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Mgr de Galaretta Discours de Villepreux transcrit au mot à mot - 13 oct 2012

 
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Gentiloup
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Inscrit le: 21 Juin 2012
Messages: 2 884

MessagePosté le: Sam 3 Nov 2012, 11:51    Sujet du message: Mgr de Galaretta Discours de Villepreux transcrit au mot à mot - 13 oct 2012 Répondre en citant

Mgr de Galaretta 13 octobre 2012 - Conférence - Journées de la Tradition à VILLEPREUX
           
   

SOURCE audio : http://www.laportelatine.org/mediatheque/audiotheque/audiotheque2012.php
 

Analyse de Mgr de Galarreta sur la crise et le Chapitre d'Ecône
Ce qu'il a dit noir sur blanc

Transcription de la source audio, particulièrement laborieuse, par Gentiloup
Si certains préfèrent avoir le texte sans aucun surlignements ni commentaire final, c'est ici dans les Archives
        
   

Après une demi-heure de discours, Mgr de Galaretta semble annoncer qu'il va parler de la crise, c'est pourquoi j'ai commencé de noter le discours de ce point.
En fait il y a encore une très longue introduction, non dénuée d'intérêt, mais le problème d'un futur accord est abordé après le prochain inter-titre orange.


Donc je vais passer à faire quelques réflexions sur notre dernière et récente  bataille, la bataille que nous avons traversée l'année passée, extrêmement difficile, non pas à cause à vrai dire de l'ennemi qui est le même de toujours, mais à cause des différences qui ont existé entre nous, par ailleurs, tout-à-fait logiques, explicables et humaines, il faut pas se déchirer les vêtements parce que nous découvrons que nous sommes des hommes, nous avons les mêmes limitations que les autres, grâce à Dieu pas les mêmes, je veux dire, les mêmes racines, le péché originel, l'ignorance, la malice, la faiblesse. Mais en tout cas ce qui a fait toute la difficulté de l'année scolaire passée, c'était justement des difficultés, des épreuves, entre nous, chez nous, entre nous, qui sont d'ailleurs les plus difficiles et les plus douloureuses, donc il ne faut pas prendre à la légère, surtout à la naissance de résoudre à la légère, c'est comme un petit conflit familial, il faut bien le résoudre, avec beaucoup de délicatesse, de charité, de prudence, beaucoup de finesse si on veut. Et pour vous dire d'emblée ma pensée puisque dans ces crises on entend beaucoup d'opinions différentes, de voix différentes, il se peut qu'il y ait encore des retombées, je me suis dit au moins que vous connaissiez ma pensée, et donc je vais reprendre rapidement quelques faits pour m'expliquer, faire un petit peu l'historique à partir de la fin de la croisade du Rosaire, puisque cette croisade de prière dont l'objet était d'offrir 12 millions de chapelets, le chiffre a été atteint.

Cette Croisade a été terminée à la Pentecôte cette année. Et c'est à la fin de cette croisade que nous avons pour ainsi dire reçu trois réponses coup sur coup de la part de Rome. A ce moment-là il y avait la proposition d e la Fraternité présentée au mois d' avril. Et c'est donc après la Pentecôte que nous avons reçu d'abord une première réponse de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Et dans cette réponse ils nous disaient clairement qu'ils n'acceptaient pas notre proposition, celle de la Fraternité et ils faisaient plusieurs corrections qui revenaient à nous dire: il faut accepter le Concile Vatican II, il faut accepter la licéité de la nouvelle messe, il faut accepter que c'est le magistère vivant, c'est-à-dire eux qui sont les interprètes authentiques de la Tradition. Donc c'est eux qui disent ce qui est Tradition et ce qui n'est pas Tradition. Il faut accepter le nouveau code etc. Voilà leur réponse. Ensuite, j'estime que c'est aussi une réponse de la part de la Providence, c'est nomination de Mgr Müller. Donc ils ont nommé à la  tête de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et donc Président  de la Commission Ecclesia Dei qui est celle qui a la direction sur tous ceux qui sont rattachés à la Ecclesia Dei et ce sont eux qui avaient les contacts avec la Fraternité Saint-Pie X. Et bien cet évêque qui a été nommé à la tête de ce dicastère qui est Président de la Commission Ecclesia Dei, mis à part qu'il mettait en question plusieurs vérités de foi. Mis à part ça, gardien de la foi! C'est donc disons une vieille connaissance de la Fraternité puisqu'il a été disons, évêque de Ratisbonne. Donc le séminaire de Zaitzkoffen de la Fraternité nous avions eu déjà avec lui des difficultés, des affrontements. Il y a trois ans même il avait menacé un évêque qui allait faire les ordinations à Zaitzkoffen de l'excommunier. En l'occurrence c'était moi. Donc il m'a menacé d'excommunication ainsi que le prêtre qui allait recevoir le sacerdoce. Le nouveau prêtre. Bon, ensuite il a tergiversé. Bon, c'est quelqu'un qui ne nous estime pas, qui ne nous aime pas. C'est clair! C'est quelqu'un qui a déjà dit, ces évêques là ils n'ont qu'une seule chose à faire c'est déposer leur épiscopat dans les mains du Saint-Père et aller dans un couvent. Se renfermer dans un couvent. C'est quand même assez cruel n'est-ce pas? (rires) Et puis il a tout simplement dit que nous n'avions qu'à accepter le Concile et puis c'est tout. Il n'y avait plus rien à discuter. Alors évidemment, alors que nous attendions quand même la lumière du Saint-Esprit, de Dieu, nous avons eu cette réponse. Et puis, avant encore le Chapitre, notre Supérieur général avait écrit au Pape pour savoir si vraiment c'était ça sa réponse, puisqu'une grande partie des problèmes que nous avons traversés c'était parce que il y avait un double message de Rome. Oui, un double message. Bon la réponse de la CDF, oui c'est officiel, ils font leur travail, mais ça n'en tenez pas compte, il faut l'archiver. De toute façon on veut un accord et on veut vous reconnaître tels que vous êtes. Alors évidemment cette réponse de la CDF, cette nomination de Mgr Müller n'allait pas dans ce sens là, dans le sens de ce deuxième message. Alors Mgr Fellay il a écrit directement au Pape pour savoir si c'était vraiment sa réponse, sa pensée et donc pendant la retraite sacerdotale qui a précédé le Chapitre Mgr a reçu cette réponse, c'est la première fois qu'il y a une réponse du Pape à Mgr Fellay. Et Monseigneur nous a dit à table dimanche, après la fin de la retraite, voilà il nous a dit, j'ai reçu une lettre du Pape où il confirme que la réponse de la CDF c'est bien sa réponse qu'il a approuvée, et il rappelle en réduisant à trois points les exigences, les conditions  sine qua non de leur part pour une reconnaissance canonique. Donc 1) reconnaître que c'est le Magistère vivant l'interprète authentique de la Tradition, 2) que le Concile Vatican II est en parfait accord avec la Tradition et qu'il faut l'accepter et 3) accepter la licéité et la validité de la nouvelle messe. Et ils ont mis licéité, en français, probablement il y a un sens un peu ambigu; Ca veut dire simplement "légal", qui a les formes légales. Mais dans un langage canonique ça a un  sens qui est beaucoup plus profond que ça. Ca veut dire que c'est une vraie loi. Qui a force de loi. Pourtant l'Eglise ne peut pas avoir de lois contraires à la foi catholique. Nous avons toujours contesté dans ce sens la légalité de la nouvelle liturgie et de la nouvelle messe. Car elle ne peut pas faire une nouvelle loi, c'est impossible, parce que contraire à la foi. A ce qu'elle démolisse la foi. Donc ils ont bien mis validité et licéité. Autrement dit l'essentiel de notre combat, ce combat des deux cités, des deux esprits, c'est cela qu'il fallait céder, qu'il fallait rompre, qu'il fallait trahir. Alors évidemment à ce point là la divine providence nous avait frayé la ligne du Chapitre. Car c'était Rome qui disait, nous on reste sur le plan doctrinal et vous allez accepter tout ce que vous avez rejeté jusqu'à présent. Et donc ensuite il y a eu le chapitre, je ne peux pas vous donner trop de précisions,  on est  tenu au secret, mais Mgr Fellay nous a déjà fait connaître certaines choses et puis il y a certains aspects qui sont déjà dans la déclaration, des conditions que vous avez déjà connues. Tout ce que je peux vous dire, c'est que la divine Providence nous a assistés pendant le Chapitre d'une façon claire et évidente. Ca s'est très bien passé. Je vous le dis comme ça tout simplement. Nous avons pu parler tranquillement, librement, ouvertement, nous avons pu aborder les problèmes cruciaux même si nous avons du laisser les autres, les affaires, questions  qui étaient prévues. Nous avons pris tout le temps nécessaire pour discuter ça. Et nous avons discuté, nous avons confronté comme il sied entre membres d'une même congrégation, d'une même armée. Il n'y a pas de problèmes. La Fraternité ce n'est pas une école de jeunes-filles quand même, n'est-ce pas? Alors si quelque fois il y a des discussions entre nous, il ne faut pas non plus... Oh, je ne méprise pas les écoles de filles, hein? (rires) C'est pour dire qu'il y ait quelques mâles discussions entre nous, bien, le Cardinal Pie quand il défend des discussions publiques des évêques en France au XIXème siècle, discussions publiques des évêques et il justifie tout ça... Pour vous dire, bon il ne faut pas non plus faire drame, dramatiser certaines choses. Le drame ce serait sur la foi, mais qu'il y ait des discussions d'opportunité, de prudence, des ceci, des cela, il y a des aspects différents, il y a des tempéraments, des situations, c'est compliqué, c'est souvent compliqué. Alors ici on ne peut pas sortir l'épée et couper le nœud gordien et voilà pfff, voilà je résous la question d'un seul coup! Et donc le chapitre s'est passé comme cela, bien! Et je pense que c'est là que nous avons tiré vraiment les leçons, l'utilité des épreuves que nous avons eues. Même si ce n'est pas parfait, encore un autre aspect dont il faut tenir compte. Dans notre vie tout se passe dans l'imperfection, et c'est l'histoire de l'Eglise. Alors il ne faut pas demander une perfection qui n'est pas de ce monde. Il faut quand même avoir les yeux fixés sur l'essentiel, sur ce qui compte et après on peut passer sur beaucoup de choses n'est-ce pas dans la vie. Vous faites pas ça dans vos familles? Sinon rien ne tient dans cette vie.  Certains disent à bien oui, là oui! Il fallait voir la complexité du problème, de la situation. Il fallait dépasser les passions aussi, ça existe, même chez nous! Pour vous dire qu'à mon avis il ne faut pas pinailler sur ces questions-là. Il faut voir si l'essentiel est là, mais à mon avis nous avons vraiment surmonté la crise, nous l'avons dépassée et comme il fallait.  Surtout, par mesures pratiques après les discussions qui nous ont permis de clarifier entre nous les choses, lisser bien les argumenta tous les aspects, arriver à une plus parfaite clairvoyance, lucidité sur la situation ce qui découle justement des épreuves, si on en tire le bénéfice.


Mgr de Galarreta aborde enfin le fond du problème et de sa réelle pensée sur les modalités d'un éventuel ralliement! (NDLR)
Surlignés en rouge les passages qui démontrent le glissement de Mgr de Galarreta vers un préférence pour un accord pratique sans accord sur la foi contrairement aux conclusions du Chapitre de 2006(NDLR)

Donc mis à part cette discussion extrêmement importante et riche nous avons établi les conditions qui pouvaient permettre d'envisager hypothétiquement  une normalisation canonique. Et si vous réfléchissez bien, ce qui a été fait, c'est justement de prendre toute la question doctrinale, liturgique, elle a été mise comme une condition pratique. C'est sûr que comme je vous disais ce n'est pas parfait. Nous avons vu assez rapidement après que ces distinctions entre conditions sine qua non et conditions souhaitables n'étaient pas très justes, n'étaient pas souhaitables. En fait pour nous parmi les conditions que nous avons mis comme souhaitables il y a les conditions sine qua non aussi! Et plutôt d'ordre canoniques, pratiques, concret. Mais en fait ces conditions, la Maison générale les avait déjà exigées à Rome et pour la plupart après des démêlés et des allers et retours, Rome était prête déjà à les concéder. Même actuellement!   En fait le but du Chapitre, son souci c'était de finir, bon pas ce qui est conséquence, à côté, ce qui va s'en suivre, mais l'essentiel que nous n'avions pas bien défini avant, c'est-à-dire dans le cas de figure hypothétique d'un pape, d'un prochain pape qui voudrait vraiment faire un accord avec la Fraternité, quelles sont les conditions d'ordre doctrinal, qui touchent à la doctrine,  à la fidélité à la foi, à la Tradition, à l'enseignement public à la défense publique de la foi, à la confession publique de la foi et même à la résistance publique de ceux qui diffusent les erreurs, aux fauteurs d'erreurs et même aux autorités ecclésiastiques. Eh bien ce sont ces choses-là que nous avons définies avec beaucoup de précision et que nous avons mis dans les deux premières conditions sine qua non. Il est évident que tout est là! Je peux les relire!

La première: "liberté de garder, transmettre et enseigner la sainte doctrine du magistère constant de l'Eglise et de la vérité immuable de la Tradition divine." Voyez ça vous semble sans doute un langage un peu difficile, mais en fait il est très précis, vraiment précis, pour garder, pour que nous ayons la garantie pour penser à une normalisation pour ce pape qui nous reconnaîtrait. Il devrait nous assurer, évidemment dans un accord par écrit de garder, transmettre et enseigner la saine doctrine du magistère constant. Parce que eux ils ont une idée évolutive du magistère, si on dit juste magistère ça ne suffit pas! Si on dit du Magistère de toujours c'est encore douteux dans leur langage. "Et la vérité immuable de la Tradition divine". Pourquoi vérité immuable? Parce que pour eux la Tradition est vivante. Donc vous voyez c'est très précis! Très très précis! D'après les discussions que nous avons eues pendant presque une année et demi avec la commission romaine n'est-ce pas? Je continue donc le premier point: "Liberté de défendre la vérité, corriger, reprendre même publiquement les fauteurs d'erreurs ou nouveautés du modernisme, du libéralisme du Concile Vatican II et de leurs conséquences." Difficilement on peut ajouter quelque chose. Tout y est. Donc il s'agit d'une liberté pour confesser et attaquer publiquement les erreurs, enseigner publiquement les vérités, niées ou dissoutes, mais aussi de nous opposer publiquement à ceux qui diffusent les erreurs, même les autorités ecclésiastiques. Quelles erreurs? Les erreurs modernistes et du concile Vatican II et les réformes issues ou les conséquences ce qui est encore plus grave, ou liturgique ou canonique, tout y est. Même une résistance publique, jusqu'à un certain point au nouveau code de Droit canon. Dans la mesure où il est pénétré de l'esprit collégial, œcuménique, personnaliste etc. Et ensuite le deuxième point: "user exclusivement de la liturgie de 1962", toute la liturgie de 62, pas seulement la messe, tout, même le pontifical. "Garder la pratique sacramentelle  que nous avons actuellement, y compris par rapport aux ordres,  La confirmation et mariage." Là nous avons inclus certains aspects de la pratique sacramentelle. " Et canonique qui nous sont nécessaires, pour vraiment, dans un cas hypothétique d'un accord ou d'une reconnaissance avoir la liberté pratique et réelle dans un cadre qui continuerait à être plus ou moins moderniste. Nous re-ordonnons, nous re-confirmons s'il le faut et puis les mariages nous n'acceptons pas évidemment, par exemple, les nouvelles causes de nullité, certaines.

Ensuite parmi les conditions sine qua non "garanties d'au moins un évêque". Voilà je vous disais il y a des aspects... Ça c'est pas parfait. Non, c'est pas parfait! Mais en fait nous sommes tous d'accord dans la Fraternité qu'il faut demander plusieurs évêques auxiliaires, une prélature, extension des évêques, nous sommes tous d'accord! Il n'y a pas de problème là. Il n'était pas le problème avant, il n'est pas maintenant! Il ne faut pas pinailler avec ça! La différence c'est que nous avons bien défini un problème, parce que ce n'était pas défini et parce qu'il y une ambiguïté de la part de Rome, évidemment!

Ensuite il a été décidé dans ce chapitre extraordinaire que si jamais la Maison générale arrive à quelque chose de valable, d'intéressant, avec ces conditions, dans ces conditions. Dans ce cas-là il y aurait un chapitre, un chapitre délibératif serait convoqué. Délibératif ça veut dire que sa décision lie nécessairement. Il y a un chapitre consultatif, on lui demande conseil et après l'autorité décide librement. Et un chapitre délibératif ça veut dire que la décision prise par la majorité absolue, ça veut dire la moitié plus un, ce qui nous a semblé raisonnable, sa décision sera suivie par la Fraternité. Déjà si à travers des grosses difficultés et mésententes que nous avons eues, le Chapitre a été justement l'occasion de surmonter le jour où nous avons pu parler entre nous comme il fallait, nous avons surmonté les problèmes. Il est sûr que cela constitue une mesure très sage et suffisante pour éventuellement approuver ce qui aurait pu être obtenu.

Car il est presque impossible que la majorité du supérieur de la Fraternité, après discussion franche, analyse à fond de tous les aspects de tous les tenants et aboutissants. Il est impensable que la majorité se trompe. dans la matière de prudence. Et si cela par hasard, par un impossible et bien tant pis, on va faire ce que la majorité pense!

Dans cette vie il n'y a aucune garantie absolue. Parce que à commencer chacun pour soi-même, nous n'avons pas trop de garanties, n'est-ce pas sur ce que nous allons faire demain? Alors c'est largement suffisant pour sortir de la situation de l'impasse où nous étions, car si vous réfléchissez bien, le chapitre a mis exactement les mêmes conditions que Rome, mais dans le sens contraire. Donc il nous exige ça, nous le contraire!

Alors évidemment la possibilité d'un accord s'éloigne et surtout si nous parlons de la réalité le danger, le risque d'un mauvais accord, à mon avis est définitivement écarté. Définitivement, ça ne veut pas dire pour toujours, mais pour cette fois-ci!

Nous avons évité aussi une division. Ça ce n'est pas peu de chose! Fallait quand même y penser, fallait comprendre que nous allions y laisser tous! Dans la Fraternité, dans les congrégations, dans les familles, et comme nous sommes plutôt terribles, dans le combat, nous nous serions entre-déchirés avec une force et une constance... Imaginez? Ça serait ridicule. Que cela... Et grâce à cette compréhension, lucidité, union, décision, même si elle est imparfaite. Cette division qui aurait été presque de déshonneur pour ce que nous défendons, pour la foi, pour la vraie foi, pour ceux qui nous ont précédés, Mgr Lefebvre, Mgr de Castro Mayer. Imaginez? Et ensuite comme je vous dis, c'est grâce à ce que nous avons vécu, les épreuves, les discussions, quelque fois les contradictions que nous sommes arrivés à une meilleure compréhension de la réalité, et à une meilleure définition. La position de la Fraternité est plus précise et lucide maintenant qu'il y a six mois,  Elle est bien meilleure    car nous n'excluons pas la possibilité que la voie choisie par la Providence pour un retour à la foi, si cela doit arriver, que ce soit par la conversion d'abord, que ce soit d'abord par le retour à la doctrine d'un Pape, une partie de cardinaux. Nous n'excluons pas du tout ça, ce n'est pas exclu du tout! Ce n'est pas plus difficile ça que l'autre: que la voie pratique. Mais tout simplement nous nous sommes dits, mettons qu'il n'y a pas cela.   Qu'il n'y a pas un retour de la part de Rome, d'un prochain pape à la Tradition, dans la théologie, dans les principes, dans la foi, dans l'enseignement. Dans ce cas là, mettons que ce pape veut permettre la Tradition, quelles sont les conditions qui nous permettraient dans ce cas-là, hypothétique, d'accepter ou d'arriver à une normalisation canonique? En vu du bien que nous pouvons faire? Qui sont énormes? Ça il ne faut pas le nier non plus! A mon avis c'est une amélioration.

Dans le même sens nous avons bien défini quelles conditions pourraient nous protéger totalement par rapport à la foi et par rapport au combat intégral de la foi. Car enfin, conjecturer sur l'avenir ça relève, soit des prophètes, soit de la divination, n'est-ce pas? Nous ne savons pas ce que le Bon Dieu va nous envoyer. Mais je vous présente un cas de figure, une hypothèse, mettons que demain y a un pape dans la situation actuelle et qui lui-même n'est pas moderniste dans sa pensée, comme c'est le cas aujourd'hui, que ce ne soit pas, dans sa théologie, dans sa pensée, dans son cœur, un moderniste et qu'il veuille vraiment revenir à la Tradition mais qu'il lui manque un peu de conviction? Car si pour résister et vous le savez bien il faut beaucoup de conviction, pour résister à la vraie foi, pour persévérer. Imaginez, pour faire face à tous les modernistes qui infestent partout l'Eglise il faut une conviction vraiment héroïque. Mettons qu'il n'ait pas cette conviction encore, ou qu'il est assez convaincu mais qu'il est faible, qu'il est craintif, qu'il est conditionné. Je vous présente là des réflexions qui sont de l'histoire de l'Eglise. On en a eu des évêques et des papes comme ça! On a eu des papes très bons en doctrine mais qui étaient très mauvais en mœurs et même qui avaient de très mauvaises mœurs et vice et versa! On a eu des papes faibles, on a eu de très bons papes qui se sont trompés. Ils se sont trompés sur des mesures historiques qui ont eu des conséquences énormes. Cette possibilité d'un pape qui lui-même n'aurait pas la conviction, la force ou les moyens pour se redresser lui-même. La situation de l'Eglise, la crise de l'Eglise, la situation de la foi, il pourrait très bien se servir de nous comme fer de lance! Il pourrait nous donner les conditions requises pour que nous puissions, nous, être le fer de lance contre cet abcès! Et d'ailleurs si vous réfléchissez bien, si un pape un jour nous concède ça, c'est lui quand même qui porte le premier coup contre l'édifice du concile Vatican II et de l'Eglise conciliaire! Car il admettrait déjà qu'il contient des erreurs et qu'on peut le réviser et qu'il faut revenir à la Tradition!

Donc aussitôt qu'un pape concéderait ces conditions exigeantes, presque impossibles, à vue humaine, il y a la guerre qui se déchaîne chez eux. Il y a ce que nous appelons, eux aussi, la soi-disant église conciliaire qui est dynamitée! C'est clair!

Fin du texte intégralement retranscrit mot pas mot. La suite est en pointillés. (NDLR)

C'est pour ça que pour nous les questions un peu canoniques etc. nous ont semblé un peu des détails, car si un pape pouvait nous concéder les deux premiers points il est prêt à nous concéder tout. Et nous allons le demander, bien sûr!

Voilà, j'avais beaucoup de choses à vous dire encore évidemment, je pense que je vous ai dit les plus intéressantes.
Une réflexion au sujet de la nécessité et de l'utilité des épreuves. C'est un enseignement catholique, traditionnel et qui est dans l'Ecriture sainte elle-même n'est-ce pas? (...) Ca a été une cure d'humilité.

(...) Il n'y a pas que la foi à regarder, il n'y a pas que la confession de la foi, il y a la vraie charité, il y a la prudence, la force, l'amour de la Sainte Eglise. Nous nous sommes catholiques et nous entendons garder l'amour de la Sainte Eglise catholique. Et il ne suffit pas de garder la foi pour cela.

(...) Et pour finir nous avons trois étoiles pour nous garder. Que ce soit le cardinal Pie, Sainte-Pie X et Mgr Lefebvre. Et vous voyez chacun d'eux adapté à son époque. par un côté ils étaient tout-à-fait adaptés aux besoins de l'Eglise et avec des styles différents, des qualités différentes, mais combien en réalité qui sont exactement les mêmes? Et qui sont précisément celles-là celles qui sont exigées aujourd'hui dans le combat de la foi! Autrement dit nous pourrions tirer une ligne entre le cardinal Pie, Saint-Pie X et Mgr Lefebvre, vous continuez la ligne et vous avez le chemin qu'il faut suivre. C'est exactement ça que ce soit l'aspect doctrinal de la foi, de la sainteté de vie, encore un chapitre, de la prière, de la confession de la foi et la force et la prudence. Voilà nos exemples, il faut absolument que nous les prenions comme modèles. Pour ainsi dire la ligne est toute tracée, spécialement aujourd'hui samedi 13 octobre, anniversaire de l'apparition à Fatima où il y a eu le miracle du soleil etc.
 
   
        
 
        
           
 
   

Juste quelques petites réflexions par GL.


Si  le préalable doctrinal n'est pas exclu, on sent nettement que c'est la solution pratique sans accord doctrinal qui est privilégiée:

 
        
Citation:
"car nous n'excluons pas la possibilité que la voie choisie par la Providence pour un retour à la foi, si cela doit arriver, que ce soit par la conversion d'abord, que ce soit d'abord par le retour à la doctrine d'un Pape, une partie de cardinaux. Nous n'excluons pas du tout ça, ce n'est pas exclu du tout! Ce n'est pas plus difficile ça que l'autre: que la voie pratique. Mais tout simplement nous nous sommes dits, mettons qu'il n'y a pas cela." (Mgr de Galarreta)



Passons sur le côté hypothétique,  d'un pape éventuel faible et timide, mais très bien quand même, qui attendrait la FSSPX comme le chevalier blanc de la Tradition pour venir le libérer des assaillants libéro-modernistes ... Rappelez-vous d fameux site "soutien à Benoît XVI!" Émanation du GREC.
   
        

        
           
 
   
Car le coup du bon pape assailli on nous l'a déjà servi, malgré la Mosquée Bleue, malgré les cultes dans les synagogues et les temples protestants, et les rencontres panthéonesques etc.
 
Après tout dans le domaine de l'imagination toutes les élucubrations sont permises!
   
Mais pour la partie concrète de ce discours il est plus facile d'imaginer :
Citation:
"Qu'il n'y a pas un retour de la part de Rome, d'un prochain pape à la Tradition, dans la théologie, dans les principes, dans la foi, dans l'enseignement. Dans ce cas là, mettons que ce pape veut permettre la Tradition, quelles sont les conditions qui nous permettraient dans ce cas-là, hypothétique, d'accepter ou d'arriver à une normalisation canonique? En vu du bien que nous pouvons faire? Qui sont énormes? Ça il ne faut pas le nier non plus! A mon avis c'est une amélioration." (Mgr de Galarreta Villepreux)
        


Mgr de Galarreta souhaite un accord avec Rome, comme s'il s'agissait d'un accord entre partenaires égaux. Or il est évident qu’un accord avec Rome ne peut pas être conclu d’égal à égal, mais d’inférieurs à supérieurs, une fois l'accord signé, la FSSPX se trouverait de facto sous autorité romaine. Il faut parler de conversion, non d'accord, selon ce que dit Don Thomas d'Aquin.

Et voici l’avertissement de bon sens de Mgr Lefebvre pour cette sorte de tentation:
Citation:

(Fideliter n°70) : « Et d’abord de quelle Eglise parle-t-on ? Si c’est de l’Eglise conciliaire, il faudrait que nous qui avons lutté contre elle pendant vingt ans parce que nous voulons l’Eglise catholique, nous rentrions dans cette Eglise conciliaire pour soi-disant la rendre catholique. C’est une illusion totale. Ce ne sont pas les sujets qui font les supérieurs, mais les supérieurs qui font les sujets. »  - Monseigneur Lefebvre.



Dernière édition par Gentiloup le Mer 7 Nov 2012, 21:16; édité 8 fois
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MessagePosté le: Sam 3 Nov 2012, 11:51    Sujet du message: Publicité

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Alix
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MessagePosté le: Sam 3 Nov 2012, 14:47    Sujet du message: Mgr de Galaretta Discours de Villepreux transcrit au mot à mot - 13 oct 2012 Répondre en citant

C'est incroyable, non seulement c'est lourd, fumeux, mais rien ne tient dans ses arguments,tout est démontable point par point, une histoire racontée aux tradis... S'en est lamentable...Le sauvetage ne viendra que de Mgr Williamson et peut-être de Mgr Tissier (espérons, prions)

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Alix
Membre

Hors ligne

Inscrit le: 23 Juil 2012
Messages: 1 049
Localisation: montagne

MessagePosté le: Sam 3 Nov 2012, 14:47    Sujet du message: Mgr de Galaretta Discours de Villepreux transcrit au mot à mot - 13 oct 2012 Répondre en citant

Merci Gentiloup !

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Chrysogonus
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Inscrit le: 08 Juil 2012
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MessagePosté le: Sam 3 Nov 2012, 15:30    Sujet du message: Mgr de Galaretta Discours de Villepreux transcrit au mot à mot - 13 oct 2012 Répondre en citant

TRAVAIL IMPRESSIONNANT (la transcription) pour une conférence aussi longue.

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 16:59    Sujet du message: Mgr de Galaretta Discours de Villepreux transcrit au mot à mot - 13 oct 2012

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