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Critique du préambule doctrinal par Mgr de Galarreta

 
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Duns Scot
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Hors ligne

Inscrit le: 26 Juin 2012
Messages: 28

MessagePosté le: Jeu 28 Juin 2012, 17:32    Sujet du message: Critique du préambule doctrinal par Mgr de Galarreta Répondre en citant


Sur la forum Ignis Ardens : http://z10.invisionfree.com/Ignis_Ardens/index.php?showtopic=10065
vous trouverez la critique (en français) du Préambule doctrinal par Mgr de Galarreta publiée sur le lien ci-dessous


http://www.mediafire.com/view/?prmsdmixrern8aj





Voici le mail attaché à l'envoi du texte critique :
"Please find attached a comprehensive critique by Mgr de Galarreta of the Doctrinal Preamble (that was received by Mgr Fellay from Cardinal Levada on 14th September 2011).  The Doctrinal Preamble was presented by Mgr Fellay during the meeting of the General Chapter of the FSSPX which took place at Albano on 7-8th October 2011.

After this meeting, the FSSPX issued a press communiqué stating that "the twenty-eight persons in charge of the Society of St Pius X present at the meeting – seminary rectors, district superiors from all over the world – manifested a profound unity in their will to maintain the Faith in its integrity and its fullness, faithful to the lesson which Archbishop Marcel Lefebvre left them, according to St Paul’s “Tradidi quod et accepi – I have handed over what I myself have received” (I Cor 15:3)."

As Fr Paul Morgan, Superior of British District of the FSSPX, stated in the November 2011 issue of the British District newsletter: "... the stated consensus of those in attendance was that the Doctrinal Preamble was clearly unacceptable and the time has certainly not come to pursue any practical agreement as long as the doctrinal issues remain outstanding.  It was also agreed that the Society should continue its work of insisting upon the doctrinal questions in any contacts with the Roman authorities."


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MessagePosté le: Jeu 28 Juin 2012, 17:32    Sujet du message: Publicité

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Gentiloup
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Hors ligne

Inscrit le: 21 Juin 2012
Messages: 2 884

MessagePosté le: Jeu 28 Juin 2012, 18:28    Sujet du message: Merci de nous rappeler la conclusion des discussions doctrinales par Mgr de Galaretta Répondre en citant

Bonsoir chère Françoise Romaine,

Texte très important de celui qui a mené les discussions doctrinales pour la FSSPX, dont Mgr Fellay n'a tenu aucun compte. Je suppose que la critique dont vous parlez est celle-ci, elle est parue en Français sur le moment, je l'avait relevée sur Tradinews:

«On n’a pas à choisir entre la foi et la charité ; on doit embrasser les deux"

Citation:

29 juin 2011
SOURCE - Mgr Alfonso de Galarreta - DICI - 29 juin 2011


«On n’a pas à choisir entre la foi et la charité ; on doit embrasser les deux!»
Sermon de Mgr Alfonso de Galarreta lors des ordinations du 29 juin 2011, à Ecône (Suisse)



Excellences,chers confrères,
chers ordinands,
mes bien chers frères,

Nous voici réunis, une année de plus, au séminaire d’Ecône, la Maison mère de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, afin de conférer le diaconat et le sacerdoce, afin d’accomplir par là ce qui constitue la vocation et la mission de la Fraternité. Il s’agit de transmettre, conserver, vivre le sacerdoce catholique afin d’assurer la pérennité de la Foi et de l’Eglise catholique.


Le Prêtre est un
alter Christus, un autre Christ. Il agit in persona Christi, en la personne du Christ. C’est donc vraiment le sacerdoce du Christ parmi nous. C’est la présence du Christ parmi nous. Le prêtre assure la continuité des bienfaits de l’Incarnation de Notre Seigneur, de sa vie, son enseignement, sa grâce, sa rédemption. Et c’est là vraiment ce qui est l’essentiel. Au travers de cette crise – crise de la foi, crise de l’Eglise – il est évident que nous ne pouvons pas nous abstraire, ignorer la situation dans laquelle nous sommes, et surtout la situation de la sainte Eglise. A vrai dire, pour l’essentiel rien ne change. Pour l’essentiel il n’y a rien de changé. 

Le libéralisme tente de concilier le catholicisme et la pensée issue de 1789


Mgr Lefebvre avait bien vu et défini quel est le mal de notre temps, de la société, et surtout le mal dans l’Eglise. Ce mal s’appelle tout simplement le libéralisme. C’est cette conciliation, cet essai de conciliation entre l’Eglise et le monde, entre la foi catholique et les principes libéraux, entre la religion catholique et la pensée issue de 1789. Tout est là, tout le problème gît là. Tout le reste ce ne sont que des justifications théoriques, subtiles, sophistiquées, de la théologie moderniste pour justifier cette adaptation faite par le Concile Vatican II et par les autorités avec le monde issu de la révolution, avec le monde libéral.


Et je voudrais vous citer quelques paroles dues à celui qui était alors le cardinal Ratzinger dans lesquelles il affirme avec simplicité et clarté précisément cela. Dans un souci de fidélité et de précision, je vais vous les lire. Elles sont assez courtes.


« Vatican II avait raison de souhaiter une révision des rapports entre l’Eglise et le monde. Car il y a des valeurs qui, même si elles sont nées hors de l’Eglise, peuvent, une fois examinées et amendées, trouver leur place dans sa vision [du monde] ». (
Entretien sur la foi, cardinal Ratzinger et Vittorio Messori, 1985, Fayard, p. 38)

« Le problème des années soixante était d’acquérir les meilleures valeurs exprimées par deux siècles de culture libérale ». (Entretien avec Vittorio Messori, mensuel
Jesus, novembre 1984, p. 72)
Le pape actuel, Benoît XVI, à l’époque cardinal Ratzinger, montre également comment la constitution Gaudium et spes est le « testament du Concile », il indique son intention et définit sa physionomie en ces termes :

« Si l’on cherche un diagnostic global du texte [de
Gaudium et spes] on pourrait dire qu’il est, en liaison avec les textes sur la liberté religieuse et sur les religions du monde, une révision du Syllabus de Pie IX, une sorte de contre-syllabus. Le texte joue le rôle d’un contre-syllabus dans la mesure où il représente une tentative pour une réconciliation officielle de l’Eglise avec le monde tel qu’il était devenu depuis 1789 ». (Les principes de la théologie catholique, cardinal Joseph Ratzinger, 1982, Téqui, p. 427)

Voilà des textes et des affirmations assez clairs. C’est un aveu d’importance capitale, autorisé et qui nous dispense de prouver ces affirmations. Si eux-mêmes confessent que c’est comme cela, il n’est plus besoin que nous le prouvions. Vatican II a été bel et bien une conciliation de la religion catholique, de la foi de l’Eglise avec le libéralisme, avec la révolution et les principes de la Révolution française, et même – comme le pape le dit ailleurs – de la pensée de la foi avec la pensée des Lumières. Ces affirmations appellent plusieurs réflexions, plusieurs remarques.


Car tout d’abord comment est-il possible qu’il y ait des valeurs touchant si essentiellement l’ordre naturel et surnaturel – pour s’en convaincre, il suffit de regarder l’Eglise avant et après le Concile ! –, comment peuvent-elles, ces valeurs, naître en dehors de l’Eglise ? L’Eglise n’est donc pas la dépositaire de la Vérité ? L’Eglise catholique n’est pas la vraie Eglise ? Et la Vérité évolue alors au gré de l’histoire et du temps, des cultures et des lieux ? Il n’est pas vrai de dire que ce sont des valeurs nées en dehors de l’Eglise. Déjà, un auteur comme Chesterton disait que les idées de la Révolution française sont des idées catholiques devenues folles. Et nous pourrions dire avec plus de précision : ce sont des vérités catholiques indûment transposées dans l’ordre naturel, des idées qui sont vraies dans l’ordre surnaturel, avec des limites, mais qui ont été transposées directement dans l’ordre naturel.


Si vraiment le Concile Vatican II avait pris les valeurs libérales et les avait corrigées, purifiées et amendées, alors on aurait retrouvé tout simplement la vérité catholique de toujours, puisque ce sont des vérités chrétiennes déformées. Le libéralisme est une hérésie chrétienne, catholique, de par son origine, je veux dire.


D’autre part, il était quand même téméraire de vouloir cette conciliation alors qu’un magistère constant des papes, pendant deux siècles et demi, a condamné ces supposées valeurs : elles ont été condamnées en gros et en détail. Non seulement la possibilité d’une telle conciliation était condamnée, mais était également condamnée la nécessité d’affirmer une telle conciliation. C’est le Syllabus, c’est Pie IX.


Il y a là un des péchés originels du Concile. Très souvent ils nous mettent devant les yeux le magistère et l’autorité. Souvent c’est le seul argument qu’ils ont. Alors qu’ils ont, eux, commencé par se débarrasser d’un magistère de deux siècles et demi, et par faire précisément ce que les papes avaient à l’avance condamné. C’est plus que téméraire.


Ensuite on cherche une conciliation avec le monde, avec un monde éloigné de Dieu et opposé à Dieu. Voyez le monde, il suffit de regarder autour de nous pour comprendre de quel monde il s’agit. Or, l’Ecriture est très claire. Saint Jean nous dit : « Tout ce qui vient du monde est concupiscence de la chair, concupiscence des yeux et orgueil de la vie ». (I, Jean, 2, 16). Et l’apôtre saint Jacques disait aux chrétiens : « Adultères, ne savez-vous pas que l’amitié de ce monde est une inimitié contre Dieu. Quiconque veut donc être ami de ce monde, se rend et s’établit ennemi de Dieu ». (Jacques, 4, 4)
 

L’esprit d’indépendance conduit à la déification de l’homme


Car enfin, quelle est l’essence, la substance, le noyau de cette pensée libérale ? Les papes et les grands auteurs du XIX
e et du XXe siècle ont déjà tout dit. C’est tout d’abord le naturalisme, c’est la négation de l’ordre surnaturel, de la Révélation, de la grâce, et en conséquence et dans cet ordre, négation de l’Eglise, du Christ, de Dieu. Le naturalisme cohérent aboutit à l’athéisme. Et le communisme est là pour nous le rappeler : on n’avait jamais vu une telle horreur dans l’histoire de l’humanité. Deuxièmement, c’est l’esprit d’indépendance et de rébellion. Indépendance par rapport à tout : indépendance de l’intelligence par rapport au Vrai, de la volonté par rapport au Bien, de l’homme par rapport à Dieu, par rapport à l’autorité. Et troisièmement, c’est la déification de l’homme. Déjà saint Pie X le signalait : l’homme se substitue à Dieu, il se fait dieu et il ordonne la gloire à lui-même et la création à lui-même.

Donc on a tenté, on a essayé une conciliation avec ces idées-là, foncièrement et radicalement contraires à la Foi catholique, et tout simplement contraires à l’ordre naturel, à la réalité. Bien sûr, puisqu’il s’agit d’une tentative de conciliation, ils n’ont pas réaffirmé ces principes tels quels. Ils n’ont pas nié l’ordre surnaturel mais ils l’ont réduit et inclus dans la nature. Ils n’ont pas nié l’Eglise, mais ils ont mis l’Eglise au service du monde, le royaume des cieux sur la terre, au service du monde et au service de cette entreprise humaniste de l’unité du genre humain et de la paix, toujours dans l’ordre naturel. Voyez Assise par exemple, Assise III qui est présenté ainsi.


Ils n’ont pas nié le Christ, mais ils ont mis le Christ au service de l’homme. Le Christ est uni à tout homme, il révèle l’homme à l’homme et, avec sa grâce, il fait que l’homme soit un homme parfait. Voilà leur doctrine. Ils n’ont pas affirmé l’indépendance absolue de l’homme par rapport à Dieu, mais ils sont passés de l’ordre objectif à un ordre subjectif. Objectivement parlant, oui, il y a un dieu, il y a une vraie religion, il y a une vérité. L’homme aurait donc une obligation morale d’y adhérer. Mais de toutes façons, quoiqu’il arrive, l’homme se sauve en suivant sa conscience, sa vérité et surtout en exerçant sa liberté. Car c’est là, la dignité ontologique et sacrée de l’homme. L’exercice de la liberté, non dans le sens traditionnel – la liberté de se mouvoir dans le bien – mais le simple fait d’élire entre le bien et le mal, l’homme trouve là sa perfection et son salut.


Ils n’ont pas affirmé la divinité de l’homme, mais ils ont opéré un retour anthropologique par le personnalisme qui a mis le bien commun, et tout bien commun, au service de l’homme individuellement, de la personne. Et en dernière instance, on met au service de la personne le bien commun divin, universel, suprême, qui est Dieu. Car Dieu est le bien commun suprême. C’est pour cela que le Concile affirme que l’homme est la seule créature que Dieu aime pour elle-même. Que Dieu aime pour elle-même ! Et Dieu trouve sa gloire dans la gloire de l’homme, non pas dans la gloire que l’homme rend à Dieu, mais dans la glorification de l’homme.


Et donc nous avons le même but que les libéraux, les humanistes et les révolutionnaires. Pas de problème ! Nous chercherons tous la glorification de l’homme et par là nous obtiendrons aussi la gloire de Dieu. Aussi leur dieu est-il fini et perfectionné par la gloire de l’homme. Rien de moins !
 

Tout restaurer dans le Christ pour remédier au mal présent


Voyez comment est impossible cette conciliation. Et ils en ont appliqué rigoureusement toutes les conséquences. Mgr Lefebvre nous disait :
Ils L’ont découronné. Oui, ils ont systématiquement méconnu la primauté et la royauté de Notre Seigneur, ses droits, les droits de Dieu. On est pour les droits de l’homme. Négation des droits de Dieu avec la déclaration des droits de l’homme. Ils ont découronné Notre Seigneur en Lui-même dans ses droits par la liberté de conscience, par la liberté de pensée, par la liberté du péché, par la liberté de culte, par la liberté religieuse. Il a été découronné vraiment. Mais ils ont découronné aussi Notre Seigneur dans son Eglise par l’œcuménisme, car si le Christ est roi, l’Eglise est la reine. Et ils ont découronné Notre Seigneur dans son Vicaire et dans ses évêques par la collégialité et par la démolition, en dernière instance, de toute autorité.

Voilà la pensée avec laquelle le Concile a tenté la conciliation. Et alors, bien sûr, maintenant il y a la conciliation de la conciliation, entendez l’herméneutique de la continuité. Et il y en a même qui nous ressemblent ou qui étaient des nôtres, et ne sont plus des nôtres, qui tentent la conciliation de la conciliation de la conciliation. C’est peine perdue, leur entreprise est vouée à l’échec d’avance :
bonum ex integra causa, malum ex quocumque defectu. Le bien procède d’une cause totalement bonne, intègre, le mal de n’importe quel défaut dans la cause.

Mais ici il s’agit d’un défaut essentiel, car c’est l’essentiel de la pensée libérale qui est totalement et radicalement contraire à la foi catholique. C’est la chose elle-même qu’on cherche à concilier qui est contraire. On ne peut pas faire un cercle carré. C’est impossible. On ne peut même pas le concevoir. C’est du bon sens. On peut demander à quelqu’un de Martigny si on peut aller en même temps à Rome, la Ville éternelle, et à Paris, la cité des Lumières. Demandez-lui si on peut prendre le même chemin pour arriver à ces deux termes ! En Espagne, on dit que cela revient à mettre un cierge à Dieu et un autre cierge au diable. Déjà l’apôtre saint Paul l’avait dit plus ou moins en ces termes : « Ne vous attachez pas avec les infidèles à un même joug ». (2, Cor. 6, 14). Car quelle société peut-il y avoir entre la justice et l’iniquité ? Quelle conciliation entre les lumières et les ténèbres ? Quel accord entre le Christ et le diable ? Entre le fidèle et l’infidèle ? Entre le Temple de Dieu et le temple des idoles ? Or, dit saint Paul, le temple de Dieu c’est l’Eglise. Alors quelle conciliation peut-il y avoir ? Aucune.


Si Mgr Lefebvre nous a signalé avec précision le mal, il nous a indiqué aussi avec précision et clairvoyance le remède. Il nous a signalé le remède : c’est Notre-Seigneur Jésus-Christ. Et c’est plus précisément le Christ Prêtre et le Christ Roi. Il n’y a pas de salut, il n’y a pas de rédemption possible, ni pour les individus ni pour les sociétés, en dehors du sacerdoce et en dehors de la royauté de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Car il accomplit sa mission et par son sacerdoce et par sa royauté. « Personne ne peut poser un autre fondement que celui qui été posé par la main de Dieu, le Christ Jésus », affirme saint Paul, (Cor. 3,11). Et saint Pierre dit dans le même sens : la pierre qui a été rejetée par les architectes, par les constructeurs est devenue la pierre d’angle. Car il n’y a pas de salut dans un camp autre, en personne d’autre si ce n’est en Notre-Seigneur Jésus-Christ. Et il n’y a pas d’autre nom sous les cieux par lequel les hommes puissent être sauvés que le nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ. (cf. Actes, IV, 11-12)


Lorsque saint Paul dans l’épître aux Ephésiens veut fonder notre espérance fermement, il nous rappelle comment Dieu le Père a déployé sa puissance et la puissance de sa force en ressuscitant Notre Seigneur des morts, en le faisant s’asseoir à sa droite et mettant sous son autorité toute principauté, toute autorité, toute domination, tout trône. Ainsi que tout ce qui peut se nommer en ce siècle et dans le siècle à venir. Dieu lui a tout soumis en ce siècle et dans le siècle à venir. Il l’a constitué Chef de l’Eglise qui est son corps. L’Eglise est la plénitude de Celui qui est tout en tous. Le Christ est tout en tous dans l’Eglise. Et Dieu lui a tout soumis. (cf. Eph. I, 20-23)


Dans l’épître aux Corinthiens l’apôtre est encore plus clair en disant qu’il lui a tout soumis, qu’il n’a rien laissé qui ne lui soit pas soumis. Il n’a rien laissé en dehors de son empire, de sa royauté, et donc
oportet illum regnare, il faut qu’Il règne (cf. I Cor. XV, 25). C’est là qu’est l’idéal du prêtre, du sacerdoce : tout fonder en Notre-Seigneur Jésus-Christ, tout instaurer, tout restaurer dans le Christ, mais aussi tout réunir, tout récapituler, tout ordonner à Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Tout est à vous, vous êtes au Christ, le Christ est à Dieu. Voilà le dessein de Dieu de toute éternité : tout restaurer, tout réunir dans le Christ. Et en dehors de son sacerdoce et de sa royauté, la vie de l’homme est un cauchemar sans issue. Nous le voyons bien dans la société dans laquelle nous vivons ; il n’y a ni vérité, ni vertu, et hélas ni salut, ni rédemption, ni justice. Tout cela nous vient par Notre Seigneur, par son sacerdoce, par sa royauté :
Je suis la voie, la vérité et la vie. (Jean, 14, 6)

Et donc, chers confrères, chers ordinands, la vie du prêtre est justement de soumettre toute intelligence à Notre-Seigneur Jésus-Christ qui est la vérité, toute volonté à Notre-Seigneur Jésus-Christ qui est la vie, et d’offrir à tous les hommes la seule voie du salut qui est Notre-Seigneur Jésus-Christ.
 

Pourquoi aller à Rome ?


Si les choses sont comme cela, quelqu’un pourrait me dire : mais alors pourquoi avoir des contacts avec ces gens-là, pourquoi aller à Rome ? Il semblerait que par principe il ne faille pas avoir de contacts, aucun contact avec eux. Eh bien ! C’est tout le contraire : par principe il faut que nous ayons des contacts et par principe il faut que nous allions à Rome. Ensuite évidemment c’est la prudence qui détermine les circonstances et qui détermine ce qu’il faut vraiment faire dans un cas concret. Mais, par principe, il faut y aller tout d’abord parce que nous sommes catholiques, apostoliques et romains. Ensuite si Rome est la tête et le cœur de l’Eglise catholique, nous savons que nécessairement la crise trouvera sa solution, la crise se résoudra à Rome et par Rome. En conséquence le peu de bien que nous ferons à Rome est beaucoup plus grand que beaucoup de bien que nous ferons ailleurs.


D’autre part,
caritas Christi urget nos, la charité du Christ nous presse (2 Cor. 5,14). Il faut comprendre combien il est difficile de quitter l’erreur alors qu’on a vécu toute sa vie dans l’erreur. Il est extrêmement difficile d’avoir la lumière et la force pour rompre avec toute une série d’attaches d’ordre naturel, toute une vie vouée à cela, tout un enseignement avec la caution de l’autorité et les conséquences qui s’ensuivent. Reconnaissons que cela n’est pas facile, et ayons pitié. Car enfin ils ont besoin tout simplement de ce que nous avons déjà reçu gratuitement, la lumière et la grâce. Car qu’est-ce que nous avons que nous n’ayons reçu ? (1, Cor. 4, 7) Eh bien ! Eux, ils ont besoin tout simplement de recevoir ce que nous avons eu la grâce de recevoir par la miséricorde et la largesse de Dieu. La charité nous en fait un devoir.

Ceux qui s’opposent farouchement et par principe à tout contact avec les modernistes me rappellent un passage de l’Evangile. Lorsque Notre Seigneur n’a pas été reçu dans une ville, Jacques et Jean – les fils du tonnerre – lui proposent, s’Il le veut, de faire tomber le feu du ciel pour consumer cette ville. Et Notre Seigneur, indulgent, passe sur cet orgueil monumental mais naïf des apôtres – comme si Notre Seigneur avait besoin d’eux pour résoudre les problèmes ! –, et il leur répond : Vous ne savez pas de quel esprit vous êtes. (cf. Luc 9, 51-56). Oui, ils n’avaient pas encore reçu le Saint-Esprit qui répand la charité dans les cœurs, et ils ne savaient pas de quel esprit ils étaient. Ils étaient tombés dans le zèle amer.
 

Nous avons cru à la charité


Et quel est cet esprit ? C’est l’Esprit de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Ce n’est pas trop compliqué, il faut regarder comment Notre Seigneur a fait face à ses ennemis, à ses adversaires. Aussi bien saint Jean que saint Paul nous disent : c’est en cela que nous avons vraiment connu l’amour de Dieu, que le Père nous a aimés et le Christ a donné sa vie pour nous, alors que nous étions des pécheurs, alors que nous étions ses ennemis. C’est là surtout que se manifeste la charité de Dieu, et nous avons cru à cette charité. Alors nous devons faire de même. (cf.1 Jean, IV, 9-16 et Eph. II)


Comment cet amour de Notre Seigneur s’est-il manifesté ? Par la guerre, les anathèmes, les condamnations, ou en faisant tomber le feu du ciel ? Non ! Cette œuvre d’amour s’est accomplie par l’humilité, par l’humiliation, par l’obéissance, par la patience, par la souffrance, par la mort et en pardonnant encore à ses ennemis sur la Croix. Tout au long de sa vie Notre Seigneur a déployé tous les moyens possibles et raisonnables pour faire admettre la vérité par les pharisiens et pour leur offrir le salut et le pardon. Voilà tout simplement ce que nous devons suivre.


Je ne vois pas en quoi la fermeté doctrinale serait contraire à la souplesse, à l’ingéniosité, et même à la hardiesse de la charité. Je ne vois pas. Je ne sais pas en quoi l’intransigeance doctrinale serait contraire aux entrailles de la miséricorde, au zèle missionnaire et apostolique de la charité. On n’a pas à choisir : ou la foi ou la charité ; on doit embrasser les deux. Et encore sans la charité je ne suis rien même si j’ai une foi à déplacer les montagnes. Si je n’ai pas la charité je ne suis rien. Si je donne ma vie pour les pauvres et que je n’ai pas la charité, je ne suis rien. (cf. 1, Cor. 13, 3)


Relisez l’éloge de la charité par saint Paul dans son épître aux Corinthiens (cf. 1, Cor. 13), appliquez cela à la vie de Notre Seigneur, et vous saurez sans confusion possible quel est l’esprit catholique. La charité est patiente, la charité est bonne, elle n’est pas envieuse, la charité ne cherche pas son intérêt, elle ne tient pas compte du mal, elle rend le bien pour le mal, la charité excuse tout, croit tout, espère tout, souffre tout. Voilà comment nous pourrons vraiment coopérer à la restauration de la foi, à cette restauration de toutes choses dans le Christ. Et si le remède est dans le Christ, le sacerdoce et la royauté du Christ, ce remède passe nécessairement par le cœur de notre mère la Très Sainte Vierge Marie.


Notre Seigneur a été et sera toujours exclusivement le fruit de la Vierge Marie, du cœur de Marie. C’est elle qui est la mère du Christ, mère de Dieu, la mère de tous les hommes, la co-rédemptrice du genre humain, la médiatrice de toutes les grâces. Celle qui distribue et qui donne toutes les grâces. Elle est vraiment la reine de toute la création, reine du ciel et de la terre. Comme le dit saint Bernard, nous avons tout obtenu par la Vierge Marie, nous devons donc aller avec ferveur, dévotion et constance au cœur de Marie, afin d’obtenir les grâces qui nous sont nécessaires, et surtout cette vie forte dans la foi, dans l’espérance et dans la charité. Car il nous faut aimer avec force.


Allons donc vraiment et souvent, par une dévotion vraie et intérieure, au cœur de Marie, à ce Trône de la grâce afin d’obtenir le secours nécessaire au temps opportun, afin d’être en dernière instance de vrais chrétiens et de vrais prêtres de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Ainsi soit-il.
 

Pour conserver à ce sermon son caractère propre, le style oral a été maintenu.


(Transcription et intertitres DICI du 07/07/11)



Il est fort à parier que ces jours-ci Mgr de Galaretta n'est pas resté complètement muet, mais rien ne transparaît de ses sermons... Depuis la lettre des trois évêque (7 avril 2012), en pleine crise déjà, nous ne savons plus rien de Mgr de Galaretta. Il serait en ce moment à Genève, c'est ce qui m'a été rapporté, et Ennemond avait dit qu'il était très fatigué sur FECIT... mais je n'en sais pas davantage.

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Messages: 52

MessagePosté le: Jeu 28 Juin 2012, 18:54    Sujet du message: Cher Dun Scott Répondre en citant

Merci de bien vouloir vous présenter, les autres membres du forum en seront ravis.

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Duns Scot
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Inscrit le: 26 Juin 2012
Messages: 28

MessagePosté le: Jeu 28 Juin 2012, 19:00    Sujet du message: Présentation Répondre en citant

Fidèle de la tradition marié, père de famille avec des adolescents, je trouve nécessaire de me tenir au courant et de continuer à me former doctrinalement afin d'aider mes enfants à faire un choix personnel et doctrinal concernant cette situation.
Au plaisir de lire des textes intéressants.


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Duns Scot
Membre

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Inscrit le: 26 Juin 2012
Messages: 28

MessagePosté le: Jeu 28 Juin 2012, 19:05    Sujet du message: Erreur Répondre en citant

Il semble que Gentiloup se trompe de personne : je ne suis pas Françoise Romaine.
Quant au texte auquel je renvoie c'est la Critique faite par Mgr de Galarreta au meeting d'Albano de l'automne 2011 et qui jusqu'à maintenant n'était il me semble paru nulle part.
Cette critique est fort intéressante car elle montre que depuis le début Mgr de Galarreta était hostile à l'idée d'un accord pratique et donne les raisons doctrinales de l'impossibilité de s'accorder avec la Rome moderniste.
A lire, méditer et diffuser.


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Martin
Membre

Hors ligne

Inscrit le: 22 Juin 2012
Messages: 247
Localisation: Belgique

MessagePosté le: Jeu 28 Juin 2012, 19:39    Sujet du message: Critique du préambule doctrinal par Mgr de Galarreta Répondre en citant

 
“Fidèle de la tradition marié, père de famille avec des adolescents”... Je suis dans la même situation que vous, cher Dun Scott.

Et vous avez raison, ce texte de Mgr de Galarreta est très éclairant : un bilan réaliste des discussions doctrinales, qui confirme pleinement tout ce dont on peut se rendre compte par ailleurs (nominations récentes, lettre de Mgr Pozzo, etc.).

Même les plus optimistes doivent en convenir : Benoît XVI déçoit. Ils vont droit dans le mur, mais ils paraissent décidés à y aller malgré tout...


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Gentiloup
Admin

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Inscrit le: 21 Juin 2012
Messages: 2 884

MessagePosté le: Jeu 28 Juin 2012, 19:41    Sujet du message: Bienvenue cher Dun Scott! Répondre en citant



Je ne sais pas pourquoi je vous ai confondu, mille excuses!

Dun Scott a écrit:

Fidèle de la tradition marié, père de famille avec des adolescents, je trouve nécessaire de me tenir au courant et de continuer à me former doctrinalement afin d'aider mes enfants à faire un choix personnel et doctrinal concernant cette situation.
Au plaisir de lire des textes intéressants.

Au plaisir d'échanger avec vous!

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Administrateur
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Inscrit le: 20 Juin 2012
Messages: 52

MessagePosté le: Jeu 28 Juin 2012, 20:01    Sujet du message: Bienvenue sur ce forum, cher Dun Scott! Répondre en citant

Au plaisir de vous lire. En effet je n'ai lu nulle part ailleurs non plus, la critique de Mgr de Galaretta sur le chapitre d'Albano!


Dun Scott a écrit:

Quant au texte auquel je renvoie c'est la Critique faite par Mgr de Galarreta au meeting d'Albano de l'automne 2011 et qui jusqu'à maintenant n'était il me semble paru nulle part.
Cette critique est fort intéressante car elle montre que depuis le début Mgr de Galarreta était hostile à l'idée d'un accord pratique et donne les raisons doctrinales de l'impossibilité de s'accorder avec la Rome moderniste.
A lire, méditer et diffuser.



Effectivement, je ne crois pas que cette critique suite au chapitre d'Albano par Mgr de Galaretta soit jamais parue en France. En tout cas cela ne me dit rien. Merci donc de cette très intéressante contribution.

Une petite astuce qui satisferait tout le monde serait de copier-coller les textes, même en langue étrangère, directement sur le forum, cela éviterait les confusions et par ailleurs les sauvegarderait sur un forum de langue française, ce qui est excellent pour la recherche dans les moteurs de recherche et donc pour leur diffusion. Je pense que c'est à cela que voulait contribuer Gentiloup.

Sans compter que pour le référencement c'est aussi une bonne chose.

Au plaisir de vous lire!


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Duns Scot
Membre

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Inscrit le: 26 Juin 2012
Messages: 28

MessagePosté le: Jeu 28 Juin 2012, 20:19    Sujet du message: Critique du préambule doctrinal par Mgr de Galarreta Répondre en citant

Pour coller les textes comment fait-on ? celui-ci est en format PDF donc très lourd.
N'étant pas un expert en la matière si quelqu'un pouvait le copier-coller à partir du lien cité plus haut merci de le faire à ma place.
C'est vrai que ce serait bien de l'avoir ainsi.



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MessagePosté le: Jeu 28 Juin 2012, 20:31    Sujet du message: Critique du préambule doctrinal par Mgr de Galarreta Répondre en citant

 essayez cela,
 http://www.sendspace.com/file/5f2pzi

 

 



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Antoinette
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MessagePosté le: Jeu 28 Juin 2012, 22:43    Sujet du message: Critique du préambule doctrinal par Mgr de Galarreta Répondre en citant

Que Dieu vous bénisse pour ce forum!

Bonjour, je suis mère de famille, slave donc mon français peut être mauvais.


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MessagePosté le: Jeu 28 Juin 2012, 22:59    Sujet du message: Bienvenue chère Antoinette! Répondre en citant

Dommage que votre présentation soit tout en bas d'un long fil...

Mais je vous souhaite de bien échanger parmi nous!

Antoinette a écrit:

Que Dieu vous bénisse pour ce forum!
Bonjour, je suis mère de famille, slave donc mon français peut être mauvais.




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EA
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MessagePosté le: Ven 29 Juin 2012, 17:30    Sujet du message: Critique du préambule doctrinal par Mgr de Galarreta Répondre en citant

Il faut être prudent. Le préambule doctrinal que critique Mgr de G n'est probablement pas la même version que celle envoyée à Rome par Mgr F en 2012.

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Françoise Romaine


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MessagePosté le: Sam 30 Juin 2012, 11:02    Sujet du message: C'est une critique de toute la situation actuelle Répondre en citant

Cette critique concerne le Préambule de septembre 2011 émanant de Rome et pouvant être modifié par la Fraternité. Lors de la rencontre à Albano Mgr de Galarreta a exposé dans ce texte son avis concernant non seulement le Préambule romain en lui-même mais également les relations avec Rome et le souhait de parvenir à un accord pratique. C'est ce qui fait tout l'intérêt de cette critique.

Mgr de Galarreta montre par là qu'il s'oppose à la nouvelle direction prise par Mgr Fellay dans les relations avec Rome, que pour lui le temps n'est pas encore venu de s'accorder avec la Rome conciliaire et que continuer dans cette voie sera funeste pour la Tradition et son unité mais portera aussi un grand coup à la confiance que les prêtres et les fidèles ont envers l'autorité. Il parle "d'implosion de la Fraternité"  car "beaucoup de supérieurs et de prêtres auront un problème de conscience légitime et s'y opposeront." Il termine son texte critique par ses phrases oh combien prophétiques : "Pour le bien de la fraternité et de la Tradition, il faut refermer au plus vite la "boîte de pandore", afin d'éviter le discrédit et la démolition de l'autorité, des contestations, des discordes et des divisions, peut-être sans retour."


Tout son texte est à lire et à méditer et à diffuser car il contient de nombreuses et longues citations de Mgr Lefevbre toute remise dans leur juste contexte et une doctrine sûre et ferme, celle défendue par la Fraternité depuis 40 ans.

Mgr Fellay avait été averti dès fin 2011 des dangers de division encourus par la Tradition et il n'a pas écouté. Nous en voyons les fruits : les moines de Morgon et d'Avrillé sont mis sur le ban de touche, Mgr Williamson privé de son droit de capitulant, et combien d'autres prêtres sur la sellette en attente d'un jugement arbitraire pour avoir fait leur devoir de pasteur d'âmes !

Quel gâchis !


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Gentiloup
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Messages: 2 884

MessagePosté le: Lun 2 Juil 2012, 10:21    Sujet du message: Excellent résumé! Répondre en citant

Françoise Romaine a écrit:
Cette critique concerne le Préambule de septembre 2011 émanant de Rome et pouvant être modifié par la Fraternité. Lors de la rencontre à Albano Mgr de Galarreta a exposé dans ce texte son avis concernant non seulement le Préambule romain en lui-même mais également les relations avec Rome et le souhait de parvenir à un accord pratique. C'est ce qui fait tout l'intérêt de cette critique.
Mgr de Galarreta montre par là qu'il s'oppose à la nouvelle direction prise par Mgr Fellay dans les relations avec Rome, que pour lui le temps n'est pas encore venu de s'accorder avec la Rome conciliaire et que continuer dans cette voie sera funeste pour la Tradition et son unité mais portera aussi un grand coup à la confiance que les prêtres et les fidèles ont envers l'autorité. Il parle "d'implosion de la Fraternité"  car "beaucoup de supérieurs et de prêtres auront un problème de conscience légitime et s'y opposeront." Il termine son texte critique par ses phrases oh combien prophétiques : "Pour le bien de la fraternité et de la Tradition, il faut refermer au plus vite la "boîte de pandore", afin d'éviter le discrédit et la démolition de l'autorité, des contestations, des discordes et des divisions, peut-être sans retour."

Tout son texte est à lire et à méditer et à diffuser car il contient de nombreuses et longues citations de Mgr Lefevbre toute remise dans leur juste contexte et une doctrine sûre et ferme, celle défendue par la Fraternité depuis 40 ans.
Mgr Fellay avait été averti dès fin 2011 des dangers de division encourus par la Tradition et il n'a pas écouté. Nous en voyons les fruits : les moines de Morgon et d'Avrillé sont mis sur le ban de touche, Mgr Williamson privé de son droit de capitulant, et combien d'autres prêtres sur la sellette en attente d'un jugement arbitraire pour avoir fait leur devoir de pasteur d'âmes !

Quel gâchis !


Cette critique de Mgr de Galaretta, juste après le Chapitre d'Albano, alors qu'au cours de ce chapitre nous avons appris depuis qu'il y avait eu des dissensions, se projette dans l'avenir immédiat avec une grande lucidité. Que n'a-t-il été entendu? Mgr Fellay comptait que les consciences ne s'émeuvent pas d'un changement de cap à 180 ° en comptant sur l'obéissance qui lui serait dûe.
Même refrain que celui du Pape, à la différence que ne pas obéir au Pape demande, pour un vrai catholique, un engagement en conscience incomparablement plus  lourd de conséquences, puisqu'il est le chef de l'Eglise alors que Mgr Fellay n'est que le supérieur d'une Fraternité.

D'autre part, Mgr Fellay devrait être le mieuxx placé pour attendre de la part des membres de la Fraternité que leur conscience soit aiguisée en raison des circonstances tragiques dans lesquelles nous sommes plongés depuis Vatican II...

Les membres de la FSSPX ont une âme, une conscience exigente, et l'expérience de la trahison, puisque la FSSPX a été fondée pour répondre à la trahison de la Tradition au plus haut niveau de la hierarchie ecclésiale représentative. Les fidèles de la FSSPX, eux, à moins d'avoir prononcés des promesses spéciales, ne sont pas soumis à l'obéissance au supérieur de la Fraternité et sont donc fort libres pour juger.



r


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 03:36    Sujet du message: Critique du préambule doctrinal par Mgr de Galarreta

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