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A propos de "Royaliste et Catholique"
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N.M.
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MessagePosté le: Sam 29 Sep 2012, 14:19    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

A Pierre

1. Charles VII et la reine Isabeau

Contrairement à ce que raconte une historiographie peu digne de ce nom, jamais Isabeau de Bavière ne s'est abaissée au point de reconnaître publiquement comme bâtard le dauphin Charles. Quand le traité de Troyes parle du "pseudo-dauphin", ce n'est pas en raison d'une pseudo-bâtardise, mais en raison de l'assassinat de Jean sans Peur à Montereau. Dans la logique biaisée du parti bourguinon, et de la reine Isabeau qui s'y était rallié, le dauphin Charles avait commis un crime de lèse-majesté en commanditant l'assassinat du duc de Bourgogne qui alors gouvernait le royaume au nom du roi Charles VI. La rumeur de bâtardide n'est venue qu'après. Elle ne fut le fait ni de la reine, ni des légistes du parti bourguignon. Voyez par exemple Jean Favier sur ce sujet.

2. Charles VII et Louis-Alphonse

Manifestement vous n'avez pas compris ou pas voulu comprendre. Quand bien même Charles VII aurait douté de sa légitimité, ce qui n'est pas si certain que ça, il n'entendait pas incarner lui une pseudo monarchie à la Juan-Carlos (ou plutôt une démocratie moderne à exécutif monarchique). Voilà notamment où gît la différence entre le roi légitime Charles VII et le contendant Louis-Alphonse. Charles VII ne s'inscrit pas seulement dans un arbre généalogique, il s'inscrit dans une continuité politique et spirituelle. Louis-Alphonse est tout juste bon à inaugurer les chrysanthèmes.

3. Le prince n'est pas le roi

Vous m'accusez ni plus ni moins de "juger l'autorité" lorsque j'en viens à porter un jugement sur Louis-Alphonse. Les bras m'en tombent ! Il m'avait en effet complètement échappé que votre prince était présentement roi régnant ! Remarquez ça a dû échapper aussi à la quasi totalité de nos contemporains et des chancelleries. Vous confondez ni plus ni moins le roi de droit (à supposer qu'il le soit) et le roi régnant. Si je suis à vos yeux un révolutionnaire, vous êtes aux miens un doux rêveur. Mais de grâce, rêver comme vous faites ne saurait tenir lieu de "faire son devoir pour la cité" !  

4. La coutume n'est pas la loi divine

A vous lire concernant les lois fondamentales, on en viendrait à croire qu'elle ressortissent des lois divines positives. Je vous invite à réviser votre théologie... Vous surnaturalisez abusivement de pures et simples lois humaines, à savoir les lois de dévolution de la couronne de France. 

5. Henri IV

Il ne s'agit pas de politique fiction, mais d'un exemple concret, d'ailleurs très sérieusement évoqué à plusieurs reprises par le baron Pinoteau et d'autres auteurs de la mouvance légitimiste, notamment par Jean-Pierre Brancourt (je vous parle de mémoire) dans une communication fort instructive reproduite dans le troisième cahier des Amis de Guy Augé. Si vous ne connaissez même pas les classiques de la maison, je ne peux rien pour vous.

Vous entendez servir un principe et non pas un homme. Je vous en félicite. On retrouve là en substance le si juste message du comte de Chambord : "Ma personne n'est rien, mon principe est tout". Mais que fait-on lorsque le prince censément désigné par la loi de succession refuse d'incarner le principe ? Doit-on se mettre la tête dans le sable ? Doit-on nier la réalité et présenter ledit prince comme s'il était en tout et pour tout déjà le roi et le meilleur roi qu'on eût jamais ? Ce n'est pas la Contre-Révolution que vous nous proposez. C'est juste un prince libéral déguisé en improbable successeur et héritier du comte de Chambord et du chambordisme.

Même s'ils étaient captivés par l'Espagne et fort peu intéressés par la France, les princes carlistes étaient d'une autre trempe. Les princes Sixte et Xavier de Bourbon-Parme étaient d'une autre trempe (n'en déplaise au baron Pinoteau) ; ils surent d'ailleurs s'engager concrètement au service de la France. Aujourd'hui nous n'avons plus affaire qu'à des princes libéraux oublieux de la tradition, et soucieux de la France par intermittence. C'est peut-être tout ce que nous méritons, mais il n'y a vraiment pas de quoi invoquer la Contre-Révolution ! Ce ripolinage a des allures de profanation.   


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MessagePosté le: Sam 29 Sep 2012, 14:19    Sujet du message: Publicité

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Chrysogonus
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Inscrit le: 08 Juil 2012
Messages: 158
Localisation: Ouest

MessagePosté le: Sam 29 Sep 2012, 15:16    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

Je suis d'accord sur un point avec N.M. : 
Les lois fondamentales du royaumes ne sont pas l'Ecriture Sainte. Elles ont mêmes été rédigées au fur et à mesure des besoins politiques. 
C'est vrai que je ne suis pas légitimiste. Ce qui compte c'est le règne du Christ-Roi et un chef qui soit le lieutenant du Christ, pas un prince aux idées "maçonnisées" comme partout en Europe. 

 
Je ne suis pas apparitioniste non-plus, mais c'est une très bonne chose de prier pour que la France ait un monarque vraiment catholique, et que l'Eglise ait un saint pape. 
Dieu a remplacé Saül par David sur le trône d'Israël, rien ne nous dit qu'Il veut toujours prendre un roi dans la dynastie des Bourbons pour régner sur la France. 
   Pour l'instant ce n'est pas d'actualité. Je prie seulement Sainte Jeanne d'Arc et Sainte Thérèse pour la conversion la France et de ses habitants (je disait "et les français" mais j'ai changé puisqu'une bonne partie de la population n'est pas française, et qu'elle ne partira pas du pays, donc il faut la convertir également). 


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Alix
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Localisation: montagne

MessagePosté le: Sam 29 Sep 2012, 15:36    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

Nous voulons un roi debout qui manifeste sa catholicité, sans la foi le courage, la force, le don de soi à ses sujets.Il ne peut actuellement pas être reconnu par ceux qui demandent à Dieu de leur envoyer un souverain, il ne se fait pas connaître, il joue les princes de magazine... Nous ne pouvons faire un roi sans sa volonté, ce serait peine perdu et échec. L'heure est trop grave pour s'illusionner. Dieu seul nous donnera un roi quand Il le décidera.

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Pierre
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Inscrit le: 21 Sep 2012
Messages: 24

MessagePosté le: Sam 29 Sep 2012, 18:14    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

N.M. a écrit:
3. Le prince n'est pas le roi

Vous m'accusez ni plus ni moins de "juger l'autorité" lorsque j'en viens à porter un jugement sur Louis-Alphonse. Les bras m'en tombent ! Il m'avait en effet complètement échappé que votre prince était présentement roi régnant ! Remarquez ça a dû échapper aussi à la quasi totalité de nos contemporains et des chancelleries. Vous confondez ni plus ni moins le roi de droit (à supposer qu'il le soit) et le roi régnant. Si je suis à vos yeux un révolutionnaire, vous êtes aux miens un doux rêveur. Mais de grâce, rêver comme vous faites ne saurait tenir lieu de "faire son devoir pour la cité" !  

 

L'abandon de l'héritier de nos rois, est en fait la destruction discrète des Lois Fondamentales 'et donc du Royaume au profit de la Révolution). On nie le fait que ce sont elles qui sont les garantes du Bien Commun, par le simple fait qu'elles ne sont pas modifiables au gré des caprices humains !

Distinguer la théorie de la pratique, c'est souscrire à la vieille ficelle libérale de la thèse et de l'hypothèse: la thèse est superbe, parfaite, on n'y touche pas, mais dans l'hypothèse, la pratique, on fait ce qu'on veut.
On peut appeler cela de la schizophrénie, ou mieux, du libéralisme pratique : cette mentalité vous pousse à agir contre la vérité et contre les intérêts de la France réelle (Catholique et Royale)...

Voilà la clé de compréhension du double échec catholique et royaliste, la porte à tous les compromis, toutes les lâchetés, tous les ralliements. On se contente de juger l'autorité, et on sait ce que ça a rapporté !
L'histoire montre que nos rois ont respecté la tradition monarchique, et qu'ils l'ont appliquée avec PRUDENCE et DISCERNEMENT. En revanche, la trahison des principes ne rentre pas sous ces notions.

N.M. a écrit:
4. La coutume n'est pas la loi divine

A vous lire concernant les lois fondamentales, on en viendrait à croire qu'elle ressortissent des lois divines positives. Je vous invite à réviser votre théologie... Vous surnaturalisez abusivement de pures et simples lois humaines, à savoir les lois de dévolution de la couronne de France. 


Nous sommes les serviteurs du Roi qui est lui-même le serviteur de Dieu et de Ses lois, naturelles et révélées. Notre devoir d'obéissance est très bien défini par la théologie morale, il s'arrête là où commence l'infraction aux dites lois.
Lois qui ne sont pas réduites à la subjectivité de chacun, mais qui sont OBJECTIVES, et accessible à quiconque s'en donne la peine.


 
N.M. a écrit:
Vous entendez servir un principe et non pas un homme. Je vous en félicite. On retrouve là en substance le si juste message du comte de Chambord : "Ma personne n'est rien, mon principe est tout". Mais que fait-on lorsque le prince censément désigné par la loi de succession refuse d'incarner le principe ? Doit-on se mettre la tête dans le sable ? Doit-on nier la réalité et présenter ledit prince comme s'il était en tout et pour tout déjà le roi et le meilleur roi qu'on eût jamais ? Ce n'est pas la Contre-Révolution que vous nous proposez. C'est juste un prince libéral déguisé en improbable successeur et héritier du comte de Chambord et du chambordisme. 

En effet, la formule du comte de Chambord est très claire: je ne suis rien en dehors de la tradition monarchique, de la transcendance.

Au-delà des tripatouillages de ceux qui n'y comprennent rien, cette formule résume l'essence même de la Légitimité.

Ne pas admettre une loi objective transcendante, c'est n'avoir rien compris à la Légitimité.
C'est être prêt à suivre un homme dans toutes les directions et les contradictions (le "comte de Paris" et ses ancêtres régicides), et nier en pratique la Vérité. Autrement dit, faire exactement la même chose que les bonapartistes, les gaullistes et les orléanistes. Donc, belle preuve de "catholicisme" de la part de ceux qui trouvent que Dieu (qui SEUL nous donne le roi) devient pour le coup trop gênant dans leurs habiles combinaisons politiques...

Alors pour répondre à votre question que faire si l'autorité désigné par l'institution cher à la détruire ? Et bien dans ce cas, il est hors de question de suivre une politique qui va à l'encontre de la tradition monarchique; mais il est impensable de remplacer par un autre CELUI qui est désigné par l'institution : faire cela revient tout simplement à détruire la monarchie.
Donc, on prie pour le Roi, pour sa conversion, mais on ne lui obéit pas, et on le combat au besoin. Exactement comme beaucoup de Français entre 1589 et 1593...

Pour l'Eglise, c'est un peu pareil : on n'obéit pas au pape et aux évêques dans tout ce qui est contraire à la Tradition (cherchez la continuité entre avant et après-Concile sur la liberté religieuse, l'oecuménisme, la collégialité, etc...), mais on les reconnaît comme les pasteurs légitimes : nier la visibilité de l'Eglise revient tout simplement à abandonner la foi catholique. C'est la position d'ailleurs de la FSSPX. C'est la position de l'UCLF dans le combat politique.


N.M. a écrit:
Les princes Sixte et Xavier de Bourbon-Parme étaient d'une autre trempe (n'en déplaise au baron Pinoteau) ; ils surent d'ailleurs s'engager concrètement au service de la France.


Ah voilà, choisissons donc notre prince en fonction de notre petite personne, en braves démocrates !

Pour en revenir à Charles VII, encore une fois lui seul malgré ses faiblesses était désigné par les lois fondamentales. D'autres Capétiens de cette époque étaient sans doute plus brillants, plus compétents, meilleurs stratèges, plus "saints" que lui l'aîné des Capétiens (mais il ne nous appartient pas de juger du contenu et du vécu de la foi du roi). Les Français ont prié pour la sanctification du roi et non pour que Dieu, reniant son engagement, envoie ex-nihilo un autre roi.

Hésiter, en choisir un autre, "faire un bout de chemin avec la république dans l'espoir de baptiser la démocratie" ? Autant de trahisons, autant de secours apportés à la Révolution. Tergiverser, agir en dehors du cadre monarchique, c'est abandonner le prince à ses adversaires. Dans quel camp se situent ceux qui ignorent le prince ou le critiquent plutôt que de l'aider, le protéger ? Certainement pas dans celui de Ste Jeanne d'Arc !!! 

Du reste, 150 ans d'échecs lamentables et de compromissions pratiques de cet orléanisme usurpateur ou national-catholicisme prouvent assez ce que j'avance.


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N.M.
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MessagePosté le: Sam 29 Sep 2012, 18:58    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

A Pierre

1. Qui vous dit que j'abandonne l'héritier de nos rois ?

Au passage je constate que vous ne l'appelez plus roi et ne semblez plus prétendre que Louis-Alphonse est l'autorité. Je constate donc un notable progrès de votre part.

En théorie Louis-Alphonse est l'aîné salique. Enfin... si tant est que la présomption de légitimité puisse s'appliquer réellement à la progéniture d'Isabelle II. En cas d'adultère notoire, le droit canon - et donc la coutume successorale qui est plus exigeante que le droit canon (cf. le refus des enfants nés de mariages subséquents) stipule qu'il y a présomption d'illégitimité de la progéniture.

Mais à supposer que nous soyons en situation de restaurer la monarchie - la vraie, celle où le roi est souverain et non une simple potiche, lieutenant du Christ et de son Eglise, et sacré àReims - quid d'un prince qui ne veut pas être un tel roi, mais prétend dans le meilleur des cas à être l'équivalent du roi des Belges ? Si tant est que ledit prince s'intéresse réellement à la France en dehors de quelques réunions mondaines et de quelques discours mémoriels assez creux...

 2. Les lois successorales garantes du Bien commun ?

Pour le coup c'est vous qui êtes un vrai révolutionnaire. La loi de succession a valeur constitutionnelle. Le Bien commun est ce à quoi les lois humaines - y compris la constitution (et donc les lois fondamentales) - doivent être ordonnées. Et donc si jamais l'appplication concrètes desdites lois venaient à léser le Bien commun, il faudrait évidemment passer outre la "lettre" desdites lois fondamentales (non-écrites).

Encore une fois vous absolutisez et divinisez les lois fondamentales, qui deviennent sous votre plume une espèce d'idole.

Oui libre à moi de trouver que les princes Sixte et Xavier étaient d'une autre trempe que l'érotomane Alphonse XIII et autres Bourbons de sa branche qui se souciaient de la France comme de leur dernière chemise. Ce qui ne veut pas dire qu'ils étaient de ce fait successeurs légitimes. Ce n'est pas ce que j'ai forcément voulu dire. Mais de fait ce sont ces princes qui incarnaient l'héritage politique et moral de leur grand-oncle le comte de Chambord.



 


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Cadoudal
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MessagePosté le: Sam 29 Sep 2012, 19:49    Sujet du message: Louis XX Répondre en citant

le fait que le Prince ne fasse pas de déclaration politique ,


qu'il déclare même  ne pas vouloir faire de politique,


équivaut à une renonciation à ses droits et à ses devoirs  de chef de la Maison royale de France;


l' aboulie peut être considérée comme une forme d'incapacité qui justifie la désignation d'une régence,


( comme la minorité ou la démence)


en attendant que la question de la succession  soit réglée.


la France meurt de ne pas avoir un vrai chef.


le redressement de la France est nécessaire aussi au redressement de l 'Eglise.


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N.M.
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Localisation: France

MessagePosté le: Sam 29 Sep 2012, 20:21    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

3. Charles VII

Seul Charles VII était désigné par les lois fondamentales c'est entendu. Personne ici n'a dit le contraire. Sauf que Charles VII, même à Bourges ou à Loches, ne se contentait pas d'être l'aîné salique. Même si son autorité n'était reconnue que dans une partie (notable) du royaume, il n'en demeure pas moins qu'il régnait et entendait régner non pas comme le roi des Belges, mais comme monarque et lieutenant du Christ. Il ne se contentait pas d'avoir pour lui la pure et simple légitimité de désignation ; il avait pour lui la légitimité d'exercice. Et même ceux qui ne le reconnaissaient pas (à tort) pour roi légitime savaient bien (de leur point de vue) qu'il prétendait à tout le moins à cette légitimité d'exercice. Rien de tel avec qui vous savez.

4. Henri IV

Donc à vous suivre, lorsque le prince est empêché, il suffit d'attendre et de prier. On peut tout de même le combattre. J'en prends bonne note. Donc si on peut le combattre, on peut à tout le moins exercer un droit de critique à son endroit : c'est-à-dire faire ce que vous reprochez à vos interlocuteurs en ces lieux. Merci de cet aveu.

5. Comparaison avec la crise dans l'Eglise

Comparaison qui n'est pas raison car l'autorité royale est humaine, tandis que l'autorité pontificale a cette caractéristique d'être divinement assistée. Résister au roi - et a fortiori résister à celui qui n'est qu'un prince - consiste uniquement à résister à une autorité humaine. Résister dans son domaine à une autorité divinement assistée revient à résister à Dieu lui-même.

"Le divin Rédempteur gouverne son Corps mystique visiblement et ordinairement par son Vicaire sur la terre."

Pie XII, Encyclique Mystici Corporis, 29 juin 1943.

"Nous enseignons et nous déclarons [...] que ce pouvoir de juridiction du Pontife romain, vraiment épiscopal, est immédiat ; que les pasteurs et les fidèles, chacun et tous, quels que soient leur rite et leur rang, lui sont assujétis par le devoir de la subordination hiérarchique et d'une vraie obéissance, non seulement dans les choses qui concernent la foi et les moeurs, mais aussi dans celles qui appartiennent à la discipline et au gouvernement de l'Eglise répandue dans tout l'univers ; de sorte que, gardant avec le Pontife romain l'unité tant de la communion que de la profession d'une même foi, l'Eglise du Christ est un seul troupeau sous un seul pasteur suprême. Telle est la doctrine de la vérité catholique, dont nul ne peut dévier sans perdre la foi et le salut."

Concile Vatican I, Constitution dogmatique Pastor aeternus, 18 juillet 1870.

C'est que la visibilité de l'Eglise n'exige pas uniquement d'afficher la photo du pape et à se dire en communion avec lui... Encore faut-il lui être réellement soumis, ainsi qu'aux pasteurs nommés par lui.   


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Pierre
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Messages: 24

MessagePosté le: Sam 29 Sep 2012, 20:21    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

N.M. a écrit:
1. Qui vous dit que j'abandonne l'héritier de nos rois ? Au passage je constate que vous ne l'appelez plus roi et ne semblez plus prétendre que Louis-Alphonse est l'autorité. Je constate donc un notable progrès de votre part.






Jusqu'à preuve du contraire, on ne vous a pas vu beaucoup le défendre sur ce sujet, si vous le l'abandonnez pas vous êtes un bien mauvais avocat... Le prince incarne un principe qui lui est supérieur, (Il est le roi de France de droit, bien qu'empêché) je n'ai pas dit autre chose.



N.M. a écrit:
En théorie Louis-Alphonse est l'aîné salique. Enfin... si tant est que la présomption de légitimité puisse s'appliquer réellement à la progéniture d'Isabelle II. En cas d'adultère notoire, le droit canon - et donc la coutume successorale qui est plus exigeante que le droit canon (cf. le refus des enfants nés de mariages subséquents) stipule qu'il y a présomption d'illégitimité de la progéniture.




Louis XX est Roi de France de droit jusqu'à son dernier souffle, et RIEN ne peut changer cela.
Je connais par coeur les petites manoeuvres révolutionnaires qui vise à le discréditer, ce n'est pas nouveau : et l'on sait de quel égoût sortent les ragots qui visent à le rendre aussi illégitime et libéral que les calomniateurs qui colportent ces racontars.





N.M. a écrit:
quid d'un prince qui ne veut pas être un tel roi, mais prétend dans le meilleur des cas à être l'équivalent du roi des Belges ? Si tant est que ledit prince s'intéresse réellement à la France en dehors de quelques réunions mondaines et de quelques discours mémoriels assez creux...




Ceux qui préfèrent le solide à l'esbrouffe savent à quoi s'en tenir : les discours du Roi légitime sont infiniment plus limpides que les mensonges de ses ennemis.Quant à ce qu'il me remette en place, ne le chargez pas de ce que vous n'êtes pas capable de faire vous même.

Il y a eu des signes de la Providence pour confirmer la dynastie capétienne ; vous les connaissez, je n'y reviens pas. Vous conviendrez donc qu'en l'absence de signes clairs de ladite Providence, il n'y a pas de raison de ne pas suivre le mode de succession qui est établi dans la monarchie française : le poids de la coutume a toujours régi les rapports sociaux avant que les Lumières ne viennent tout bouleverser par l'idéologie.




N.M. a écrit:
Oui libre à moi de trouver que les princes Sixte et Xavier étaient d'une autre trempe que l'érotomane Alphonse XIII et autres Bourbons de sa branche qui se souciaient de la France comme de leur dernière chemise. Ce qui ne veut pas dire qu'ils étaient de ce fait successeurs légitimes. Ce n'est pas ce que j'ai forcément voulu dire. Mais de fait ce sont ces princes qui incarnaient l'héritage politique et moral de leur grand-oncle le comte de Chambord.




Je ne suis pas étonné par ce petit discours nous vantant les mérites de Sixte-Henri de Bourbon-Parme. Ce n'est pas un simple hasard que vous fassiez le choix de traîtres à la couronne de France, vous n'ignorez pas que ces princes se moquent totalement des lois fondamentales du Royaume de France (comme vous) et roulent pour eux mêmes. 
Quant à l'incarnation de l'héritage politique et moral de leur grand-oncle, laissez moi rire ! Les accointances de Sixte Henri de Bourbon-parme avec l'orléanisme, l'action française, la jeunesse néo-païenne identitaire (violemment anti-chrétienne) et le front national ne sont un secret pour personne. Prétendre fonder une monarchie dans l'autonomie, en épousant des principes révolutionnaires et républicains, relève de la pure utopie, tout simplement parce qu'une telle conception ignore la légitimité théologique, et donc ce qu'est véritablement le bien commun, raison d'être de la monarchie.

Voilà donc votre programme, qui est finalement celui du "doute", de la "calomnie" et du mensonge. Vos principes politiques ne différent pas de ceux de vos princes favoris, de ceux qui cherchent la restauration finalement de la Monarchie usurpatrice de Juillet de l'infâme Louis Philippe, monarchie batârde de compromissions avec les assemblées maçonniques !

Pour les autres, pour ceux qui sont un peu moins oublieux du réel, des leçons de l'histoire et de ses impératifs, sont toujours les bienvenus chez nous !
   


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Pierre
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Messages: 24

MessagePosté le: Sam 29 Sep 2012, 20:30    Sujet du message: Re: Louis XX Répondre en citant

Cadoudal a écrit:
le fait que le Prince ne fasse pas de déclaration politique ,

qu'il déclare même  ne pas vouloir faire de politique,


équivaut à une renonciation à ses droits et à ses devoirs  de chef de la Maison royale de France



« Si les Français m’appellent, je ne me déroberai pas. » Louis XX.

« Si les Français le veulent, je sera toujours là. » Louis XX

A la question la France a-t-elle vraiment besoin d’un roi ?

« Pourquoi pas ? Pour moi, la monarchie est une forme de continuité, un lien avec l’Histoire. C’est une notion évolutive, moderne. Avec la mondialisation, on perd parfois le nord... La monarchie est un repère. Vous ne pouvez pas vous construire un futur si vous ne connaissez pas votre passé. »

Louis XX, entretien de juillet 2010.

« Je n'entends pas m'adresser aux nostalgiques mais aux porteurs d'espoirs ; à ceux qui n'ont pas peur des lendemains selon la belle formule du feu Saint-Père. Je le fais avec d'autant plus de conviction que cet espoir n'est pas une utopie. Il est prouvé en permanence par les dix siècles d'histoire que ma famille a écrit avec les Français.

Espoir insufflé par Hugues Capet et les premiers capétiens lorsqu'ils ont restauré le royaume au Xe siècle. Espoir de la souveraineté retrouvée avec Jeanne d'Arc et Charles VII lorsque certains avaient failli faire disparaître la France avec le traité de Troyes qui sacrifiait notre indépendance en même temps qu'il niait la légitimité de la succession statutaire. Espoir encore, incarné avec le bon Roi Henry IV lorsqu'il reconstruit le royaume après trente ans de guerres.

Chaque fois ce fut l'union de la dynastie avec les Français qui a permis de reprendre le chemin des lendemains meilleurs. Quelle belle leçon ! Cet espoir, en tant qu'héritier légitime des Rois de France, je souhaite l'incarner
. »

Louis XX, allocution du 21 janvier 2008.

« Notre chance n'est-elle pas de posséder une tradition vieille de mille cinq cents ans sur laquelle notre pays est construit ? Tradition qui s'incarne dans une famille dont j'assume actuellement les devoirs.

Aucun de nous ne sait ce que sera demain, mais nous savons, en revanche, tous que cet avenir sera ce que nous en ferons, sans place à la fatalité. Il est ce que notre volonté voudra qu'il soit. Tel était aussi bien le message de Louis XVI qui, en dernier ressort, s'en est remis à la France dont il souhaitait qu'elle retrouve le sens de ses valeurs et de sa tradition.

En ce début d'année, la Princesse Marguerite, notre fille la Princesse Eugénie, et moi-même, nous vous assurons de tous nos souhaits pour notre Pays, pour vos familles et pour tous les Français éprouvés en grand nombre par les temps instables que nous traversons.

Que tous les Saints de France, que Saint-Louis, continuent à protéger la France afin qu'elle demeure la grande et puissante nation édifiée par la sagesse et la patience des Capétiens.
»

Louis XX, déclaration du 18 janvier 2009.


« Je tiens à remercier toutes celles et tous ceux qui aujourd'hui sont nourris par une vision d'avenir, celle-là même qui a déjà bâti la France millénaire, et je leur dis d'avoir confiance.

La France et le monde vivent en ce moment des temps difficiles où les fausses certitudes d'hier dont remises en causes, où tout chancelle faute de socle solide. Notre premier devoir est un devoir de mémoire et de fidélité aux valeurs et aux principes incarnés par la royauté française.

Aucun de nous ne peut connaître de quoi sera fait demain, en revanche, chacun peut aider par son attitude personnelle et familiale, sa démarche professionnelle, mais aussi sa prière à construire notre avenir commun.

La France a élevé en son sein de grandes figures que l'Eglise a fait accéder à la sainteté et en particulier Saint-Louis. Prions-les pour notre avenir, pour celui de la France !
»

Louis XX, déclaration du 30 janvier 2009

Et plus récemment encore cette année :

http://beaudricourt.hautetfort.com/archive/2012/08/25/discours-du-prince-lo…


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N.M.
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MessagePosté le: Sam 29 Sep 2012, 20:37    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

Vous me faites bien rire Pierre !

Où avez-vous vu que je vantais les mérites de Sixte-Henri de Bourbon-Parme ? Je parle du prince Sixte, son oncle (1886-1934), bien connu notamment pour avoir servi de représentant officieux à l'empereur Charles Ier d'Autriche son beau-frère pour mettre un terme à la boucherie de 1914-18. Je parle aussi du prince Xavier, qui ne se contenta pas de vivre le second conflit mondial dans les palaces romains ou suisses, mais fut déporté à Dachau pour faits de résistance.

Quant à mon supposé orléanisme, faites-moi rire ! C'est vous qui nous demandez de soutenir mordicus un prince dont les références politiques sont encore plus libérales que celles de l'usurpateur de Juillet : de l'orléanisme politique sous couvert de légitimisme dynastique.

Quant à Isabelle II et son troupeau d'amants, il ne s'agit nullement de ragots mais de faits avérés et bien connus des historiens. Ce n'est pas parce que le "comte de Paris" et cie en font des gorges chaudes que la chose n'existe pas.


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Pierre
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MessagePosté le: Sam 29 Sep 2012, 20:38    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

N.M. a écrit:
Donc à vous suivre, lorsque le prince est empêché, il suffit d'attendre et de prier. On peut tout de même le combattre. J'en prends bonne note. Donc si on peut le combattre, on peut à tout le moins exercer un droit de critique à son endroit : c'est-à-dire faire ce que vous reprochez à vos interlocuteurs en ces lieux. Merci de cet aveu.



En effet c'est notre fidélité envers le principe qui nous désigne le prince, et pas l'inverse. La critique peut être faîte si elle se veut constructive, ce qui n'est pas le cas de la vôtre, puisque comme les francs-maçons vous lui contestez ses droits légitimes. Et de ce fait, vous préférez servir les traîtres, les dissidents aux lois fondamentales du Royaume de France et à la couronne qui ne manquent de pourrir nos milieux avec leurs théories infectes et révolutionnaires.

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Cadoudal
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MessagePosté le: Sam 29 Sep 2012, 21:26    Sujet du message: Louis XX Répondre en citant

à Pierre 


facile de nous traiter de mauvais sujets.


il est certain que nous sommes plus royalistes que le roi.


mais on ne peut rien faire avec un Prince qui se cache.


Alphonse venait à la Chapelle Expiatoire le 21 janvier


on le voyait à la table de l IMB


on pouvait lui parler ou à ses collaborateurs.


avec Louis : fini.


c'est avec tristesse que je constate sa démission prolongée et la dispersion des fidèles de cette cause sacrée;


avec tristesse que je vois la difficulté d'instaurer une nouvelle dynastie de sang Bourbon.


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simondemonfort
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MessagePosté le: Sam 29 Sep 2012, 22:47    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

Comme me disait un jour un vaillant et de longue date combattant du légitimisme : "avant on critiquait le libéralisme des Orléans, maintenant on a un Prince qui épouse une charmante représentante de la finance mondialiste !" O tempora, o mores.
J'ai une suggestion Laughing : au regard de l'évolution de la population en France, pourquoi de demande-t-on pas à Mohammed VI de ceindre une deuxième couronne ? Après tout il fait déjà le job pour le Maroc et ne se dérobe pas à ses devoirs, y compris religieux !  ... Mort de Rire


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N.M.
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MessagePosté le: Sam 29 Sep 2012, 23:15    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

Mon bon Pierre,

Avant de me traiter de franc-maçon ou de je ne sais quel nom d'oiseau, commencez par réviser vos classiques et notamment votre histoire, et arrêtez de débiter des slogans mal assimilés. Je suis sûr que vous valez mieux que ça.


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Cadoudal
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MessagePosté le: Dim 30 Sep 2012, 06:01    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

citations de Pierre:
« Si les Français m’appellent, je ne me déroberai pas. » Louis XX. 

« Si les Français le veulent, je serais toujours là. » Louis XX 



******************


en pratique , il est injoignable.


il est absent des manifestations légitimistes traditionnelles, que son père honorait de sa présence.


il ne répond pas aux courriers .


et il est impossible de faire reposer sur son secrétaire, Mr Bureau,  la responsabilité de cette conduite.


il empêche toute action légitimiste.


conclusion : Louis a renoncé à ses devoirs de chef de la Maison de Bourbon.


il  faut chercher notre roi chez un autre Prince du sang de France.


ce n'est pas être bolchevique que de dire  cela.






 


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Adalrik
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MessagePosté le: Lun 1 Oct 2012, 19:52    Sujet du message: Re: Louis XX Répondre en citant

Cadoudal a écrit:
Louis XX évite les légitimistes
change de conversation lorsqu'on évoque les questions politiques.  


or le roi nous est nécessaire pour engager la contre révolution,
le redressement spirituel, moral, économique de notre pays épuisé par deux siècles de désastres républicains et maçonniques.


il nous faut un chef
et Louis XX ne veut pas l 'être, malgré ses obligations  héréditaires. 


c'est le guignon français , disait Maurras , que de ne pas avoir de chef à droite.


En effet je ne peux qu'appuyer vos propos Cadoudal
C'est à cause du refus des Princes de sang de réaliser leur mission que nous en sommes là
C'est comme Louis XVIII qui abandonne Charette et les Vendéens. Quelle Misère !
Les Princes de sang ont fuis la volonté politique pour s’accommoder avec le système
De plus Louis XX souhaites une monarchie constitutionnelle et parlementaire comme en Espagne, c'est pitoyable !


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Henryk


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MessagePosté le: Dim 8 Sep 2013, 16:05    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

C'est exellent, NM, Cadoudal, Aldarik, de mettre toute la famille royale au même niveau et brouiller les esprit comme les républicains le font.

Il faudrait baisser un peu vos masques, messieurs les réprobatteurs, et abattre vos cartes, car, si vous semblez animez la querelle religieuse, comme la querelle royale, et être les seuls détenteurs de la vérité, qui êtes vous?


Et nous nous approchons de la table de communion avec de tels propos???? Je souhaite que nous fassions encore plus pénitence et en demande de miséricorde au pélerinage de Chartres, l'année prochaine...

Il y a les lois fondemantales du royaume, et pour ceux qui veulent peser les âmes de leurs égaux,  comme se servir de l'épée de justice, bon courage... et au revoir...


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N.M.
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MessagePosté le: Dim 8 Sep 2013, 17:11    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

Je vais donc baisser mon masque : je crois en Dieu et en chacun des articles du symbole de Nicée-Constantinople. Et je prête le serment antimoderniste.

En revanche je ne crois pas de foi divine et catholique dans les "lois fondamentales du royaume" et encore moins dans l'interprétation qui en est faite par telle ou telle sous-chapelle légitimiste ou pseudo-légitimiste. Les lois fondamentales - coutume constitutionnelle de l'ancienne France - sont de pures lois humaines. Et donc ce sont des lois amendables, réformables, et... qui peuvent se révéler caduques.

Je ne crois pas non plus, bien qu'étant moi-même royaliste, qu'il soit nécessaire d'être royaliste ou pire encore royaliste de telle ou telle sous-chapelle pour faire son salut.

Je ne crois pas que la légitimité politique puisse se résumer en tout et pour tout à une question de légitimité dynastique et d'arbre généalogique.

Je ne crois pas que nous ayons présentement un roi (ou un "ROY" comme vous dites plaisamment) régnant en France, mais bien plutôt une constitution et un gouvernement républicains (sans doute pour notre malheur) et quelques prétendants au trône de France plus ou moins sérieux.  

Et oui je doute de la volonté et de la légitimité de Luis-Alfonso.

Ce faisant je pèche sans doute contre la religion luis-alfonsienne d'Henryk et cie, mais non point contre la religion révélée du Verbe Incarné.

J'ai donc bien l'honneur


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Saint Guilhem du désert
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MessagePosté le: Mar 10 Sep 2013, 22:23    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

En lisant vos écrits NM, j'ai l'impression de parcourir un site orléaniste (courant politique dont l'origine au vue de la politique anti-cléricale de l'usurpateur Philipe Egalité est aux antipodes de la Tradition) puisque vous employé le patronyme hispanique du duc d'Anjou, l'ainé des Capétiens ne vous en déplaise....c'est ainsi les d'Orléans-Égalité ne seront toujours qu'une branche cadette obsédés par le pouvoir de posséder ce qu'ils n'ont pas ( la noblesse, l'honneur de la parole et de l'engagement) et complexés.
On ne sait plus trop qui devrait régner dans leur famille suite à la décision du père rejetant son fils pour faire de son petit fils son successeur en tant que roi mais qui devrait lui même n'être que régent puisqu'il n'est pas l'aîné...bref un panier de crabe que ces Orléans-Égalité.
Être royaliste c'est accepter le roi selon les Lois fondamentales du Royaume sinon nous tombons dans le jeu démocratique du régime republicain. régime républicain dont la filiation vient de la révolution enfantée par la franc-maçonnerie. Source du mal qui après avoir fait tomber la monarchie en assassinant la famille royale s'est attaqué a l'Eglise ( et je pense que si nous sommes là sur ce Forum et fidèles de la FSSPX c'est bien que nous voulons combattre et résister à toute forme de modernisme.)!
Alors oui, on peut regretter que le prince ne soit pas comme ci ou comme ça, mais il est comme il est , rien n'est figé. Nous n'avons pas le droit de baisser les bras et de tourner le dos à la Légitimité. Sinon c'est renoncer a ce que l'on croit. Pour ma part je me refuse à tomber dans le jeux pervers qui consisterait à choisir son roi sur un catalogue. C'est pourtant simple de comprendre que choisir son prétendant selon ses petites préférences personnelles ne mènent à rien. Votre choix subjectif ne sera jamais celui de votre voisin...
Enfin le roi n'est pas un chef de parti, au contraire il est le roi de tout son peuple, le père, le lieutenant du Christ. Il nous plaît en tout cas à nous d'espérer et de prier pour le retour de la monarchie traditionnelle et catholique, sans esprit courtisans, ni mondain (ne vous en déplaise) c'est en tout cas en se formant et en restant fidèle au Principe que nous militons à l'UCLF...


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N.M.
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MessagePosté le: Mer 11 Sep 2013, 15:17    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

 
En réponse à "saint Guilhem du désert" :
 
1) Merci de bien vouloir réviser votre histoire
 
- Philippe-Egalité n'a été "usurpateur" de rien du tout, puisqu'il n'a ni régné, ni gouverné. Merci de ne pas confondre Philippe-Egalité et son fils Louis-Philippe, qui a effectivement usurpé la couronne en 1830.
 
- Sous votre plume les princes d'Orléans sont voués aux gémonies en bloc en raison des fautes de tels ou tels de leurs ancêtres. Et d'un point de vue dynastique on pourrait en effet se demander comment on peut légitimement succéder aux princes que l'on a combattu, que l'on a méprisé, dont à voté la mort, dont on a volé la couronne. On peut aussi se demander comment on peut prétendre incarner la tradition monarchique française, lors même que l'on a soi ou ses ancêtres pactisé avec les principes révolutionnaires, voir admis ces mêmes faux principes ?
 
 Mais à ce compte-là il faut être honnête et ne pas réserver pareil traitement aux seuls princes d'Orléans. D'où les questions suivantes (que les orléanoclastes ne se posent que très rarement sinon jamais) :
 
- Oui ou non le roi Charles IV d'Espagne a-t-il signé en 1796 le traité d'alliance de San Ildefonso avec la République française (première du nom) qui avait fait exécuter son cousin Louis XVI ?
 
- Oui ou non le même Charles IV a-t-il été l'allié zélé de l'usurpateur Bonaparte, avant de se faire piteusement détrôner par ce dernier en 1808 ?
 
- Oui ou non la reine-régente Marie-Christine a-t-elle instauré en Espagne en 1833 un régime libéral et anticlérical au profit de sa fille Isabelle II, qui usurpait la couronne d'Espagne au détriment de son oncle Charles V (don Carlos) ?
 
- Oui ou non le régime d'Isabelle II a-t-il été militairement soutenu par le gouvernement de Louis-Philippe (avec la création de la Légion étrangère) contre les légitimistes espagnols qu'étaient les carlistes de Charles V, lors de sanglantes guerres civiles ?
 
- Oui ou non Alphonse XII (fils d'Isabelle II et trisaïeul de Louis-Alphonse) a-t-il à son tour usurpé la couronne d'Espagne en 1874 au détriment du roi de droit Charles VII (duc de Madrid et futur prétendant au trône de France sous le nom de Charles XI) et restauré la monarchie libérale de 1833 ?
 
- Oui ou non la branche isabello-alphonsine (dite branche aînée des Bourbons depuis 1936) est-elle regardée par les carlistes et les contre-révolutionnaires espagnols comme la "branche libérale", équivalent en Espagne de ce que sont les Orléans en France ?
 
- Oui ou non l'infidélité conjugale d'Isabelle II était-elle chronique et notoire au point que l'on peut très légitimement douter qu'Alphonse XII fût bien le fils du roi consort François de Bourbon (duc de Cadix) ?
 
Et de grâce ne répondez pas qu'il s'agit de simples ragots (comme pour Isabeau de Bavière et son fils Charles VII) car même les historiens universitaires s'accordent à reconnaître que la légitimité des enfants d'Isabelle II pose problème. Et de grâce encore ne nous sortez pas les ragots concernant les Orléans sur ce même chapitre, car les problèmes des uns ne résolvent pas les problèmes des autres. La seule réponse que l'on peut faire valoir est qu'en droit il y a présomption de légitimité en matière de filiation... sauf notoriété du contraire.
 
Dans les milieux royalistes français, on aime bien détester les princes d'Orléans parce qu'on a toute la matière suffisante pour ce faire. Mais comme on ne connaît généralement pas aussi bien l'histoire des princes d'Espagne - sinon par l'intermédiaire de raccourcis pudiquement élaborés par des militants de longue date, dont certains ralliés à la cause "Blanc d'Espagne" après avoir servi les Orléans - on ignore ou l'on feint d'ignorer les collusions de ces mêmes princes d'Espagne avec les faux principes révolutionnaires (collusions qui valent bien celles des Orléans) de même que certains problèmes épineux en matière de filiation.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:37    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique"

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