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Extraits de le drame de la fin des temps" par le père Emmanuel - 1886

 
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Gentiloup
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MessagePosté le: Lun 17 Sep 2012, 17:29    Sujet du message: Extraits de le drame de la fin des temps" par le père Emmanuel - 1886 Répondre en citant

Posté le: Jeu 12 Juil - 18:42    Sujet du message: Extraits de le drame de la fin des temps" par le père Emmanuel - 1886



Texte relevé  sur le Libre Forum Catholique



Le drame de la fin des temps, par le P. Emmanuel
  

Dixième article (janvier 1886)
L’avènement du souverain Juge



I. Il est superflu de chercher à préciser l’heure à laquelle aura lieu le second avènement de Notre Seigneur. Il y a là un secret impénétrable à toute créature. « Quant à ce jour et à cette heure, nous dit Jésus-Christ, personne ne la connaît, pas même les anges du ciel, si ce n’est le Père tout seul. » (Matth. XXIV, 36.)

Toutefois ce moment suprême, qui mettra fin à ce monde de péché, sera précédé de signes éclatants, qui fixeront l’attention non seulement des croyants, mais des impies eux-mêmes.

Il y aura d’abord, nous l’avons montré, la persécution de l’Antéchrist, l’apparition d’Hénoch et d’Elie. Quand saint Paul nous dit que Jésus-Christ tuera l’impie du souffle de sa bouche, et le détruira par l’éclat de sa venue, il semble même que le châtiment de l’Antéchrist coïncidera avec l’avènement du souverain Juge. Néanmoins ce n’est pas là le sentiment général des interprètes. On peut expliquer saint Paul en disant que la destruction de l’impie ne sera consommée qu’au jour du jugement général, bien que sa mort ait eu lieu quelque temps auparavant. D’un autre côté, les Evangiles insinuent assez clairement qu’il y aura un certain laps de temps, quoique relativement court, entre la punition du monstre et la consommation de toutes choses.

Que dit en effet Notre Seigneur ? Il commence par peindre une tribulation telle qu’il n’y en a jamais eu depuis le commencement du monde ; c’est la persécution de l’Antéchrist. Puis il ajoute : « Aussitôt après la tribulation de ces jours, le soleil sera obscurci, la lune ne donnera plus sa lumière, les étoiles tomberont du ciel, les puissances des cieux seront ébranlées ; et alors paraîtra dans les cieux le signe du Fils de l’Homme ; et toutes les tribus de la terre se lamenteront, et elles verront le Fils de l’Homme venir sur les nuées du ciel avec une grande puissance et une grande majesté. » ( Matth., XXIV, 29, 30.)

Voilà les signes qui précéderont immédiatement l’avènement de Jésus-Christ comme juge. Mais comment concilier, avec tous ces préludes formidables, cette soudaineté et cet imprévu qui, d’après d’autres textes de l’Evangile, caractérisent cet avènement ? Un peu plus loin en effet Notre Seigneur nous représente les hommes des derniers jours du monde, en tout semblables aux contemporains de Noë, que le Déluge surprend mangeant et buvant, se mariant et faisant des noces. ( Id., ibid., 36-40.) Saint Thomas répond à cette objection que tous les bouleversements précurseurs de la fin du monde peuvent être considérés comme faisant corps avec le jugement lui-même, pareils à ces craquements sinistres qu’on ne distingue pas de l’effondrement qui les suit. Avant tous ces présages terribles, les hommes pourront se moquer des avertissements de l’Eglise. Mais en entendant craquer la machine du monde, ils pâliront ; et comme dit saint Luc, ils sècheront de crainte, dans l’attente dé ce qui va survenir à l’univers. (Luc, XXI, 26.)

Le même saint Thomas répand une vive lumière sur les temps qui s’écouleront entre la mort de l’Antéchrist et la venue de Jésus-Christ, quand il dit : « Avant que commencent à paraître les signes du jugement, les impies se croiront en paix et en sécurité, à savoir après la mort de l’Antéchrist, parce qu’ils ne verront pas le monde finir, comme ils l’estimaient auparavant. » (Suppl. Q. LXXI, art. I, ad 1.) A l’aide de ce petit mot, nous pouvons former sur les derniers temps du monde les conjectures les plus plausibles ; et nos lecteurs ne manqueront pas de s’y intéresser, tout en ne les recevant qu’à titre de simples probabilités.


II. Nous avons dit, et nous maintenons comme incontestable que la mort de l’Antéchrist sera suivie d’un triomphe sans égal de la sainte Eglise de Jésus-Christ. Les allégresses prophétiques de Tobie recouvrant la vue en même temps qu’il retrouve son fils, l’enivrante joie des Juifs à la chute d’Aman et de ses satellites, les transports des habitants de Béthulie, délivrés par Judith du cercle de fer qui les étreignait ; la purification du temple par les Machabées, vainqueurs de l’impie Antiochus; enfin et surtout le calme et paisible triomphe de Job rétabli par Dieu dans tous ses biens, voyant accourir à ses pieds ses amis et ses parents repentants, les réunissant tous à un religieux banquet : toutes ces images expriment insuffisamment l’état de la sainte Eglise, ouvrant son cœur et ses bras maternels à ses ennemis comme à ses enfants, aux Juifs convertis comme aux hérétiques réconciliés, aux descendants de Cham comme aux fils de Sem et de Japhet, en un mot réalisant la grande unité achetée au prix du sang d’un Dieu, un seul bercail et un seul pasteur !

Assurément, et même dans cette période de triomphe, il y aura encore des méchants, des impies ; mais il est permis de penser qu’ils se cacheront, et qu’ils disparaîtront dans l’immensité de la joie publique.

Ces beaux jours ne dureront, hélas ! que le temps de pouvoir oublier les solennels événements qui les auront fait naître. On verra peu à peu la tiédeur succéder à la ferveur et ce passage insensible se fera d’autant plus vite, que l’Eglise n’aura pour ainsi dire plus d’ennemis à combattre.

Voici comment un auteur estimé, M. l’abbé Arminjon, dépeint l’état dans lequel alors tombera le monde :

La chute du monde, dit-il, aura lieu instantanément et à l’improviste : veniet dies Domini sicut fur (II Pet., III, 10). — Ce sera à une époque où le genre humain, plongé dans le sommeil de la plus profonde incurie, sera à mille lieues de songer au châtiment et à la justice. La divine miséricorde aura épuisé tous ses moyens d’action. L’Antéchrist aura paru. Les hommes répandus dans tous les espaces auront été appelés à la connaissance de la vérité. L’Eglise catholique une dernière fois se sera épanouie dans la plénitude de sa vie et de sa fécondité. Mais toutes ces faveurs signalées et surabondantes, tous ces prodiges se seront de nouveau effacés du cœur et de la mémoire des hommes. L’humanité, par un abus criminel des grâces, sera revenue à son vomissement. Tournant toutes ses aspirations vers la terre, elle se sera détournée de Dieu, au point de ne plus voir le ciel, et de ne plus se souvenir de ses justes jugements (Dan., XIII, 9). Toute foi sera éteinte dans les coeurs. Toute chair aura corrompu sa voie. La divine Providence jugera qu’il n’y a plus de remède.

«Ce sera, dit Jésus-Christ, comme au temps de Noë. Les hommes vivaient alors insouciants, ils faisaient des plantations, ils construisaient des maisons somptueuses, ils se raillaient agréablement du bonhomme Noë, se vouant au métier de charpentier et travaillant jour et nuit à construire son arche. Ils disaient : quel fou, quel visionnaire ! Cela dura jusqu’au jour où le déluge survint, et engloutit toute la terre : venit diluvium et perdidit omnes. (Luc, XVII, 27.)

Ainsi la catastrophe finale se produira lorsque le monde sera le plus en sécurité ; la civilisation sera à son apogée, l’argent abondera sur les marchés, jamais les fonds publics n’auront été plus à la hausse. Il y aura des fêtes nationales, de grandes expositions : l’humanité, regorgeant d’une prospérité matérielle inouïe, dira comme l’avare de l’Evangile : Mon âme, tu as des biens pour de longues années, bois, mange, amuse-toi... Mais tout à coup, au milieu de la nuit, in media nocte — car ce sera dans les ténèbres, et à cette heure fatidique de minuit où le Sauveur apparut une première fois dans ses abaissements, qu’il reparaîtra dans sa gloire ; — les hommes, réveillés en sursaut, entendront un grand fracas et une grande clameur, et une voix se fera entendre qui dira : Dieu est là, sortez à sa rencontre, exite obviam ei. » (Matth. XXV, 6.)

Et l’auteur ajoute que les hommes n’auront pas le temps de se repentir. Ici nous nous séparons de lui. La grande catastrophe sera en effet précédée de signes effrayants dont l’ensemble formera un suprême appel de la divine miséricorde ; bien aveugle et bien endurci quiconque y résistera !

Le soleil sera obscurci, comme épuisé par une déperdition de lumière. La lune n’en recevra plus un rayonnement assez vif, pour briller elle-même. Le ciel se pliera comme un livre, envahi par une obscurité épaisse. Les puissances des cieux seront ébranlées car les lois des mouvements des corps célestes paraîtront suspendues. Il y aura un trouble profond dans la mer, un grand fracas de flots soulevés, la terre étant secouée de mouvements insolites ; et les hommes ne sauront où se jeter pour fuir les éléments déchaînés. Enfin la terre s’ouvrira, et lancera des globes de flammes qui produiront un embrasement général, tandis que paraîtra dans les airs une croix éclatante annonçant la venue du souverain Juge.

Combien de temps dureront ces signes ? Nul ne le sait. Ce que l’Ecriture nous dit, c’est que les hommes sècheront d’épouvante. Il en sera d’eux comme des contemporains de Noë. Tandis que celui-ci continuait l’arche, chacun le raillait : mais quand le Déluge commença à tout envahir, chacun trembla, et plusieurs au témoignage de saint Pierre se convertirent. Il est permis d’espérer de même qu’aux approches du jugement, une partie des hommes, voyant les cieux se voiler et sentant la terre manquer sous leurs pieds, feront un acte de contrition suprême et rentreront en grâce avec Dieu.

Quant aux justes, ils lèveront la tête avec confiance; et la croix qui brillera les remplira d’allégresse.

La carrière mortelle de l’Eglise sera terminée. Le monde attendra pour finir qu’elle ait recueilli le dernier de ses élus.

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Le drame de la fin des temps, par le P. Emmanuel

Onzième article (février 1886)
Conclusion


Nous sommes arrivé au terme de notre étude.

En jetant un regard sur ses destinées futures, nous nous sommes uniquement appuyé sur ces prophéties qui forment partie intégrante de l’Ecriture divinement inspirée.

La substance de notre travail est donc puisée aux sources mêmes où vient s’alimenter la foi catholique ; et nous ne pensons pas qu’on puisse nier sans témérité ce que nous avons avancé touchant l’avènement de l’Antéchrist, l’apparition d’Hénoch et d’Elie, la conversion des Juifs, les signes précurseurs du jugement.

Là où nous aurions pu nous tromper, c’est dans les commentaires que nous avons donnés de plusieurs passages de l’Apocalypse, ainsi que dans l’enchaînement que nous avons cherché à établir entre les événements cités plus haut. Mais si nous avons erré, c’est en suivant des interprètes autorisés et le plus souvent des Pères de l’Eglise.

Avons-nous eu tort de voir dans l’état présent du monde les préludes de la crise finale qui est décrite dans les Saints Livres ? Nous ne le pensons pas. L’apostasie commencée des nations chrétiennes, la disparition de la foi de tant d’âmes baptisées, le plan satanique de la guerre menée contre l’Eglise, l’arrivée au pouvoir des sectes maçonniques, sont de tels phénomènes que nous ne saurions en imaginer de plus terribles.

Toutefois nous ne voudrions pas qu’on forçât notre pensée.

L’époque où nous vivons est indécise et tourmentée. L’humanité est inquiète et hésitante. A côté du mal, il y a le bien ; à côté de la propagande révolutionnaire et satanique, il y a un mouvement de renaissance catholique, manifesté par tant d’œuvres généreuses et de saintes entreprises. Les deux courants se dessinent chaque jour plus clairement : lequel des deux entraînera l’humanité ? Dieu seul le sait, lui qui divise la lumière et les ténèbres, et leur marque leur place respective. (Job, XXXVIII, 19, 20.)

Il est certain d’ailleurs que la carrière terrestre de l’Eglise est loin d’être fermée : peut-être même n’a-t-elle jamais été plus largement ouverte. Notre Seigneur nous a fait connaître que la fin des temps n’arriverait pas avant que l’Evangile ait été prêché dans tout l’univers, en témoignage à toutes les nations. (Matth., XXIV, 14.) Or, peut-on dire que l’Evangile ait été prêché au cœur de l’Afrique, dans la Chine, au Tibet ? Quelques rares lumières ne font pas le plein jour ; quelques phares allumés le long des rivages ne chassent pas la nuit des terres profondes qui s’étendent derrière eux.

Comment l’Eglise fournira-t-elle cette carrière ? Sous quels auspices portera-t-elle aux nations qui l’ignorent, ou qui l’ont insuffisamment reçu, le témoignage promis par Notre Seigneur ? Sera-ce à une époque de paix relative ? Sera-ce parmi les angoisses d’une persécution religieuse ? On peut formuler des hypothèses dans les deux sens. L’Eglise se développe d’une manière qui déconcerte les prévisions humaines ; qu’on se souvienne des merveilleuses conquêtes faites sur l’infidélité, au moment le plus aigu de la crise du protestantisme !

En réalité, la confiance la plus absolue dans les magnifiques destinées futures de l’Eglise n’est aucunement incompatible avec nos réflexions et nos conjectures sur la gravité de la situation présente.

En estimant que nous assistons aux préludes de la crise qui amènera l’apparition de l’Antéchrist sur la scène du monde, nous nous gardons bien d’ailleurs de vouloir préciser les temps et les moments ; ce que nous regarderions comme une témérité ridicule. Qu’on nous permette une comparaison qui expliquera toute notre pensée.

Il arrive au voyageur de découvrir, à certain point de sa route, toute une vaste étendue de pays, bornée à l’horizon par des montagnes. Il voit se dessiner clairement les lignes de ces montagnes lointaines ; mais il ne saurait évaluer la distance qui l’en sépare. Lorsqu’il entreprend de franchir cette distance intermédiaire, il rencontre des ravins, des collines, des cours d’eau ; et le but semble s’éloigner à mesure qu’il s’en rapproche.

Ainsi en est-il pour nous, à notre humble avis, dans les temps présents. Nous pouvons pressentir la crise finale, en voyant s’ourdir et se développer sous nos yeux le plan satanique dont elle sera le couronnement. Mais, du point où nous en sommes à l’heure de cette crise, que de surprises nous réserve l’avenir ! Que de restaurations du bien toujours possibles ! Que de progrès du mal possibles, hélas ! eux aussi ! Que d’alternatives dans la lutte ! Que de compensations à côté des pertes ! C’est ici qu’il faut reconnaître, avec Notre Seigneur, qu’il appartient au Père seul de disposer les temps et les moments. Non est vestrum nosse tempora vel momenta, quæ Pater posuit in sua potestate. (Act., I, 7.)

Dans cette incertitude, dominée par la pensée de la Providence, que faire ? Veiller et prier.

Veiller et prier, parce que les temps sont incontestablement périlleux, instabunt tempora periculosa (II Tim., III, 8) ; parce que le danger est grand, à cette époque de scandale, de perdre la foi.

Veiller et prier, pour que l’Eglise fasse son œuvre de lumière, en dépit des hommes de ténèbres.

Veiller et prier, pour ne pas entrer en tentation.


Veiller et prier en tout temps, pour être trouvés dignes de fuir ces choses qui surviendront dans l’avenir et de se tenir debout en présence du Fils de l’homme,
Vigilate, omni tempore orantes, ut digni habeamini fugere ista omnia quæ futura sunt et stare ante filium hominis. (Luc, XXI, 24.)


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MessagePosté le: Lun 17 Sep 2012, 17:29    Sujet du message: Publicité

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