Un évêque s'est levé!  Index du Forum

Un évêque s'est levé!
Forum

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 



 SOUTIEN A NOS EVÊQUES, PRÊTRES, RELIGIEUX, RELIGIEUSES REFRACTAIRES 


           
L’affaire Dieudonné : une offensive contre Internet

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Un évêque s'est levé! Index du Forum -> FORUM -> LE FORUM OUVERT AUX DISCUSSIONS
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
AupiedelaCroix
Membre

Hors ligne

Inscrit le: 31 Aoû 2012
Messages: 285

MessagePosté le: Mar 7 Jan 2014, 22:59    Sujet du message: L’affaire Dieudonné : une offensive contre Internet Répondre en citant




L’affaire Dieudonné :     
l’arbre qui cache la forêt de l’offensive contre Internet*    
     
     
    
     
« Car, si personne ne bouge, c’est la pensée (…) qui sera étouffée ». Que Manuel Valls, qui aura passé toute la trêve des confiseurs à ostraciser Dieudonné, s’affirme, « par a femme, lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël » et qu’il soit « fier de faire partie d’un gouvernement qui veut bâtir une amitié forte avec Israël », nul ne le contestera puisqu’il l’a maintes fois affirmé, par exemple le 22 juillet 2012 à Strasbourg. Qu’il espère supplanter Jean-Marc Ayrault à Matignon à la faveur des ses dernières gesticulations, très médiatiques mais dérisoires au regard de sa défaite contre la criminalité et de son triste bilan de la Saint-Sylvestre (trois personnes assassinées à l’arme blanche et 1 067 véhicules incendiés malgré le déploiement de 53 000 gendarmes et policiers) est une évidence. Mais le ministre de l’Intérieur réussira-t-il, grâce à sa circulaire du 6 janvier, à faire interdire par les préfets les spectacles de celui qu’il qualifie de « petit entrepreneur de la haine », « raciste et antisémite », obsédé par la « haine du juif » jusqu’à faire « l’apologie de la Shoah » ? Pas impossible si les nervis de la Ligue de défense juive provoquaient des troubles à l’ordre public susceptibles de faire annuler la tournée de Dieudonné en province. Rappelons que la LDJ est une organisation interdite aux Etats-Unis et même en Israël pour son extrémisme mais qu’elle est protégée chez nous en haut lieu et par la gens Klarsfefd qui, à l’abri de ses Légions d’honneur (Madame est Grand-Croix et Monsieur Grand Officier), doit cornaquer  ce vendredi à Nantes une manifestation hostile.    
     
Un prétexte à la « normalisation » du Web
 
Encore qu’il s’agirait, si M. Valls parvenait à ses fins, d’une scandaleuse atteinte à la liberté d’expression doublée d’une atteinte encore plus monstrueuse à la liberté du travail - en application servile de la loi national-socialiste sur le Berufsverbot ou disqualification professionnelle, loi jugée scélérate à l’époque -, la question est peut-être secondaire et va bien au-delà du cas du seul Dieudonné M’Bala M’Bala - dont on peut penser ce qu’on veut, y compris du mal. C’est la liberté d’expression de millions d’internautes français qui est menacée.
 
Le conflit s’était envenimé au fil des mois entre le journaliste Patrick Cohen, anchorman des matinales de France Inter qui avait dressé en mars une liste noire des individus nauséabonds, dont Dieudonné, à ne jamais inviter sur les antennes du service public, et l’humoriste ; ce dernier avait lancé en décembre, dans son théâtre parisien de La Main d’Or, une phrase provocatrice mais étrangement ambiguë : « Quand je l’entends parler, Patrick Cohen, j’me dis, tu vois, les chambres à gaz… Dommage. » Voulait-il dire par là « dommage que les chambres à gaz n’aient jamais existé » ou, au contraire - ce qui prouverait du moins que cet « antisémite » n’est nullement révisionniste, « dommage qu’elles n’existent plus » ?
 
Peu importe. Dès lors, la machine s’emballa et d’autant plus que, simultanément, le footeux antillais Nicolas Anelka, dont les multiples incartades verbales et le refus obstiné de chanter La Marseillaise quand il jouait d’aventure en équipe de France ne gênaient personne, célébrait d’une « quenelle », posture prétendument néo-nazie, le but qu’il venait de marquer outre-Manche pour son nouveau club de West Bromwich Albion. La photo blasphématoire, dédiée à « [son] ami Dieudonné », ayant fait le tour du monde (et des cités ethniques), le prétexte était tout trouvé pour passer aux choses sérieuses. Soit, sovietico more, la « normalisation(*) » d’Internet, cet insupportable espace de liberté où peuvent s’étaler toutes les opinions et, plus grave, toutes les contestations des dogmes les mieux établis.
 
Une répression « légitime »
 
Car cette offensive couvait depuis plusieurs mois et, dès le 26 septembre dernier, sur le site Boulevard Voltaire, Jean-Yves Le Gallou avait accusé l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), « bras armé du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) », de revêtir « l’habit du censeur » en se plaçant « en tête des tentatives de censure d’Internet : poursuites de blogs, poursuites de commentateurs, poursuites de réseaux sociaux ».
 
Comme pour donner raison au fondateur de Polémia, le CRIF publiait le 13 octobre contre la « Fachosphère  du Net » une philippique de son spécialiste des médias Marc Knobel qui déplorait : « Certes, des associations antiracistes ont engagé des procédures afin de s’opposer à ces marchands de haine ; toutefois, pourquoi s’en remet-on en ce domaine au seul dévouement (sic) de ces associations ? La lutte contre le racisme et l’antisémitisme sur Internet n’incombe-t-elle pas AUSSI aux pouvoirs publics ? »  Le 17 octobre, toujours sur le site du CRIF, le même exhortait donc le gouvernement à appliquer dans toute sa rigueur la législation muselant « l’Internet de la haine », car « les restrictions à la liberté d’expression peuvent être considérées comme légitimes pour lutter contre le racisme », y compris dans les « nouveaux médias ». « Si le droit à la liberté vaut pour Internet, les restrictions à celle-ci s’appliquent également. Internet n’étant qu’un instrument et non un but en soi, il ne peut être tenu pour affranchi des lois nationales et internationales », théorisait M. Knobel.
 
Un président et un gouvernement aux ordres…
 
Message reçu. Accueillant le 16 décembre à l’Elysée Roger Cukierman, président du CRIF, à l’occasion du septantième anniversaire de ce lobby, le chef de l’Etat lui déclarait notamment : « Quand vous avez des choses à dire, Monsieur le Président, vous les dites et vous les dites librement, franchement, sincèrement, bruyamment et nous vous écoutons(**). »
 
Rien d’étonnant, dans ces conditions, si, deux jours plus tard, les députés saisis d’une proposition de loi inspirée des préconisations de la pourtant très institutionnelle Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) sur la nécessité d’étendre aux blogueurs la protection dont bénéficient les sources des journalistes, rejetaient ce texte ; et si, dans la foulée, la « Dieudosphère », considérée à tort ou à raison comme le fer de lance de la « Fachosphère », se retrouvait sous la mitraille qui, prenons-en le pari, ne s’arrêtera pas à cette seule cible. « Haine sur Internet : la guerre est déclarée », triomphait donc le 3 janvier Daniel Makonnen, responsable de la communication de la LICRA, ravi de l’imminente mise au pas du Web.
 
Car, si « la Toile » s’est aussitôt enflammée devant la menace d’asservissement et d’épuration, on n’a noté du côté des humanistes homologués ni réserves ni scrupules mais au contraire une acceptation béate de la machine de guerre gouvernementale, un lâche soulagement devant le « courage » de l’équipe Ayrault qui s’apprête à faire voter un projet de loi étendant les possibilités de capter les données numériques, véritable « Patriot Act » à la française instaurant une sourcilleuse censure et incitant à la délation.  
 
… et une intelligentsia complice des éradicateurs
 
Défenseur des démocrates ukrainiens en lutte contre le tyran Poutine comme il l’avait été des honorables républicains libyens contre l’immonde Kadhafi, Bernard-Henri Lévy tresse ainsi des lauriers au petit Jdanov de la Place Beauvau, initiateur de la nouvelle « ligne générale » :
 
« Il y a un moment où […] il est du devoir de la parole publique de dire. Valls l’a fait, Valls a eu raison. Il n’y a rien de commun, rien, entre le travail d’un humoriste dont la liberté d’expression et donc de provocation est effectivement sacrée, et l’entreprise d’un agitateur néonazi qui fait ouvertement campagne sur des thèmes qui ne sont pas des opinions mais des délits. »
 
Cette opinion est partagée par Bertrand Delanoë qui, abandonnant la mairie de Paris dans l’espoir d’un maroquin ministériel, doit donner des gages. Dieudonné étant pour lui « quelqu’un qui fait l’apologie de crimes contre l’Humanité et qui par ses propos porte atteinte à la dignité humaine, il doit être combattu avec toutes les rigueurs de la loi ». Et surtout avec la force injuste de la loi.
 
Ce qui tombe bien puisque, tout aussi acharnée, Mme le Ministre délégué à l’Economie numérique Fleur Pellerin - Coréenne naguère adoptée par un couple français, cas également du camarade Jean-Vincent Placé, le gourou des Verts - s’est félicité de la possibilité « de faire condamner toute personne propageant des propos racistes sur les réseaux sociaux » : « Aujourd’hui, la Justice a les moyens techniques de faire appliquer les décisions et c’est ce qu’il faut faire, y compris dans le cas de Dieudonné », déclarait-elle le 31 décembre, sûre que sa collègue à la Justice Christiane Taubira, si indulgente aux FEMEN profanatrices de tant de nos églises et aux auteurs de crimes crapuleux, se montrera intransigeante à l’encontre des déviants idéologiques.
 
Un modèle démocratique : la Chine populaire !
 
Mais la palme de l’inconscience ou, si l’on préfère, du cynisme, revient sans doute à l’éthéré dandy qui sert de directeur à L’Express. Participant aux Grandes Gueules sur RMC le 3 janvier, Christophe Barbier proclamait ainsi : « Internet n’est pas un no man’s land. Internet est un champ d’impunité, mais ça se régule aussi, Internet. Entre nous, hein, les Chinois y arrivent bien. Si les dictatures y arrivent, il faut que les démocraties y arrivent aussi ! »
 
Quatre-vingts ans après le pamphlet de Paul Nizan, Les Chiens de garde (de l’ordre établi), sortait en 2012 un documentaire politique, Les Nouveaux Chiens de garde inspiré du livre éponyme de Serge Halimi. Christophe Barbier y était durement étrillé pour sa défense de la « mondialisation heureuse » et de l’idéologie dominante. On aurait pu croire qu’après son ode, digne d’un Garde rouge, à la répression, le personnage serait durablement tricard des plateaux. Tout au contraire, il était deux jours plus tard l’invité d’honneur du 19/20 de France 3 où il exalta l’ardente obligation d’une « pédagogie mémorielle » car « on ne peut pas rire de tout », proclame celui qui se présente comme « un esprit libre ». Détail savoureux : M. Barbier, normalien controversé car, recalé au concours d’entrée rue d’Ulm, il n’en aurait suivi les cours qu’en auditeur libre et ne possède d’ailleurs qu’une maîtrise d’histoire, a tourné dans Doutes, un film de son épouse, Yamini Kumar-Cohen (elle-même directrice de la communication chez Hermès), censé fustiger le… « Politiquement Correct » !  Ce qui l’autorisait évidemment à réclamer, il y a deux ans déjà dans L’Express, « un droit mondial du Web » (http://www.arretsurimages.net/breves/2012-01-23/Barbier-L-Express-attaque-les-Anonymous-qui-ripostent-id12951).
 
Un tel droit, également exigé par Ariel Wizman, son confrère de Canal+, qui réclamait le 28 novembre la création d’une « police du Net », selon lui « égout de la pensée », mène, on le sait, à l’alignement déjà observé par les « médias en servitude » et heureux de l’être, mais furieux de voir leurs certitudes, leurs oukases et leur magistère battus en brèche par de simples citoyens.
 
En 1984, la suspension de la nouvelle radio NRJ, dont la puissance d’émission brouillait toutes les antennes voisines, avait jeté dans la rue trois cent mille jeunes et forcé le pouvoir socialiste à reculer. L’enjeu est aujourd’hui bien plus important. Car, si personne ne bouge, c’est la pensée, dont a si peur M. Wizman, qui sera étouffée.
 
 
Camille Galic    
 Notes :
 
(*) « Normalisation » : tel avait été l’euphémisme choisi en août 1968 par Michel Debré, alors ministre des Affaires étrangères de Charles De Gaulle, pour qualifier l’envoi des blindés soviétiques ayant pour mission de mater le « printemps de Prague ».
(**) Souligné par nous.
 
* Camille Galic - 6/01/2014 - http://www.polemia.com/laffaire-dieudonne-larbre-qui-cache-la-foret-de-loffensive-contre-internet/

    


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mar 7 Jan 2014, 22:59    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
InNomineDomini
Modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 01 Mar 2013
Messages: 142

MessagePosté le: Mer 8 Jan 2014, 11:13    Sujet du message: Le point de vue de Rivarol Répondre en citant

Dieudonné face à la meute 

C’EST l’hallali. Dieudonné est désormais traqué de toutes parts. Ses spectacles prévus en province sont interdits les uns après les autres, à Nantes, à Bordeaux, à Tours. Manuel Valls a pondu le jour de l’Epiphanie une circulaire spécialement conçue contre l’humoriste enjoignant aux préfets d’interdire de manière systématique tous les spectacles du rebelle à cause « des propos antisémites et infamants à l’égard de plusieurs personnalités de confession juive (...) et des atteintes virulentes et choquantes à la mémoire des victimes de la Shoah » que contiendrait sa dernière création intitulée Le Mur. En recevant à l’Elysée le CRIF à l’occasion de ses 70 ans d’existence, quelques jours avant la Nativité, François Hollande avait dit, en petit caniche à rubans de Roger Cukierman : « Nous vous écoutons ». Et en effet le chef de l’Etat et tout le gouvernement ont exécuté sur-le-champ les desseins du grand Sanhédrin en annonçant des mesures énergiques contre l’humoriste franco-camerounais. Pour ceux qui l’ignoraient encore, on sait maintenant de façon certaine qui dirige le pays, qui donne les ordres tant aux politiques qu’aux grands media. Il suffit en effet de lire toute la presse écrite, du Monde à Libération, en passant par Le Point et Le Nouvel Observateur pour voir que Dieudonné est devenu l’ennemi public numéro un et que tout est organisé désormais pour le salir, le détruire socialement, professionnellement et, qui sait, physiquement. On peut craindre en effet que tout cela ne finisse très mal. Même le théâtre de la Main d’Or à Paris dont beaucoup pensaient à tort que Dieudonné était propriétaire pourrait lui être rapidement retiré, de sorte que l’humoriste n’aurait plus de lieu où se produire, à moins de se déplacer à nouveau en bus, comme il le fit naguère, avec toutes les difficultés pratiques et inconvénients que cela présente et à condition qu’on ne trouve pas encore des prétextes pour l’empêcher de stationner.  

 
Figurez-vous que le théâtre de la Main d’or, ô cruelle ironie, appartient à des juifs, grands donateurs de la communauté et sionistes patentés. Le théâtre où se produit plusieurs fois par semaine le plus grand humoriste français que nous ayons actuellement depuis le regretté Pierre Desproges est la propriété de la SCI Amnesia cogérée par Georges Melka et Gabriel Levy. Ces derniers, rentrés toutes affaires cessantes d’Israël dans la nuit de dimanche à lundi se sont réunis le 7 janvier pour trouver une solution afin d’expulser l’humoriste. Alors que ce dernier a toujours réglé ses loyers en temps et en heure et que le bail n’expire qu’en 2019, des juristes auraient trouvé une faille pour mettre le comique à la rue : le bail a été émis au nom de la société Bonnie Production, que Dieudonné a créée, mais qui aurait été dissoute il y a quelques années. Le nom de la nouvelle société de production de Dieudonné, dont la femme est la gérante, Les productions de la plume, ne figurerait pas sur le contrat de bail. De toute façon, on peut compter sur Thémis pour s’asseoir sur le droit et pour obéir au doigt et à l’œil au Lobby.  

 
UNE NOUVELLE FOIS, le haineux et horrible Manuel Valls, que certains imbéciles prenaient pour un modéré alors qu’il est un très proche du sinistre et repoussant Dominique Strauss-Kahn et qu’il porte volontiers la kippa, montre sa malfaisance. Il s’était déjà illustré à la suite de l’affaire Clément Méric en dissolvant de manière arbitraire cinq mouvements dits d’extrême droite ; dans l’affaire de la une de Minute sur Taubira en novembre dernier il avait également tout tenté pour interdire l’hebdomadaire et le retirer (heureusement en vain) des kiosques. Voici qu’il s’en prend avec une rage inouïe à un humoriste anticonformiste et courageux voire téméraire au lieu de tenter de résoudre les graves problèmes auxquels notre pays est confronté. Mais ce n’est pas seulement Valls le coupable, ce ne sont pas seulement les pouvoirs publics, ce sont tous les partis politiques (et notamment l’UMP dont le président juif Jean-François Copé a approuvé explicitement la circulaire du ministre de l’Intérieur), les journaux, les éditorialistes qui, pour les uns, approuvent ouvertement cette censure, cette chasse à l’homme, pour les autres, émettent quelques réserves sur la méthode gouvernementale tout en prenant soin de condamner Dieudonné, ainsi que l’a fait Marine Le Pen qui s’est dite « heurtée et choquée » par les propos de l’humoriste. Oh la chochotte !  

 
Eh bien quant à nous, nous le disons franchement, quelles que soient les divergences intellectuelles et spirituelles que nous pouvons avoir avec Dieudonné, nous lui disons dans cette affaire tout notre soutien, toute notre sympathie et même toute notre admiration. Il en faut en effet du courage, de la bravoure, de la ténacité, voire de l’héroïsme pour résister au rouleau compresseur médiatique. Dieudonné est aujourd’hui sur le point de tout perdre : son théâtre, son outil de travail. S’il ne baisse pas les bras, qu’il continue à résister crânement au Système en défendant le professeur Faurisson, en popularisant ainsi des thèses jusque-là inconnues du grand public et en permettant à l’indomptable universitaire de bénéficier enfin d’un soutien de poids, ô combien mérité, au bout de quarante ans de travaux révisionnistes qui furent un continuel chemin de croix avec notamment une sauvage agression à Vichy en septembre 1989, Dieudonné pourrait non seulement perdre sa situation sociale mais peut-être même sa vie. Quand on voit qu’à Lyon de jeunes juifs exaltés s’en sont pris sauvagement à des anonymes qui avaient simplement fait le fameux geste de la quenelle, on mesure à quels risques extrêmes s’expose désormais l’humoriste.  

 
NOUS l’avons en effet souvent écrit : le problème juif est, qu’on le veuille ou non, une question centrale. Les lâches et les imbéciles nous reprochent d’être obsédés par ce sujet. Nous ne le sommes nullement. Ce n’est pas nous qui parlons ad nauseam des « heures les plus sombres de notre histoire ». Mais le fait est que la question juive est un problème théologique fondamental depuis deux mille ans et qu’elle est aussi un problème politique et désormais géopolitique avec le sionisme et l’existence de l’Etat d’Israël. La question du révisionnisme historique n’est pas moins essentielle. Elle départage ceux qui font partie du Système et ceux qui s’y opposent. La Shoah est en effet la clé de voûte du nouvel ordre mondial depuis 1945, le dogme obligatoire auquel toutes les institutions et tous les individus doivent adhérer, ce que l’église conciliaire a fait depuis Vatican II et encore plus spectaculairement depuis Jean Paul II. Tous les partis politiques, y compris ceux dits de droite nationale ou populiste, doivent également s’y soumettre s’ils veulent avoir droit de cité. C’est d’ailleurs ce que lamentablement ils font tous en Europe les uns après les autres. Et l’affaire Williamson a montré que même les traditionalistes pour être reconnus par les imposteurs du Vatican devaient adhérer à la vulgate qui est pourtant un épouvantable blasphème puisque dans cette logique satanique ce n’est plus la mort sur la croix du Christ au Golgotha et sa résurrection qui sont le sommet et l’épisode central de l’histoire, c’est la mort de millions de juifs dans les chambres à gaz pendant la Seconde Guerre mondiale.  

 
On le voit, ce qui se passe aujourd’hui va très au-delà d’une affaire de quenelle ou d’humoriste controversé. Toute l’effervescence actuelle montre que nous vivons dans un monde de tarés où la vérité est mise sous le boisseau, où les libertés élémentaires sont bafouées et où l’air manque à nos poumons.  

Editorial de Jérôme BOURBON, <jeromebourbon@yahoo.fr>.
RIVAROL numéro 3123 daté du jeudi 9 janvier 2014. 


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 03:14    Sujet du message: L’affaire Dieudonné : une offensive contre Internet

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Un évêque s'est levé! Index du Forum -> FORUM -> LE FORUM OUVERT AUX DISCUSSIONS Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | creer un forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com