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A propos de "Royaliste et Catholique"
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Henryk


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MessagePosté le: Jeu 19 Sep 2013, 10:46    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

Ne nous faisons pas trop de soucis, Cadoudal. L'heure pour pour nous, est de prier, assister à la Sainte Messe pour le Roi, voila tout ce que nous pouvons faire. Quand aux chefs politiques, comme le dit si bien Alix,(Combien sommes nous sous l'épée?) Omnia instaurare in Christo, et nous verrons sa gloire.

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MessagePosté le: Jeu 19 Sep 2013, 10:46    Sujet du message: Publicité

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N.M.
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MessagePosté le: Ven 20 Sep 2013, 10:12    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

 En réponse aux "louis-alphonsistes" (ou "luis-alfonsistes") du forum :

Concernant la forme hispanique "Luis-Alfonso", je ne vois pas où est le problème. Louis-Alphonse possède la double nationalité, et manifeste un attachement très net et vraisemblablement préférentiel pour sa patrie espagnole. N'étant pas hispanophobe, mais au contraire hispanophile, la "forme hispanique" n'a rien d'insultant sous ma plume. Cependant, je m'étonne depuis longtemps que les partisans d'un prince franco-espagnol ne manifestent que si peu d'intérêt pour les racines de leur champion. J'entends : les racines proprement hispaniques, et les racines familiales.

Evidemment, s'ils allaient y voir de plus près, ils découvriraient ce qu'ils ne veulent surtout pas découvrir. A savoir que la branche des Bourbons dont Louis-Alphonse est l'aîné, possède les mêmes "traditions" de libéralisme que la maison d'Orléans. A ce compte-là, les déclarations de Louis-Alphonse en faveur d'une monarchie "à la Juan-Carlos" ne doivent pas nous étonner. Il existe entre Louis-Alphonse et l'UCLF une distance idéologique analogue à celle qui existe (ou a existé) entre les princes d'Orléans et l'Action française.

Charles Maurras, parlant du jeune comte de Paris, s'était un jour écrié : "J'ai à défendre l'héritage contre l'héritier".

Mais manifestement les militants de l'UCLF en ces lieux ne veulent à aucun prix avouer que cette réalité est également la leur. Ils préfèrent croire, contre toute évidence, que leur prince est tel qu'ils se l'imaginent, parce que, pour eux, leur prince ne peut vivre et penser que conformément à leurs croyances (et à nos croyances) les plus chères. Mais la réalité donne tort à leur chimère.

En ce sens, l'éloignement du prince, son peu d'engagement et son peu d'intérêt apparent pour la cause royale entretiennent paradoxalement très bien la chimère caressée par les militants de l'UCLF en ces lieux. Moins Louis-Alphonse en dit, plus facilement on peut imaginer qu'il est fidèle à l'authentique tradition monarchique. Moins il s'exprime et moins il agit, moins il peut nous décevoir. Le prince est "infaillible" et "impeccable" puisqu'il ne fait ni de dit rien. Voilà le système qu'on nous propose.   


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N.M.
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MessagePosté le: Ven 20 Sep 2013, 10:51    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

 Pour ce qui est maintenant de la proposition que j'avais faites en réponse à Cadoudal (et sans me faire aucune illusion) :

"Que les royalistes se regroupent autour d'un programme authentiquement royaliste. Monarchie, Contre-Révolution, catholicisme, et adaptation aux nécessités du temps. Et qu'ils se regroupent par-delà les divisions dynastiques dans lesquels on veut les enfermer et qui nous détournent de l'essentiel."

De façon tout à fait pavlovienne, cette proposition a été immédiatement assimilée par l'intervenant Pierre à la volonté de fonder un "parti politique" et qui plus est un parti "démocratique" (comprenez : qui se présente aux élections).

Entre parenthèses, Pierre a manifestement oublié (ou n'a jamais su) qu'au XIXème siècle les légitimistes se présentaient au suffrage des électeurs, que ce soit sous la Monarchie de Juillet, sous la IIème République ou au début de la IIIème République (notamment lors des élections de 1871, obtenant un relatif succès). Sans compter la participation aux élections locales. Et le comte de Chambord approuvait la participation aux élections (il prôna cependant l'abstention aux scrutins nationaux, lors du Second Empire, consigne qui ne fut pas toujours suivie).

Réflexe tout pavlovien de Pierre, parce que je n'ai absolument pas parlé de la constitution d'un parti politique, ni de présentation aux élections. J'ai simplement affirmé que le préalable indispensable était que les authentiques royalistes se regroupent - même de manière purement informelle - avant tout sur des positions doctrinales communes (une monarchie où le roi gouverne ; le rejet des faux principes de 1789 ; une monarchie catholique) et en faisant abstraction de leurs options dynastiques. Tout bonnement parce que, dans l'absence d'un prince certain, fidèle et volontaire, ces dernières (les options dynastiques) divisent ou dégoûtent les royalistes authentiques.

Dans ces conditions, faire passer l'option dynastique avant nos vrais principes fondamentaux revient d'une part à diviser nos rangs et d'autre part soit à rallier les libéraux qui soutiennent le même prince que nous, soit à constituer une division supplémentaire dans les rangs du prince que nous soutenons. Il faut en effet être bien naïf pour croire que les principes défendus par l'UCLF le sont par leur prince et par la plupart des groupements qui se revendiquent du prince en question.

Pour ce qui est de l'adaptation aux nécessités du temps, c'est une évidence. Il ne s'agit pas seulement de rêvasser à l'Ancien Régime et à sa "douceur de vivre". Il ne s'agit pas d'être les conservateurs d'un passé révolu et les nostalgiques invétérés d'une histoire qui ne repasse pas les plats. Il ne s'agit pas uniquement de ronronner entre nous. Il s'agit de présenter à nos contemporains, sur le plan des idées et de la réflexion politique, une alternative crédible. Non pas une alternative "idéale", mais une alternative politique. Non pas seulement les meilleures institutions en soi, mais la meilleure politique pour aujourd'hui.

En conclusion d'un très instructif Que sais-je ? (Le Légitimisme, PUF, 1983), l'universitaire Stéphane Rials (alors légitimiste) écrivait ceci (en p. 121) :

"Ainsi le légitimisme, cette force décisive du siècle dernier, survit-il aujourd'hui. Le but de ceux qui s'en réclament n'est probablement pas, à terme humain, la restauration monarchique. Plus modestement, ils semblent soucieux de sauvegarder tout un pan de la mémoire nationale. A leur façon, ces blancs sont des verts, couleur qui ne saurait d'ailleurs leur déplaire, des écologistes - des écologistes de la Tradition."

On ne saurait dresser meilleur avis de décès d'une famille politique. Si l'on est simplement là pour "sauvegarder un pan de la mémoire nationale" et jouer les "écologistes" entre deux galettes des rois et en brisant des lances en faveur du prince que l'on croit (arbre généalogique en main) être les bons, alors c'est qu'on est définitivement sorti de la politique.

Charles Maurras et l'Action française, qui ne sont pas exempts de reproches, mais certainement pas de ceux que vous leur faites (vous vous contentez de répéter des bribes de "catéchisme" "néo-légitimiste" à ce sujet), avaient eux le souci de la politique. Ils faisaient de la politique. Ils incarnaient une alternative politique. Personne (et pas non plus l'UCLF) ne peut aujourd'hui en dire autant dans les rangs royalistes.





  


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MessagePosté le: Ven 20 Sep 2013, 13:43    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

 Quelques réponses supplémentaires

Henryk demande :

"Ou étaient les Orléans lors de l'enterrement de Henri V à Frosdorff?"

Lors de la messe de Requiem célébrée le 1er septembre 1883 à Frohsdorf, le comte de Paris et les princes d'Orléans étaient... à Frohsdorf !
Cf. Daniel de Montplaisir (partisan de Louis-Alphonse, mais apparemment point de l'UCLF), Le Comte de Chambord, dernier roi de France, 2008, p. 609.

En revanche le comte de Paris et les princes d'Orléans n'étaient pas présents lors de la messe d'enterrement (suivie de l'inhumation) à Goritz (le 3 septembre). Donc merci là encore de réviser vos classiques.

On sait pourquoi les princes d'Orléans n'étaient pas à Goritz. Le comte de Paris, qui se considérait comme légitime successeur du comte de Chambord, ne souffrait pas de ne pas pouvoir présider le cortège des obsèques. Et ce, en raison de la volonté exprimée par la comtesse de Chambord, veuve du défunt prince (en faveur des Bourbons de la branche carliste). Compte tenu de l'entente conjugale qui régnait entre le comte et la comtesse de Chambord, on peut estimer que la volonté exprimée par la veuve était conforme à la volonté du défunt. Joseph de Bourg, contemporain des faits et partisan des Bourbons de la branche carliste, estimait qu'il y avait là une espèce de testament politique du comte de Chambord (en faveur des princes d'Espagne).

Mais à mon tour de poser les questions... Où était le roi constitutionnel d'Espagne Alphonse XII (ou ses représentants) en ces jours de deuil pour la Maison de France ? Où était sa mère Isabelle II ? Bref, où étaient les ancêtres directs de Louis-Alphonse lors des cérémonies en question, cruciales pour la Maison de France ? Alors que ces princes étaient censés être demeurés des princes français. Petite anecdote : Isabelle II, amie de l'impératrice Eugénie (veuve de Napoléon III), avait fait suggérer au comte de Chambord (en 1875) d'adopter le prince impérial (fils et héritier de Napoléon III) comme successeur à la couronne de France ! On conviendra qu'il y a là une proposition étonnante de la part d'une princesse qu'on nous dit être une princesse française... Ou alors il s'agit de princes très oublieux de leurs droits et de leurs devoirs...

    


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MessagePosté le: Ven 20 Sep 2013, 14:02    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

 Pour le bêtisier "louis-alphonsiste" (du moins le "louis-alphonsisme" qui s'exprime sur ce forum), il faut garder une place de choix pour ceci :

"On attend quand même votre explication sur les échecs fracassants de vos maîtres penseurs, ces royalistes libéraux de l'action française et des adeptes du parti politique de Louis Veuillot" dixit Pierre.

Pour Pierre, les maurrassiens sont des "royalistes libéraux" et Louis Veuillot (auteur de L'Illusion libérale) prétendument à la tête d'un "parti politique", est à ranger avec les premiers dans le camp des partisans d'un "conservatisme libéral" !

Louis Veuillot et Maurras libéraux ! Les bras m'en tombent...

Non Gentiloup, tout cela ne relève même pas des discussions de salon... Dans n'importe quel salon légitimiste d'hier ou d'aujourd'hui, on s'étonnerait ou l'on rirait devant tant de naïve ignorance... Mais l'enthousiasme militant explique probablement de telles bévues. On ose espérer que cet enthousiasme est juvénile et donc curable, au moyen de quelques lectures (qui font encore manifestement défaut).

Voyez pour ce manifeste du "libéralisme" signé Louis Veuillot :

http://www.saint-remi.fr/details-catalogues.php?id= 674

 


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MessagePosté le: Ven 20 Sep 2013, 14:51    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

 En réponse en Henryk

Henry dixit :

"Je pense que l'Action française est le générateur ou l'archétype des fachismes européens, omniprésents en 1939, et puise ses racines dans le romantisme royal du XIX siècle, ainsi que dans l'empirisme organisteur que Maurras, nationaliste lui même, condamne"

L'Action française, "archétype des fascismes européens" ? C'était la thèse de l'universitaire israélien Zeev Sternhell. Mais une thèse qui ne cadre guère avec la réalité. D'abord, qu'est-ce que "les fascismes" ? Il n'est pas du tout assuré que l'on puisse ranger national-socialisme, fascisme mussolinien et autres national-populismes des années 1930 sous une même étiquette : "les fascismes". Ensuite, il est avéré que Maurras a été l'un des premiers sinon le premier en France à diagnostiquer et à attaquer avec beaucoup de virulence le poison national-socialiste (même s'il faut faire la part de l'anti-germanisme dans cette démarche). Enfin, s'il est vrai que Maurras exprimait des sympathies pour certains aspects du régime mussolinien, il fut un adversaire du fascisme en tant qu'idéologie (idem pour Pie XI qui appela le Mussolini de l'anticommunisme et des accords du Latran "l'homme de la Providence"... avant de condamner la doctrine fasciste dans ses aspects éminemment condamnables, et qui tiennent à une vision totalitaire du politique). La petite cohorte des fascistes français ne s'y était d'ailleurs pas trompée (Pierre-Antoine Cousteau, Lucien Rebatet) et eurent les mots les plus durs pour le vieux maître. D'aucuns venaient de l'AF, c'est un fait. Mais c'est un fait également que pour devenir ouvertement fascistes, ils avaient rompu avec Maurras. Pierre Boutang, alors jeune normalien et disciple de Maurras, racontait très bien comment, à la fin des années 1930, il avait rompu des lances contre Rebatet, et comment il avait empêché le jeune Maurice Clavel de sombrer dans le "romantisme fasciste" en le convertissant au maurrassisme.

Pour ce qui regarde le "romantisme" de Maurras, on peine à comprendre. Maurras fut un adversaire acharné du romantisme sous toutes ses formes, à commencer par la forme littéraire - au nom du plus rigoureux classicisme. Ce qui ne manque pas d'être rétrospectivement curieux, car il ne faut pas oublier que les racines du romantisme français tiennent beaucoup à Chateaubriand (flamboyant légitimiste) et à son Génie du Christianisme, à une époque (le Consulat et l'Empire) où les tenants du classicisme et adversaires du romantisme naissant étaient bien plutôt les athées de l'Institut de France qui vitupéraient dans un même mouvement contre le Concordat et le Génie du Christianisme. Mais, par-delà les splendeurs indéniables littéraires, n'en déplaise à Maurras, ce dernier avait bien diagnostiqué que le maître de la Vallée-aux-Loups s'attachait à la royauté parce qu'il la voyait sombrer et parce qu'il la croyait bientôt morte et sans espoir de résurrection, Chateaubriand n'ayant, par romantisme, que l'attrait de la mort et des tombeaux. 

Pour ce qui est du nationalisme, je sais bien qu'on radote souvent dans un certain milieu que la nation et le nationalisme sont fils de la Révolution française, et que par conséquent on ne saurait être nationaliste et contre-révolutionnaire. Mais encore faudrait-il s'entendre sur ce que la Révolution d'une part et Charles Maurras d'autre part entendent par le mot "nation". Un peu plus de science et un peu moins de forfanterie vous amèneraient à comprendre que pour Maurras et les siens (mais aussi pour Barrès et plus largement les nationalistes français) la nation est l'héritage des pères, tandis que pour la Révolution la nation est constitué par le peuple en tant qu'il est politiquement réuni par un contrat social (cf. Rousseau, Sieyès etc.). Voilà pourquoi, pour la Révolution et ses épigones la nation commence en 1789, alors que pour Maurras et les nationalistes français la nation nous vient des origines. Voilà pourquoi, pour Maurras et les nationalistes français, la nation correspond à un contenu culturel et spirituel (le patrimoine français), alors que pour la Révolution et ses épigones la nation se résume à la volonté générale à un moment donné. Voilà pourquoi, pour Maurras et les nationalistes français, on naît français ou on le devient en s'appropriant le patrimoine de la France, alors que pour la Révolution et ses épigones, il suffit de respecter les lois (de la République) pour être ou devenir français. 

Concernant "l'empirisme organisateur", je ne vois pas bien en quoi Maurras le condamne. Mais peut-être allez-vous nous en dire quelques mots. Quoi qu'il en soit, et malgré la part de l'empirisme dans toute action politique - qui est toujours une action prudentielle - l'"empirisme organisateur" de Maurras n'est sans doute pas admissible en tout et pour tout par un catholique, dans la mesure où cet empirisme-là se veut positiviste. Et certes le positivisme n'est pas de bonne philosophie, ni de bonne religion. Mais les catholiques d'Action française avaient depuis long feu dépassé Auguste Comte. Et pareillement pour Maurras, en définitive, au soir de sa vie.

    


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MessagePosté le: Ven 20 Sep 2013, 15:19    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

 Guilhem dixit :

"Que reste t'il de l'Action Française ? Si ce n'est un hebdomadaire et une escouade de supplétifs pour des rassemblements nationaux et commun à un conglomérat de mouvement disparates dont le seul point commun et de s'opposer à l'assemblée nationale (celle la même qui en son temps "sacra" l'usurpateur Louis Philippe roi des français) et au gouvernement"

Que reste-t-il de l'Action française ? Pas grand chose malheureusement, si l'on compare à ce qu'était l'AF dans l'entre-deux-guerres, ou même encore dans les années 1950-60. La condamnation pontificale de 1926, l'Epuration de 1944, le départ de Boutang (en 1954-55), le schisme de la NAF au début des années 1970, et les querelles au sein de la Restauration nationale ont - à des titres différents - profondément affecté ce mouvement... qui survit malgré tout, et publie encore un bimestriel... Tout le monde ne peut malheureusement pas en dire autant dans l'univers royaliste.

Pour ce qui est du rôle de "supplétifs" joué censément par l'Action française aujourd'hui, merci de nous apporter plus de précision... S'il s'agit d'accepter de faire cause commune avec d'autres mouvements au cas par cas, je répondrais que cela peut se justifier en fonction des cas. C'est ce que Maurras appelait le "compromis nationaliste", mais encore faudrait-il le comprendre. Vous voulez voir là-dedans une compromission, alors qu'il s'agit de savoir se regrouper avec d'autres (dans une action commune) face à une menace commune. Que ce soit les Allemands en 1914 ou en 1940, le parlementarisme en 1934, la rébellion algérienne et l'abandon gaullien en 1961, l'euro-fédéralisme, la loi Taubira ou que sais-je encore.

Post-sciptum : Ce n'est point une Assemblée nationale élue au suffrage universel (comme celle d'aujourd'hui), mais la Chambre des députés (élue au suffrage censitaire) et la Chambre des pairs de la Restauration qui procédèrent en 1830 au "sacre laïque" de Louis-Philippe (le 9 août). L'Abbé de Genoude et ses amis légitimistes de la tendance "royaliste-nationale" soutenaient que Charles X aurait pu maintenir la monarchie légitime au moyen du suffrage universel. Et si, par exemple, l'on en juge par les résultats des élections législatives en Vendée sous la Restauration (les électeurs censitaires faisaient élire des membres du parti libéral) on peut leur accorder crédit. Quant à Louis-Philippe, il chuta lui et sa Monarchie de Juillet en 1848... en raison de son opposition déterminée au suffrage universel ou même à tout élargissement du corps électoral (réclamé par la fameuse "campagne des banquets" puis par les émeutiers de Février). La réalité est bien plus complexe et riche que dans les argumentaires tout-faits.


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N.M.
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MessagePosté le: Ven 20 Sep 2013, 15:50    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

 
Guilhem dixit :

 

"De grâce arrêter de nous parler de monarchie à l'espagnole ( époque Juan Carlos) vous savez pertinemment que ce n'est pas celle que nous voulons! De plus Jean d'Orléans qui n'est pas l'aîné de sa famille (donc en position de régent!) n'a certainement pas indiqué qu'il était pour autre chose qu'une monarchie constitutionnelle. Donc sa position n'a rien de différent que celle que vous prêtez au prince Louis-Alphonse."

 

En effet, je sais pertinemment que les militants de l'UCLF ne veulent pas d'une "monarchie" à la Juan-Carlos. Je le sais pertinemment. Et nous voulons sans doute vous et moi la même monarchie. Mais ne faites pas accroire que votre champion Louis-Alphonse veut la même monarchie que vous, car ce n'est tout simplement pas vrai, ainsi qu'il l'a signifié.

 

Ayez le courage d'admettre que, tel Charles Maurras, vous entendez défendre l'héritage contre l'héritier, ou plutôt malgré l'héritier (ou celui que vous nous dites tel). Pour le coup, vous seriez infiniment plus crédibles.

 

Pour ce qui regarde Jean d'Orléans, je n'ai signifié nulle part que je me trouvais en parfaite communion d'esprit avec le projet qu'il paraît soutenir (cf. son ouvrage d'entretien Un Prince français, éd. Pygmalion, 2009). Toutefois, il me semble que dans le type de monarchie constitutionnelle envisagé par Jean d'Orléans, le prince ne se contente pas de régner sans gouverner en quoi que ce soit (à la manière de Juan-Carlos). Mais tout cela relève apparemment du flou artistique savamment entretenu. 

 

Mais encore une fois comprenez-moi bien. Ce n'est pas parce qu'on n'accepte pas de délivrer un blanc-seing au prince qui est votre champion qu'on est par le fait même un partisan des princes d'Orléans. Je vous l'ai déjà signifié à plusieurs reprises : je ne suis pas a priori un partisan des princes d'Orléans. Je n'ai pas de certitude concernant la successibilité au trône de France des descendants de Philippe V (compte tenu d'une part des arguments juridiques des "Blancs d'Espagne", et d'autre part de la qualité de premier prince du sang reconnu sous Louis XV et Louis XVI - et sous la Restauration - aux ducs d'Orléans). En définitive, je crois que, depuis la mort du comte de Chambord, roi de droit incontestable (sinon du côté bien improbable de la "survivance") la couronne de France doit aller au prince capétien qui saura la relever avec fidélité aux principes qui ont toujours été les siens : une monarchie catholique où le roi gouverne en ses conseils (quelles que soient les formes que l'on puisse envisager aujourd'hui pour les "conseils" en question).

 


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MessagePosté le: Ven 20 Sep 2013, 16:18    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

Pour NM, l'idée d'un regroupement de royaliste pour discuter d'une plate forme commune de programme d'action pour restaurer la monarchie et séduisante. Mais pour ma part je ne vois pas d'intérêt si celle ci doit nous mener à des compromis avec des mouvements qui n'ont pour seul but de replâtrer le régime républicain et ses symboles. Le devoir des royalistes reste d'affirmer que la seule solution est le retour du roi. Bien sur que les monarchistes libéraux sont aux antipodes des idées aux quelles j'aspire mais comprenez moi bien je ne désire pas non plus participer à un combat qui reviendrait à sauver un système que je souhaite voir tomber et donc œuvrer à la défense d'un régime qui se décompose ...

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MessagePosté le: Ven 20 Sep 2013, 16:43    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

 Mais qui vous parle, Guilhem, de se regrouper entre royalistes pour faire également des compromis avec des mouvements républicains ?

Parce que votre serviteur a pris ici la défense de Maurras et de son "compromis nationaliste" ? Le "compromis nationaliste" de Maurras et de ses successeurs ne consistait pas à sauver la République ! Il consistait en 1914 ou en 1940 à sauver la patrie face à l'invasion allemande. Il consistait en 1961 à lutter pour une Algérie autre que l'Algérie FLN. Il consiste aujourd'hui à lutter contre la dilution de l'Etat français dans la soupe eurofédéraliste. Etc.

Alors oui la solution politique aux problèmes de la France passe par le retour du roi.

Mais en attendant, la politique du pire n'est pas une politique.

Que la République tombe, c'est une chose, mais politiquement il faut combattre pour la France avec ou sans la République. Pour que la France ne tombe pas avec la République. In fine, pour que la France ne tombe pas avec la République, il faut, autant que faire se peut, travailler au retour du roi. En attendant, et pour que la France ne tombe pas avec la République, ce n'est pas parce que nous vivons sous la République qu'il ne faut pas faire son devoir en 1914, en 1940 ou en Algérie.

Ce fut également l'attitude des zouaves pontificaux et des légitimistes qui combattirent en 1870 les armes à la main contre le Prussien, que le gouvernement soit ou non républicain (et le gouvernement de Défense nationale du 4 septembre 1870 était républicain). Et le comte de Chambord ne désavoua ni le général de Sonis, ni le général de Charrette. Loin de les désavouer, le comte de Chambord signa le 1er septembre 1870 (encore sous Napoléon III) un appel solennel à "repousser l'invasion, sauver à tout prix l'honneur de la France, l'intégrité de son territoire"

Le royalisme n'est pas le contraire du patriotisme.  


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Saint Guilhem du désert
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MessagePosté le: Ven 20 Sep 2013, 17:22    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

Je ne parle pas de trahir ou de fuir ses responsabilités face aux agressions...mais je soutiens aux républicains de défendre le régime qu'ils soutiennent. Il me semble que l'on peut affirmer ses choix politiques et combattre ce qui pourrait mettre en péril le pays en montrant sa différence. La dilution dans un ensemble plus grand n'a mené à pas grand chose. Ce qui est grave c'est la non compréhension de français sincères qui ne comprennent pas que défendre le régime en restant attaché aux "valeurs" de la république est un non sens puisque c'est le but ultime de ceux qui tirent les ficelles de la république de mener la France a sa perte. Après avoir détruit la monarchie et assassiné le père (le roi), ils se sont attaqué à l'Eglise. La droite et son extrême ne font que ralentir la chute de la France dans un espace plus grand qu'est le mondialisme que la gauche entraîne plus vite. Il est illusoire de penser sauver la France en restant dans le système républicain voulue et aux mains des FM.
On peut aimer son pays sans montrer un attachement à la défense des symboles et valeurs républicaines. 
Un simple exemple : que m'importe que la "marseillaise" soit sifflée par une foule de pseudo français d'origine étrangère lors d'un match de foot ! Cela montre l'absurdité d'un régime à l'idéologie moderniste et mondialiste.
Je considère pour ma part de ne pas manquer de respect aux morts pour la nation, en refusant de considérer mienne un hymne national qui n'est que le chant d'un régime que je ne soutiens pas, ainsi que ses couleurs. Pourquoi en tant que royaliste devrais je y montrer un attachement, ces symboles ne sont à la France que depuis la république. C'est un peu comme si la Russie actuelle avait garder le drapeau de l'URSS au nom de la "sacro sainte guerre patriotique de 1941"!
Je m'excuse par avance de ne pas avoir le style de NM pour m'exprimer, nous n'avons sûrement pas le même cursus...je vous dit les choses comme elles me viennent.
Moi aussi je suis contre le mariage pour tous. Mais je ne me reconnais pas dans les défilés où l'on voyait des jeunes filles en Marianne et tout ces drapeaux tricolores...


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MessagePosté le: Ven 20 Sep 2013, 18:00    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

 Mais pas plus que vous, Guilhem, je ne me suis reconnu dans le caravansérail des organisateurs de la Manif pour tous.  Et je suis bien d'accord avec vous pour m'inscrire en faux contre cette mauvaise tactique qui consiste à adopter un langage démocratique au sens idéologique du terme pour défendre le droit naturel, alors que l'idéologie démocratique (mais pas nécessairement le suffrage démocratique) consiste à soutenir qu'il n'existe pas de lois supérieures à celle qui est l'expression (censément démocratique) de ladite volonté générale. Autrement dit : pas de droit naturel possible pour l'idéologie démocratique. Là-dessus, Taubira et Vals étaient éminemment cohérents, et les Mariannes et le discours de Madame Barjot ("nous sommes le peuple", "sauver la démocratie" etc.) éminemment incohérents.

Toutefois, il ne faudrait pas réduire le mouvement du printemps dernier aux seuls chefs de file de la Manif pour tous. On a également entendu un discours tout autre, chez les manifestants de base et chez certains chefs de file, qui opposaient la légitimité à la légalité et justifiaient leur combat en ce sens, et jusqu'au rejet de la loi pourtant démocratiquement votée.

Or cela est extrêmement positif.

Pour les tenants de l'idéologie démocratique, la légalité démocratique - en tant qu'elle est démocratique - se confond nécessairement avec la légitimité. La légitimité est et ne peut être que l'expression (démocratique) de la volonté générale.

Opposer présentement la légalité et la légitimité, c'est affirmer que la légalité humaine (dès lors qu'il s'agit d'un pouvoir purement humain) - et notamment démocratique (mais pas seulement démocratique) - peut être contraire à la légitimité. C'est poser en principe que la loi humaine, pour être légitime, doit se conformer au Bien commun. Et le respect et la promotion du droit naturel est partie intégrante du Bien commun.

Donc c'est déjà un bon début.

Sauf que le respect et la promotion de loi divine positive, c'est-à-dire la loi évangélique, est également et éminemment partie intégrante du Bien commun. Et c'est cela aussi qu'il faut affirmer pour mener un combat pleinement légitime. Et sur ce plan-là, on n'a pas entendu grand chose. Sinon rien du tout. Et de ce point de vue - mais est-ce pour nous surprendre ? - l'attitude la plus scandaleuse a été bien entendu celle de l'"épiscopat conciliaire" : défiler, mais non pas en tant que catholiques. C'est à hurler !

Que, pour défendre la loi naturelle, on puisse manifester avec des non-catholiques est une chose. Mais si l'on est catholique, on doit manifester aussi et surtout pour défendre la loi évangélique, c'est-à-dire : on doit manifester aussi et surtout comme catholiques.

Donc, pour vous répondre, il faut avant tout rester nous-mêmes.

Si, à partir de là, il est possible de faire front commun, pour la défense du droit naturel, ou - pour ce qui regarde la lutte contre l'euro-mondialisme ou a fortiori et bien évidemment en cas d'invasion du territoire (comme en 1870, en 1914 ou en 1940) - s'il est possible et a fortiori nécessaire de faire front commun pour défendre la patrie, alors il est légitime et même plus souvent qu'on ne croit nécessaire de faire front commun, pourvu (et c'est une condition de taille) que nous demeurions ce que nous sommes : c'est-à-dire des catholiques qui agissent en tant que catholiques.





    


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Gentiloup
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MessagePosté le: Ven 20 Sep 2013, 20:05    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

N.M. a écrit:
Opposer présentement la légalité et la légitimité, c'est affirmer que la légalité humaine (dès lors qu'il s'agit d'un pouvoir purement humain) - et notamment démocratique (mais pas seulement démocratique) - peut être contraire à la légitimité. C'est poser en principe que la loi humaine, pour être légitime, doit se conformer au Bien commun. Et le respect et la promotion du droit naturel est partie intégrante du Bien commun.

Tout-à-fait! Okay
N.M. a écrit:

Sauf que le respect et la promotion de loi divine positive, c'est-à-dire la loi évangélique, est également et éminemment partie intégrante du Bien commun. Et c'est cela aussi qu'il faut affirmer pour mener un combat pleinement légitime. Et sur ce plan-là, on n'a pas entendu grand chose. Sinon rien du tout.    

Il me semble que sur ce plan-là non plus il n'y a pas eu rien du tout... Civitas ne s'est jamais présentée comme a-confessionnel... et c'est éloignée de ces manifestations en raison de la tournure a-confessionnelle qu'elle prenaient.

De plus ce n'est pas parce que F Barjot a pris le train en marche, qu'elle représentait à elle seule la pensée des manifestants. On se demande même si elle n'a pas été propulsée pour en détourner le sens et le cadrer démocratiquement, parce qu'au départ le mouvement était fort bien parti. Il ne faut pas oublier que c'est Civitas qui est à l'origine. Mais malheureusement les catholiques ont été tellement trompés, on les a tellement culpabilisé  et surtout on leur a tellement fait rentrer dans le crâne que la Religion, leur religion n'avait pas de droits supérieurs aux autres prétendues religions, que maintenant ils ne connaissent plus que le catéchisme républicain de la démocratie universelle. A force de liberté religieuse sacrée, les voilà parfaitement libéraux. Ils ne comprennent bien sûr pas que c'est de là que viennent tous leurs malheurs. La hiérarchie conciliaire les a trompé, les trompe, et continuera de les tromper.

Il y a surtout cette loi sacrée: "pas de prosélytisme" qui est devenue chez beaucoup le premier commandement. Je ne parle pas des tradis qui j'espère sont quand même généralement un peu plus au courant de leur religion. Mais que de timides quand même!

Faire front commun c'est une bonne idée, pourquoi pas? Il faut un début à tout. Déjà si on s'entendait parfaitement sur le principe d'une royauté de droit divin. Soit un Roi traditionnel, dans la lignée de Clovis, confirmée par Sainte Jeanne d'Arc, qui soit conscient de tenir son pouvoir de Dieu. De ce fait qu'il est donc au service de Dieu et de son pays.

Comme le dit la si belle Prière pour la France extraite d'un missel du VIIè siècle, un Roi dont l'Empire a été établi par Dieu; un roi instrument de Sa volonté, pour être le glaive, le rempart et la restauration de l'Eglise.

Cette prière me semble bien appropriée à notre quête:
   
 
Citation:
"Dieu tout-puissant qui avez établi l'Empire des Francs pour être sur la terre l'instrument de votre adorable volonté, le glaive et le rempart de votre sainte Eglise, nous vous en prions, faites luire toujours et partout votre céleste lumière sur les fils suppliants des Francs, afin qu'ils sachent ce qu'ils doivent faire pour étendre votre règne en ce monde, et que pour accomplir cette tâche, leur charité et leur vaillance aille toujours en s'affermissant.  
 
En cherchant nos racines au fondement du royaume de France, nous serions mieux armés pour nous adapter au présent. Sans nostalgie mais avec la conscience nette que si autrefois, nous voyions si loin, c'est parce que nous étions hissés sur des épaules de géants.. Il faudrait donc retrouver les épaules des géants (nous réapproprier nos héritages) pour pouvoir regarder au loin.

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N.M.
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MessagePosté le: Ven 20 Sep 2013, 22:17    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

Oui bien sûr, chère Gentiloup, vous avez raison au sujet de Civitas. Mais je ne pense tout de même pas que Guilhem visait l'action de ce mouvement, étant donné qu'il faisait référence aux Mariannes de dame Barjot.

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Saint Guilhem du désert
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MessagePosté le: Ven 20 Sep 2013, 23:33    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

Je ne pensais en effet pas à Civitas. Bien qu'à ce jour je n'ai pas de réponse aux questions que je me pose sur le positionnement de ce mouvement et de ses buts poursuivis. 
Est il le pendant pour la FSSPX, de ce que peut être par exemple Renaissance Catholique  pour ceux qui ont quitté Mgr Lefèvre après le sacre des évêques. Mais là on change peut être de sujet.


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N.M.
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MessagePosté le: Ven 20 Sep 2013, 23:54    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

Juste une précision : je ne crois pas que le problème des relations entre la FSSPX et Renaissance catholique tienne originellement à la question des sacres épiscopaux. Il me semble en effet que Renaissance catholique a été partie prenante dans les tous premiers pèlerinages de Pentecôte organisés autour de la FSSPX après les sacres de 1988, et donc après la rupture avec Chrétienté-Solidarité et le pèlerinage de Chartres (j'entends : Paris-Chartres).  

En revanche, je pense que vous touchez très justement du doigt la nature du problème, lorsque vous vous interrogez indirectement sur les relations entre ecclésiastiques et mouvements dirigés par des laïcs. Très épineuse question que voilà...


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Henryk


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MessagePosté le: Sam 21 Sep 2013, 10:21    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant


Donc le traité d'Utrecht ne vaut pas mieux que la loi salique pour donner au duc d'Orléans la qualité qu'il s'attribue et que lui donnent, avec tant de tapage, ses partisans.


Il y a un autre argument, argument de sentiment, et non pas de droit monarchique. — Le comte de Chambord mourant aurait reconnu le comte de Paris pour son héritier.

A cela je réponds : Ce n'est pas vrai.

Le comte de Chambord n'avait pour cette branche de sa famille ni confiance, ni affection.

J'ai cité à plusieurs reprises deux exclamations de lui qui expriment avec énergie ses véritables sentiments :

Plutôt la République que les d'Orléans !

Tout, ET PLUTÔT LE DIABLE, que les d'Orléans ! (1).

1. Général Comte de Cornulier Lucinière. Souvenirs bretons, p. 15.


Que s'est-il passé à Frohsdorf quand, sur son lit de mort, il a consenti à recevoir le comte de Paris.

Celui-ci et ses partisans ont joué, auprès de ce mourant, une comédie indigne, et ils ont, par un véritable escamotage, donné à cette réception, un caractère qu'elle n'avait pas, qu'elle ne pouvait pas avoir. Puis sur le mot d'ordre donné par quelques orléanistes, anciens ou nouveaux, les légitimistes se sont jetés, comme des moutons de Panurge, à la suite de ceux qui n'avaient pas cessé de les trahir, et le tour a été joué.


père Boyle


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Henryk


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MessagePosté le: Sam 21 Sep 2013, 11:18    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

Si les propos des Orléans(entre Français), deviennent des principes, si la généalogie (sauf celle de la plèbe) ne sert à rien, si la légitmité est un mot que l'on met sur tout les fronts, alors le Comte de Chambord avait raison!



Une dernière honte. Ce prince Philippe a pris pour courtier électoral d'un de ses principaux camelots au faubourg Montmartre  Henri Rochefort, qui a été justement condamné, en 1871, par le conseil de guerre de Versailles pour avoir excité au massacre des otages, tout en prenant des précautions pour échapper aux responsabilités.

Alliance bien digne du descendant d'Egalité, qui a acheté sa plume vénale et, par une clause spéciale, de son traité,  jusqu'à son cadavre pour la mise en scène d'une inhumation catholique.


A  chacun ses maîtres et allon sprier Ste Jeanne d'Arc demain au pélerinage.


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Cadoudal
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MessagePosté le: Sam 21 Sep 2013, 14:23    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

le problème des royalistes aujourd'hui:
nous n' avons pas de roi.
cela ne doit  pas durer.


il nous faut un homme de chair et de sang , de la famille royale, 
pour débarrasser la France de cette maladie qu'est la République
et pour restaurer le pacte de Reims.


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Henryk


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MessagePosté le: Sam 21 Sep 2013, 15:29    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant


Remarquez bien que si Henri V avait cru aux droits des d'Orléans, il n'aurait certes pas manqué de le dire hautement et clairement, en face de tous ses parents et fidèles serviteurs, afin d'empêcher la division des royalistes. Son amour si profond pour la France lui en faisait une obligation suprême. On ne peut pas dire qu'il a été surpris par la mort ; et qu'il n'a pas eu le temps d'agir ainsi. Non, le Prince s'est vu mourir, il a eu sa pleine connaissance jusqu'à son dernier soupir, il a mis ordre à toutes ses affaires, et s'il n'a pas reconnu officiellement M. le Comte d’Orléans c'est qu'il ne le pouvait pas. Sa conscience et sa connaissance de notre droit national lui interdisaient de le faire !

Qu'on ne vienne donc plus nous parler de ces étreintes de la dernière heure, qui ne sont que l'expression de sa générosité royale, et peut-être une prière, une supplication muette à l'adresse du Comte d’Orléans, pour qu'il s'inspire des vraies doctrines monarchiques, si la Providence venait à tolérer cette troisième usurpation. Et surtout qu'on ne vienne pas nous dire que c'est Madame la Comtesse de Chambord qui a donné l'ordre en question.  Ce serait un outrage à la Reine et il serait impardonnable de la part des Royalistes qui savent quel respect, quel dévouement, quel culte avait cette malheureuse princesse pour les volontés du Roi.

S'il y a une chose qui soit faite pour donner des nausées, c'est bien le spectacle que nous offrent les prétentions des d'Orléans.

Ces princes voyant leur parti fondu, sans aucune chance de faire échec à la légitimité, ont commencé leur évolution après nos désastres, et leur conversion a été assez habilement conduite pour qu'ils pussent faire voter par les Royalistes de la Chambre, la restitution des biens confisqués par Napoléon III, une quarantaine de millions, si nous avons bonne mémoire, ce qui n'était pas précisément une obole au moment où la France se saignait à blanc pour payer sa rançon.

Plus tard le mouvement légitimiste devenant de plus en plus sensible, ils se sont décidés à faire la fusion de 1873, et ils ont si bien louvoyé qu'on n'a jamais su, pendant dix ans, pas plus qu'aujourd'hui, s'ils seraient les tenants de la Révolution et du Drapeau chéri, ou ceux de la vraie Monarchie et du Drapeau blanc fleurdelisé. Cet état-civil de chauve-souris suffisait aux exigences de la situation jusqu'à la mort du Roi, mais à ce moment il a fallu prendre position, et ces Princes n'ont rien trouvé de plus fort que de se présenter au premier rang en se réclamant de la légitimité que leur confère la loi salique! Le Comte d’Orléans s'est décerné le titre et le rang de chef de la Maison de France !

Comment ! Vous avez été les seuls dans la race capétienne qui a 900 ans d'existence, à briser le principe tutélaire de la légitimité, vous l'avez brisé deux fois, en la personne de Charles X, et, ce qui est bien plus odieux encore, dans celle d'Henri V, et vous avez l’affront, aujourd'hui, d'invoquer le droit salique et du bien commun ?

Sous la Royauté, de juillet et pendant l'Empire vous avez été les tenants de la Royauté émeutière parce que le retour de l'autre vous paraissait impossible, aujourd'hui que les circonstances sont toutes différentes, vous osez vous appuyer sur une loi que vous avez indignement foulée aux pieds par deux fois, pour satisfaire vos ambitions malsaines et vos cupidités !

Eh bien, nous trouvons cela monstrueux et nous vous enfermerons dans ce dilemme?

Ou vous approuvez 1830, qui a été la négation éclatante du droit salique, et la plus vulgaire pudeur vous défend de parler de vos droits.

Ou vous étiez pour la vieille Royauté traditionnelle, et nous vous demanderons alors, ce que vous avez fait les uns ou les autres, pendant 53 ans pour lui venir en aide?

Non, un Orléans quelconque ne peut pas devenir le chef de la Maison de France parce qu'on ne peut pas devenir le chef d'une Maison qu'on a chassée, dépouillée et envoyée en exil.

Un rameau qui, en 1830, s'est détaché si criminellement de l'arbre de la vieille Monarchie, qui a toujours travaillé contre lui, élevant Maison contre Maison, Drapeau contre Drapeau, Droit populaire contre Droit royal, ne peut pas se réclamer aujourd'hui de cette Monarchie et de sa loi salique, parce qu'il a organisé, il y a dix ans, cette plaisanterie qu'on a appelée la fusion et dont personne n'a été dupe parmi les royalistes clairvoyants.

Est-ce que le Code permet à un meurtrier ou à un voleur d'hériter de sa victime?

Pourquoi une race hériterait-elle d'une autre race contre laquelle elle s'est acharnée depuis bientôt cent ans ?

Le bon sens populaire ne se laissera pas prendre à toutes les subtilités, explications et arguties que l'on pourra présenter ; il flétrira comme elle le mérite une prétention aussi intolérable, et M. le Comte d’Orléans restera à ses yeux ce qu'il est réellement, le chef de la Maison usurpatrice, mais rien de plus!

La vraie Maison de France est bien gardée  et à l’agonie à cette heure,  et vous y avez largement contribué, vous,  M. le Comte d’Eu, ainsi que tous ceux qui vous entourent! Elle ressuscitera un jour, nous l'espérons bien, mais ce n'est pas de votre sang qu'elle peut surgir, car il n'y a pas dans le monde entier, un rameau de famille royale qui soit atteint de flétrissures pareilles à celles que nous avons rappelées brièvement.

 
A N.M., quel  culot de résumer la pensée du prince Sixte de Bourbon dans une seule phrase, le rendant votre obligé…


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 19:33    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique"

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