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A propos de "Royaliste et Catholique"
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N.M.
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Inscrit le: 02 Aoû 2012
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MessagePosté le: Mer 11 Sep 2013, 15:17    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

 
2) Pour en venir maintenir au problème de la loi de succession
 
- Ne vous en déplaise, la coutume successorale de France - toute vénérable qu'elle soit - n'est pas une loi divine intangible. C'est une pure et simple loi humaine qui a été élaborée patiemment en raison des nécessités du temps. Mais, ainsi que vous le soulignez à juste titre, elle possède (normalement) le grand mérite de régler la question de la personne du successeur légitime, sans discussion possible.
 
- Cependant, il ne faut jamais perdre de vue que la légitimité politique ne saurait se résumer en tout et pour tout à la seule question dynastique. La légitimité politique, c'est d'abord la question du Bien commun. C'est d'abord la question du règne politique et social du Christ-Roi. C'est ensuite le choix de la forme du régime, de préférence assurant l'indépendance du pouvoir (d'où la monarchie) et s'inscrivant de préférence dans une continuité historique (d'où la monarchie capétienne). La question dynastique vient ensuite. Autrement dit, mieux vaut un prince cadet voire un bâtard qui veuillent régner et fasse régner Jésus-Christ sur la France, plutôt qu'un aîné indiscutable qui soit indifférent ou acquis aux idées de la Révolution (je ne dis pas que ce soit le cas avec Louis-Alphonse, puisque son apathie ne nous renseigne en rien en la matière). Et à tout prendre, mieux vaut une République du Christ-Roi qu'une monarchie libérale. 
 
- Mais concernant la question dynastique, là où le bât blesse, c'est lorsque l'on ne sait plus comment interpréter convenablement la loi de succession. Si nous étions encore en monarchie - du moins sous le régime de la monarchie traditionnelle - la question se règlerait d'elle-même par la pratique (comme ce fut le cas avec l'exclusion de la succession par les femmes, avec l'extinction des Capétiens directs au début du XVème siècle). Mais tel n'est évidemment pas le cas aujourd'hui. Ni même en 1883, à la mort (en exil) du comte de Chambord, dernier roi de droit incontestable et incontesté (du moins chez les royalistes partisans de la monarchie traditionnelle).
 
Par conséquent, depuis 1883, nous devons faire non pas avec l'interprétation officielle et ayant force de loi (celle du roi en ses parlements), mais avec des interprétations privées qui n'ont pour elles que la force de leurs arguments.
 
La question est de savoir si d'une part Philippe V d'Espagne pouvait valablement renoncer à la couronne de France pour lui et sa descendance, et si d'autre part des princes partis régner et succéder dans un autre royaume pouvait ensuite valablement succéder à la couronne de France.
 
Du côté des partisans des droits des Bourbons d'Espagne, on compta notamment les savants travaux du juriste Paul Watrin (1876-1950) qui soutint, parmi d'autres, la thèse selon laquelle les renonciations étaient nulles en raison du fait que les princes appartiennent à la Couronne (et non l'inverse), en vertu du quoi ils ne peuvent ni disposer de leurs droits, ni les aliéner.
 
Mais on pourrait objecter que le principe selon lequel les princes appartiennent à la Couronne n'est pas propre au droit français, mais est bel et bien un principe général. Auquel cas on ne voit pas en raison de quoi les Bourbons d'Espagne devraient être, une fois devenus aînés des Capétiens, plutôt à la couronne de France qu'à la couronne d'Espagne. D'ailleurs, dans les faits, les princes carlistes qui étaient rois de droit en Espagne et sont devenus aînés des Capétiens à la mort du comte de Chambord en 1883, s'ils n'ont pas refusé de revendiquer la succession française, lui ont très nettement préféré la succession espagnole - au grand dam de leurs partisans français (les Blancs d'Espagne) pour lesquels ils assuraient (déjà) le service minimum. Comment restaurer la monarchie sur de telles bases ? N'est-ce pas la preuve par les faits que les princes se doivent à une couronne et une seule (sauf à fusionner les couronnes à la manière des Habsbourg d'Autriche) ?
 
Pour revenir à la bonne interprétation de la loi de succession, Paul Watrin cite plusieurs juristes contemporains des renonciations d'Utrecht adversaires de la validité desdites renonciation, parmi lesquels le chancelier d'Aguesseau (ce qui est une autorité de très grand poids).
 
Mais en même temps force est de constater que l'enregistrement des renonciations de Philippe V par les parlements (à la demande de Louis XIV) n'a jamais été cassé. Alors que les dispositions relatives au droit de succession à la couronne de France des bâtards légitimés de Louis XIV (le duc du Maine et le comte de Toulouse) ont elles été cassées sous la Régence (mais vous me répondrez peut-être que le Régent était précisément Philippe II d'Orléans).
 
Et force est de constater aussi que les ducs d'Orléans ont très officiellement été reconnus comme premiers princes du sang tout le long des règnes de Louis XV et de Louis XVI. Or le premier prince du sang est le premier prince dans l'ordre de succession après les fils et petits-fils de France. Si les Bourbons d'Espagne (de Naples et de Parme) avaient été regardés comme successibles, jamais les ducs d'Orléans n'auraient pu être reconnus comme premiers princes du sang. Ajoutons que Louis-Philippe fut également regardé comme premier prince du sang sous Louis XVIII et Charles X. C'est un argument puissant en faveur des princes d'Orléans.
 
Mais en sens contraire, on peut faire valoir que l'appellation de premier prince du sang était purement protocolaire.
 
On peut faire valoir aussi que lors des débats de l'Assemblée constituante qui ont amené l'élaboration de la Constitution de 1791, on a expressément voulu laisser ouverte la question de savoir si les Bourbons d'Espagne (de Naples et de Parme) pouvaient ou non succéder à la couronne de France.
 
Résultat des courses : juridiquement la question n'a pas été tranchée par les instances compétentes sous l'Ancien Régime, en 1791 et sous la Restauration. Il y a des arguments probants des deux côtés. Les uns et les autres font valoir des interprétations qui valent ce que valent les arguments avancés.


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MessagePosté le: Mer 11 Sep 2013, 15:17    Sujet du message: Publicité

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N.M.
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Inscrit le: 02 Aoû 2012
Messages: 217
Localisation: France

MessagePosté le: Mer 11 Sep 2013, 15:18    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

 
3) Conclusion
 
La question dynastique n'est ni une question de foi, ni l'essentiel de la légitimité politique, ni une question juridiquement tranchée par les instances compétentes, ni une question sur laquelle on puisse avoir par ailleurs (et abstraction faite d'une interprétation juridique autorisée) une certitude absolue ou suffisante (comme ce peut être le cas pour tout problème qui ressortit de la foi et de la doctrine catholique).
 
Par conséquent, il est nécessaire de laisser cette question ouverte et libre entre Français, et a fortiori entre catholiques.
 
Je dirais même plus : il est abusif et dangereux d'impliquer un assentiment des catholiques (comme catholiques) à telle ou telle opinion dynastique, car - quoi qu'il en soit des certitudes ou des incertitudes à ce sujet - ce n'est pas et ça ne peut pas être une question qui engage en quoi que ce soit la foi des fidèles.
 
Voilà pourquoi la propagande intempestive et de surcroît non-argumentée pour tel ou tel prince n'a pas sa place en ces lieux, sinon à titre de curiosité historique et juridique dont on doit être capable de débattre sans se jeter de vaines excommunications à la figure. 
 
 
 


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N.M.
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Messages: 217
Localisation: France

MessagePosté le: Mer 11 Sep 2013, 15:24    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

 Erratum - évidemment, l'extinction des Capétiens directs et le règlement de la succession ou non par les femmes date des années 1316-1328, c'est-à-dire du début du XIVème siècle (et non du XVème siècle !).

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Gustavo
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Inscrit le: 13 Mar 2013
Messages: 33

MessagePosté le: Mer 11 Sep 2013, 22:58    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

Merci une fois de plus pour la rigueur de raisonnement, pour le partage de vos connaissances, et au final pour cette conclusion !

Ce sujet déchaine tant les passions... je suis heureux que vous l'ayez traité sur ce forum.


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Saint Guilhem du désert
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Messages: 26
Localisation: Toulon

MessagePosté le: Jeu 12 Sep 2013, 04:20    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

 Merci NM pour votre formidable travail de recherche pour me répondre.
Pour ce qui est de réviser mon Histoire de France, j'en prend bonne note même si je sais très bien que l'usurpateur n'était pas le père régicide ( bien que lui aussi avait pour prénom louis-Philippe (1747-1793) ) mais son fils Louis-Philippe (1773-1850)  ( dont j'ai omis le second prénom en tapant mon message ) mais par contre il s'appelait bien Egalité comme son père et il fut colonel puis lieutenant- général des armées de la république.
Mais vous avez raison, nous ne sommes pas ici sur un forum politique, alors tenons nous en là....


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N.M.
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Messages: 217
Localisation: France

MessagePosté le: Jeu 12 Sep 2013, 08:48    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

 Je ne crois pas que le jeune Louis-Philippe adoptât le patronyme Egalité.

Il entra au club des Jacobins sous l'Assemblée constituante, à l'époque où ledit club n'était pas encore dominé par les robespierristes. Il servit sous l'uniforme des armées de la République en 1792-1793 sous le général Dumouriez. Tout comme ce dernier, il fut opposé à la condamnation à mort de Louis XVI et désapprouva le vote régicide de son père - devenu, par démagogie, Philippe Egalité. Après la bataille de Neerwinden (18 mars 1793), il fut associé à la tentative de coup d'Etat de Dumouriez contre la Convention. Le coup ayant manqué, Dumouriez et Louis-Philippe émigrèrent aux Pays-Bas autrichiens, sous la responsabilité de l'empereur François II. Etant donné son passé révolutionnaire et sa rupture tardive avec la République, le jeune Louis-Philippe et sa sœurs Madame Adélaïde furent rejetés par l'Emigration (ce qui ne l'empêcha pas d'épouser en 1809 la fille du roi et de la reine des Deux-Siciles). 

Il lui fallut attendre une dizaine d'années (lorsque, sous Napoléon, la famille royale se fixa en Angleterre) pour rentrer en grâces auprès de Louis XVIII (qui ne l'aimait pas et n'était dupe de rien), et ce par l'entremise du comte d'Artois (futur Charles X). On sait comment Charles X fut ultérieurement remercié par son cousin Orléans...

Loin d'adopter le patronyme Egalité, Louis-Philippe était en fait très à cheval sur ses prérogatives de prince du sang. La comédie du "roi bourgeois" se promenant en haut-de-forme et parapluie à la main (méchamment croquée par Daumier) et la réception quotidienne des insurgés de Juillet au Palais-Royal, dans les premières semaines de la Monarchie dite de Juillet, étaient aux antipodes de son vrai caractère et de sa vraie personnalité. L'homme jouait hypocritement la comédie. Il l'avait jouée avec Charles X, il continuait avec les insurgés de 1830. Tel Louis XVIII, ne soyons pas dupes du personnage.

  
 


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Cadoudal
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Messages: 542
Localisation: ILE DE FRANCE

MessagePosté le: Jeu 12 Sep 2013, 08:54    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

à  Adalryk


je suis attaché aux lois fondamentales du royaume , et c'est pour cela que je m 'oppose aux prétentions des Orléans, cadets de la famille de Bourbon.


mais si les lois fondamentales désignent un héritier nécessaire , encore faut-il que cet héritier accepte l 'héritage.


or Louis XX ne se fait remarquer que par son absence dans les fêtes légitimistes, son silence permanent.


il refuse  de faire valoir ses droits , refuse de  dire quoique ce soit , refuse d' abdiquer en faveur d'un parent actif.


il bâillonne le légitimisme.


il serait subventionné par la République que le résultat ne pourrait être pire pour la Cause royale.


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Chat-Huant
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Messages: 130
Localisation: Sologne du 41

MessagePosté le: Jeu 12 Sep 2013, 12:04    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

C'est votre avis Cadoual; moi je pense que Louis XX a bien raison de rester à distance des affaires politiques, surtout quand on voit ce qui est arrivé à son père et à son frère. Il ne sert à rien, bien au contraire de s’exposer inutilement tant que le moment n'est pas venu et le moment n'est pas venu, car la république doit d'abord s'auto-détruire et boire son propre venin. Quand le moment sera venu, notre Seigneur enverra peut être alors une nouvelle "Jeanne d'Arc"qui ira rencontrer notre prince

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Bordelais
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Inscrit le: 20 Sep 2012
Messages: 78
Localisation: BORDEAUX

MessagePosté le: Jeu 12 Sep 2013, 13:29    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

Cher N.M,

Merci pour votre réponse et vos contributions, toujours très documentées et intéressantes.
Je reconnais que la thèse du professeur de Viguerie peut surprendre, mais elle recèle une véritable nouveauté et permet d'expliquer à quel point les catholiques ont été les dupes de leurs ennemis républicains.

Par ailleurs la distinction qu'il opère entre la patrie réelle, et la patrie idéologique est extrèmement pertinente.
Toutefois, je ne me permettrai pas de juger les actes de nos ancêtres, qui ont acceptés 4 ans d'horreur dans les tranchées, pas plus que ceux qui ont combattus en 1940, la France était en effet en danger, mais ce que dénonce les Deux Patries, va au delà il me semble. C'est tout un état d'esprit "anti-boche" que dénonce ce livre.
C'est peut-être ce travers qui est le plus saisissant, que de bons catholiques aient eu le cerveau complètement lavé par la propagande républicaine pour faire des Allemands, des "salauds de boches", comme on disait alors.
14/18 est, de ce point de vue, une rupture totale avec la manière dont étaient conçue la guerre et les relations internationales depuis les traités de Westphalie de 1648.
L'adversaire que l'on respectait est devenu l'ennemi à abattre par n'importe quel moyen.

Concernant les querelles dynastiques, je vous rejoins tout à fait, la règle de dévolution de la Couronne de France n'est pas un loi divine, donc elle est adaptable.
Cependant, le principe de légitimité est essentiel, mais comme vous le soulignez, ainsi que Cadoudal, encore faut-il d'un prince qui assume pleinement l'héritage de ses ancêtres et les attentes de ces soutiens et des Français. Dans le cas contraire, mieux vaut en effet, une république du Christ-Roi, ou un régime comme celui de l'Etat français.


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Gentiloup
Admin

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Inscrit le: 21 Juin 2012
Messages: 2 884

MessagePosté le: Jeu 12 Sep 2013, 14:14    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant


Bordelais a écrit:
(...) encore faut-il d'un prince qui assume pleinement l'héritage de ses ancêtres et les attentes de ces soutiens et des Français. Dans le cas contraire, mieux vaut en effet, une république du Christ-Roi, ou un régime comme celui de l'Etat français.


   
En dehors de la République d'Equateur de Gabriel Garcia Moreno, qui fut effectivement une République du Christ-Roi, sans doute celle à laquelle vous pensez, cher Bordelais, les régimes républicains sont généralement maçonniques.

Le gros problème des républiques c'est qu'elles ne sont pas stables par essence puisqu'il n'y a pas de pouvoir héréditaire, ni d'organisations comme pourrait l'être un "conclave" des pairs de France, en fait une république a forcément une assise démocratique.

Je ne vois pas d'autre régime qu'une monarchie pour assurer une politique stable. Et une monarchie assise sur une légitimité afin que l'hérédité ne puisse pas être contestable. Malheureusement, ainsi que vous le dites avec NM, Cadoudal et d'autres, nous n'avons pour le moment rien en vue; ni prince combattif, ni mouvement sur lequel il pourrait s'appuyer, comme ce fut le cas avec l'Action Française.

En d'autres termes nous sommes désarmés face à cette république mondialiste qui s'est imposée depuis Léon XIII comme l'unique modèle. l'Etat Français ayant été une parenthèse en période de guerre peut difficilement servir d'exemple.

On pourrait également évoquer le régime franquiste en Espagne ou celui de Salazar au Portugal... Des exception qui n'eurent pas de suite, malgré les dispositions prises par Franco pour assurer une certaine pérennité à sa succession en rétablissant la monarchie.


Il est malheureusement à noter que la République d'Equateur de Garcia Moreno ne dura que six ans, ce qui est déjà une prouesse.

  
 
  
  
 
Citation:
Biographie de Gabriel Garcia Moreno


Après une période d'instabilité de deux ans marquée par la cohabitation de plusieurs gouvernements concurrents, Gabriel García Moreno, chrétien et conservateur, réunifia le pays en 1860, en chassant de Guayaquil le général Franco, qui était soutenu par le dictateur péruvien Castilla[réf. nécessaire].


Devenu président, il réforme progressivement la République selon les préceptes de la « royauté sociale du Christ-Roi». García Moreno parvient à rétablir l'ordre public dans le pays et à améliorer la situation des finances publiques, permettant une période de relative prospérité au pays durant une quinzaine d'année. Il s'appuie pour cela sur l'Église catholique, ave laquelle il signe un concordat dans des termes favorables au clergé équatorien. Il meurt assassiné en 1875, et certains évoquent l'implication de la Franc-maçonnerie dans cet assassinat1.


De nombreux Équatoriens voient en Garcia Moreno un exemple à suivre pour le rétablissement du Christ-Roi dans la Cité ; sa politique est citée en exemple par différents papes. À la suite de sa mort en 1875, le pays renoue avec une période d'instabilité politique jusqu'à l'arrivée au pouvoir d'Eloy Alfaro.
Assassinat
Le 6 août 1875, au sortir de la messe (à laquelle il se rendait tous les jours), García Moreno est attaqué par quatre hommes armés de machettes et de pistolets ; il s'agit de Faustino Rayo, Robert Andrade, Abelardo Moncayo et Manuel Cornejo. Après une brève lutte, il succombe. Les assassins étaient pour la plupart issus de la bourgeoisie, de l'armée, et Moncayo était un ancien jésuite. Les motivations du crime restent floues, même si Manuel Cornejo se considérait comme un homme libre se sacrifiant contre un dictateur. Ce dernier sera exécuté le 27 août. Le principal meurtrier, Rayo, est un maroquinier et ancien employé du gouvernement de García Moreno dans la province du Napo. Rayo aurait discuté du prix d'une selle avec García Moreno le matin même, et est exécuté sur le champ2.


La franc-maçonnerie, interdite par la constitution du pays depuis 1869 a pu jouer un rôle dans l'assassinat de García Moreno. Celui-ci écrivait en 1873 à propos d'elle : « On m’avertit d’Allemagne que les loges de ce pays ont ordonné à celles d’Amérique de remuer ciel et terre pour renverser le gouvernement de l’Équateur ; mais si Dieu nous protège et nous couvre de sa miséricorde, qu’avons-nous à craindre ? »3


Un livre sur la question4, Garcia Moreno y sus asesinos5 conforte l'hypothèse des partisans de Garcia Moreno d'un assassinat par la maçonnerie internationale avec un financement par l'Allemagne du Kulturkampf et un soutien politique du Pérou mais de nombreux points obscurs, notamment les exécutions rapides des meurtriers, des inégalités de traitement dans la poursuite des personnes impliquées, laissent la question non élucidée. En apprenant son assassinat, Juan Montalvo, polémiste équatorien auteur du pamphlet « La tyrannie perpétuelle » contre García Moreno, eut une phrase restée célèbre : « Mi pluma lo mató » («C'est ma plume qui l'a tué»).



   


Dernière édition par Gentiloup le Dim 15 Sep 2013, 15:12; édité 1 fois
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Cadoudal
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Inscrit le: 13 Juil 2012
Messages: 542
Localisation: ILE DE FRANCE

MessagePosté le: Jeu 12 Sep 2013, 19:12    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

à Bordelais


si Louis XX ne veut rien faire
il peut démissionner en faveur d'un cousin plus motivé;
il est possible d' envisager une régence  , jusqu'à ce qu'il soit guéri de son aboulie.
on peut changer aussi de dynastie (cela s'est fait avec les  carolingiens, capétiens)


rien n'est pire que la situation actuelle , celle du vide complet , acceptée avec une déférence coupable par les légitimistes.


il nous faut restaurer le pacte de Reims 


Dieu, la France et le Roi!


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Henryk


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Inscrit le: 20 Aoû 2013
Messages: 150
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MessagePosté le: Ven 13 Sep 2013, 15:32    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

N.M. a écrit:
Sous votre plume les princes d'Orléans sont voués aux gémonies en bloc en raison des fautes de tels ou tels de leurs ancêtres. Et d'un point de vue dynastique on pourrait en effet se demander comment on peut légitimement succéder aux princes que l'on a combattu, que l'on a méprisé, dont à voté la mort, dont on a volé la couronne. On peut aussi se demander comment on peut prétendre incarner la tradition monarchique française, lors même que l'on a soi ou ses ancêtres pactisé avec les principes révolutionnaires, voir admis ces mêmes faux principes ?

Mais à ce compte-là il faut être honnête et ne pas réserver pareil traitement aux seuls princes d'Orléans. D'où les questions suivantes (que les orléanoclastes ne se posent que très rarement sinon jamais) :

- Oui ou non le roi Charles IV d'Espagne a-t-il signé en 1796 le traité d'alliance de San Ildefonso avec la République française (première du nom) qui avait fait exécuter son cousin Louis XVI ?


L'orléanoclaste(sic) que je suis, se pose la question: Qui a pu le soudoyer ce Roi espagnol, avec son financier Pinet pour signer cela?




Pour ceux qui veulent connaitre Isabelle II






Extrait de la conjuration de philippe Egalité
On recevait indistinctement dans cette société des hommes de tous les pays, de toutes les sectes. Elle n'initiait à la totalité de sa doctrine et de ses mystères, ni les souverains, ni les ministres, ni leurs agens fidèles. Ces sortes de personnes n'étaient promues qu'à des grades subalternes ; mais on leur persuadait qu'on n'en connaissait pas d'autres dans la société que ceux auxquels on les avait élevés. On n'eut pas ces niénagemens pour Louis-Philippe-Joseph ; il sut tout ce qu'un véritable franc-maçon doit savoir. Voici en peu de mots un précis de la doctrine au maintien et à la propagation de laquelle il jura de contribuer de tout son pouvoir, lorsqu'il fut admis au grade de chevalier kadosch :

« Tous les hommes sont égaux ; nul ne peut être le supérieur d'un « autre, ni lui commander.

« Les souverains doivent appartenir à la multitude; les peuples « donnent la souveraineté comme ils veulent, et la reprennent « quand ils veulent.

« Toute religion présentée comme l'ouvrage de Dieu est une ab« surdité.

« Toute puissance se disant spirituelle est un abus et un attentat. »

Louis-Philippe-Joseph, en concevant l'idée de se faire des francs maçons un parti puissant, ne raisonnait point mal ; car cette singulière société couvrait de ses loges l'Europe entière ; et l'événement a prouvé que sa prévoyance ne l'avait pas trompé. Au moment, en effet, où la révolution éclata, tous les francs-maçons ardents furent de son bord. Ce fut sous le nom de jacobins que ceux qui étaient parmi nous se rangèrent sous ses étendards.

Je viens actuellement aux crises qui précédèrent immédiatement l'époque où il fit le premier essai du plan de la conjuration qu'il avait ourdie. Cette époque arriva en 1787, deux ans après la mort de son père, qui lui donna, avec le titre de duc d'Orléans, nom sous lequel je le désignerai désormais, un accroissement de richesses propre à seconder ses projets. Pendant ces deux années il ne parut faire aucun effort pour reconquérir l'estime publique, qu'il avait totalement perdue depuis l'affaire d'Ouessant et depuis les nouveaux travaux de son palais. Mais à la première convulsion qui agita la France, il sortit de cette apathie , il travailla visiblement à grossir le nombre de ses partisans et à se rendre maître des mouvements du peuple.

La France soutenait une guerre contre l'Angleterre, qui cherchait à retenir dans sa dépendance ses colonies de l'Amérique septentrionale. Cette guerre , sans être utile ni glorieuse à la Frange, lui fut extrêmement dispendieuse. M. de Calonne venait d'entrer au ministère ; pour faire face aux besoins de l'Etat, il voulut essayer de Ja ressource des emprunts. Le parlement arrêta des remontrances au roi. Ces débats ne donnèrent pas de faveur à l'emprunt, et firent désespérer d'en créer un nouveau. Il fallut en effet chercher d'autres moyens pour vivifier le crédit-national et alimenter le trésor public. De donne s'occupa, pendant quelques mois, de plans qu'il appelait de réforme, mais qui tous aboutissaient à rétablissement de nouveaux impôts. Pour les sanctionner d'une sorte de vœu national , qui imposât silence au parlement, il engagea Louis XVI à convoquer une assemblée de notables. Il fit à cette assemblée l'aveu que la dépense excédait la recette de cent dix millions. Cet aveu lui aliéna tous les esprits ; on ne voulut rien entendre, rien recevoir de lui. Necker, son prédécesseur, écrivit pour prouver que ce déficit ne pouvait lui être imputé. De Calonne le fit exiler. Cet exil rendit de Calonne odieux. Les contradictions qu'il éprouvait l'aigrirent; il crut s'apercevoir que le baron de Breteuil, son collègue au ministère, ne donnait pas dans son sens, et il exigea du monarque que ce ministre fût aussi disgracié ; mais la reine soutint celui -ci ; le baron de Breteuil resta, et de Calonne eut ordre de se retirer.

Du même: DE MON DEVOIR, CONVAINCU QUE TOUS CEUX QUI ONT ATTENTÉ OU ATTENTERAIENT PAR LA SUITE A LA SOUVERAINETÉ DU PEUPLE MÉRITENT LA  MORT, JE VOTE LA MORT, » Philippe Egalité

 Un murmure d'horreur parcourut rassemblée lorsqu'elle entendit Egalité, quoique rassemblée s'appelât la Convention. Les tribunes mêmes se turent, quoiqu'elles fussent là pour applaudir le crime. L'attente de la révolution était surpassée. Égalité avait tenu la parole régicide qu'il avait donnée ; il vota contre l'appel, et vota contre le sursis. Il obéit en tout et jusqu'au bout; s'il n'exécuta pas Louis XVI, c'est parce qu'on ne pensa point à l'exiger. Le misérable ne pensait plus à régner, il pensait à vivre; pour vivre, il se serait fait bourreau.



De toute façon les orléanistes de ce forum ont raison sur un point, jamais la république, ne laissera reprendre le royaume par un Bourbon quel qu'il soit, mieux vaut une république des ducs. Il ne peut y avoir deux glaives de justice puisque la guerre des trois Henri, comme la guerre des deux Roses nous le montrent. 

Puisque encore ceci doit être historiquement, non vérifiable, chez les "vrais" historiens, je la fait mienne.



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N.M.
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Inscrit le: 02 Aoû 2012
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MessagePosté le: Ven 13 Sep 2013, 16:26    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

 Réponse à Henryk : épargnez-nous les copier-coller non sourcés et assortis de commentaires incompréhensibles. Par avance merci.

Au cas où vous ne vous en seriez pas aperçu, personne n'a ici soutenu positivement les droits des princes d'Orléans. Par conséquent, où sont les orléanistes auxquels vous prétendez répondre ?

Par ailleurs, que veut réellement dire le terme "orléaniste" ?

Les légitimistes qui, en 1883, ont (à une très large majorité - ce qui ne veut pas dire qu'ils avaient de ce fait raison) reconnu le comte de Paris (1838-1894) et les princes d'Orléans comme légitimes successeurs du comte de Chambord sont-ils, par le fait même, devenus orléanistes ? Parmi ces légitimistes ralliés aux Orléans (les "Blancs d'Eu"), on comptait notamment René de La Tour du Pin (1834-1924), auteur de Vers un ordre social chrétien, chantre du catholicisme social et profondément hostile à l'orléanisme idéologique et affairiste. Et pourtant c'est ce même La Tour du Pin qui se rallie aux Orléans sans changer de principes et devient l'un des conseillers du comte de Paris et l'un des inspirateurs de Charles Maurras.

Charles Maurras et l'Action française étaient-ils "orléanistes" pour la seule raison qu'ils reconnaissaient les princes d'Orléans comme légitimes successeurs du comte de Chambord ?

Ne voyez-vous pas tout ce qui sépare Maurras ou La Tour du Pin de la pensée orléaniste d'un Guizot ou d'un Prévost-Paradol, authentiques représentants de la pensée politique orléaniste ?

Ne pouvez-vous donc pas, ne peut-on pas, sortir de cette fausse logique binaire faite de slogans pour militants mal dégrossis, et tout bonnement réfléchir ?

Pour ce qui regarde la notice wikipedia consacrée à la reine constitutionnelle Isabelle II d'Espagne (mère d'Alphonse XII, lui-même trisaïeul de Louis-Alphonse) je m'étonne vivement que vous la preniez pour référence étant donné qu'on peut y lire notamment ceci :

"À l'instar du fils qu'eut un siècle plus tôt Catherine II de Russie et qui est le seul ancêtre des Romanov actuels, on doute de la légitimité de la plupart des enfants d'Isabelle et du roi consort"

    


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Cadoudal
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MessagePosté le: Ven 13 Sep 2013, 19:45    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

les soupçons d' adultère d' Isabelle II pèsent-ils sur l' attitude actuelle du Prince ?on objecte avec raison la maxime juridique "pater id est quem nuptiae demonstrant"
( est le père, celui que les noces montrent) 


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Henryk


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MessagePosté le: Ven 13 Sep 2013, 19:52    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

Votre avis ne m'importe peu. Je m'adresse avec l"argumentaire mal dégrossi, (si cela vous gêne, je m'en excuse), à ceux qui ont un peu de considération pour la famille de Mgr Louis, et de la recherche de la fonction royale.

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N.M.
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MessagePosté le: Ven 13 Sep 2013, 20:03    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

 Cher Cadoudal,
 
Vous avez raison de rappeler cet adage juridique bien connu.
 
Mais il s'agit seulement d'une présomption de légitimité. En droit la légitimité de la filiation peut être contestée, a fortiori si l'adultère de la mère est notoire.


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N.M.
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MessagePosté le: Ven 13 Sep 2013, 20:06    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

 Pour Henryk :

Par définition, sur un forum de discussion, l'avis de son interlocuteur importe toujours beaucoup (même et surtout si on le conteste) puisque la finalité d'un forum de discussion est précisément de procéder à un échange.

Si vous ne venez ici que pour asséner des slogans sans vous soucier d'argumenter en quoi que ce soit, mieux vaut pour vous passer votre chemin.


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Cadoudal
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MessagePosté le: Ven 13 Sep 2013, 20:26    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

cher N.M.


les  adultères d' Isabelle II sont vraiment avérés ? 
mes amis légitimistes sont agacés quand j' évoque cette question .


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N.M.
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MessagePosté le: Ven 13 Sep 2013, 20:30    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

 Cher Cadoudal,

Il est avéré qu'Isabelle II a multiplié les amants, d'une manière que l'on peut presque dire maladive. C'est une triste réalité. Je ne dis pas cela pour l'accabler. Paix à son âme. Et il est toujours profondément désagréable d'avoir à évoquer ces choses-là, surtout lorsqu'il s'agit d'une dame.

 


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Cadoudal
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MessagePosté le: Ven 13 Sep 2013, 20:33    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique" Répondre en citant

cher N.M.


merci pour votre réponse.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:36    Sujet du message: A propos de "Royaliste et Catholique"

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