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A propos de "Royaliste et Catholique"
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N.M.
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MessagePosté le: Sam 21 Sep 2013, 15:42    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

 Pour Henryk :
 
Encore une fois je ne comprends pas cette haine viscérale que vous exprimez à l'encontre des princes d'Orléans, passés, présents et à venir. Tout simplement parce qu'une telle animadversion à l'endroit des personnes n'a rien de chrétien.
 
S'il s'agit de porter un jugement sur la participation au régicide en 1793 ou sur l'usurpation de 1830, je vous rejoins sans problème. Mais de la même façon que ni vous ni moi ne sommes coupables des fautes de nos ancêtres (le péché originel chez les descendants d'Adam et Eve est d'un autre ordre que la faute personnelle), les actuels princes d'Orléans ne sont pas coupables des crimes et des fautes de leurs ancêtres, Louis-Alphonse n'est pas coupable des fautes politiques profondes de ses ancêtres les reines Marie-Christine et Isabelle II, et les Bourbons en général ne sont pas coupables des crimes révoltants perpétrés par leur ancêtre Jeanne d'Albret (au temps des guerres de Religion).
 
S'il s'agit de porter un jugement sur le libéralisme persistant ou résurgent des princes d'Orléans, je vous rejoins également. Mais dans ces conditions-là il faut être honnête et honnête jusqu'au bout : il faut porter un jugement analogue sur le libéralisme de Louis-Alphonse.
 
Pour en revenir au sujet de l'animadversion incoercible à l'endroit des princes d'Orléans, j'ignore quelle est la fiabilité des propos attribués au comte de Chambord par Cornulier-Lucinière. Ce que je sais en revanche, parce que c'est de notoriété publique, c'est que le comte de Chambord - en parfait chrétien - s'est toujours associé aux deuils que subissaient les princes d'Orléans (mort du duc d'Orléans en 1842, décès de Louis-Philippe en 1850, puis de la reine Marie-Amélie en 1866), prenant le deuil public et faisant célébrer des messes. J'ai même eu la possibilité, comme tous les visiteurs de la récente exposition consacrée au prince cet été au château de Chambord, de lire un échange de correspondance entre le comte de Chambord et le comte de Paris, à l'occasion du décès en bas âge d'un fils de ce dernier (le prince Charles-Philippe, mort en 1875).
 
Comme le comte de Chambord était tout sauf un hypocrite, je ne peux arriver à considérer qu'il ait pu manifester tant de charité chrétienne à l'endroit des princes d'Orléans et en même temps l'animadversion prêtée par Cornulier-Lucinière.
 
J'ajoute que le comte de Chambord aimait passionnément la France. Ce pourquoi il me semble tout à fait improbable qu'il ait préféré pour son pays le diable aux Orléans !
 
Maintenant, vous avez tout à fait raison de rappeler que le comte de Chambord - contrairement à ce que l'on prétend parfois encore (mais de moins en moins) - ne s'est jamais prononcé explicitement en faveur des princes d'Orléans (comme étant ses légitimes successeurs). Cela étant dit, le comte de Chambord s'est toujours refusé à signifier publiquement quel était (selon lui) son légitime successeur. D'abord parce qu'il savait que l'opinion du roi de droit n'avait de soi et en la matière aucune autorité décisive (selon la coutume successorale, le roi n'a pas le pouvoir de se donner un successeur).
 
Le Père Bole - que vous citez, et qui était un proche du comte de Chambord - a laissé de précieux mémoires et quelques articles où il soutient qu'Henri V, en privé, affirmait la nullité des renonciations d'Utrecht et la successibilité des descendants de Philippe V. Mais en sens contraire, on pourrait faire valoir que d'autres proches du comte de Chambord, comme le duc de Blacas ou le comte de Monti de Rézé tenaient que les princes en question n'étaient pas successibles et se sont donc ralliés au comte de Paris à la mort de  leur prince.
 
Mais quitte à s'appuyer sur le témoignage du Père Bole, il faut présenter son témoignage dans toute sa réalité :
 
""Après ma mort la France deviendra maîtresse de sa destinée ! Je n'ai donc point à m'occuper de mon successeur, ce n'est point mon affaire." Cette pensée [attribuée par le Père Bole au comte de Chambord] allait bien au-delà de la lettre et de l'esprit strictement coutumier. Le Prince, entendait-il, en fait, qu'après sa mort la France recouvrait le droit de se choisir un Roi ? Le P. Bole l'affirme dans une lettre-fleuve [lettre du 7 avril 1885] :
 
"Comment ce droit ? dites-vous, si en vertu de la loi la couronne doit être placée sur la tête de l'aîné de la Maison d'Anjou ? Comme la couronne n'appartient pas au Roi, mais à la nation, d'après les paroles mêmes de Monseigneur rappelées maintes fois dans sa correspondance : "Je ne puis oublier que le droit monarchique est le patrimoine de la nation" et d'ailleurs : "Je regarde les droits que je tiens de ma naissance comme appartenant à la France" il s'en suit qu'à la mort du Roi la couronne revient de droit à la France qui, dans l'ordre régulier de succession la laisse au successeur immédiat du Roi défunt, c'est-à-dire à son aîné, s'il en a, ou à défaut au plus proche dans la famille. Je dis que la France doit laisser la couronne à celui que désigne la loi salique, en vertu du contrat synallagmatique qui existe de fait depuis tant de siècles entre la France et la Maison de Bourbon, loi obligatoire pour les deux parties contractantes : et c'est ce qui a toujours eu lieu dans l'ordre régulier de succession, mais quand cet ordre est troublé, ou seulement obscurci par l'extinction de la dynastie ou par la mort du dernier membre de la Maison de France, [qu'il y a] un doute sur la succession royale, c'est à la France de se prononcer non d'après son opinion mais conformément à la loi salique qu'elle interprète alors. Or ce doute existe [pas pour le Père Bole, précise-t-il]. Et il est partagé non seulement par les Orléans mais par des hommes impartiaux et savants, très versés dans ces questions de politique. Je dis plus : je connais des royalistes sincères qui regardent comme une abdication le silence séculaire des Bourbons d'Espagne qui depuis Philippe V n'ont jamais réclamé ni par leur écrits ni par leurs services la qualité de Français, ni les droits que leur avaient conservés le testament de Charles II [d'Espagne], ni les lettres patentes de 1700 et le droit national.
 
"Est-il étonnant que Monseigneur connaissant cet état de choses, et de plus l'abdication de don Juan [comte de Montizon] du trône d'Espagne par suite de son incapacité, et à plus forte raison de la couronne de France pour cette raison là-même et pour d'autres encore, la revendication de la couronne d'Espagne par don Carlos [duc de Madrid] exprimée formellement par écrit, et poursuivie par les armes et enfin le désintéressement de don Alphonse [duc de San Jaime] pour la couronne de France, toutes choses qui depuis la mort d'Henri V s'accentuent plus visiblement [...] Ajoutez encore la connaissance parfaite qu'avait Monseigneur de l'état d'esprit en France à l'égard des Bourbons [d'Espagne] : est-il étonnant dis-je que Monseigneur, bien que persuadé des droits des Bourbons d'Espagne au trône de France, convaincu que ces Princes ne réclamaient pas leurs droits, ni que la France ne ferait valoir les siens sur les Princes espagnols, ne regardait ce contrat synallagmatique comme rompu de fait, chaque partie se désistant de ses droits, et que, dans cette longue vacance du trône, où droits et devoirs mutuels étaient abandonnés, l'antique loi salique semblait, sinon totalement abrogée, du moins dans le cas présent, cessant d'être appliquée. Cette conviction n'était-elle pas suffisante pour que Monseigneur pût dire qu'après sa mort la France redeviendrait maîtresse de ses destinées ? Était-ce par là reconnaître les droits des Orléans à la couronne ? Pas le moins du monde."
 
Lettre du R.P. Bole (s.j.) datée du 7 avril 1885, et citée par Paul-Eric Blanrue, Lumières sur le comte de Chambord, le témoignage inédit du P. Bole, confesseur du Prince en exil, éd. Communication & Tradition, 1995, pp. 211-213.
 
Donc, à y regarder de plus près, le témoignage du Père Bole n'est pas pleinement en faveur de la revendication des "Blancs d'Espagne".
 
 
Post scriptum : concernant les relations entre le comte de Paris et l'ex-communard Henri Rochefort, il aurait été bon de préciser quel en était le contexte et ne pas donner accroire (en citant un pamphlet dont il n'est même pas donné la source) qu'Henri Rochefort était un partisan du comte de Paris (ce qui est rigoureusement faux). Les relations en question datent de la campagne du général Boulanger (dont Rochefort était un partisan) dans les années 1888-89. Nombre de monarchistes soutenaient alors la démarche politique du général Boulanger, escomptant que ce dernier - une fois arrivé au pouvoir - deviendrait un nouveau Monck et permettrait à terme la restauration de la monarchie. Le comte de Paris, bien que fort peu enthousiasmé par le "brav' général", se laissa aller à suivre le gros de ses troupes dans cette affaire. Mais on peut en dire autant de la petite phalange des "Blancs d'Espagne" à la même époque (cf. Guy Augé, Les Blancs d'Espagne, 1995).
 
          
 


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MessagePosté le: Sam 21 Sep 2013, 15:42    Sujet du message: Publicité

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N.M.
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MessagePosté le: Sam 21 Sep 2013, 16:21    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

 Pour Henryk :

Une bonne fois pour toutes, veuillez citez vos sources ! Vous citez in extenso un écrit de type pamphlétaire apparemment adressé au comte d'Eu (fils ainé du duc de Nemours), veuillez nous en donner l'auteur, le titre et la date de publication. Epargnez-nous les citations non sourcées et plus largement ce genre de littérature qui en vérité dessert très sûrement la cause si maladroitement défendue par le ou les auteurs concernés.

Pour ce qui regarde le prince Sixte de Bourbon-Parme (1886-1934), je n'ai pas souvenir d'avoir prétendu "résumer [sa] pensée" "dans une seule phrase" ! J'ai fait référence à une phrase du prince Xavier (1889-1977), frère du prince Sixte, elle-même rapportée par Guy Augé :

"En 1946, dans une brochure intitulée La République de tout le monde, qui se réclamait de Louis Veuillot et du Comte de Chambord, le prince Xavier assurait que, depuis 1883, la succession de France n'avait été valablement relevée par personne."

Guy Augé, dans sa postface à la réédition de l'ouvrage de Paul Watrin, La Tradition monarchique, 1983, pp. LIV-LV.

Le même universitaire Guy Augé (partisan de la légitimité de feu le prince Alphonse, père de Louis-Alphonse) apporte dans le même ouvrage et aux mêmes pages les intéressantes précisions suivantes :

"Les princes Sixte et Xavier apparaissaient profondément français de cœur et de mœurs ; Sixte (décédé en 1934) était l'auteur d'une thèse fondamentale pour les légitimistes [entendez : les "Blancs d'Espagne"] ; Xavier devint en 1936 "Régent de la Communion traditionaliste" (mais pour les seules affaires espagnoles). Ces princes ne manquaient pas de séduction personnelle ; sans faire ouvertement acte de candidature au trône de France, ils laissaient avancer leurs noms par des amis avec une certaine complaisance ; leur père, Robert Ier, dernier duc régnant de Parme, était le petit-fils de Charles X, le neveu d'Henri V, donc son plus proche parent (mais par les femme !)"

Id., pp. LIV-LV.


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Gentiloup
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MessagePosté le: Sam 21 Sep 2013, 20:45    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

N.M. a écrit:
"Les princes Sixte et Xavier apparaissaient profondément français de cœur et de mœurs ; Sixte (décédé en 1934) était l'auteur d'une thèse fondamentale pour les légitimistes [entendez : les "Blancs d'Espagne"] ; Xavier devint en 1936 "Régent de la Communion traditionaliste" (mais pour les seules affaires espagnoles). Ces princes ne manquaient pas de séduction personnelle ; sans faire ouvertement acte de candidature au trône de France, ils laissaient avancer leurs noms par des amis avec une certaine complaisance ; leur père, Robert Ier, dernier duc régnant de Parme, était le petit-fils de Charles X, le neveu d'Henri V, donc son plus proche parent (mais par les femme !)"

Id., pp. LIV-LV.
Effectivement, ayant eu l'occasion de rencontrer plusieurs fois le prince Sixte-Henri, il ne dédaignait pas non plus le trône de France, bien que trop conscient certainement du peu de chances qu'il avait étant-donné qu'il descend par les femmes de Charles X et du duc de Bordeaux.

Je ne vais pas chercher mes citations bien loin pour ma part:

 
Citation:
A propos de Sixte-Henri de Bourbon-Parme:


À la suite d'une brouille avec leur père, son frère Charles-Hugues fait évoluer idéologiquement le Parti carliste vers le socialisme autogestionnaire. Refusant cette évolution contraire aux origines mêmes du carlisme, la majorité des carlistes se séparent du parti. Désireux de rester fidèle aux fondements originels, ils se regroupent au sein de la Communion carliste traditionaliste en 1972. À la mort de François-Xavier de Bourbon-Parme en 1977, la Communion carliste traditionaliste constate l'incapacité de son fils aîné Charles-Hugues à assurer ses fonctions de prétendant et désigne son cadet Sixte-Henri comme « régent et prétendant au trône d'Espagne ».
Ceci rien que pour donner de l'eau au moulin de Cadoudal.

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Cadoudal
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MessagePosté le: Sam 21 Sep 2013, 21:14    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

les Orléans ont refusé d' appuyer  Maurras;


ils ont ainsi causé  un grand tort à la France , qui n'a pu se garder des folies du Front Populaire.


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N.M.
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MessagePosté le: Sam 21 Sep 2013, 22:13    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

 Chère Gentiloup,
 
En fait, on constate que les mêmes problèmes se posent partout. Dans toutes les familles... donc dans toutes les familles princières. Dans toutes les institutions, dans toutes les fraternités.
 
Le prince Hugues avait entrepris l'aggiornamento du carlisme... parallèlement à l'aggiornamento conciliaire. Résultat des courses : le mouvement carliste est aujourd'hui plus que jamais divisé et l'ombre de lui-même.
 
Une précision toutefois : le prince Sixte-Henri descend de Charles X par les femmes, mais point du comte de Chambord (qu'on appelait, enfant, duc de Bordeaux).
 
Le duc de Berry, second fils du roi Charles X avait eu deux enfants légitimes : le comte de Chambord (Henri V) et la princesse Louise (qui était l'aînée). Cette dernière avait épousé Charles III, duc régnant de Parme (et descendant de Philippe V d'Espagne et de sa seconde épouse Elisabeth Farnèse). Quatre enfants sont nés de cette union : deux fils et deux filles : 
 
- Marguerite, épouse du prétendant carliste au trône d'Espagne (Don Carlos, duc de Madrid, le Charles XI de France des "Blancs d'Espagne"),
- et Alice, épouse de Ferdinand IV, dernier duc régnant de Toscane (leur fille Rose épousa Philippe-Albert, duc de Wurtemberg et grand-père maternel de l'actuel prince Jean d'Orléans).
 
- Robert Ier, duc régnant de Parme (mort en 1907)
- et Henri, comte de Bardi.
 
Charles III de Parme fut victime d'un assassinat politique en 1854, dans le contexte trouble qui précéda l'unité italienne. Sa veuve exerça la régence au nom de son fils Robert Ier. Renversés en 1859, avant l'annexion du duché au nouveau royaume d'Italie, la princesse Louise et ses enfants gagnèrent l'Autriche. Malheureusement, la princesse Louise mourut en 1864. Son frère le comte de Chambord adopta ses neveux et nièces (encore jeunes). C'est ce qui explique que le duc Robert Ier hérita du domaine de Chambord à la mort de son oncle en 1883. Son frère Henri comte de Bardi, bien que marié deux fois, n'eut pas de descendance.
 
Le duc Robert Ier, marié également deux fois, eut quant à lui vingt-quatre enfants : douze de sa première épouse Maria-Pia de Bourbon-Siciles (morte en 1882) et douze autre de sa seconde épouse Antonia de Bragance (morte en 1959).
 
Les princes Sixte (1886-1934) et Xavier (1889-1977), ainsi que l'impératrice Zita (1892-1989), épouse de Charles Ier, dernier empereur d'Autriche-Hongrie, sont des enfants du deuxième lit. Depuis la mort du prince Robert II (en 1974), petit-fils de Robert Ier, il n'y a plus de descendant par les mâles du premier lit.
 
Le prince Xavier épousa Madeleine de Bourbon-Busset en 1927. Ils eurent quatre filles et deux fils : Charles-Hugues (prétendant au trône d'Espagne et mort en 2010) et Sixte-Henri que vous connaissez.
 
Certains royalistes français (qu'on appelle "parmistes") ont soutenu de façon récurrente les droits de ces princes. D'une part ils affirment la nullité des renonciations d'Utrecht et la successibilité des descendants de Philippe V au trône de France. D'autre part, ils font valoir que le prince appelé à régner en France doit être français de cœur et d'éducation. Or il est certain que l'éducation donnée à Robert Ier par sa mère, puis par le comte de Chambord, a été une éducation française. Pareillement à la génération suivante, si l'on en croit notamment l'impératrice Zita (qui parlait au sujet de sa famille de princes français ayant régné en Italie). Et a fortiori pour les enfants de Xavier de Bourbon-Parme et de Madeleine de Bourbon-Busset. On ne trouve pas d'exemple semblable chez leurs aînés saliques espagnols ou napolitains.
 
Cela étant dit, que vaut réellement une telle affirmation sur le plan du droit dynastique ?
 
Sauf à admettre l'opinion admise par le Père Bole en 1885 (cf. un peu plus haut dans ce fil) : la successibilité des descendants de Philippe V est admise, mais la loi de primogéniture est suspendue, compte tenu du fait que les princes espagnols (déjà à l'époque !) ne font pas réellement valoir leurs droits.
 
Mais quoi qu'il en soit d'une pareille hypothèse (???), il faudrait également (si l'on tente de suivre sa propre logique) que les princes de Parme concernés fassent clairement valoir leurs droits éventuels. Ce qui est loin d'avoir été toujours le cas. Et si le prince Sixte-Henri a eu des partisans et des ambitions en France et pour la France, il ne semble pas que tel soit le cas de ses neveux (fils de son frère Hugues et d'Irène des Pays-Bas).  
 
  


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N.M.
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MessagePosté le: Sam 21 Sep 2013, 22:15    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

 Cher Cadoudal,

Le désaveu politique de l'Action française par le duc de Guise et son fils le comte de Paris (en réalité, à l'instigation de ce dernier) est postérieure (1937) à la victoire électorale du Front populaire (1936).


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Saint Guilhem du désert
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MessagePosté le: Dim 22 Sep 2013, 01:52    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

Le Prince Sixte Henri de Bourbon-Parme est Régent de la Comunion Traditionalista  http://www.carlismo.es/ ( SAR don Sixto Henrique Borbon )l'un des 4 mouvements carlistes depuis la dérive autogestionnaire de son frère Charles Hugo et de son Partido Carlista http://www.partidocarlista.com/
 Le plus important de tous est la Comunion Traditionalista Carlista http://www.carlistas.es/ qui maintient un cap dans le respect du carlisme légitime sans prendre parti pour un prince.
La 4 eme tendance est ce que l'on nomme le carloctavisme avec la Comunion Catolico-Monarquico http://www.carloctavismo.org/ qui soutien la Maison carliste des Hasburgo-Toscano y Borbon.
Enfin pour l'anecdote, un petit groupe de carliste reconnaît le roi actuel Juan Carlos 1er.
Pour le futur du carlisme reste à connaître l'orientation que donnera le prince Charles Xavier ( fils de Charles Hugo ). On peut spéculer que si il redonne des signes d'un retour vers la Tradition son oncle pourrait qui n'a pas de descendance pourrait se "rallier" à lui. Et dans le cas contraire peut être qu'il se rapprocherait de Dominguo 1er De la Casa Hasburgo-Toscano y Borbon.


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Gentiloup
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MessagePosté le: Dim 22 Sep 2013, 14:49    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

Félicitation cher N.M. pour votre érudition, quelle mémoire!
N.M. a écrit:


En fait, on constate que les mêmes problèmes se posent partout. Dans toutes les familles... donc dans toutes les familles princières. Dans toutes les institutions, dans toutes les fraternités.



Oui, c'est assez inquiétant, je ne sais pas s'il en a toujours été ainsi ou bien si c'est un mal de notre époque, avec l'accélération des choses dues aux moyens techniques, cela devient exponentiel.

Il semble impossible de faire le chemin en arrière, non sur les événements (cela est révolu) mais sur les principes, cela est plus problématique. Est-ce un signe de la fin des temps?

Au XIVème siècle tout allait si mal dans tous les domaines que les complaintes sélèvent:
 
Citation:

"O misérable et très dolente vie
La guerre avons, mortalité, famine,
Le froid, le chaud, le jour, la nuit nous minent."
Poète breton, Jean Meschinot, 15ème siècle.




Et le spectre de la fin du monde plane.Le marchand est « un esclave du vice, un amant de l’argent » s’écrie un évêque du 10ème siècle. Mais dés le début du XIVème siècle, les marchands sont maîtres des villes, admis par l’Eglise, enviés par tous en raison de leur puissance financière.

Les escales nombreuses ne suffisent pas aux marchands itinérants. Ils décident de rendez vous périodiques où ils puissent traiter des affaires en gros : les foires. Les foires de Champagne dominent au 12 et 13ème siècle dans l’ensemble du commerce international. Le succès de ces foires est dû à la géographie et à l’action des comtes qui accordent aux marchands une protection qu’ils s’efforcent d’étendre au delà des limites de leurs territoires : ils instituent des gardes foires qui sont chargés de veiller à la sécurité des marchands, rédigent en leur faveur des contrats qui sont valables dans tout l’occident. Les comtes favorisent aussi la venue d’étrangers en construisant des logements où se regroupent les marchands de même origine : italiens, catalans, flamands…

  
Les marchands ne paient pas forcèment tout de suite : ils prennent l’habitude de régler leurs dettes d’une foire à l’autre.Et c'est de là que dérivent en partie nos malheurs actuels: le système bancaire prend sa naissance dans le crédit.



Ces voyageurs propagent les nouveautés, les inventions, les maladies et les vices.


Au 14ème et 15ème siècle, l’ensemble de l’Occident est en crise. En 1314, toute l’Europe du nord-ouest connaît le mauvais temps et de graves crises de subsistance se déclarent.  Les municipalités s’organisent pour acheter du blé : elles perquisitionnent, distribuent les excédents, taxent les prix. Mais cela n’est pas suffisant et elles sont amenées à acheter du blé à l’extérieur : comme les municipalités sont en concurrence auprès du vendeur, les prix grimpent et les villes s’endettent.


Au 14ème siècle, le climat s’est refroidi. Les hivers rudes se succèdent. Dans la 1ère moitié du 15ème siècle, le bourgeois de Paris qui écrit son journal donne des visions inhabituelles de la Seine:  elle charrierait de gros glaçons, des coqs qui ont « les crêtes gelées sur la tête ». A côté, les enfants meurent de froid et de faim sur des tas de fumier. Les loups pour entrer dans les villes : ils déterrent les morts et dévorent les vivants.  C’est le petit âge glaciaire.
 
Le climat amène les mauvaises récoltes qui amènent  la famine, qui amène les maladies et tout particulièrement la peste.
  
Très riches Heures du comte de Berry
  


La peste réapparaît brusquement à la fin de 1347. L’épidémie qui touche alors l’Asie centrale est amené en Europe par voie maritime : des navires transportant des rats contaminés dans leurs cales amènent la peste sur les comptoirs de la mer Noire aux ports méditerranéen. La maladie se répand, empruntant le tracé des routes commerciales : Dans la ville d’Avignon, la moitié de la population disparaît ; dans le petit village de Givry en bourgogne, la moitié des habitants meurent en trois mois entre août et octobre 1348.
Le Moyen Âge connaît la peste sous ses deux formes : bubonique (mortelle à 80%) et pulmonaire (mortelle à 100%).
  -Dans le premier cas, le virus est transmis par une piqûre de puces venues de rats infectés. Après une incubation de quelques jours, des ganglions apparaissent. Les effets sont mortels en moins de 8 jours.


  -Dans le second cas, la maladie se propage par simple contact avec le malade : toux ou salive.


Il n’existe aucun moyen de lutter contre la peste : fuir ou se murer restent les remèdes les plus utilisés. les gens restent pour accompagner les malades et enterrer leurs proches : elles en meurent. Il faut attendre le 15ème siècle pour que les municipalités prennent de sévères mesures d’isolement pour éviter la contamination.
 
  -les villes sont plus atteintes que les campagnes.
  -Les professions ou les groupes sociaux à forte sociabilité sont aussi les plus touchés : notaires, médecins, curés, fossoyeurs.



 
L’effet démographique de cette première peste qui frappe entre 1347 et 1350 est aggravé par les récurrences de la maladie : la peste ne quitte l’Europe qu’au 18ème siècle. Au fur et à mesure des passages de la maladie dans une même région, les habitants sont immunisés contre la peste : elle s’attaque donc aux jeunes, non encore immunisés, ce qui aggrave les conséquences sur le plan démographique. Après la peste de 1348, l’effondrement démographique est continu. Par la suite, la peste frappe tous les 10 ans environ. Cette répétition empêche toute reprise démographique.
 
Le petit historique j'ai suivi, ne mentionne-t-il encore que très peu de la guerre de Cent ans qui a duré en fait plus de 100 ans, avec son cortège de désastre: pillages, viols, massacres, maladies; tous ces fléaux s'interpénètrent et se fortifient entre eux.
Le départ de la guerre est un conflit dynastique pour la couronne de France qui naît en 1328 à la mort de Charles VI.
A ce conflit se superpose le Grand Schisme d'Occident (1378 - 1417) dont la grande nouveauté est la multiplication des papes. Chose inouïe, incompréhensible qui relève du Mystère d'iniquité... Rien d'étonnant que saint Vincent Ferrier, par exemple, ait vu dans ces signes la fin du monde...

C'est dans ce tableau de fin du monde que Jeanne d'Arc apparaîtra, frêle jeune fille, capitaine de guerre.

Petite rétrospective historique pour nous donner du courage face au mystère d'iniquité de notre temps, qui semble encore bien pire que ce qu'on pu vivre nos aïeux, du fait de la vision de plus en plus globale que nous avons et aussi de la grave crise inédite de l'Eglise qui semble d’auto-détruire.

La grave crise des XIV et XVème siècles qui faisait penser à la fin du monde a tout-de-même durer en gros, deux siècles. Ce qui implique que des générations entières sont nées et sont mortes sans en voir ni le commencement, ni la fin.
Avec l'accélération des événements actuelle, peut-être les délais seront-ils raccourcis...

Petites réflexions d'un dimanche après-midi, alors que nous sommes si loin d'une crise de succession du trône.


Dernière édition par Gentiloup le Lun 23 Sep 2013, 22:32; édité 1 fois
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Cadoudal
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MessagePosté le: Dim 22 Sep 2013, 15:10    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

Cher Cadoudal,

Le désaveu politique de l'Action française par le duc de Guise et son fils le comte de Paris (en réalité, à l'instigation de ce dernier) est postérieure (1937) à la victoire électorale du Front populaire (1936).


*********


vous avez sans doute raison.


mais la carence des Princes devaient se sentir depuis longtemps et démobiliser le gros de la troupe.


aucun Prince de la Maison de Bourbon ( les Orléans en font partie)
 ne s'est levé pour protester  contre les nuisances de la République et de la Révolution.


Maurras a lutté seul.
malgré les Princes
malgré l' Eglise, passée  à la République.


Maurras disait :
"c'est le guignon de la droite que de ne pas avoir de chef."


le drame continue  , quelques  catastrophes plus tard.


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Henryk


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MessagePosté le: Dim 22 Sep 2013, 19:54    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant


Non il n’y a plus de maison d’Orléans

Le  30 mai, anniversaire du martyre  de Jeanne d'Arc.

Cher N.M.,

EH quoi, L’expérience du passé ne sert donc à rien pour certains légitimistes? Ce seront donc toujours pour eux les mêmes errements inexplicables?

Avant d'avoir fait la restauration monarchique, ils voudraient aujourd’hui donc préparer déjà un nouveau 1830? Ils voudraient jonc lui inoculer le virus orléaniste dont elle mourrait?

« Gardez bien celle plume qui vient de signer, sur vos instantes sollicitations, le décret qui confère le litre d'Altesse Royale au duc d'Orléans, elle servira à signer votre abdication » : c'étaient les paroles prophétiques adressées par Louis XVIII au comte d'Artois qui devait être Charles X second.

Si notre loi faisait entrer dans les rangs de la famille royale, le duc d'Orléans actuel, je n'hésiterais pas à lui tenir je même langage.

Celle Maison égalité a donc quelque chose de la sirène ou du serpent pour fasciner ainsi ceux qui ne devraient ressentir pour elle, sinon la haine, au moins la répulsion de la victime pour le malfaiteur.

Est-ce politique, est-ce moral de chercher à faire endosser par la Maison de Bourbon le discrédit, le mépris universel dont l'opinion publique a flétri cette race de parricides, de parjures et d'usurpateurs ?

Mais les horreurs commises par le monstre Egalité 1er  auraient du suffire pour faire exclure toute sa descendance de toutes prérogatives princières.

Mais les crimes d'assassinat et d'usurpation dont Louis Philippe n été le principal coupable, mais la révolte, le parjure cl les idées ultra-révolutionnaires de son fils aîné, le duc d'Orléans, la complicité républicaine et maçonnique de ses autres fils, la trahison du comte de Paris et sa lugubre comédie de Frohsdorf et sou usurpation, ne sont ils donc pas des actes successifs de forfaiture qui entachent pour toujours une pareille famille?

La morale proclamerait seule sa déchéance si la doctrine de l'Eglise et la tradition française n'étaient pas là pour l'exiger.

Mais il suffit d'être un vrai chrétien pour comprendre qu'il ne saurait eu être autrement et que le cas d'indignité exclue du bénéfice de la loi de la primogéniture,

C'est confirmé par le droit européen lui même, d'accord eu cela avec la loi salique, dont il est l'interprète autorisé; il requiert aujourd'hui, comme il y a quinze siècles, les mêmes conditions pour la succession au trône ;

I° Le successeur doit être l'aîné do la race aînée, issu du mariage chrétien avec une princesse d'une Maison souveraine ou appartenant à une Maison ayant régné ;

2° Il doit être orthodoxe;

3° I1 ne doit pas être, par lui ou ses ascendants, coupable ou complice d'attentats régicides perpétrés en vue d'une usurpation.

Le droit européen est donc conforme, en cette matière, au droit chrétien, à l'Evangile.

Dieu a dérogé plusieurs fois à sa loi de la primogéniture pour écarter un indigne ; l'Ecriture Sainte l'atteste.

En outre, les Souverains Pontifes ont toujours eu le droit d'excommunier et de déposer un souverain infidèle à sa mission et de délier ses sujets du serment de fidélité : ce qu'ils n'auraient pas pu faire si la question d'indignité n'avait pas été un cas d'exclusion pour les princes.

Ils sont donc indignes de tous droits princiers et frappés d'incapacité radicale, les descendants d'Egalité Ier, qui n fait guillotiner Louis XVI pour se mettre à sa place, de Louis Philippe ou Egalité II, complice du même forfait, qui, plus tard, a usurpé le trône avec l'appui de l'Angleterre maçonnique. Tous tes Egalité, leurs descendants, portent et porteront la malédiction des parricides et des régicides, héréditaire, d'après l'Ecriture Sainte, jusqu'à la quatrième génération.

Ces prétendus princes, qui n'ont cessé de conspirer contre le Roi légitime pour, le supplanter, comment auraient-ils pu, en outre, être déclarés dignes d'être appelés un jour, le cas échéant, à jouir de cette autorité royale qu'ils ont niée, qu'ils ont combattue, qu'ils ont trahie toujours?

El à ce sujet, le souvenir de la princesse Amélie ne saurait nous toucher; elle n'était pas bien intéressante, puisqu'elle avait eu l'impudeur d'épouser le fils d'un monstre, monstre lui-même qui s'était enfui du camp de Dumouriez pour venir se repaître du supplice de Louis XVI, N'était il pas, en effet, avec son hideux père, aux pieds de l'échafaud, ne pouvant, ainsi que lui, retenir un sourire infernal, une joie féroce, quand la tête du Roi fut montrée au peuple par le bourreau? Il applaudissait les tigres qui trompaient leurs piques dans le sang de ta noble victime.

Si elle avait eu du cœur, ou simplement un vulgaire sens moral, cette princesse, elle aurait repoussé les avances de cet Egalité II qui venait de faire assassiner le duc de Berry et, plus tard, elle l'aurait empêché d'enfermer la duchesse de Berry, sa cousine, dans la citadelle de Blaye, elle aurait veillé sur ses jours et aurait conjuré son mari de renoncer a ses procédés infâmes pour chercher à la déshonorer. Ah! Il ne faut pas faire une auréole à cette femme  promise au frère ainé de Louis XVII, qui a commis une véritable forfaiture en entrant dans la Maison des Egalité, car les vrais légitimistes protesteraient.


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N.M.
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MessagePosté le: Lun 23 Sep 2013, 07:41    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

 Pour Henryk :

Une fois encore vous citez manifestement un pamphlet anti-Orléans. Une fois encore je vous réponds ceci : citez vos sources. Et je vous réponds également :

Encore une fois je ne comprends pas cette haine viscérale que vous exprimez à l'encontre des princes d'Orléans, passés, présents et à venir. Tout simplement parce qu'une telle animadversion à l'endroit des personnes n'a rien de chrétien.
 
S'il s'agit de porter un jugement sur la participation au régicide en 1793 ou sur l'usurpation de 1830, je vous rejoins sans problème. Mais de la même façon que ni vous ni moi ne sommes coupables des fautes de nos ancêtres (le péché originel chez les descendants d'Adam et Eve est d'un autre ordre que la faute personnelle), les actuels princes d'Orléans ne sont pas coupables des crimes et des fautes de leurs ancêtres, Louis-Alphonse n'est pas coupable des fautes politiques profondes de ses ancêtres les reines Marie-Christine et Isabelle II, et les Bourbons en général ne sont pas coupables des crimes révoltants perpétrés par leur ancêtre Jeanne d'Albret (au temps des guerres de Religion).
 
S'il s'agit de porter un jugement sur le libéralisme persistant ou résurgent des princes d'Orléans, je vous rejoins également. Mais dans ces conditions-là il faut être honnête et honnête jusqu'au bout : il faut porter un jugement analogue sur le libéralisme de Louis-Alphonse.

Bis repetita placent

P.S. : Entre parenthèses, le pamphlet que vous citez raconte n'importe quoi, puisque Marie-Amélie de Bourbon-Siciles épousa Louis-Philippe le 25 novembre 1809, c'est-à-dire plus de dix ans avant l'assassinat du duc de Berry (14 février 1820) ! Alors que le texte assez pitoyable que vous nous servez fait grief à cette princesse d'avoir épousé celui qui "venait de faire assassiner le duc de Berry" !!! J'ajoute qu'attribuer gratuitement l'assassinat du duc de Berry à Louis-Philippe relève - en l'absence de preuves formelles - de la pure et simple calomnie. Les princes d'Orléans ont leurs fautes, et pour certains leurs crimes, mais la morale chrétienne la plus élémentaire ne permet à personne - pas même pour la "bonne cause" (ou prétendue telle) - de leur attribuer gratuitement des crimes supplémentaires. La fin ne justifie pas les moyens.

Pour ce qui est de l'attitude inqualifiable de Louis-Philippe et de ses ministres à l'encontre de la captive de Blaye, il est de notoriété publique que la reine Marie-Amélie la désapprouva. L'auteur que vous citez laisse accroire le contraire (encore une calomnie) et surtout ne semble pas se rendre compte que les femmes de ce temps n'avaient pas leur mot à dire dans les affaires de leur époux.



 


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Cadoudal
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MessagePosté le: Lun 23 Sep 2013, 09:48    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

hier , cérémonie  annuelle aux Invalides  .


 la seule où l 'on peut espérer voir le Prince  ;
il y est invité  en sa qualité de descendant de Louis XIV, fondateur de l 'établissement.


il n'est pas venu
n' a pas prévenu  le Gouverneur de son absence.


un ami, qui ne manque jamais cette messe, a subi une nouvelle déception.


il voulait lui parler de son absence dans les manifestations du printemps.


il faut en prendre acte: il n'y a pas de Prince, depuis longtemps et pour longtemps.


il faut chercher notre Roi ailleurs.


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Henryk


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MessagePosté le: Lun 23 Sep 2013, 14:20    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

N.M. écrit:
Pour ce qui est de l'attitude inqualifiable de Louis-Philippe et de ses ministres à l'encontre de la captive de Blaye, il est de notoriété publique que la reine Marie-Amélie la désapprouva. L'auteur que vous citez laisse accroire le contraire (encore une calomnie)

Je suis étonné par vos propos, car dans le livre Louis Philippe, de Lucas Dubreton dans le chapitre "l'Ascension" dans le paragraphe "l'occasion est saisie", p 122, Marie Amélie est tout, dans son rôle de conseillière et de manipulatrice, avec Thiers et Perier, qu'une femme éffacée.

En parlant de calomnies,  vos litanies(sic) castillanes, vos diatribes à longueur de post pour suppléer à votre dialectique politicienne, seraient déjà amendées voir supprimées, sur d'autres forums, cher N.M.

Cadoudal écrit:
il n'est pas venu
n' a pas prévenu le Gouverneur de son absence.

Pour cela, il a un Bureau de champion.


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Henryk


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MessagePosté le: Lun 23 Sep 2013, 14:34    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

Mais je suis désolé, qu'il ne soit pas venu, surtout pour ceux, comme votre ami, Cadoudal, qui espérait se mettre du baume royal au coeur. Les Invalides, certainement ensoleillés aujourd'hui, lui rappeleront ses devoirs, quand les jours d'épreuves arriveront. Prions le Sacré Coeur et le Coeur Immaculé pour le Roy, cela, le notre, est, de devoir.

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Cadoudal
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MessagePosté le: Lun 23 Sep 2013, 20:09    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

le Roi est mortil n'y a plus de roi, ni de régent .


jusques à quand ? 


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N.M.
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MessagePosté le: Mer 25 Sep 2013, 07:26    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

 Pour Henryk :

De quels fora parlez-vous ? De ceux pour lesquels vous venez en ces lieux faire de la retape ? Où aucun point de vue contradictoire n'arrive à être exprimé ? Où les intervenants communient dans une même adoration obséquieuse à l'endroit d'un prince qu'ils savent profondément décevant ?

Pour ce qui est de mes "litanies castillanes", je m'étonne encore une fois que des royalistes français partisans des Bourbons d'Espagne puissent concrètement se désintéresser de l'histoire desdits princes et de leur pays. C'est (de votre part) donner l'impression de ne pas vouloir savoir, histoire d'adhérer avec plus de facilité à un discours mythologique rassurant. En somme, moins vous connaissez vos princes, mieux vous vous portez. Cela s'appelle "voir les choses telles qu'on voudrait qu'elles soient". Cela s'appelle aussi : se mentir à soi-même.

Pour ma part, dès que je me suis intéressé à la question dynastique, j'ai étudié avec grand intérêt l'histoire de ces Bourbons partis régner à Madrid, à Naples et à Parme. La chose me semblait (et me semble) tout-à-fait naturelle, et surtout indispensable (pour tout royaliste qui se respecte) si ces princes ont été et sont successibles à la couronne de France.

Dites-nous plutôt (et ne vous défilez pas) d'où vous avez tiré l'information saugrenue selon laquelle il fallait blâmer Marie-Amélie des Deux-Siciles d'avoir épousé en 1809 l'homme (Louis-Philippe) qui "venait de faire assassiner le duc de Berry" (la preuve de cela ???)... en 1820 ?!!

Pour ce qui est de l'attitude de la reine Marie-Amélie vis-à-vis de sa nièce la duchesse de Berry, l'historienne Anne Martin-Fugier explique que "sa détention [en 1832] puis la révélation de sa grossesse bouleversèrent Marie-Amélie et donnèrent lieu à des scènes familiales pénibles, comme celle que décrit le prince héritier [fils aîné de Louis-Philippe et de Marie-Amélie] à Louise [sa sœur, épouse du roi des Belges Léopold Ier] le 28 avril 1833". Et l'historienne de citer ladite lettre :

"Dans ce moment-ci, elle [Marie-Amélie] est dans un redoublement de ferveur pour Mme la duchesse de Berri [sic]. Je ne sais que faire pour la calmer, elle va jusqu'à parler d'une requête qu'elle veut adresser au conseil des ministres, etc., et autres impossibilités que dans son exaltation chagrine elle prend pour des remèdes à la position de Mme la duchesse de Berri. Enfin hier au soir, pendant qu'elle était dans une de ces crises qui font vraiment peine, et où elle s'accusait d'être la geôlière de sa nièce et de déshonorer son sang, après avoir de mon côté épuisé tous les moyens de la tranquilliser, je n'ai pu m'empêcher de lui rappeler tous les ménagements dont nous avions usé envers Mme la duchesse de Berri"

Archives nationales, 300 AP IV 153, dossier G n°104, cf. Anne Martin-Fugier, Louis-Philippe et sa famille, 1830-1848, rééd. Perrin (collection Tempus), 2012, p. 169.

Sauf qu'en terme de "ménagements", lors de la révolution de Juillet, le lieutenant général du royaume Louis-Philippe avait "oublié" de faire proclamer le petit roi Henri V, histoire de ceindre la couronne à sa place ! Les "ménagements" invoqués par le prince royal ne sont évidemment pas crédibles, mais quelle que soit la fausseté de ce jugement de valeur, le témoignage, lui, est irrécusable : Marie-Amélie déplorait manifestement le sort fait à sa nièce avec amertume, au point de faire des vagues au sein de son foyer. J'ignore quelles sont les sources de Jean Lucas-Dubreton que vous dites citer, mais voici quelles sont les sources incontestables de l'historienne Anne Martin-Fugier. 

Ce n'est pas parce que Louis-Philippe et ses ministres ont sali la réputation de la duchesse de Berry lors de sa captivité à Blaye que nous sommes en retour autorisés à salir la réputation d'une autre princesse (Bourbon) en la personne de Marie-Amélie.      


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Saint Guilhem du désert
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MessagePosté le: Mer 25 Sep 2013, 21:00    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

Cela nous permet NM de nous remémorer la félonie de celui qui fut "roi des français" et qui renia sa parole donnée de servir le roi Charles X et de profiter de son titre de Lieutenant Général du Royame pour éclipser le petit roi Henri V. Celui la même qui décréta que la religion Catholique n'est plus religion d'état , sans doute en obligé de ses amis franc-maçons. Je n'ose imaginer personne sur ce forum qui ne ce serait pas senti de manifester son mécontentement devant cette mesure anti-catholique.
Celui encore qui écrit au marechal Soult le 30 mai 1832 au sujet de la guerre de Vendée et de la chouannerie de 1832.

 « Il n’y a pas d’homme sensé, qui ne sache que la France repoussera toujours ce qui lui viendrait de la Vendée et des Chouans, que leurs insurrections doivent nécessairement finir par leurs défaites, et par fortifier le gouvernement qu’ils attaquent. » 

Je trouve que cette phrase montre un certain mépris pour les vendéens et les chouans montrant peut être que Louis-Philippe d'Orleans était toujours plus proche de la révolution que de la monarchie française. Mais je peux me tromper.


Enfin tout forum politique ou religieux est partisan ... Je ne vois pas le problème , si on ne se sent pas a l'aise sur un forum on le quitte pour en trouver un autre. 


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N.M.
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MessagePosté le: Mer 25 Sep 2013, 21:37    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

 Bien sûr Guilhem, vous avez tout à fait raison de rappeler la double usurpation de 1830 : celle de Louis-Philippe usurpant la couronne du jeune Henri V, et celle opérée avec la révision de la Charte. 

L'article 6, stipulant que "la religion catholique, apostolique et romaine est la religion de l'Etat", est supprimé et fondu avec l'ancien article 7. Il est dorénavant stipulé que la religion catholique est "professée par la majorité des Français". Cette usurpation est plus grave que la première, dans la mesure où c'est ici non plus un prince, mais le Christ-Roi qui est (prétendument) découronné.

Par ailleurs, les citations que vous faites montrent évidemment que Louis-Philippe ne s'est jamais considéré comme étant du même camp que les Vendéens et les Chouans. C'est une évidence.

Mais comme j'estime que nous devons être solidaires de toutes les Vendées, je vous rappelle que les ancêtres de Louis-Alphonse réprimèrent dans le sang (avec le soutien de Louis-Philippe) la Navarre carliste dans les années 1830.


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Cadoudal
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MessagePosté le: Mer 25 Sep 2013, 22:07    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

la vraie question est:


qui est le roi qui va diriger la contre révolution française et catholique , aujourd'hui et demain ?


réponse urgente attendue .


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Henryk


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MessagePosté le: Jeu 26 Sep 2013, 16:34    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

Lettre à la reine de Naples

Lettre au roi d'Espagne

1808-2008 bicentenaire de la main mise sur l'ecole, début de la destruction de la tour du Temple 1808-1810 (mariage de Louis Philippe), rapt de François de Paule en Espagne, par Murat...


On  ne sait plus avec tous ces morts, duc D'Enghien, Duc de Berry, Duc de Bourbon...

L'association en 1894, ou ce qui deviendra un droit en 1905


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 10:35    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique"

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