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LE SORT RÉSERVÉ AUX RALLIES

 
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Bon Ange
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Inscrit le: 25 Juin 2012
Messages: 26

MessagePosté le: Ven 26 Oct 2012, 18:00    Sujet du message: LE SORT RÉSERVÉ AUX RALLIES Répondre en citant

SOURCE: FIDELITER HORS SERIE : 29-30 JUIN 1988

Début de citation d'une conférence de presse de Mgr Lefebvre.
(pour garder à cette conférence de presse son caractère propre, le style parlé a été conservé) :



Pages 15, 16, 17, 18 et 19.

 


 


 
Citation:
LE SORT RÉSERVÉ AUX RALLIES


Je prends l'exemple de Dom Augustin, qui a un couvent à Flavigny dans lequel il y a vingt-quatre prêtres que j'ai moi-même ordonnés, des bénédictins, et qui me quitte et me dit : "Monseigneur, je ne peux plus rester avec vous, je me rallie à Rome; je rentre dans l'obéïssance avec Rome; je ne peux pas rester avec vous. "Bien, il s'est rallié à Rome avec l'espoir qu'on lui garderait la Tradition, qu'il conserverait dans son monastère, c'est-à-dire la messe traditionnelle pour ses moines, pour la messe conventuelle. Eh bien, Rome a exigé que pour la messe conventuelle ce soit la messe du Concile et non pas la messe ancienne. Au lieu de nous dire vous pouvez garder la Tradition, on change la Tradition.

Prenons un deuxième exemple : encore un monastère : Fontgombault. Ils ont accepté par obéïssance de garder pendant quinze ans la messe nouvelle; parce que les évêques avaient dit qu'il fallait prendre la messe nouvelle, ils l'ont fait. Vient l'indult de Rome; tous ceux qui ont accepté la messe nouvelle, désormais pourront dire la messe ancienne. Cela s'appliquait parfaitement à Fontgombault. Refus de l'archevêque de Bourges. Vous ne pouvez pas dire la messe ancienne pour la messe conventuelle. Vous devez garder la messe nouvelle, c'est comme ça. L'Abbé de Fontgombault va voir à la Congrégation du Culte à Rome, Mgr Mayer, qui lui dit : "Vous savez c'est difficile, essayez donc de voir le Pape. Le Pape le renvoie au cardinal Mayer disant : Faites un effort, peut-être on pourra arranger cela... Le cardinal Mayer finit par le renvoyer à l'évêque de Bourges, et ils sont toujours avec la messe nouvelle pour la messe conventuelle.

Et pourtant ils remplissaient parfaitement les conditions de l'indult.

Nous ne pouvons pas avoir confiance, ce n'est pas possible. Et je vais vous citer un dernier exemple : un exemple extraordinaire.

Vous avez entendu parler, sans doute, et vous avez fait quelques articles dans les journaux, il y a deux ans, sur les transfuges d'Ecône, les fameux transfuges d'Ecône ! Etaient partis d'ici, d'Ecône, neuf séminaristes. Celui qui a été le chef en quelque sorte de cette petite rébellion, l'abbé... est resté dans le séminaire pendant un certain temps, il cachait bien son jeu, et il est arrivé à déterminer huit autres séminaristes à quitter Ecône. Il s'est mis en relation avec l'abbé Grégoire Billot qui est ici en Suisse à Baden; cet abbé Billot est lui-même en relation avec le cardinal Ratzinger; il parle l'allemand. Il a téléphoné au cardinal Ratzinger : "Voilà, il y a à Ecône neuf séminaristes qui sont prêts à partir. Qu'est-ce que vous promettez ? Qu'est-ce que vous faites avec eux ?".

Oh ! C'est formidable; c'est une occasion unique; si on leur promet monts et merveilles, il y en aura d'autres qui vont venir. Il l'a dit explicitement. Le cardinal Ratzinger l'a dit "Je suis heureux qu'il y en ait qui aient quitté Ecône et j'espère bien qu'il y en aura d'autres qui suivront les premiers."

Vous le savez très bien, on a fait le fameux séminaire Mater Ecclesiae dirigé par un cardinal, le cardinal Innocenti, avec le cardinal Garrone et un troisième cardinal le cardinal Ratzinger, approuvé par le Pape officiellement dans l'Obsservatore Romano. Une affaire mondiale. Tous les journaux du monde ont parlé de ce séminaire traditionnel fait avec les transfuges d'Ecône et qui rassemblerait aussi bien des séminaristes qui avaient la même sensibilité.

Ils sont partis là-bas et se sont retrouvés peut-être une vingtaine de séminaristes.

Je vous assure que ça vaut la peine de lire cette lettre que vient de nous envoyer ces jours-ci l'abbé... qui était l'instigateur du départ de ces séminaristes. Il écrit : "Je regrette", en gros titre dans sa lettre. "Je regrette, nous avons tout perdu, on n'a tenu aucune promesse. Nous sommes des misérables, nous ne savons plus même où aller (voir l'extrait de cette lettre dans nos documents).

Eh bien voilà pour des gens qui ont voulu se rallier à Rome !... Cela va être notre cas. Nous en sommes de plus en plus persuadés. Plus nous réfléchissons à l'ambiance de ces colloques, plus nous nous rendons compte que l'on est en train de nous tendre un piège, de nous piéger, et que demain on nous dire : désormais c'est fini la messe traditionnelle, il faut accepter la messe nouvelle aussi. Il ne faut pas être contre la messe nouvelle. Cela ils nous l'ont dit.

Voici un exemple qu'a donné le cardinal Ratzinger. "Par exemple, à Saint-Nicolas-du-Chardonnet, Monseigneur, quand le protocole sera signé, que les affaires seront réglées, il est évident que Saint-Nicolas-du-Chardonnet ne va pas rester comme maintenant. Pourquoi ? parce que Saint-Nicolas est une paroisse de Paris et dépend du cardinal Lustiger. Par conséquent il sera absolument nécessaire que dans la paroisse de Saint-Nicolas-du-Chardonnet il y ait une messe nouvelle régulièrement, tous les dimanches. On ne peut pas accepter que les paroissiens qui désirent une nouvelle messe, ne puissent pas aller dans leur paroisse pour avoir cette messe nouvelle. "Voyez cela ! C'est le commencement de l'introduction : accepter la messe nouvelle, nous aligner... Ce n'est pas possible ! Nous nous sentons pris dans un engrenage dont nous ne pouvons sortir.

Des difficultés enextricables surgiront avec les évêques, avec les mouvements des diocèses qui voudront que nous collaborions avec eux si nous sommes reconnus par Rome. Nous aurons toutes les difficultés possibles et imaginables. Alors, c'est pourquoi je pense et qu'il m'a semblé en conscience que je ne pouvais pas continuer. J'ai décidé... D'où ma lettre du 2 juin au Saint Père et l'annonce de la consécration des quatre évêques qui aura lieu le 30 juin.

Vous avez sur une feuille que l'on vous a remise, les indications sur ces futurs évêques.

L'Osservatore Romano publiera l'excommunication, une déclaration de schisme, évidemment.

Qu'est-ce que tout cela veut dire ?

Excommunication par qui ? Par une Rome moderniste par une Rome qui n'a plus parfaitement la foi catholique. On ne peut pas dire quand il y a une manifestation comme à Assise, on est toujours catholique. Ce n'est pas possible. On ne peut pas dire que quand il y a Kyoto, et les déclarations qui ont été faites aux juifs à la Synagogue et la cérémonie qui a eu lieu à Sainte-Marie du Transtevere l'année dernière en pleine Rome, que l'on est encore catholique. C'est scandaleux. Ce n'est plus catholique.

Alors nous sommes excommuniés par des modernistes, par des gens qui ont été condamnés par les papes précédents. Alors qu'est-ce que cela peut bien faire. Nous sommes condamnés par des gens qui sont condamnés, et qui devraient être condamnés publiquement. Cela nous laisse indifférent. Cela n'a pas de valeur évidemment. Déclaration de schisme; schisme avec quoi, avec le Pape successeur de Pierre ? Non, schisme avec le Pape moderniste, oui, schisme avec les idées que le Pape répand partout, les idées de la Révolution, les idées modernes, oui. Nous sommes en schisme avec cela. Nous n'acceptons pas bien sûr. Nous n'avons personnellement aucune intention de rupture avec Rome. Nous voulons être unis à la Rome de toujours, parce que dans nos séminaires, dans nos prédications, dans toute notre vie et la vie des chrétiens qui nous suivent, nous continuons la vie traditionnelle comme elle l'était avant le Concile Vatican II et qu'elle a été vécue pendant vingt siècles. Cela n'est pas possible.

Voilà la situation actuelle. Il faut bien le comprendre pour ne pas pinailler sur elle.

Alors on peut penser : vous aviez un évêque, c'est bien. Vous pouviez avoir un peu plus de membres dans le conseil romain. Mais, ce n'est pas cela qui nous intéresse. C'est le problème de fond qui est toujours derrière nous et qui nous fait peur. Nous ne voulons pas être des collaborateurs de la destruction de l'Eglise. J'ai écrit dans mon livre "Lettre ouverte aux catholiques perplexes" - j'ai terminé par là - "Je ne veux pas quand le Bon Dieu me rappellera qu'Il me dise : qu'est-ce que tu as fait là-bas sur la terre ? Tu as contribué à démolir l'Eglise aussi". Ce n'est pas vrai. Je n'ai pas contribué à démolir l'Eglise. J'ai contribué à la construire. Ceux qui la démolissent, ce sont ceux qui diffusent des idées qui détruisent l'Eglise et qui ont été condamnés par mes prédécesseurs. Voilà le fond de ces événements. Ces événements que nous allons vivre ces jours-ci, bien sûr vont faire parler et il y aura un monde fou à la cérémonie du 30 juin pour la consécration de ces quatre jeunes évêques qui seront au service de la Fraternité. Eh bien, ces quatre évêques seront au service de la Fraternité, voilà.

Celui qui aura donc en principe la responsabilité des relations avec Rome lorsque je disparaîtrai, ce sera le Supérieur général de la Fraternité, M. l'abbé Schmidberger, qui a encore six années de supériorat général à accomplir. C'est lui qui, éventuellement, aura désormais les contacts avec Rome pour continuer les colloques, s'ils continuent ou si le contact est maintenu ce qui est peu probable pendant quelque temps puisque dans l'Osservatore Romano va être mis sous un grand titre : "Schisme de Mgr Lefebvre, excommunication..." pendant X années, peut-être deux ans, trois ans, je n'en sais rien cela va être la séparation.

Ecône, le 15 juin 1988.






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MessagePosté le: Ven 26 Oct 2012, 18:00    Sujet du message: Publicité

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