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Conférence de Mgr de Galarreta à Villepreux

 
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Auteur Message
Françoise Romaine


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Inscrit le: 19 Juin 2012
Messages: 125

MessagePosté le: Dim 21 Oct 2012, 14:18    Sujet du message: Conférence de Mgr de Galarreta à Villepreux Répondre en citant

http://www.laportelatine.org/mediatheque/audiotheque/audiotheque2012.php

Ecoutez attentivement toute la conférence...Mgr de Galarreta nous l'annonce : la Fraternité admet aujourd'hui l'idée d'un accord pratique sans accord doctrinal et ne reconnait plus comme indispensable la condition qu'elle considérait comme indispensable ces dernières décennies : "pas d'accord pratique sans accord doctrinal". Au moins cela a le mérite de reconnaître publiquement que la Fraternité a changé d'optique et qu'elle ne pense plus comme avant...
Voici quelques extraits transcrits et parus sur internet pour vous donner envie d'écouter cette conférence très éclairante.


 
Citation:
"Ce que je peux vous dire, c’est que la Divine Providence nous a assistés pendant le chapitre d’une façon claire et évidente. Ça s’est très bien passé. Je vous le dis comme ça tout simplement. Nous avons pu parler tranquillement, librement, ouvertement. Nous avons pu aborder les problèmes cruciaux, même si nous avons dû laisser les autres, les affaires qui étaient prévues. Nous avons pris tout le temps nécessaire pour discuter cela et nous avons écouté, nous avons confronté, comme il sied entre membres d’une même congrégation et d’une même armée. Il n’y a pas de problème. La Fraternité, ce n’est pas une école de jeunes filles, n’est-ce pas ? Alors si quelques fois, il y a des discussions entre nous, il ne faut pas non plus… (Je ne méprise pas les écoles de filles) mais pour qu’il y ait quelques mâles discussions, lisez le cardinal Pie quand il défend des discussions publiques des évêques en France au XIXe siècle, discussions publiques d’évêques ! Et il justifie tout ça, et il explique pourquoi. Voilà, c’est un combat. Il faut pas non plus faire un drame. Il faut pas dramatiser certaines choses quand même. Un drame serait d’abandonner la foi. Oui. Mais qu’il y ait des discussions d’opportunité, de prudence, de ceci, de cela. Il y a des aspects différents. Il y a des tempéraments différents. Il y a des situations. C’est compliqué. C’est souvent compliqué. Alors ici, on ne peut pas sortir l’épée et couper le nœud gordien : Ah, voilà, je résous la question d’un seul coup ! Non ! Et donc le chapitre s’est passé comme cela, bien, et cela que je pense que nous avons déjà tiré les leçons d’utilité, des épreuves que nous avons eues, même si ce n’est pas parfait. Encore un aspect dont il faut tenir compte. Dans notre vie, tout se passe dans l’imperfection, lisez l’histoire de l’Église. Alors, il ne faut pas demander une perfection qui n’est pas de ce monde. Il faut quand même avoir les yeux fixés sur l’essentiel pour ce qui compte, et après on peut passer sur beaucoup de choses, à mon avis. Vous ne faites pas ça dans vos familles ! Sinon, rien ne tient en ce monde.


"Ensuite dans les conditions sine qua non, il y a garantie d’au moins un évêque. Vous voyez, je vous disais, ça c’est pas parfait. Mais en fait, nous sommes tous d’accord, dans la Fraternité, qu’il faut demander plusieurs évêques auxiliaires, une prélature, exemption des évêques. Nous sommes tous d’accord. Il n’y a pas de problème là. Ça n’était pas un problème avant. Il ne l’est pas maintenant. Donc il ne faut pas pinailler avec ça.


"Nous n’excluons pas la possibilité que la voie choisie par la Providence pour un retour à la Foi, si cela doit arriver, que cela soit par la conversion d’abord, par le retour à la doctrine, d’un pape, ou d’une partie des cardinaux. Nous n’excluons pas du tout ça. Ça n’est pas exclu du tout. Ça n’est pas plus difficile ça que l’autre, que la voie pratique.  Mais tout simplement, nous nous sommes dit : Mettons qu’il n’y a pas cela, qu’il n’y a pas d’abord un retour de la part de Rome, de la part d’un prochain pape à la Tradition, dans la théologie, dans les principes, dans la Foi, dans l’enseignement. Dans ces cas là, mettons que ce pape veut permettre la Tradition, quelles sont les conditions qui nous permettraient - dans ces cas là - hypothétiques, d’accepter ou d’arriver à une normalisation canonique ? En vue des biens que nous pouvons faire, qui sont énormes ! Cela il ne faut pas le nier non plus. Et c’est donc, à mon avis, c’est une amélioration dans le même sens. Nous avons bien défini quelles conditions pourraient nous protéger totalement par rapport à la foi et par rapport au combat intégral pour la foi.


"Cette possibilité d’un pape qui lui-même n’aurait pas la conviction, la force ou les moyens pour redresser lui-même la situation actuelle de l’Église, la crise de l’Église, la crise de la foi, peut très bien se servir de nous comme fer de lance. Il pourrait très bien nous donner les conditions requises pour que nous puissions, nous, être le fer de lance contre cet abcès. Et d’ailleurs, si vous réfléchissez bien : si un pape un jour nous concède ça, c’est lui quand même qui porte le premier coup contre l’édifice du concile Vatican II et de l’Église conciliaire car il admettrait déjà qu’il contient des erreurs et qu’on peut le refuser et qu’il faut revenir à la Tradition.


"Attention à l’espérance aujourd’hui ! Car nous pouvons bien sûr tomber par manque de foi, par manque de charité mais aussi par manque d’espérance ! On devient pessimiste, ou défaitiste. C’est une forme de se rendre… Lorsqu’on a plus d’espérance, on se laisse aller. On est vaincu."




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MessagePosté le: Dim 21 Oct 2012, 14:18    Sujet du message: Publicité

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Gentiloup
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Inscrit le: 21 Juin 2012
Messages: 2 884

MessagePosté le: Dim 21 Oct 2012, 16:26    Sujet du message: Conférence de Mgr de Galarreta à Villepreux Répondre en citant

 Je n'ai pas fini d'écouter et je ne l'ai pas écouté assez attentivement parce que je fais d'autres choses en même temps.

Mais il me semble clair que Mgr de Galaretta écarte désormais l'obligation d'un accord doctrinal avant tout accord canonique. Il fait comme si Rome allait respecter pour toujours ses engagements, sans faire la moindre pression etc. Il ne tient pas compte des expériences de ce qui se passe avec les autres communautés Ecclésia Dei et notamment l'IBP tout récemment.

De toute façon céder sur l'accord doctrinal c'est déjà s'écarter des directives très sages et expérimentées de Mgr Lefebvre.

Le meilleur moyen de garder son indépendance vis-à-vis de la Rome neo-moderniste, c'est de ne pas se mettre sous sa coupe.

Mgr de Galaretta semble accepter cette possiblité tandis que Mgr Tissier de Mallerais semble la rejeter.

Il dit:
Citation:


"nous avons défini quelles conditions pourraient nous protéger par rapport à la foi et par rapport au combat intégral pour la foi...
Admettons qu'il y ait un pape qui ne soit pas moderniste et qu'il veuille revenir à la Tradition mais qu'il lui manque un peu de conviction,.. qu'il est faible, craintif, conditionné... Cette possibilité d'un Pape qui n'aurait pas la force pour redresser lui-même la situation de l'Eglise, la crise de l'Eglise, ... il pourrait se servir de nous comme fer de lance contre cet abcès... Aussitôt qu'un Pape nous concède cela, il y a la guerre chez eux...etc."


Tout cela semble ouvrir la voie à un accord canonique sans accord doctrinal.
D'autre part, il semble s'adresser à un  auditoire hostile au ralliement qu'il voudrait apaiser...

Il parle comme si tout accord était devenu impossible sous ce pontificat (ce pontificat du renouvellement d'Assise, Mosquée Bleue etc), mais c'est bien là que le signal d'alarme doit se mettre en marche dans nos têtes!

A étudier plus attentivement!





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didier
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Messages: 71
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MessagePosté le: Dim 21 Oct 2012, 19:22    Sujet du message: Conférence de Mgr de Galarreta à Villepreux Répondre en citant

Consternant,


Mgr Lefebvre reste le seul excommunié, ces clercs abandonnent la partie et préfèrent une place au chaud. Les fidèles les remercient. Les mercenaires se dévoilent la face et ainsi on découvre les fils de mgr Lefebvre et les apostats. 


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Gentiloup
Admin

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Inscrit le: 21 Juin 2012
Messages: 2 884

MessagePosté le: Dim 21 Oct 2012, 19:51    Sujet du message: Conférence de Mgr de Galarreta à Villepreux Répondre en citant

Tout cela enveloppé dans le papier de soie de la théologie et de la Tradition!

Je n'aime surtout pas lorsqu'il dit que tel pape était de son temps, comme Mgr Lefebvre était du sien, sous-entendu: et nous nous sommes du nôtre. En d'autres termes, au diable les recommandations du Père fondateur!

L'énorme changement que Mgr de Galaretta scelle de son sceau d'évêque c'est l'abandon d'un accord doctrinal en préalable de tout accord pratique.

Il semblerait que la CDF a déjà commencé de s'occuper du cas des évêques "séparément"...


Sainte Mère au secouuuuurs!


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Alix
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Messages: 1 049
Localisation: montagne

MessagePosté le: Dim 21 Oct 2012, 20:11    Sujet du message: Conférence de Mgr de Galarreta à Villepreux Répondre en citant

Oui ! Je suis très étonnée! Le sermon des ordinations était ferme, les prêtres très hostiles aux accords le citent , je n'y comprends plus rien.

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AupiedelaCroix
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MessagePosté le: Dim 21 Oct 2012, 20:28    Sujet du message: Conférence de Mgr de Galarreta à Villepreux Répondre en citant

Moi non plus!
A noter quand même qu'il n'est pas comme Mgr Fellay. Sur le plan doctrinal il tient la route§
Mais il est volontaire pour aller s'empoisonner au contact des conciliaires!
Ça m'avait paru étrange les compliments d'Ennemond à son sujet il y a quelques jours sur FECIT, au moment de la parution de la conférence de Mgr Tissier sur le forum  Je sentais bien qu'il y avait anguille sous roche


J'ai tellement de mal à y croire que je me demande si ce n'est pas une tactique...


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le sommelier
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Messages: 78

MessagePosté le: Dim 21 Oct 2012, 22:55    Sujet du message: Conférence de Mgr de Galarreta à Villepreux Répondre en citant

 La grande cérémonie de la trahison publique de la Fraternité Saint Pie X remonte au 8 août 2000 à St Pierre de Rome .
 Pour s'en convaincre , lire sur la porte Latine dans  << les archives des  " lettres à nos frères prêtres " >> (n° 7 sept.2000 )
 l ' article ad limina apostolarum .


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Louis
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Messages: 282
Localisation: Rome Éternelle

MessagePosté le: Lun 22 Oct 2012, 03:28    Sujet du message: Conférence de Mgr de Galarreta à Villepreux Répondre en citant

Pourtant Votre Excellence vous aviez écrit en octobre 2011 ceci... pour changer d'avis? 


"entrer dans la contradiction
IV. Aller dans le sens d’un accord pratique serait renier notre parole et nos engagements devant nos prêtres, nos fidèles, Rome et devant tout le monde. Cela aurait des conséquences négatives énormes ad intra et ad extra. 
Il n’y a aucun changement au point de vue doctrinal de la part de Rome qui justifierait le nôtre. Bien au contraire, les discussions ont démontré qu’ils n’acceptent en rien nos critiques. 
Il serait absurde de notre part d’aller dans le sens d’un accord pratique après le résultat et les constatations des discussions. Ou alors il faudrait penser que Mgr. Riffan et l’abbé Aulagnier avaient raison. 
Une telle démarche manifesterait une grave faiblesse diplomatique de la part de la Fraternité, et à vrai dire, plus que diplomatique. Il serait un manque de cohérence, de droiture et de fermeté, qui auraient comme effets la perte.de crédibilité et de l’autorité morale dont nous jouissons. 
implosion de la fraternité
V. Le simple fait de nous engager dans cette voie engendrera chez nous le doute, des disputes, méfiances, partis, et surtout la division. Beaucoup de supérieurs et de prêtres auront un problème de conscience légitime et s’y opposeront. L’autorité et le principe même de l’autorité seront remis en question, minés. 
Nous ne pouvons pas aller à la remorque dans nos contacts avec Rome, nous devons garder les commandes, marquer les temps et les conditions. Il nous faut donc une ligne définie à l’avance, claire et ferme, indépendante des sollicitations et des éventuelles manœuvres romaines. 
En conséquence, ce n’est pas le moment de changer la décision du Chapitre de 2006 (pas d’accord pratique sans solution de la question doctrinale) et il n’est pas correct ni prudent de se lancer à préparer les esprits dans le sens contraire, avant qu’il n’y ait chez nous la conviction, le consensus et la décision de changer. Le contraire ne fait que provoquer la division et, par réaction, une guéguerre, l’anarchie." 

 

 


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didier
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Messages: 71
Localisation: Centre

MessagePosté le: Lun 22 Oct 2012, 06:19    Sujet du message: Conférence de Mgr de Galarreta à Villepreux Répondre en citant

Nunc &amp;amp; Semper a écrit:

Nunc &amp;amp; Semper a écrit:
Moi non plus!
A noter quand même qu'il n'est pas comme Mgr Fellay. Sur le plan doctrinal il tient la route§
Mais il est volontaire pour aller s'empoisonner au contact des conciliaires!
Ça m'avait paru étrange les compliments d'Ennemond à son sujet il y a quelques jours sur FECIT, au moment de la parution de la conférence de Mgr Tissier sur le forum  Je sentais bien qu'il y avait anguille sous roche


J'ai tellement de mal à y croire que je me demande si ce n'est pas une tactique...


Oui tout cela est vrai, je voudrais bien y voir une tactique aussi, seulement le diable (ou les conciliaires) sont à l'épreuve de toute manœuvre humaine






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Cadoudal
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Localisation: ILE DE FRANCE

MessagePosté le: Lun 22 Oct 2012, 07:11    Sujet du message: Conférence de Mgr de Galarreta à Villepreux Répondre en citant

la vraie question


combien de temps l' Eglise peut -elle supporter  des papes anti-chrétiens modernistes, présidents de l' alliance mondiale des fausses religions,


avant de mourir ?


on oublie la Rome occupée  en attendant le retour d'un pape normal,


qui soit le Vicaire du Sacré Coeur, roi  du ciel et de la terre,


et non pas vicaire du Grand Architecte du Temple talmudique.


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Walfroy
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Messages: 42
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MessagePosté le: Lun 22 Oct 2012, 08:38    Sujet du message: Conférence de Mgr de Galarreta à Villepreux Répondre en citant

Mauvaise nouvelle

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Gentiloup
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Inscrit le: 21 Juin 2012
Messages: 2 884

MessagePosté le: Lun 22 Oct 2012, 17:40    Sujet du message: Conférence de Mgr de Galarreta à Villepreux Répondre en citant

Le samedi 13 octobre 2012, à l'occasion des Journées de la Tradition, à Villepreux (France), Mgr Alfonso de Galarreta a donné cette conférence (écouter la version audio ici) où il analyse l'état des relations de la Fraternité Saint-Pie X avec Rome.


[Vous pouvez vous reporter à l'intégralité de la con[size=16]férence sur La Porte Latine ou dans les archives. Ici je n'ai gardé que la partie qui concerne la crise de la FSSPX]

[/size] Bref historique de nos relations avec Rome


Je veux vous dire ma pensée, puisque dans cette crise on entend beaucoup d’opinions différentes, de voix divergentes, et il se peut qu’il y ait encore des retombées, aussi je me suis dit qu’il fallait que vous connaissiez au moins ma pensée. Je vais donc reprendre rapidement quelques faits pour m’expliquer, faire un petit peu l’historique, à partir de la fin de la croisade du rosaire, cette croisade de prières dont l’objet était d’offrir 12 millions de chapelets, croisade qui s’est terminée à la Pentecôte de cette année. C’est après la fin de la croisade que nous avons reçu trois réponses coup sur coup de la part de Rome. A ce moment-là, il y avait la proposition (d’une déclaration doctrinale) de la Fraternité présentée au mois d’avril, et c’est après la Pentecôte que nous avons reçu une première réponse de la Congrégation pour la doctrine de la Foi.
Et dans cette réponse, les autorités romaines nous disaient clairement qu’elles rejetaient, qu’elles n’acceptaient pas notre proposition, et elles faisaient plusieurs corrections qui revenaient à nous dire : il faut accepter le concile Vatican II, il faut accepter la licéité de la nouvelle messe, il faut accepter le magistère vivant, c’est-à-dire elles qui sont les interprètes authentiques de la Tradition, donc elles qui disent ce qui est Tradition et ce qui n’est pas Tradition ; il faut accepter le nouveau Code, etc. Voilà leur réponse.
Ensuite, et j’estime que ce fut une réponse de la Providence, il y a eu la nomination de Mgr Müller. Ils ont nommé à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, et aussi comme président de la commission Ecclesia Dei – celle qui a la charge de tous ceux qui sont rattachés à Ecclesia Dei et qui est en contact avec la Fraternité Saint-Pie X. Eh bien ! Cet évêque qui a été nommé à la tête de ce dicastère et de la commission Ecclesia Dei, – outre le fait qu’il mettait en question plusieurs vérités de Foi –, est aujourd’hui le gardien de la Foi. C’est, disons, une vieille connaissance de la Fraternité, puisqu’il était évêque de Ratisbonne, diocèse où se trouve notre séminaire de Zaitzkofen, et que nous avions eu déjà avec lui des difficultés, des affrontements. Il y a trois ans même, il avait menacé l’évêque qui allait faire les ordinations à Zaitzkofen de l’excommunier, en l’occurrence c’était moi. Il m’a ainsi menacé d’excommunication ainsi que les diacres qui allaient recevoir le sacerdoce, les nouveaux prêtres. Ensuite il a tergiversé, mais c’est quelqu’un qui ne nous estime pas, qui ne nous aime pas, c’est clair, et il a déjà dit que les évêques de la Fraternité n’ont qu’une chose à faire : déposer leur épiscopat entre les mains du Saint Père et aller s’enfermer dans un couvent. C’est quand même assez cruel, n’est-ce pas ? Puis il a tout simplement dit que nous n’avions qu’à accepter le Concile, et c’est tout. Il n’y avait plus rien à discuter.
Alors que nous attendions la lumière du Saint-Esprit, nous avons eu cette réponse.
Ensuite, avant le Chapitre général, notre Supérieur général avait écrit au pape pour savoir si vraiment c’était sa réponse, puisque en grande partie le problème que nous avons connu venait du fait qu’il y avait un double message de Rome.
Certaines autorités nous disaient : la réponse de la Congrégation de la Foi est officielle, ils font leur travail, mais vous n’en tenez pas compte, il faut la classer ; de toute façon nous voulons un accord, nous voulons vous reconnaître tels que vous êtes.
Mais la réponse de la Congrégation de la Foi et la nomination de Mgr Müller n’allaient pas dans ce sens, dans le sens du deuxième message. Aussi pour en avoir le cœur net, Mgr Fellay a écrit au pape afin de savoir si c’était vraiment sa réponse, sa pensée. Et juste avant le Chapitre, pendant la retraite qui a précédé, Monseigneur a reçu une réponse, – c’était la première fois qu’il y avait une réponse du pape à Mgr Fellay –, et il nous a dit à table dimanche, à la fin de la retraite : voilà j’ai reçu une lettre du pape où il confirme que la réponse de la Congrégation de la Foi est bien sa réponse, qu’il l’a approuvée. Et il rappelle, en les ramenant à trois points, leurs exigences, leurs conditions sine qua non pour une reconnaissance canonique :
1) reconnaître que le magistère vivant est l’interprète authentique de la Tradition, c’est-à-dire les autorités romaines ;
2) que le concile Vatican II est en parfait accord avec la Tradition, qu’il faut l’accepter ;
3) que nous devons accepter la validité et la licéité de la nouvelle messe.
Ils ont mis licéité, – probablement qu’en français ce mot a un sens un peu ambigu –, pour eux cela veut dire simplement légal, qui a les formes légales, mais dans le langage canonique, c’est beaucoup plus profond, cela veut dire que c’est une vraie loi, que cela a force de loi. Pourtant l’Eglise ne peut pas avoir de loi contraire à la foi catholique. Et nous avons toujours contesté, en ce sens, la légalité de la réforme liturgique et de la nouvelle messe, car elle ne peut pas avoir force de loi dans l’Eglise, c’est impossible parce que contraire à la Foi, parce qu’avec elle ils démolissent la Foi, et ils ont bien mis validité et licéité.
Autrement dit, vous voyez que sur tout l’essentiel de notre combat – ce combat des deux cités, des deux esprits – il fallait céder et trahir. Alors évidemment, sur ce point, la divine Providence nous avait tracé le chemin du Chapitre. C’était Rome qui disait : non, on reste sur le plan doctrinal, et vous acceptez tout ce que vous avez rejeté jusqu’à présent.

Le Chapitre général (9-14 juillet 2012)
Ensuite il y a eu le Chapitre, je ne peux pas vous donner trop de précisions, on est tenu au secret, mais Mgr Fellay lui-même a déjà fait connaître certaines choses, et il y a des éléments qui ont été indiqués dans la Déclaration finale, ce sont les conditions que vous connaissez. Ce que je peux vous dire, c’est que la divine Providence nous a assistés pendant le Chapitre d’une façon claire et tangible.
Cela s’est très bien passé, je vous le dis tout simplement, nous avons pu parler tranquillement, librement, ouvertement, nous avons pu aborder les problèmes cruciaux, même si nous avons dû laisser les autres, les questions qui étaient prévues au programme initial. Nous avons pris tout le temps nécessaire pour discuter et nous avons confronté les points de vue, comme il sied entre membres d’une même congrégation, d’une même armée. Cela ne fait pas de problème, la Fraternité n’est pas une école de jeunes filles, n’est-ce pas ? Alors si quelque fois il y a des discussions entre nous, il ne faut pas non plus en faire une histoire. Lisez le cardinal Pie quand il soutient des discussions publiques avec des évêques, en France, au XIXe siècle. Il les justifie, il explique pourquoi, il dit que c’est un combat, et puis voilà tout ! C’est pour dire qu’il ne faut pas non plus faire un drame. Le drame serait d’abandonner la Foi, mais qu’il y ait des discussions des questions d’opportunité prudentielle sur ceci ou cela, c’est normal. Il y a des aspects différents, il y a des tempéraments, il y a des situations… C’est extrêmement compliqué, et on ne peut pas sortir l’épée pour trancher le nœud gordien, en disant : voilà je résous la question d’un seul coup, non ! Le chapitre s’est passé comme je vous le dis, et je pense que nous avons vraiment tiré des leçons utiles des épreuves que nous avons eues, même si ce n’est pas parfait, ce qui est un autre aspect dont il faut tenir compte. Dans notre vie, tout se passe dans l’imperfection ; lisez l’histoire de l’Eglise ! Il ne faut pas demander une perfection qui n’est pas de ce monde, mais il faut avoir les yeux fixés sur l’essentiel, sur ce qui compte ; après on peut passer sur beaucoup de choses. Dans la vie, vous ne faites pas cela en famille ? Oui, vous le faites. Sinon rien ne tient dans ce monde, dans cette vie, et même parmi nous.
Certains s’inquiètent : Ah ! Oui, mais là ! – Il faut voir la complexité du problème, de la situation. Et n’oublions pas qu’il y a aussi la part des passions. Elles existent même chez nous. Tout cela pour vous dire qu’à mon avis il ne faut pas pinailler sur ces questions. Il faut voir si l’essentiel est là ou non.
Selon moi, nous avons vraiment surmonté la crise, nous l’avons dépassée, et comme il fallait, surtout dans les mesures pratiques, grâce aux discussions qui nous ont permis de clarifier entre nous des points, de bien peser les arguments, sous tous les aspects, de les trier, d’arriver à une plus parfaite clairvoyance, lucidité sur la situation, ce qui est l’avantage des épreuves si l’on en tire des leçons. A partir de ces discussions extrêmement importantes et riches, nous avons établi des conditions qui pourraient permettre d’envisager hypothétiquement une normalisation canonique et à ce propos, si vous réfléchissez bien, ce qui a été fait revenait à prendre toute la question doctrinale et liturgique, pour en faire une condition pratique.

Les conditions à une éventuelle normalisation canonique
C’est sûr, que comme je vous le disais, ce n’est pas parfait, et nous-mêmes nous avons vu assez rapidement après, que la distinction entre conditions sine qua non et conditions souhaitables n’était pas très juste, ni… souhaitable. En fait, pour nous, parmi les conditions que nous avons indiquées comme souhaitables, il y a des conditions sine qua non, mais plutôt dans l’ordre pratique, canonique, concret. Ces conditions, la Maison générale de la Fraternité les avait déjà demandées à Rome, et pour la plupart – après des démêlés multiples, des allers et retours nombreux –, Rome était prête à les concéder, et même actuellement. Mais le but du chapitre, son souci était de bien définir non pas ce qui est une conséquence, ce qui va s’ensuivre, mais l’essentiel préalable que nous n’avions pas bien défini jusqu’à présent. Autrement dit, dans le cas de figure d’un pape, d’un prochain pape qui voudrait vraiment faire un accord avec la Fraternité, quelles sont les conditions d’ordre doctrinal, qui touchent à la doctrine, à la fidélité à la Foi, à la Tradition, à la confession publique de la Foi, et même à la résistance publique opposée à ceux qui diffusent les erreurs, même s’agissant d’autorités ecclésiastiques. C’est sur ce point que nous avons défini avec beaucoup de précision les deux premières conditions sine qua non.
Et il est évident que tout est là. Je peux vous les relire.
La première : « Liberté de garder, transmettre et enseigner la sainte doctrine du magistère constant de l’Eglise et de la Vérité immuable de la Tradition divine ». Cela vous semble sans doute un langage un peu difficile, en fait il est extrêmement précis. « Garder », cela veut dire que nous en ayons la garantie dans une normalisation de la part du pape qui nous reconnaîtrait. Autrement dit : nous assurer dans un accord par écrit, de pouvoir garder, transmettre et enseigner la sainte doctrine, la sainte doctrine, du magistère constant. Parce que les autorités romaines ont une notion évolutive du magistère, et si l’on dit ‘magistère’ cela ne suffit pas, si l’on dit ‘magistère de toujours’ c’est encore douteux dans leur langage, aussi nous avons précisé ‘Vérité immuable de la Tradition divine’. Pourquoi ‘Vérité immuable’ ? Parce que pour eux la tradition est vivante… Ainsi vous voyez que c’est très précis, forts de l’expérience des discussions que nous avons eues pendant presqu’une année et demi avec la commission romaine. Poursuivons avec ce premier point : « Liberté de défendre la vérité, corriger, reprendre, même publiquement les fauteurs d’erreurs ou nouveautés du modernisme, du libéralisme du concile Vatican II et de leurs conséquences ». Je pense qu’on peut difficilement ajouter quelque chose. Tout y est. Il s’agit d’une liberté de confesser et d’attaquer publiquement les erreurs, une liberté d’enseigner publiquement les vérités niées ou dissoutes, mais aussi de nous opposer publiquement à ceux qui diffusent les erreurs, même des autorités ecclésiastiques.
Quelles erreurs ? Les erreurs modernistes, libérales, celles du concile Vatican II et des réformes qui en sont issues ou de ses conséquences dans l’ordre doctrinal, liturgique ou canonique. Tout y est. Même une résistance publique, jusqu’à un certain point, au nouveau Code de droit canonique, dans la mesure où il est pénétré de l’esprit collégial, œcuménique, personnaliste, etc. Tout y est.
Ensuite, deuxièmement point : « User exclusivement de la liturgie de 1962 », donc toute la liturgie de 1962, pas seulement la messe, tout, même le Pontifical. Garder la pratique sacramentelle que nous avons actuellement, y compris par rapport à l’Ordre, à la Confirmation et au Mariage. Vous voyez là nous avons inclus certains aspects de la pratique sacramentelle et canonique qui nous sont nécessaires pour avoir vraiment, dans le cas d’un accord ou d’une reconnaissance, la liberté pratique et réelle dans une situation qui continuerait à être plus ou moins moderniste. Nous réordonnons s’il le faut, nous reconfirmons, et puis les mariages nous n’acceptons évidemment pas certaines nouvelles causes de nullité.
Puis, toujours dans les conditions sine qua non : garantie d’au moins un évêque, voilà je vous disais que ce n’est pas parfait, car nous sommes tous d’accord dans la Fraternité sur le fait qu’il faut demander plusieurs évêques auxiliaires, une prélature, nous sommes tous d’accord, il n’y a pas de problème, ce n’était pas le problème avant, il ne l’est pas maintenant. Il ne faut donc pas pinailler sur cela.
En revanche, nous avons bien défini ce qui a été un problème parce que justement ce n’était pas nettement défini de notre côté, et aussi parce qu’il y avait un double message de la part de Rome.
Egalement il a été décidé dans ce Chapitre que si jamais la Maison générale parvenait à quelque chose de valable et d’intéressant avec ces conditions, il y aurait un Chapitre délibératif, ce qui veut dire que sa décision lie nécessairement (les membres de la Fraternité). Lorsqu’il y a un chapitre consultatif, on demande conseil, mais après l’autorité décide librement. Un chapitre délibératif signifie que la décision prise par la majorité absolue – la moitié plus un, ce qui nous a semblé raisonnable –, cette décision sera suivie par la Fraternité.
Comme l’a prouvé le récent chapitre, le jour où nous avons pu parler entre nous, comme il fallait, nous avons surmonté le problème des mésententes que nous avions connues. Il est évident qu’un chapitre délibératif constitue une mesure très sage et suffisante pour éventuellement approuver ce qui aura pu être obtenu de Rome. Car il est presqu’impossible qu’à la majorité, le Supérieur de la Fraternité – après une discussion franche, une analyse à fond de tous les aspects, de tous les tenants et aboutissants –, il est impensable que la majorité se trompe dans une matière prudentielle.
Dans cette vie, il n’y a aucune garantie absolue, parce que chacun – à commencer par soi-même –, n’a pas toutes les garanties sur ce qu’il va faire demain. Aussi un Chapitre est largement suffisant pour sortir de l’impasse dans laquelle nous étions, car si vous l’examinez bien notre dernier Chapitre a mis exactement les mêmes conditions que Rome mais dans le sens contraire : ils exigent de nous cela, nous le contraire. Evidemment la possibilité d’un accord s’éloigne et surtout le risque d’un mauvais accord est, à mon avis, définitivement écarté. Définitivement, cela veut dire pas pour toujours mais pour cette fois-ci.
Nous avons aussi évité une division entre nous, et ce n’est pas peu de chose, il fallait quand même y penser et comprendre que nous allions nous diviser tous, dans la Fraternité, dans les Congrégations, dans les familles, et comme nous sommes plutôt redoutables dans le combat, nous nous serions entredéchirés avec une force, une constance, vous imaginez ! La réalité c’était bien celle-là. Mais grâce à cette compréhension entre nous, grâce à cette décision, même si elle est imparfaite, nous avons surmonté une division qui aurait été une forme de déshonneur pour ce que nous défendons, pour la vraie Foi, pour notre combat, pour ceux qui nous ont précédés, Mgr Lefebvre et Mgr de Castro Mayer.

Des conditions en vue du bien que nous pourrions faire dans l’Eglise
Ensuite, comme je vous le dis, c’est grâce à ce que nous avons vécu, les épreuves, les discussions, quelquefois les contradictions, que nous sommes arrivés à une meilleure compréhension de la réalité, à une meilleure définition. La position de la Fraternité est beaucoup plus précise et lucide maintenant qu’il y a six mois, elle est bien meilleure, car nous n’excluons pas la possibilité que la voie choisie par la Providence pour un retour à la Foi s’opère par la conversion d’abord, par le retour à la doctrine d’un pape et d’une partie de cardinaux, nous n’excluons pas du tout cela. Ce n’est pas plus difficile que l’autre voie, la voie pratique. Mais tout simplement nous nous sommes dit : mettons qu’il n’y ait pas d’abord un retour de la part de Rome, d’un prochain pape à la Tradition, dans la théologie, dans les principes, dans la Foi, dans l’enseignement, dans ce cas où ce pape voudrait seulement permettre la Tradition, quelles sont les conditions qui nous autoriseraient à accepter une normalisation canonique, en vue du bien que nous pourrions faire dans l’Eglise et qui est considérable, – cela il ne faut pas le nier non plus.
A mon avis, c’est une amélioration dans le même sens. Nous avons bien défini quelles seraient les conditions qui pourraient nous protéger totalement dans la foi et dans le combat intégral pour la foi. Mais conjecturer sur l’avenir relève de la prophétie ou de la divination, nous ne savons pas ce que le Bon Dieu va nous envoyer. Je vous présente un cas de figure, une hypothèse, supposons que demain il y ait un pape dans la situation actuelle mais qui lui-même n’est pas moderniste dans sa pensée, comme c’est le cas aujourd’hui, supposons qu’il ne soit pas moderniste dans sa théologie, dans sa pensée, dans son cœur, et qu’il veuille vraiment revenir à la Tradition, mais qu’il lui manque un peu de conviction, car si pour résister, et vous le savez bien, il faut beaucoup de conviction pour résister dans la vrai Foi et persévérer, pour faire face à tout le modernisme qui infeste l’Eglise, il faut une conviction vraiment héroïque. Supposons qu’il n’ait pas cette conviction, ou qu’il soit assez convaincu mais faible, craintif, conditionné par son entourage – je vous présente là des cas qu’offre l’histoire de l’Eglise, il y a eu des évêques et des papes de ce type. Il y a eu des papes très bons en doctrine mais qui étaient très mauvais dans leurs mœurs, et vice versa des papes faibles, de même qu’il y a eu de très bons papes qui se sont trompés, maintenant nous disons qu’ils se sont trompés dans certaines décisions historiques qui ont eu des conséquences énormes.
Aussi dans l’éventualité d’un pape qui n’aurait pas la conviction, la force ou les moyens de redresser lui-même la situation actuelle de l’Eglise, dans cette crise de la Foi il pourrait très bien se servir de nous comme fer de lance, il pourrait très bien nous donner les conditions requises pour que nous puissions, nous, être le fer de lance contre cet abcès. Et d’ailleurs, en réfléchissant bien, si un pape un jour nous accorde ces conditions, c’est lui qui portera le premier coup contre l’édifice du concile Vatican II et de l’Eglise conciliaire, car de ce fait il admettrait déjà que le Concile contient des erreurs, qu’on peut le refuser et qu’il faut revenir à la Tradition. Sitôt qu’un pape prendrait en considération ces conditions exigeantes, presqu’impossibles à vue humaine, il y aurait la guerre dans l’Eglise conciliaire. La soi-disant Eglise conciliaire serait dynamitée, c’est clair. C’est pour cette raison qu’à nos yeux les questions canoniques sont bien un petit peu des détails. Car si un pape veut bien nous concéder les deux premiers points, c’est qu’il est prêt à nous concéder tout, y compris au plan canonique, et nous allons le demander, bien sûr.

Nécessité et utilité des épreuves
J’avais beaucoup de choses à dire encore évidemment ; je pense que je vous ai dit le plus intéressant. Une réflexion, pour terminer, au sujet de la nécessité et de l’utilité des épreuves, c’est un enseignement catholique, traditionnel et qui est dans l’Ecriture Sainte où l’ange dit à Tobie : « Parce que vous étiez agréable à Dieu, il était nécessaire que l’épreuve vous arrive » (Tobie 12,13), car on tire beaucoup de bien de l’épreuve.
Et saint Augustin dit que le pire qui puisse arriver, le pire des malheurs, c’est celui de ceux qui ne tirent pas d’enseignement, de profit du malheur, donc le plus malheureux du monde est celui qui devant le malheur ne tire pas les leçons et le bien qu’il peut en tirer, et par conséquent son épreuve est pire qu’avant. Attention ! S’il y a une utilité dans une épreuve, cela veut dire qu’il faut la recueillir, qu’il faut en tirer les fruits.
Alors nous avons tous toujours tendance à tirer les leçons des calamités, des souffrances et des épreuves pour les autres : « Voilà ! J’avais raison, là c’est clair tu as pris un coup ».
Mais il y a plein d’enseignement dans une épreuve, et on pourrait dire que ce sont les faiblesses et les défauts de nous tous qui sont mis à nu à travers les épreuves. Aussi chacun doit-il tirer un enseignement pour lui-même, et pour se corriger et ne pas refaire les mêmes erreurs, car souvent même en défendant une bonne cause nous le faisons très mal. Il y a des leçons d’humilité à prendre, c’est une cure d’humilité, et tant mieux, car cela nous appelle à la vigilance. Peut-être que nous sommeillons, que nous ne transmettons pas assez bien aux générations futures l’esprit du combat, peut-être qu’il faut faire plus recours à Dieu, peut-être qu’il nous faut plus de patience, de force, d’espérance dans le combat. Tout cela va ensemble : force, courage, patience. La vertu de force a deux actes : sustinere et aggredi. Ce qui signifie qu’il faut souffrir, subir, endurer, mais aussi entreprendre, attaquer – non pas agresser, on ne peut pas traduire aggredi par agresser, mais attaquer et entreprendre.
La magnanimité fait partie aussi de la vertu de force. Et c’est la patience, dit saint Paul, qui engendre l’espérance, la patience dans le combat, dans les épreuves. Faisons attention à l’espérance aujourd’hui, car nous pouvons tomber par manque de Foi, par manque de charité, mais aussi par manque d’espérance. On devient pessimiste ou défaitiste, c’est une façon de se rendre. Lorsqu’on n’a plus l’espérance, on se désengage, on est vaincu.
Les épreuves sont aussi un moyen de mérite, d’expiation, souvent c’est un vaccin. Peut-être qu’en fait nous avons eu juste une grippe, pour nous éviter demain une pneumonie. Et je pense que c’est ainsi. Souvent les épreuves sont une préparation à d’autres combats, pour que nous soyons plus lucides, plus décidés, plus vigilants sur ce qui va arriver. Qui sait ?
Je voulais vous dire tout cela parce que, si on ne tire pas de fruit des épreuves, on dévie. Car le Bon Dieu nous envoie ces épreuves justement pour nous tenir dans la bonne ligne, et il nous fait réexaminer tout pour voir où nous étions en train de faiblir ou de dévier un peu, quelquefois à gauche, quelquefois à droite, et souvent en bas.
Dans cette crise, un des enseignements qui pourra encore mieux ressortir, c’est le but de l’épreuve qui est justement de voir où étaient les excès et les défauts, car quelquefois il y a et des excès et des défauts, les deux. Autrement dit, voir où il y a un désordre, et je parle du désordre de la raison, dans la prudence tout d’abord, car il est évident que ces questions de prudence sont une question d’intelligence. Voir où se trouvait la déraison, la démesure, parfois il y a des excès dans la défense de ce qu’il faut exactement défendre ; on se laisse aller aux passions démesurées, aux excès, voyez nos impatiences à résoudre la crise, nos urgences. Cela peut aller dans beaucoup de sens, il faut donc faire très attention à tous ces aspects. Et si nous avons eu des faiblesses dans ce sens-là, les corriger, voilà la leçon. C’est la raison pour laquelle le Bon Dieu a permis l’épreuve. Et si nous faisons cela, tout le corps en ressortira beaucoup plus fort et prêt à d’autres combats encore plus grands.

Ne pas opposer la vérité à la charité
Mais faisons toujours attention aux faux dilemmes qui nous sont présentés, et par lesquels nous sommes toujours tentés du fait de la situation elle-même. Oui, c’est inhérent à notre situation. On dirait qu’il faut aller contre la vérité ou contre la charité, contre la Foi ou contre la miséricorde, contre la prudence ou contre la force. Eh bien ! Non, pas du tout ! Il faut tenir tout, il faut que nous soyons tout cela pour rester dans la bonne ligne. Or nous avons tous tendance à privilégier ce qui est plus conforme à notre tempérament, notre caractère, ce qui nous est plus facile. Et nous négligeons souvent l’autre aspect.
Lorsqu’on dit qu’il faut un ordre, un équilibre, une mesure, cela ne veut pas dire que partout il faut être médiocre. Vous savez bien ce n’est pas cela la vertu. La vertu morale est un sommet entre un excès et un défaut. Et même les vertus théologales, dans leur application à la vie, aux œuvres, à l’action, aux circonstances, peuvent avoir des excès et des défauts, non pas la vertu en tant que telle, dans son objet propre qui est Dieu, car on ne peut jamais trop aimer Dieu. Mais on peut très bien mal aimer Dieu, tout en croyant bien l’aimer. Combien de fois voit-on cela, surtout entre nous.
Donc il y a un double risque constant chez nous, et il faut dans les épreuves tirer un enseignement pour soi et pour tous, mais il ne faut pas faire trop de prévisions sur les personnes, sur leur évolution future. Il y a la grâce de Dieu, nous sommes tous capables de rachat et de rédemption.
Il y a également des chutes, aussi tant qu’une crise n’est pas finie, il ne faut pas dresser un bilan. Il se peut que certains qui étaient pris un peu au dépourvu dans l’épreuve, finalement aient une réaction très bonne. Et d’autres qui au départ avaient une réaction très bonne, évoluent très mal.
Il n’y a pas que la Foi à garder, il n’y a pas que la confession de la Foi. Il y a la vraie charité, il y a l’amour, il y a la prudence, il y a la force, il y a l’amour de la Sainte Eglise. Nous, nous sommes catholiques et nous entendons rester totalement catholiques, et pour cela il ne suffit pas de garder la Foi.
En conclusion, je pense que nous avons trois étoiles, trois luminaires qui nous ont précédés et qui peuvent nous guider sans risque de nous égarer dans la doctrine, la prudence, l’esprit catholique. Ces trois personnalités sont le cardinal Pie, le pape saint Pie X et Mgr Lefebvre, chacun d’entre eux était tout à fait adapté à son époque, de même tout à fait adapté aux besoins de l’Eglise, avec des styles différents, des qualités différentes, mais aussi avec combien de qualités semblables, qui sont nécessaires précisément aujourd’hui, dans le combat de la Foi. En sorte que nous pourrions tirer une ligne entre le cardinal Pie, saint Pie X et Mgr Lefebvre, et si vous continuez cette ligne, vous avez le chemin qu’il faut suivre. Exactement. Que ce soit sur le plan doctrinal, de la Foi, de la sainteté de vie – voilà encore un chapitre dont on pourrait parler longuement ! –, de la prière, de la confession de la foi, de la force, de la prudence.
Ils sont exemplaires ; il faut que nous les prenions comme modèles, que nous les suivions. Et pour ainsi dire la ligne est toute tracée.
Spécialement aujourd’hui qui est le samedi 13 octobre, l’anniversaire de l’apparition à Fatima où a eu lieu le miracle du soleil, demandons à la Très Sainte Vierge Marie de nous donner la grâce de persévérer dans la vraie Foi, dans le vrai combat de la Foi, mais aussi dans le vrai esprit de l’Eglise, et que chaque jour nous soyons plus fidèles à la grâce, à Dieu et aux exigences de sainteté de notre époque.
Que Notre-Dame nous donne la grâce d’être de dignes successeurs et de dignes fils de ces grands combattants de la Foi catholique !
Pour conserver à cette conférence son caractère propre, le style oral a été maintenu. Titre et intertitres sont de la rédaction. (DICI du 20/10/12)


Notes
[1] Panégyrique de saint Louis, roi de France, prêché par le cardinal Pie dans la cathédrale de Blois le dimanche 29 août 1847 et dans la cathédrale de Versailles le dimanche 27 août 1848
[2] Mgr Parisis, év. de Langr., Instr. Past. sur le pouvoir divin dans l’Eglise, 1846.


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Criton
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MessagePosté le: Lun 22 Oct 2012, 20:54    Sujet du message: Conférence de Mgr de Galarreta à Villepreux Répondre en citant

Merci pour avoir publié cette version écrite Gentiloup,

Si Mgr de Galaretta pense résoudre la crise au sein de la FSSPX, de cette manière, c'est raté.

Revenir aux principes du chapitre 2006 semblait aller de soi après la déconfiture de cet été.

L'esprit de ralliement semble avoir obscurci bien des cerveaux.

Mgr de Galaretta nous incite à ne pas  "pinailler" vis à vis de Rome.
C'est à dire être en état d'accepter un accord avec un seul évêque. 

Il est à noter que Mgr Lefebvre avait  déjà répondu à ce sujet et sa réponse demeure plus que jamais pertinente :
"même si Rome nous accorde un évêque...nous ne pouvons accepter..., Rome a perdu la foi mes chers amis... " 

Je comprends mieux pourquoi, Mgr de Galaretta n'est même pas allé visiter les stands des exposants à Villepreux.
S'il avait eu l'esprit tranquille,  fort d'être dans la vérité il n'aurait pas fui les fidèles  comme il l'a fait.

Il s'agit bien d'une capitulation.

Il faut espérer que Mgr Tissier de Mallerais reste fidèle à son père fondateur Mgr Lefebvre.

Nous sommes vraiment dans les mains de Dieu.


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Gentiloup
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MessagePosté le: Lun 22 Oct 2012, 22:09    Sujet du message: Conférence de Mgr de Galarreta à Villepreux Répondre en citant



Il y a quand même quelque chose de bizarre dans cette conférence. Au début il dit:

 
Citation:
Ensuite, et j’estime que ce fut une réponse de la Providence, il y a eu la nomination de Mgr Müller.
Alors, si cette nomination a été pour lui un signe de la Providence, un repoussoir, c'est donc qu'il n'avait qu'une confiance très limitée dans cet accord?
Autrement dit, pour Mgr de Galaretta, tant qu'il y aura Mgr Müller à la tête de CDF, aucun accord ne sera possible parce que le signe de la Providence sera toujours là!?

Un peu plus loin il ajoute:

 
Citation:
Autrement dit, vous voyez que sur tout l’essentiel de notre combat – ce combat des deux cités, des deux esprits – il fallait céder et trahir. Alors évidemment, sur ce point, la divine Providence nous avait tracé le chemin du Chapitre. C’était Rome qui disait : non, on reste sur le plan doctrinal, et vous acceptez tout ce que vous avez rejeté jusqu’à présent.

Il dit bien: "C’était Rome qui disait : non, on reste sur le plan doctrinal". Donc il a bien conscience qu'il ne fallait s'éloigner d'un accord doctrinal. Que lorsque la FSSPX s'en éloignait, c'est Rome qui le leur rappelait...


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Louis
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MessagePosté le: Lun 22 Oct 2012, 22:41    Sujet du message: Conférence de Mgr de Galarreta à Villepreux Répondre en citant

MGR WILLIAMSON - COMMENTAIRE ELEISON - VATICAN IIB






Numéro CCLX (260)


7 juillet, 2012




 


VATICAN II B


Les ressemblances entre Vatican II et les événements récents dans la Fraternité St Pie X sont si frappantes que l’on pourrait donner à ces événements le nom de Vatican II B. C’est normal, dans ce sens que c’est sous la pression de l’identique séduction du monde moderne qu’aux années 1960 les hommes de l’Église officielle se sont effondrés, et qu’aux années 2000 plusieurs membres de la Fraternité se sont laissé plier au point que la Fraternité tout entière a failli s’effondrer. Il n’y a pas longtemps j’ai pensé entendre une jeune mère lire à son enfant couché un conte de fées contemporain :– 

« Il était une fois une Église catholique fleurissante, mais elle était entourée d’un méchant monde moderne. En ce temps-là l’Église condamnait les principes modernes qui étaient à la base de ce monde, tandis que ce monde, appréciant peu d’être condamné, faisait tout ce qu’il pouvait de son côté pour infiltrer cette Église et mettre fin à ses condamnations. N’empêche, deux horribles guerres mondiales montraient que c’était l’Église qui avait raison, et donc beaucoup d’âmes se convertissaient à l’Église, parce qu’elle donnait de vraies solutions aux problèmes du monde.

«Mais alors le malheur frappa ! Juste au moment où tant d’âmes se soumettaient au doux joug du Christ, les chefs de l’Église décidèrent qu’après tout c’était le monde moderne qui avait raison, et alors ils firent sur quatre ans une grande réunion à Rome pour adapter au monde moderne les principes de l’Église. Se liant d’amitié avec tous les anciens ennemis de l’Église, ils se montrèrent très cruels envers ses vrais amis qui ne voulaient rien à voir avec cette mise au jour. Hélas, ces vrais amis ne formaient qu’une petite minorité des catholiques, parce que depuis des siècles les fidèles faisaient tellement confiance à leurs chefs que même lorsque ceux-ci trahissaient l’Église, les fidèles leur faisaient toujours confiance. Mais enfin le Dieu de Miséricorde donna à ses vrais amis un vrai chef, un archévêque vraiment catholique, et un mouvement de résistance proprement catholique se mit à fleurir.

« Hélas, ce mouvement se trouvait entouré d’une Néo-église méchante dont les membres appréciaient peu d’être condamnés comme modernistes par les résistants, et alors ils firent tout ce qu’ils pouvaient pour arrêter ce mouvement de résistance. Mais des événements comme la fermeture et évacuation de nombreuses institutions de la Néo-église montraient que c’était les résistants qui avaient raison, et alors de plus en plus d’âmes s’acheminaient vers le mouvement parce qu’il donnait de vraies solutions aux problèmes par ailleurs insolubles, et du monde moderne et de la Néo-église livrée à ce monde.

« Mais alors le malheur frappa ! Juste au moment où le mouvement de résistance récupérait de plus en plus d’âmes de la Néo-église effondrée, les chefs de la résistance se mirent à dire que l’on peut exagérer les maux du monde moderne, donc la réunion étalée sur quatre ans n’était pas si mauvaise après tout. Ces chefs commencèrent à se lier d’amitié avec la Néo-église, et ils se montrèrent très cruels envers tout membre du mouvement qui insistait pour condamner la Néo-église et ses faux principes. Pire encore, ces chefs étaient suivis par de nombreux membres du mouvement, parce que les catholiques sont tellement habitués à s’accuser de manque de loyauté si jamais ils se méfient de leurs chefs. »

« O dis-moi, Maman, vécurent-ils toujours heureux ? »

« Chéri, je ne peux te le dire. L’histoire n’est pas terminée. Maintenant do-do. » 

Kyrie eleison.




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Duns Scot
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Messages: 28

MessagePosté le: Mar 23 Oct 2012, 12:32    Sujet du message: Conditions que Mgr Lefebvre a donné jusqu'à qa mort pour un retour à Rome Répondre en citant

  Conditions que Mgr Lefebvre a données jusqu’à sa mort pour un retour à Rome  








Liste non exhaustive, par souci de brièveté... :
 

1. Un Pape parfaitement catholique (Lettre aux futurs évêques, 29 août 1987, Itinéraires 325 p67). Ce n’est pas encore le cas de Benoît XVI, qui n’a pas renié les erreurs – voire hérésies – du professeurs Ratzinger, qui renouvelle le scandale d’Assise, ...
2. Que la hiérarchie actuelle recouronne Notre-Seigneur Jésus-Christ (Conférence à Flavigny, décembre 1988, Fideliter 68 p 16). C’est notre « vraie opposition fondamentale » avec le Vatican : la royauté sociale de NSJC (Sel de la Terre 8 p 12). Actuellement, aucun changement : le Vatican continue de prôner la séparation de l’Eglise et de l’Etat, le droit commun pour toutes les religions à égalité, ...
3. Que la hiérarchie actuelle reconnaisse et applique les encycliques contre les erreurs modernes d’avant Vatican II :
 libéralisme : Mirari vos de Grégoire XVI
 laïcisme : Quas primas de Pie XI
 liberté religieuse , faux œcuménisme : Mortalium animos de Pie XI ...
(Article « Je poserai mes conditions à une reprise éventuelles des colloques avec Rome », Fideliter 66, p 1 »)
4. Que Rome accepte à nouveau le serment anti-moderniste (ibid.) Et que l’on ne soit pas obligé de faire le serment de 1989, où le paragraphe 3 oblige le prêtre à adhérer au magistère conciliaire. En 2001, Rome n’exigeait que cette seule contrepartie à une reconnaissance canonique : que les prêtres de la FSSPX fassent ce serment. (voir Cor unum 68, p 1,2). Mgr Lefebvre a toujours dit que c’était impossible (Fideliter 70 p 16, 73 p 12, 79 p 4)
5. Pouvoir continuer à refuser et critiquer les innovations conciliaires ( Nouvelle messe, nouveau catéchisme, nouveau code de droit canon, ...) Même si cela peut se négocier en théorie (comme dans les statuts du Bon Pasteur), en pratique, c’est impossible une fois ralliés (expérience du même Institut du Bon Pasteur). Mgr Lefebvre y tenait : « S’ils nous demandent de ne plus condamner l’erreur, ils nous demandent par le fait même de ne plus dire la vérité. C’est impossible. Cela se tient. » (COSPEC 3 novembre 1987). Cette leçon s’est toujours vérifiée depuis 1988 : « Après le ralliement, la liberté de critique est perdue »
(Fideliter 80 p 5, 75 p 18, 79 p 3, 86 p 7)


http://www.antimodernisme.info/?Conditions-que-Mgr-Lefebvre-a









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MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:17    Sujet du message: Conférence de Mgr de Galarreta à Villepreux

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