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Les techniques de la subversion appliquée par Rome contre la FSSPX

 
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Gentiloup
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MessagePosté le: Mar 13 Nov 2012, 19:26    Sujet du message: Les techniques de la subversion appliquée par Rome contre la FSSPX Répondre en citant

dimanche 11 novembre 2012 1 - Commentaire du sermon de Mgr Fellay du 2 septembre 2012


Commentaire du sermon de Mgr Fellay 
 du 2 septembre 2012 

 
Première partie  

 
par Michael 

 

 

Mgr Lefebvre dans son sermon du 29 juin 1982 évoque la Passion de l’Eglise, défigurée par les hommes d’Eglise ; Mgr Fellay, dans un sermon au Mouvement Catholique des Familles, le 2 septembre 2012, poursuit cette métaphore et l’utilise pour justifier son attitude avec Rome. Qu’en penser ?


Le site Antimodernisme a publié une étude sur le sujet au moment même où nous avions réuni quelques éléments de réflexion allant exactement dans le même sens. Nous nous contenterons d’ajouter quelques remarques. 
Antimodernisme.info


Mgr Lefebvre reprend la distinction classique entre les hommes d’Eglise et l’Eglise divine sainte. 

«L’église est divine, l’Eglise est humaine. […] Nous aussi, à travers les plaies de l'Eglise, à travers les difficultés, la persécution que nous subissons, même de la part de ceux qui ont une autorité dans l'Eglise, n'abandonnons pas l'Eglise, aimons-la comme notre mère, servons-la toujours, et cela malgré les autorités s'il le faut. Malgré ces autorités qui nous persécutent à tort, continuons notre chemin : nous voulons maintenir la Sainte Eglise catholique et romaine, nous voulons la continuer et nous la continuons par le sacerdoce, le sacerdoce de Notre-Seigneur Jésus-Christ, par les vrais sacrements de Notre-Seigneur Jésus-Christ, son vrai catéchisme. » Mgr Lefebvre, sermon du 29 juin 1982 cité par l’Abbé Lorans dans le n°137 de Nouvelles de Chrétienté .


Les hommes d’Eglise modernistes sont appelés par Mgr Lefebvre "les autorités", "Rome", "l’Eglise conciliaire". Il parlera d’"Eglise hérétique", "schismatique" : Mgr Lefebvre le 29 juillet 1976 dit :
« L'Eglise qui affirme de pareilles erreurs est à la fois schismatique et hérétique. Cette Eglise conciliaire n'est donc pas catholique. Dans la mesure où le Pape, les évêques, prêtres et fidèles, adhèrent à cette nouvelle Eglise, ils se séparent de l'Eglise catholique. L'Eglise d'aujourd'hui n'est la véritable Eglise que dans la mesure où elle continue et fait corps avec l'Eglise d'hier et de toujours. La norme de la foi catholique, c'est la Tradition. »  Il s’agit évidemment des hommes d’Eglise qui sont hérétiques, l’Eglise catholique ne pouvant être hérétique !


Le solide bon sens de Mgr Lefebvre lui permettait d’affirmer qu’obéir à Rome, signer un compromis avec elle sans accord doctrinal, ce serait la mort de la Tradition. « Le Pape est plus œcuméniste que jamais. Toutes les idées fausses du concile continuent de se développer… Il est donc absolument inconcevable que l’on puisse accepter de collaborer avec une hiérarchie semblable. » (Mgr Lefebvre, Fideliter Janv. 1991, p. 4)


« Le jour où ils reconnaîtront de nouveau Notre Seigneur Roi des peuples et des nations, ce n’est pas nous qu’ils auront rejoint, mais l’Eglise catholique dans laquelle nous demeurons » (Mgr Lefebvre, conférence de Flavigny, déc. 1988 ; Fideliter n° 68 p. 16). Enfin, souvenons-nous de la célèbre déclaration de Mgr Lefebvre de 1974 qui marquait clairement cette distinction entre l’Eglise de toujours et l’Eglise occupée.


La Passion de l’Eglise vue par Mgr Fellay 

 
Mgr Fellay écrit : « Chez nous aussi, certains disent :"On n'a rien à faire avec ces gens là ! Pourquoi veut-on discuter avec Rome ? Cela ne sert à rien ! C'est démolir la foi ! etc." Je leur réponds : "Non, attention !" Le fait d'aller à Rome ne veut pas dire qu'on est d'accord avec eux. Mais, c'est l'Eglise. Et c'est la vraie Eglise. En rejetant ce qui ne va pas, il ne faut pas tout rejeter. Cela reste l'Eglise une, sainte, catholique, apostolique. Certes ce n'est pas facile à concilier, mais il faut faire très attention, lorsqu'on rejette certaines choses, à ne pas tout rejeter. De même que lorsqu'on accepte la réalité de la mort de Notre Seigneur sur la Croix, il ne faut pas dire qu'il n'est pas Dieu. Et ainsi lorsqu'on rejette le mal qui se trouve dans l'Eglise, il ne faut pas en conclure que ce n'est plus l'Eglise. Il y a de grandes parties qui ne sont plus l'Eglise, oui ! Mais pas tout ! C'est un grand mystère. »

Mgr Fellay n’opère pas clairement la distinction entre les hommes d’Eglise modernistes et l’Eglise sainte, fidèle à la Tradition. La Tradition constitue l’unité de l’Eglise par la Foi. Alors évidemment, sans distinction, on arrive à des affirmations de Mgr Fellay vraiment surprenantes :


- Mgr Fellay déclare, page 20 de Nouvelles de chrétienté : [Rome,] « Mais, c'est l'Eglise. Et c'est la vraie Eglise. » C’est exactement l’inverse de ce que dit Monseigneur Lefebvre : « Rome est dans l’apostasie. On ne peut plus avoir confiance dans ce monde-là, Il a quitté l’Église, Ils ont quitté l’Église, Ils quittent l’Église. C’est sûr, sûr, sûr. »


- Mgr Fellay déclare : « En rejetant ce qui ne va pas, il ne faut pas tout rejeter. » Que faut-il garder alors ? L’idée que le pape est le pape ? Nous le voulons bien. Mais chez Mgr Fellay, ce n’est pas seulement cela qu’il faut garder. Il faut aussi mieux considérer le concile Vatican II : le texte composé et présenté à Rome par Mgr Fellay, le 15 avril 2012, en vue de l’accord qui devait être signé, affirme : « Vatican II à son tour, illumine certains aspects de la vie et de la doctrine de l'Eglise qui étaient présents en elle, sans être encore formulés. » (Abbé Pfluger, conférence à Saint Joseph des Carmes.)


- Mgr Fellay déclare : « Il y a de grandes parties qui ne sont plus l'Eglise, oui ! Mais pas tout ! »
Distinguons : si cette phrase signifie qu’il y a encore dans l’Eglise conciliaire des personnes de bonne volonté qui gardent la foi et essayent de tout leur cœur de se sanctifier, nous sommes d’accord.
Si cette phrase est une allusion à des prélats qui en secret seraient traditionalistes, ou bien si cette phrase est une allusion au Saint Père, soi-disant « d’esprit traditionnel », qui veut nous « réintégrer », nous ne sommes plus d’accord sur ce que cette phrase implique… Ces prélats et le pape célèbrent la nouvelle Messe fabriquée par le franc-maçon reconnu Mgr Bugnini. Ils approuvent les hérésies de Vatican II sur la liberté religieuse, l’œcuménisme, etc. Ces prélats attaquent l’Eglise et lui font du mal objectivement, même si nous ne connaissons pas leurs intentions, qui sont peut-être bonnes, chez certains d'entre eux. Peut-être font-ils encore partie de l’Eglise, comme des gens en état de péché mortel font encore partie du Corps de l’Eglise (tout en ne faisant plus partie de l’âme de l’Eglise).   Peut-être même, pour certains, qu'ils sont encore en état de grâce, car remplis de bonne volonté et complètement aveuglés ? Si c'est le cas, ils sont  très peu nombreux à notre avis, car la franc-maçonnerie est partout au Vatican, d'après la liste Pecorelli des prélats franc-maçons, publiée en 1978.  Cela n'empêche pas que ces hypothétiques quelques-uns qui seraient peut-être remplis de bonnes intentions, tuent objectivement les âmes. Nous ne sommes pas obligés d’obéir à toutes leurs invitations, si elles nuisent au bon combat, comme c'est le cas à présent, ni de passer des accords avec eux. Ils ne sont pas de l'Eglise, du point de vue des quatre marques de la véritable Eglise qui  sont l'unité, la sainteté, la catholicité, l'apostolicité : ils n'ont plus d'unité de doctrine, chacun a la sienne. Il n'ont plus la sainteté : ils disent une Messe qui offense Dieu et professent une doctrine qui conduit les âmes à la damnation. Ils luttent contre la catholicité (= universalité) de l'Eglise car ils ont perdu l'apostolicité, puisqu'ils pensent que les personnes des autres religions n'ont plus besoin de se convertir.


Mgr Fellay déclarait il y a quelques mois : « Mais je pense réellement que la préoccupation principale parmi nous est plutôt la question de la confiance dans les autorités romaines, avec la crainte que ce qui pourrait arriver soit un piège. Personnellement, je suis convaincu que ce n’est pas le cas. […] Chez nous, on se méfie de Rome, parce qu’on a subi trop de déconvenues, c’est pourquoi l’on pense qu’il peut s’agir d’un piège. Il est vrai que nos ennemis peuvent songer à utiliser cette offre comme un piège, mais le pape qui veut vraiment cette reconnaissance canonique, ne nous la propose pas comme un piège. […] Oui c’est le pape qui le veut, et je l’ai dit à plusieurs reprises. J’ai suffisamment d’éléments précis en ma possession pour affirmer que ce que je dis est vrai, bien que je n’aie pas eu de relations directes avec le pape, mais avec ses proches collaborateurs. » n°256 de DICI du 8 juin 2012.


Ces déclarations de Mgr Fellay sont à mettre en parallèle avec celles de Mgr Lefebvre à propos du même homme, Benoit XVI-Cardinal Ratzinger. Mgr Lefebvre déclarait : «Personnellement, j’allais avec la méfiance… J’ai toujours eu un sentiment de méfiance et je dois avouer que j’ai toujours la pensée que tout ce qu’ils font, c’est pour arriver à nous réduire à accepter le Concile et à accepter les réformes postconciliaires. » (conférence de presse de la veille des sacres épiscopaux)


Le parallèle est frappant : 

 
Mgr Lefebvre a arrêté toute discussion stérile avec Rome et a sacré 4 évêques.

Mgr Fellay négocie avec Rome depuis plus de 10 ans, en secret, et exclut l’un des 4 évêques de la FSSPX.


On voit la différence !



 
Le manque de prudence de Mgr Fellay dans les discussions avec Rome s’explique par ses conceptions erronées sur l’Eglise 

● Mgr Lefebvre a aussi été trompé par Rome, il a rétracté bien vite sa signature et a sacré 4 évêques en 1988. Puis il a sagement tiré les conclusions pour éviter d’éventuels futurs problèmes. Mgr Lefebvre déclarait : « Nous n'avons pas la même façon de concevoir la réconciliation. Le cardinal Ratzinger la voit dans le sens de nous réduire, de nous ramener à Vatican II. Nous, nous la voyons comme un retour de Rome à la Tradition. On ne s'entend pas. C'est un dialogue de sourds. Je ne peux pas beaucoup parler d'avenir, car le mien est derrière moi. Mais si je vis encore un peu, et en supposant que d'ici un certain temps Rome fasse un appel, qu'on veuille nous revoir, reprendre langue, à ce moment-là, c'est moi qui poserai les conditions. Je n'accepterai plus d'être dans la situation où nous nous sommes trouvés lors des colloques. C'est fini. Je poserai la question au plan doctrinal : "Est-ce que vous êtes d'accord avec les grandes encycliques de tous les papes qui vous ont précédés ? Est-ce que vous êtes d'accord avec Quanta Cura de Pie IX, Immortale Dei, Libertas Praestantissimum de Léon XIII, Pascendi de Pie X, Quas Primas de Pie XI, Humani generis de Pie XII ? Est-ce que vous êtes en pleine communion avec ces papes et avec leurs affirmations ? Est-ce que vous acceptez encore le serment antimoderniste ? Est-ce que vous êtes pour le règne social de Notre Seigneur Jésus-Christ ? Si vous n'acceptez pas la doctrine de vos prédécesseurs, il est inutile de parler. Tant que vous n'aurez pas accepté de reformer le Concile, en considérant la doctrine de ces papes qui vous ont précédé, il n'y a pas de dialogue possible. C'est inutile ». Fideliter n° 66 - Septembre 1988.
Evidemment par "inutile", Mgr Lefebvre entend aussi "dangereux" pour la FSSPX et pour l’Eglise puisqu’à chaque discussion, ce sont des ralliements à la Rome moderniste qui s’opèrent.


● Malgré l’expérience de Mgr Lefebvre et contre son enseignement, Mgr Fellay persévère dans la voie d’un accord pratique sans unité doctrinale avec Rome. La "négociation-discussion-rencontre" secrète obligatoire avec Rome devient un nouveau charisme de la FSSPX, un nouveau dogme auquel tout chrétien doit croire s’il ne veut pas être [Modéré]. Mgr Fellay déclare : « Si le Pape m'appelle, j’y vais. Tout de suite. Ou plutôt, je cours. C'est certain. Par obéissance. Par obéissance filiale à l'égard du chef de l'Église. » (Trente jours, n°9). L’Abbé Pfluger a la même obsession de la discussion avec la Rome moderniste :
« - le journaliste : Comme vous paraissez si peu disposé au compromis, pour quelle raison discutez-vous encore avec la Congrégation pour la doctrine de la Foi ?
- L’Abbé Pfluger : Parce que le pape et Rome sont des réalités qui appartiennent à la foi. » (entretien de Kirchliche Umschau, octobre 2012)


On peut reconnaître le pape, ne pas être [Modéré] et comprendre que les discussions avec Rome sont devenues mauvaises. En effet, nous sortons de plusieurs années de discussions théologiques stériles qui ont montré des divergences doctrinales irréductibles. Dès lors, la discussion ne peut être qu’une négociation pratique qui engendrera, si elle aboutit, une « communion » avec des modernistes. Il est mauvais de vouloir être « en communion » avec des hérétiques.


Il faut rappeler que le souverain pontife est moderniste et que le modernisme est « l’égoût collecteur de toutes les hérésies », dit saint Pie X. Mgr Fellay fait passer le dialogue avec les modernistes avant le bien du combat de la foi, combat mené en ce moment principalement par la Fraternité : « Pour le bien commun de la Fraternité nous préfèrerions de loin la solution actuelle de statu quo intermédiaire mais manifestement Rome ne le tolère plus. » (Mgr Fellay le 14 avril 2012 dans sa lettre aux trois évêques.) Mgr Fellay ne distinguant pas la Rome moderniste d’une part, de la sainte Institution de la Papauté salie par un pape légitime mais infidèle d’autre part, se met à obéir sans aucun bon sens ni discernement aux injonctions d’un progressiste.
Quand on discute avec Rome, on discute avec la secte moderniste qui a pris le pouvoir et qui ne cherche qu’à nous anéantir (cf. Mgr Müller). Et ces discussions imprudentes avec les progressistes ont déjà porté leurs fruits vénéneux puisqu’un évêque et de nombreux prêtres (à qui on n’a fait aucun reproche doctrinal) sont exclus de la FSSPX !


Un manque de bon sens et le surnaturalisme de Mgr Fellay 

Thomas Audet pour le site Stageiritès écrit « Rappelons encore que Mgr Fellay répondait aux objections des trois autres évêques contre l’accord pratique en leur écrivant que ceux-ci manquaient de surnaturel. Nous pourrions bien pointer là du doigt un des éléments majeur de la "crise" : un certain surnaturalisme [de Mgr Fellay] détaché des fondements de la Prudence naturelle et surnaturelle, faisant fi du Réel rationnel et théologique. »


Mgr Fellay dans son sermon du 2 septembre 2012 dit l’énormité suivante : « Ces évêques qui nous racontent toutes sortes d’hérésies, comment est-ce qu’ils peuvent nous donner la foi ? Eh oui ! Comment ce Jésus qui meurt, peut-Il être Dieu ? »


Avec un peu de bon sens, il est évident que le Christ, qui est la sainteté même, ne peut être comparé aux prélats modernistes qui négocient avec la Fraternité ! De plus ces prélats ne donnent plus la foi aux fidèles. C’est en combattant contre eux que nous arrivons à la garder.


Avec un peu de bon sens, il est évident qu’on ne cherche pas à se mettre, par une normalisation canonique, sous l’autorité d’un pape moderniste en affirmant qu’on continuera à lui désobéir en le critiquant !


Avec un peu de bon sens, il est évident que prévoir comme condition incontournable pour se rallier d’avoir au moins un évêque est inepte.
Conclusion 

 
D’une part, Mgr Lefebvre dit : « Rome a perdu la foi, mes chers amis. Rome est dans l’apostasie. Ce ne sont pas des paroles, ce ne sont pas des mots en l’air que je vous dis. »

D’autre part, Mgr Fellay déclare : « Ces évêques qui nous racontent toutes sortes d’hérésies, comment est-ce qu’ils peuvent nous donner la foi ? Eh oui ! »


On voit la différence ! Pour Mgr Lefebvre, ils sont dans l’apostasie et pour Mgr Fellay, ils nous donnent la foi !


La suite de cet article paraîtra prochainement 




Publié par InDomino Speravi à l'adresse 21:46

http://www.blogger.com/share-post.g?blogID=7409539905848292580&postID=8…


http://aveclimmaculee.blogspot.fr/search/label/Commentaire%20du%20sermon%20…




mardi 13 novembre 2012 Commentaire du sermon de Mgr Fellay du 2 septembre 2012 Deuxième partie


    
Commentaire du sermon de Mgr Fellay    
du 2 septembre 2012    

    

Deuxième partie     

    
par Michael    

 
   
   

    
Un pape d'esprit traditionnel ?    

    
Rappelons l’objet de notre premier article : nous avions évoqué un sermon de Mgr Fellay au Mouvement Catholique des Familles, le 2 septembre 2012. Mgr Fellay comparait la Passion du Christ et la Passion de l’Eglise, comparaison servant à justifier ses discussions-négociations avec Rome en vue d’une "reconnaissance canonique". Du fait que le pape est le pape, Mgr Fellay fait de la négociation permanente et secrète avec Rome une nouvelle obligation morale de la Fsspx sans considérer le mal engendré par ces conciliabules avec des modernistes, modernistes qui ne cherchent qu’à diviser les traditionalistes pour mieux régner. Nous allons maintenant étudier que vouloir faire du dialogue avec Rome (occupée par les modernistes) une obligation surnaturelle, c’est méconnaître les techniques de base de la subversion.

    
La subversion est une réalité et une technique à connaître    

    
Dans sa conférence du 2 septembre 2012, Mgr Fellay déclare : « La foi de l’Eglise nous oblige à professer ce que nous disons dans le Credo : "Je crois en l’Eglise, une, sainte." Nous le disons et nous ne parlons pas d’une Eglise en l’air ! Nous parlons de l’Eglise qui est là, réelle, devant nous, avec une hiérarchie, avec un pape. » Mgr Fellay fait passer les anti-accordistes pour des sédévacantistes et/ou des rêveurs utopistes qui voudraient une Eglise idéale. Il justifie les négociations incessantes et secrètes avec Rome depuis plus de 10 ans par le fait que le pape est le pape et l’Eglise, l’Eglise. Et alors ? Reconnaître la légitimité du pape et des évêques, au contraire, c’est comprendre que le mal est profond puisque la tête de l’Eglise est si malade. Il convient alors prudemment de ne pas se mettre sous la coupe de modernistes afin justement de permettre un jour un retour des hommes d’Eglise à la Tradition conservée. Les saints ont toujours recommandé de se mettre à l’écart des hérétiques. Voir notre article : http://aveclimmaculee.blogspot.fr/2012/11/quelle-attitude-adopter-avec-un.h…
Mgr Lefebvre lui-même recommandait aux fidèles de ne pas coudoyer les "ralliés". Comment négocier sans cesse avec Rome des protocoles d’accord (on en est à des dizaines de moutures différentes depuis 10 ans) et interdire aux prêtres de la Fsspx de passer des accords avec les évêques diocésains comme en Corse ? Comment aspirer à une régularisation canonique avec Rome et interdire aux fidèles de la Fsspx de fréquenter les centres de messes "ralliés" à coté de chez eux ?


La technique du dialogue permanent    

    

    
Il faut avoir en tête les techniques de subversion qui expliquent justement la situation actuelle : l’Eglise est occupée par des libéraux qui ont réussi à obtenir plusieurs papes à leur solde. Les travaux de l’Abbé Villa (cf. le site Chiesa viva) ou d’Epiphanius éclairent sur la nature de nos interlocuteurs.

Le Séducteur, comme dans la Genèse, cherche le dialogue. Si la personne est assez présomptueuse pour se croire assez forte pour discuter et persévérer dans ses convictions, alors le Séducteur peut gagner la partie. L’intimidation alternera avec la bonhomie, des signaux contradictoires seront envoyées, etc. A la longue, l’habitude de la fréquentation mutuelle peut modifier les points de vue. Mais c’est le plus rusé qui gagne.


Une technique de la manipulation est l’usure : ainsi l’Abbé de la Rocque nous apprend que lors des discussions entre Rome et la Fsspx, ce sont des dizaines de protocoles d’accord qui ont été soumis à signature de la Fsspx. Rome utilisait la surprise et sortait à l’improviste des propositions. Le vin et la bonne chère étaient mis à contribution. Rappelons ce que l’Abbé de la Rocque déclarait dans sa conférence du 30 mars 2012
 
Citation:


«  Et donc effectivement, de réunion en réunion, nous avions ces textes d'adhésion reformulés sans arrêt qui réapparaissaient soit sur la table soit quelques fois carrément sous la table à l'issu d'un repas bien arrosé avec Mgr Pozzo qui, par en dessous, disait “et vous pensez quoi de ce papier ? »





Une des techniques de la subversion est de culpabiliser l’adversaire.    

Ainsi, les autorités de la Fsspx ont toujours peur d’être en dehors de l’Eglise, d’être schismatiques, d’être accusées de [Modéré]. L’Abbé Niklaus Pfluger souffre de ne pas être reconnu par le droit canon moderniste :
 
Citation:


« Quant à nous [la FSSPX], nous souffrons aussi d’un défaut, du fait de notre irrégularité canonique. Ce n’est pas seulement l’état de l’Eglise postconciliaire qui est imparfait, le nôtre l’est aussi. » (Entretien de Kirchliche Umschau octobre 2012.)


L’abbé Pfluger met sur le même plan le problème de l’Eglise conciliaire (la perte de la foi est appelée "imperfection" !) et le "problème" de la Fsspx (qui est une réponse providentielle au problème de l’Eglise). Mgr Lefebvre l’a souvent dit : le problème ce n’est pas nous, c’est Rome !


Il faut arrêter de se croire en dehors de l’Eglise. La Tradition aussi est une œuvre d’Eglise, nous sommes d’Eglise. Mgr Lefebvre déclarait très clairement :
 
Citation:


« L’Église visible se reconnaît aux signes qu’elle a toujours donnés pour sa visibilité : elle est une, sainte, catholique et apostolique. Je vous demande : où sont les véritables marques de l’Église ? Sont-elles davantage dans l’Église officielle (il ne s’agit pas de l’Église visible, il s’agit de l’Église officielle) ou chez nous, en ce que nous représentons, ce que nous sommes ? Il est clair que c’est nous qui gardons l’unité de la foi, qui a disparu de l’Église officielle. Un évêque croit à ceci, l’autre n’y croit pas, la foi est diverse, leurs catéchismes abominables comportent des hérésies. Où est l’unité de la foi dans Rome ? Où est l’unité de la foi dans le monde ? C’est bien nous qui l’avons gardée. L’unité de la foi réalisée dans le monde entier c’est la catholicité. Or, cette unité de la foi dans le monde entier n’existe plus, il n’y a donc plus de catholicité pratiquement […] L’apostolicité ? Ils ont rompu avec le passé. S’ils ont fait quelque chose, c’est bien cela. Ils ne veulent plus de ce qui s’est passé avant le concile Vatican II [...] L’apostolicité : nous, nous sommes rattachés aux apôtres par l’autorité. Mon sacerdoce me vient des apôtres ; votre sacerdoce vous vient des apôtres. Nous sommes les fils de ceux qui nous ont donné l’épiscopat. Mon épiscopat descend du saint pape Pie V et par lui nous remontons aux apôtres. Quant à l’apostolicité de la foi, nous croyons la même foi que les apôtres. Nous n’avons rien changé et nous ne voulons rien changer. Et puis, la sainteté. On ne va pas se faire des compliments ou des louanges. Si nous ne voulons pas nous considérer nous-mêmes, considérons les autres et considérons les fruits de notre apostolat […] Tout cela montre que c’est nous qui avons les marques de l’Église visible. S’il y a encore une visibilité de l’Église aujourd’hui, c’est grâce à vous. Ces signes ne se trouvent plus chez les autres. Il n’y a plus chez eux d’unité de la foi, or c’est la foi qui est la base de toute visibilité de l’Église. La catholicité, c’est la foi une dans l’espace. L’apostolicité, c’est la foi une dans le temps, et la sainteté, c’est le fruit de la foi, qui se concrétise dans les âmes par la grâce du Bon Dieu, par la grâce des sacrements. » (Fideliter n° 66, novembre-décembre 1988.)







Il faut arrêter de quémander une reconnaissance canonique de la part de prélats libéraux et souvent francs-maçons. Nous sommes dans l’Eglise, il n’y a jamais eu d’excommunication, et Mgr Lefebvre a sacré des évêques dans l’obéissance à la Tradition de l’Eglise. Il faut comprendre que notre irrégularité canonique est plutôt une bonne chose puisque l’Eglise est occupée au sommet par des adversaires de NSJC.
 
Citation:


«C’est donc un devoir strict pour tout prêtre (et tout fidèle) voulant demeurer catholique de se séparer de cette Eglise conciliaire, tant qu’elle ne retrouvera pas la tradition du Magistère de l’Eglise et de la foi catholique.» (Mgr Lefebvre, Itinéraire spirituel, 1990, p. 31)





Tant qu’il n’y a pas un pape traditionnel, la communion avec Rome n’est pas la communion avec la Rome éternelle mais avec des libéraux modernistes.


                             La franc-maçonnerie au Vatican


Mgr Lefebvre était très catégorique :
 
Citation:


« Et plus les choses s’éclairent, et plus nous nous apercevons que ce programme qui a été élaboré dans les loges maçonniques – tout ce programme, toutes ces erreurs ont été élaborées dans les loges maçonniques – et bien on s’aperçoit tout doucement et avec des précisions de plus en plus grandes qu’il y a tout simplement une loge maçonnique au Vatican. Et que maintenant quand on se trouve devant un secrétaire de congrégation ou un cardinal qui se trouvent assis dans le siège ou dans le bureau où se trouvaient de saints cardinaux, des cardinaux qui avaient la foi de l’Église et qui défendaient la foi de l’Église et qui étaient des hommes d’Église, et bien on se trouve devant un franc-maçon ! Alors est-ce que c’est la même chose ? » Conférence donnée aux séminaristes d'Écône, 1978.





La subversion satanique    

Voici ce que déclare au journaliste Paolo Rodari, en 2010, le Père Gabriele Amorth, exorciste officiel du Vatican, maintenant à la retraite :

 
Citation:


« - Le journaliste : Des satanistes au Vatican?
- Le Père Amorth : Oui, même au Vatican il y a des membres des sectes sataniques.
- Le journaliste  Qui est impliqué? De simples prêtres ou des laïcs?
- Le Père Amorth : Il y a des prêtres, prélats et même des cardinaux.
- Le journaliste : Pardonnez-moi, Père Gabriel, mais comment le savez-vous ?
- Le Père Amorth : Je l’ai su par des personnes qui ont eu à en connaître directement. Et, plusieurs fois, je l’ai entendu confesser par le diable lui-même, soumis lors des exorcismes.
- Le journaliste : Le pape est au courant?
- Le Père Amorth : Bien sûr, je l’ai informé ! Mais il fait ce qu’il peut. C’est une chose effrayante. Gardez à l’esprit également que le pape Benoît XVI est allemand, un pays très hostile à ces choses. En Allemagne, il n’y a pratiquement pas d’exorcistes, mais j’ai eu l’occasion de parler trois fois au Pape quand il était encore préfet de la congrégation pour la Doctrine de la foi. Si je me décide à évoquer ces propos, c’est qu’en soi, ils sont d’une importance capitale pour comprendre la situation actuelle de l’Eglise : on ne peut pas comprendre la crise de l’Eglise sans admettre que la phrase de Paul VI sur les « fumées de Satan » qui ont envahi l’Eglise n’est pas simplement une manière poétique de s’exprimer. »





Ces affirmations sont confirmées noir sur blanc par écrit, dans le livre du Père Amorth, Confessions : Mémoires de l'exorciste officiel du Vatican, Michel Lafon, 2010.


Conclusion    

    
Mgr Lefebvre disait : 
Citation:
« Et que maintenant quand on se trouve devant un secrétaire de congrégation ou un cardinal qui se trouvent assis dans le siège ou dans le bureau où se trouvaient de saints cardinaux, des cardinaux qui avaient la foi de l’Église et qui défendaient la foi de l’Église et qui étaient des hommes d’Église, et bien on se trouve devant un franc-maçon ! Alors est-ce que c’est la même chose ? »


Le Premier Assistant de la Fsspx déclare :
 
Citation:


« Nous souffrons aussi d’un défaut, du fait de notre irrégularité canonique. Ce n’est pas seulement l’état de l’Eglise postconciliaire qui est imparfait, le nôtre l’est aussi »





On voit la différence !


mercredi 14 novembre 2012 3 - Commentaire du sermon de Mgr Fellay du 2 septembre 2012 - Troisième et dernière partie




Commentaire du sermon de Mgr Fellay  
du 2 septembre 2012  
  


  
Troisième et dernière partie   

  

par Michael






  

  
Rappelons l’objet de nos deux premiers articles [première partie / deuxième partie] : nous avons évoqué un sermon de Mgr Fellay au Mouvement Catholique des Familles, le 2 septembre 2012. Mgr Fellay comparait la Passion du Christ et la Passion de l’Eglise, comparaison servant à justifier ses discussions-négociations avec Rome en vue d’une "reconnaissance canonique".

Les autorités de la FSSPX aiment aussi à employer la métaphore géographique et évoquent sans cesse "la ligne de crête".


L’autre métaphore "tendance" est celle de l’équilibriste  

La deuxième métaphore dont abusent les dirigeants de la FSSPX est le fameux « Equilibre sur la ligne de crête » (Nouvelles de Chrétienté, page 17 n°137, intertitre de l’abbé Lorans). Etre catholique devient un exercice d’équilibre de funambulisme : il ne faudrait tomber ni dans le [Modéré], ni dans la compromission avec le modernisme. Cette métaphore donne une curieuse image du catholique traditionnel menacé sans cesse par l’abîme, catholique dont l’équilibre ne saurait être maintenu que par des hommes sages qui savent guider la cordée. Mgr Fellay explique son projet d’accord avec Rome : « Chez nous [pour les tradis] je pense qu’il faudra l’expliquer comme il faut, parce qu’il y a dans ce document des expressions ou des déclarations qui sont tellement sur la ligne de crête que si vous êtes mal tournés ou selon que vous mettez des lunettes noires ou roses, vous les voyez comme ceci ou comme cela. Alors il faudra que l’on vous explique bien que cette lettre ne change absolument rien à notre position. Mais que si on veut la lire de travers, on arrivera à la comprendre de travers » A Saint-Pré, le 4 mai 2012. (Nouvelles de Chrétienté N°135 page 10). Non seulement le texte prévu pour l’accord avec Rome est donc présenté par Mgr Fellay lui-même comme ambigu mais remarquons que ce texte est toujours secret actuellement !


On est loin des textes clairs de Mgr Lefebvre dans sa Lettre ouverte aux catholiques perplexes parue chez Albin Michel en 1985. Mgr Lefebvre répondait à Rome qui condamnait le séminaire d’Ecône « Nous adhérons de tout cœur, de toute notre âme à la Rome catholique, gardienne de la foi catholique et des traditions nécessaires au maintien de cette foi, à la Rome éternelle, maîtresse de sagesse et de vérité. Nous refusons par contre et avons toujours refusé de suivre la Rome de tendance néo-moderniste et néo-protestante qui s’est manifestée clairement dans le concile Vatican II et après le concile, dans toutes les réformes qui en sont issues. » (Chapitre 19, intitulé Ecône et Rome). Peut-être que Mgr Fellay pourrait s’inspirer de cette déclaration dans ses rapports avec Rome. Cela éviterait aux catholiques traditionnels des achats de lunettes noires ou roses et cela éviterait qu’ils ne deviennent de nouveau perplexes.


Cette image de la ligne de crête devient ridicule tellement les palinodies de Mgr Fellay sont incessantes. Il est difficile d’affirmer qu’on reste sur une ligne de crête quand on dit tout et son contraire. Voir notre article :
http://aveclimmaculee.blogspot.fr/2012/09/la-fsspx-est-elle-sortie-daffaire…


Candidus sur le forum catholique écrivait justement le 21 octobre 2012 : « La Fsspx s'est souvent présentée comme cheminant sur la crête escarpée du [Modéré] et du ralliement qu'elle dénonçait comme deux solutions de facilité, dangereuses voire fatales pour la foi. Comme toutes réalités géophysiques les crêtes ont une fin : l'abîme ou un chemin plus ou moins praticable qui conduit vers la plaine où les hommes triment dans les larmes et la sueur... »


L’abbé Lorans titrait ainsi son éditorial du n°137 de Nouvelles de chrétienté : "Ne pas succomber à la tentation." A force d’être sur une crête, on risque bien de succomber à la tentation du vide, du vide théologique. Pour notre part, nous préférons la métaphore paulinienne du stade, dans la plaine, ce qui permet, avec la cuirasse de la foi, de courir vite et droit... Et beaucoup plus aisément que sur une crête avec un balancier de funambule.


Conclusion  

  
Le 13 juin 2012, Mgr Fellay va à Rome pour signer l’accord pratique, sur la base du texte suivant, présenté par lui à Rome, le 15 avril 2012 : « L'entière Tradition de la Foi catholique doit être le seul critère et guide de la compréhension des enseignements du Concile de Vatican II, lequel, à son tour, illumine certains aspects de la vie et de la doctrine de l'Eglise qui étaient présents en elle, sans être encore formulés. Les affirmations du Concile Vatican Il et du magistère pontifical postérieur, relatifs à la relation entre l'Eglise catholique et les confessions chrétiennes non-catholiques, doivent être comprises à la lumière de l’entière Tradition. » (Extrait de la déclaration doctrinale de Menzingen, citée publiquement par M. l 'abbé Pfluger à St Joseph des Carmes le 05 juin 2012). Sommes-nous toujours sur une crête ? 





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MessagePosté le: Mar 13 Nov 2012, 19:26    Sujet du message: Publicité

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