Un évêque s'est levé!  Index du Forum

Un évêque s'est levé!
Forum

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 



 SOUTIEN A NOS EVÊQUES, PRÊTRES, RELIGIEUX, RELIGIEUSES REFRACTAIRES 


           
L’Apocalypse et la Révolution contemporaine

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Un évêque s'est levé! Index du Forum -> ARCHIVES -> ARTICLES DE FOND SUR LA CRISE -> La Révolution en marche
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Gentiloup
Admin

Hors ligne

Inscrit le: 21 Juin 2012
Messages: 2 884

MessagePosté le: Lun 17 Sep 2012, 22:52    Sujet du message: L’Apocalypse et la Révolution contemporaine Répondre en citant

Posté le: Mar 31 Juil - 12:25    Sujet du message: L’Apocalypse et la Révolution contemporaine

Il a déjà été question sur ce forum du P. de Clorivière et des judicieuses consignes que nous a laissées ce combattant de la foi, contemporain de la Révolution française. Les lignes suivantes sont tirées de Méditations sur l’Apocalypse qu’il avait rédigées à Paris en 1794 au plus fort de la tourmente : l'Académicien René Bazin les a reproduites dans sa lumineuse Introduction à un ouvrage regroupant divers écrits du Père, entre autres celui que vient de publier le site Antimodernisme.info : Pierre de Clorivière, contemporain et juge de la Révolution (de Gigord, 1926).

Le P. de Clorivière a écrit:
La Révolution que nous avons vue se déchaîner présente, indiqués d’avance par les saints livres, trois principaux caractères : elle a été subite, elle est grande, elle sera générale…

Par son objet, elle s’étend à tout ; rien n’est respecté, pas même les premiers principes de la loi naturelle ; les idées les plus universelles sont comptées pour rien, et les droits les plus imprescriptibles violés pour en forger de nouveaux. Ces droits nouveaux tendent à la suppression de toute espèce du joug naturel, religieux, divin même, comme à l’abolition de tout pouvoir légitime. Quoique la destruction totale de la religion chrétienne soit le but principal que se proposent, dans la Révolution présente, les puissances des ténèbres, ainsi que les agents en chef dont elles se servent pour l’opérer, cependant c’est avec le soin de ne pas montrer au grand jour cette intention perverse. On la laisse seulement entrevoir, assez pour encourager les hommes sans mœurs et sans religion, et on ne fait entrer dans le secret que ceux dont on se croit bien assuré. Les agents de la Révolution colorent tout ce qu’ils font du bien public, ils avancent des maximes qui seraient susceptibles d’une bonne interprétation, mais qui cachent un sens très mauvais... (op. cit. 56-57.)

Le Père annonce la pénétration de la Révolution à l’intérieur de l’Église : l’épreuve de la Terreur sera suivie d’une autre “plus terrible encore, lorsque des chrétiens devenus infidèles ne se contenteront point de renoncer à quelques points de la religion catholique, mais les attaqueront tous à la fois” :

Le P. de Clorivière a écrit:
Les Souverains Pontifes ne se borneront pas à exhorter vivement, et d’une manière touchante, ces incroyants qui paraîtront tenir encore extérieurement à l’Église, mais ils lanceront contre eux l’anathème, parce que l’Église, qui aura longtemps souffert dans son sein ses membres gangrenés, voulant préserver ses autres enfants d’une contagion d’autant plus dangereuse qu’ils sont exposés à être trompés par l’extérieur d’un même culte, sentira la nécessité de rejeter ceux qui s’obstineront dans leurs erreurs. (p. 57-58.)

René Bazin rapproche cette prédiction de l’action menée par saint Pie X contre le modernisme :

René Bazin a écrit:
Est-il possible, lisant aujourd’hui ces lignes, de ne pas penser à l’encyclique Pascendi, condamnant, à un siècle de là, ceux qui sont « non ennemis déclarés, mais ennemis cachés au sein même de l’Église » ? Lorsque, dans les mêmes pages, Clorivière définit la « mort spirituelle qu’en ce temps les démons s’efforceront de donner aux hommes », et qui « consiste à leur ôter, autant qu’ils peuvent, toute possibilité de retrouver la vie surnaturelle, par le renoncement général à toutes les vérités révélées », ne définit-il pas ce régime d’ignorance et de totale séparation religieuse, que nous appelons laïcité ? (p. 58.)

Bien avant le Père Emmanuel et l’Abbé Arminjon dont saint Thérèse appréciait tellement les écrits sur la fin des temps, le R.P. de Clorivière entrevoit un relèvement de l’Église après la tourmente, et il en indique les conditions : soumission à Dieu et à son Église des âmes et des institutions, condamnation de la franc-maçonnerie, éducation chrétienne de la jeunesse. Mais surtout, explique-t-il, il faut arracher de l’esprit des peuples les “prétendus droits de l’homme” qui sont le principe même de la Révolution et de son orgueil satanique. On songe à cette réflexion d’Eugenio Corti dans L’île Paradis : “l’homme doit tenir compte du mal qu’il porte en soi”.

René Bazin a écrit:
Les grands lutteurs sont des hommes d’espérance. Celui qui avait prévu et vu le mal nous devait d’indiquer le remède. Il l’a fait. Dans l’Apocalypse, il aperçoit, il croit lire l’histoire des temps qui ont précédé la Révolution, des malheurs qui ont suivi, et des temps qui viendront. La punition de la France ne sera pas indéfinie. Celle qui fut coupable peut être pardonnée, sauvée, rétablie dans la paix. Il y faudra le concours du pouvoir civil et du pouvoir ecclésiastique. La société ne sortira du trouble que si Dieu rentre dans les âmes, dans les mœurs, dans les lois. Il doit être appelé publiquement, comme il a été publiquement nié. Clorivière, parmi les moyens les plus efficaces pour la restauration du pays, recommandait la réunion d’un concile national, qui resserrât l’union de l’Église de France et de l’Église, et servît de préface à un Concordat ; il demandait la limitation du droit de tout dire et de tout imprimer, la condamnation de la franc-maçonnerie, « car c’est à cette secte que la France est redevable de tous ses malheurs » ; il préconisait le retour à une éducation chrétienne de la jeunesse : mais, pour que l’édifice relevé fût solide, pour qu’il abritât les générations futures, il fallait que la Révolution fût attaquée dans son principe même, c’est-à-dire dans les prétendus droits de l’homme, proclamés en 1789 comme en 1793, et dont elle prétend faire « le Code du genre humain ». Là est la source du mal. « Ces prétendus droits de l’homme sont si pernicieux que ce ne serait pas assez d’en avoir découvert le venin : il faut, autant qu’il sera possible, les ôter des mains et de la vue des peuples, les vouer à l’exécration publique, et veiller surtout à ce que des instituteurs impies ne s’en servent pas pour empoisonner l’esprit de leurs élèves. » (p. 60-61.)

Ce saint prêtre sur qui même la Terreur n’avait pas réussi à mettre la main alors qu’il demeurait à Paris, fut incarcéré sous l’Empire sans aucun motif d’inculpation avouable. Au bout de trois ans, l’autorité ecclésiastique permit qu’il reçût des hosties consacrées, et sa chambre dans la tour du Temple (la même que celle de Louis XVI, semble-t-il) devint un sanctuaire où il se communiait lui-même chaque jour, poursuivant sa vie de prière , d’études et de méditation. En 1804, la découverte d’une vaste conspiration ourdie contre Napoléon amena beaucoup de monde au Temple : plus de cent détenus y furent entassés dans les quatre étages, y compris “deux enfants de neuf à dix ans, mousses de l’équipage du capitaine Wright et capturés, qui dessinaient au charbon, sur tous les murs du préau, des potences au fil desquelles était suspendu Bonaparte.” (p. 54.) L’historien Lenôtre a noté parmi eux la présence du P. de Clorivière :

G. Lenôtre (Les agents royalistes sous la Révolution, Revue des Deux Mondes, 15 janvier 1922) a écrit:
On voyait aussi, parmi cette population hétéroclite, circuler un prêtre septuagénaire, dont la sainteté, la sérénité, et l’indulgence, avaient conquis les plus hostiles : c’était le Père Picot de Clorivière. De même qu’il avait traversé la Révolution en quête de crimes à absoudre et de misères à soulager, il se mêlait à la foule turbulente des détenus, parlant à tous de pardon et d’espérance. On l’avait emprisonné parce qu’il avait reçu trop d’aveux et savait trop de choses ; on insinuait à ce « vieux fou » qu’il obtiendrait sa liberté en échange de quelques confidences : il n’avait même pas compris, et il s’estimait heureux d’être là, puisqu’il y trouvait des âmes à fortifier et des incrédules à convaincre.

Martin


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Lun 17 Sep 2012, 22:52    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Un évêque s'est levé! Index du Forum -> ARCHIVES -> ARTICLES DE FOND SUR LA CRISE -> La Révolution en marche Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | creer un forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com