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Le modernisme est une drogue: dérive concilaire de la FSSPX. Par Hugo

 
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Gentiloup
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MessagePosté le: Lun 17 Sep 2012, 19:51    Sujet du message: Le modernisme est une drogue: dérive concilaire de la FSSPX. Par Hugo Répondre en citant




Posté le: jeudio 02 août 2012 par Hugo à 22:36    Sujet du message: le modernisme est une drogue  Par Hugo





Drogué au sirop moderniste !

Le site officiel allemand priesterbruderschaft puis x, déborde d’activité. Les consignes de réserve et de silence données un peu partout n’ont pas touché l’Allemagne. Faut-il s’en réjouir ?
Des évêques et des théologiens en mal de vieilles nouveautés sont régulièrement épinglés sur priesterbruderschaft puis x avec un entrain révélateur d’une belle santé. Pourtant, certains articles laissent le lecteur perplexe. En effet, la recherche impénitente d’une reconnaissance canonique, en échange d’une stérilisation prévisible de la tradition, reste la grande affaire du moment. Or, le malheur veut que le site allemand croie intelligent d’employer des arguments s’appuyant sur Vatican II pour condamner les évêques et les théologiens déviants. Quand on commence à parler le langage de ceux que l’on dit combattre, il y a un problème, car le langage révèle la pensée. Il suffit de scruter certains textes publiés pour déceler les germes d’une grave intoxication mentale au sirop moderniste. Les tenants de la « reconnaissance canonique » ne cachent plus leur appartenance idéologique. Voici les faits.
Le 20 juillet dernier, le site internet FSSPX du district d’Allemagne publie un article en forme d’avertissement contre le « théologien » Eberhard Schockenhoff qui milite pour que les divorcés remariés puissent communier. Jusque-là, rien n’indique une intoxication. Certes, mais l’auteur de l’article en question (article non signé) ajoute des commentaires révélateurs. Selon lui, Schockenhoff et les autres théologiens du même acabit ne pourraient plus affirmer être « en pleine communion avec Rome »[1]

 Une argumentation moderniste pour réfuter le modernisme ?

Nous récusons l’expression détestable : « être en pleine communion avec ». Elle renvoie à la nouvelle ecclésiologie inaugurée au concile Vatican II selon laquelle l’Eglise catholique serait à concevoir par degré de communion. Le degré maximal étant celui de Rome, pour décroître par cercles concentriques, jusqu’aux athées, jusqu’aux chrétiens qui s’ignorent, en passant par les orthodoxes, les protestants, et les autres religions musulmanes ou bouddhistes. On savait, avant le concile, que la négation consciente et délibérée d’un seul dogme de la religion suffisait pour ne plus être catholique. Pourquoi cela ? Parce qu’on ne mélange pas son propre sentiment avec la Révélation. Si l’on ajuste sa foi selon son opinion personnelle, on ne croit plus que l’objet de la foi est la Révélation divine. Dans la religion catholique, l’objet de la foi vient de Dieu. Ce qui n’est pas de Dieu vient du démon. Si si ; non non ! C’est pourquoi il ne peut y avoir de degrés de communion. Mais il n’en est plus ainsi aujourd’hui. Depuis Vatican II, on estime qu’il y a des semences du Verbe (semina verbi) dans les autres religions qui, loin d’être des obstacles à la seule vraie religion, sont autant de preuve que «l’expérience de Dieu» touche tous les peuples ; que l’Esprit Saint souffle également chez les moines tibétains, chez les anabaptistes ou chez les « adorateurs de l’œuf ». D’où le grand dogme de Vatican II, préconisant le dialogue interreligieux et la promotion incessante de l’œcuménisme, détruisant l’esprit missionnaire d’un saint François Xavier ou de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, patronne des missions. D’où les cérémonies de repentances répétitives de Jean Paul II devant les juifs ou devant les protestants. Les musulmans se sont réjouis de voir le même Jean Paul II embrasser le coran ; de même, ils n’ont pas boudé leur plaisir lorsque ce Pape a battu la couple de l’Eglise sur la poitrine de Godefroy de Bouillon ou de saint Louis, en déplorant les croisades et les guerres contre l’islam. Depuis Vatican II, on voudrait nous faire croire que l’Eglise catholique n’est plus l’Eglise du Christ. On dit que l’Eglise du Christ subsiste dans l’Eglise catholique (subsistit in), mais que l’Eglise catholique, au sens nouveau, s’étend à l’humanité entière.[2]

Tel est le contexte idéologique de la locution bizarre « en pleine communion avec». Lorsqu’on l’emploie, on avale sans sourcilier un grand bol de sirop conciliaire sur l’ecclésiologie.

Le rédacteur de l'article veut-il jouer au premier de la classe ?

Notre constat d’intoxication moderniste ne s’arrête pas là. Dans le même article, le pourfendeur du théologien Schockenhoff cite complaisamment Jean Paul II et le cardinal Ratzinger qui, effectivement, ont refusé qu’on donne la communion aux divorcés remariés. Puis, l’auteur précise que, pour pouvoir se dire catholique, il faut pleinement adhérer à l’entier du magistère suprême de l’Eglise dans ses écrits et dans ces actes [3]Il n’écrit pas qu’il faut adhérer au « magistère constant », encore moins à la « Tradition multiséculaire de l’Eglise ». Non. Après avoir cité Jean Paul II et le Card. Ratzinger, il parle du magistère actuel. Cela ne rappelle-t-il pas l’injonction de Benoist XVI faite à la Fraternité saint Pie X, de reconnaître le magistère postconciliaire et les réformes issues du concile Vatican II ?
Le rédacteur adhère-t-il à Benoît XVI, lorsque ce Pape prie avec les musulmans dans les mosquées ? Lorsqu’il affirme et laisse répéter que les juifs n’ont pas besoin de se convertir ? Lorsqu’il nomme Mgr Müller préfet de la Congrégation de la Foi, alors que cet archevêque a nié dans ses livres la Transsubstantiation et a minimisé la réalité physique de la virginité de Notre Dame ? Accepte-t-il les propos du Card. Ratzinger expliquant à Mgr Lefebvre que l’Encyclique Quanta Cura ne pourrait plus avoir cours aujourd’hui ? Que le Concile Vatican II était une sorte de contre-Syllabus ? Soutient-il la position du Pape Benoit XVI déclarant que la doctrine sociale contient trois points «non négociables» qui sont la défense de la vie, la famille et l’éducation ? Alors, exit la doctrine sociale de l’Eglise affirmant que la séparation de l’Eglise et de l’Etat est peccamineuse ? Exit le Règne du Christ Roi ? Comment ne pas voir que, sans le Règne social du Christ, il est illusoire de vouloir défendre la vie contre l’avortement et l’euthanasie ; la famille contre les lois sur le divorce et l’homoparentalité ; l’éducation contre le laïcisme et les prétentions d’un Etat athée définissant les programmes et préconisant d’enseigner l’idéologie du « gender » ?

Conclusion
Sous couvert de prendre la défense de la doctrine de l’Eglise, l’auteur de l’article se déguise en auxiliaire du Vatican mais fait passer en contrebande les principaux thèmes mortifères de Vatican II.
A l’adresse de ces fins limiers, pourfendeurs de tous les dangers modernistes, nous voudrions rappeler charitablement qu’il ne leur sert à rien de produire l’argument de la « pleine communion avec le Saint Père » ni de produire les textes référencés à l’appui. Pourquoi ? Parce que le modernisme est tout sauf une doctrine. C’est une idéologie et comme toute idéologie, ses concepts sont des armes de guerre à géométrie variable. Pour eux, ce qui est vrai dans tel cas ne le sera pas dans tel autre. Ce qui prime, c’est l’action et non la doctrine. Ainsi « la pleine communion avec le saint Siège » n’est décidée que par le Saint Siège lui-même en fonction du moment et de l’action et non par les textes qui sont faits pour le public crédule.

Pourquoi m’être appesanti sur cet article du site de la prieterbruderschaft puis x ? Parce que l’empressement à vouloir des pourparlers avec Rome semble surtout venir d’Allemagne. Mais il importe ici d’être très précis. Cet empressement vient d’une infime minorité du noyau dirigeant allemand de la FSSPX. Son manque d’assise parmi les prêtres germanophones s’est révélé lors d’une conférence de monsieur l’Abbé Pfluger à Hattersheim. Infiniment minoritaire, ce noyau dirigeant n’en a que plus de prétentions et, pour l’instant, exerce son pouvoir de gouvernement.
Cela vaut-il la peine d’entraîner toute la Fraternité ? N’y-a-t-il pas là plus qu’un abus tyrannique ?

Qu’en pense le responsable du site internet du district d’Allemagne ? Qu’en pense Monsieur l’Abbé Schmidberger, ancien Supérieur de la Fraternité saint Pie X et Supérieur actuel du district d’Allemagne ? Qu’en pense Monsieur l’Abbé Pfluger, ancien Supérieur du district d’Allemagne et premier assistant de Mgr Fellay ? Allons même plus loin : qu’en pense Mgr Fellay ?
Sancta Dei Genetrix sit nobis auxiliatrix !

 





[1] Le texte allemand dit : “sie stehen nicht in voller Gemeinschaft mit Rom“. Ce qui veut bien dire  « ils ne sont plus en pleine communion avec Rome. »



[2] Voir à ce sujet l’excellent Catéchisme de la crise dans l’Eglise de l’Abbé Matthias Gaudron, professeur au séminaire de Zaitzkofen, Editions du Sel, Couvent de la Haye aux Bonshommes, 2007, pp. 118-119.



[3] „Man muss also Herrn Schockenhoff und den übrigen Theologen in Freiburg, Rottenburg und Köln klarmachen, dass sie sich vollumfänglich an das Lehramt der Kirche und die Entscheidungen aus Rom zu halten haben.“

Traduction : Nous sommes dans l’obligation de préciser, à l’adresse de Monsieur Schockenhoff et des autres théologiens de Fribourg, de Ratisbonne et de Cologne, qu’ils se doivent de suivre l’entier du Magistère de l’Eglise ainsi que toutes les décisions émanant de Rome.

__________________________________________________________________



 
Article original en allemand:
 

Theologe Schockenhoff nicht mehr in voller Gemeinschaft mit Rom
Freitag, den 20. Juli 2012 um 13:00 Uhr
Bonn (pius.info/KNA) Derzeit rufen Priester-Initiativen in den Bistümern Freiburg, Rottenburg-Stuttgart und Köln dazu auf, Wiederverheirateten die Kommunion zu spenden.
So hat beispielsweise der umstrittene Moraltheologe Eberhard Schockenhoff vor kurzem öffentlich die Kommunion für Wiederverheiratete gefordert.
Damit zeigen sie Ungehorsam gegen das kirchenamtliche Kommunionverbot für geschiedene Katholiken, die erneut geheiratet haben. (Bild: Lukas Cranach: Die Ehebrecherin)
Die Strömung innerhalb der Theologen und Geistlichen, die Kommunion an sogenannte "wiederverheiratete Geschiedene" zu spenden (das Wort ist ein Widerspruch in sich, denn wegen der bereits gültigen ersten Ehe sind die betroffenen eben nicht wieder "verheiratet"), verstößt eindeutig gegen das Lehramt der Kirche, und zwar das Lehramt nach dem II. Vatikanischen Konzil.
1994 hat der damalige Präfekt der Glaubenskongregation, Kardinal Josef Ratzinger, ein Schreiben mit dem Titel: "Über den Kommunionempfang von wiederverheirateten geschiedenen Gläubigen" veröffentlicht, in dem er ganz klar die Lehre der Enzyklika "Familiaris consortio" von Johannes Paul II. wiederholt, in der es heißt:
Citation:


"Die Kirche bekräftigt jedoch ihre auf die Heilige Schrift gestützte Praxis, wiederverheiratete Geschiedene nicht zum eucharistischen Mahl zuzulassen. Sie können nicht zugelassen werden; denn ihr Lebensstand und ihre Lebensverhältnisse stehen in objektivem Widerspruch zu jenem Bund der Liebe zwischen Christus und der Kirche, den die Eucharistie sichtbar und gegenwärtig macht. Darüber hinaus gibt es noch einen besonderen Grund pastoraler Natur: Ließe man solche Menschen zur Eucharistie zu, bewirkte dies bei den Gläubigen hinsichtlich der Lehre der Kirche über die Unauflöslichkeit der Ehe Irrtum und Verwirrung."




Diese Lehre bekräftigt der damalige Kardinal Ratzinger in dem erwähnten Schreiben von 1994:
Citation:


"In Treue gegenüber dem Wort Jesu hält die Kirche daran fest, daß sie eine neue Verbindung nicht als gültig anerkennen kann, falls die vorausgehende Ehe gültig war. Wenn Geschiedene zivil wiederverheiratet sind, befinden sie sich in einer Situation, die dem Gesetz Gottes objektiv widerspricht. Darum dürfen sie, solange diese Situation andauert, nicht die Kommunion empfangen."




Man muss also Herrn Schockenhoff und den übrigen Theologen in Freiburg, Rottenburg und Köln klarmachen, dass sie sich vollumfänglich an das Lehramt der Kirche und die Entscheidungen aus Rom zu halten haben.
Es geht nicht an, dass sie jene Texte aus Rom anerkennen, die ihnen zu Gesichte stehen, die übrigen aber ignorieren.
Solange sie das nicht tun, sollten sie nicht behaupten, römisch-katholisch zu sein, denn sie stehen nicht in voller Gemeinschaft mit Rom.  



http://pius.info/streitende-kirche/973-folgen-der-kirchenkrise/6980-theolog…


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MessagePosté le: Lun 17 Sep 2012, 19:51    Sujet du message: Publicité

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