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A propos de "Royaliste et Catholique"
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Henryk


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MessagePosté le: Jeu 26 Sep 2013, 17:02    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

A propos des historiens dont vous parlez avec raison, ils sont partiaux donc républicains, ou vice versa, donc ni royalistes ni catholiques et leur histoire à la suite de Michelet abondera dans le sens de la République. comme le dernier livre de d'anne Martin Fugier, le St Louis de Le Goff, ou les textes constitutionnels de Rials qui dénotent de sa vision personnelle "le légitimiste" en chronologie qui l'éloignera du sus nommé.

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MessagePosté le: Jeu 26 Sep 2013, 17:02    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Sam 28 Sep 2013, 15:18    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

 Pour Henryk :

Il ne s'agit pas seulement d'Anne Martin-Fugier, il s'agit de la lettre du duc d'Orléans (fils aîné de Louis-Philippe) adressée à sa sœur la reine Louise (épouse de Léopold Ier) et attestant que la reine Marie-Amélie s'était opposée véhémentement (et autant qu'elle le pouvait) au traitement indigne que son époux Louis-Philippe et son gouvernement avait fait subir à Blaye à la duchesse de Berry. Lettre conservée aux Archives nationales, et qu'Anne Martin-Fugier se contente en l'espèce de citer.

Pour ce qui est maintenant de la lettre adressée par Louis-Philippe en 1808 à la reine Marie-Caroline de Naples (mère de Marie-Amélie), cette lettre est en effet bien connue. Elle fut ressortie après 1830 par les légitimistes qui pouvaient à bon droit mettre en contradiction les promesses passées du duc d'Orléans (fidélité à Louis XVIII et à ses légitimes successeurs) avec l'application desdites promesses vingt-deux ans plus tard (usurpation de la couronne au détriment d'Henri V).

Sauf qu'il est bon de savoir que dans sa lettre Louis-Philippe demandait à sa future belle-mère qu'elle plaidât auprès du gouvernement britannique, afin de lui permettre de débarquer en Espagne et de se battre les armes à la main contre Napoléon. Idem pour la lettre au roi d'Espagne que vous citez.

En revanche, je ne comprends vraiment pas en quoi la "main mise sur l'école", la destruction de la tour du Temple (sous Napoléon), les actions du sabreur Murat, l'exécution du duc d'Enghien (toujours Napoléon) ou l'assassinat du duc de Berry pourraient être imputables à Louis-Philippe. Pourquoi pas le 11 Septembre ou l'assassinat de Sarajevo tant qu'on y est ?

Pour ce qui regarde la mort du duc de Bourbon (et une certaine espagnolette), on peut se poser des questions. Mais je serais fort aise si vous nous fournissiez des preuves.

Et encore une fois je tiens à préciser que je ne milite pas ici pour la légitimité des princes d'Orléans (depuis 1883).


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Henryk


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MessagePosté le: Sam 5 Oct 2013, 08:52    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant


Les états-généraux ont été souvent convoqués aux époques dont je parle. Ces états étaient composés des députés du clergé, de la noblesse et du peuple. Mais les deux premiers ordres avoient des privilèges, contre lesquels le dernier était toujours en garde: en sorte que ces états formés des représentants de trois ordres divisés le plus souvent dans leurs intérêts particuliers, ont rendu bien rarement des services essentiels à la patrie. On a vu par les faits que j’ai rapportés précédemment, que plusieurs fois ils devinrent séditieux, et lors de la tenue de ceux qui furent convoqués sous Louis XIII en 1614, le clergé asservi aux prétentions de la cour de Rome, n'osa pas même décider, que la couronne de nos Rois était indépendante de foute autorité sur la terre.

Mais le clergé et la noblesse, ne formant pas aujourd'hui de corps particuliers, il ne peut plus être question d'états-généraux.

Pendant les trois derniers siècles, des assemblées de notables, choisis dans la magistrature et parmi les principaux seigneurs, on les grands propriétaires du royaume, furent appelés plusieurs fois à donner leur avis touchant les remèdes qu'il convenait d'apporter aux maux de l'état. Ces assemblées n'étaient pas divisées par l'esprit de corps, comme les états-généraux. Elles donnèrent souvent des conseils très-utiles, et la dernière qui fut convoquée en 1788, aurait pu prévenir tous nos malheurs, si elle n'eût pas été sous l'influence d'un ministère que l'esprit de système et d'innovation avait déjà corrompu.

La chambre actuelle des députés des départements est composée des principaux propriétaires de l'état ; plusieurs de ses membres ont déjà prouvé par leurs lumières et leur attachement au Roi, qu'ils étaient dignes d'être consultés sur toutes les matières importantes qui ont fait l'objet de leurs délibérations.

Cette chambre pourrait donc être changée facilement en assemblée des notables propriétaires du royaume, pour donner son avis sur tous les objets qui concerneraient les finances, l'administration, l'agriculture et le commerce. Le Roi se réserverait le droit de la convoquer, de la dissoudre, et de la renouveler lorsqu'il le jugerait à propos. Elle serait appelée à discuter l'impôt, à faire ses représentations sur la manière la plus avantageuse de l'asseoir et de le répartir, après que le gouvernement en aurait fait connaître l'emploi. Mais elle n'aurait jamais le droit de le refuser. Je crois avoir donné des preuves assez claires de l'abus qu'une assemblée politique peut faire d'un droit aussi important, pour qu'on doive convenir que le salut de la patrie tient à ce qu'elle n'en jouisse pas ; 'puisque le refus de l'impôt peut amener la dissolution du gouvernement, et nous conduire à la plus affreuse anarchie.

La discussion des lois fut attribuée autrefois à la chambre des pairs, nommée aussi cour royale", ou parlement du Roi. Ne pourrait-on pas aujourd'hui lui confier les mêmes fonctions, en y appelant des membres de la haute magistrature ? Le Roi seul aurait le droit de présenter la loi; mais la chambre aurait la faculté de la rejeter par forme de remontrance, lorsqu'elle serait contraire aux lois fondamentales du royaume, et aux intérêts de la religion et de l'état.

Les lois' seraient proclamées au nom du Roi et de l'avis de la chambre des pairs. On indiquerait alors les formes qu'il conviendrait d'adopter, pour les transmettre aux tribunaux et aux administrations. Cette chambre serait aussi dépositaire des lois du royaume, et de celles qui servent de fondement aux libertés de l'église gallicane. Elle serait particulièrement appelée à les défendre, si elles étaient attaquées. Le Roi aurait le droit de mettre en jugement ceux des membres de la chambre des pairs qui deviendraient séditieux.

Lorsque la tranquillité de l'état serait menacée, le Roi conserverait comme ses prédécesseurs, le droit de pourvoir lui-même à la sûreté du royaume , en rendant, de l'avis de ses ministres ou de son conseil privé, telle ordonnance qu'il jugerait nécessaire pour faire cesser les troubles, et punir promptement les coupables.

L'assemblée des notables formerait le moyen de communication entre le Roi et le peuple ; mais, comme elle ne serait pas permanente, les institutions secondaires, telles que les assemblées de départements, nommeraient dans leur sein des commissions pour correspondre avec le gouvernement, sur les objets qui sont dans l'intérêt des sujets.

L'autorité royale serait l'unique ressort qui donnerait le mouvement à toutes les parties de l’administration, et cette autorité ne pouvant jamais être que déléguée, et non partagée, le Roi aurait toujours la faculté de corriger sans secousse et sans efforts ce qui deviendrait susceptible d'abus, dans les institutions qu'il aurait adoptées.

Des hommes d'état, dont la disette est si sensible aujourd'hui, pourraient se former aisément dans la chambre des pairs, ainsi que dans l'assemblée des notables. Mais le gouvernement étant fondé essentiellement sur l'autorité du Roi, on conçoit aisément que ceux qui voudraient parvenir aux places et aux dignités de l'état, ne pourraient se rendre recommandables que par le zèle qu'ils témoigneraient pour la faire respecter, et assurer de cette  manière la paix intérieure et le bonheur de la nation.

La liberté individuelle ne perdrait rien par les arrangements que je propose. Il est vrai cependant qu'ils ne plairaient point à ces hommes pervers qui ont causé tous nos maux, et qui cherchent encore à les renouveler; car le gouvernement recouvrant son ancienne énergie, aurait plus de moyens pour les punir, et pour surveiller leur conduite. Mais les gens de bien n'auraient rien à redouter, parce que l'intérêt, du Prince se trouverait, comme celui des sujets, dans l'exécution des lois qui garantiraient les droits du chef, ainsi que ceux de tous les membres du corps social.

Une nouvelle doctrine a prévalu parmi la plupart des publicistes qui ont écrit depuis le milieu du siècle dernier. Ils ont voulu nous faire considérer l'autorité royale comme le plus grand obstacle à la liberté des peuples. C'est pour cela que dans leurs ouvrages ils ont tant travaillé à la limiter. Ils n'osaient pas en proposer l'entière abolition, parce qu'ils craignaient d'attirer sur eux la vengeance des princes sous lesquels ils vivaient. Mais ils ont donné une préférence marquée à ces gouvernements mélangés, où le pouvoir souverain se trouve divisé en plusieurs branches.

Les partisans de ces modernes défenseurs de la liberté des nations, les ont honorés du titre de grands hommes. Ils nous ont présentés comme de nouvelles lumières, les erreurs ou les conceptions frivoles de leurs patrons. Néanmoins nous aurions dû nous apercevoir que la vanité des disciples était particulièrement intéressée, dans les louanges qu'ils donnaient à leurs maîtres ; parce que la division du pouvoir souverain leur laissait l'espérance de dominer les Rois, en devenant un jour membres de ces assemblées appelées à partager leur puissance. Mais l'essai que nous avons fait de leurs principes politiques nous a prouvé par des résultats que nous ne devons jamais oublier, que nous ne serons libres, qu'autant que l'autorité de celui qui est chargé de protéger la liberté de tous sera indépendante.

Des personnes plus expérimentées que moi pourraient faire d'autres recherches dans nos anciennes institutions ; ils ne manqueraient pas d'en trouver qui seraient propres à rétablir parmi nous les mœurs et l'honneur national. Je me suis contenté d'indiquer celles qui m'ont paru faites pour rendre au gouvernement la vigueur sans laquelle il ne pourra nous préserver des troubles qui nous menacent encore.

Je suis bien persuadé que si, lors du retour du Roi, l'on se fût borné à appeler auprès de lui les principaux propriétaires du royaume pour lui exprimer les vœux de la nation; si, au lieu de circonscrire notre législation dans les bornes du code de B., on eût institué une Cour chargée de rechercher dans nos anciennes lois celles qui pouvaient convenir à notre situation intérieure, le trône aurait recouvré promptement l'éclat qui l'environnait avant nos désastres. L'assemblée des propriétaires(1) aurait fait connaître à toute l'Europe , que les vrais François avoient en horreur les principes détestables qui occasionnèrent notre révolution, et qu'ils ne désiraient rien tant que le rétablissement de l'autorité royale, dans tous ses droits : et le Roi, usant alors de son pouvoir, avec toute la liberté que nos lois fondamentales y avoient attachée, aurait anéanti les factions , en prononçant les peines les plus sévères contre ceux qui tenteraient encore d'exciter des troubles dans l'état.

Alors la nation aurait repris son ancienne physionomie; les hommes égarés se seraient rapprochés des sujets fidèles, et les factieux, intimidés par les châtiments dont ils auraient été menacés, se seraient vus forcés de renoncer à leurs coupables entreprises.

(1) On comprend, sans doute, que je n'entends ici par propriétaires, que ceux qui possèdent des biens légitimement acquis.

Plusieurs cours étrangères ont paru applaudir à la charte qu'on nous a donnée: mais le machiavélisme avec lequel elles ont agi à notre égard, doit, nous engager à nous défier beaucoup de l'éloge qu'elles ont fait de nos nouvelles institutions. Leur conduite a dû nous prouver qu'elles ne veulent pas sincèrement la prospérité de notre nation, et que tout ce qui peut contribuer à nous affaiblir entre dans les vues de leur politique.

Si à l'époque du retour de Louis XVIII, en 1814, on eût adopté des mesures conformes à celles que je viens de proposer, la France réunie autour de son Roi aurait eu une altitude assez imposante , pour rappeler aux Puissances alliées qu'on n'abuse pas sans danger des malheurs d'un grand peuple qui rentre dans la voie de l'honneur, en se replaçant sous la conduite de son chef légitime, et sous l'empire des lois et des institutions qui relevèrent autrefois, au premier rang entre les états de l'Europe.

Il est probable qu'alors ces Puissances ne se seraient pas permis de traiter en souverain, et de soustraire à la juridiction du Roi, ce soldat révolté qui avait eu l'audace de s'asseoir sur le trône des Bourbons ; et qu'au lieu de manquer à tous les égards que les chefs des nations se doivent entre eux , pour faire de la nôtre le jouet de leur fausse politique elles auraient compris qu'il était de l'intérêt des Rois et des peuples de punir du dernier supplice ce misérable usurpateur, ainsi que tous les scélérats qui composent son odieuse famille.

Au lieu de replacer la nation Françoise sous le régime des institutions et des anciennes habitudes , qui en formant ses mœurs et son caractère , l'avoient rendue redoutable à fous ses voisins, on lui a donné la charte, (2) qui, d'une part, ôte au gouvernement la force qui lui est si nécessaire, et d'une autre part, ne fait que ménager les principes et les intérêts révolutionnaires, au lieu de les combattre. La conformité qu'elle a dans plusieurs points avec la constitution d'Angleterre, la rend précieuse à nos politiques modernes, qui s'obstinent à considérer cette constitution étrangère, comme le chef-d’œuvre des établissements humains, et qui ne veulent pas voir que c'est la corruption des hommes, et non le défaut de bonnes institutions, qui a été une des premières causes de nos malheurs.

Mais les véritables François ne reconnaissent  plus leur patrie sous le régime de cette curie.

Ils ont vécu sous l'empire de nos anciennes lois qui condamnaient foutes les injustices : et on leur présente aujourd'hui des lois nouvelles qui autorisent l'usurpation des biens enlevés à l'église et aux défenseurs de la royauté légitime.

Ils étaient heureux sous le gouvernement paternel de nos Rois, dont l'autorité indépendante maintenait la liberté individuelle et la paix intérieure; et ils voient cette autorité réduite à l'impuissance par le partage qui en est fait; puisque le Roi est obligé de venir solliciter auprès de ses sujets leur acquiescement tardif, à des lois dont la promulgation? Et l'exécution, ne devraient souffrir aucun délai.

Ils étaient accoutumés à voir la religion sainte qui avait perfectionné leurs mœurs, jouir de toutes les prérogatives qui lui appartiennent, lorsqu'elle était la seule qui fût avouée dans l'état; tandis qu'elle n'est plus distinguée aujourd'hui des religions qui lui sont opposées, puisque le gouvernement accorde les mêmes avantages à tous les cultes.

La charte ne peut donc que prolonger les divisions qui existent parmi nous, au lieu de les faire cesser; car les vrais François ne sauraient en adopter les principes. Cette nouvelle constitution n'a pour partisans dans nos provinces que les factieux, qui prétendent y trouver un appui; elle est vantée par les possesseurs de biens nationaux, dont elle autorise les scandaleuses acquisitions; elle l'est encore par les amateurs d'idées libérales, qui ont étudié la politique dans les écrits de Jean-Jacques Rousseau, de Delolme, et des Encyclopédistes.

(2) La charte a encore un inconvénient auquel on ne fait pas assez attention ; c'est que plusieurs personnes très éclairées et vraiment religieuses, s'éloignent des administrations, parce que leur conscience ne leur permet pas de prêter serment d'obéissance à celte nouvelle constitution. Ainsi l'état se trouve privé des secours et des lumières de personnes qui pourraient rendre les plus grands services. Le serment de fidélité au Roi et à sa famille est de droit divin ; personne ne peut le refuser, mais le serment d'obéissance aux lois positives, ne peut se prêter qu'autant qu'elles sont rigoureusement conformes aux règles de la justice et aux principes du droit naturel. On a fait dans ces derniers siècles un abus bien étrange des serments. On s'est imaginé qu'on pouvait les prêter, dès qu'ils étaient commandés par les supérieurs , ou même par ceux qui en usurpaient la place, ainsi qu'on l'a vu au temps de B. Cependant nos pères ne pensaient pas de même. Ils considéraient le serment, comme un engagement par lequel nous prenons Dieu pour témoin de ce que nous promettons. Or, c'est insulter à la majesté et à la justice de Dieu, que de promettre, surtout avec serment, des choses qui sont contraires à ses préceptes.

Mais les factieux, les acquéreurs de biens nationaux, et les amateurs d'idées libérales ne composent pas la nation. Ils n'en forment heureusement que la moindre partie : et cette partie qu'il est si essentiel de rallier au reste des François, ne pourra jamais y être réunie, tant que nous aurons une constitution qui favorisera ses erreurs et ses écarts.


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Henryk


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MessagePosté le: Sam 5 Oct 2013, 08:58    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

A la conciergerie, les  journées d'Octobre
 Octobre 1793

Voici ce qui le prouve péremptoirement : au Salon de 1819, le peintre Menjaud exposa un tableau représentant S. M. la reine Marie-Antoinette recevant la communion des mains de M. l'abbé Magnin, dont les traits y sont reconnaissables ; la scène se passe en présence de Mlle Fouché et de deux gendarmes.


Le fait de l'introduction de M. l'abbé Magnin dans cette prison a été souvent contesté, en alléguant une impossibilité physique d'introduire qui que ce fût auprès de la Reine. Cependant on aurait dû se rappeler que sous les concierges Richard et Bault, MM. Hue et Cléry entretinrent une correspondance, mystérieuse à la vérité, avec l'auguste prisonnière; qu'un médecin fût appelé plusieurs fois, ainsi qu'un pharmacien du quartier, pour fournir à la princesse les secours de leur art, et que le marquis de Rougeville ne fut pas le seul qui eut l'honneur de parler à Sa Majesté.

Il est donc incontestable, ainsi que je vais en donner les preuves, que M. Magnin a eu le bonheur de confesser plusieurs fois la reine Marie-Antoinette, de lui dire la messe et de lui donner la communion en présence de Mlle Fouché et des deux gendarmes qui, pleins de foi et prévenus d'avance, eurent le bonheur, comme cette demoiselle, de communier après la princesse. L'un de ces militaires, officier dans son corps, avait été capitaine dans l'ancienne connétablie, et l'autre était simple brigadier; ils partageaient tous deux les mêmes sentiments pieux et monarchiques, dont ils avaient toujours été pénétrés. On croit qu'ils ont payé de leur tête, peu de temps après, ces nobles convictions, dans une ville de province.

Peu de jours après cette scène sublime, M. Magnin tomba gravement malade et fut contraint de garder le lit. La Reine en fut très-affectée. Mlle Fouché, qui avait déjà donné tant de preuves de son zèle et de son dévouement à Sa Majesté, proposa et fit agréer un autre ecclésiastique, prêtre vendéen, nommé M. Cholet, qui donna à la princesse les derniers secours de la religion, deux jours avant sa comparution au tribunal révolutionnaire (14 octobre 1793). Ce vénérable ecclésiastique quitta la France aussitôt, et dès lors la Reine ne put plus revoir ses amis. Elle consomma son sacrifice le 16 octobre.


Voici encore un fait qui vient fortifier mes observations et justifier M. Magnin. On sait que François Girard, curé de Saint-Landry et vicaire-général de l'évêque constitutionnel de Paris, Gobel, fut désigné par la Convention pour assister la Reine et la conduire au supplice. Lorsqu'il lui offrit les secours de son ministère, elle le remercia sans aigreur : «Mais, Madame, dit M. Girard, que dira-t-on quand on saura que vous avez refusé les secours de la religion? Vous direz aux personnes qui vous en parleront, répondit la Reine, que la miséricorde divine y a pourvu par des moyens dont je ne puis vous rendre compte. » 

A cela je réponds que l'abbé Girard fut tellement ému qu'il ne put retenir ses larmes, et qu'arrivés au pied de l'échafaud, il supplia la Reine de lui accorder le dernier baiser, le baiser de paix et de miséricorde, faveur que la princesse eut la bonté de lui accorder. Et je dois ajouter que M. Girard eut le bonheur de reconnaître sa faute et d'abjurer ses erreurs. Devenu chanoine de Notre-Dame de Paris, il fit part de toutes ces circonstances à diverses personnes, et notamment à de savants et pieux ecclésiastiques qui les ont dévoilées.

 
De 1816 à 1831, l'administration de M. Magnin fut exclusivement celle d'un père vénéré de ses enfants spirituels. La révolution de Juillet passa devant lui sans l'effleurer. Mais le 13 février 1831, sous l'apparent prétexte du service qu'il célébra pour le repos de l'âme de Mgr le duc de Berry, son église fut odieusement profanée et dévastée, puis elle resta fermée jusqu'au 13 mai 1837. Pendant ces six années, sa position, relativement à son rang hiérarchique, fut exactement et aussi tristement déplorable que celle de Mgr de Quélen ; il la supporta avec un courage énergique, résistant à l'autorité civile, qui l'engageait à se démettre. Mais considérant que la réouverture de son église, désirée de ses paroissiens, ne pouvait avoir lieu qu'à ce prix, il alla prier Mgr l'Archevêque de lui donner son agrément à sa résignation, et la démission fut envoyée au roi Louis-Philippe. Je dois faire remarquer ici, qu'en butte aux calomnies pendant ces six années d'épreuves, aucun écrit, aucun journal, n'attaquèrent la sincérité de M. Magnin, au sujet de ses pieux rapports avec la Reine à la Conciergerie. On savait, d'ailleurs, que ne fait était notoire dans la famille des Bourbons.


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N.M.
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MessagePosté le: Sam 5 Oct 2013, 10:32    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

 Pour Henryk :

Tout d'abord merci pour les textes que vous reproduisez, MAIS...

- Pouvez-vous nous en donner la source ?

- Pouvez-vous nous dire à qui et à quoi vous répondez en publiant les textes en question ?


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Henryk


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MessagePosté le: Sam 5 Oct 2013, 15:07    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant


N.M à écrit :

1)Sauf qu'il est bon de savoir que dans sa lettre Louis-Philippe demandait à sa future belle-mère qu'elle plaidât auprès du gouvernement britannique, afin de lui permettre de débarquer en Espagne et de se battre les armes à la main contre Napoléon. Idem pour la lettre au roi d'Espagne que vous citez.

Je vois que vous détournez le lien, encore et toujours, à votre avantage. Ces lettres sont de la flagornerie.

2) En revanche, je ne comprends vraiment pas en quoi la "main mise sur l'école", la destruction de la tour du Temple (sous Napoléon), les actions du sabreur Murat, l'exécution du duc d'Enghien (toujours Napoléon) ou l'assassinat du duc de Berry pourraient être imputables à Louis-Philippe. Pourquoi pas le 11 Septembre ou l'assassinat de Sarajevo tant qu'on y est ?

Sarajevo est la continuité de la politique révolutionnaire du tandem Orléans-Thiers, dans Clémenceau-Waldeck dans la deuxième vague contre les royaumes au début du XXème,  pour cet autre autre royaume catholique. La continuité de la destruction de la province "Lorraine" qui nous lie au royaume autrichien, région si blessée depuis le traité de Westphalie et par la politique de Richelieu, n'est que la suite logique de la destruction de la restauration de 1815 et du démantèlement de l'Autriche-Hongrie en 1918, au lieu de  l'Allemagne battue. (sic)

 

L'attentat de Boston eût été plus judicieux.



3) Pour ce qui regarde la mort du duc de Bourbon (et une certaine espagnolette), on peut se poser des questions. Mais je serais fort aise si vous nous fournissiez des preuves.

Si vous voulez en découdre avec les carlistes, ou espagnols qui se sont battus sous la bannière pontificale, je vous propose la manière de Maurras en fév. 1912.

4) Et encore une fois je tiens à préciser que je ne milite pas ici pour la légitimité des princes d'Orléans (depuis 1883).

Cher N. M., vous militez pour la suppression ou l’abrogation de certaines lois fondamentales du Royaume, dont la loi d'indisponibilité, la loi de masculinité, la loi de dévolution, pour ne citer que les plus importantes, ce qui me donne la preuve que vous militez pour la dissolution des lois fondamentales, comme le firent ou le font, les Orléans.

 

 

 

****************************************************************

 

« Il y a des lois fondamentales que l'on ne peut changer... C'est principalement de ces lois fondamentales qu'il est écrit qu'en les violant on ébranle tous les fondements de la terre, après quoi il ne reste plus que la chute des empires. » Bossuet

Politique tirée de l’écriture Sainte

 

« Jamais on n’a vu de révolutions dans les états qui n’ont été préparés par l’altération des lois. » Parlement de Paris

Lorsque un peuple ne sait plus tirer parti des ses lois fondamentales, il est inutile qu’il en cherche d’autres ; c’est une marque qu’il est corrompu et qu’il n’y a plus de remèdes. De Maistre.

Les lois du Royaume sont avant tout une coutume, une tradition, une expérience méthodiquement acquise. Elles naissent d’elles mêmes ; les historiens, les juristes n’ont fait que les transcrire et les cristalliser en des formes définitives.
Sixte de Bourbon Parme.


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MessagePosté le: Sam 5 Oct 2013, 16:31    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

à Henryk 


qui est le roi légitime aujourd'hui ?


Louis XX ?


il n'est pas royaliste, et se moque des royalistes.


de plus , il y a deux fois des  soupçons d' adultère dans sa généalogie.


qui est le roi de France de droit en octobre 2013 ?


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N.M.
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MessagePosté le: Sam 5 Oct 2013, 16:38    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

 Merci Henryk, mais rien de cela ne donne une quelconque réponse aux questions que je vous ai posées dans mon précédent message.
 
Permettez-moi de répondre à chacun des points abordés par votre dernier message en remontant de la fin (4) vers le début (1).
 
4) Je ne milite point pour l'abrogation des lois fondamentales du royaume. Je me contente d'affirmer (a) qu'elles ne constituent pas des lois divines (naturelles ou positives) irréformables et (b) que la légitimité politique ne saurait se réduire à l'application de la coutume successorale. J'ajoute (c) qu'il est ruineux de réduire la légitimité politique (qui regarde avant tout le Bien commun) à la seule querelle dynastique. Et pour ce qui regarde ladite coutume successorale (d) je constate qu'elle est présentement douteusement applicable.
 
Même le Père Bole, qui pourtant tenait que les princes carlistes étaient les légitimes successeurs du comte de Chambord - envisagerait la chose sous cette angle. Voir en annexe au présent message (annexe 1).
 
Au passage, vous nous donnez à méditer trois citations (Bossuet, Maistre et Sixte de Bourbon-Parme) sans vous rendre compte que la citation de Sixte de Bourbon-Parme vous donne tort.
 
Ce dernier rappelle cette évidence que "les lois du royaume" sont des lois coutumières. Je vous rappelle qu'en droit une coutume est une règle non écrite issue d'un usage général et prolongé et de la croyance en l'existence d'une sanction à l'observation de cet usage. La coutume a force de loi, même en droit constitutionnel. Mais les constitutions humaines - mêmes coutumières - sont humaines, réformables et mortelles. De soi, tant qu'elle est en vigueur, elle est en effet "définitive". Mais la monarchie traditionnelle n'est plus en vigueur en France depuis au moins 1830 (sinon 1789).
 
Certes, dès lors qu'il s'agit de restaurer la monarchie, il s'agit de se situer dans la continuité historique de l'ancienne monarchie et de ses coutumes. Pour ce qui regarde la loi de succession, les choses allaient de soi avec le comte de Chambord. Mais avec la mort de ce dernier en 1883, même un partisan des princes espagnols comme le Père Bole admettait que concrètement l'application de la loi de succession était devenue douteuse (cf. annexe 1).
 
Pour ce qui regarde les "lois fondamentales" dont parle Bossuet, et qui ne peuvent pas changer - de sorte que si on les viole "on ébranle tous les fondements de la terre", on peine à reconnaître-là une coutume (Sixte de Bourbon-Parme). Les seules lois intangibles qu'on ne peut violer sans ébranler "les fondements de la terre", ce sont le droit naturel d'une part et d'autre part le droit divin positif : concrètement la loi évangélique. 
 
Si elle ressortissaient au droit divin positif, les lois successorales de France devraient être contenues (même implicitement) dans la divine Révélation (publique) close avec les apôtres. Pouvez-vous faire la preuve de cela ? Où donc sont-elles contenues dans la Tradition divine et apostolique et dans la Sainte Ecriture ?
 
Pareillement pour la loi naturelle ?
 
3) Votre réponse est incompréhensible. Merci de bien vouloir préciser en quoi les carlistes, les zouaves pontificaux ou Charles Maurras (en février 1912 ?) nous apporteraient quelques lumières sur la mort du duc de Bourbon retrouvé pendu à une espagnolette du château de Saint-Leu, le 27 août 1830 ? Je vous rappelle qu'une espagnolette est une ferrure à poignée tournante servant à fermer les fenêtres.
 
2) Quel mélange ! Sachez pour votre gouverne que Louis-Philippe et Thiers étaient précisément en désaccord relativement aux affaires de politiques étrangères. Louis-Philippe renvoie le second ministère Thiers le 29 octobre 1840, précisément parce que ce dernier tendait à pousser en guerre l'Autriche et la Prusse (mais aussi l'Angleterre et la Russie) contre la France. Or Louis-Philippe, une fois passées les révolutions de 1830 sur le continent, était notoirement partisan d'une politique de paix et d'équilibre en Europe (et ça lui fut suffisamment reproché par les bonapartistes et les républicains). Ce fut la politique menée par Casimir Perier, Victor de Broglie, Molé ou Guizot (sauf avec l'affaire des mariages espagnols en 1846). Politique étrangère de Louis-Philippe qui se trouve en continuité avec la ligne de Talleyrand, du duc de Richelieu et même de Villèle sous la Restauration. Tout cela est bien connu des historiens et - on aurait dit autrefois - de l'honnête homme. Mais on n'apprend plus l'histoire depuis déjà quelques décennies (même dans nos milieux, manifestement). 
 
Par conséquent on peut très difficilement voir dans Louis-Philippe un précurseur de la Première Guerre mondiale ! Thiers, c'est peut-être autre chose... Et encore ! A la fin du Second Empire, il s'opposa à la folle politique des "compensations" d'un Napoléon III qui lorgnait sur le Luxembourg et qui amena le déclenchement de la funeste guerre franco-prussienne en 1870.
 
Au passage, la politique qui a amené les traités de Westphalie est la politique de Richelieu, c'est-à-dire la politique de Louis XIII. Politique continuée par Mazarin et Louis XIV. Je veux bien discuter de son opportunité, mais là les princes d'Orléans ne sont pas en cause !
 
1) Au sujet des lettres adressées par Louis-Philippe en 1808 à la reine Marie-Caroline de Naples ou au roi d'Espagne, je ne détourne rien du tout. J'en rappelle le contexte (ce que vous ne faites pas). Louis-Philippe voulait obtenir de l'un ou l'autre souverain un commandement en Espagne pour se battre contre les armées de Napoléon. Il affichait (alors) la volonté de rétablir les Bourbons à Madrid et à Paris.
 
Bien sûr, il s'agissait en bonne part de flagornerie. Je n'ai jamais affirmé le contraire. Et la meilleure preuve de cette flagornerie, c'est que dans le même mouvement où Louis-Philippe adressait une lettre au roi d'Espagne, il laissait entendre à la reine Marie-Caroline que Charles IV et sa progéniture étaient des dégénérés et qu'il était temps de mettre un Bourbon-Siciles sur le trône de Madrid ou dans les colonies espagnoles d'Amérique (alors en ébullition). Et Louis-Philippe proposait comme candidat Léopold, prince de Salerne (fils de Ferdinand Ier et de Marie-Caroline des Deux-Siciles).
 
 
 
 


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N.M.
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MessagePosté le: Sam 5 Oct 2013, 16:39    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

 Annexe 1 : Le Père Bole et la succession du comte de Chambord

""Après ma mort la France deviendra maîtresse de sa destinée ! Je n'ai donc point à m'occuper de mon successeur, ce n'est point mon affaire." Cette pensée [attribuée par le Père Bole au comte de Chambord] allait bien au-delà de la lettre et de l'esprit strictement coutumier. Le Prince, entendait-il, en fait, qu'après sa mort la France recouvrait le droit de se choisir un Roi ? Le P. Bole l'affirme dans une lettre-fleuve [lettre du 7 avril 1885] :
 
"Comment ce droit ? dites-vous, si en vertu de la loi la couronne doit être placée sur la tête de l'aîné de la Maison d'Anjou ? Comme la couronne n'appartient pas au Roi, mais à la nation, d'après les paroles mêmes de Monseigneur rappelées maintes fois dans sa correspondance : "Je ne puis oublier que le droit monarchique est le patrimoine de la nation" et d'ailleurs : "Je regarde les droits que je tiens de ma naissance comme appartenant à la France" il s'en suit qu'à la mort du Roi la couronne revient de droit à la France qui, dans l'ordre régulier de succession la laisse au successeur immédiat du Roi défunt, c'est-à-dire à son aîné, s'il en a, ou à défaut au plus proche dans la famille. Je dis que la France doit laisser la couronne à celui que désigne la loi salique, en vertu du contrat synallagmatique qui existe de fait depuis tant de siècles entre la France et la Maison de Bourbon, loi obligatoire pour les deux parties contractantes : et c'est ce qui a toujours eu lieu dans l'ordre régulier de succession, mais quand cet ordre est troublé, ou seulement obscurci par l'extinction de la dynastie ou par la mort du dernier membre de la Maison de France, [qu'il y a] un doute sur la succession royale, c'est à la France de se prononcer non d'après son opinion mais conformément à la loi salique qu'elle interprète alors. Or ce doute existe [pas pour le Père Bole, précise-t-il]. Et il est partagé non seulement par les Orléans mais par des hommes impartiaux et savants, très versés dans ces questions de politique. Je dis plus : je connais des royalistes sincères qui regardent comme une abdication le silence séculaire des Bourbons d'Espagne qui depuis Philippe V n'ont jamais réclamé ni par leur écrits ni par leurs services la qualité de Français, ni les droits que leur avaient conservés le testament de Charles II [d'Espagne], ni les lettres patentes de 1700 et le droit national.
 
"Est-il étonnant que Monseigneur connaissant cet état de choses, et de plus l'abdication de don Juan [comte de Montizon] du trône d'Espagne par suite de son incapacité, et à plus forte raison de la couronne de France pour cette raison là-même et pour d'autres encore, la revendication de la couronne d'Espagne par don Carlos [duc de Madrid] exprimée formellement par écrit, et poursuivie par les armes et enfin le désintéressement de don Alphonse [duc de San Jaime] pour la couronne de France, toutes choses qui depuis la mort d'Henri V s'accentuent plus visiblement [...] Ajoutez encore la connaissance parfaite qu'avait Monseigneur de l'état d'esprit en France à l'égard des Bourbons [d'Espagne] : est-il étonnant dis-je que Monseigneur, bien que persuadé des droits des Bourbons d'Espagne au trône de France, convaincu que ces Princes ne réclamaient pas leurs droits, ni que la France ne ferait valoir les siens sur les Princes espagnols, ne regardait ce contrat synallagmatique comme rompu de fait, chaque partie se désistant de ses droits, et que, dans cette longue vacance du trône, où droits et devoirs mutuels étaient abandonnés, l'antique loi salique semblait, sinon totalement abrogée, du moins dans le cas présent, cessant d'être appliquée. Cette conviction n'était-elle pas suffisante pour que Monseigneur pût dire qu'après sa mort la France redeviendrait maîtresse de ses destinées ? Était-ce par là reconnaître les droits des Orléans à la couronne ? Pas le moins du monde."
 
Lettre du R.P. Bole (s.j.) datée du 7 avril 1885, et citée par Paul-Eric Blanrue, Lumières sur le comte de Chambord, le témoignage inédit du P. Bole, confesseur du Prince en exil, éd. Communication & Tradition, 1995, pp. 211-213.


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Gentiloup
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MessagePosté le: Mar 8 Oct 2013, 15:13    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

Merci à N.M. pour la clarté de ses explications.

Le témoignage du père Bole est particulièrement intéressant concernant le point-de-vue d'Henry V sur sa succession.

Mais alors se pose la question de la survivance ou non de Louis XVII et d'une descendance. Que penser du message transmis par Maximin le voyant de La Sallette et de la position de Mélanie?
Faut-il croire, par ailleurs, à l'identification du coeur de Louis XVII qui aurait été retrouvé et que la République a ramené à la basilique Saint-Denis où furent enterrés (et déterrés) les Rois de France?

J'avais lu à ce sujet le gros pavé archi bien argumenté que Xavier de Roche avait écrit en 1986 sur la survivance de Louis XVII aux malheurs du temple et sur sa descendance.

Le hic est que s'il existe des descendants directs de Louis XVI, ils sont d'une discrétions absolue.

Avez-vous des éclaircissements là-dessus?


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Chat-Huant
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MessagePosté le: Mar 8 Oct 2013, 19:54    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

Gentiloup a écrit:


Mais alors se pose la question de la survivance ou non de Louis XVII et d'une descendance.


La guérison des écrouelles tient une place importante dans l’histoire de la monarchie. Effectivement, c’est une grâce par laquelle Dieu manifeste l’affection qu’il porte à la France ; sans souffrir de notre confusion sur ce qu’il entend être la France ; car ce privilège n’a été concédé qu’à l’institution royale, et est exercé par l’aîné des Capétiens, clef de voûte de cette institution. Il n’est donc pas téméraire de considérer l’exercice de ce privilège comme un signe de légitimité.

Voilà pourquoi nous reproduisons le récit du chanoine Cerf sur la guérison des écrouelles par Charles X. Cela peut servir à éclairer ceux qui pensent un peu facilement que Louis XVII a eu une descendance.
Cette relation partielle est tirée de l’excellent livre “Charles X roi méconnu” de Monsieur Griffon.

“Comme aussitôt après la cérémonie du sacre des rois de France, les scrofuleux étaient touchés par le monarque, des malades en grand nombre se rendirent à Reims [à l’hospice de Saint Marcoul] au moment du couronnement de sa Majesté Charles X. Pleins d’espérance, ils se racontaient les guérisons opérées au sacre de Louis XVI ; ils se montraient l’un à l’autre ceux qui, touchés à cette époque, étaient réellement guéris, car plusieurs étaient revenus pour exprimer aux soeurs et au roi leur reconnaissance.


“Quel ne fut pas leur désespoir lorsque le bruit se répandit dans la communauté que le roi ne toucherait pas les malades. Beaucoup se retirèrent : ils n’avaient pour la plupart aucune ressource et ils étaient sans asile.
“ ...Le roi fut informé de ce qui se passait à Saint Marcoul. Par ses ordres, une somme d’argent fut de suite remise à la supérieure pour être distribuée aux plus nécessiteux. Les malades ne réclamaient pas d’argent ; ils désiraient leur guérison ; ils la réclamaient avec insistance...

Charles X, décida que le lendemain il irait à l’hospice Saint Marcoul.
“Le mardi 31 mai, dès le matin, tout étant préparé dans l’hospice, les malades furent visités par M. Noël, docteur-médecin attaché à l’établissement, en présence de la supérieure qui assiste toujours à cette visite. Bientôt M. Dupuytren, premier chirurgien du Roi, vient s’adjoindre à eux, avec M. Thévenot, médecin du Roi et MM. Alibert et Duquenelle. Pendant ce temps, un détachement de gardes du corps prenait position dans l’établissement.
“...Arrivé à l’hôpital, le Roi descendit de cheval à la porte principale. M. Delaunois s’y trouvait avec les clercs portant la croix, l’encens et l’eau bénite. Le chapelain présenta à l’aumônier de quartier l’aspersoir, qu’il remit au grand aumônier, le prince de Croÿ, chargé de donner l’eau bénite au Roi. On s’achemina processionnellement vers la chapelle, en traversant la première cour, la salle Sainte-Agnès et le jardin au milieu des acclamations et des cris de Vive le Roi ! Vive les Bourbons !
“Le cardinal de Latil, l’évêque de Nancy, Forbin-Janson, plusieurs prélats, les administrateurs des hospices, attendaient Sa Majesté dans la chapelle où, dès le matin, deux chapelains de Sa Majesté avaient commencé une neuvaine, selon l’antique usage. L’eau bénite fut à nouveau présentée au roi. Sa Majesté se rendit alors à son prie-Dieu, s’agenouille et l’on chante le psaume Exaudiat avec l’oraison pour le Roi, l’antienne au saint patron, la strophe O Vere Hostia et l’aumônier de l’hospice donne la bénédiction du Très-Saint-Sacrement, comme le veut le cérémonial en usage pour le roi de France. Pendant le chant du psaume Laudate Dominum omnes gentes, après le Salut, arrivèrent leurs altesses royales, Mme la Dauphine et Mme la duchesse de Berry. La foule les avait empêchées d’arriver avec le Roi.
“Après avoir demandé à Dieu, par l’intercession de saint Marcoul, la guérison des malades, le roi, vivement ému, se dirigea vers la salle Sainte-Agnés, où se trouvaient réunis cent trente malades, faible reste de ce nombre considérable d’infirmes qui, n’ayant pas l’espérance d’être touchés par le Roi, s’étaient retirés. Charles X selon l’usage, toucha les malades l’un après l’autre, en disant :
Le Roi te touche Dieu te guérisse.
“Apportons tout d’abord les témoignages que j’ai recueillis moi-même de la bouche des religieuses de l’hôpital Saint Marcoul. Elles ont été portées à constater de visu les guérisons opérées par le Roi Charles X sur les malades visités soigneusement à cette époque par Messieurs Dupuytren, Noël, Duquenelle, Alibert et Thévenot, médecins du Roi. Ces témoignages sont d’ailleurs consignés dans un procès-verbal que je vous donne ici in-extenso.
Procès-verbal des guérisons de plusieurs individus, malades des écrouelles, par suite du toucher de Sa Majesté, le Roi Charles X
“Nous soussignées, Françoise Menu, en religion soeur Marie, Supérieure des soeurs hospitalières de l’hôpital Saint-Marcoul, et Marie-Antoinette Lecareux, dite soeur Rosalie, assistante et économe, après avoir consulté celles de nos soeurs chargées du pansement des malades guéris par suite du toucher de Sa Majesté Charles X, et avoir nous mêmes visité de nouveau ces malades, de la guérison desquels nous nous étions assurées différentes fois depuis cette heureuse époque, certifions :

1. Que le nommé Jean-Baptiste Camus, âgé de 5 ans et demi, admis à l’hospice le 8 avril 1823, à l’âge de 3 ans, nous avait été, avant son admission, souvent apporté par sa mère pour recevoir les conseils et les remèdes propres à la guérison d’une tumeur scrofuleuse qui s’était manifestée quelques jours après sa naissance, que, malgré les soins qui lui ont été donnés avant et depuis son admission, quatre plaies qu’il avait au bras peu de jours avant le toucher du Roi semblaient faire craindre un accroissement de son mal ; qu’aussitôt après elles donnèrent des espérances de guérison qui se trouvèrent bientôt confirmées. Nous croyons devoir ajouter que, voulant laisser exister un cautère au même bras établi depuis 18 mois, nous fûmes forcées de le discontinuer, attendu la guérison du cautère et des plaies scrofuleuses ;

2. Que Marie-Clarisse Faucheron, âgée de 7 ans, admise le 23 novembre 1824, ayant une plaie scrofuleuse à la joue depuis l’âge de 5 ans, a été parfaitement guérie dans la quinzaine qui suivit le toucher ;

3. Que Suzanne Grévisseaux, âgée de 11 ans, admise le 10 novembre 1824, dès l’âge de 2 ans nous fut présentée par sa mère, et puis à différentes époques, pour recevoir des médicaments ; que lors de son entrée à la maison elle avait autour du col et à la partie supérieure de la poitrine cinq plaies qui s’étaient fermées depuis peu de temps avant le toucher du Roi, mais avaient été remplacées par des tumeurs scrofuleuses qui laissaient la crainte de les voir se rouvrir ; qu’aujourd’hui il n’existe ni plaies, ni tumeurs, et que la guérison est parfaite ;

4. Que Marie-Elisabeth Colin, âgée de 9 ans, entrée le 14 octobre 1823, attaquée d’une humeur scrofuleuse autour du col, avait, avant le toucher du Roi plusieurs plaies qui sont parfaitement guéries ;

5. Que Marie-Anne Mathieu, âgée de 15 ans, admise le 26 juin 1821, est parfaitement guérie de tumeurs scrofuleuses qui étaient forts considérables à l’époque du sacre, que l’engorgement a sensiblement diminué après le toucher du Roi, qu’il n’existe plus en ce moment, et qu’elle est en outre parfaitement guérie d’une plaie aussi fort considérable, au côté gauche du col.

“ Nous certifions en outre que l’état actuel de ces malades, guéris en peu de temps après le toucher de Sa Majesté Charles X, ne nous laisse pas la crainte que le mal ait quitté la place qu’il occupait pour passer à une autre partie du corps.
“ En foi de quoi nous avons différé jusqu’à ce jour la rédaction afin de mieux constater les guérisons.
Le présent procès-verbal a été lu à notre communauté et adopté à l’unanimité. Elle a ensuite décidé qu’il en serait fait une double expédition dont une serait adressée à Mgr de Latil, archevêque de Reims ; la seconde à monseigneur le cardinal grand aumônier ; l’original déposé aux archives de la maison. Et deux soeurs ont signé avec nous au nom de la communauté”.

Reims, ce 8 octobre 1825.

Source: Manifeste Légitimiste VII- 7.1


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N.M.
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MessagePosté le: Mer 9 Oct 2013, 14:22    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

 Chère Gentiloup,

Je ne partage pas votre enthousiasme pour le travail de feu Xavier de Roche.

Pour ce qui regarde les voyants de La Salette, l'interprétation de leurs dires - en cette matière - n'est pas particulièrement aisée. Maximin rapporte qu'il est allé trouver le comte de Chambord pour lui signifier :

"Je suis venu vous dire qu'il ne fallait pas entreprendre de devenir roi de France. Et que cela ne se peut pas. Et que vous savez pourquoi."

Lettre du Père Brissaud (missionnaire de La Salette) à l'Abbé Blanchet, 24 juillet 1899, extrait reproduit in René Laurentin et Michel Corteville, Découverte du secret de La Salette, éd. Fayard, 2002, p. 151.

Le Père Brissaud tient ces propos du Père Perrin (autre missionnaire de La Salette) qui avait interrogé Maximin sur son entrevue avec le comte de Chambord (entre parenthèses, le Père Corteville situe Frohsdorf "près de Goritz" !!!). Et l'entrevue n'est pas datée.

Cependant on retrouve la trace de cette entrevue dans le Journal du comte de Chambord publié en 2009 par Philippe Delorme. Mais cette édition n'étant pas dotée d'un index et n'ayant présentement pas le temps de vérifier, je vous parle ici de mémoire. Mais, toujours de mémoire, les carnets du prince (ledit Journal) ne font pas mention d'une telle révélation, ni de la tournure dramatique rapportée par le Père Brissaud. 

Mais quoi qu'il en soit, plusieurs questions se posent :

- De quelle autorité Maximin se revendiquait-il ? Prétendait-il parler au nom de la Sainte Vierge ?

- Que voulait-il dire exactement ? Les partisans de Naundorff (ou plus largement de la "survivance") ont voulu interpréter cet épisode comme apportant de l'eau à leur moulin, mais le témoignage ne parle pas expressément d'une survivance de Louis XVII (qui aurait fait souche). Il y a bien d'autres raisons possibles (que la "survivance") pour lesquelles le comte de Chambord n'aurait pu "devenir roi de France" dans les faits (lui qui, en principe, l'était de droit).





 


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Gentiloup
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MessagePosté le: Mer 9 Oct 2013, 15:07    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

Merci cher NM pour votre réponse.
Je n'ai pas d'enthousiasme particulier pour les travaux de Xavier de Roche, je constate seulement que c'est un énorme travail de 918 pages, rempli de documents et de références. J'ai lu ce livre en entier, il se lit assez facilement. J'ai lu également son abrégé, il se lit encore mieux. J'ai également correspondu avec l'auteur, mais de tout cela il ne me reste pas grand chose. Ma mémoire me fait défaut. Depuis ce temps j'ai eu bien d'autres préoccupations. Il faudrait que je retourne à tout cela. De plus l'auteur était très âgé et il m'a semblé qu'il vivait dans son monde, coupé de toute réalité.

Donc, je remarque que c'est un travail réellement très important, mais je n'ajouterais aucun qualificatif supplémentaire.

Je me rappelle par ailleurs (mais où?) avoir vu au moins une photo de Mélanie (Voyante de La Salette) défilant avec des royalistes. Je sais qu'il y a plus que cela, mais mes souvenirs sont imprécis.

A l'occasion j'y reviendrai.


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Henryk


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MessagePosté le: Mer 9 Oct 2013, 15:36    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant


Sur le point de Xavier de Roche ou de Giraud de Coursac, je rejoint N.M.

Le comte de Chambord a du avoir un 'exposé' par Maximin, sur la suite des événements.

Paul-Eric Blanrue est un historien qui ne m'inspire guère. je préfère lire les originaux.

Quand aux ferrures de fenêtres, tout le monde ne préfère pas les anglaises.

 
N.M. écrit:
Oui libre à moi de trouver que les princes Sixte et Xavier étaient d'une autre trempe que l'érotomane Alphonse XIII et autres Bourbons de sa branche qui se souciaient de la France comme de leur dernière chemise. Ce qui ne veut pas dire qu'ils étaient de ce fait successeurs légitimes. Ce n'est pas ce que j'ai forcément voulu dire. Mais de fait ce sont ces princes qui incarnaient l'héritage politique et moral de leur grand-oncle le comte de Chambord.


Cette photo corrobore votre discours... Cela vous permettra de me tacler à la prochaine, comme toujours.


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N.M.
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MessagePosté le: Mer 9 Oct 2013, 16:37    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

 Pour Henryk :

1) Ce n'est pas Paul-Eric Blanrue que je cite, mais la lettre du Père Bole qui se trouve reproduite, avec références, dans l'ouvrage dudit Blanrue. Ouvrage qui au demeurant n'avait pas eu l'heur de déplaire au grands pontifes du "louis-alphonsisme", puisqu'il était préfacé par le baron Pinoteau et édité par Communication & Tradition (où œuvrait Daniel Hamiche).

2) Concernant la photographie que vous nous présentez, et où l'on peut reconnaître Alphonse XIII (en uniforme) visitant ce qui semble être ou avoir été le front en compagnie du maréchal Pétain, voulez-vous nous faire croire que cette photographie a été prise en pleine Première Guerre mondiale ? Comme si le chef d'Etat d'un pays neutre (l'Espagne en 1914-18) pouvait visiter le front en compagnie des représentants d'une puissance belligérante ? Mais à quelle personne sensée pourrait-on faire avaler ça ?

Sur Gallica, cette photographie et quelques autres de la même visite royale sont datées... d'octobre 1919. Rien de plus (mais rien de moins) que la visite d'un chef d'Etat étranger sur un champ de bataille d'un passé très récent, en compagnie des vainqueurs (évidemment). 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b530305075

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9033029j

Ouvrez un numéro de L'Illustration à la même époque et dans les années suivantes, et vous trouverez sans doute d'autres exemples de ce type de visite. Qu'il s'agisse ou non de têtes couronnées. Mais certes, il faut signaler que si, lors de la Grande Guerre, le gouvernement d'Alphonse XIII était neutre, ce dernier était personnellement francophile. 

    

 


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Henryk


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MessagePosté le: Mer 9 Oct 2013, 17:25    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

C'est bien dommage! Son altesse Alphonse XIII et Maurras avaient tout pour s'entendre.

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N.M.
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MessagePosté le: Mer 9 Oct 2013, 17:31    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

 Quel rapport avec Maurras s'il-vous-plaît ?

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Cadoudal
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MessagePosté le: Mer 9 Oct 2013, 19:26    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

une anecdote sur Louis VII.


la princesse Elisabeth de Chimay a écrit ,il y a quelques années,  un livre intitulé "la Princesse des chimères";
il s' agit d'un livre composé à partir des carnets de Madame Tallien , princesse de Caraman Chimay, aïeule de son mari.


Mme Tallien a été l' amie intime de Barras, dont elle a eu un enfant.


Alors qu'il était le principal Directeur ,elle lui a posé la question de la survivance de Louis XVII.


Barras lui a répondu une phrase qu'elle a consigné dans journal:


"moins on en parlera , mieux ce  sera."


puis il a changé de conversation.


elle en a conclu à la survivance de  Louis XVII , exfiltré du Temple par Barras en pleine période de Convention thermidorienne.


motif: 
besoin d' avoir un otage en cas de retour de la Monarchie,
pour  sauver sa tête de régicide.


à noter aussi que Barras fera le coup d' Etat de Fructidor ,
par peur du retour du Roi, et des représailles. 


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Gentiloup
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MessagePosté le: Jeu 10 Oct 2013, 17:24    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

Merci cher Cadoudal pour cette anecdote intéressante.

Le vicomte de Barras était une fripouille comme la Révolution en a fourni à profusion. Sa seule ligne politique tenait à son enrichissement personnel et à la fuite de ses responsabilités. Il a été le Directeur le plus en vue et le plus influent du Directoire. Il s'est entouré, sans le moindre scrupule d'une cour dont les fastes éclaboussaient une France misérable et affamée. C'est lui qui a fait appel à Bonaparte pour sauver la ère République de la révolte royaliste parisienne.

Après le coup d'Etat de Fructidor, il aurait tenté une négociation avec les Bourbon en vue de les ramener sur le trône.  La cause royaliste poussait de plus en plus dehors un régime corrompu jusqu'au cou. Il est donc possible qu'il ait eu l'idée de se servir de Louis XVII comme monnaie d'échange, mais il aurait été devancé par le coup d'Etat de Siéyès et Bonaparte.

Cette histoire reste une hypothèse et nous ne saurons jamais le mot de la fin.

La fin de Louis XVII au Temple restera toujours un mystère.


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Henryk


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MessagePosté le: Lun 14 Oct 2013, 10:39    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant


Réponse : Le triumvirat que formait Maurras, Daudet et Bainville, se sont fait avoir par les rodomontades des Orléans, (relire les lettres et ouvrages de ceux-ci) pour comprendre leurs propres erreurs, dont le paganisme de l’un, la polémique de l’autre, le personnalisme protestant impérial du dernier, avec une foi chancelante des trois.

La pouponnière (dixit Maurras ou Criton, pseudo de Maurras) du Temple, et je me répète, qui ferait certainement sourire le Roi Joachin exilé à Babylone, dont les anglais et prussiens, (lire la lettre de Bismarck) opposants au retour de la monarchie chrétienne en France, financèrent ces faux dauphins, (voir le séjour de Naundorff en Angleterre) contre la politique de Louis XVIII.

 

==================================================================================

LE 29 MAI 1825  S. ÉM. LE CARDINAL DE LA FARE :



Spiritus Domini super me, eo quàd Dominas unxerit me.

Le Seigneur a imposé sur mon front l'onction sacrée, et l'esprit de Dieu est descendu dans mon âme.
ISAÏ. c. 61. v. i.

SIRE,
Il est au dessus des Rois et des peuples un Dominateur suprême dont toute puissance émane. Sa
volonté, à laquelle rien ne résiste, forme, élève et fait disparaître les Empires de ce monde et ceux qui les gouvernent. Il tient dans sa main les cœurs des dépositaires du pouvoir et, suivant ses desseins impénétrables, il en fait ou des agents de sa miséricorde ou des instruments de sa colère.

Heureux les peuples sur qui, du haut de son Sanctuaire, le Tout-Puissant daigne abaisser des regards de complaisance! Heureux ce Royaume qui, depuis tant de siècles, jouit de cette prédilection signalée, et qui, dans cette série étonnante de Princes du même sang dont le trône français s'honore, n'a que des tributs d'admiration ou de reconnaissance à payer à leur mémoire !

Echo fidèle de leurs contemporains, expression irrécusable de leurs sentiments, l'histoire se plait à répéter et à joindre à leurs noms, demeurés si chers, les qualifications personnelles de grandeur, de vénération et d'amour qui les distinguent.

Si, dans le nombre de ces Monarques, il en est sur qui s'appesantirent de mémorables revers et que la Providence voulut éprouver par d'immenses infortunes, leurs grandes âmes en ont fait de nobles occasions d'héroïsme et les titres impérissables d'une gloire éternelle.

Du sein des tempêtes les plus ténébreuses l'astre du jour sort tout à coup avec un nouvel éclat. Ainsi la Maison de France, protégée dans tous les tems par la vertu du Très-Haut, a résisté aux orages les plus terribles, et plus forte que leur violence a toujours reparu plus belle et plus resplendissante.

Et quelle cause a pu mériter à notre Race incomparable des Bourbons la permanence de tant de faveur? N'est-ce pas l'amour héréditaire de nos Rois pour la Religion, leur respect constant pour ses lois saintes, leur zèle inaltérable pour la demeure du Seigneur et pour son culte?


Avec quel empressement, aussitôt après leur avènement au trône, ils viennent, au pied du même autel où Clovis reçut l'onction sacrée, faire à la Puissance éternelle l'hommage de leur puissance passagère, y recevoir, par une onction semblable, l'empreinte du sceau divin.

Mystérieuse et touchante cérémonie ! Dieu lui même en a fait à la terre le présent céleste. Il l'institua dans Israël, l'ordonna à Samuel pour la consécration de Saül et de David, la fit continuer par ses Prophètes, et passer de l'Ancien Testament dans le Nouveau, rehaussée de cette pompe imposante qu'étale le culte Catholique et qui embellit ses fêtes d'un si majestueux appareil.

Déjà combien d'émotion excite dans tous les cœurs ce spectacle tout divin et tout Monarchique ! Avec quelle  édification la piété contemple l'attitude aussi religieuse que Royale de notre Monarque ! On admire sur son front tant de bonté unie à tant de grandeur. On est ébloui de la magnificence qui l'environne. Mais la foi du Chrétien s'attache à des pensées plus hautes. Dans l'ensemble de cette antique cérémonie, la foi se plait à rechercher l'esprit particulier qui la dirige. Elle y remarque avec intérêt l'action tutélaire de la Religion qui, toujours occupée de la félicité commune, d'une part consacre les obligations du Monarque envers les peuples, et de l'autre constate et garantit les devoirs des peuples envers le Monarque.

Implorons le secours et les lumières du Saint-Esprit par l'intercession de la glorieuse Patronne de cet Empire.

Ave Maria...

LA Sagesse infinie, qui préside à l'existence des sociétés humaines, place à leur tête des Princes pour les gouverner, pour les précéder et les conduire :


 1)Afin qu'il n'en soit pas d'elles comme de ces troupeaux sans guides, que l'Écriture représente errants à l'aventure et exposés à tous les périls.

2)Investis de l'autorité de Dieu même, ces ministres du Très-Haut s'élèvent au dessus des peuples, selon l'image d'un Prophète, tels que ces roches protectrices qui offrent au voyageur un refuge dans la tempête, un abri contre les ardeurs de l'été et contre les frimas de l'hiver.

3)L'Éternel a voulu que la personne des mandataires de sa souveraineté fût sacrée. L'Écriture les appelle les christs

4) ou les oints du Seigneur, et cette dénomination de respect elle ne l'applique pas seulement aux Princes qui ont reçu l'onction par l'effusion de l'huile sainte, mais à tous ceux encore dont le front, décoré du Diadème, brille en quelque sorte d'un reflet de la majesté divine.
O vous, est-il dit au livre de la Sagesse, Potentats révérés I qui tenez les humains assujettis à vos lois, écoutez et retenez : Dieu vous a départi la puissance, votre force vient de lui. Selon l'usage que vous en aurez fait, il vous jugera. Son apparition sera effrayante. Ses arrêts seront terribles. On fera grâce aux petits, mais il ne sera, pour les puissants, ni indulgence ni pardons.

Combien donc est redoutable la condition des Rois !
Loin de nous la pensée de donner ici, sur les obligations qu'elle impose, des leçons à un Prince qui, depuis longtemps, les connait et les médite, et qui déjà lui même peut servir de modèle. Mais ces grandes vérités ont, avec la solennité qui nous rassemble, un rapport trop intime pour ne pas retentir aujourd'hui, du haut de la chaire Evangélique, fortes de toute la dignité qu'elles lui communiquent et qu'elles en reçoivent.

Au premier rang des obligations est le respect et le maintien de la Religion. Lien le plus solide des sociétés, besoin le plus impérieux des peuples, la Religion incline devant la loi toutes les volontés, rallie au bien commun tous les sentiments, est la sauvegarde de tous les intérêts. Qu'ils comprennent donc ceux à qui sont commises les destinées du monde combien il leur importe de couvrir la Religion d'une protection toujours active, de lui prêter, contre toutes les attaques, une défense toujours
redoutable, de la soutenir, par un appui toujours sur, celui de l'exemple qui, du sommet des trônes,, plane sur les empires, et descend avec autant de poids que d'efficacité jusque dans les derniers rangs de la multitude. Parce que le Roi de Juda marcha, d'un pas droit et ferme 4, dans les sentiers de David 2, les tribus imitèrent, et, comme lui, furent fidèles.

Au sacre des Rois d'Israël, le Grand Prêtre, après avoir posé sur leur front le bandeau royal, mettait dans leur main le livre de la Loi. Instruction emblématique, qui montrait au Prince la Loi divine comme la base fondamentale de son autorité, comme la règle nécessaire de
son gouvernement. Pour les arbres et pour les plantes, il est un principe générateur qui les fait croitre et porter leurs fruits. De même pour le grand arbre monarchique et les ramifications nombreuses qui en dépendent, il est une sève morale qui les féconde et les vivifie. Cette sève
morale est la loi de Dieu.

Mais ô douloureux et récent souvenir ! O comble du scandale ! Nous avons vu, dans le sanctuaire de la législation, au milieu même du temple de la justice, le nom de Dieu, ce nom saint et terrible, rejette de nos lois, la majesté divine publiquement outragée, l'impiété momentanément triomphante. Ames chrétiennes ! Calmez vos terreurs ! L'oracle infaillible est là pour vous rassurer. Il
l'a dit : les portes de l'enfer ne peuvent prévaloir. Elles ne prévaudront pas. Les jours d'iniquité et de désordre se précipitent et s'écoulent comme l'eau des torrents. Mais éternelle comme son auteur, la vérité demeure immuable.
Devant elle disparaitront le ciel et la terre. Elle seule ne passera point. Désormais, le nom adorable, le nom au dessus de tout autre nom, le nom auquel est dû l'hommage de tout ce qui respire, présidera parmi nous aux actes du pouvoir et les anoblira, les complétera, et rattachée à sa source primitive l'action souveraine y puisera cette sanction et cette autorité célestes que rien d'humain
ne peut remplacer.



Parcourons la série glorieuse de nos annales. Nous y voyons, sous tous les règnes, le sceptre français appuyé sur la loi de Dieu. Cette loi pure, émanation de la sagesse et de la volonté du Très-Haut, inspire à Charlemagne ses célèbres Capitulaires, à Louis IX ce recueil de Lois admirables connu sous le nom d'Etablissements de Saint-Louis, à ses successeurs leurs immortelles ordonnances, elle est, en un mot, l'esprit toujours dominant de notre Législation. Constamment jaloux de l'identifier à leur puissance et de la faire régner avec eux, nos Rois signalent à l'envi leurs sentiments pour elle par la faveur soutenue qu'ils accordent à ses vénérables dépositaires, aux Évêques et aux Ministres des autels ; à cette université sans pareille, honorée par eux du titre de leur fille aînée ; à ces écoles fameuses dont est sorti cet essaim de grands hommes, la lumière et l'orgueil de notre nation ; à toutes ces institutions enfin destinées à propager et à cultiver par tout la science de Dieu, science la première de toutes, science sans laquelle tout le savoir de l'homme n'est qu'égarement et danger.



A l'exemple des Rois ses aïeux, le Monarque Législateur, que la France a perdu et que l'Europe entière a pleuré avec elle, avait fait, de l'instruction chrétienne de ses peuples, un objet principal de ses sollicitudes. Excités par son zèle, encouragés par ses soins, des hommes Evangéliques entreprirent de rallumer dans nos contrées le flambeau de la foi prêt à s'éteindre, de purger le champ du Père de famille de cet ivraie fatal, dont des mains ennemies l'avoient infesté, d'y ressemer et faire germer le bon grain. Apôtres infatigables, ils parcoururent en bienfaiteurs la France affamée du pain de la parole sainte. De tous côtés, la croix de Jésus-Christ solennellement relevée marqua leur prédication et leur passage. La génération nouvelle fut instruite et façonnée à la vertu. L'éducation publique trop long tems égarée dans les fausses routes des systèmes dangereux et des méthodes hasardées, rentra dans les voies de la Religion et de la vérité.

Mais quels succès durables pourraient couronner ces dispositions salutaires, tant qu'un déluge toujours croissant de doctrines anti royales et antichrétiennes continuera d'inonder le monde? Chaque jour, d'innombrables écrits, opprobres de la morale et du goût, réceptacles de tout ce que l'impiété, le mensonge et l'audace ont de plus odieux, vont disséminant par tout les germes de la licence et du crime, descendent des palais dans les chaumières, blasphèment Dieu, calomnient le Roi, ébranlent tour à tour tous les fondements de l'État. Toujours facile et toujours impunie, la circulation de ces poisons mortels dénonce hautement ou l'indifférence de l'autorité qui la tolère, ou insuffisance de la loi qui ne peut la réprimer.

Avec le bienfait de l'instruction chrétienne, le Souverain doit à ses peuples l'exercice et la régularité du Culte public. La Politique a mis indistinctement sous la protection de la loi, les divers cultes établis dans ce Royaume, mais la conscience, cette première et indéclinable raison de l'homme, veut que le Prince distingue de tous les autres le Culte Catholique, qu'il lui réserve sa protection spéciale, son affection et ses préférences. C'est le culte de la vraie Religion ; c'est le culte, jusqu'ici sans interruption et sans mélange de tous nos Monarques j c'est le culte de nos Pères; c'est le culte de l'État. Aliment journalier de la piété, le culte public la fait vivre, l'accroit et la fortifie. En faisant rendre à Dieu ce qui est à Dieu, il accoutume les peuples à rendre à César ce qui appartient à César. Aussi avec quelle complaisance l'Écriture ne loue-t-elle pas le Roi David d'avoir été zélateur du culte
d'Israël, et protecteur de ses Ministres; d'avoir préparé à l'Arche sainte une résidence plus digne d'elle :


1; d'avoir rappelle et maintenu l'observation exacte du Sabbat ; d'avoir rempli de magnificence la célébration des solennités. Les accents approbateurs de l'Esprit Saint.

2, la pompe des expressions qu'il employé font de ces divins éloges prodigués au Roi-Prophète, de divines leçons pour tous les Souverains.

Si la Religion est l'âme des sociétés politiques, la justice, sa sœur inséparable en règle et légitime tous les mouvements. Médiatrice entre le Monarque et les peuples, elle fixe à l'autorité ses limites, à l'obéissance son étendue.
Sa balance toujours égale pesé et garantit les droits de chacun. La stabilité de l'ordre public est son ouvrage, et lors même qu'elle est forcée de s'armer de rigueurs, elle est encore reconnue et proclamée le premier bienfait des Rois. Selon les tems, selon les circonstances, la justice sera indulgente ou sévère, quelquefois même inexorable ; mais qu'elle ne soit jamais incertaine ni timide. Prenez garde, dit Isaïe, que le jugement ne fléchisse ou ne recule en arrière


3, la justice alors perdrait son énergie, les voies du crime s'élargiraient. Héritier dû sceptre et de la douceur de David, Salomon se montre, aux yeux des peuples, revêtu de la justice comme d'un superbe vêtement. Sa bonté réfléchie tempère habilement la sévérité par la clémence Tout Israël applaudit à ses jugements, s'y soumet avec docilité, aime et bénit la justice qui les a dictés.

Au foyer sacré de ces vertus principales, attributs et ornements nécessaires de la Royauté, s'allument et s'épurent ces pensées généreuses qu'un Prophète appelle des pensées Royales. De leurs conceptions fécondes nait tout ce qui est grand, salutaire, honorable : la prudence dans les conseils, la fermeté dans les résolutions, la constance dans la marche du gouvernement, le juste discernement
qui fait connaître et apprécier les hommes, le choix éclairé qui les met à leur place, et retranche ainsi, de la scène du monde, le désordre que déjà le Sage y avoir remarqué et qu'il signale en ces termes: J'ai vu, sous le soleil, que la course n'est pas toujours confiée au plus agile ni la guerre au plus vaillant ; que souvent les honneurs, les dignités, les emplois sont le partage de l'ambition sans mérite, de l'adresse et de l'intrigue 2. Le Prince clairvoyant les écarte de son trône. Il ne se laisse ni circonvenir par la flatterie, ce poison des cours si subtil et si funeste, ni déconcerter par la malveillance, ni intimider par l'audace, fidèle à Dieu comme Louis IX, sage comme Charles V, Père du peuple comme Louis XII (surtout Ste jeanne de France), loyal et vrai comme François Ier, preux Chevalier comme
Henri IV, magnanime comme Louis XIV, éclairé et habile comme Louis XVIII, tel en un mot que l'Esprit Saint représente un Roi agréable à Dieu et aux hommes, ou tel que le Monarque accompli qui va courber, sous l'onction sacrée, son front respectueux.



Dans la noble préoccupation qui la charme, ne semble-t-il pas à notre imagination que, pour célébrer la fête de famille qui se prépare, les anciens Monarques Français, et ceux surtout que nous venons de nommer, vont nous apparaitre dans cette enceinte, qu'ils vont former, autour de l'illustre rejeton de leur sang, comme un cortège Céleste, associer leurs vertus aux siennes, l'environner de leur gloire?

Serait-ce aussi une illusion de notre amour de rattacher au retour de cette cérémonie quelque chose de plus solennel, et peut-être de plus religieux encore, qu'à toutes celles dont les siècles précédents ont été les témoins?

Basilique antique et vénérable! Depuis un demi-siècle que l'huile sainte a coulé, pour la dernière fois, devant votre autel, vos voûtes ont gémi de l'interruption malheureuse de ces solennités nationales. Deux de nos Rois ont été enlevés à nos regrets, sans que leur front ait reçu l'empreinte de l'onction sacrée. Les jours de la consolation sont arrivés ! Vôtre insigne prérogative vous est rendue aujourd’hui. Le Seigneur daigne contracter, avec la Maison de France, un pacte nouveau.

Dans les transports de notre reconnaissance, disons et répétons que si le sacre de Clovis ira de l'état de barbarie la vaillante nation des Francs pour la conquérir à la foi de Jésus-Christ, aujourd’hui par un redoublement des faveurs de la Providence, le sacre de Charles X va renouveler, en quelque sorte, cette conquête. Louis le Désiré avait recommencé l'ère de la Monarchie Légitime, Charles le Bien-
Aimé recommencera celle de la Religion et de la fidélité.

Nous venons de tracer rapidement le tableau des principales obligations du Monarque envers les peuples, il nous reste à tracer celui des principaux devoirs des peuples envers le Monarque !




CÉRÉMONIE DU SACRE DU ROI CHARLES X

 


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:37    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique"

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