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Sur l'infaillibilité pontificale

 
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illycum
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Inscrit le: 19 Aoû 2012
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MessagePosté le: Lun 8 Oct 2012, 02:26    Sujet du message: Sur l'infaillibilité pontificale Répondre en citant

 amis,


Que la grâce et la paix de Notre-Seigneur JÉSUS-CHRIST soit avec vous tous!


Par grâce de Dieu, je suis un catholique romain, ni sédévacantiste, ni lefébvriste, ni traditionaliste, etc. etc. Les catholiques qui reçoivent le Baptême entrent dans l'Église du CHRIST, l'Église Catholique et non dans l'Église de Mgr Lefebvre, ou l'Église des sédévacantistes, etc. 


« Il me faut dissiper d’entrée de jeu un malentendu, de manière à n’avoir pas à y revenir : je ne suis pas un chef de mouvement, encore moins le chef d’une Eglise particulière. Je ne suis pas, comme on ne cesse de l’écrire, "le chef des traditionalistes". On en est arrivé à qualifier certaines personnes de "lefébvristes", comme s’il s’agissait d’un parti ou d’une école. C’est un abus de langage. » (Mgr Lefebvre, "Lettre ouverte aux catholiques perplexes", 1985)


Ci-dessus, j'apporterai des citations du Magistère infaillible de l'Église qui est, hélas aujourd'hui, peu connu, méconnu et même mal connu. Et si l'intelligence n'est pas éclairée par la lumière divine de la vérité catholique, comment peut-on combattre le bon combat contre les ennemis de la foi qui sont aujourd'hui parmi nous et plus fourbes et astuces que jamais ? 


« Lorsque du haut des murs du Vatican Nos regards parcourent le monde, Nous ne pouvons Nous défendre d'une crainte semblable à celle de Grégoire, et peut-être est-elle plus grande, tant s'accumulent les tempêtes qui nous assaillent, tant sont nombreuses les phalanges aguerries des ennemis qui Nous pressent, tant aussi Nous sommes dépourvu de tout secours humain, de façon que Nous n'avons ni le moyen de les réprimer, ni celui de résister à leurs attaques. Pourtant, en songeant au sol que Nous foulons et sur lequel est établi ce Siège pontifical. Nous Nous sentons en pleine sécurité dans la citadelle de la sainte Eglise. Qui ne sait, en effet, écrivait Grégoire à Euloge, évêque d'Alexandrie, que la sainte Eglise est fermement établie sur le fondement solide du Prince des Apôtres, qui porte dans son nom même la fermeté de son âme, car c'est de sa comparaison avec la pierre qu'il reçut le nom de Pierre [Registr. vii, 37 (40)]. Jamais, dans la suite des âges, la force divine n'a fait défaut à l'Eglise! Jamais les promesses du CHRIST ne trompèrent son attente; elles demeurent ce qu'elles étaient quand elles stimulèrent le courage de Grégoire, elles Nous semblent même consolidées davantage encore par l'épreuve de tant de siècles et les vicissitudes de tant d'événements.


« Les royaumes et les empires se sont écroulés ; des peuples, que la gloire de leur nom autant que leur civilisation avait rendus célèbres, ont disparu. On voit des nations comme accablées de vétusté se désagréger elles-mêmes. L'Eglise, elle, est immortelle de sa nature; jamais le lien qui l'unit à son céleste Epoux ne doit se rompre, et dès lors la caducité ne peut l'atteindre; elle demeure florissante de jeunesse, toujours débordante de cette force avec laquelle elle s'élança du Cœur transpercé du CHRIST mort sur la croix. Les puissants de la terre se sont levés contre elle, ils se sont évanouis, elle demeure! Les maîtres de la sagesse ont, dans leur orgueil, imaginé une variété infinie de systèmes qui devaient, pensaient-ils, battre en brèche l'enseignement de l'Eglise, ruiner les dogmes de sa foi, démontrer l'absurdité de son magistère... Mais l'histoire nous montre ces systèmes abandonnés à l'oubli, ruinés de fond en comble. Et, pendant ce temps, du haut de la citadelle de Pierre, la vraie lumière resplendit de tout l'éclat que lui communiqua le CHRIST dès l'origine et qu'il alimente par cette divine sentence : "Ciel et terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas (Math. xxiv, 35)." 


« C'est pourquoi, pour Nous servir des paroles du saint Pontife, dirigez les pas de votre âme, ainsi que vous avez commencé, sur la fermeté de cette pierre: sur elle, vous le savez, notre Rédempteur a fondé l'Eglise à travers le monde entier, de sorte que les cœurs sincères réglant sur elle leur marche ne trébuchent pas dans les chemins détournés ("Registr., vin, 24- ad Sabinian. episcop.").» (Saint Pie X, "Jucunda Sane")


« Et ces Pontifes, qui osera dire qu'ils aient failli, même sur un point, à la mission, qu'ils tenaient du Christ, de confirmer leur frères ? Loin de là : pour rester fidèles à ce devoir, les uns prennent sans faiblir le chemin de l'exil, tels les Libère, les Silvère, les Martin; d'autres prennent courageusement en main la cause de la foi orthodoxe et de ses défenseurs qui en avaient appelé au Pape, et vengent la mémoire de ceux-ci même après leur mort. Nous en avons un exemple dans Innocent Ier, qui prescrivit aux évêques d'Orient de rétablir le nom de Chrysostome sur les diptyques liturgiques afin d'en faire mémoire en même temps que des Pères orthodoxes au cours du Saint Sacrifice. » (Benoît XV, "Principi Apostolorum")


« LA OU EST PIERRE, LA EST L'ÉGLISE, et parce que Pierre parle toujours par le Pontife Romain (Concile de Chalcédoine), qu'il vit toujours dans ses successeurs, juge par eux (Synode d'Éphèse, act.III), et offre la vérité à ceux qui la cherchent (S.Pierre Chrys., à Eutychès); c'est pour cela qu'il est nécessaire d'entendre les divins oracles dans le sens qu'y attache et y a toujours attaché cette chaire du bienheureux Pierre...» (Mgr. Ozanam, "Mois de saint-Pierre", Encyclique de Pie IX de 9 novembre 1848)


« Pourquoi Simon a-t-il reçu le nom de Pierre? Parce que c'était le nom de JÉSUS-CHRIST. Ne perdons pas le sens divin de ces paroles : Tu es Pierre, c'est-à-dire : tu es à ma place, tu es moi-même; sur toi, dès lors, je bâtis mon Église.


« JÉSUS change donc Simon en Pierre, afin de pouvoir le charger de toute son Église; et il lui confère une force si puissante, que toutes les forces de l'enfer ne pourront prévaloir contre elle...


« Constituant ainsi saint Pierre Souverain-Pontife, Notre-Seigneur lui donne la toute-puissance spirituelle nécessaire pour remplir sa très-sainte charge...


« En saint Pierre, il y a deux personnages :


1- L'homme, le Saint, l'Apôtre, le martyr;
2- Le Pape, l'homme public et le Vicaire de JÉSUS-CHRIST, le Chef de l'Église, le Souverain-Pontife.


« Comme homme, comme personne individuelle, [comme Simon], saint Pierre a vécu et est 
mort comme les autres Saints, comme les autres Apôtres;


« Comme Pape et comme personne publique, saint Pierre demeure toujours au milieu de l'Église, par son Ministère pastoral et par sa suprême autorité relilgieuse.


« La raison de ce fait est très simple; saint Pierre n'a pas reçu les promesses du Souverain Pontificat pour lui-même, mais pour le bien de l'Église. Pour lui-même, il est saint, il est martyr; mais il n'est Pasteur que pour les autres, que pour l'Église. Or, l'Église devant durer jusqu'à la fin du monde, il est évident que le Ministère de Pierre doit survivre à Pierre pour sauvegarder l'Église dans tous les siècles.


« C'est ce qu'enseigne le Vénérable Cardinal Bellarmin, dont la doctrine est si pure et si traditionnelle, et dont les savants écrits ne sont pas assez connus chez nous : "[...] A la mort de saint Pierre, le Souverain-Pontificat n'a donc pas pu cesser; car il avait été institué non pour l'avantage personnel de saint Pierre, mais pour le bien général de l'Église; il a dû, au contraire, et il doit demeurer et persévérer tant que subsiste l'Église." (Lib. II, c. XII.)


« C'est aussi que disait saint Thomas d'Aquin, avec une autorité plus grande encore : "Le pouvoir des clefs fut le symbole de la puissance que Pierre devait transmettre aux autres, pour la conservation de l'unité de l'Église. Ce serait mal raisonner que de prétendre que cette haute dignité dont JÉSUS-CHRIST revêtait Pierre ne devait pas passer de lui aux autres; car il est certain que le Sauveur a établi son Église pour qu'elle durât toujours. Il est donc évident que ceux qu'il établit dans le ministère étaient dans une condition telle, que leur pouvoir devait passer à leurs successeurs pour le bien de l'Église jusqu'à la fin du monde, surtout quand il dit lui-même : Voici que je suis avec vous jusqu'à la consommation des siècles... (Sum.contra Gent., I, IV, c. LXXVI)" » (Oeuvres de Mgr de Ségur, "Le Souverain Pontife", tome III, pages 46-55)


«... ils [les Pères] appellent Pierre le fondement de la foi, la pierre ou la roche de la foi, la colonne de la foi, la pierre fondamentale de la foi catholique.


« De là vient que saint Léon le Grand dit en parlant de Pierre : "Et pour vous convaincre de la fermeté de la foi qu'il devait enseigner, écoutez ces paroles : Et sur cette pierre je bâtirai mon Église...» (idem)


« Saint Ambroise à son tour : "La foi est donc le fondement de l'Église; car ce n'est pas de la chaire corruptible de Pierre, mais de sa foi vivante qu'il a été dit : Les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle." » (R.P. Jean Perrone S.J., "Le Protestanisme et la règle de la foi", tome II, page 634-635)


Le sixième Concile oecuménique, ou troisième de Constantinople, disait : « Ce qui était visible, c'était le papier et l'ancre; mais celui qu'on ne voyait pas, c'était Pierre qui parlait par Agathon." (Idem, page 640)


A la page 48 du livre de l'abbé Berthier on lit : 


«[...] dans l'encyclique Quanta curâ du 8 décembre 1864, Pie IX a condamné, comme souverainement contraire au dogme, l'opinion qui prétend : "Qu'on peut sans péché et sans préjudice de la profession de la foi chrétienne, refuser son assentiment et son obéissance aux jugements et aux décrets du Siège apostolique, dont l'objet avoué ne regarde que le bien général, les droits et la discipline de l'Église, pourvu qu'il n'atteigne ni la foi, ni les moeurs. »


« Et Nous ne pouvons passer sous silence l'audace de ceux qui, ne supportant pas la saine doctrine, prétendent que : " Quant à ces jugements et à ces décrets du Siège Apostolique dont l'objet regarde manifestement le bien général de l'Église, ses droits et sa discipline, on peut, du moment qu'ils ne touchent pas aux dogmes relatifs à la foi et aux mœurs, leur refuser l'assentiment et l'obéissance, sans péché et sans cesser en rien de professer le catholicisme. " À quel point cela est contraire au dogme catholique sur le plein pouvoir, divinement conféré par le Christ Notre Seigneur lui-même au Pontife Romain, de paître, de régir et de gouverner l'Église universelle, il n'est personne qui ne le voie et qui ne le comprenne clairement et distinctement. » (Pie IX, "Cuanta Cura", 1864)


« Dans le livre "Le Dogme de l'infaillibilité", Mgr de Ségur écrit : 


«[...] Il y a beaucoup de points de doctrine qui, sans être définis formellement, sont cependant enseignés de telle sorte par l'Église, qu'ils exigent la soumission entière de l'esprit; ce sont ceux qui "sont admis par le consentement commun et constant des catholiques comme des vérités théologiques, ou encore comme des conclusions tellement certaines, que les opinions qui leur sont opposées, bien qu'elles ne puissent être appelées hérétiques, n'en méritent pas moins une autre censure théologique". Ainsi parlait le Pape Pie IX, dans son Bref Apostolique de 23 décembre 1863, à l'Évêque de Mayence. » (Oeuvres de Mgr de Ségur, tome VI, page 264)


Dans le même livre, aux pages 225-226, il écrit : 


«[...] Et puis, on confond ici deux choses tout à fait distinctes : l'autorité de l'Église et l'infaillibilité de l'Église. L'infaillibilité ne porte et ne peut porter que sur des questions de doctrine, en tant qu'elles sont ou qu'elles ne sont pas conformes à la révélation; l'autorité porte sur des questions de conduite, de gouvernement, d'administration. L'infaillibilité nous oblige à croire les vérités qu'elle définit; l'autorité, à obéir aux lois, aux prescriptions imposées. 


«[...] Si l'on comprenait mieux les choses de la foi, on trouverait tout simple que le Chef de l'Église soit infaillible. De même que le Pape est le Chef de l'Église, de même son infaillibilité n'est, après tout, que l'infaillibilité de l'Église, déterminée avec plus de précision. »


«[...] L'esprit catholique romain est l'antipode de révolte; l'orgueil et l'insoumission ne lui sont pas moins opposés que l'ignorance et le mensonge. Il déteste les subterfuges par lequels on tâche de se soustraire au joug de l'obéissance; entre autres ces maximes, ces usages, que l'on a mis si longtemps en avant, comme une muraille de la Chine qui isolait nos Églises et les défendait contre les influences du Saint-Siège. " En France, disait-on, cela n'oblige pas... "» (Oeuvres de Mgr de Ségur, "Le Souverain Pontife", tome III, page 301)


« Et le grand Pape Pie IX, dans son encyclique de 9 novembre 1848 écrit ceci : 


«[...] "On voit maintenant dans quelle erreur sont ces esprits qui, abusant de la raison, et regardant les oracles de Dieu comme les pensées de l'homme, osent les soumettre à l'arbitrage de leur interprétation particulière; puisque Dieu lui-même a établi une autorité vivante pour fixer et enseigner le véritable et légitime sens de la révélation céleste, et mettre fin, par son jugement infaillible, à toutes les controverses soit en matière de foi, soit en ce qui concerne les mœurs, afin que les fidèles ne soient point entraînés à tout vent de doctrine, ni circonvenus par l'erreur et la malice des hommes. Cette autorité vivante et infaillible ne se trouve que dans cette Eglise que JÉSUS-CIIRIST a établie sur Pierre, le Chef, le Prince et le Pasteur de toute l'Église, auquel il a promis que sa foi ne manquerait jamais : Église constituée de manière qu'elle a toujours à sa tête et dans sa Chaire immuable ses Pontifes légitimes, qui remontent sans interruption jusqu'à Pierre, étant héritiers et gardiens de la même doctrine, de la même dignité, du même rang et de la même puissance.


«[...] Où est Pierre, là est l'Église. Pierre parle par la bouche du Pontife Romain; il vit toujours dans ses successeurs, et exerce le même jugement; il offre la vérité à ceux qui la cherchent. C'est pourquoi les divins enseignements doivent être entendus tout à fait dans le même sens dans lequel les entend et les a toujours entendus cette Chaire Romaine du Bienheureux Pierre, laquelle est la Mère et la Maîtresse de toutes les Églises. Qui a toujours conservé la foi transmise par Notre-Seigneur JÉSUS-CHRIST ? Qui l'a toujours enseignée aux fidèles, leur montrant à tous le chemin du salut et la doctrine de l'incorruptible vérité ? C'est l'Église principale, où l'unité sacerdotale a pris son origine; elle est la métropole de la piété, dans laquelle reste toujours entière et parfaite la solidité de la religion chrétienne. On y a toujours vu en cette Église, à cause de sa principauté suréminente, que toute Église, c'est-à-dire tous les fidèles qui sont répandus partout, doivent être constamment unis. Quiconque ne recueille pas avec elle, disperse. C'est dans la Chaire du Bienheureux Pierre que 
JÉSUS-CHRIST a place l'indestructible fondement de son Église  : "in qua CHRISTUS posuit inexpugnabile Ecclesiae suae fundamentum"... Ainsi ont parlé tous les Papes... » (Idem, pages 190-192)


« [...] Dans l'enseignement de l'Église, il y a deux choses très-distinctes : 


1. L'exposition et la définition des vérités révélées ou inspirées; et cette partie de l'enseignement catholique nous oblige à croire, sous peine non-seulement de désobéissance, mais sous peine d'hérésie. L'ensemble de ces vérités révélées et définies fait l'objet de la foi proprement dite; 


2. Tout le reste de l'enseignement de l'Église, qui exige de la part de tous les chrétiens sans exception non la foi, mais la soumission sincère, cordiale, intérieure et extérieure : cette obéissance, non moins que la foi, oblige sous peine de péché grave. Elle porte, sans aucune distinction, sur tout ce que l'Église enseigne, décrète, décide, ordonne, défend. La foi repose sur l'infaillibilité doctrinale proprement dite : l'obéissance sur l'autorité souveraine de l'Église et du Saint-Siège Apostolique.


« Tout ce que l'Église décide et décrète, Notre-Seigneur le décide et le décrète par elle. Elle est la grande voix de JÉSUS-CHRIST au milieu du monde...


«[...] Non, l'Église ne peut errer en rien. Elle ne peut se tromper ni sur la dogme ni sur la morale, ni sur la sainteté des règlements et des réformes disciplinaires; elle ne peut se tromper sur l'étendu ni sur l'application de sa propre puissance; ce qu'elle enseigne, elle a, par cela seul qu'elle l'enseigne, le droit de l'enseigner ; ce qu'elle ordonne, elle a le droit de l'ordonner ; ce qu'elle condamne, elle a le droit de le condamner. De même qu'elle ne peut pas faire d'imprudence, elle ne peut pas empiéter sur les droits légitimes de qui que ce soit. Elle ne peut pas même le vouloir. Notre-Seigneur et l'ESPRIT-SAINT, l'Esprit de vérité et de justice, sont là pour l'en empêcher; mais elle n'en a pas le moindre envie, ni le moindre besoin... 
«[...] Donc, l'infaillibilité de JÉSUS-CHRIST est l'infaillibilité du Pape; et l'infaillibilité de Jesus-CHRIST et du Pape est l'infaillibilité du Concile et de l'Église....» (idem, tome VI, pages 138-153 


« Il ne faut pas oublier que l'Église est la première à professer et à maintenir la distinction du. pouvoir spirituel et du pouvoir temporel, la distinction de la foi et de la raison, de l'ordre surnaturel et de l'ordre naturel. Elle distingue ces deux ordres avec autant de soin qu'elle les unit en les subordonnant l'un à l'autre : le naturel, au surnaturel; l'humain, au divin; le transitoire, à l'éternel. C'est en ce sens, et en ce sens seulement, que l'Eglise s'occupe des questions politiques et sociales, des sciences, des arts, de la philosophie, etc. Elle n'en parle qu'au point de vue spirituel, qu'au point de vue du règne de JÉSUS-CHRIST et du salut des âmes; en cela, comme dans le reste, l'ESPRIT-SAINT l'assiste directement, et devant son enseignement suprême, toute créature doit s'incliner. Les erreurs sont, je le répète, impossibles; il n'y en a jamais eu, et il n'y en aura jamais. » (Idem, tome VI, page 224)


« Tous les vénérables Pères ont embrassé cette doctrine apostolique, de l'éclat de laquelle ont brillé les plus purs flambeaux de l'Église de JÉSUS-CHRIST. C'est cette doctrine qu'ont révérée les saints Docteurs orthodoxes; c'est elle que les hérétiques ont poursuivie de leurs calomnies et de leurs odieux blasphèmes. Cette doctrine est la tradition vivante des Apôtres du CHRIST, que l'Eglise conserve en tous lieux. C'est elle qu'il faut souverainement aimer et exalter; elle qu'il faut prêcher avec confiance; c'est elle qui unit à DIEU par la confession de la vérité et fait trouver grâce devant le Seigneur. Elle est la règle de la vraie foi. » (Pape saint Agathon, 6-e Concile Oecuménique de Constantinople, 681 A.D.; idem, page 246)


« La première condition du salut, dit donc le huitième Concile, c'est de garder la règle de la vraie foi, et de ne s'écarter en rien de la Tradition antique; car on ne peut déroger à la sentence de Notre-Seigneur qui a dit : Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église. La vérité de cet oracle a été justifiée par les faits ; car le Siège-Apostolique a toujours conservé pure et sans tache la religion catholique, et toujours il a professé la sainte doctrine... C'est dans le Siège-Apostolique que réside l'entière et vraie solidité de la religion chrétienne. » (8e Concile général de Constantinople, 869 A.D.; idem, page 249)


« Si quelqu'un méprise les dogmes, commandements, interdits, sanctions ou décrets, que promulgue officiellement Celui qui occupe le Siége-Àpostolique, relativement à la discipline, à la correction des fidèles, à l'amendement des pécheurs; qu'il soit anathème! » (Canon de 8e Concile de Constantinople, 869 A.D.; idem, page 249)


« Ici encore il faut avoir une subtilité vraiment byzantine et une franchise carthaginoise pour ne pas conclure : "Le Pape est infaillible." Ce grand décret réfute tout d'abord la chimérique distinction, ou plutôt division qu'on devait imaginer plus tard entre le Siège et celui qui l'occupe. Le Saint-Siège comme le Pape, le Pape comme le Saint-Siège, possède, dit le Concile, la primauté sur tout l'univers. Il ajoute que "le Pontife Romain est le Docteur de tous les chrétiens"; donc, le Docteur des Évèques, comme des autres fidèles; le Docteur des Docteurs, le Docteur de toute l'Église, laquelle ne peut errer. Si l'infaillibilité du Pape n'est pas renfermée dans ces paroles, de grâce, que signifient-elles? D'autant plus que le Concile ajoute immédiatement que « le Pape a reçu de Notre-Seigneur, en la personne de saint Pierre, la pleine puissance de paître l'Église universelle ». Tout le monde le sait, paître veut dire enseigner. La pleine puissance d'enseigner l'Église, qu'est-ce, sinon l'autorité suprême, l'autorité induscutable, l'autorité infaillible, dont les jugements sont sans appel? S'il manquait quelque chose à cette puissance, si elle avait besoin d'un appui , d'un assentiment quelconque, comment serait-elle pleine ?...


« On a voulu distinguer, nous le savons, entre le Pape et le Saint-Siège; mais qu'est-ce que le siège sans celui celui qui l'îññuðå? et quel sera l'enseignement de la Chaire Apostolique, quelle sera son autorité, si elle est muette et séparée de Celui a qui seul est réservé le droit de s'y faire entendre? 




« En définissant que  "l'Église de Rome ne peut errer", Sixte IV, et avec lui l'Église entière, a donc défini équivalemment l'infaillibilité du Saint-Siège et l'infaillibilité du Pape, ce Car à qui l'Église Romaine doit-elle ce privilège d'une foi toujours incorruptible, toujours pure, à jamais indéfectible ? Évidemment au Pasteur qui la dirige, à l'Évêque qui l'instruit et la dirige, au Pape, successeur de Pierre, et qui a reçu, en la personne de ce bienheureux Apôtre, l'ordre de confirmer ses frères, avec l'assurance qu'il serait chaque jour assisté d'En-Haut pour l'accomplissement de cette divine mission. » (Idem, page 251-256)


« Donc, et en résumé, à la fin du dix-septième siècle, il était de foi définie, non-seulement que le Pontife Romain est le Docteur de tous les chrétiens, revêtu par Notre-Seigneur de la pleine puissance d'enseigner l'Eglise universelle, mais en outre que l'Église de Rome, dont il est l'Évêque, ne peut errer dans la foi, et que la doctrine de l'infaillibilité pontificale n'est point vaine, ni cent fois réfutée. Au contraire, cette doctrine, ainsi que l'atteste le Pape Benoît XIV, était toujours demeurée la doctrine commune de l'Église, malgré la révolte politique et ecclésiastique de 1682.


« Que si, à partir du demi-schisme de 1682, les Évêques de France n'ont pas toujours enseigné une doctrine aussi pure que celle de leurs devanciers sur les prérogatives du Souverain-Pontife, c'est qu'ils ne le pouvaient guère. Ils avaient semblé un moment mettre le roi au-dessus du Pape: punis par où ils avaient péché, ils sentirent bientôt le joug royal s'appesantir sur leurs têtes. Pendant que les jansénistes et les philosophes inondaient impunément la France de leurs scandaleux libelles, il était absolument interdit, de par le roi, de publier aucun écrit théologique dont les principes ne fussent en tout conformes à la Déclaration de 1682; les Parlements sévissaient avec une rigueur de sectaire contre la moindre contravention : le docte P. Thomassin, de l'Oratoire, peu suspect d'ultramontanisme, ne put échapper à leur censure ; il eut beau faire, son Traité des Conciles fut supprimé et confisqué. L'Évêque de Laon, pour avoir simplement cité un Concile romain, fut consigné dans son diocèse. Le vénérable Archevêque d'Arles, Mgr de Forbin-Janson, coupable de soutenir l'indépendance de l'Église dans la publication des Indulgences, vit son Mandement lacéré et brûlé par la main du bourreau. Les exils, les amendes, les lettres de cachet n'étaient point épargnés aux ecclésiastiques qui se rendaient coupables du crime de dévouement au Saint-Siège. 


« C'est pourquoi; Nous attachant fidèlement à la Tradition qui remonte au commencement de la foi chrétienne, pour la gloire de DIEU notre Sauveur, pour l'exaltation de la religion catholique et le salut des peuples chrétiens, Nous enseignons et définissons, avec l'approbation du saint Concile, que c'est un dogme divinement révélé : Que le Pontife Romain, lorsqu'il parle ex cathedra, c'est-à-dire lorsque, remplissant la charge de Pasteur et de Docteur de tous les chrétiens, en vertu de sa suprême autorité Apostolique, il définit qu'une doctrine sur la foi ou la morale doit être tenue par l'Église universelle, jouit pleinement, par l'assistance divine qui lui a été promise dans la personne du bienheureux Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que son Église fut pourvue quand elle définit la doctrine touchant la foi ou la morale ; et, par conséquent, que de telles définitions du Pontife Romain sont irréformables par elles-mêmes, et non en vertu du consentement de l'Église. Que si quelqu'un, ce qu'à DIEU ne plaise, avait la témérité de contredire Notre définition, qu'il soit anathème. » (Idem 268)


« Cette infaillibilité doctrinale, il la possède en vertu de sa suprême autorité Apostolique, c'est-à-dire par cela seul qu'il est le Pape. 


« Cette infaillibilité.est un don surnaturel, une grâce de l'ESPRIT-SAINT. Le Pape en "jouit pleinement par l'assistance divine qui lui a été promise dans la personne du bienheureux Pierre". 


« Cette infaillibilité est l'infaillibilité même de l'Église; le Pape "jouit pleinement de l'infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que son Église fût pourvue quand elle définit la doctrine touchant la foi ou la morale". 


« Par "la foi et la morale", il faut entendre, comme nous l'avons dit plus haut, l'enseignement des mystères et de toutes les vérités révélées, soit pour l'illumination de l'esprit, soit pour la direction de la volonté et la sanctification de la vie. La foi, c'est ce qu'il faut croire; la morale, c'est ce qu'il faut faire. Ces paroles du décret, loin d'exclure ce que l'on appelle de nos jours "les matières de l'ordre social et politique", les renferment au contraire d'une manière éminente; car toutes les doctrines sociales et politiques touchent aux vérités révélées et à la sanctification des peuples chrétiens par des points aussi nombreux qu'essentiels. - Telles sont, entre autres, les doctrines résumées dans l'Encyclique et le Syllabus de 1864. 



« Mes chers enfants, leur a-t-il dit, il faut que mes paroles vous disent bien ce que j'ai dans mon cœur. Ce qui afflige votre pays et l'empêche de mériter les bénédictions de  DIEU, c'est ce mélange de principes. Je dirai le mot et je ne le tairai pas : ce que je crains, ce ne sont pas tous ces misérables de la Commune de Paris, vrais démons de l'enfer qui se promènent sur la terre. Non, ce n'est pas cela; ce que je crains, c'est cette malheureuse politique, ce libéralisme catholique, qui est le véritable fléau. Je l'ai dit plus de quarante fois; je vous le répète, à cause de l'amour que je vous porte. (Pie IX répondant naguère à une députation de catholiques français; idem, page 417)


« Oui, le libéralisme est le grand danger de notre jeunesse catholique. Tout voilé qu'il est sous les dehors sympathiques de la liberté, il n'en est pas moins une erreur dogmatique très profonde, intimement liée au gallicanisme. Ce que le gallicanisme avait fait et déclaré en 1682, le libéralisme l'a fait et déclaré en 1789 : l'un proclamait l'indépendance du roi vis-à-vis de l'Église, et, quoique moins clairement, l'indépendance des Évêques vis-à-vis du Pape; l'autre, plus hardi, a proclamé l'indépendance de la société civile vis-à-vis de la société spirituelle, l'indépendance de l'État vis-à-vis de l'Église, de la raison vis-à-vis de la foi, de la science vis-à-vis de la révélation; en un mot, de la nature vis-à-vis de la grâce. Nos jeunes libéraux, tout catholiques qu'ils étaient par le cœur, étaient donc naturellement déjeunes gallicans; gallicans en herbe, ils étaient libéraux en fleur.



« Tout cela, je le répète, ce n'était que de la présomption de jeunesse et de l'inexpérience; mais que nos jeunes chrétiens prennent garde à eux : voici le gallicanisme solennellement condamné comme hérésie; qu'ils s'arrêtent, tandis qu'il en est temps encore, et qu'ils soient catholiques comme on doit l'être, comme Notre-Seigneur veut qu'on le soit. (idem)


« L'Église a besoin d'un Chef, parce que l'Église est un corps, et un corps vivant. Chaque chrétien est un membre de ce corps; et l'ensemble des membres forme cette unité vivante que l'on appelle l'Église Catholique, c'est-à-dire la Société universelle des enfants de DIEU. JÉSUS-CHRIST, DIEU-Homme, est le Chef naturel de cette société divine-humaine. Quel autre pourrait lui disputer cette prééminence? Il est à toute l'Église et à chaque membre de l'Église ce que la tête est au corps : le principe de vie.


« Sans Chef, l'Eglise ne serait plus une; ce serait un cadavre, un corps sans nom, ou plutôt ce ne serait plus un corps; ce ne serait plus qu'une multitude de membres épars, d'individus étrangers les uns aux autres; ce ne serait plus une famille, une armée, un troupeau. L'unité de la famille vient du chef, qui est le père; l'unité de l'armée vient du chef, qui est le général; l'unité du troupeau vient du chef, qui est le pasteur. Or la vie et la force viennent de l'union, de l'unité. La vie et la force de l'Église viennent uniquement de Notre-Seigneur JÉSUS-CHRIST, son divin Chef, qui règne au plus haut des cieux et la remplit de son ESPRIT-SAINT. Le Père céleste a donc constitué JÉSUS Chef de toute l'Église, dit saint Paul, et l'Église est son corps et son plein développement ; car c'est JÉSUS-CHRIST, qui est tout en tous et qui se dilate dans tous ses membres. 


« Puisque l'Église a déjà un Chef dans les cieux, pourquoi lui en faut-il encore un sur la terre? Ce ne sont pas deux Chefs différents; le Chef visible et terrestre n'étant que le représentant, le Vicaire du Chef unique et invisible, qui est le CHRIST, Roi des cieux. Il faut à l'Église en ce monde un Chef visible, un Chef terrestre, parce que, en ce monde, à une Église visible il faut un Chef visible; à un corps visible et terrestre il faut une tête, un chef visible et terrestre. La têle et les membres ne doivent-ils pas être de même nature? Et que l'on ne dise pas : JÉSUS-CHRIST, vrai homme aussi bien que vrai DIEU, suffit comme Chef à son Église. 


« "Cela ne suffit pas, répond le grand Docteur saint Thomas; sans doute, c'est le CHRIST lui-même qui fait tout dans l'Église; c'est lui qui baptise, c'est lui qui remet les péchés; c'est lui qui est le vrai Prêtre , immolé sur l'autel de la croix et par la puissance duquel son Corps est consacré chaque jour sur nos autels; et néanmoins, comme il ne devait pas demeurer toujours avec ses fidèles d'une présence corporelle visible, il a choisi des ministres par le moyen desquels il pût dispenser aux chrétiens ces divins sacrements. Pour la même raison, et parce-qu'il devait soustraire cette présence corporelle à son Église, il a dû confier à un homme le soin de gouverner, en son nom et comme son Vicaire, l'Église universelle." ("Sum. contra Gent".,  lib.  IV, c.  LXXVI.) » (Idem, tome III, page 40)


« "L'Eglise est une monarchie, dit également saint François de Sales, et parlant il luy faut un Chef visible, qui la gouverne comme le souverain lieutenant de Nostre-Seigneur; car autrement, quand Nostre-Seigneur dit  : Dic Ecclesiae, diles-le à l'Église, à qui parlerions-nous? ou comment conserverions-nous l'unité de la foy? et quand une personne se voudrait émanciper, qui la pourrait réduire au bercail? comment pourroil-on empescher qu'il n'y cusl de la division dans l'Église?... Puisqu'il falloit que Nostre-Seigneur abandonnast un jour son Eglise de sa présence corporelle et visible, il devoit au moins luy commettre un lieutenant et un vicaire général visible. Vous me direz peut-estre que Nostre-Seigneur n'est pas mort, qu'il est toujours avec son Eglise, et l'ayde en tout et partout de sa faveur; pourquoy donc inutilement luy donner un vicaire? Je vous répons que, n'estant pas mort effectivement, mais vivant dans le ciel, il n'a pas besoin de successeur, mais ouy bien d'un vicaire; et j'adjoute qu'afin de ne faire pas un corps visible sans un chef visible, il a voulu l'assister en la personne d'un lieutenant visible, par le moyen duquel, outre les faveurs invisibles, il conduit continuellement son Eglise d'une manière convenable à la suavité de sa disposition." (Sermon pour le jour de Saint-Pierre; et "Controverses", discours xxxv) »


« Donc, il n'est pas seulement convenable, il est nécessaire que l'Eglise de  JÉSUS-CHRIST ait pour Chef en ce monde un homme, un homme comme nous, qui puisse nous parler, nous instruire, nous juger, nous administrer souverainement les choses saintes, et présider, comme 
Monarque spirituel, à l'immense assemblée des Évêques, des prêtres et des fidèles. » (Idem, tome III, page 41)


« C'est enfin ce que, dans son beau langage, proclamait Bossuet devant les prélats courtisans de 1682, les arrêtant sur la voie du schisme : "Qu'on ne dise point, s'écriait-il, qu'on ne pense point, que ce Ministère de saint Pierre finisse avec lui : ce qui doit servir de soutien à une Église éternelle ne peut jamais avoir de fin ; Pierre vivra dans ses successeurs ; Pierre parlera toujours dans sa Chaire; c'est ce que disent les Pères, c'est ce que confirment six cent trente Evêques au Concile de Chalcédoine." » (Idem, page 55)



« À l'un des anniversaires de son élévation au Pontificat, ce grand et saint Pape Léon le Grand terminait ainsi son homélie : "Donc, mes frères bien-aimés, il est juste et convenable de célébrer la fête qui nous rassemble en ce jour, afin que dans mon humble personne vous sachiez voir et honorer Pierre, qui ne cesse de veiller à la fois sur tous les Pasteurs et sur tout le troupeau confié à sa sollicitude; Pierre, dont la dignité demeure entière, même en son indigne héritier . Béni soit le Roi éternel, notre Rédempteur et Seigneur JÉSUS-CHRIST, qui a donné une si magnifique puissance à celui qu'il a constitué Chef de toute Son Église; et si de nos jours encore vous Nous voyez faire ou décréter ce qui est vrai et juste, sachez qu'il le faut attribuer à l'action et à l'assistance de Celui à qui il a été dit : Et toi, à ton tour, confirme tes frères. Oui, il le faut attribuer au Bienheureux Pierre, à qui le Seigneur ressuscité a dit trois fois : Pais mes brebis. Ce ministère, maintenant encore, Pierre l'accomplit sans aucun doute, et, Pasteur fidèle, il obéi au Mandat de son Maître." (Idem, page 60)



« Les Pères du Concile œcuménique de Chalcédoine, en 451 , n'exprimaient donc qu'une tradition universelle, certaine, non contestée, quand ils appelaient le même Pape saint Léon, "le Chef de toutes les Églises, le successeur du Bienheureux Apôtre Pierre, la pierre et le rempart de l'Église catholique et le fondement de la vraie foi"; quand, à la lecture d'un décret du Pontife Romain, ils s'écriaient d'une voix commune : "Pierre a parlé par la bouche de Léon, Petrus per Leonem locutus est" ; - enfin quand, dans leur lettre synodale, ils lui écrivaient "qu'il était constitué pour tous l'interprète du Bienheureux Pierre, beati Petri omnibus constitutus interpres." (idem, page 61)


« Peu d'années auparavant, en l'année 431, le Concile général d'Éphèse avait, du reste, solennellement proclamé la même doctrine, en déclarant que "saint Pierre vit encore aujourd'hui et qu'il vivra toujours dans ses successeurs, sanctus beatissimusque Petrus ad hoc usque tempus et semper in suis successoribus vivit." (idem, page 61)



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MessagePosté le: Lun 8 Oct 2012, 02:26    Sujet du message: Publicité

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illycum
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MessagePosté le: Lun 8 Oct 2012, 03:04    Sujet du message: Sur l'infaillibilité pontificale Répondre en citant

« Ainsi ont parlé tous les Conciles, ainsi tous les Papes, ainsi tous les siècles chrétiens, et saint François de Sales, non moins profond en doctrine que ravissant en charité et sainteté, ne faisait que résumer l'Évangile et la tradition lorsqu'il concluait : "Tout cecy n'a pas eu lieu seulement en sainct Pierre, mais en ses successeurs; car, puisque la cause demeure, l'effet demeure; l'Église a toujours besoin d'un Continuateur qui soit permanent, auquel on puisse s'adresser pour trouver un solide fondement, que les portes d'enfer, et principalement l'erreur ne puisse renverser; il faut que son Pasteur ne puisse conduire à l'erreur, ny nous porter au mal : les successeurs de sainct Pierre ont seuls ces privilèges, qui ne suivent pas la personne, mais la dignité et la charge publique de la personne." (idem, page 61)



« Saint Jérôme pose catégoriquement le principe général : "La sainte Église Romaine, qui est toujours demeurée sans tache, demeurera encore dans tous les temps à venir ferme et immuable au milieu des attaques des hérétiques, et cela par une protection providentielle du Seigneur et par l'assistance du Bienheureux Pierre." (idem, page 80)


« Le Pape est infaillible en tout cela; mais, en dehors de cela, il n'est nullement infaillible. En d'autres termes, il est infaillible quand il parle comme Pape, mais non pas quand il parle comme homme. Et il parle comme Pape, lorsqu'il enseigne publiquement et officiellement des vé-
rités qui intéressent toute l'Église, au moyen de ce qu'on appelle une Bulle, ou une Encyclique, ou quelque autre acte de ce genre. » (Idem, tome VI, page 192)


« Élevé moi-même à l'école de l'Université, j'ai été plus de quinze ans à me débarrasser des milles préjugés dont l'enseignement universitaire avait infecté mon esprit. J'étais prêtre depuis huit et dix ans, que je me ressentais encore parfois des calomnies dont on avait bercé ma jeunesse, au sujet de la Papauté et du rôle des Papes dans l'histoire, au sujet des Ordres religieux et en particulier des Jésuites, au sujet de la piété, etc. » (Oeuvres de Mgr. de Ségur, tome X, page 167)



Presque toutes les oeuvres de Mgr de Ségur, appellé "le saint aveugle" par le saint Curé d'Ars, ont été honorées par des Brefs du Pape Pie IX.



 
BREF DE SA SAINTETÉ PIE IX A MGR DE SÉGUR 
 

Cher fils, Salut et Bénédiction Apostolique. C'est avec un très-grand plaisir que Nous avons reçu votre lettre, qui témoigne si pleinement de votre fidélité, de votie amour et de votre respect à Notre égard. Vous Nous faisiez hommage en même temps de l'opuscule que vous venez de publier sous ce titre : "Le Souverain-Pontife" [tome III]. Bien que Nos sollicitudes et Nos travaux accablants ne Nous aient pas encore permis de le lire comme Nous le désirons, Nous vous félicitons cependant de tout Notre cœur, cher fils, du zèle avec lequel, en composant cet opuscule, vous avez exposé et revendiqué la juridiction, l'autorité et le pouvoir suprêmes des Pontifes Romains sur l'Église universelle, et ravivé dans les cœurs le respect et le dévouement qui sont dus à ce même Pontife. Nous avons été charmés de voir avec quel soin vous vous efforcez dans ce travail du procurer le salut des âmes, et Nous vous encourageons à persévérer avec plus d'ardeur que jamais dans cette voie si salutaire. En vous remerciant donc du livre dont vous Nous avez fait hommage, Nous tenons à vous donner l'assurance de l'affection toute particulière que Nous vous portons. Comme gage de cet amour, recevez la bénédiction Apostolique que Nous vous donnons du fond de Notre cœur. Fait à Rome le 23 mai 1863, en la dix-septième année de Notre Pontificat. 


PIE IX, Pape. 





LETTRE DE S. É. LE CARD. VILLECOURT A MGR DE SÉGUR  

 
Rome, le 9 juin -1863.  



Monseigneur, je viens de terminer la lecture de votre beau livre sur le Souverain Pontife [tome III], et j'ai besoin de vous exprimer toute la satisfaction dont il a rempli mon ame. J'ai vu, sur la même matière, des ouvrages en plusieurs volumes in-4* où j'ai trouvé infiniment moins de choses avec dix ou vingt fois plus de paroles. Mais Dieu vous a accorde la grâce de la doctrine, de la concision, de la clarté et de la suavité du laugnge: je l'en ai souvent béni en vous lisant; et je ne vous le dis que parce que je suis bien assuré que vous rapportez tout à sa plus grande gloire. Veuillez donc, Monseigneur, agréer ma vive reconnaissance pour moi et surtout pour la noble cause que vous avez si dignement défendue. Je prie Dieu qu’il vous conserve longtemps pour Sa gloire, et dans l'intérêt de la sainte Église romaine dont vous êtes le généreux défenseur; et me recommandant à vos pieux souvenirs, je vous prie d'agréer tous mes sentiments les plus respectueux en Jésus et en Marie Immaculée. 


Clém. Card. VILLECOURT. 







Pour tout office dans l'Église Catholique, excepté l'office du Pape, en cas de hérésie, il est nécessaire une déclaration officielle de l'autorité compétente qui prouve l'hérésie soupçonnée.  


« L'hérésie étant essentiellement une erreur de l'intelligence, on n'est pas hérétique [formel] en niant extérieurement une vérité que l'on continue de croire intérieurement; on n'est pas non plus atteint par la peine correspondante, bien qu'on soit traité comme hérétique au for externe. Mais alors on pèche gravement par reniement de la foi. » (Jone, "Précis de théologie morale catholique", page 123).


Selon Can. 2314 § 1, tous les apostats de la foi chrétienne, tous les hérétiques ou schismatiques encourent par le fait même [par l'acte hérétique même] une excommunication, qui, au for interne, est réservée au Saint-Siège, et, au for externe, est réservée à l'évêque ou à son délégué. (Naz, "Traité de droit canonique", tome 4, page 704)


L'Église ne punit pas les actes purement intérieurs. "De internis non judicat Ecclesia" est un adage classique. Elle punit la violation extérieure de la loi (délit) à laquelle est attachée une sanction canonique :


« Can. 2195 §1. Sous le nom de délit on entend en droit ecclésiastique, la violation extérieure et moralement imputable d'une loi à laquelle est attachée une sanction canonique au moins indéterminée. » Par exemple : proférer sans témoin des paroles nettement hérétiques serait commettre le délit d'hérésie. (Idem, page 583)


Dans l'Église les délinquants sont punis par des peines (privation d'un bien spirituel ou temporel), comme les peines "latae sententiae", qui sont encourues par le fait qu'on commet le délit, et les peines "ferendae sententiae", qui doivent être infligées par le juge ou le supérieur. (Idem, page 601)


Pour que la peine soit encourue, par exemple, la peine de l'excommunication qui frappe l'hérésie, à part de la gravité du délit, il faut qu'il y ait subjectivement péché mortel.


Prenons un exemple :


« Dans un moment de colère, Caius gifle un prêtre et alors seulement il se rend compte de la gravité de son geste. Il n'encourt pas l'excommunication du can. 2343 § 4, mais, jusqu'à preuve du contraire, dès qu'a eu lieu la violation extérieure de la loi, on présume le dol (imputabilité grave) au for externe (can. 2220 § 2). Donc, si Caius ne réussit pas à prouver qu'il n'a pas péché mortellement, l'Ordinaire du lieu pourra le déclarer excommunié et même lui infliger les autres peines prévues au can. 2343 § 4. » (Idem, page 604)


Dans le cas de la Papauté la procédure pour prouver une hérésie soupçonnée est différente.  


« Le pouvoir du Pape cesserait par suite de démence perpétuelle ou d'hérésie formelle... Le second cas, d'après la doctrine la plus commune, est théoriquement possible, en tant que le Pape agirait comme docteur privé. Étant donné que le Siège suprême n'est jugé par personne (can. 1556), il faudrait conclure que, par le fait même et sans sentence déclaratoire, le pape serait déchu. Il n'est d'ailleurs pas d'exemple, dans l'histoire ecclésiastique, qu'un vrai pape soit tombé dans l'hérésie formelle, même en tant que docteur privé (Prümmer, op. cit., p. 128. Vermeersch et Creusen, op. cit., t. 1, p. 125). » (R. Naz, idem, tome 1, pages 366-367)



« Il y a des personnes qui se sont efforcés de prouver, mais en vain, que quelques pontifes sont tombés en hérésies; nous ferons voire le contraire dans le chapitre 10. Au reste, si Dieu permettait qu'un pape fût notoirement hérétique et contumax, alors il cesserait d'être pape, et la chaire apostolique serait vacante. Mais si ce pape était occultement hérétique, et qu'il ne proposa pas à l'Église de faux dogmes, dans ce cas, il ne nuirait pas à l'Église. Mais nous devons présumer, dit le cardinal Bellarmin, que Dieu ne permettra jamais qu'aucun des pontifes romains, mêmes, comme simple particulier, devienne hérétique, ni notoirement, ni secrètement. » (Saint Liguori, De l'autorité du Souverain Pontife, Oeuvres dogmatiques, tome 17 bis, page 11)


Tous les oeuvres ascétiques, dogmatiques et morales du Docteur de l'Église, saint Alphonse-Maria de Liguori ont été révisées et approuvées par la Sainte Congrégation des Rites, et confirmées par le Pape Pie VII le 18 mai 1803.




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illycum
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MessagePosté le: Lun 8 Oct 2012, 03:45    Sujet du message: Sur l'infaillibilité pontificale Répondre en citant

"DIEU, dit saint Augustin, a déposé la doctrine de la vérité dans la Chaire de l'unité, DEUS in Cathedra unitatis doctrinam posuit veritatis; et le successeur de Pierre est LUI-MÊME la pierre que ne peuvent vaincre les portes orgueilleuses de l'enfer; Ipse est petra quam non vincunt superbae inferorum portae. "("Contra Donat.")


« Saint Ambroise dit également : "Cette barque de Pierre ne peut chavirer, elle qui porte la divine sagesse, et qui navigue au souffle de la foi. Son pilote est celui-là même qui donne à l'Église sa solidité. A Pierre seul, il est dit : Avance en pleine mer, c'est-à-dire pénètre et approfondis toutes les questions de doctrine. Dans ces profondeurs de la doctrine, l'Église est conduite par Pierre." (In Lucam)


« Vers le milieu du septième siècle, le Métropolitain de l'île de Chypre, au nom de toute sa province, écrivait en ces termes au Pape Théodore : "Une base immuable et affermie de DIEU même, une colonne que le Christ lui-même, notre DIEU, a dressée avec l'inscription lumineuse de la foi, c'est votre Chaire Apostolique, ô Chef sacré! Car, ainsi que l'affirme la parole divine, c'est vous qui êtes Pierre; c'est sur vous, comme sur un fondement inébranlable, qu'ont été affermies les colonnes de l'Église. C'est à vous qu'il a confié les clefs du royaume des cieux; à vous qu'il a donné la puissance de lier et de délier, et ce qui est au ciel et ce qui est sur la terre. C'est vous le destructeur des profanes hérésies, comme étant le Prince et le Docteur de la foi orthodoxe et immaculée. Ne négligez donc point, ô Père des Pères, la tempête qu'éprouve la foi de la part de quelques hérétiques; dissipez leurs ténèbres par la lumière de votre science divine." (V. Rohrbacher, X.) Témoignage d'autant plus remarquable que cette lettre synodale fut insérée six ans plus tard au nombre des décrets d'un grand Concile romain, présidé par le Pape saint Martin I , et composé de cent quarante Évêques d'Italie, de Sicile, de Sardaigne et de Corse. 


"Le Bienheureux Pierre, dit le Pape Jean VIII, a consacré par son sang la sainte Eglise Romaine, fondée sur la foi ;... et de même que nulle part l'eau ne peut être plus pure ni plus limpide qu'à la source même d'où elle jaillit; de même nulle part la foi ne se présente plus pure et plus lumineuse que dans le réservoir sacré de Notre Église, où... ce Porte-clefs des cieux a rassemblé avec une si grande abondance et une si parfaite pureté les eaux qu'il avait puisées dans le sein même de la source divine et céleste ; cette eau de la vraie foi, il nous l'a transmise pour que nous la conservions dans toute sa pureté." (Ad Bulgarorum regem.)


« II est absolument certain, ajoute saint Nicolas I-er, que le jugement du Siège Apostolique, qui est la plus haute des autorités, est irreformable pour tout le monde, et qu'il n'est permis à personne de juger son jugement. Aussi bien les saints Canons ont-ils réglé que de toutes les parties de l'univers on en appelle à son tribunal, et qu'il n'est jamais permis d'en appeler de sa sentence." (Ad Imperatorem)


« Le grand saint Grégoire VII, le plus calomnié des Vicaires de JÉSUS-CHRIST, par l'école gallicane plus encore peut-être que par les hérétiques, actuellement réhabilité par la bonne foi de plumes protestantes, dit de son côté, au sujet de l'infaillibilité des Papes en matière de doctrine : "L'Évangile nous apprend que le Seigneur a prié pour Pierre, lorsqu'il a dit, au mo- ment de sa Passion : J'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas; à ton tour, confirme tes frères. Par là il insinuait manifestement que les successeurs de Pierre ne dévieraient pas un seul instant de la foi catholique, mais que bien plutôt ils y ramèneraient les autres, qu'ils y affermiraient les esprits vacillants; et en lui accordant ainsi la puissance de confirmer ses frères, il imposait à ceux-ci l'obligation d'obéir à Pierre. (Ad Patriarcham Constantinopolitanum


« Y aura-l-il donc encore un homme assez insensé, s'écrie saint Léon IX [Pape], en expliquant ce même oracle du Sauveur, pour oser croire que la prière de Celui qui peut tout ce qu'il veut, ait été privée de son effet en quoi que ce soit? N'est-ce pas le Siège Apostolique, c'est-à-dire l'Église Romaine, qui, par saint Pierre non moins que par ses successeurs, a démasqué et terrassé les artifices de tous les hérétiques et confirmé les cœurs des frères dans la foi de Pierre, qui jusqu'à ce jour n'a jamais failli et ne défaillira jamais ? (Ad Michaelem Coerularium)


« Ainsi parle la Tradition tout entière; ainsi l'autorité ecclésiastique est d'accord avec les Livres saints, avec les nécessites de l'unité catholique, avec les données du plus simple bon sens. Aussi saint Thomas, l'organe incomparable de la Tradition, disait-il  : "L'unité de l'Église demande que tous les fidèles s'accordent sur tous les points de la foi. Mais ces points soulèvent de temps en temps des questions qu'il faut résoudre. Or l'Église serait divisée en une infinité d'opinions, si la décision d'UN SEUL ne venait sauvegarder son unité." (Sum. cont. Gentiles, lib. IV, c. LXXVI)


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Martin
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MessagePosté le: Lun 8 Oct 2012, 07:15    Sujet du message: Sur l'infaillibilité pontificale Répondre en citant

 
Bonjour Illycum, et merci pour ces citations sur ce sujet trop peu connu des catholiques, et spécialement des catholiques qui se veulent fidèles à la Tradition. Cependant, si vous me permettez une remarque, moins un sujet est connu, plus il faut s’armer de patience : plusieurs pages de références auront moins d’effet, surtout sur un forum, qu’une seule citation bien ajustée, surtout si celle-ci émane d’un document “incontournable” du magistère. Pour prendre un exemple récent, l’enseignement de Vatican I sur le pouvoir de juridiction du Pontife romain, rappelé ici par N.M., a plus de poids que la citation du P. Cartechini qui précède.

illycum a écrit:
« Il y a des personnes qui se sont efforcés de prouver, mais en vain, que quelques pontifes sont tombés en hérésies ; nous ferons voir le contraire dans le chapitre 10.

Le concile Vatican I est arrivé à la même conclusion que saint Alphonse, au terme d’une étude d’autant plus minutieuse que l’argument contraire avait servi, et servait encore, de prétexte aux gallicans pour s’opposer à la proclamation du dogme de l’infaillibilité pontificale.

illycum a écrit:
Mais nous devons présumer, dit le cardinal Bellarmin, que Dieu ne permettra jamais qu'aucun des pontifes romains, même comme simple particulier, devienne hérétique, ni notoirement, ni secrètement. » (Saint Liguori, De l'autorité du Souverain Pontife, Oeuvres dogmatiques, tome 17 bis, page 11)

Là, en revanche, c’est une opinion permise, nullement contraire à la foi catholique, mais ce n’est encore qu’une opinion, le concile Vatican I s’étant explicitement abstenu de trancher entre ses partisans et ses adversaires. Le fait que les premiers comptent dans leurs rangs les deux docteurs de l’Église cités est certes d’un grand poids, mais sans plus.

Pour vous montrer l’effet boomerang que peut produire l’abus de citations, je me souviens que, sur un forum sédévacantiste notoirement opposé aux sacres sans mandat, un certain Ignorantus avait provoqué l’embarras que vous pouvez imaginer en publiant cet extrait de la deuxième lettre du (futur) cardinal Pie aux dissidents de la Petite Église :

Mgr Pie a écrit:
une société chrétienne en particulier ne peut vivre et se perpétuer qu’autant qu’elle est présidée par les évêques qui transmettent et communiquent le caractère et la juridiction, et par des prêtres qui administrent les sacrements.

Ceci dit, merci de nous avoir rappelé la parole de Mgr Lefebvre par laquelle vous avez commencé votre intervention. Je l’avais déjà lue – et Gentiloup peut témoigner que j’avais moi-même tiqué sur ce mot “lefebvriste” quand elle m’avait annoncé la naissance du forum – mais impossible de me rappeler dans quel ouvrage. Votre citation confirme celle que j’ai déjà eu plusieurs fois l’occasion de rappeler, tant elle colle à l’actualité :

Mgr Lefebvre (conférence du 2 mai 1976 à la Villa Aurore) a écrit:
Il est illusoire de dire que je suis une espèce de leader, et que j’ai des adeptes qui me suivent inconditionnellement ; et non moins illusoire de s’imaginer que si je tombais, toute la résistance à la destruction de l’Église tomberait avec moi

Réflexion que s’était attirée, quelque temps auparavant, le cardinal Benelli, lequel aurait sans doute bien aimé, face à son “Église conciliaire”, pouvoir assimiler la FSSPX à une secte.

M.
 


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illycum
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MessagePosté le: Lun 8 Oct 2012, 20:02    Sujet du message: Sur l'infaillibilité pontificale Répondre en citant

Bonjour Martin, 


Je vous remercie de vos commentaires. 


Il est vrai que S.S. Pie IX, par son autorité infaillible et suprême, a défini une fois pour toujours une doctrine catholique déjà enseignée dans le passée par ces prédécesseurs et les conciles oecuméniques. Toutefois, combien des chicanes, des incompréhensions et des murmures dans les années suivantes. Nous savons bien la réaction libérale qui suivit la définition dans notre pauvre France et ces conséquences continuent, hélas, encore aujourd'hui. Le glorieux Pie IX disait lui-même que sa définition était claire par elle-même, mais combien l'ont-ils bien comprise? 


« II importe avant tout de repousser les tentatives de ceux qui cherchent à fausser l'idée de l'infaillibilité. Quelques-uns voudraient m'entendre expliquer et éclaircir la définition conciliaire. 
Je ne le ferai pas. Elle est claire par elle-même, et n'a besoin ni de commentaire ni 'explications. Il suffit de lire le décret avec un esprit sincère; son vrai sens se présente facilement et tout naturellement. » (Réponse à la deputation de l'Académie de la Religion catholique 
de Rome (20 Juillet 1871)


C'est pourquoi j'ai voulu donné un court aperçu de l'enseignement de cette doctrine qui n'était pas nouvelle, comme prétendaient certains.


En plus, puisque l'autorité pontificale est si méconnue et méprisée aujourd'hui, j'ai désiré ajouter aussi des exemples tirés des conciles oecuméniques : 


« Ils [les conciles oecuméniques] sont utiles pour que les peuples acceptent plus facilement leurs décrets, pour que les Évêques connaissent mieux les raisons de ces décrets et les exposent plus clairement aux fidèles. Ils sont utiles aussi pour fermer la bouche aux hérétiques, qui font peu de cas des définitions du Pape. » (Saint Liguori, Oeuvres dogmatiques, tome II, page 324)






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illycum
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MessagePosté le: Lun 8 Oct 2012, 20:56    Sujet du message: Sur l'infaillibilité pontificale Répondre en citant

A propos du "cardinal" Benelli, comme le dites vous-même, il appartenait à l'église conciliaire [Modéré]

[Cela suffit, Illycum; Ce sujet est interdit, vous n'avez pas respecté les conditions de ce forum. Désolée!]


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:33    Sujet du message: Sur l'infaillibilité pontificale

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