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abbé Niklaus Pfluger : « Nous nous retrouvons au point de départ » 16-10-2012

 
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Gentiloup
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MessagePosté le: Ven 19 Oct 2012, 11:58    Sujet du message: abbé Niklaus Pfluger : « Nous nous retrouvons au point de départ » 16-10-2012 Répondre en citant

Vous êtes ici: Accueil / Documents / Entretien avec l’abbé Niklaus Pfluger : « Nous nous retrouvons au point de départ »

SOURCE: http://www.dici.org/documents/entretien-avec-labbe-niklaus-pfluger-nous-nous-retrouvons-au-point-de-depart/

Entretien avec l’abbé Niklaus Pfluger : « Nous nous retrouvons au point de départ »
16-10-2012  
Classé sous Documents



  

  
Un entretien avec l’abbé Niklaus Pfluger, 1er Assistant général de la Fraternité Saint-Pie X, sur la situation actuelle de la Fraternité.  

  
Kirchliche Umschau : Voilà encore quelques mois, une reconnaissance canonique de la Fraternité par le Vatican paraissait imminente. Entre-temps, il semble plutôt que les efforts ont échoué. Mgr Müller, le nouveau préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, l’a plus ou moins laissé entendre dans plusieurs entretiens qu’il a accordés, ces derniers jours. Abbé Niklaus Pfluger : Ces efforts n’ont pas échoué, mais un accord à court terme est improbable. La Curie et nous sommes d’avis qu’une union n’a de sens que s’il y a une compréhension commune de la Foi. Ceci doit être exprimé dans une « déclaration doctrinale ». Nous avons longuement échangé sur une telle déclaration et, en avril 2012, Mgr Fellay, notre Supérieur général, a préalablement présenté un texte informel. Or, à notre étonnement, ce texte n’a pas été accepté par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Nous nous retrouvons donc au point de départ.
Kirchliche Umschau : Comment expliquez-vous ce changement de position à Rome ?
Abbé Niklaus Pfluger : Il y a à Rome des opposants à une régularisation canonique de la Fraternité. Une reconnaissance officielle de la Fraternité serait en effet le signal que l’époque du concile Vatican II est révolue dans l’histoire de l’Eglise et qu’un nouveau chapitre s’ouvre. Naturellement cela ne convient pas aux conciliaires ; pour eux, une reconnaissance de la Fraternité Saint-Pie X serait non seulement un affront, mais aussi une remise en question du Concile, donc une débâcle. Manifestement ils ont pu s’imposer.
Kirchliche Umschau : Pensez-vous que quelque chose puisse encore changer ?
Abbé Niklaus Pfluger : J’en suis même sûr ! Car la réalité s’impose d’elle-même. L’Eglise se trouve partout dans le monde, à quelques rares exceptions, dans un processus d’auto-destruction. Ce processus n’est pas qu’européen. En Amérique Latine, par exemple, la situation ne paraît pas meilleure. Là où se trouve encore assez d’argent – Allemagne, Suisse, Etats-Unis – les structures demeurent encore. Mais la perte de la foi se retrouve partout. Or sans foi, il n’y a pas d’Eglise. En Allemagne, les évêques ont même récemment donné un message clair : le droit de réclamer l’impôt ecclésiastique est plus important que 120.000 sorties de l’Eglise par an. Nous assistons à un phénomène de rétrogradation unique dans l’histoire, que même les évêques ne peuvent pas enrayer, et surtout pas avec une tactique sans esprit de foi. Joseph Ratzinger parlait déjà, il y a plus de 50 ans, d’une « Eglise, dont le cœur est habité par le paganisme ». Nous en sommes arrivés là à cause aussi du Concile. Je suis convaincu que ce processus va, d’une part, ramener une certaine lucidité chez les évêques, et que, d’autre part, il va ne maintenir en place que les conservateurs, c’est-à-dire ceux qui veulent simplement croire de façon catholique et demeurer catholiques. Avec ceux-là, nous n’avons pas besoin de beaucoup discuter, l’unité sera vite trouvée.
Kirchliche Umschau : Vous insinuez là que ce processus de recul se fera au détriment des catholiques libéraux. Ceux-ci argumentent d’une autre manière, ils veulent de nouvelles réformes pour garder l’Eglise vivante.
Abbé Niklaus Pfluger : Je n’insinue rien du tout, je regarde les faits. Quel ordre religieux, quel diocèse, quel groupe dispose d’une relève, et quels sont ceux qui n’en ont pas ? Nous pouvons observer que là où les soi-disant réformes conciliaires ont été le mieux appliquées, le déclin est aussi le plus grand. Je ne nie pas que dans l’opinion publique – et également dans les paroisses –, la voie libérale est celle qui rencontre le plus de sympathie. Mais l’Eglise ne vit pas de sympathie ou d’applaudissements. Elle vit d’hommes qui croient et pratiquent, qui sont disposés à renoncer à la vie civile pour devenir prêtres, moines ou religieuses. Ceux-là, vous ne les trouvez pas auprès des libéraux, et c’est pourquoi ils souhaitent maintenant tous recevoir l’ordination sacerdotale, mais naturellement sans le célibat, sans aucun renoncement. Comme si, pour cette seule raison, davantage de personnes se rendront à l’église !
Kirchliche Umschau : Est-ce que vous vous attendez à une nouvelle excommunication des évêques, voire de toute la Fraternité ?
Abbé Niklaus Pfluger : Une nouvelle excommunication serait peut-être bienvenue, aux yeux de plusieurs, mais, sous ce pontificat au moins, cela paraît plutôt improbable. Comment la justifierait-on ? Il n’y a pas d’« hérésie traditionnelle ». Nous ne sommes pas des « sédévacantistes », nous ne rejetons en aucun cas l’assistance du Saint-Esprit pour le pape et les évêques. Et la « désobéissance » – du point de vue romain – existait déjà au moment du retrait des prétendues excommunications prononcées en 1988. Comment veut-on justifier de nouvelles peines ecclésiastiques ? A cause d’un refus du Concile ? Dans le Credo on ne trouve pas l’article : « Je crois au concile Vatican II… » ! La réalité contraignante des faits, que j’ai déjà mentionnée, devrait être plus importante que les discussions. On la trouve dans une nouvelle génération de jeunes prêtres qui, lentement mais constamment, découvre l’ancien rite et, à travers lui, la doctrine intégrale et le vrai sacerdoce. Mais aussi chez des jeunes gens qui s’intéressent à la Foi, et la découvrent presque toujours en dehors de leurs paroisses ; ils sont très intéressés par la liturgie et la doctrine traditionnelles, même s’ils pratiquent encore dans le nouveau rite… Ils regardent la Fraternité, ils se préoccupent d’elle, cherchent des contacts, demandent nos publications et nous gardent dans leur carnet de relations. Il en est de même dans les communautés Ecclesia Dei et parmi les prêtres diocésains qui, depuis le Motu Proprio de 2007, ont commencé à célébrer la Messe traditionnelle. Nous ne sommes pas seulement une Fraternité de presque 600 prêtres ; notre influence pénètre profondément dans l’Eglise, et précisément dans les milieux qui ont un avenir. Si elle ne veut pas perdre toute crédibilité, Rome s’épargnera une excommunication qu’elle devra ensuite à nouveau retirer.
Kirchliche Umschau : Il subsiste donc une chance de régler la situation de la Fraternité, mais il semble qu’il ne s’agisse toujours que de « reconnaître le Concile ».
Abbé Niklaus Pfluger : Nous reconnaissons bien sûr qu’il y a eu un concile Vatican II. Mgr Lefebvre fut lui-même un père conciliaire. Cependant nous constatons que non seulement les réformes postconciliaires, mais aussi quelques textes du Concile développent des contradictions par rapport à d’importantes décisions doctrinales passées. Certaines ambiguïtés et nouveautés sont au cœur du processus de dissolution actuel de l’Eglise. Pour Rome, il est insupportable que nous parlions d’« erreurs du Concile ». Voyez-vous, nous avons critiqué le Concile, alors qu’il était encore fêté partout et que l’Eglise était encore beaucoup plus vivante et croyante qu’aujourd’hui. Pourquoi arrêterions-nous maintenant de le critiquer, quand nos avertissements et nos critiques se vérifient visiblement pour tout le monde ? A voir la triste réalité, 50 ans après le Concile, les avertissements de Mgr Lefebvre étaient loin d’être exagérés ! Dans les années 70, il était totalement inconcevable, en raison de l’optimisme enthousiaste et naïf d’alors, que des évêques catholiques s’engagent en faveur de l’homosexualité, de la propagation de l’Islam ou de la dissolution du mariage, ce que nous devons subir maintenant, hélas !
Le Vatican se trouve devant les ruines de l’Eglise, elle qui était autrefois si belle et si forte. Or il n’y a rien de nouveau ; il n’y a aucun relèvement durable possible. Une évaluation réaliste des communautés nouvelles d’inspiration charismatique, qui durant les dernières décennies ont toujours été désignées comme un signe de vitalité, devrait servir de mise en garde. Je ne comprends pas que l’on n’ait pas encore effectué une vaste enquête sur les causes de la situation de l’Eglise. L’Eglise se détruit, et on ne changera pas cette réalité simplement en interdisant d’en parler. La continuelle prétention selon laquelle le Concile n’a rien à voir avec la crise postconciliaire, est idéologique.
Kirchliche Umschau : Comme vous paraissez si peu disposé au compromis, pour quelle raison discutez-vous encore avec la Congrégation pour la doctrine de la Foi ?
Abbé Niklaus Pfluger : Parce que le pape et Rome sont des réalités qui appartiennent à la foi. La perte de la foi dans les structures ecclésiales – perte de la foi dont nous sommes, Dieu merci, épargnés –, n’est qu’un aspect de la crise de l’Eglise. Quant à nous, nous souffrons aussi d’un défaut, du fait de notre irrégularité canonique. Ce n’est pas seulement l’état de l’Eglise postconciliaire qui est imparfait, le nôtre l’est aussi.
Kirchliche Umschau : Vous voulez parler des membres de votre communauté qui refusent les discussions avec Rome ?
Abbé Niklaus Pfluger : Oui, mais ils sont peu nombreux, très peu. Chez quelques-uns la longue durée de la séparation a pu conduire à des confusions théologiques. Fondamentalement ces gens opposent la foi au droit, et agissent, comme si l’union avec le pape, sa primauté n’étaient qu’une question de droit secondaire.
C’est un grand danger qui se manifeste lorsque la légitimité du pape est séparée de la foi, et vue comme quelque chose de purement juridique. C’est finalement une vision protestante de l’Eglise. L’Eglise est visible. La Papauté est du domaine de la Foi.
Nous aussi, catholiques fidèles à la Tradition, souffrons – en un double sens – de la crise. Nous participons à cette crise, même si c’est, à mon avis, d’une tout autre et bien meilleure manière. L’obligation d’œuvrer activement pour surmonter la crise, ne peut être contestée. Et cette œuvre commence chez nous, en voulant surmonter notre état canonique anormal.
Kirchliche Umschau : Nous sommes donc revenus au point de départ. Pourquoi donc ne pas signer à Rome ?
Abbé Niklaus Pfluger : Parce que nous ne pouvons pas échanger un état imparfait avec un état encore moins parfait. L’union avec Rome doit être une amélioration, non pas une altération. Des omissions dans les vérités de Foi, tout comme l’interdiction de critiquer des déclarations douteuses et libérales, seraient une altération, et même une altération essentielle. Cela nous ne le ferons pas.
Kirchliche Umschau : Le Chapitre Général de la Fraternité s’est tenu en juillet. Comment les capitulants se sont-ils positionnés ?
Abbé Niklaus Pfluger : Six pierres de touche avant une possible réunion ont été fixées ; elles correspondent à ce que nous avons toujours soutenu. Notre position a été une nouvelle fois renforcée.
Kirchliche Umschau : Sur Internet, on ne trouve pas l’unité sur cette question. On y reproche à la direction de la Fraternité une trahison, et même l’anathème est lancé contre elle.
Abbé Niklaus Pfluger : Vous citez Mgr Williamson, qu’une très grande majorité des supérieurs a exclu du Chapitre général. Rien qu’à cela, vous voyez que nous sommes très unis.
Kirchliche Umschau : Mais vous avez un problème de communication. L’impression, que produisent certains forums sur Internet, ne pourrait pas être plus mauvaise.
Abbé Niklaus Pfluger : Il est vrai qu’Internet demande et même exige une autre, une nouvelle forme de communication. Nous devons aller plus loin que les seules publications imprimées utilisées jusqu’à présent – comme le Vatican d’ailleurs ! Mais il est sûr qu’il y a des âmes simples qui peuvent être déroutées par des fauteurs de division, qui eux-mêmes sont désinformés par Internet. Nos prêtres ont appelé les fidèles à ne pas se rendre sur ces forums au contenu souvent honteux, à ne pas se laisser inquiéter et troubler par les rumeurs et les intrigues que l’on trouve sur Internet. Nous communiquerons donc davantage à l’avenir, y compris sur Internet.
Kirchliche Umschau : Certains groupes ont pris Mgr Fellay pour cible.
Abbé Niklaus Pfluger : Mgr Fellay a certainement réalisé plus pour la cause des catholiques fidèles à la Tradition que tous ceux qui doutent de lui, le critiquent ou même l’accusent de trahison. Depuis plusieurs années, il conduit prudemment et intelligemment les relations avec Rome ; jamais il n’agit avec précipitation, jamais il ne se laisse provoquer ni ne perd patience. Nous avons aujourd’hui la libéralisation de la Messe traditionnelle, nous avons le retrait des “excommunications” qui avaient été fulminées en 1988, nous avons eu les entretiens sur les problèmes du Concile, et nous avons – comme le reconnaissait un évêque autrichien – fait du Concile un thème de discussions. C’est ainsi désormais, le Concile n’est plus sacro-saint et son auréole s’effrite. Et cela, même les célébrations du Jubilé pour les 50 ans du concile Vatican II ne peuvent le changer.
Notre Supérieur général a réalisé beaucoup de choses, parce qu’il traite avec persévérance et présente toujours nos positions théologiques. A ses côtés, je constate qu’il n’a qu’un seul objectif en vue dans cette crise de l’Eglise, celui de préserver la Foi et de servir l’Eglise de toutes nos forces.
Kirchliche Umschau : Une question se pose encore : pourquoi face à la campagne de dénigrement contre lui, ces derniers mois sur Internet, Mgr Fellay ne semble-t-il rien entreprendre ?
Abbé Niklaus Pfluger : La patience, la bonté, la générosité paraissent à certains comme des faiblesses, mais elles ne le sont pas. Face à ces tirs de harcèlement sur Internet, nous ne renonçons pas à nos valeurs et à nos principes. Nous traitons les intrigues selon les formes du Droit de l’Eglise. Cela peut sembler à certains d’une lenteur parfois pénible, mais il ne peut en être autrement, si nous voulons ne pas être infidèles à nous-mêmes. J’aimerais que ce soit clair : personne ne doit s’imaginer qu’il peut mettre en question l’autorité, sans que celle-ci ne se manifeste.
Kirchliche Umschau : Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?
Pater Niklaus Pfluger : Mgr Williamson a reçu une monition. C’est un triste chapitre dans l’histoire de notre Fraternité. S’il continue sa campagne sur Internet contre la Fraternité et son Supérieur général, la séparation d’avec la Fraternité sera inévitable. Outre ses idées fausses, il a manœuvré en coulisse. La véritable tragédie, c’est que depuis des années il n’accepte plus l’autorité du Supérieur général, et se donne à lui-même une mission. Avant le Chapitre général, il a appelé à la rébellion. Pour un évêque catholique, c’est très grave.
Kirchliche Umschau : La Fraternité n’est pas là que pour mener des discussions avec Rome. Que voyez-vous comme autre champ d’apostolat ?
Abbé Niklaus Pfluger : Le monde occidental a perdu la foi. Une des raisons en est que l’Eglise ne présente plus la foi, ne la porte plus au monde. Les hommes d’Eglise modernes semblent presque avoir honte de la foi, c’est pourquoi ils se préoccupent de la défense de l’environnement, de la redistribution des biens et de l’aide au développement. Nous ne pouvons pas attendre qu’ils se ressaisissent. Nous devons aller davantage à l’extérieur, gagner une influence publique et rebâtir la Chrétienté. Avec mesure, humilité et charité. Comme Jésus-Christ a lancé cet appel à ses contemporains : Ne craignez pas !
Kirchliche Umschau : Où voyez-vous de vrais défis à relever ?
Abbé Niklaus Pfluger : A l’échelle mondiale, nous assistons en ce moment à la persécution des chrétiens en Orient. Le défi pour nous consiste à attirer l’attention de nos frères sur ces persécutés et de leur porter assistance. La Déclaration du Chapitre général a mis cela en évidence. Dans les pays occidentaux, on voit que toujours moins d’enfants sont mis au monde, parce que la famille est dévaluée ; la législation de l’Etat menace la famille, c’est-à-dire le noyau de la société. L’œuvre en faveur des familles, l’aide des familles est une tâche importante. Nous devons soutenir les familles nombreuses et les guider afin qu’elles ne soient pas mises en marge de la société. Mais notre premier devoir demeure – et la Déclaration du Chapitre général en juillet l’a de nouveau souligné –, la conservation et la défense de la Foi ainsi que la formation de prêtres véritablement catholiques. C’est ainsi que nous pouvons servir l’Eglise catholique de la meilleure façon. Au plan personnel, il s’agit de la sanctification. La prière, l’enseignement religieux, les sacrements sont un aspect, une bonne conduite de vie et la charité fraternelle sont l’autre aspect. Les deux vont ensemble. En agissant ainsi, nous convainquons nos semblables et nous nous disposons pour le Ciel ; oui, nous avons déjà connu de ces moments où l’on peut pressentir l’harmonie et le bonheur du Ciel. Le matérialisme, l’athéisme, mais aussi les sectes et les fausses religions limitent de plus en plus la saine vie catholique. Il s’agit d’une mission déterminante pour la Fraternité : aider les croyants de bonne volonté à garder la foi en des temps difficiles, et à en vivre. Telle est notre tâche en ce moment, une tâche magnifique et exaltante, si nous sommes capables de répandre au loin le feu de l’amour divin. Cela n’est possible qu’avec une foi profonde et vivante.
Kirchliche Umschau : Monsieur l’abbé, soyez vivement remercié pour cet entretien !


(Source : Kirchliche Umschau – Traduction française DICI – 13/10/12)


Dernière édition par Gentiloup le Ven 6 Sep 2013, 20:55; édité 1 fois
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MessagePosté le: Ven 19 Oct 2012, 11:58    Sujet du message: Publicité

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Gentiloup
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Inscrit le: 21 Juin 2012
Messages: 2 884

MessagePosté le: Ven 19 Oct 2012, 12:07    Sujet du message: Réponse d'antiModernise.info Répondre en citant

Posté le: 18 octobre 2012 à 00:47    Sujet du message: Lettre ouverte à l’abbé Pfluger


Source: http://www.antimodernisme.info/?Lettre-ouverte-a-l-abbe-Pfluger


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Voilà un article qui pourrait être signé par tous nos confrères de la Fraternité...

        Prêtre      

     
Monsieur l’abbé,

Un très grand merci pour votre entretien avec Kirchliche Umschau (DICI - octobre 2012). Merci de nous dire, par Internet, à nous prêtres et fidèles, les projets futurs et les principes directeurs de Menzingen. Quelques points cependant exigeraient une plus grande lumière, d’où ces quelques questions qui intéressent les prêtres et les fidèles.



     
 
1) Vous dites que « les efforts » pour « une reconnaissance canonique de la Fraternité par le Vatican n’ont pas échoué », mais qu’« un accord à court terme est improbable ».
 Cela veut-il dire qu’un accord à court terme est possible puisqu’il nous faut croire aux miracles ?

2) Vous dites que « la Curie et nous sommes d’avis qu’une union n’a de sens que s’il y a une compréhension commune de la Foi ». « Nous nous retrouvons donc au point de départ ».
 Cela veut-il dire que Mgr Müller et Menzingen sont du même avis ? Et que nous sommes repartis pour un nouveau tour de « quelque chose d’étonnant », qui sera « un gros problème », « une grosse question » : « une proposition d’accord alors qu’on est en désaccord » ?

3) Vous dites qu’une « reconnaissance officielle de la Fraternité serait en effet le signal que l’époque du concile Vatican II est révolue dans l’histoire de l’Eglise et qu’un nouveau chapitre s’ouvre ».
 Ne peut-on pas dire aussi, vu les circonstances, qu’une « reconnaissance officielle de la Fraternité serait le signal que » l’on a bradé la Tradition. Que le « nouveau chapitre qui s’ouvre » est celui d’un semi-modernisme, toujours soumis à l’hérésie de la liberté religieuse de Dignitatis Humanae, mais avec un vernis traditionnel et une liturgie expurgée des abus les plus criants ?


4) Vous dites que : « je suis convaincu que ce processus [d’autodestruction] va, d’une part, ramener une certaine lucidité chez les évêques, et que, d’autre part, il va ne maintenir en place que les conservateurs, c’est-à-dire ceux qui veulent simplement croire de façon catholique et demeurer catholiques. Avec ceux-là, nous n’avons pas besoin de beaucoup discuter, l’unité sera vite trouvée. »
 Cela veut-il dire que pour vous un « conservateur » de l’Eglise conciliaire, qui défend le principe de la liberté religieuse, est un évêque catholique avec lequel il faut s’entendre, et non plus un semi-moderniste qu’il faut combattre ?


5) Vous dites que « la voie libérale est celle qui rencontre le plus de sympathie. Mais l’Eglise ne vit pas de sympathie ou d’applaudissements. Elle vit d’hommes qui croient et pratiquent, qui sont disposés à renoncer à la vie civile pour devenir prêtres, moines ou religieuses. »
 La Politique de Menzingen de ralliement à la Rome officielle a rencontré beaucoup « de sympathie ou d’applaudissements » de la part des libéraux. N’est-ce pas là un signe inquiétant ? La Fsspx survivra-t-elle grâce aux prêtres et aux fidèles qui sont intransigeants et prêts à « renoncer » aux avantages de la vie civile proposés par le monde conciliaire ou grâce aux libéraux attirés par les sirènes trompeuses du monde ?

6) Vous dites que vous n’êtes pas « sédévacantistes », que « nous ne rejetons en aucun cas l’assistance du Saint-Esprit pour le pape et les évêques. »
 Cela veut-il dire que vous trouvez légitime et catholique ce culte rendu universellement par « le pape et les évêques », dans l’Eglise conciliaire, envers le "bienheureux" Jean-Paul II, lui qui, dans la « forêt sacrée » du Togo, en s’inclinant devant « une citrouille séchée remplie d’eau et de farine de maïs », a « prié pour la première fois avec des animistes » qui invoquaient les « Puissance de l’eau » ?

7) Vous dites que « dans le Credo on ne trouve pas l’article : « Je crois au concile Vatican II… » !
 Mais on ne trouve pas non plus la condamnation de cette XVIe erreur dénoncée par le syllabus : « Les hommes peuvent trouver le chemin du salut éternel et obtenir le salut éternel dans le culte de n’importe quelle religion ».


8) Vous dites que « nous avons critiqué le Concile, alors qu’il était encore fêté partout. Pourquoi arrêterions-nous maintenant de le critiquer, quand nos avertissements et nos critiques se vérifient visiblement pour tout le monde ? L’Eglise se détruit, et on ne changera pas cette réalité simplement en interdisant d’en parler ».
 Dans ce cas, ne devons-nous pas aussi critiquer le principal responsable actuel de ce malheur : le pape Benoît XVI qui dans sa lettre du 30 juin 2012 exige des catholiques une « acceptation du concile Vatican II [cette boussole de l’Eglise pour le XXIe siècle] comme partie intégrante de la Tradition » et la « licéité du Novus Ordo Missae » ?


9) Vous dites que « le pape et Rome sont des réalités qui appartiennent à la foi. »
 Mais un pape qui favorise l’hérésie de la liberté religieuse et la nocivité de la liturgie bâtarde, bref un pape qui tord la lex credendi et la lex orandi, appartient-il encore à la foi ?


10) Vous dites que « ce n’est pas seulement l’état de l’Eglise postconciliaire qui est imparfait, le nôtre l’est aussi ».
 Dans la mesure où notre situation canonique imparfaite dépend de la situation doctrinale inacceptable de « l’Eglise postconciliaire », n’y-a-t-il pas malhonnêteté intellectuelle d’équiparer les deux imperfections dont l’une engendre l’autre et qui ne sont pas, de toute façon, du même ordre ? « Il est donc impossible à tout catholique conscient et fidèle d’adopter cette Réforme et de s’y soumettre de quelque manière que ce soit. » Cette consigne n’est-elle plus d’actualité ?


11) Vous dites que « des membres de notre communauté refusent les discussions avec Rome » et qu’ils « sont peu nombreux. »
 Ne vouliez-vous pas dire plutôt que des membres refusent, non les discussions avec Rome, mais un accord pratique sans une conversion de Rome et un accord doctrinal auparavant ? Êtes-vous sûr que ces derniers sont « très peu nombreux » ? Est-ce que l’abbé Nély en Amérique du Sud et vous-même en France n’avez pas été le témoin direct d’une forte opposition qui semble avoir plutôt augmenté que diminué ? Quand vous dites « très peu nombreux », croyez vous dire la vérité ou prenez-vous vos désirs pour la réalité ?


12) Vous dites qu’opposer « la foi au droit » et agir « comme si l’union avec le pape, sa primauté n’étaient qu’une question de droit secondaire » sont des « confusions théologiques » dues à la « longue durée de la séparation » et que cela est « un grand danger » et « finalement une vision protestante de l’Eglise ». En conséquence nous aurions « l’obligation de surmonter notre état canonique anormal ».
 Selon vous, Mgr Lefebvre avait-il « une vision protestante de l’Eglise » en disant ce qui suit ?
« Ce qui nous intéresse d’abord, c’est de maintenir la foi catholique. C’est cela notre combat. Alors la question canonique, purement extérieure, publique dans l’Eglise, est secondaire. Ce qui est important, c’est de rester dans l’Eglise… dans l’Eglise, c’est-à-dire dans la foi catholique de toujours et dans le vrai sacerdoce, et dans la véritable messe, et dans les véritables sacrements, dans le catéchisme de toujours, avec la Bible de toujours. C’est cela qui nous intéresse. C’est cela qui est l’Eglise. D’être reconnus publiquement, ça c’est secondaire. Alors il ne faut pas rechercher le secondaire en perdant ce qui est primaire, ce qui est le premier objet de notre combat ! Ça a été par exemple le cas de l’Abbé Cantoni. L’Abbé Cantoni partant avec ses amis séminaristes parce qu’il préférait être en règle publiquement, officiellement, et supprimer le combat de la foi, se taire au sujet de la nouvelle messe, se taire au sujet de toutes les erreurs qui courent dans l’Eglise actuellement, toutes les erreurs libérales… Ça, nous ne le pouvons pas. Nous ne pouvons pas accepter cette situation. Il faut être fermes, très fermes. » (Cospec, 112-A, 21-12-1984)
Mais dire que Mgr Lefebvre pensait comme un protestant, n’est-ce pas dire n’importe quoi ? Et si on dit n’importe quoi, n’est-il pas préférable de se taire ?


13) Vous dites que « l’union avec Rome doit être une amélioration, non pas une altération. »
 De quelle Rome parlez-vous ? « Ce sont des choses qui sont faciles à dire. Se mettre à l’intérieur de l’Eglise, qu’est-ce que cela veut dire ? Et d’abord de quelle Eglise parle-t-on ? Si c’est de l’Eglise conciliaire, il faudrait que nous qui avons lutté contre elle pendant vingt ans parce que nous voulons l’Eglise catholique, nous rentrions dans cette Eglise conciliaire pour soi-disant la rendre catholique. C’est une illusion totale. Ce ne sont pas les sujets qui font les supérieurs, mais les supérieurs qui font les sujets. » (Mgr Lefebvre, Fideliter n° 70, p. 6)


14) Vous dites qu’au Chapitre Général de la Fraternité, en juillet, « six pierres de touche avant une possible réunion ont été fixées ; elles correspondent à ce que nous avons toujours soutenu. Notre position a été une nouvelle fois renforcée ».
 Ces « six pierres de touche » correspondent-elles aux « six conditions pour une éventuelle normalisation de nos relations avec l’Eglise officielle » et dont Mgr Fellay disait : « on peut bien sûr discuter de ces conditions. Même moi, quand je les relis, je dis : ‘’tiens, il y en a une, on aurait dû la mettre dans le sine qua non, c’est l’exemption des évêques.’’ » ?


15) Vous dites à propos de Mgr Williamson, « qu’une très grande majorité des supérieurs l’a exclu du Chapitre général » et que « cela » est un signe « que nous sommes très unis. »
 Pouvez-vous nous expliquer en quoi l’exclusion de Mgr Williamson et la non réfutation de ses objections seraient une preuve d’unité doctrinale et de la justesse d’une politique ? A-t-on raison par le simple fait qu’on réduit au silence un objectant ? L’unité de la Fsspx va-t-elle se réduire à être contre Mgr Williamson, qui n’est qu’un évêque catholique, et donc ni libéral ni moderniste ?


16) Vous parlez de « forums sur Internet » « au contenu souvent honteux ».
 Pourriez être plus précis au sujet du site Antimodernisme.info, site tenu par des prêtres de la Fsspx ? En quoi son contenu, ses réflexions, ses citations, ses objections et ses documents seraient-ils honteux ?


17) Vous dites que « nous avons aujourd’hui la libéralisation de la Messe traditionnelle, nous avons le retrait des “excommunications” qui avaient été fulminées en 1988, nous avons eu les entretiens sur les problèmes du Concile ».
 Pour être vraiment complet ne faudrait-il pas aussi rappeler aux fidèles que selon le Motu Proprio de Benoît XVI, la Messe traditionnelle doit être considérée comme abrogée en tant qu’expression ordinaire de la liturgie de l’Église et que par ce Motu Proprio, la Rome moderniste a rabaissé le rite romain de la Sainte Messe, la reléguant à la condition de « forme extraordinaire » et l’unissant au « rite bâtard », devenu la « forme ordinaire » de l’unique rite romain ? Dire aussi que « le retrait des “excommunications” » fut un acte de miséricorde pour des pécheurs repentants et non un acte de justice ? Enfin, dire aussi au sujet des « entretiens » que cela a fini par « ‘’votre position est protestante parce que vous érigez votre raison comme juge du magistère actuel’’ » et la réponse de nos experts a été : ‘’vous êtes modernistes, parce que vous prétendez qu’il peut y avoir une évolution dans la vérité’’ » ?


18) Au sujet de Mgr Fellay, vous nous parlez de sa « patience, bonté et générosité ».
 Le refus de l’ordination des ordinants capucins et dominicains, le 29 juin à Ecône, outre qu’elle fut un acte de « patience, de bonté et de générosité » pour s’assurer de la loyauté de ces communautés, a-t-il été aussi fait selon les formes du Droit de l’Eglise ? Autrement dit quel est le motif grave et public, prévu par le droit, qui a permis de faire sortir les ordinants de leur retraite préparatoire à l’ordination sacerdotale et diaconale, omnia parata ? Il se trouve que depuis le sacrement de l’ordre leur a été donné, mais qu’ont-ils fait, selon le droit, pour recevoir une telle grâce ?


19) Vous dites que « ce soit clair : personne ne doit s’imaginer qu’il peut mettre en question l’autorité, sans que celle-ci ne se manifeste. »
 Pour vous, est-ce « mettre en question l’autorité » que de penser la même chose que Mgr Lefebvre au sujet d’une autorité qui voudrait nous mettre sous l’autorité de l’Eglise conciliaire ?
« Ils ont fait exprès le choix du Barroux pour demeurer dans la Tradition, pour demeurer dans la foi de toujours. Et maintenant, on les met sous l’autorité de l’Eglise conciliaire. Alors on est vraiment stupéfaits […] Ils restent. Ils ne prennent pas le parti de s’en aller ou de fonder un autre monastère, ou de demander à Dom Gérard de donner sa démission et d’être remplacé… Non, rien… On obéit. […] C’est lamentable de voir avec quelle facilité un monastère qui est dans la Tradition passe sous l’autorité conciliaire et moderniste. Et tout le monde reste. C’est dommage et vraiment triste de constater cela… […] Ce transfert d’autorité, c’est ça qui est grave, c’est ça qui est excessivement grave. »


20) Vous dites que « Mgr Williamson a reçu une monition ». Et qu’« outre ses idées fausses », « il n’accepte plus l’autorité du Supérieur général. »
 Pourriez-vous nous expliciter les « idées fausses » de Mgr Williamson et nous dire en quoi ses interventions sur Internet ne correspondent pas au cas prévu par Mgr Lefebvre : « Ils ne prennent pas le parti de s’en aller ou de fonder un autre monastère, ou de demander à Dom Gérard de donner sa démission et d’être remplacé… Non, rien… On obéit » ? Doit-on ne rien faire quand on cherche à imposer par la force ou par la ruse une politique de ralliement avec la Rome moderniste ?


21) Vous dites que « nous devons aller davantage à l’extérieur, gagner une influence publique et rebâtir la Chrétienté. Avec mesure, humilité et charité. »
 Comment aller « davantage à l’extérieur » sans quitter le canot de sauvetage créé par Mgr Lefebvre ? Est-ce en se jetant à la mer ? Est-ce en laissant tout le monde monter dans le canot ? Comment faire sans risquer de détruire l’opération survie tentée par Mgr Lefebvre ?
« Surtout, s’il y avait un arrangement (avec Rome), nous serions envahis par quantité de monde : Maintenant que vous avez la Tradition et êtes reconnus par Rome, on va venir chez vous. Il y a quantité de gens qui vont garder leur esprit moderne et libéral, mais qui viendront chez nous parce que cela leur fera plaisir d’assister de temps en temps à une cérémonie traditionnelle, d’avoir des contacts avec les traditionalistes. Et cela va être très dangereux pour nos milieux. Si nous sommes envahis par ce monde-là que va devenir la Tradition ? Petit à petit, il va y avoir une espèce d’osmose qui va se produire, une espèce de consensus... Tout doucement, tout doucement on va finir par ne plus voir la distinction entre le libéralisme et la Tradition. C’est très dangereux. » (Mgr Lefebvre, Flavigny 11 juin 1988, Fideliter n 68 p.
23). L’« humilité et la charité », doivent-elles nous faire oublier que Benoît XVI est « plus oecuméniste que jamais. Toutes les idées fausses du Concile continuent de se développer, d’être réaffirmées avec toujours davantage de clarté. Il est donc absolument inconcevable que l’on puisse accepter de collaborer avec une hiérarchie semblable. » (Fideliter n° 79, pp. 3-4) et que ceux qui « s’allient aux démolisseurs sous prétexte qu’on leur accorde quelques privilèges » font une chose « inadmissible. » « Ils ont pratiquement abandonné le combat de la foi. Ils ne peuvent plus attaquer Rome. […] J’estime en tout cas qu’ils commettent une grave erreur. Ils ont péché gravement en agissant comme ils l’ont fait, sciemment avec une désinvolture invraisemblable. » (Fideliter n° 79, p. 6).
Benoît XVI est-il, comme Jean-paul II, pape d’« une Eglise virtuellement excommuniée, parce que c’est une Eglise moderniste. » Et qu’« évidemment nous sommes contre l’Eglise conciliaire qui est pratiquement schismatique, même s’ils ne l’acceptent pas » ? (Fideliter n°70, p. 8).


Monsieur l’abbé, soyez, dès à présent, vivement remercié pour vos futures réponses.

antiModernisme.info



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MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:10    Sujet du message: abbé Niklaus Pfluger : « Nous nous retrouvons au point de départ » 16-10-2012

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