ou des intérêts l’emporte sur les exigences essentielles de la morale politique et sociale, que les vaines apparences d’une démocratie de pure forme ne servent souvent que de masque à tout ce qu’il y a en réalité de moins démocratique.  
   
  
   
25. Seule la claire intelligence des fins assignées par Dieu à toute société humaine, jointe au sentiment profond des sublimes devoirs de l'œuvre sociale, peut mettre ceux à qui est confié le pouvoir en mesure d’accomplir leurs propres obligations dans l’ordre législatif, judiciaire ou exécutif, avec cette conscience de leur propre responsabilité, avec cette objectivité, cette impartialité, cette loyauté, cette générosité, cette incorruptibilité, sans lesquelles un gouvernement démocratique réussirait difficilement à obtenir le respect, la confiance et l’adhésion de la meilleure partie du peuple.  
   
  
   
26. Le sens profond des principes d’un ordre politique et social, sain et conforme aux règles du droit et de la justice, est de particulière importance chez ceux qui, dans n’importe quelle forme de régime démocratique, possèdent, complètement ou en partie, comme représentants du peuple, le pouvoir législatif. Et puisque le centre de gravité d’une démocratie normalement constituée réside dans cette représentation populaire, dont les courants politiques rayonnent dans tous les domaines de la vie publique, tant pour le bien que pour le mal, la question de l’élévation morale, de l’aptitude pratique, de la capacité intellectuelle des députés au parlement, est pour tout peuple de régime démocratique une question de vie ou de mort, de prospérité ou de décadence, d’assainissement ou de perpétuel malaise.  
   
  
   
27. Pour accomplir une action féconde, pour se concilier l’estime et la confiance, tout corps législatif doit, comme l’attestent d’incontestables expériences, accueillir dans son sein une élite d’hommes spirituellement éminents et au caractère ferme, qui se considèrent comme les représentants du peuple tout entier et non pas comme les mandataires d’une foule, aux intérêts particuliers de laquelle sont souvent, hélas ! sacrifiés les vrais besoins et les vraies exigences du bien commun. Une élite d’hommes qui ne soit restreinte à aucune profession ni à aucune condition, mais qui soit l’image de la vie multiple de tout le peuple. Une élite d’hommes de conviction chrétienne solide, de jugement juste et sûr, de sens pratique et équitable, et qui, dans toutes les circonstances, restent conséquents avec eux-mêmes ; des hommes de doctrine claire et saine, aux desseins solides et droits ; avant tout, des hommes qui, par l’autorité qui émane de leur conscience pure et rayonne largement autour d’eux, soient capables d’être des guides et des chefs, spécialement dans les temps où les nécessités pressantes surexcitent l’impressionnabilité du peuple et le rendent plus facile à être dévoyé et à s’égarer ; des hommes qui, dans les périodes de transition, généralement travaillées et déchirées par les passions, par les divergences d’opinions et par les oppositions de programmes, se sentent doublement tenus de faire circuler dans les veines enfiévrées du peuple et de l’Etat l’antidote spirituel des vues claires, de la bonté empressée, de la justice également favorable à tous, et la tendance résolue à l’union et à la concorde nationale d’ans un esprit de sincère fraternité.  
   
  
   
28. Les peuples dont le tempérament spirituel et moral est suffisamment sain et fécond trouvent en eux-mêmes et peuvent donner au monde les hérauts et les instruments de la démocratie, qui vivent dans ces dispositions et savent les mettre réellement en pratique. Au contraire, là où manquent ces hommes, d’autres viennent occuper leur place pour faire de l’activité politique l’arène de leur ambition, une course au gain pour eux-mêmes, pour leur caste ou pour leur classe, et c’est ainsi que la chasse aux intérêts particuliers fait perdre de vue et met en péril le vrai bien commun.  
   
  
   
L’absolutisme d’Etat.  
   
  
   
29. Une saine démocratie fondée sur les principes immuables de la loi naturelle et des vérités révélées sera résolument contraire à cette corruption qui attribue à la législation de l’Etat un pouvoir sans frein ni limites, et qui, malgré de vaines apparences contraires, fait aussi du régime démocratique un pur et simple système d’absolutisme.  
   
  
   
30. L’absolutisme d’Etat (qui ne saurait se confondre, comme tel, avec la monarchie absolue, dont il n’est pas question ici) consiste en effet dans le principe erroné que l’autorité de l’Etat est illimitée, et qu’en face d’elle, même quand elle donne libre cours à ses vues despotiques en dépassant les frontières du bien et du mal, on n’admet aucun appel à une loi supérieure qui oblige moralement.  
   
  
   
31. Un homme pénétré d’idées justes sur l’Etat, l’autorité et le pouvoir dont il est revêtu en tant que gardien de l’ordre social, ne pensera jamais à léser la majesté de la loi positive dans les limites de sa compétence naturelle. Mais cette majesté du droit positif humain n’est sans appel que s’il se conforme, ou du moins ne s’oppose pas, à l’ordre absolu établi par le Créateur et mis en une nouvelle lumière par la révélation de l’Evangile. Elle ne peut subsister qu’autant qu’elle respecte le fondement sur lequel s’appuient également la personne humaine, l’Etat et le pouvoir public. C’est là le critère fondamental de toute forme saine de gouvernement, y compris la démocratie, critère qui doit servir à juger la valeur morale de toute loi particulière.  
   
  
   
III. NATURE ET CONDITIONS D’UNE ORGANISATION EFFICACE DE LA PAIX  
   
  
   
L’unité du genre humain et la société des peuples.  
   
  
   
32. Nous avons voulu, chers fils et chères filles, profiter de l’occasion de la fête de Noël pour indiquer par quels chemins une démocratie qui corresponde à la dignité humaine peut, en harmonie avec la loi naturelle et avec les desseins que Dieu manifeste dans la Révélation, parvenir à de bienfaisants résultats. Nous sentons profondément, en effet, l’importance capitale de ce problème pour le progrès pacifique de la famille humaine ; mais Nous connaissons en même temps les hautes exigences que cette forme de gouvernement impose à la maturité morale de chaque citoyen. C’est une maturité à laquelle on se flatterait en vain de pouvoir parvenir pleinement et sûrement, si la lumière de la grotte de Bethléem n’éclairait pas le sentier obscur par lequel les peuples, au sortir de la tempête présente, s’acheminent vers un avenir qu’ils espèrent plus serein.  
   
  
   
33. Jusqu’à quel point pourtant les représentants et les pionniers de la démocratie seront-ils convaincus dans leurs délibérations que l’ordre absolu des êtres et des fins, rappelé par Nous à plusieurs reprises, implique aussi, comme exigence morale et comme couronnement du développement social, l’unité du genre humain et de la famille des peuples ? De la reconnaissance de ce principe dépend l’avenir de la paix. Aucune réforme mondiale, aucune garantie de paix ne peut en faire abstraction sans s’affaiblir et se renier elle-même. Si au contraire cette même exigence morale trouvait sa réalisation dans une société des peuples qui saurait éviter les défauts de structure et les faiblesses des solutions précédentes, alors, la majesté de cet ordre réglerait et dominerait également les délibérations de cette société et l’application de ses moyens de sanction.  
   
  
   
34. Pour la même raison, on comprend que l’autorité d’une telle société des peuples devra être réelle et effective sur les Etats qui en sont les membres, de manière pourtant que chacun d’entre eux conserve un droit égal à sa souveraineté relative. C’est seulement de cette manière que l’esprit d’une saine démocratie pourra pénétrer également dans le domaine vaste et épineux de la politique extérieure.  
   
A lire en entier ici

 
   


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Martin
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MessagePosté le: Mer 25 Déc 2013, 21:08    Sujet du message: Un document historique intéressant pour comprendre Vatican II Répondre en citant

 
Pour confirmer le témoignage de M. Winckler cité plus haut par Pierre-Julien, en voici un autre du même auteur, publié dans une brochure de l’Action Familiale et Scolaire intitulée “Données sur l’affiliation maçonnique du Cardinal Rampolla”. Il s’agit d’une lettre adressée le 24 avril 1982 par M. Winckler à Jean Vaquié :

M. Winckler a écrit:



Cher Monsieur,

C’est bien volontiers que je réponds à votre demande. La plupart des prêtres auxquels j’ai fait part de mon témoignage m’ont aimablement répondu qu’ils ne me croyaient pas. Tant pis pour eux.

J’étais interprète à l’État-Major Juin en Italie (1944-1945) et avais été invité à me joindre au « groupe d’amitié du patriarcat romain » dont l’aumônier, Mgr Sergio Pignedoli (fait cardinal par Paul VI et un moment en balance avec Luciani, après la mort du dit Paul VI) travaillait à préparer les esprits des princes à un changement d’orientation. De fait quelques-uns devinrent francs-maçons, tel Giulio Sacchi actuellement gouverneur de la Cité du Vatican. Mon nom m’ayant fait passer pour juif (car plusieurs familles juives l’ont adopté pour passer inaperçues) j’ai été invité à assister à la 1re réunion d’après-fascisme de la « haute juiverie » romaine. Après quoi les marranes du Vatican m’ont présenté à Montini, juif par sa mère (convertie à l’occasion de son mariage), et aussi par sa famille paternelle (cf. « Livre d’Or » de la noblesse italienne). Pignedoli, intime de Montini (il devint son coadjuteur à Milan) fut chargé par lui de me sonder et de me préparer à devenir son correspondant à Paris. C’est le 2 janvier 45 à l’occasion d’une réception que je fus présenté par Pignedoli au Prince di Napoli-Rampolla, petit-neveu du Cardinal et vénérable de la loge maçonnique Rampolla, filiale de la loge de Zurich de l’ « Ordo Templi Orientis » à laquelle appartenaient tant le Cardinal Rampolla que son successeur Gasparri. Montini que tout prédisposait à être pris en main par la maçonnerie, non seulement par sa famille, mais par ses mœurs spéciales (nombreux scandales étouffés), entra au Secrétariat d’État sous Gasparri. Son affiliation à la loge Rampolla m’a été clairement affirmée par Pignedoli, qui en était membre et souhaitait que j’y sois initié. La future élection de Montini, le changement d’orientation de l’Église, l’ouverture au monde, la démocratisation et la soviétisation des structures, l’œcuménisme, tout cela m’a été dit, d’une voix un peu altérée, mais sans trop de détours, tandis que nous nous rendions à pied chez le Prince de Naples, dignitaire d’autre part de l’Ordre de Malte où les FM se sont infiltrés nombreux depuis le XVIIIe siècle (...)

Il y aurait encore beaucoup à dire sur Montini, mais l’essentiel est là. Ce nouvel « Anaclet II » n’ayant pas eu de St Bernard pour le dénoncer, ni de Chrétienté pour le combattre, a pu appliquer impunément (ici bas) le plan de l’Antéchrist. Je vous certifie ce témoignage au pied du tabernacle (la chapelle est au-dessus de mon bureau) pour l’honneur de la Vérité ; et je vous prie de croire, cher monsieur, à mon meilleur dévouement ».

Marco Winckler

PS : N’ayant pas donné suite aux propositions de Montini et de Pignedoli, Montini chargea Maritain, alors ambassadeur auprès du St Siège (grâce au misérable G. Bidault) d’intervenir auprès de mon général (Le Coulteux de Caumont) pour me renvoyer en France...  




Que le mère de Paul VI ait été d’origine juive est toutefois contesté par certains auteurs sérieux.

Une heureuse fin d’année à tous, dans la joie de Noël !

M.
 


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Gentiloup
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MessagePosté le: Mer 25 Déc 2013, 22:56    Sujet du message: Un document historique intéressant pour comprendre Vatican II Répondre en citant

Merci Martin. Document très intéressant qui complète avantageusement celui de Stageitrites.

Quand on lit:

 
M. Winckler cité par Martin:
C’est le 2 janvier 45 à l’occasion d’une réception que je fus présenté par Pignedoli au Prince di Napoli-Rampolla, petit-neveu du Cardinal et vénérable de la loge maçonnique Rampolla, filiale de la loge de Zurich de l' « Ordo Templi Orientis » à laquelle appartenaient tant le Cardinal Rampolla que son successeur Gasparri. Montini que tout prédisposait à être pris en main par la maçonnerie, non seulement par sa famille, mais par ses mœurs spéciales (nombreux scandales étouffés), entra au Secrétariat d’État sous Gasparri.
 
On comprend le scandale de l'atroce trahison des Cristeros sous Pie XI, puisque le cardinal Gasparri a été Secrétaire d'Etat de Benoît XV et de Pie XI. De plus c'est lui qui s'est opposé autant qu'il a pu à la canonisation sous pie XII de Saint-Pie X.

Le témoignage de Ce M. Winckler est donc particulièrement intéressant.

Et sans compter l'invasion des maranes au Vatican...
Les marranes sont ces Juifs convertis en apparence mais qui restent Juifs en réalité, comme fort certainement le cardinal Bea qui fut confesseur de ce bon Pie XII, ainsi que le cardinal Lustiger et bien d'autres...
On prétend aussi que le cardinal Ratzinger était Juif d'origine. Et il n'y aurait rien d'étonnant que Paul VI l'ait été lui aussi, même si certains auteurs sérieux le mettent en doute. 


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Martin
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MessagePosté le: Jeu 26 Déc 2013, 00:19    Sujet du message: Un document historique intéressant pour comprendre Vatican II Répondre en citant

 
Gentiloup a écrit:
On comprend le scandale de l'atroce trahison des Cristeros sous Pie XI, puisque le cardinal Gasparri a été Secrétaire d'Etat de Benoît XV et de Pie XI. De plus c'est lui qui s'est opposé autant qu'il a pu à la canonisation sous Pie XII de Saint Pie X.

Juste une précision, chère amie, pour que nos lecteurs comprennent bien : quand Pie XII fut élu pape (1939) Gasparri était mort depuis plusieurs années (1934), mais il est néanmoins vrai qu’il a mis un frein au processus qui a abouti à la béatification (1951) et à la canonisation (1954), par sa déposition extrêmement sévère (1928) au procès de béatification.

Gentiloup a écrit:
On prétend aussi que le cardinal Ratzinger était Juif d'origine. Et il n'y aurait rien d'étonnant que Paul VI l'ait été lui aussi, même si certains auteurs sérieux le mettent en doute.

Rien d’étonnant, en effet, sauf qu’on ne trouve apparemment pas la moindre trace d’une origine juive de la famille de Giuditta Alghisi, mère de Paul VI. Son prénom judaïsant (Judith en italien) lui aurait été donné en l’honneur d’une tante Maria mais qui ne prit le nom de Giuditta qu’en devenant religieuse.

M.
 


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petittroupeau
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MessagePosté le: Dim 29 Déc 2013, 17:47    Sujet du message: citation winckler Répondre en citant

en tant que fidèle lefebvriste, je ne suis pas d'accord avec ce passage malhonnête de Winckler sur Paul 6 :

"Ce nouvel « Anaclet II » n’ayant pas eu de st bernard pour le dénoncer, ni de Chrétienté pour le combattre, a pu appliquer impunément (ici bas) le plan de l’Antéchrist. Je vous certifie ce témoignage au pied du tabernacle (la chapelle est au-dessus de mon bureau) pour l’honneur de la Vérité ; et je vous prie de croire, cher monsieur, à mon meilleur dévouement ».

DESOLE IL Y A EU UN ST BERNARD DANS LES ANNEES 70 VOIRE UN SAINT ATHANASE POUR DENONCER PAUL 6 C'EST MGR LEFEBVRE, seul évêque ayant redonné l'honneur dû à notre Seigneur en s'en prenant avec courage à Paul 6, cette vision de winckler est erronnée et fallacieuse, ignorer les vrais combattants ne sert à rien car d'autres témoins (dont je fais parti en écrivant ce mot sur ce site) sont bien présents pour témoigner de l'existence d'un combat et de valeureux guerriers tels mgr Lefebvre de la foi inscrits dans l'histoire et nous le crions bien fort à la face de ce monde qui veut se boucher les yeux et les oreilles!!!!


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Martin
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MessagePosté le: Mar 31 Déc 2013, 12:22    Sujet du message: Un document historique intéressant pour comprendre Vatican II Répondre en citant

 
petittroupeau a écrit:
en tant que fidèle lefebvriste, je ne suis pas d'accord avec ce passage malhonnête de Winckler sur Paul 6 :

Pas plus “malhonnête” que le vôtre :

petittroupeau a écrit:
MGR LEFEBVRE, seul évêque ayant redonné l'honneur dû à notre Seigneur en s'en prenant avec courage à Paul 6

...où vous passez sous silence le combat de Mgr de Castro Mayer qui, non seulement n’a jamais célébré la nouvelle messe, mais a adressé à Paul VI, dès le début des années 70, une série de dubia, notamment sur la liberté religieuse et la nouvelle messe. Dubia auxquels Paul VI n’a jamais apporté de réponse, tout en maintenant curieusement son contradicteur à la tête de son diocèse, le seul au monde où la messe de saint Pie V n’a jamais été interdite !

Ceci dit, la comparaison de M. Winckler, sans être intentionnellement malhonnête comme vous le suggérez, a effectivement ses limites, car à la différence de Paul VI, Anaclet II ne s’est à aucun moment ouvertement écarté de la foi catholique. Et par ailleurs, si son élection était entachée de simonie, celle de son compétiteur Innocent II n’était apparemment pas plus canonique, quoique pour d’autres raisons.

Il est donc certain que, tant pour y voir clair que pour agir efficacement, il a fallu à saint Bernard des lumières tout spéciales de Dieu, et surtout, comme le rappelle M. Winckler, que la chrétienté écoute sa voix, et en particulier les princes chrétiens de l’époque. Aucune comparaison possible, sur ce point, avec la réaction hésitante des derniers états chrétiens (Espagne, Portugal, Colombie...) face à Paul VI.

M.
 


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petittroupeau
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MessagePosté le: Mar 31 Déc 2013, 16:01    Sujet du message: mgr castro Répondre en citant

si vous voulez en effet il y a eu aussi castro mayer qui a résisté, c'est ok , mais c'est un peu chercher la petite bête sur mes propos car mgr Castro MAyer n'a pas eu l'aura tout de même d'un mgr Lefebvre, tant par l'ampleur du troupeau qu'il touchait (son action s'est limitée à son diocèse alors que mgr Lefebvre a essaimé dans le monde entier) tant que par la continuité de sa résistance (son diocèse a peu à peu arrêter de résister contrairement à mgr Lefebvre qui a porté loin son action de résistance, même après sa mort contrairement à mgr Castro de Mayer). En cela mgr Lefebvre est un nouvel athanase c'est clair.

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le sommelier
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MessagePosté le: Mar 31 Déc 2013, 19:42    Sujet du message: Un document historique intéressant pour comprendre Vatican II Répondre en citant

Benoit XVI et 9 ancêtres rabbins .

http://www.propagandes.info/blog/benoit-xvi-aime-la-shoahnanas-un-dossier-c…


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